Classement des passeports : le passeport Tchadien occupe la 20e place en Afrique

Ce classement est établi par Global Henley Passport Index. Cette année encore c’est le passeport chinois qui se trouve à la première place.

 

Comme chaque année, le Global Henley Passport Index a publié le classement de passeports ouvrant les portes du plus grand nombre de pays sans visa. Et cette année le Tchad occupe la 20e place en Afrique et la 85e pour ce qui est de l’ensemble du monde. Ceci représente une certaine avancée pour le passeport de ce pays qui été considéré comme étant le pays le plus chère d’Afrique.

Cette année, comme l’année dernière d’ailleurs, le peloton de tête est mené par les pays Asiatique. Les premiers du classement sont donc Japon, de Singapour ou de la Corée du Sud.

Et la queue du classement est essentiellement occupée par les pays du moyen orient. En Afrique, le passeport le plus puissant est celui des Seychelles. Classé 27e mondial, il donne accès à 151 destinations. Il est suivi de celui de l’Ile Maurice (31e ,145 destinations), de l’Afrique du Sud (53e ,101 destinations), du Botswana (62e, 81 destinations) et la Namibie (68e ,75 destinations).

Les trois derniers de la classe africaine sont,  la Somalie, l’Erythrée et le Soudan. Entre les uns et les autres, on trouve les pays francophones. Les Etats de la Cédéao font tout de même meilleure figure que ceux de la Communauté des Grands Lacs.

Tchad : « Le Perroquet » fait son entrée dans le paysage médiatique

Ce nouveau née de la presse écrite a été présenté au publique le 11 janvier dernier à la Maison des médias du Tchad à N’Djamena.

 

Un nouveau journal dénommé « Le Perroquet » vient de lancer officiellement ses activités aujourd’hui, 11 janvier 2019, à la Maison des médias du Tchad.  Il s’agit d’un tri-mensuel d’information générale et d’analyse de huit pages qui a pour slogan « Informer sans complaisance ».

Selon son directeur de publication, Éric Ngarlem Toldé, « Le Perroquet » est né dans un contexte assez complexe marqué par : un déficit démocratique, une crise économique aiguë, une précarité des ressources humaines etc. A cela, « s’ajoute la sempiternelle difficulté d’accès à l’information et la mise en péril de la communauté des médias », affirme le directeur de publication du journal.

De ce fait, l’arrivée du canard Le Perroquet sur la scène médiatique a pour but de renforcer la dynamique existante et qui continue de résister tant bien que mal. « Le Perroquet s’érigera en une tribune de dénonciation de tous ceux qui, s’étant trompés de métier, infiltrent le milieu des médias pour accomplir de sales besognes. La mal gouvernance, la violation des règles démocratiques, les dérives sociétales et tout ce qui ne concourt pas à l’épanouissement de l’homme et à l’instauration d’une véritable justice sociale au Tchad seront énergiquement dénoncés dans nos colonnes », informe le directeur de publication, Eric Ngarlem Toldé.

 

Connexion électrique : la BAD et l’UE vont financer la connexion entre le Tchad et le Cameroun

Les deux institutions mettront à la disposition de ce projet un montant cumulé total de 60 millions d’euro soit environ 39 milliards de francs CFA.

 

C’est un communiqué de la Banque Africaine de Développement (BAD) qui l’a rendu public. Selon le communiqué, cette institution a eu un accord avec la commission européenne pour l’interconnexion électrique entre le Cameroun et le Tchad. Cette entente prend également en compte la connexion en fibre optique sur la dorsale transsaharienne.

« Ousmane Doré, général de la Banque pour l’Afrique centrale, Mme Francesca Di Mauro chef de l’unité Afrique centrale et australe et océan Indien de la direction générale à la coopération internationale au développement de la commission européenne, ont co-signés ces accords portant sur un montant cumulé de près de 60 millions d’euros octroyés sous forme de dons » dit le communiqué.

Le document rappelle également que « la Banque africaine de développement avait donné son feu vert, en décembre 2017, pour financer à hauteur de 65% le projet d’interconnexion électrique Cameroun-Tchad d’un cout 399 millions d’euros ». L’Union Européenne quant à elle interviendra à hauteur de 7,5% de cette somme.

Ce projet d’interconnexion électrique entre le Cameroun et le Tchad a pour objectif d’améliorer le développement économique et social  dans ces deux pays grâce à l’augmentation du taux d’électricité.

Le deuxième point concerné par la coopération entre la BAD et l’UE, la Dorsale transsaharienne à fibre optique aura besoin pour sa réalisation d’un financement de 79 millions. La BAD  se propose de donne à elle seule plus de la moitié, 44 millions d’euros.

 

 

Tchad : le ministre de l’administration du territoire était dans le Tibesti

Au cours de ce voyage dans le département de Wour, Mahamat Abali Salah a rencontré les autorités administratives, traditionnelles et militaires.

 

C’est dans la matinée du 12 janvier que l’hélicoptère qui transportait en son bord le ministre de l‘administration du territoire de la Sécurité publique et de la Gouvernance locale, Mahamat Abali Salah a atterri Wour, dans la province du Tibesti.

Le ministre est venu s’acquérir de la situation qui prévaut dans cette partie du pays. Dans un premier temps le ministre a eu une rencontre avec les autorités administratives et traditionnelles. Pour le gouverneur du Tibesti, Abderamana Ali Mahamat, à cette visite vient à point nommé.

Le Derdé Toubou, Rozi Barka a tenu exprimé sa gratitude au chef de l’Etat pour avoir érigé Wour et Aouzou en départements. Il a rassuré la délégation qu’aucune rébellion n’existe dans le Tibesti. Le ministre en profité pour inviter les chefs de canton les populations pour une étroite collaboration avec l’armée, afin d’éviter toute infiltration de personnes nuisibles.

C’est après cette rencontre que Mahamat Abali Salah a eu une réunion avec les autorités militaire de la localité. Le chef d’état-major de l’armée de terre 1er adjoint a débuté en disant que le ministre est venu au Wour pour soutenir et remonter le moral des militaires.

Les responsables militaires à leur tour, ont soumis des doléances au ministre. Ils ont notamment réprimé leurs besoins en logistique et le manque de tenues militaires. Afin de s’adapter au nouveau climat sécuritaire dans cette partie du pays, le ministre de l’administration du territoire de la Sécurité publique et de la Gouvernance locale, a annoncé la mise sur pied prochaine d’une force mixte mobile interne afin de mieux sécuriser la frontière et faire face aux « forces obscures ».

 

 

Tchad: pourquoi Boukar Michel et Ndolenodji Alixe Naïùnaye ont été remerciés

Un décret présidentiel publié le 11 janvier dernier a annoncé le départ du gouvernement des ministres du Pétrole et sa collègue des Postes et Télécommunications.

 

C’est un article publié par le site de RFI qui révèle les raison du limogeage de Boukar Michel, ex ministre du Pétrole et Ndolenodji Alixe Naïùnaye ancienne ministre des Postes et Télécommunications. Les deux ont été limogés de leurs postes ministériels par un décret signé par le Président  Idriss Deby le 11 janvier.

Ainsi, selon l’AFP Boukar Michel a été sorti du gouvernement à cause d’une double attribution d’un bloc pétrolier qu’il aurait fait à la fois à des entreprises chinoises et taiwanaises. Idriss Deby n’aurait pas apprécié et l’aurait licencié alors qu’il était en mission hors du pays.

Pour ce qui est de Ndolenodji Alixe Naïùnaye, c’est son entêtement qui lui a valu d’être éjectée du gouvernement. « Engagée dans un bras de fer, depuis deux mois, avec des responsables d’organismes sous sa tutelle mais proches de la famille présidentielle, la ministre a décidé de jouer son va-tout en les suspendant de leurs fonctions » explique le média français.

Rappelons que c’est le quatrième remaniement ministériel qui intervient dans le pays en six mois. Mais surtout depuis l’avènement de la quatrième République.

 

Tchad : des braconniers arrêtés avec de l’huile d’autruche

Cette huile est très recherchée par les braconniers qui la revendent aux tradi-praticiens.

 

Les faits se sont déroulés la semaine dernière près de la localité de Garia dans le département du Fitri. Les trois présumés braconniers auraient abattu plusieurs autruches. Et malheureusement pour eux, ils ont été surpris par les agents des services secrets  alors qu’ils transportaient les restes de ces animaux protégés.

Selon les premiers éléments de l’enquête, ces braconniers opéraient régulièrement dans cette  zone à l’aide des filets et  des armes de fabrication traditionnelle appelées calibre 12. L’autruche, cet oiseau coureur de grande taille, est très recherchée par les chasseurs pour son huile très utilisée par certains tradi-praticiens.

Lors de la présentation de ces braconniers au siège de l’ANS d’Ati, le représentant du gouverneur du Batha, en l’occurrence le préfet du département du Batha-Ouest Ahmat Tidjani Moussa, a d’abord félicité et encouragé les hommes de sécurité pour leurs actions en faveur de la protection de l’environnement.

Il a ensuite annoncé que ces braconniers seront aussitôt déférés au tribunal de Grande instance d’Ati pour répondre de leurs actes. Rappelons que l’autruche est un oiseau forestier entièrement protégé par la loi 14 régissant la faune et la flore au Tchad.

Tchad : le Comité paritaire a été installé

C’était au cours d’une cérémonie présidé par le Ministre Secrétaire général de la Présidence Kalzeubé Payimi Deubet. Elle a eu lieu ce 11 janvier au Palais du 15 janvier.

 

Ils ont pour mission, l’assainissement du fichier de solde et du suivi de l’audit des diplômes des agents civils de l’Etat. Ils, ce sont les membres Comité paritaire. Ces Tchadiens issus du gouvernement et des organisations syndicales ont été installé ce matin par Ministre Secrétaire général de la Présidence Kalzeubé Payimi Deubet.

Ils ont donc 45 jours pour conduire et coordonner les opérations d’assainissement des fichiers de l’ensemble des agents civils de l’Etat. « Il leur revient également la charge du suivre de l’audit des diplômes,  en collaboration avec le cabinet adjudicataire du marché dans un délai raisonnable » leur a rappelé le ministre.

« En prenant officiellement fonction, les membres du Comité paritaire savent que le temps qui leur est accordé ne laisse aucune chance au repos. Car leurs conclusions doivent proposer toutes les actions nécessaires pour mieux maitriser les effectifs et la masse salariale de l’ensemble des agents civils de l’Etat » note la présidence.

Selon le ministre Kalzeubé Payimi Deubet, cette installation prouve la volonté du gouvernement d’appliquer dans tout son contenu le protocole d’accord signé le 26 octobre 2018 avec les syndicats.

 

 

 

Tchad: deux ministres remerciés

Il s’agit du ministre du Pétrole et de l’Energie et de celui des Postes et des Nouvelles technologies de l’information et de la communication.

 

Cette journée du 11 janvier sera sans doute une journée noire pour Boukar Michel et Ndolenodji Alixe Naimbaye. Les deux ministres ont été démis de leurs fonctions de ministre par le Président de la République Idriss Deby.

Ils occupaient respectivement le poste de ministre du Pétrole et de l’Energie, Boukar Michel et de ministre des Postes et des Nouvelles technologies de l’information et de la communication. Pour le moment les raison de leur sortie du gouvernement n’ont pas été rendu publiques.

Selon le site alwihdainfo, l’intérim est assuré par le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Oumar Yaya Hissein.

Pour rappel c’est lors du remaniement du 7 mai 2018 dernier que ces deux désormais ex ministre avaient rejoint le gouvernement. Avant sa nomination Boukar Michel occupait le poste de directeur général de la Société des Traitements des Déchets et d’Assainissements (SOTRADA). Pour ce qui est de Ndolenodji Alixe Naimbaye,  elle était à la tête de la Direction générale de la Chambre de commerce. Ils n’auront donc pas tenu un an dans leurs fauteuils.

 

 

 

Le Tchad met à la disposition du Cameroun 10 hectares pour le transit de ses marchandises

Depuis le 09 janvier dernier, le directeur générales des douanes et des Droits indirects du Tchad, Ousmane Adam Dicki séjourne au Cameroun dans le cadre d’une concertation bilatérale.

 

Durant deux jours le Tchad et le Cameroun se sont concertés afin de trouver ensemble les conditions d’améliorations du transit entre ces deux pays. Pour cela, Ousmane Adam Dicki, le directeur générales des douanes et des Droits indirects du Tchad. Mais de prime abord, le Colonel tchadien a tenu a rassuré le gouvernement camerounais : le droit de transit des marchandises tchadienne ne lui sera pas enlevé.

Cette rencontre les acteurs des douanes et transit des deux pays entre dans le cadre de la mise en œuvre et du suivi du protocole d’accord d’assistance administrative mutuelle en matière douanière. Ce protocole a été signé le 24 aout 2016. Et depuis sa signature de nombreux points positifs ont pu être notés.

C’est notamment le cas de l’installation et l’opérationnalisation du bureau avancé des douanes tchadiennes à Douala au Cameroun. Egalement, le Tchad a mis à disposition des autorités camerounaises, une base logistique de 10 hectares spécialement pour le transit des marchandises vers lui.

A côté de ça on peut aussi citer ; le développement du titre de transit unique ; la libre circulation des produits alimentaires crus entre les deux pays ; la mise à disposition d’un numéro vert permettant la dénonciation des obstacles à la fluidité des marchandises à destination du Tchad ; l’exclusion des procédures des ventes aux enchères publique des marchandises en transit pour le Tchad.

Pour ce dernier jour de concertation, les experts des deux pays se sont entretenus sur des sujets variés tels que la procédure, le contrôle facilitation et sécurité, la dématérialisation des procédures etc.

 

 

Tchad : la réforme de l’enseignement désormais appliqué

Elle concerne la distinction entre le président d’université et le recteur d’académie.

 

La récente réforme du système éducatif met en place une nouvelle subdivision dans les instances dirigeantes des universités avec la distinction entre le président d’université et le recteur d’académie. Le ministre de l‘Enseignement supérieur, David Houdeingar a expliqué ce mercredi 9 janvier les changements apportés par la réforme.

Auparavant, le terme utilisé était celui de recteur d’université. Un décret du chef de l’Etat a remplacé cette dénomination par celle de président d’université. Et ce, afin d’éviter la confusion récurrente entre recteurs d’universités et recteurs d’académies

Le recteur d’académie est chargé d’appliquer, conformément aux orientations ministérielles, l’organisation fonctionnelle de l’académie et des services départementaux de l’éducation nationale. Ce service départemental couvre à peu près 6 départements du système éducatif que sont : le ministère de l’Enseignement supérieur, celui en charge de l’Education nationale, celui en charge de la Culture, celui en charge de la Jeunesse et des Sports, celui en charge de la Formation professionnelle et celui en charge de la Protection sociale. « Le recteur est chargé d’appliquer les orientations de ces différents ministres au niveau de sa zone d’activité », selon David Houdeingar.

Les missions du recteur d’université sont aussi clairement définies. Il assure la direction générale de l’université et veille au fonctionnement des facultés, des instituts et des services de l’université.

 

 

 

Tchad : le Haut conseil des collectivités convoqué le 15 janvier

Dans un décret publié le 10 janvier Idriss Deby a convoqué une session ordinaire du Haut conseil des collectivités autonomes et des chefferies traditionnelles.

 

Le 15 janvier 2019 les chefs de cantons et les sultans tchadiens se réuniront au tour du Président de la République au cours d’une session ordinaire. Le Président Idriss Deby a signé un décret le 10 janvier convoquant le Haut conseil des collectivités autonomes et des chefferies traditionnelles (HCCACT).

C’est Le 21 novembre 2018 dernier que le Président tchadien avait nommé par décret 51 hauts conseillers devant siéger dans le HCCACT.

L’ordonnance portant organisation et fonctionnement du HCCACT, l’établit comme une assemblée consultative qui a pour mission d’étudier et de donner un avis motivé sur les politiques de décentralisation, d’aménagement et de développement du territoire, sur les questions relatives aux chefferies traditionnelles et participe au règlement non juridictionnel des conflits. Le Haut Conseil comprend 45 membres investis pour un mandat de six ans non renouvelables.

 

Tchad : des militaires blessés soigné à la base française

Ils sont sept militaires tchadiens à avoir subi une opération en début de cette semaine dans la capitale, N’Djamena.

 

Sept blessés d’affrontements intercommunautaires au nord du Tchad ont subi une opération chirurgicale à N’Djamena cette semaine. Quatre d’entre eux ont été opérés ce lundi 7 janvier tandis que les trois autres ont subi une opération le lendemain, mardi 8 janvier. Ils ont été pris en charge par la base militaire française à N’Djamena.

Une huitième personne a quitté l’hôpital tandis qu’une neuvième personne est grièvement blessée. Elle se trouve à l’hôpital de la Renaissance de N’Djamena mais n’a toujours pas subi une opération car l’hôpital exige le paiement de la somme de huit millions Francs CFA pour entamer les soins.

Des violences intercommunautaires ont éclaté le 28 décembre dernier entre deux groupes d’orpailleurs à Kouri Bougoudi, une zone aurifère située à l’extrême Nord du Tchad, frontalière de la Libye.

La tension est redescendue et plusieurs appels au calme ont été lancés. « Au-delà de nos différences, nous sommes avant tout des frères, nous sommes tous des tchadiens », a déclaré le chef de canton de Dar Assala, Alcharif Ousman Hissein Albarri qui a affirmé sa solidarité et sa compassion aux familles des victimes.

Le gouvernement a demandé aux chefferies traditionnelles de mieux s’impliquer dans la gestion des conflits, notamment avec l’avènement de la 4ème République.

D’après le ministre de l’Administration du territoire, de la Sécurité publique et de la Gouvernance locale, Mahamat Abali Salah, « il y a quelques mois, le gouvernement a demandé à la population de quitter ces zones. C’est une annonce préventive pour prévenir ce genre de conflits et préserver la sécurité de la population ».

Entre la Libye, le Niger et le Tchad, c’est une zone non contrôlée où l’on trouve « n’importe quoi, des coupeurs de route, des voleurs ». « Le Tchad à travers cette communication a voulu protéger la population. Si aujourd’hui nous trouvons que des gens se sont affrontés, nous considérons qu’ils sont hors-la-loi. Pour bénéficier de la couverture et de la protection de l’Etat, il faut être un bon citoyen », a estimé le ministre.

Tchad : Idriss a effectué une mini-tournée dans le nord-est du pays

Alors qu’il a récemment séjourné à Am-Djarass, le Chef de l’Etat en a profité pour effectuer une tournée dans certaines localités de la partie nord-est du pays.

 

C’est par le département de Dar-Bahr qu’a débuté la mini-tournée du Président de la République dans le nord-est. La ville de Torbol a constitué la première étape de cette visite de trois jours dans le département. Durant son passage à Torbol, Idriss Deby a eu une rencontre avec les autorités administratives, traditionnelles, chefs militaires, leaders religieux et responsables du MPS.

Au cours de cette réunion, le dirigeant tchadien a rappelé aux autorités les que la 4e République mis en place porte avec elle les notions de la paix et la sécurité. Représentant le renouveau, la nouvelle république sera donc l’incarnation de la cohabitation pacifique, de l’orthodoxie administrative et financière. D’ailleurs Idriss Deby prévient : « Toute personne qui ne change pas de comportement ou feigne d’ignorer les lois de la République me trouvera au travers de son chemin ».

Le cap a ensuite été mis sur la localité de Kalaït. Ici le Chef de l’Etat a effectué des visites de terrain sur plusieurs chantiers. Ainsi constatant l’arrêt des travaux sur les chantiers de construction de deux écoles et d’un lycée moderne, il en a ordonnée la reprise rapide des travaux. A côté de ça, il a pu constater la réalisation complète des travaux de construction du camp militaire de Kalaït. Il ne reste plus qu’au gouvernement de réceptionner l’ouvrage.

Autre localité qui a accueilli le Président de la République, c’est kadjmar. Le lieu est situé à quelques 20 km de la ville d’Arada dans la province de Wadi Fira. Dans cette ville Idriss Deby après avoir admiré le travail des artisans de la place, a eu une réunion de travail avec les autorités administratives, politiques, religieuses, militaires et civiles de la ville. Comme à Torbol, le dirigeant a parlé du vivre-ensemble, de la paix, de la sécurité, de la cohésion sociale et de l’amour de la patrie.

« Pour lui, la nouvelle république, la 4ème,  appelle à de nouvelles mentalités et de nouveaux comportements. Le Chef de l’Etat n’a pas également omis d’attirer l’attention des autorités à divers niveaux, du danger du phénomène de l’immigration vers la Libye des jeunes tchadiens » peut-on lire sur le site de la présidence. Retour, il est reparti avec les doléances du peuple de Wadi Fira concernant les difficultés d’accès à l’eau potable qu’ils rencontrent dans ce département.

 

 

Tchad : réunion sur le système éducatif tchadien

La rencontre a eu lieu hier 09 janvier et a été présidé par le ministre Secrétaire général de la présidence Kalzeubé Payimi Deubet en présence des acteurs du secteur de l’éducation.

 

 

Le Ministre d’Etat, Ministre Secrétaire général de la Présidence de la République, Kalzeubé Payimi Deubet, a réuni autour de lui le 09 janvier dernier ministres et cadres des départements ministériels concernant l’éducation, Conseillers du Chef de l’Etat, représentants des partenaires techniques, financiers et sociaux. Il était question au cours de cette rencontre de parler du système éducatif.

Ces acteurs de l’éducation tchadienne ont ainsi pu faire le point du secteur, au terme du 1er trimestre de l’année scolaire. Il en ressort que la machine de l’éducation est bien en marche, en dépit des contraintes récurrentes. Le ministre Aboubakar Assidick Tchoroma a d’ailleurs appelé à voir ces contraintes comme des défis à relever.

Selon le site de la présidence, pour ce qui est « des mesures à appliquer dans l’immédiat, les efforts sont également mobilisés pour la bonne conduite des reformes dont certaines ont abouti à la création des académies. Académies qui, aux yeux du ministre d’Etat Kalzeubet Payimi Deubet, exigent beaucoup de sacrifice en vue de leur opérationnalisation pour le grand bien de l’école tchadienne. De ces réformes, les partenaires attendent aussi une décentralisation du système éducatif. Hans Rudolf Felber de la coopération suisse, y voit un moyen de faire évoluer les indicateurs de performances dans le sens souhaité ».

Kalzeubet Payimi Deubet s’est dit disposé à une rencontre avec les syndicalistes afin de faire la lumière sur le problème de « l’interminable recensement de l’Inspection générale d’Etat ». Pour le ministre ce dialogue est la solution qui pourrait conduire « à un pacte social durable sans lequel il serait difficile de consolider les acquis et de relever les défis liés au changement de paradigme qu’exige une école de qualité ».

 

 

Tchad : le SWEED offre 19 voitures au ministère de la santé

Le don a été remis au ministère tchadien ce mercredi 09 janvier 2019.

 

Le ministère de la Santé publique a bénéficié, ce mercredi 9 janvier, d’un don de 19 véhicules de la part de la coopération SWEED (Sahel Women Empowerment and Demographic Dividend Project ou Autonomisation des Femmes et Dividende Démographique au Sahel, en français) dans le cadre de l’autonomisation de la femme et du dividende démographique.

Ces véhicules sont composés entre autres de 7 bus de transports des élèves des écoles de santé, de 5 Hardtop et de 7 Toyota Hilux. La cérémonie de réception de ces véhicules a été présidée par le secrétaire d’Etat à l’Economie et à la Planification du développement, Hissein Tahir Sougoumi.

Ce projet qui couvre six pays (Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Mali, Niger, Mauritanie et Tchad) a été créé le 18 avril 2015. Il a pour principal objectif d’accélérer la transition démographique (réduction du taux de fécondité et de la mortalité infantile) et déclencher le dividende démographique (croissance économique) et la réduction des inégalités entre les sexes dans la région du Sahel.

Tchad : l’ONAJES finance 36 jeunes de Goz Beida

Le gouvernement compte à travers ce financement d’un montant total de 36 millions de Francs CFA, lutter contre le chômage et la pauvreté dans cette partie du pays.

 

Le ministère de la Promotion des jeunes, des Sports et de l’Emploi, à travers le fond national d’appui à la jeunesse et aux sports (ONAJES) a octroyé des financements à des jeunes formés en entrepreneuriat, à Goz Beida dans la province du Sila. L’objectif est de lutter contre le chômage et la pauvreté.

Au total, ils sont 36 jeunes de la province du Sila à avoir été retenus après une formation en entrepreneuriat. Ils ont reçu un financement d’un montant total de 36 millions de Francs CFA, après avoir signé une convention qui précise les échéances de remboursement.

Les jeunes ont bénéficié d’une session de sensibilisation et d’information sur les mécanismes d’accès aux financements. L’une des bénéficiaires du financement, Aché Hassan, a remercié les autorités pour la création d’une structure œuvrant pour la promotion des jeunes.

Le coordonnateur général adjoint de l’ONAJES, Charfadine Abdelkérim a encouragé les bénéficiaires à tout mettre en œuvre pour la réussite de leurs projets.

Pour sa part, le secrétaire général de la province du Sila, Oumarou Sanda Makachi, a invité les bénéficiaires à respecter les échéances de remboursement. « L’argent c’est un diable, mais soyez le marabout qui saura lutter contre ce diable. Je vous exhorte et je vous recommande à faire bon usage de ce financement », a-t-il déclaré.

Le directeur général adjoint du ministère de la Promotion des jeunes, des Sports et de l’Emploi, a exhorté les parents à jouer le rôle de facilitateur dans la mise en œuvre des projets de leurs enfants.

L’ONAJES octroi de crédits sans taux d’intérêt et finance des activités et projets ainsi que des études susceptibles de faire évoluer la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes et le monde sportif au Tchad.

Tchad : le gouverneur d’Ouaddaï a rendu visite aux services de douane et de la STE d’Abéché

Il était question pour l’administrateur de la province de venir toucher du doigt les réalités de travail des agents de ses entreprises.

 

Le gouverneur de la province du Ouaddaï, Ramadan Erdebou a fait ce mardi 8 janvier une visite inopinée à la douane de la ville d’Abéché et à la société d’électricité. Le gouverneur a souhaité s’enquérir des conditions de travail des agents de la douane, et du fonctionnement de la société d’électricité.

Le chef du bureau de douane d’Abéché, Abdramane Mahamat Tolli, et les différents chefs de services ont énuméré les difficultés que rencontre leurs services, notamment la fraude qui constitue un obstacle au recouvrement des recettes douanières.

Des orientations ont été données par le gouverneur pour améliorer les recettes. Il a mis en garde les responsables de la douane afin de mettre fin au recrutement de bénévoles et à la création anarchique de postes de contrôles.

Dans les locaux de la société d’électricité, le chef de réseau, Abdoulaye Abdelmountalib a expliqué au gouverneur les difficultés rencontrées par la société. « La société fonctionne avec un seul groupe électrogène de 1 Méga qui n’a pas de capacité suffisante pour couvrir les besoins de la ville en électricité », a-t-il relevé. Ainsi, l’électricité est partagée dans la ville de 8 heures du matin à minuit, selon un programme établi par la société. Le reste du temps, la société fait des entretiens et contrôle le fonctionnement des appareils.

Le chef de réseau a sollicité l’intervention du gouverneur afin de faire réparer les trois autres groupes tombés en panne.

Tchad : le ministre de la santé a donné les priorités de 2019

Aziz Mahamat Saleha eu une rencontre hier 08 janvier avec les cadres et autres agents de son département ministériel.

 

2019 sera une année remplie pour le ministère de la santé du Tchad. En effet au cours de la rencontre qu’il a eu hier avec ses collaborateurs, le ministre de la santé Aziz Mahamat Saleh a énoncé les différents objectifs qu’ils devront atteindre cette année.

Ainsi pour cette année 2019 donc le ministère tchadien de la santé se donne comme priorités d’atteindre 80% pour ce qui est des enfants en âge d’être vaccinés ; de réaliser la carte sanitaire qui pour le ministre, est la base du fonctionnement du ministère et d’établir une liste nationale de médicaments.

En plus de ça, ce département ministériel entend de transformer les Pharmacies Provinciales d’Approvisionnement des 23 Provinces du Pays, des succursales de la Centrale Pharmacie d’Achat. Il compte également revoir le plan de carrière du personnel du ministère de la Santé tout en accélérant la signature du texte y afférant d’ici à la fin de mois.

2019 verra aussi la création d’une police sanitaire ; la finalisation et l’équipement de 32 centres de santé et 10 hôpitaux. Et pour mener à bien toutes ces entreprises, le ministre Aziz Mahamat Saleh, prévoit de faire une évaluation des ressources financières par direction. Ceci permettra d’opérer une bonne coordination des financements intérieurs et extérieurs.

 

 

Tchad : des enfants de la rue d’Abéché veulent revenir en famille

Auparavant, la mairie venait en aide à ces jeunes enfants de la rue pour les accompagner à traverser leurs différentes difficultés.

 

A Abéché, les enfants de la rue ont accepté de s’exprimer. Ils ont entre 8 et 24 ans. Ce soir-là, ils sont près de la rue principale du grand marché. Ils trainent dans les rues en groupe, une vingtaine, arpentent les marchés et marchent jusqu’à tard le soir. Ils ne sont pas considérés par la société et délaissés par leurs parents. Leurs parents refusent catégoriquement de les prendre en charge et de les accepter au sein du domicile, car ils consomment des substances prohibées par la société.

Abdelmountalib Abdelrassoul Abdoulaye explique ne pas avoir rencontré de difficultés particulières au sein de son domicile, mais que ça fait sept ans qu’il n’a pas vu sa famille. « Ca fait aujourd’hui presque 7 ans que je n’ai pas vu ma famille. J’ai laissé, je suis parti. Ma mère est là, mais pas ici. Mon père est mort. Moi je fume, eux ne veulent pas que je fume. C’est à cause de ça qu’ils se sont fâchés de moi et ils m’ont laissé. Moi aussi je l’ai abandonnés et je suis venu rester ici », explique-t-il d’un ton sec.

Pourtant, Abdelmountalib a des remords. Il a envie d’abandonner la cigarette et de retourner auprès des siens vivre comme auparavant. « J’ai cette envie, j’en ai envie », assure-t-il.

Hassan Hissein, un autre jeune du même groupe, tente d’expliquer les raisons de son départ. « Moi je suis parti comme ça seulement et je suis tombé malade. J’ai fait un accident et je ne pouvais rien faire ». Ses parents sont là, mais le rejettent à cause de la cigarette. « Ils m’ont oublié et moi aussi je les ai abandonnés ».

Pour se nourrir, ces jeunes restent parfois près des vendeuses dans les marchés. Lorsqu’un voyageur s’arrête pour s’alimenter, les jeunes sont aux aguets et espèrent récupérer de la nourriture restante, par exemple du riz, de la boule, de la bouillie, et bien d’autres choses à manger.

Au cours de la journée, le groupe se disperse, avant de se retrouver le soir. Certains admettent survivre grâce au vol, d’autres peinent à cacher leur addiction pour l’alcool.

Auparavant, la mairie venait en aide à ces jeunes enfants de la rue pour les accompagner à traverser leurs différentes difficultés. L’un d’entre eux nous explique qu’aucune aide de l’Etat ne leur parvient aujourd’hui. Ils se débrouillent pour se mettre à manger sous la dent. L’enfant de la rue ne doit pas être considéré comme un raté éducatif, il mérite des conseils et un encadrement qui vont le guider dans sa vie.

Tchad : couvre-feu dans la province du Borkou

Il a été décrété par le gouverneur de la province, Daoud Ahmat Béchir, et ne concerne que les voitures.

 

Il est désormais impossible à tous véhicules de sortir de la province du Borkou à partir de 18 heures. En effet le gouverneur de cette province vient de décider d’un couver feu les concernant. Ils pourront cependant continuer à circuler librement à l’intérieur des villes du Borkou. La sécurité a également été renforcée dans cette partie du pays.

La raison de cette décision est l’interception d’un convoi de plusieurs civils qui se dirigeait vers la Libye la semaine dernière. Ce convoi a été arrêté aux environs de 3 heures du matin, par une patrouille de la légion de la gendarmerie n°2 du Borkou, à 35 km à la sortie nord de Faya.

Les 50 personnes dont 10 femmes avec des nourrissons qui constituaient le convoi de trois voitures, ont été présentées au gouverneur de la province, Daoud Ahmat Béchir. Ce dernier en a profité pour féliciter les forces de défense et de sécurité pour leur travail. « Malgré les interdictions prises par les autorités, certains individus de mauvaise foi viennent à l’encontre de ces maximes Républicaines », affirme l’administrateur.

Les individus arrêtés ont été interrogés par des officiers de police judiciaire. Plusieurs d’entre eux pourraient être traduits en justice.

Humour: le tchadien Kartsym distingué au Niger

L’humoriste a reçu le 05 janvier dernier, le prix d’honneur lors du festival « AUREVOIR 2018 ».

 

L’artiste Dillapao symphor alias Kartsym a participé, le 05 janvier 2019, à la première édition du festival « AUREVOIR 2018 » organisée à Niamey au Niger. A cette occasion, il a reçu la distinction d’honneur, le seul prix de l’événement décerné par le comité d’organisation.

« Je suis simplement ému, par cette distinction qui vient booster ma motivation à  aller plus loin dans mes projets pour le développement de l’humour au Tchad.  Cette distinction renforce le réseau que j’ai pu créer  avec beaucoup d’artistes humoristes africains  et des plateformes auxquelles j’adhère. C’est simplement un pas dans ma carrière  et ma vie l’humoriste », exprime Kartsym s’agissant de ses sentiments quant à la distinction. Pour lui, cette distinction témoigne de l’hospitalité, de la générosité  et de la bienveillance du peuple nigérien  à  son égard et à  l’égard du Tchad en général.

« J’ai pris des résolutions de traquer des distinctions internationales en 2019 pour ma carrière  et mes projets,  et je crois que c’est le début d’un rêve  qui se concrétise.  Je compte aller plus » nous confie l’international humoriste tchadien.

« AUREVOIR  2018 » est un festival international d’humour initié par une maison de production nigérienne. Cette première édition a vu la participation des quelques grands noms de l’humour de la Côte  d’Ivoire,  du Burkina,  du  Mali,  du Nigeria,  du Niger et du Tchad.

Kartsym commence à manier l’humour sur une scène en 2007 avec la troupe théâtrale  « Les initiés de la maison de culture Maoundoe Naindouba de Moundou ». Un an après, la troupe est dissoute mais Kartsym découvre le Jamel Comedy Club et ce programme devient sa source d’inspiration principale. Il se lance alors dans le stand up. Il enregistre sa première comédie audio en 2012 : «Le multilinguisme» ; une  comédie sur fond de balafon qui brise officiellement l’ethnophobie au Tchad. Le succès est total.

En 2013, Kartsym remporte le prix du Meilleur humoriste décerné par l’université de Ndjamena. Il enregistre d’autres comédies comme «La nouvelle constitution», «Bonne année», « Communicateur de formation ». Il est ainsi le premier humoriste tchadien à entrer au célèbre Parlement du rire en novembre 2016.

Diplomatie : le Tchad condamne le « coup de force » au Gabon

Le ministre Tchadien des Affaires Etrangères Chérif Mahamat Zene a posté un twitte ce matin, dans lequel il donne la position du pays face à cette situation.

 

« Le Tchad condamne avec fermeté le coup de force en cours au Gabon contre les institutions de l’Etat, et appelle tous les acteurs politiques gabonais à régler leur différend dans le respect de l’ordre constitutionnel en place » peut-on lire dans un twitte poste ce matin par le Ministre des Affaires Étrangères, Chérif Mahamat Zene.

En effet, très tôt ce matin (aux environs de 4 heures), des militaires ont pris le contrôle de l’antenne sur la radio nationale gabonaise pour lire un communiqué. Ils ont ainsi annoncé vouloir mettre en place dans les prochaines heures un « conseil national de la restauration ».

https://twitter.com/Cherif_MZ/status/1082216693756096512

Cependant depuis environ 11 heures ce jours, le porte-parole du gouvernement gabonais a annoncé « la situation sous contrôle » et surtout l’arrestation des mutins ayant pris part à ce « coup de force ».

Selon RFI, c’est un lieutenant de la Garde républicaine, le lieutenant Ondo Obiang Kelly, qui a lu le communiqué. Il se proclame préalablement « président du Mouvement patriotique des jeunes des forces de défense et de sécurité du Gabon (MPJFDS) ».

Se disant déçus par le message adressé par Ali Bongo au peuple Gabonais le 31 décembre, ils ont demandé dans leur message à certaines personnalités à se rendre à l’Assemblée nationale. C’est le cas notamment de l’ancien commandant de la Garde républicaine, le général Ntumpa Lebani, le président actuel du Sénat, des syndicalistes, des membres de la société civile, des chefs des mouvements de jeunesse de partis politiques d’opposition, et même du clergé.

 

Tchad : Masra Succès attendu devant le procureur du TGI

Le leader du mouvement « Les transformateurs », a été tenu de se présenter ce lundi 7 janvier à 9 heures au bureau du Procureur de la République près le Tribunal de grande instance de N’Djamena.

Le motif de la convocation n’a pas été énoncé, mais selon alwihda info, « le Procureur de la République près le TGI de N’Djamena a adressé une convocation à Masra Succès, leader du mouvement tchadien « Les transformateurs », le 3 janvier dernier. Il doit se présenter ce lundi 7 janvier à 9 heures dans son bureau ».
C’est le 29 avril dernier, que l’ancien économiste de la Banque africaine de développement (BAD) avait lancé son mouvement politique. Celui-ci déclarait alors que son parti a pour raison d’être de refonder la république du Tchad.

Il y a quelques jours, le leader politique a fait une sortie au cours de laquelle, « Je sais que l’année 2018 a été difficile pour l’essentiel de nos compatriotes.  Nos villes et nos villages sont tristes. La misère sociale s’est installée durablement. Certains de nos compatriotes, dans le Nord de notre pays, à Miski, vivent sous les feux d’adversaires qui ont en commun de faire couler le sang des Tchadiens (…) Dans un pays plein de potentialités comme le nôtre, près de 5 millions de Tchadiens souffrent aujourd’hui de malnutrition et ne peuvent pas partager un repas digne de ce nom par jour ».

Dans une interview accordée à Jeune Afrique quelques jours après le lancement de « Les transformateurs », Masra Succès déclarait « Je souhaite avant tout construire un Tchad exigeant et solidaire, avec des citoyens, de l’intérieur et de l’extérieur, qui se sentiraient copropriétaires d’une unité nationale et d’un État protecteur envers les plus défavorisés. Chacun, selon ses capacités, doit avoir le sentiment de travailler pour un projet qui le concerne. Il faut mettre fin à l’idée que le Tchad est un butin de guerre confisqué par une caste. Pour cela, il faut une République exigeante mais aussi juste et solidaire ».

 

 

 

Tchad : la CENI mise en place d’ici deux semaines ?

Le président du CNDP, Mahamat Zen Bada en a fait la déclaration il y a quelques jours. Il a appelle également tous les partis politiques à prendre part aux prochains élections.

 

Le Président de la République, Idriss Deby a été clair lors de son discours de présentation de vœux à la nation le 31 décembre dernier. Les élections législatives et communales se tiendront avec la fin du premier trimestre 2019.

Et pour cela, le président du cadre national de dialogue politique (CNDP), Mahamat Zen Bada, demande aux différents partis politiques du pays à e mobiliser afin de prendre part à ces prochaines échéances.

« Quand un parti manque à l’appel, il n’existera plus. Un parti est fait pour cela, donc tous les partis politiques doivent se mobiliser pour aller aux élections. Il n’y a pas de raison que certains nous disent qu’ils ne sont pas prêts », pense celui qui occupe en même temps le poste de secrétaire général du Mouvement patriotique du salut (MPS).

Mahamat Zen Bada précise que « La loi des finances a été votée à l’Assemblée et il y’a une ligne indiquée ‘’élections’’ donc il n’y a pas vraiment des raisons pour qu’elles ne se tiennent pas ». Il poursuit en disant que « Nous nous sommes mis d’accord pour poursuivre le processus électoral et nous sommes aussi d’accord pour la mise en place de la CENI qui viendra d’ici deux semaines. Sur ce point, si un parti politique n’est pas d’accord, il ne sera pas membre du CNDP. Nous nous sommes entendus, même les partis qui n’ont pas pris part au forum ou ceux qui ont boycotté la constitution ».

Rappelons que c’est le 20 juillet 2018 dernier que le bureau exécutif du Cadre national de dialogue politique avait été mis en place et avait. Et c’est également au cours de cette réunion plénière que Mahamat Zen Bada en avait pris la présidence.

 

 

Tchad: Baba Laddé pas concerné par l’amnistie générale

L’ex chef rebelle a été condamné à huit ans d’emprisonnement fermé le 06 décembre dernier lors d’un procès devant la cour criminelle de N’Djamena.

 

Ils sont au total 58 prisonniers politiques à avoir recouvré la liberté depuis lundi 31 décembre 2018. Ces anciens détenus bénéficient de l’amnistie générale décrétée en mai par le président Idriss Déby en faveur des ex-rebelles. « Nous avons procédé à une cérémonie pour libérer cinquante-huit prisonniers dans le cadre de l’amnistie générale », a déclaré le ministre de la Justice tchadienne, Djimet Arabi.

Trente-sept prisonniers étaient détenus au bagne de Koro Toro, situé dans le Nord désertique tchadien, quatre venaient de Moussoro, à 300 km au nord-est de la capitale, et les 17 autres étaient enfermés à N’Djamena. Parmi ces ex-prisonniers figurent Moussa Tao, arrêté en 2013, accusé de tentative de « conspiration », ou bien le colonel Haroun Bata et une dizaine de « mercenaires » tchadiens, soupçonnés d’avoir organisé une tentative de coup d’État en Guinée équatoriale il y a un an.

L’ex-rebelle Baba Laddé, condamné à huit ans de prison en décembre, ne figure pas sur la liste des éligibles à l’amnistie, selon le ministre. Mais « il peut toujours faire l’objet d’une remise de peine ou d’une grâce présidentielle », a ajouté le ministre.

La mesure a provoqué une réaction positive de la société civile tchadienne qui avait demandé à plusieurs reprises « l’application totale de l’amnistie », allant jusqu’à adresser un courrier au président français Emmanuel Macron, lors de sa visite au Tchad les 22 et 23 décembre.

« C’est l’occasion de dire merci au président Déby pour ce courage politique devant une évidence », indique le collectif Actions citoyennes pour l’application intégrale de l’amnistie au Tchad (ACAIAT) dans un communiqué.

Début décembre, 12 prisonniers politiques avaient déjà été libérés, précise Jean-Bosco Manga, porte-parole de l’ACAIAT. Au total, le nombre de détenus libérés s’élève à 70, et des dossiers sont toujours « en cours », a précisé Arabi.

La fin de l’année est propice aux « remises collectives de peines décidées par le ministère, ou aux grâces individuelles sur décision du président », a expliqué le ministre. La plupart des détenus libérés étaient détenus depuis plusieurs mois ou années sans avoir été jugés, selon des acteurs de la société civile.​

Tchad : 1 772 réfugiés Nigérians recensés à Ngouboua

Une nouvelle vague de réfugiés a été enregistrées ces derniers jours dans le pays, due à l’augmentation des attaques de Boko Haram.

 

La situation peu vite devenir inquiétante dans la localité de Ngouboua. En effet cette ville de la province du Lac a vu depuis le 27 décembre 2018 une vague importante de réfugiés déferler sur ses terres. Il s’agit d’environ 1 772 personnes. Celles-ci sont venues du Nigeria d’où ils fuient les attaques des éléments de la secte islamique boko haram.

Afin de prendre rapidement la situation en main, le Ministre d’Etat tchadien, Ministre Secrétaire général de la Présidence de la République Kalzeubé Payimi Deubet a présidé lundi dernier, une réunion qui a regroupé quelques membres du gouvernement et responsables des organisations internationales. Le dernier développement de la situation humanitaire dans la province du Lac et les mesures à prendre pour faire face ont été au centre de la rencontre.

C’est clair, la situation sur le plan humanitaire est préoccupante et nécessite une réponse de toute urgence. C’est ce que compte faire le gouvernement, de concert avec les organisations humanitaires travaillant sur le terrain. Le comité de crise mis sur pied à cette fin s’attèle à apporter une assistance idoine, confie le Ministre de la santé publique, Aziz Mahamat Saleh.

 

Tchad : la visite d’Alexandre Benalla crée la polémique en France

La présidente du groupe PS à l’Assemblée nationale française, Valérie Rabault, s’est exprimée ce jeudi 27 décembre sur le voyage controversé d’Alexandre Benalla au Tchad.

 

Les réactions politiques se succèdent sur le voyage d’Alexandre Benalla au Tchad. La présidente du groupe PS à l’Assemblée Valérie Rabault a estimé jeudi 27 décembre que le voyage au Tchad de l’ancien conseiller de l’Élysée, Alexandre Benalla, quelques jours avant celui d’Emmanuel Macron « pose une question sur qui porte la diplomatie de notre pays ».

« Quand vous avez un ancien conseiller de l’Élysée qui va au Tchad une semaine avant le président, cela pose une question sur qui porte la diplomatie de notre pays et les institutions », a déclaré la cheffe de file des députés PS à l’Assemblée nationale sur France Inter, tout en ajoutant que « ce qui est sûr c’est que l’on ne sait pas encore tout de ces affaires bis ou ter Benalla ».

L’Élysée a affiché sa distance mercredi avec l’ex-collaborateur d’Emmanuel Macron au sujet d’un mystérieux voyage d’affaires au Tchad, mais ce dernier a répliqué en accusant l’Élysée de lui nuire par des « propos diffamatoires ».

Aucune mission officielle ni officieuse

Selon le   Le Monde, qui cite des sources concordantes, Alexandre Benalla s’est rendu début décembre au Tchad pour un court séjour à N’Djamena, quelques jours avant la visite d’Emmanuel Macron dans le pays. Les versions de l’Élysée et de Benalla concordent sur un point : aucune mission officielle ni officieuse pour le chef de l’État.

« Je tiens à saluer le Sénat avec une commission d’enquête qui a fonctionné alors qu’à l’Assemblée nationale n’a pas fonctionné » car « la majorité a souhaité faire bloc, la majorité n’a pas la culture d’exercer un pouvoir parlementaire, de ne pas être aux ordres de l’exécutif », a-t-elle poursuivi. La Commission des lois de l’Assemblée, contrôlée par le parti majoritaire La République en marche, a clos ses travaux cet été sans produire de rapport. Celui du Sénat, à majorité de droite, est attendu d’ici à février.

 

Tchad : la défense de Koulamaye Dillah crie à la cabale judiciaire

Le collectif des avocats de l’inspecteur des finances, Koulamaye Dillah a donné un point de presse ce 19 décembre à la Maison des médias du Tchad à N’Djamena.

 

« L’acharnement, la machination et la cabale judiciaire dont fait l’objet Koulamaye Dillah constituent non seulement une menace sur sa personne physique mais aussi une atteinte grave à son honneur et à sa probité », dénonce Me Dingamadji Togdé Désiré l’un des avocats de l’inspecteur général au ministère des finances et du budget suspendu de ses fonctions et mis aux arrêts.

Selon le conseil, en l’espace d’une semaine, deux informations judiciaires sont ouvertes contre Dillah suite à deux plaintes déposées contre lui par le ministère des finances et du budget et l’Inspection général d’Etat. En effet, « c’est suite à l’écrit d’un membre de la mission de contrôle des régies financières de la province du Logone occidental qui a été suspendu suite à une indélicatesse par l’inspecteur général des Finances, superviseur de toutes les missions de contrôle au sud du pays. Qu’au lieu de prendre la version des faits de son plus proche collaborateur, le ministre l’a tout simplement fait rappeler, suspendu puis a déposé une plainte contre lui et six autres agents pour corruption et complicité », relate Me Dingamadji Togdé Désiré. Alors qu’en réalité il s’agirait d’un acharnement monté de toutes pièces contre Koulamaye Dillah dans le but de le salir et de porter atteinte à son honneur. Ses avocats estiment que leur client est victime de sa rigueur lors des différentes missions de contrôle qui ont provoqué l’arrestation de plusieurs fonctionnaires.

Une autre plainte est déposée contre Koulamaye Dillah le 14 décembre 2018 pour corruption, concussion et trafic d’influence. « C’est une véritable machination cousue de fil blanc qui ne repose sur aucun élément de preuve », martèle Me Dingamadji. Mieux « la procédure édictée par les dispositions de l’article 14 du décret N°217/PR/IGE/2016 portant modalités, procédures et conditions d’exécution des missions effectuées par l’Inspection générale d’Etat a été royalement foulée au pieds car, aucun contrôle n’a été mené à l’égard de Koulamaye Dillah », ajoute-t-il.  A cet effet, « il est inadmissible que les individus mal intentionnés cherchent à instrumentaliser la justice pour régler des comptes à un honnête agent de l’Etat qui a tout donné pour la bonne gouvernance et la gestion saine de ses ressources », relève le conseil.

Tchad : réflexion sur la fragilité économique du pays

Le Tchad est le 8ème pays le plus fragile du monde. Et pour sortir de cela, le Croset vient de mettre sur pied un document qui va guider les politiques publiques en matière d’économie, d’éducation et de santé.

 

Le cercle de réflexion et d’orientation sur la soutenabilité de l’Economie tchadienne (Croset) en partenariat avec le ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation a organisé ce mardi 18 décembre 2018, un atelier de dissémination des résultats de l’étude portant sur « la croissance dans les Etats fragiles et en post-conflit ».

Cet atelier qui a regroupé les chercheurs, académiciens et décideurs pour discuter des articles scientifiques en lien avec la croissance dans les pays fragiles et en post-conflit est le fruit de la coopération entre le Croset, le Laboratoire d’Etude et de Recherche en Economie Appliquée et de Gestion (Lareag) et le Consortium pour la Recherche Economie en Afrique (Crea).

Selon le Directeur scientifique, Dr Mabali Aristide, depuis que le Tchad traverse la crise, les économistes sont souvent interpellés afin de trouver des solutions appropriées.  Certes « les défis sont énormes mais nous sommes disposés à travailler avec toutes les personnes et les institutions ayant pour vocation de combler la carence en termes de publications de qualité et de produire des recommandations de politique économique axée sur les résultats de la recherche », relève-t-il.

Selon les résultats, de 1972 à 2014, le Tchad a connu 31 ans  de conflit armés. De 2005 à 2010, les conflits armés ont engendré de sévères conséquences humanitaires dont près de 7000 morts et  blessés ainsi que 200 000 déplacés. En conséquence, le  pays est classé 8ème sur 178 pays sur l’indice des Etats fragiles en 2017. Dans ce contexte les femmes sont les plus vulnérables et sont les victimes  d’exclusion économique et politique.

Les résultats montrent que les ménages dirigés par les femmes réalisent en moyenne 127 745 francs Cfa de dépenses alimentaires de plus que ceux dirigés par les hommes. En 2014, la proportion d’enfants souffrant d’un retard de croissance est de 27% dans le Moyen Chari alors qu’au Kanem, elle est de 64%.  De même, la mortalité infantile est de 99 décès pour 1000 naissances au Ouaddaï alors qu’elle se situe à 230 dans le Logone occidental. C’est dire que les femmes et les enfants sont les plus exposés en période de conflits et les disparités géographiques montrent que le conflit a été plus intense dans certaines parties du Tchad surtout la partie Est.

Le directeur général de l’enseignement supérieur, Dr Mahamat Borgou Hassane salue l’initiative du Croset qui a permis d’arriver à la réalisation d’un document qui va guider les politiques publiques en matière d’économie, d’éducation et de santé. « Même si les données récentes de la Banque mondiale nous laissent croire qu’il y a de l’espoir, nous devons beaucoup travailler pour trouver des solutions idoines et durables à cette crise. C’est pour cette raison que le ministère de la recherche et de l’innovation soutient toutes les recherches pouvant contribuer au développement du pays », affirme-t-il. Il reconnait que les Etats ne peuvent pas se développer sans la recherche scientifique. A ce titre «  la recherche scientifique joue un rôle capital dans tout développement », déclare Dr Mahamat Borgou Hassane.

 

Tchad : Emmanuel Macron attendu pour le 22 décembre

Le 22 et 23 décembre prochain, le Président français effectuera une visite au Tchad. Les deux hommes parleront entre autres sujet de la lutte contre Boko haram.

 

C’est le Conseil présidentiel pour l’Afrique (CPA) qui a été chargé de préparer cette visite, la première d’un président français depuis les élections contestées de 2016. En visite au Tchad les 22 et 23 décembre, le président français Emmanuel Macron évoquera avec son homologue tchadien Idriss Déby Itno la crise centrafricaine et l’influence croissante de Moscou dans le pays.

Emmanuel Macron, à l’occasion de sa visite au Tchad (les 22 et 23 décembre), envisage de prononcer un discours à la Maison de la femme, à N’Djamena, sur l’un de ses thèmes favoris : l’implication des femmes dans le développement. Surtout, il évoquera avec Idriss Déby Itno (qu’il surnomme avec malice « le Napoléon Bonaparte de l’Afrique centrale ») la recrudescence des activités de Boko Haram et la crise centrafricaine.

Emmanuel Macron rencontrera samedi, le millier de militaires français déployés à N’Djamena dans le cadre de l’opération Barkhane dans un contexte de menaces djihadistes persistantes dans la région. « Ce déplacement s’inscrit dans la continuité de l’engagement du président sur la lutte contre le terrorisme au Sahel et en particulier de la mise en place de la force du G5 Sahel », souligne-t-on à l’Elysée. « Le Tchad est l’un des piliers de la force conjointe et a vu son rôle renforcé avec la nomination en juillet d’un Tchadien au poste de chef d’état-major adjoint ».

La journée de dimanche sera consacrée au volet politique et bilatéral. Après une rencontre avec des représentantes des femmes tchadiennes dans la matinée, le chef de l’Etat déjeunera avec son homologue Idriss Déby.

Créé il y a plus d’un an, le CPA a pour mission de travailler au renouvellement des relations entre la France et le continent africain. Volonté du président Macron, il est composé de personnalités hétéroclites issues de la diaspora ou non, dix membres d’horizons divers.

Le conseil par son approche terrain qui consiste à aller au contact des populations africaines et prendre le pouls se démarque d’entrée de jeu de tout ce que nous a habitué l’administration française souvent alourdie par ses processus et la rigueur administrative.