Tchad : le gouvernement appelle le personnel de l’ONRTV à cesser la grève

Voici plus de deux mois que ces employés protestent en réclamation du payement du 13ème mois de l’année.

 

Une réunion a été initiée ce mercredi 1er août 2018 entre le ministre des postes, des nouvelles technologies de l’information et de la communication et le personnel grevant de l’office national de radio et télévision du Tchad (ONRTV). Le sujet au cœur de la discussion portait sur la grève pratiqué depuis quelques tempes par les agents de cet office. Ils réclament ainsi le payement du 13eme mois de l’année.

Ndolénodi Alixe Naïmbaye a profité de cette rencontre pour invités les grévistes à reprendre le travail. Et ce dès ce jeudi 02 aout. « Nous avons pris le temps de regarder ce qui se passe. Nous avons échangé et les doléances sont en cours d’examen pour certains mais pour d’autres les réponses ont été plus ou moins claires. Je m’adresse principalement aux agents contractuels dont la situation est particulière aujourd’hui qui sont effectivement en grève depuis deux mois et n’accuse pas d’arriérés de salaire », a-t-elle précisé.

La porte-parole du gouvernement leur a également rappelé que les textes sur lesquels ils basent leur réclamation sont obsolètes. En effet, selon la ministre, la convention régissant l’ONRTV qui parle du 13e mois a été dissoute depuis septembre 2016.

« En temps normal, lorsqu’on prononce une dissolution, elle emporte l’objet et ses accessoires, convention et syndicat. Votre grève, si elle est en partie basée sur une réclamation d’un 13ème mois est vue comme illégale, ce qui vous met, pour ceux qui sont en grève, en position d’abandon de poste depuis deux mois ».

Ndolénodi Alixe Naïmbaye avise les agents de l’ONRTV qui n’auront pas repris le travail : « ceux qui ne seront pas là, nous allons prendre acte et continuer dans notre processus de restructuration ». Notons qu’on parle de rupture de contrat pour abandon de poste, lorsqu’elle évoque une restructuration.

 

 

Tchad : les résultats du baccalauréat seront connus le 16 août

C’est le président du jury de la session 2018 qui en a fait l’annonce ce 1er aout au cours du point de presse qu’il a tenu.

 

«Les travaux de dépouillement des copies confiés à une cinquantaine de membres du jury ont démarré le 24 juillet et se sont achevés le 30 juillet en fin de matinée ». C’est ce qu’a révélé le Dr Djikoloum Benjamin, président de jury du baccalauréat session de juillet 2018. Celui-ci a organisé un point de presse dans les locaux de siège de l’office national des examens et concours du supérieur.

Le but essentielle de cette rencontre était d’annoncé à la presse et au public la date prochaine de la proclamation des résultats de l’examen. En effet, dès le 16 août prochain, les élèves inscrits e classe de terminale durant cette année scolaire connaîtront leur sort.

Djikoloum Benjamin a expliqué que « depuis l’après-midi de 30 juillet, l’ensemble du jury constitué de 94 présidents de centre et de 51 membres du secrétariat procèdent aux travaux habituels de secrétariat ».

Le lycée Ibn Sina à N’Djaména est le centre unique retenu pour la correction des épreuves.  Et cette correction selon le président du jury a nécessité la mobilisation plus de deux milles correcteurs et vérificateurs. Il a cependant précisé que ceux retenus, pour effectuer les taches de correction et vérifications étaient essentiellement des enseignants du secondaire.

Le jury de la session juillet 2018 du baccalauréat au Tchad, entend « respecter le calendrier des examens tel qu’établi par la direction générale de l’Onecs ». Et ceci « d’autant plus que le gouvernement tchadien a honoré tous ses engagements financiers à l’égard de l’Onecs malgré les difficultés financière face auxquelles il est confronté ».

 

Pétrole: pénurie de carburants Tchad

Celle-ci fait suite à la baisse du prix du carburant observer depuis quelques semaines dans le pays.

 

Le Tchad est confronté depuis une semaine à une pénurie de carburant suite à la revue à la baisse par le gouvernement des prix des différents produits pétroliers. Cette décision, saluée par les consommateurs, a mis en colère les distributeurs qui ont décidé de fermer les stations-service.

Le 24 juillet 2018, le gouvernement a fait appliquer de nouveaux prix sur les carburants. L’essence doit être vendue à 518 francs CFA le litre dans les stations-service de N’Djamena, capitale du Tchad, le gasoil à 570 francs, le jet A1 à 550 francs et le pétrole lampant à 392 francs. Dans les autres localités du pays, les nouveaux prix sont ceux pratiqués dans la capitale majorés des frais de transport en valeur absolue.

Cette tarification a été édictée pour calmer les réactions et protestations des consommateurs (notamment des transporteurs routiers qui avaient cessé toute activité en mars) face aux prix imposés par la loi de finances 2018, entrée en vigueur le 1er janvier. En application de celle-ci, le gouvernement avait relevé, le 4 janvier, les prix pratiqués sur les hydrocarbures : le super et le gasoil, vendus respectivement à 523 francs et 568 francs le litre, avaient subi une hausse de 8,9% et 3,8%.

Si les nouveaux prix étaient applaudis par les consommateurs, ils ont été très mal accueillis par les acteurs du secteur de la distribution des carburants. Dès leur publication, ceux-ci sont montés au créneau pour dénoncer une décision unilatérale du gouvernement et des « erreurs graves » dans la nouvelle structure des prix qui feraient courir des risques majeurs à l’ensemble des acteurs de la distribution pétrolière. Selon eux, cette structure de prix ne permet pas aux transporteurs, aux marketeurs et aux distributeurs de super, gasoil et Jet A1 de couvrir leurs charges.

Avec les nouveaux prix, les distributeurs du pétrole affirment ne percevoir qu’une marge bénéficiaire de 8 francs CFA par litre sur l’essence et 6 francs CFA par litre sur le gasoil. Les transporteurs ont 3 francs/litre, les gérants 8 francs/litre sur le super ; 6 francs/litre sur le gasoil ; et les frais de dépôt sont fixés à 4 francs/litre.

Dans une correspondance adressée au ministre des Mines, du Développement industriel et commercial et de la Promotion du secteur privé le 24 juillet 2018, le syndicat des pétroliers déplorait que le gouvernement, en élaborant la nouvelle structure des prix pour réduire les tarifs de carburant à la pompe, a touché beaucoup plus les marges de bénéfice des autres acteurs, sans toucher ses taxes. Pour les pétroliers, s’il faut consentir un sacrifice, chaque partie doit faire des concessions pour juguler ensemble le phénomène de fraude des produits pétroliers qui envahissent le marché national.

« L’application intégrale de cette structure engendrera inéluctablement et indépendamment de leur volonté des ruptures en station, à l’aéroport, et des fermetures des dépôts et des stations-service », ont-ils prévenu.

Dès le 25 juillet, ils ont mis leur menace à exécution, refusant d’aller s’approvisionner à la raffinerie de Djarmaya, à une soixantaine de kilomètres au nord de la capitale. Depuis une semaine, tout le pays est plongé dans une pénurie sans précédent.

Devant l’attitude des pétroliers, l’Association pour la défense des droits des consommateurs (ADC) du Tchad a appelé les consommateurs à se réveiller de leur silence et leur passivité. « Le droit de boycott, arme du consommateur, doit être mis en action. Les consommateurs tchadiens ont été trop abusés par les hausses de prix imposées par les spéculations de certains opérateurs économiques avec la complicité des pouvoirs publics », a déclaré Daouda El-hadj Adam, secrétaire général de l’ADC.

Le gouvernement ne doit pas céder au chantage des marketeurs qui refusent de s’approvisionner en produits pétroliers depuis la raffinerie, et il doit utiliser tous les moyens pour assurer l’approvisionnement régulier des stations-service, a-t-il martelé.

Dans la capitale, les consommateurs sont contraints de se tourner à nouveau vers les vendeurs à la sauvette qui proposent de l’essence importée frauduleusement des pays voisins (Cameroun, Soudan et Libye). Depuis plusieurs mois, le marché tchadien des hydrocarbures était déjà envahi par ces produits pétroliers, vendus moins chers et accessibles partout.

La fermeture des stations-service fait les affaires des contrebandiers. Dans les rues, le prix du super ne cesse de grimper chaque jour et varie d’un endroit à un autre. Les automobilistes qui ont des véhicules à moteur diesel traversent la frontière pour s’approvisionner à Kousseri, ville camerounaise séparée par le fleuve Chari de la capitale tchadienne.

Mais cette vente frauduleuse du super n’est pas sans conséquence. Dimanche, dans une habitation du quartier Moursal, dans le 6e arrondissement de N’Djamena, une jeune femme et ses trois enfants sont morts dans un incendie provoqué par de l’essence stockée frauduleusement. Depuis cet incident déplorable, les agents de la police municipale et de la police nationale ont lancé une chasse impitoyable aux vendeurs clandestins.

Pour pallier la pénurie, la Société des hydrocarbures du Tchad (SHT) a réquisitionné six stations-service à travers la capitale. Devant ces stations-service, approvisionnées par des camions-citernes de l’armée, de longues files se forment toute la journée.

Tchad : les comptes de cinq entreprises bloqués

C’est par un réquisitoire spécial que le procureur de la République auprès du Tribunal de grande instance de N’Djamena  en a donné l’ordre aux banques.

 

Selon le document dont Le Pays  a eu connaissance, le procureur demande aux huit banques où se trouvent les comptes de ces entreprises de « bloquer provisoirement tous les comptes bancaires (courant, de crédit, d’épargne, des brasseries du Tchad, la Manufacture des cigarettes du Tchad, Millicom Tchad (Tigo), la société de manutention du Tchad et la société nationale du ciment ».

Ce blocage intervient après une mission de contrôle de l’Ige au sein de ces entreprises. Au terme de la mission, des avis de mise en recouvrement de plusieurs milliards ont été délivrés. Mais les entreprises contestent ces amendes et ont demandé l’arbitrage du chef de l’Etat.

Selon Youssouf Tom, le procureur qui a ordonné ce blocage « Ces mesures conservatoires peuvent être levées d’office par l’Inspection générale d’Etat (IGE) après vérification de la régularité de la situation de chaque société contrôlée ». L’homme de loi explique que l’objectif de tout ceci est de permettre à l’Inspection générale « de recouvrer les montants des avis de mise en recouvrement ».

Face à l’urgence, le Conseil national du patronat tchadien (CNPT) a tenu une réunion le 31 juillet. Celui-ci a relevé « ses craintes notamment sur les conséquences inéluctables qui en découleront par rapport à la production des biens et services concernant les avis de mise en recouvrement (AMR) que rejettent les entreprises ».

C’est dans le but d’améliorer ses recettes hors pétrole que le gouvernement tchadien a initié ces contrôles. Il est donc question pour l’Etat de réformer l’impôt sur les revenus des personnes physiques (IRPP).

Le secrétaire général du ministère des Finances et du Budget,  Abdoulaye Bahar Bachar explique que « les exonérations accordées dans le cadre des conventions souscrites par le Tchad, n’ont pas produit les effets escomptés ; leur impact n’a été bénéfique qu’aux riches, ce qui est contraire aux attentes du gouvernement ».

Un article de Xinhua nos apprend qu’ « au cours d’une réunion nationale sur l’évaluation des dépenses fiscales et la réforme de l’IRPP, tenue fin mars dernier dans la capitale tchadienne (à laquelle ont participé des fiscalistes venus du Cameroun, du Gabon, du Congo, du Maroc, et du Sénégal), l’exploitation des 37 conventions en vigueur au Tchad a donné un manque à gagner de plus de 43 milliards de francs CFA pour différents impôts en ce qui concerne la Direction générale des impôts, et d’un montant de plus de 100 milliards de francs CFA pour les TVA au niveau du cordon douanier. Les deux régies ont, pour ce travail d’échantillonnage, révélé une bagatelle de plus de 150 milliards de francs CFA de manque à gagner ».

 

 

 

 

Tchad: les théologiens contre l’utilisation de la bible lors de la prestation de serment

Des hommes de Dieu ont tenu une conférence ce weekend à N’Djamena au cours de laquelle, ils ont dénoncé ce nouveau point inscrit dans la constitution de la 4e république.

 

Le débat sur la formule lors de la prestation de serment au Tchad est relancé. Les théologiens de la Faculté de Théologie Evangélique ont organisés une conférence-débat sur le sujet le samedi 28 juillet dernier. Le thème de cette conférence qui s’est déroulé à l’Assemblée Chrétienne La Bonne Nouvelle était  « La prestation de serment dans la république laïque ».

Il a été question pour les pasteurs présents de démontré que la nouvelle formule adopter pour les prestations de serment va à l’encontre des pratiques chrétiennes. Cette formule est tout simplement selon eux,  contraire à la laïcité et à la République.

Selon deux des organisateur de cette conférence, Pr Abel Ndjérareou et Dr Abel Ngarsouldé les écritures saintes ont fermement interdit à tout chrétien de prêter serment. « Avant toutes choses, mes frères, ne jurez ni par le ciel, ni par la terre, ni par aucun autre serment. Mais que votre oui soit oui, et que votre non soit non, afin que vous ne tombiez pas sous le jugement », a rappelé le Pr Abel Ndjerareou citant la bible au livre de Jacques  au chapitre 5 verset 13.

« Il n’est nullement mentionné  dans la Bible qu’un chrétien doit prêter serment. Prêter serment c’est prêter allégeance à une autorité, chose qui est contraire aux prescriptions bibliques », poursuivent-ils.

Pour le pasteur Abel Ngarsouledé, « La formule de prestation de serment confessionnelle sur les livres saints, la Bible et le Coran, porte atteinte aux principes constitutionnels qui sont, entre autres, la laïcité, l’unité nationale, la cohésion pacifique. »  Pour mieux appuyer son argumentation l’homme de Dieu a d’ailleurs donné une définition de la laïcité. C’est « une conception d’organisation et d’éthique basée sur la liberté d’exprimer son opinion ».

En conclusion, Les conférenciers ont appelé les chrétiens à ne pas prêter serment de peur d’attirer la colère de Dieu sur eux et sur leur famille. Pour rappel, après la ministre Rosine Amane Djibergui, cinq hauts fonctionnaires de l’inspection générale d’Etat, un service chargé d’auditer la gestion des fonds publics, ont été limogés pour avoir indiqué à leur hiérarchie qu’ils ne peuvent, en raison de leur foi chrétienne, jurer comme l’indique l’ordonnance instaurant le serment confessionnel.

 

Afrique : sommet conjoint CEDEAO-CEEAC à Lomé

La rencontre réunissant les deux communautés économique s’est ouverte ce lundi 30 juillet au Togo en présence de plusieurs Chefs d’Etats.

 

Le Sommet conjoint Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de la Communauté Economique de l’Afrique Centrale (CEEAC) s’est ouvert lundi matin 30 juillet 2018 à Lomé, au Togo, sous la présidence du Président togolais, Président en exercice de la CEDEAO, SEM Faure Essozimna Gnassingbé et du Président du Gabon, M. Ali Bongo Ondimba, Président en exercice de la CEEAC.

La cérémonie d’ouverture a été marquée par le discours du Président en exercice des deux organisations régionales.

On note également l’allocution du Secrétaire Général des Nations Unies prononcée par son  Représentant Spécial et Chef de bureau pour l’Afrique de l’Ouest, M. Mohamed Ibn Chambas et l’intervention du Président de la Commission de l’Union Africaine M. Moussa Faki Mahamat.

Lors d’une session à huis clos, peu après la cérémonie d’ouverture, les dirigeants de l’Afrique de l’Ouest et de l’Afrique centrale vont examiner le rapport des ministres des Etats membres de la CEDEAO et de la CEEAC sur la paix, la sécurité, la stabilité et la lutte contre le terrorisme ainsi que l’extrémisme violent.

Ils vont également adopter la Déclaration définissant une approche commune sur ces problématiques.

La mise en œuvre efficiente des recommandations issues de cette conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement devrait permettre de mieux lutter contre le terrorisme et l’extrémisme violent en Afrique de l’Ouest et en Afrique Centrale.

La conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO et de la  CEEAC qui prendra fin cet après-midi, sera sanctionnée par un communiqué final.

Le Président de la Commission de la CEDEAO, Jean-Claude Kassi Brou, et le Secrétaire Général de la CEEAC, Ahmad Allam-Mi prennent part également à cette rencontre.

La CEDEAO compte 15 Etats membres : le Bénin, le Burkina Faso, le Cabo Verde, la Côte d’Ivoire, la Gambie, le Ghana, la Guinée, la Guinée-Bissau, le Liberia, le Mali, le Niger, le Nigeria, la Sierra Leone, le Sénégal et le Togo.

Quant à La CEEAC, elle regroupe 11 pays : l’Angola, le Burundi, le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, la république démocratique du Congo, la Guinée équatoriale, le Tchad, Sao-Tomé et Principe et le Rwanda.

 

Tchad: 49 millions de dollars du FMI pour les reformes gouvernementales

Selon l’institution ce financement s’inscrit dans une facilité élargie de crédit de 312,1 millions de dollars.

 

Le Tchad bénéficiera de 49 millions $ de la part du Fonds monétaire international (FMI) pour financer les réformes économiques, a indiqué un communiqué de l’institution, publié ce vendredi.

Selon l’institution de Bretton Woods, ce financement s’inscrit dans le cadre d’une facilité élargie de crédit (FEC) de 312,1 millions $, accordée au pays en 2017. Celle-ci vise à aider l’Etat tchadien à rétablir sa stabilité macroéconomique et à développer une croissance économique robuste et inclusive.

« Les résultats obtenus dans le cadre du programme soutenu par la FEC ont été satisfaisants, ce qui témoigne d’un engagement ferme des autorités à l’égard des objectifs du programme », a indiqué David Lipton (photo), premier Directeur général adjoint du FMI, soulignant néanmoins que l’objectif du solde primaire hors-pétrole (fixé comme critère de performance) n’a pas été atteint.

Saluant la détermination du gouvernement, l’institution a encouragé Ndjamena à accentuer les réformes pour alléger le fardeau de la dette.

Pour rappel, le pays qui vient d’adopter une nouvelle constitution renforçant considérablement les pouvoirs du président, s’était empêtré dans une affaire de dette de plus d’un milliard de dollars avec la société Glencore. En avril dernier, après un accord passé entre le gouvernement et l’entreprise pour la restructuration de cette dette, le FMI avait annoncé la reprise de son programme de financement.

Notons que ce nouveau décaissement porte à plus de 147 millions $, le montant total des décaissements accordés au titre de la FEC.

 

 

N’Djamena : Mariam Djimet Ibet annonce des mesures dans son arrondissement

Ceci vient à la suite de la mise au point du Président de la république qui avait donné 72 heures aux maires pour se raviser.

 

La maire de N’Djaména a fait ce samedi 28 juillet 2018, à son bureau, un point de presse relatif à la mise en œuvre des points issues de la communication du président de la République à l’endroit des maires de la capitale. Mme Mariam Djimet Ibet a fait le bilan des 72 heures données par le chef de l’Etat et annoncé les mesures prises pour résoudre les problèmes.

La maire de N’Djaména indique qu’après une rencontre avec les 10 maires d’arrondissements autour du délégué général du Gouvernement, ils se sont mis très rapidement à traduire dans les faits les préoccupations du chef de l’Etat. Elle cite entre autres, l’enlèvement systématique des dépôts sauvages d’ordures, le curage des caniveaux, la mise en marche permanente des stations de pompage, l’éclairage public, la réduction de l’effectif du personnel et la libération des espaces et réserves appartenant à l’Etat.

Sur l’enlèvement des ordures, Mme Mariam Djimet Ibet renseigne que tous les maires des communes ont décidé de revoir la stratégie de collecte des déchets dans la ville de N’Djaména. « Plusieurs équipes ont été déployées dans les différentes communes pour enlever les ordures entassées dans certains endroits et éliminer également les dépôts sauvages. A long terme, la commune de N’Djaména envisage entreprendre une étude de faisabilité sur la gestion des déchets avec les partenaires afin de les résoudre de manière durable », annonce-t-elle.

Abordant l’aspect sur le curage des caniveaux, la maire de N’Djaména, reconnaît que le problème est bien réel, car certaines entreprises bénéficiaires du marché de curage, faute de paiement, n’ont pas pu honorer leur engagement.  Toutefois, elle assure que des instructions ont été données aux entrepreneurs de corriger les manquements. Jusqu’à ce matin, rassure-t-elle, les travaux avancent bien. « Les caniveaux non curés sont en train de l’être, les terres issues de ces curages sont enlevées, les stations de pompage fonctionnent normalement exceptées celle de Sabangali dont les travaux de réparation sont en cours », précise Mme Mariam Djimet Ibet.

Concernant la réduction de l’effectif du personnel communal, la maire de N’Djaména, informe qu’une commission est composée des représentants de l’administration et ceux des partenaires sociaux pour faire des propositions objectives aux fins de réduire l’effectif et partant la masse salariale. Les conclusions des travaux de cette commission ainsi que les recommandations seront exécutées comme telles, martèle Mme Mariam Djimet Ibet.

Sur les réserves de l’Etat occupées anarchiquement, le bourgmestre de N’Djaména rapporte que des décisions ont été également prises dans ce sens. Il s’agit entre autres de vérifier et recenser toutes les réserves, de renforcer les mesures tendant à la protection et à la conservation des réserves et interdire toute attribution.

Outre ces points, la maire de N’Djaména explique que d’autres préoccupations ont été soulevées, notamment la sécurité. A cet effet, rapporte-t-elle, un plan d’urgence pour l’éclairage public est en cours d’élaboration. « Avec la SNE, nous ferons de notre mieux pour que la ville soit éclairée » promet Mariam Djimet Ibet. D’après elle, des instructions ont été également données pour accroître le dispositif sécuritaire dans les différents marchés, mosquées, églises et autres lieux de rassemblement public.

 

 

Tchad : 64 milliards de FCFA de l’AFD pour 18 projets

Au cours de L’Agence française de développement a donné une conférence de presse le 25 juillet, au cours de laquelle elle a donné les résultats de ses activités durant l’année 2017.

 

L’AFD est présente au Tchad à travers quatre secteurs d’action prioritaires à savoir : la santé maternelle et infantile et santé de la reproduction ; l’amélioration du système éducatif primaire et le renforcement du dispositif de formation professionnelle ; le développement rural ; l’accès aux services essentiels en milieu urbain.

En ce qui concerne la santé maternelle et infantile et santé de la reproduction, le directeur pays de l’AFD informe que son institution intervient au Tchad à travers deux axes notamment le Projet PSUN et le Projet d’Appui au Secteur de la Santé. Selon le directeur pays, François Tirot, l’AFD a : équipé 17 centres de santé, réhabilité 14 entre 2016-2017 ; formé ou soutenu pour leur formation 1.406 professionnels ; 2.585 femmes ont bénéficié du forfait obstétrical ; 2 cliniques de planification familiale sont à construire en 2018.

Aussi, 757 jeunes ont été formés et 218 entrepreneurs accompagnés dans le cadre de l’amélioration du système éducatif primaire et le renforcement du dispositif de formation professionnelle, grâce à la Maison de la Petite Entreprise. Grâce au projet AFPACET, 7.000 personnes seront formées dont 43% de femmes. Concernant le projet Bab Al-Amal, 2.700 jeunes sont formés et 300 autres accompagnés dans la création/consolidation de leur activité.

Plusieurs activités ont été réalisées dans le secteur du développement rural, avec une action ancienne et majeure dans l’appui de long terme à l’élevage transhumant. En outre,  pour l’accès aux services essentiels en milieu urbain, grâce au Projet Eau et Assainissement à N’Djamena, en 2018, il est à relever la construction de 1.100 latrines publiques et familiales ainsi que l’extension de 20 km  du réseau d’eau potable.

Concrètement, il faut retenir que l’AFD au Tchad c’est 22 projets ONG en exécution en 2017 pour un montant d’engagements de 5 200 000€  soit 3,4 milliards FCFA, avec l’octroi de 5 nouveaux projets ONG en 2017. Ces derniers sont cofinancés à hauteur de 1,4 millions d’euros par l’agence AFD Tchad soit un milliard FCFA.

Tchad: Fayez al-Sarraj en visite dans le pays

L’homme d’Etat libyen est venu discuter avec ses homologues du Tchad d’un renforcement de la coopération sécuritaire.

 

C’est pour améliorer la situation sécuritaire à la frontière libyenne avec le Tchad et afin de lutter contre le trafic illégal de toutes sortes que les responsables libyens et tchadiens se sont rencontrés mercredi 25 juillet à Ndjamena. La délégation libyenne était conduite par le Premier ministre du gouvernement d’union nationale (GNA) Fayez al-Sarraj qui a rencontré le président tchadien Idriss Deby. La coordination sécuritaire entre les deux pays était au cœur de cette rencontre.

Dans le triangle frontalier au sud-libyen, les trafiquants de produits illégaux se déplacent en bandes lourdement armées et font toutes sortes de trafics. Le sud-libyen est devenu, surtout depuis 2011, une base arrière de tous les trafiquants et bandits qui s’activent dans le grand Sahara en traversant les frontières, sans qu’ils ne soient inquiétés.

Des accrochages très violents ont eu lieu ces derniers mois entre des groupuscules armés et l’armée régulière dans le sud-libyen, tout comme au nord du Tchad et au sud du Niger. Ces groupuscules agissent dans ces zones à partir du sud-libyen.

Assez souvent, les intérêts de ce grand banditisme rejoignent ceux des jihadistes. Ils traversent les mêmes routes entre la Libye et les pays voisins.

Le sud-libyen constitue également la base arrière des rebelles tchadiens qui y possèdent des camps d’entraînement. Beaucoup de rebelles se recyclent dans le trafic ou se transforment en mercenaires. Les autorités libyennes à Tripoli affirment qu’il existe 18 000 mercenaires tchadiens dans les rangs des factions libyennes opposées.

Les autorités de l’Est ont déclaré avoir recensé mille Tchadiens dans les forces qui ont attaqué le croissant pétrolier le mois dernier.

Autant de raisons qui exigent une réponse commune des autorités de la Libye, du Niger, du Tchad et du Soudan à leurs frontières. Un accord en quatre phases a été trouvé entre ces quatre pays pour relever l’énorme défi sécuritaire que pose le sud-libyen. La quatrième et dernière phase sera signée le mois prochain à Khartoum.

N’Djamena: MSF ouvre un centre nutritionnel thérapeutique

Le centre a été inauguré ce 26 juillet. Il a été créé en partenariat avec le ministère tchadien de la Santé publique.

 

L’ONG Médecins Sans Frontières (MSF) a ouvert jeudi un centre nutritionnel thérapeutique dans la capitale tchadienne, N’Djamena.

Cette nouvelle unité nutritionnelle hospitalière a une capacité initiale de 50 lits et prévoit de développer plusieurs centres nutritionnels ambulatoires à N’Djamena, afin que les enfants puissent suivre leur traitement à domicile et bénéficier d’un suivi adapté, selon un communiqué de presse de MSF dont a obtenu copie.

La malnutrition aiguë atteint actuellement des proportions alarmantes dans la capitale, sous l’effet cumulé de la crise du pouvoir d’achat, d’une insécurité alimentaire saisonnière particulièrement sévère cette année et d’une grève de la fonction publique qui touche le secteur de la santé, a précisé MSF.

La dernière enquête coordonnée par le ministère tchadien de la Santé publique, en juillet 2017, avait pointé des taux de malnutrition infantile au-delà des seuils d’urgence à N’Djamena. Or cette année, le nombre d’enfants sévèrement mal nourris hospitalisés depuis janvier dans l’hôpital de l’Amitié Tchad-Chine a augmenté de 45% par rapport à la même période en 2017. Le centre a admis jusqu’à 170 enfants sévèrement mal nourris et malades, débordant sa capacité d’hospitalisation initiale de 80 lits.

« A N’Djamena, où l’accès à des soins pédiatriques d’urgence est limité, il faut à tout prix éviter que les enfants soient si mal en point qu’il faille les hospitaliser. Une mobilisation urgente est nécessaire pour augmenter le nombre et la couverture d’unités nutritionnelles ambulatoires, et garantir qu’elles ont les moyens de fonctionner », a déclaré Natalie Roberts, responsable des urgences à MSF.

MSF a promis d’intégrer, dans les semaines à venir, la distribution de compléments alimentaires fournis par le Programme alimentaire mondial pour les enfants modérément mal nourris dans ses activités ambulatoires.

Tchad : le Colonel Ahmat Aboubakar est de retour

L’ex exilé est de revenu au pays suite à l’amnistie générale décrétée par le Président Deby après 10 ans en Egypte.

 

Le Président de la République  a accordé ce matin, une audience au Colonel Ahmat Aboubakar qui a décidé de regagner le bercail après 10 ans d’exil politique en Egypte. Ce retour fait suite à l’amnistie générale décrétée par le Chef de l’Etat après la promulgation de la loi fondamentale du 04 mai 2018.

Membre fondateur du MPS, le Colonel Ahmat Aboubakar est un baministe. C’est-à-dire, un ancien compagnon de lutte du Président de la République Idriss Deby Itno. Il a décidé de regagner le bercail après dix ans d’exil politique En Egypte. Ce retour remonte au 21 juin 2018. Ce 24 juillet, il a été reçu par Idriss Deby Itno pendant une heure.

Le Chef de l’Etat a souhaité un bon retour au pays à son ancien frère d’arme et lui a demandé de se mettre au service de sa mère patrie. Emu par la main tendue du Chef de l’Etat, l’ancien maquisard  lance un appel aux autres tchadiens qui hésitent encore à lui emboîter le pas. Pour rappel, le Colonel Ahmat Aboubakar avait quitté le Tchad à l’issue de l’attaque rebelle de la ville de N’Djaména en février 2008.

Tchad: la malnutrition progresse dans le pays

Selon l’ONG Alima le nombre d’enfant frappé par cette pandémie est de plus en plus croissant et atteint désormais « un nombre alarmant ».

 

Les enfants tchadiens souffrant de malnutrition sévère a atteint « un nombre alarmant » dans les établissements hospitaliers de N’Djamena, selon l’ONG Alima (Alliance pour l’action médicale internationale). « Le nombre d’enfants sévèrement malnutris hospitalisés entre le 1er janvier et la mi-juillet a augmenté de 45% comparé à la même période en 2017 à l’hôpital Tchad-Chine » de la capitale tchadienne, affirme Alima dans un communiqué transmis à l’AFP à Libreville.

« On observe également une croissance de 60% sur les admissions dans les programmes de traitement ambulatoire soutenus par Alima », ajoute l’ONG. « Les médecins et les infirmières font de leur mieux pour prodiguer des soins de qualité à chaque patient, mais cela implique souvent d’assigner deux à trois enfants par lit », affirme Alima. Selon le Dr Moumouni Kinda, responsable d’Alima au Tchad, « la diminution de la production agricole dans la région du Sahel a entraîné une augmentation du nombre de personnes qui migrent des zones rurales vers les zones urbaines où elles vivent dans des conditions précaires ». « De plus, la crise économique, la pauvreté et le chômage affectent la capacité des gens à acheter de la nourriture », souligne-t-il.

 

Lac Tchad: la zone a besoin d’être développée selon le CEDPE

Le Centre d’études pour le développement et la prévention de l’extrémisme appelle les pays limitrophe du lac à y accélérer le développement.

 

Comme tout le monde, le Centre d’études pour le développement et la prévention de l’extrémisme (CEDPE) condamne les actes posés par Boko Haram. C’est d’ailleurs par cela que le centre commence le communiqué qu’il a publié ce mercredi 25 juillet. Seulement, il continue en portant un doigt accusateur sur les gouvernements des pays limitrophes au Lac Tchad.

En effet, pour cet organe ces Etats ont leurs parts de responsabilités dans le fait que les actes de la secte terroriste nigériane se soient exacerbés ces derniers temps. Et ceci en ne mettant pas d’accent dans le développement socio-économique de la région.

Selon le centre, sur les 2200 ex membres de Boko Haram qui se sont repentis, 50 seulement étaient inscrits à l’école au moment de rejoindre le groupe armé. Et sur ces 50 anciens élèves, 5 savent lire et écrire. Toute chose qui pousse le CEDPE a pensé qu’avec une bonne éducation, l’idéologie prôner par cette secte n’aurait pas le même écho auprès des populations du Lac Tchad.

D’où l’importance de mettre sur pied des investissements afin de développer la région. D’ailleurs le  Centre d’études pour le développement et la prévention de l’extrémisme projette d’organiser au mois d’octobre prochain atelier. Celui-ci portera sur le rôle que le manque d’éducation joue sur l’expansion de l’idéologie de Boko Haram. À côté de ça, une étude sur la typologie des combattants de Boko Haram, sera publié d’ici cette fin d’année.

C’est le 30 janvier dernier que le centre d’études pour le développement et la prévention de l’extrémisme (CEDPE) a été inauguré à N’Djamena.

Tchad : le rapport d’Amnesty International pas crédible pour le gouvernement

L’Organisation non gouvernemental a publié un rapport le 16 juillet dernier dont le titre est «Budgets en chute, répression en hausse : le coût humain des mesures d’austérité au Tchad».

 

Après la publication du rapport d’Amnesty International intitulé « Budget en chute, répression en hausse : le coût humain des mesures d’austérité au Tchad », la ministre des Postes, des nouvelles technologies de l’information et de la communication, porte-parole du  gouvernement, Ndolenodji Alixe Naimabye réagit à travers une communication faite  ce dimanche 22 juillet 2018  à son cabinet.  Pour le gouvernement, ce rapport vise à jeter de discrédits sur le Tchad et à plonger la population dans un désarroi total.

La ministre de la communication n’est pas passée par le dos de la cueillière pour qualifiées le rapport « des informations non fondées, partisanes et truffées d’accusations graves de nature à saper les efforts menés par le gouvernement tchadien, dans le cadre de l’amélioration de la gouvernance ». C’est pourquoi, elle tient à porter à l’attention de l’opinion nationale et internationale et à rappeler à Amnesty international que le Tchad, en tant que pays souverain, a toujours respecté les textes relatifs à la protection des droits de l’homme et du citoyen en conformité avec les normes internationales telle que dictées par la Déclaration universelle des droits de l’homme.

« Amnesty  International, de par sa mission, a l’obligation de respecter le principe  contradictoire. Le gouvernement constate avec regret que les contributions  fournies par ses officiels n’ont pas été prises en compte dans ce rapport qui d’ailleurs n’a pas été soumis avant sa publication comme  l’exige  la pratique puisque les  membres du gouvernement avaient été consultés dans le cadre de son élaboration », rappelle la ministre de la communication Ndolenodji Alixe Naimabye qui s’interroge sur la pertinence des analyses et conclusions de ce document établi avec si peu de sérieux et d’objectivité.

Pour le gouvernement, Amnesty international  parle avec inconscience  et légèreté,  de violations des droits humains, de détérioration des droits à la santé et à l’éducation  en passant par le manque des libertés fondamentales notamment  les libertés d’expression,  syndicale,  d’associations, d’interdiction  de manifestations à caractère pacifique et autres. Donc, « les mesures d’austérité prises par le gouvernement  pour  juguler, la crise financière et économique difficile que  traverse  le Tchad et dépeintes par Amnesty international comme des mesures purement antisociales, répondent d’une part aux exigences des bailleurs des fonds et sont appréciées par les partenaires financiers  internationaux », justifie la porte-parole du gouvernement.  « Le Tchad n’est par ailleurs pas le seul pays au monde, ni dans l’histoire, à traverser une crise économique  sévère et à appliquer des mesures d’austérité », note la ministre.

Selon le gouvernement tchadien,  les méthodes de sondage  contestables employées par Amnesty  International ne visent qu’à noircir le tableau. Car, estime-t-il, l’Ong s’attarde seulement sur des informations et des données présentant la situation peu reluisante du Tchad tout en occultant, sciemment, les efforts soutenus et consentis par le président de la république Idriss Déby Itno  et le gouvernement  tchadien pour  le mieux-être  de ses concitoyens.  De ce fait,  « le Gouvernement  du Tchad ne peut que déplorer  le manque de sérieux d’Amnesty  international qui a pourtant bénéficié de la largesse des autorités tchadiennes. Au demeurant, rien ne détournera le Gouvernement  tchadien des réformes somme toutes salutaires enclenchées  et dont les effets ne tarderont  à se faire sentir », conclut la ministre des Postes ; des nouvelles technologies de l’information et de la communication, porte-parole du  gouvernement Ndolenodji Alixe Naimabye.

Tchad : Huawei va former des jeunes dans les TIC

La société chinoise et le gouvernement tchadien un signé un accord de partenariat en début de semaine.

 

Le géant chinois de la télécommunication, Huawei, s’est engagé à former des dizaines de jeunes Tchadiens dans le domaine des technologies de l’information et de la communication (TIC), ce qui vient renforcer la coopération déjà fructueuse entre les deux pays.

La ministre tchadienne des Postes et des Nouvelles technologies de l’information et de la communication, porte-parole du gouvernement, Ndolenodji Alixe Naïmbaye, et le directeur de Huawei Tchad, Sun Wei, ont paraphé lundi soir un protocole d’accord de coopération, lançant de facto la première édition du projet « Seeds for the future » (ou « Semence du futur ») au Tchad. Ce projet permettra d’envoyer des étudiants et enseignants-chercheurs tchadiens se former dans le domaine des TIC en Chine.

Pour l’année en cours, dix étudiants seront sélectionnés dans les différentes universités du pays. En Chine, ils apprendront la culture chinoise, effectueront des stages de deux semaines dans le domaine des TIC et visiteront le siège de l’entreprise chinoise Huawei.

Le directeur général de l’Ecole nationale supérieure des technologies de l’information et de la communication (ENASTIC), Idriss Saleh Bachar, s’est réjoui de cet accord qui permettra à son institution de définir un cadre global de référence de partenariat avec la prestigieuse société Huawei dans le domaine de la formation, de la recherche et de l’innovation des TIC.

Le projet « Seeds for the future », initié par Huawei, témoigne de « la parfaite coopération qui existe entre Huawei Technologies et le ministère des Postes et des nouvelles technologies de l’information et de la coopération, et, par extension, des bonnes relations qui existent entre la République du Tchad et la République populaire de Chine », a déclaré la ministre Ndolenodji Alixe Naïmbaye.

Le président-directeur général de Huawei pour la région Afrique du Nord, Peng Song, a souligné que grâce aux efforts conjoints de Huawei, du gouvernement tchadien et d’autres partenaires, le secteur des télécommunications est en progrès au Tchad. Selon lui, le nombre d’utilisateurs de téléphones a augmenté de 500 000 en 2007 à 6,6 millions actuellement, avec un taux de croissance très élevé.

Depuis 2005, Huawei coopère avec les opérateurs de la téléphonie mobile au Tchad. C’est au géant chinois que le gouvernement tchadien a confié la réalisation des travaux de pose de la fibre optique devant lier N’Djaména, la capitale tchadienne, à la ville d’El-Geneina, au Soudan voisin, soit sur 1 500 kilomètres.

Ce projet dénommé « Amour du peuple chinois, sourire du peuple tchadien » et dont le coût est estimé à 19,3 milliards francs CFA (soit 34,4 millions de dollars), sur financement propre de l’Etat tchadien, est un exemple de la coopération gagnant-gagnant entre le Tchad et la Chine.

Il devra générer 1 000 emplois locaux et une centaine d’ingénieurs tchadiens seront formés au cours des travaux. Un projet grandiose et ardu de haute technologie qui utilise des équipements des plus modernes du monde, largement adoptés par les opérateurs des pays européens.

Selon ses promoteurs, ce projet renforcera la stabilité de la fibre optique du Tchad, diminuera les frais de sa location, permettra de naviguer à haut débit sur l’Internet et améliorera la performance des troisième et quatrième générations de la téléphonie mobile. En plus, ce projet réduira le fossé numérique qui existe entre le Tchad et les autres pays. Il servira de plate-forme sur lequel plusieurs applications pourront être réalisées, comme l’éducation et le traitement médical à distance.

Santé : la 4ème campagne de prévention contre le palu est lancée

Le coup d’envoi de celle-ci a été donné le 24 juillet dernier dans la commune du 6ème arrondissement de N’Djamena.

 

Le ministère de la santé publique, en partenariat avec l’ONG Malaria Consortium organise la 4ème  campagne de distribution gratuite de médicaments pour la Chimio prévention du paludisme saisonnier (CPS).

Les enfants de moins de cinq ans sont les plus touchés, les plus sensibles et les plus exposés au paludisme. C’est pourquoi le ministère de la santé publique, Malaria Consortium et le Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP)  entament la 4ème campagne de traitement préventif du paludisme saisonnier. « Plus de six millions d’enfants vivant dans la région du Sahel vont recevoir un traitement salvateur de prévention contre le paludisme », informe le Directeur pays de Malaria Consortium au Tchad, M. Adama Sanogo.

Dans le cadre du même partenariat sectoriel productif, Malaria Consortium compte atteindre en 2018, 16 districts sanitaires du Chari Baguirmi, de Hadjer Lamis, de Mayo Kebbi Est et de N’Djamena. 740 000 enfants de la tranche d’âge de trois mois à 5 ans bénéficieront du traitement préventif contre le paludisme. A cet titre, environ 3 millions de dose de médicaments seront utilisées pour un investissement total d’environ 6 milliards de FCFA pour les 4 années du programme.

Selon le coordonnateur du Programme national de lutte contre le paludisme, Dr Djiddi Ali Sougoudi, « le paludisme constitue un problème prioritaire de santé publique au Tchad. Il affecte préférentiellement les femmes enceintes et les enfants de moins de 5 ans ». Raison pour laquelle, il appelle à une implication de tous pour la réussite de cette campagne afin d’éviter aux familles les souffrances liées au paludisme.

 

 

N’Djamena: la garde de Haron Kabadi blesse un jeune homme

 

Ce 24 juillet 2018, aux alentours de 18h, un élément de la garde rapprochée du président de l’Assemblée nationale a fait usage de son arme en plein convoi. L’agent a tiré des coups de feu qui ont atteint un jeune motocycliste.

Selon les témoignages, le motocycliste était en train de circuler sur le côté cédant le passage au cortège. D’après les explications données par les agents de sécurité du président de l’Assemblée nationale, un véhicule de marque Toyota RAV4 les suivait depuis Gassi, quartier où se situe le siège de l’Assemblée nationale, et se mêlait au cortège. Ainsi, la garde du PAN Haroun Kabadi aurait effectué des tirs de sommation.

Djonga Lotouil est le nom du motocycliste, habitant le quartier Walia. Il a reçu au moins deux balles. La scène s’est déroulée non loin de la Radio Arc en ciel, en face de la paroisse Sacré-Cœur, dans le sixième arrondissement de N’Djamena. Le motocycliste est d’abord admis à l’hôpital Notre Dame puis  évacué d’urgence en  ambulance à l’Hôpital général de référence nationale, compte tenu de son état.

N’Djamena : les enseignants appelés à ne pas reporter les notes des élevés

Le Syndicat des enseignants du Tchad a au cours d’une Assemblée générale tenu le 23 juillet dernier demandé aux enseignants de la capitale de ne pas remplir les bulletins de note.

 

C’est la cour de l’école du centre de N’Djamena qui a servi de cadre à la tenue de cette rencontre évaluative. A l’ordre du jour, la question de remplissage des bulletins des classes intermédiaires. Les enseignants fustigent l’attitude de leur ministère de tutelle qui a instruit les chefs d’établissement publics de remplir les bulletins de notes pour commencer une nouvelle année scolaire d’ici le 15 septembre prochain.

Le secrétaire général du SET pour la ville de N’Djamena appelle ses collègues qui ont désisté d’aller surveiller les différents examens de revenir à la légalité. Pour lui, la récréation est terminée.

Les enseignants présents à l’AG s’interrogent sur les notes avec lesquelles il faut remplir les bulletins. « Aucune composition de classe n’a été organisée et le ministère de l’éducation demande le remplissage des bulletins? » s’interroge dame Deneroh Ouldah enseignante du primaire. Un autre enseignant se demande si le conseil d’orientation s’est réuni pour orienter les élèves des classes littéraires ou scientifiques. Les élèves vont-ils passé en classe supérieur sans note? Des notes seront-elles attribuées à ses élèves? Ce sont des questions qui taraudent les esprits des enseignants en grève.

Pour le SET de la commune de N’Djamena, la lutte syndicale continue jusqu’à satisfaction totale. Il appelle au boycott du remplissage des bulletins de notes.

 

 

Football : les U17 à Yaoundé pour des tests IRM

Ces tests permettront de connaitre l’âge réel des joueurs tchadiens qui disputeront la Coupe d’Afrique des Nation Tanzanie 2019.

 

Les Sao de moins de 17 ans ont embarqué pour Ngaoundéré, depuis le 20 juillet 2018. Les Sao U17 se rendent en effet à Yaoundé au Cameroun pour le test IRM (imagerie à résonance magnétique), un système qui permet d’interpréter l’âge réel du joueur.

Après ce passage, les jeunes Sao se frotteront à quelques matchs amicaux avant leur décollage en Guinée Equatoriale pour les éliminatoires de la CAN TOTAL U17 qui aura lieu en Tanzanie 2019.

Entretemps, les éliminatoires vont se disputer du 3 au 13 août prochain en terre guinéenne entre les pays de la Zone UNIFAC. Le calendrier de cette phase éliminatoire prévoit deux poules selon le nombre des participants dont le premier de chaque poule sera d’office qualifié pour la phase finale de cette CAN. Autrement dit, la zone 4 aura deux représentants.

N’Djamena : Idriss Deby dénonce le mauvais travail des maires

Les maires des différents arrondissements de la capitale se sont réunis ce 23 juillet au Palais présidentiel.

Idriss Deby n’a pas fait dans la langue de bois. Il donne trois jours aux maires de la commune de N’Djamena pour régler tous les dysfonctionnement qu’on observe dans la capitale. D’entrée de jeu il a fait comprendre à ces élus ses intentions en les convoquant : « Je vous ai convoqué ce matin pour constater pour le déplorer, qu’aussi bien la commune de la ville que les dix communes d’Arrondissement de N’Djaména n’ont montré la pleine mesure de leur capacité à satisfaire les légitimes attentes des populations de notre cité capitale ».

Le Président de la République a utilisé un ton péremptoire pour faire comprendre aux maires le rôle important qu’ils doivent jouer auprès de leurs administrés. Il a énoncé un à un les problèmes que rencontre les populations des dix arrondissements de N’Djamena. « Les caniveaux et la plupart des canaux de drainage des eaux pluviales, les bassins de rétention d’eau, stations de pompage d’eau sont tous bouchés exposant ainsi, la population à toutes sortes de maladies dont notamment le paludisme et le choléra.

A côté de ça il dénonce aussi le fait que « le parc automobile et les matériels de la voirie municipale sont quasiment-inexistants », « les tracto-pelles, caterpillards, corbillards, bennes de ramassage de sable, camions poubelles de « N’Djamena Nadif  » bacs à ordures etc.…ont pratiquement disparu »,  « Les lampadaires ne sont pas du tout éclairés la nuit, plongeant N’Djamena dans une obscurité totale ».

Et tous ces problèmes surviennent parce que « les recettes de la mairie vont à 90% dans les poches des individus véreux bien identifiés dont le souci principal est de vider systématiquement, les caisses de la mairie ». Mais aussi à case d’un problème de communication entre personnel de mairie et les « relations souvent conflictuelles entre les maires et conseillers municipaux ».

Pour faire face à toutes ces difficultés, Idriss Deby Itno préconise entre autres, de diminuer de manière drastique les effectifs ; de revoir en baisse les indemnités et salaires ; de cesser avec les missions improductives à l’extérieur du pays, des responsables de la Mairie centrale et enfin toutes les niches de recettes de la Mairie doivent être visitées.

 

 

 

Tchad: Laoukein Médard convoqué à la police

Il était question pour l’homme politique tchadien d’apporter des informations sur une affaire de détention d’arme.

 

Laoukein Kourayo Médard a reçu, ce lundi, une convocation lui demandant de se présenter à la section de la surveillance du territoire de Moundou. Sur place, les officiers de police l’ont interrogé sur la légalité de la détention du pistolet automatique qu’il portait sur lui.

Laoukein Médard a fourni le permis de port d’armes et l’autorisation signée par le ministre de l’Intérieur. Les policiers ont alors confisqué le pistolet en lui indiquant qu’ils se donnaient deux jours avant de le lui rendre. L’ancien maire de Moundou a immédiatement refusé se constituant prisonnier jusqu’à la restitution de son arme.

Pendant ce temps, de nombreux curieux alertés ont commencé à s’attrouper devant le poste de police. Les policiers ont fini par avouer à l’opposant qu’ils avaient reçu des instructions du préfet intérimaire du Logone afin de lui retirer son arme. Face à la foule en colère, l’homme politique dit avoir décidé de quitter le commissariat. Dès ce mardi, il doit contester cette action devant la justice, notamment pour comprendre les raisons de cet acharnement.

L’ancien maire de Moundou avait déjà eu des problèmes avec la justice en juillet 2017. Il avait été emprisonné pour « malversations financières ». Il avait retrouvé la liberté après qu’un juge ait reconnu une « détention abusive » en novembre 2017. Cette affaire avait suscitée beaucoup d’intérêt de l’opinion surtout parce qu’un procureur avait tenté de s’opposer à sa remise en liberté ordonnée par un juge.

 

 

 

 

 

Tchad: Boko Haram tue 18 personnes dans la région du Lac Tchad

La secte islamique nigérian a été également kidnappée 10 femmes lors de cette attaque survenue en milieu de semaine dernière.

 

« Des éléments de Boko Haram ont attaqué un village au sud de Daboua », non loin de la frontière entre le Tchad et le Niger, vers 21h00 (00h00 GMT) jeudi, a indiqué une source militaire. Les assaillants « ont égorgé 18 personnes, blessé deux autres et kidnappé 10 femmes ».

L’insurrection islamiste de Boko Haram a dévasté la région depuis qu’elle a pris les armes en 2009 au Nigeria, faisant au moins 20 000 morts, déplaçant plus de deux millions de personnes et provoquant une crise humanitaire.

Le Tchad, le Cameroun et le Niger ont tous rejoint l’effort militaire du Nigeria pour écraser Boko Haram. Le Tchad a vu une augmentation récente des attaques du groupe. En mai, six personnes ont été tuées, dont quatre membres du gouvernement et un soldat, lors d’une attaque de Boko Haram contre un poste de contrôle de l’armée tchadienne sur une île du lac Tchad.

Boko Haram est un mouvement insurrectionnel et terroriste d’idéologie salafiste djihadiste, originaire du nord-est du Nigeria et ayant pour objectif d’instaurer un califat et d’appliquer la charia. Formé en 2002 à Maiduguri par le prédicateur Mohamed Yusuf, le groupe est à l’origine une secte qui prône un islam radical et rigoriste, hostile à toute influence occidentale. En 2009, Boko Haram lance une insurrection armée dans laquelle Mohamed Yusuf trouve la mort. En 2010, Abubakar Shekau prend la tête du mouvement qui devient un groupe armé et se rapproche des thèses djihadistes d’Al-Qaïda, puis de l’État islamique.

Tchad : vers une énergie électrique ?

Le Président Deby reçu en cette semaine les représentants d’une société américaine spécialisée dans ce domaine.

 

Le Tchad compte-t-il se tournée vers l’énergie électrique pour combler son déficit énergétique ? C’est la question qu’on pourrait se poser après le passage d’une délégation de la société Team Africa sur le sol tchadien.

Celle-ci a été reçue par le Président de la république Idriss Deby. Les représentants de la multinationale et le Chef de l’Etat ont parlé d’un possible investissement dans le pays.

Il est question concrètement de la construction et l’exploitation d’une centrale électrique à biocombustible d’une capacité de 150 mégawatts en boot sur 25 ans.

Une proposition qui de l’avis de Président-directeur général de Team Africa, Ron Yeffet, a retenu l’attention d’Idriss Deby. Surtout que celle-ci permettra d’augmenter la production en énergie du pays.

Et ce projet demandera un investissement d’environ 198 milliards de F CFA. Si la centrale voit le jour, Team Africa pense pourvoir vendre le kilowatt/h à n peu moins de 100 francs CFA à partir de la huitième année de son exploitation.

Mais aussi que « Pour atteindre son indépendance énergétique, socle du développement socio-économique, le Tchad mise sur des partenariats dynamiques et avantageux », selon la présidence.

C’est en 2015 que le pays d’Idriss Deby signe son premier accord avec cette firme américaine. En suite en 2017, un contrat d’achat électrique avec la Société nationale d’électricité, la SNE.

Cependant ce partenariat avait suscité certaines craintes au Sénégal. En effet, durant cette même période une polémique existait sur Ron Yeffet, qui était accusé d’avoir créé une société fictive afin de gagner des marchés publics dans ce pays. Le site senemedia mettait d’ailleurs le Tchad en garde quant à son partenariat avec l’américain.

 

 

 

 

 

Tchad : La Hama appelle les medias à plus de responsabilité

L’organe se régulation des médias tchadien déplore dans un communiqué de presse, le fait que la presse diffuse des informations non vérifiées.

 

La Haute autorité des medias et de l’audiovisuel (Hama), dans un communiqué de presse signé de son rapporteur général adjoint Abdoulaye Adoum Attimer rendu public ce jeudi 19 juillet 2018 dénonce le comportement des médias publics et privés qui diffusent des informations non fondées et attire l’attention au respect du droit des individus.

Après la fermeture de la Radio Nada de Moundou pour six mois, c’est au tour des autres médias tchadiens d’être mis en garde par la haute autorité des médias et de l’audiovisuel (Hama). « Suite au désagrément des medias, le Hama, constate avec regret que depuis  quelque temps la parution et la diffusion dans certains medias des articles ou reportages sur des faits non fondés, alimentant les interrogations et inquiétudes dans l’opinion nationale », annonce le communiqué de la Hama.

Ce communiqué ajoute: « nous attirons l’attention des responsables des medias publics et privés au respect strict des textes qui encadrent l’exercice de la liberté de presse au Tchad ». La Hama rappelle aux responsable des medias à leur responsabilité dans les contenus des informations diffusées ou publiées, en veillant au respect du droit des individus, des libertés publiques et des interdits.

« Dans la 4ème République, un cadre juridique propice est mis en place pour un exercice responsable de la presse au Tchad  et encourage en outre tous les acteurs à travailler avec plus de rigueurs afin de garantir l’intérêt de notre démocratie renforcée », conclut le communiqué.

Justice: verdict attendu ce jour dans l’affaire d’Adam Noucky Charfadine et Co

La deuxième audience du procès en appel de l’ancien gouverneur a eu lieu hier dans l’enceinte du Palais de justice de N’Djamena.

 

C’est aujourd’hui qu’on connaitra l’issu de l’affaire de l’ancien gouverner de la région du Logone Oriental. En effet, le verdict est attendu ce vendredi 20 juillet 2018. En attendant, la deuxième audience de jeudi 19 juillet 2018 qui a duré toute la journée dans une salle moins remplie du Palais de justice de N’Djamena, le procureur a requis 6 mois de prison avec sursis pour l’ex-gouverneur. Les accusations : attentat à la liberté, l’unique infraction retenue sur les dizaines de départ, et la relaxe pour ses coaccusés. Ceci suite à des plaidoiries passionnées de deux parties.

Pour les avocats de l’ancien gouverneur, l’unique infraction, à savoir l’attentat à la liberté, n’est pas constitué. Ils demandent la relaxe pure et simple de leur client pour infraction non constituée. Pour la défense d’Adam Noucky Charfadine, le jugement doit être annulé dans toutes ses dispositions.

La partie civile se dit “consternée” par les réquisitions du procureur. Sa requête de récusation de deux juges supposés, proches d’Adam Noucky Charfadine a été invalidée. La partie civile informe qu’elle est en train d’étudier d’autres voies légales de recours pour faire invalidées ces réquisitions.

Pour rappel, l’ancien gouverneur de Logone Oriental, l’ancien commandant de la légion de gendarmerie de Doba, son adjoint et ses deux éléments ont été condamnés en première instance à respectivement 6 ans de prison ferme et 5 millions FCFA d’amende et aussi 5 ans et 200 000 FCFA d’amende chacun avec radiation du rang de la gendarmerie. Aussitôt les deux parties ont interjeté appel.

 

 

Tchad : un don de 4 véhicules à la Gendarmerie nationale

Ce don a été fait par la République française aux forces de sécurité tchadiennes.

 

Bonne nouvelle pour les forces de sécurité tchadiennes. La Gendarmerie nationale a reçu un don de 4 véhicules de la France.

L’Attaché de sécurité intérieure de l’Ambassade de France au Tchad a présidé une cérémonie le 17 juillet 2018. Au cours de ladite cérémonie, il a remis officiellement les clés de 4 véhicules Mitsubishi Pajero au directeur général de la gendarmerie nationale tchadienne.

Ces véhicules sont financés par la direction de la coopération de sécurité et de défense du Ministère de l’Europe et des Affaires Étrangères de la France.  Ces outils, dont le financement se fait dans le cadre de projets conduits par la coopération française, sont destinés à l’Inspection technique et à la Section nationale de recherches judiciaires de la gendarmerie nationale (SNRJ).

N’Djamena: un faux policier appréhendé

Il se faisait passé pour un commandant de la police nationale et menait ses activités a sein du Commissariat central de N’Djamena.

 

Habillé en tenue de la police nationale tchadienne avec le grade de commandant, pistolet au ceinturon, Daoud Azarak, le vrai faux commandant opère tranquillement dans la cour du commissariat central. Entre arnaque des citoyens et trafic d’influence, Daoud Azarak fait aisément ses « business » sous le nez et la barbe des vrais policiers qui lui présentaient régulièrement les civilités. Démasqué, il est arrêté et confié à la justice.

Le ministre de l’administration du territoire, de la sécurité publique et de la gouvernance locale présent à la présentation demande à la population d’exiger la présentation de la carte à tout policier qui tente de l’arnaquer. « Il y a des faux policiers partout, il faut les dénoncer », dit Ahmat Mahamat Bachir.

Il a promis de démanteler ce qu’il qualifie de « réseaux ». « Les investigations démontrent qu’il y a des réseaux, ce n’est pas seulement à la police nationale. Il y en a même dans l’armée nationale, à la douane, à la gendarmerie nationale, ils sont nombreux, c’est un réseau et nous sommes en train de les démanteler au fur et à mesure », a-t-il souligné.

Le procureur de la République près le tribunal de grande instance de N’Djamena, Issa Tom dit que le sieur Daoud Azarak sera jugé pour usurpation de titre et atteinte à l’autorité de l’Etat.

 

Tchad : Faki Mahamat dément être en froid avec Idriss Deby

Le président de la commission de l’Union Africaine est actuellement en séjour au Tchad. Il a rencontré le président de la république le 18 juillet 2018.

 

Le mercredi 18 juillet 2018, Idriss Déby Itno a accordé une audience au président de la commission de l’Union Africaine, Moussa Faki Mahamat. Les deux hommes ont parlé des conclusions du 31e sommet ordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union Africaine.

Cependant le dirigeant de la commission de l’UA a tenu a apporté certaines éclaircissements quant aux rumeurs qui le disent en « brouille » avec le Chef de l’Etat tchadien.  « Je suis un homme  très proche du président Deby » martèle-t-il. Celui qui a été chef de la diplomatie tchadienne rappelle que c’est le chef de l’Etat qui l’a « envoyé en mission » et qu’il a été choisi président de la commission de l’UA. Moussa Faki déplore que de telle rumeur soit véhiculée par voie de presse. « Je crois que ces genres de rumeurs, il faut les laisser mourir de leur propre mort. Mais je le regrette, on abuse de l’opinion tchadienne avec des histoires rocambolesques qui n’ont aucun sens et aucun degré de véracité » affirme-t-il.

Au cours de l’audience, Moussa Faki Mahamat et Idriss Déby Itno ont échangé sur les grands points sur le devenir de l’Afrique notamment, les conclusions du dernier sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union Africaine. « C’est un honneur pour moi également, que mon pays soit parmi les 6 premiers Etats africains, qui ont déposé les instruments de ratification de l’accord sur la zone de libre-échange continentale.  J’ai également constaté que le Tchad a ratifié un bon nombre d’instruments africains notamment sur le fond monétaire africain, sur la banque africaine d’investissement, sur la banque centrale. Je crois que cela dénote une fois de plus de l’engagement panafricain du président Deby et de l’engament du Tchad pour la construction de l’intégration du continent africain » précise Moussa Faki Mahamat.

Santé : Tchad adopte un document sur le dispositif d’assurance

Ce texte adopté le 17 juillet dernier par les experts tchadiens du domaine de la santé, sera un guide qui les aidera à mettre en place un dispositif d’assurance-santé.

 

Le Tchad vient d’adopter son « document d’orientation du dispositif d’assurance-santé » pour mieux faire face à de multiples problèmes de santé publique que connaît sa population. Pour sa mise en œuvre, de nombreux défis épidémiologiques, financiers et humains, restent à relever.

Ce document, adopté mardi dans la capitale tchadienne par les différents chefs de départements ministériels impliqués dans le secteur et les techniciens du ministère de la Santé publique, sous la coordination technique de la Cellule interministérielle de coordination de la mise en œuvre de la Couverture santé universelle (CIC-CSU), constitue un cadre de dialogue entre le gouvernement de la République du Tchad et les partenaires techniques et financiers.

Il « sera un guide, une feuille de route pour toutes les actions qui seront menées dans ce domaine, les prochaines années », a déclaré Kalzeubé Payimi Deubet, ministre d’Etat, secrétaire général à la présidence.

« En adoptant la stratégie nationale de couverture santé universelle en 2015, puis le plan national stratégique pour sa mise en œuvre en 2016, le Tchad vise à atteindre une situation où toutes les populations peuvent obtenir les services de santé de qualité dont elles ont besoin, sans que le coût ne les expose à des difficultés financières, ou à renoncer de se soigner », a-t-il précisé.

La dernière enquête démographique et de santé au Tchad, réalisée en 2014 et 2015, a attesté qu’à la suite des efforts déjà fournis, les indicateurs de santé se sont nettement améliorés durant les dix dernières années. Mais beaucoup reste à faire. Le taux de mortalité maternelle est de 1 084 décès pour 100 000 naissances vivantes, une mortalité néonatale de 39 pour 1 000 et un taux d’accouchements assistés par un personnel qualifié à 23%.

Au premier rang des problèmes de santé publique, il y a le paludisme, première cause de consultations et près de 40% de décès qui surviennent dans les hôpitaux et centres de santé, selon des données du Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP). Il y a aussi la prévalence du VIH-sida, dont le taux est de 3,3%, selon l’enquête de 2015.

En plus de situation épidémiologique fragile, le Tchad fait face à une pénurie chronique de personnel de santé: en moyenne 2,74 professionnels de santé pour 10 000 habitants, selon l’enquête de 2015, alors que la norme de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) est de 23 travailleurs pour autant d’habitants. Autre disparité, l’indice de disponibilité du personnel au niveau national est très faible (13%), tandis qu’il est très élevé à N’Djaména, la capitale (82%). Quant aux médecins, ils ne sont que 660 opérationnels contre 1 375 recommandés.

Pire, depuis trois ans, le Tchad est plongé dans une grave crise économique provoquée par la chute des cours du pétrole et exacerbée par un manque de diversification économique. En réponse, des mesures d’austérité ont été prises réduisant notamment les dépenses publiques, y compris dans les domaines sanitaires.

« Pour améliorer cette situation, le ministère de la Santé publique a mis en place diverses stratégies à haut niveau et à haut impact, notamment la mise en œuvre du financement basé sur le résultat dans quelques districts sanitaires pilotes, avant de passer progressivement à une échelle sur douze districts », a expliqué Aziz Mahamat Saleh, ministre de la Santé publique.

« Il y a aussi la stratégie nationale de santé communautaire qui est en train d’être mise en place, pour une meilleure implication des populations, avec le recrutement planifié de 40 000 agents de santé communautaire, soit deux agents par village », a-t-il ajouté.