Tchad : 64 milliards de FCFA de l’AFD pour 18 projets

Au cours de L’Agence française de développement a donné une conférence de presse le 25 juillet, au cours de laquelle elle a donné les résultats de ses activités durant l’année 2017.

 

L’AFD est présente au Tchad à travers quatre secteurs d’action prioritaires à savoir : la santé maternelle et infantile et santé de la reproduction ; l’amélioration du système éducatif primaire et le renforcement du dispositif de formation professionnelle ; le développement rural ; l’accès aux services essentiels en milieu urbain.

En ce qui concerne la santé maternelle et infantile et santé de la reproduction, le directeur pays de l’AFD informe que son institution intervient au Tchad à travers deux axes notamment le Projet PSUN et le Projet d’Appui au Secteur de la Santé. Selon le directeur pays, François Tirot, l’AFD a : équipé 17 centres de santé, réhabilité 14 entre 2016-2017 ; formé ou soutenu pour leur formation 1.406 professionnels ; 2.585 femmes ont bénéficié du forfait obstétrical ; 2 cliniques de planification familiale sont à construire en 2018.

Aussi, 757 jeunes ont été formés et 218 entrepreneurs accompagnés dans le cadre de l’amélioration du système éducatif primaire et le renforcement du dispositif de formation professionnelle, grâce à la Maison de la Petite Entreprise. Grâce au projet AFPACET, 7.000 personnes seront formées dont 43% de femmes. Concernant le projet Bab Al-Amal, 2.700 jeunes sont formés et 300 autres accompagnés dans la création/consolidation de leur activité.

Plusieurs activités ont été réalisées dans le secteur du développement rural, avec une action ancienne et majeure dans l’appui de long terme à l’élevage transhumant. En outre,  pour l’accès aux services essentiels en milieu urbain, grâce au Projet Eau et Assainissement à N’Djamena, en 2018, il est à relever la construction de 1.100 latrines publiques et familiales ainsi que l’extension de 20 km  du réseau d’eau potable.

Concrètement, il faut retenir que l’AFD au Tchad c’est 22 projets ONG en exécution en 2017 pour un montant d’engagements de 5 200 000€  soit 3,4 milliards FCFA, avec l’octroi de 5 nouveaux projets ONG en 2017. Ces derniers sont cofinancés à hauteur de 1,4 millions d’euros par l’agence AFD Tchad soit un milliard FCFA.

Tchad: Fayez al-Sarraj en visite dans le pays

L’homme d’Etat libyen est venu discuter avec ses homologues du Tchad d’un renforcement de la coopération sécuritaire.

 

C’est pour améliorer la situation sécuritaire à la frontière libyenne avec le Tchad et afin de lutter contre le trafic illégal de toutes sortes que les responsables libyens et tchadiens se sont rencontrés mercredi 25 juillet à Ndjamena. La délégation libyenne était conduite par le Premier ministre du gouvernement d’union nationale (GNA) Fayez al-Sarraj qui a rencontré le président tchadien Idriss Deby. La coordination sécuritaire entre les deux pays était au cœur de cette rencontre.

Dans le triangle frontalier au sud-libyen, les trafiquants de produits illégaux se déplacent en bandes lourdement armées et font toutes sortes de trafics. Le sud-libyen est devenu, surtout depuis 2011, une base arrière de tous les trafiquants et bandits qui s’activent dans le grand Sahara en traversant les frontières, sans qu’ils ne soient inquiétés.

Des accrochages très violents ont eu lieu ces derniers mois entre des groupuscules armés et l’armée régulière dans le sud-libyen, tout comme au nord du Tchad et au sud du Niger. Ces groupuscules agissent dans ces zones à partir du sud-libyen.

Assez souvent, les intérêts de ce grand banditisme rejoignent ceux des jihadistes. Ils traversent les mêmes routes entre la Libye et les pays voisins.

Le sud-libyen constitue également la base arrière des rebelles tchadiens qui y possèdent des camps d’entraînement. Beaucoup de rebelles se recyclent dans le trafic ou se transforment en mercenaires. Les autorités libyennes à Tripoli affirment qu’il existe 18 000 mercenaires tchadiens dans les rangs des factions libyennes opposées.

Les autorités de l’Est ont déclaré avoir recensé mille Tchadiens dans les forces qui ont attaqué le croissant pétrolier le mois dernier.

Autant de raisons qui exigent une réponse commune des autorités de la Libye, du Niger, du Tchad et du Soudan à leurs frontières. Un accord en quatre phases a été trouvé entre ces quatre pays pour relever l’énorme défi sécuritaire que pose le sud-libyen. La quatrième et dernière phase sera signée le mois prochain à Khartoum.

N’Djamena: MSF ouvre un centre nutritionnel thérapeutique

Le centre a été inauguré ce 26 juillet. Il a été créé en partenariat avec le ministère tchadien de la Santé publique.

 

L’ONG Médecins Sans Frontières (MSF) a ouvert jeudi un centre nutritionnel thérapeutique dans la capitale tchadienne, N’Djamena.

Cette nouvelle unité nutritionnelle hospitalière a une capacité initiale de 50 lits et prévoit de développer plusieurs centres nutritionnels ambulatoires à N’Djamena, afin que les enfants puissent suivre leur traitement à domicile et bénéficier d’un suivi adapté, selon un communiqué de presse de MSF dont a obtenu copie.

La malnutrition aiguë atteint actuellement des proportions alarmantes dans la capitale, sous l’effet cumulé de la crise du pouvoir d’achat, d’une insécurité alimentaire saisonnière particulièrement sévère cette année et d’une grève de la fonction publique qui touche le secteur de la santé, a précisé MSF.

La dernière enquête coordonnée par le ministère tchadien de la Santé publique, en juillet 2017, avait pointé des taux de malnutrition infantile au-delà des seuils d’urgence à N’Djamena. Or cette année, le nombre d’enfants sévèrement mal nourris hospitalisés depuis janvier dans l’hôpital de l’Amitié Tchad-Chine a augmenté de 45% par rapport à la même période en 2017. Le centre a admis jusqu’à 170 enfants sévèrement mal nourris et malades, débordant sa capacité d’hospitalisation initiale de 80 lits.

« A N’Djamena, où l’accès à des soins pédiatriques d’urgence est limité, il faut à tout prix éviter que les enfants soient si mal en point qu’il faille les hospitaliser. Une mobilisation urgente est nécessaire pour augmenter le nombre et la couverture d’unités nutritionnelles ambulatoires, et garantir qu’elles ont les moyens de fonctionner », a déclaré Natalie Roberts, responsable des urgences à MSF.

MSF a promis d’intégrer, dans les semaines à venir, la distribution de compléments alimentaires fournis par le Programme alimentaire mondial pour les enfants modérément mal nourris dans ses activités ambulatoires.

Tchad : le Colonel Ahmat Aboubakar est de retour

L’ex exilé est de revenu au pays suite à l’amnistie générale décrétée par le Président Deby après 10 ans en Egypte.

 

Le Président de la République  a accordé ce matin, une audience au Colonel Ahmat Aboubakar qui a décidé de regagner le bercail après 10 ans d’exil politique en Egypte. Ce retour fait suite à l’amnistie générale décrétée par le Chef de l’Etat après la promulgation de la loi fondamentale du 04 mai 2018.

Membre fondateur du MPS, le Colonel Ahmat Aboubakar est un baministe. C’est-à-dire, un ancien compagnon de lutte du Président de la République Idriss Deby Itno. Il a décidé de regagner le bercail après dix ans d’exil politique En Egypte. Ce retour remonte au 21 juin 2018. Ce 24 juillet, il a été reçu par Idriss Deby Itno pendant une heure.

Le Chef de l’Etat a souhaité un bon retour au pays à son ancien frère d’arme et lui a demandé de se mettre au service de sa mère patrie. Emu par la main tendue du Chef de l’Etat, l’ancien maquisard  lance un appel aux autres tchadiens qui hésitent encore à lui emboîter le pas. Pour rappel, le Colonel Ahmat Aboubakar avait quitté le Tchad à l’issue de l’attaque rebelle de la ville de N’Djaména en février 2008.

Tchad: la malnutrition progresse dans le pays

Selon l’ONG Alima le nombre d’enfant frappé par cette pandémie est de plus en plus croissant et atteint désormais « un nombre alarmant ».

 

Les enfants tchadiens souffrant de malnutrition sévère a atteint « un nombre alarmant » dans les établissements hospitaliers de N’Djamena, selon l’ONG Alima (Alliance pour l’action médicale internationale). « Le nombre d’enfants sévèrement malnutris hospitalisés entre le 1er janvier et la mi-juillet a augmenté de 45% comparé à la même période en 2017 à l’hôpital Tchad-Chine » de la capitale tchadienne, affirme Alima dans un communiqué transmis à l’AFP à Libreville.

« On observe également une croissance de 60% sur les admissions dans les programmes de traitement ambulatoire soutenus par Alima », ajoute l’ONG. « Les médecins et les infirmières font de leur mieux pour prodiguer des soins de qualité à chaque patient, mais cela implique souvent d’assigner deux à trois enfants par lit », affirme Alima. Selon le Dr Moumouni Kinda, responsable d’Alima au Tchad, « la diminution de la production agricole dans la région du Sahel a entraîné une augmentation du nombre de personnes qui migrent des zones rurales vers les zones urbaines où elles vivent dans des conditions précaires ». « De plus, la crise économique, la pauvreté et le chômage affectent la capacité des gens à acheter de la nourriture », souligne-t-il.

 

Lac Tchad: la zone a besoin d’être développée selon le CEDPE

Le Centre d’études pour le développement et la prévention de l’extrémisme appelle les pays limitrophe du lac à y accélérer le développement.

 

Comme tout le monde, le Centre d’études pour le développement et la prévention de l’extrémisme (CEDPE) condamne les actes posés par Boko Haram. C’est d’ailleurs par cela que le centre commence le communiqué qu’il a publié ce mercredi 25 juillet. Seulement, il continue en portant un doigt accusateur sur les gouvernements des pays limitrophes au Lac Tchad.

En effet, pour cet organe ces Etats ont leurs parts de responsabilités dans le fait que les actes de la secte terroriste nigériane se soient exacerbés ces derniers temps. Et ceci en ne mettant pas d’accent dans le développement socio-économique de la région.

Selon le centre, sur les 2200 ex membres de Boko Haram qui se sont repentis, 50 seulement étaient inscrits à l’école au moment de rejoindre le groupe armé. Et sur ces 50 anciens élèves, 5 savent lire et écrire. Toute chose qui pousse le CEDPE a pensé qu’avec une bonne éducation, l’idéologie prôner par cette secte n’aurait pas le même écho auprès des populations du Lac Tchad.

D’où l’importance de mettre sur pied des investissements afin de développer la région. D’ailleurs le  Centre d’études pour le développement et la prévention de l’extrémisme projette d’organiser au mois d’octobre prochain atelier. Celui-ci portera sur le rôle que le manque d’éducation joue sur l’expansion de l’idéologie de Boko Haram. À côté de ça, une étude sur la typologie des combattants de Boko Haram, sera publié d’ici cette fin d’année.

C’est le 30 janvier dernier que le centre d’études pour le développement et la prévention de l’extrémisme (CEDPE) a été inauguré à N’Djamena.

Tchad : le rapport d’Amnesty International pas crédible pour le gouvernement

L’Organisation non gouvernemental a publié un rapport le 16 juillet dernier dont le titre est «Budgets en chute, répression en hausse : le coût humain des mesures d’austérité au Tchad».

 

Après la publication du rapport d’Amnesty International intitulé « Budget en chute, répression en hausse : le coût humain des mesures d’austérité au Tchad », la ministre des Postes, des nouvelles technologies de l’information et de la communication, porte-parole du  gouvernement, Ndolenodji Alixe Naimabye réagit à travers une communication faite  ce dimanche 22 juillet 2018  à son cabinet.  Pour le gouvernement, ce rapport vise à jeter de discrédits sur le Tchad et à plonger la population dans un désarroi total.

La ministre de la communication n’est pas passée par le dos de la cueillière pour qualifiées le rapport « des informations non fondées, partisanes et truffées d’accusations graves de nature à saper les efforts menés par le gouvernement tchadien, dans le cadre de l’amélioration de la gouvernance ». C’est pourquoi, elle tient à porter à l’attention de l’opinion nationale et internationale et à rappeler à Amnesty international que le Tchad, en tant que pays souverain, a toujours respecté les textes relatifs à la protection des droits de l’homme et du citoyen en conformité avec les normes internationales telle que dictées par la Déclaration universelle des droits de l’homme.

« Amnesty  International, de par sa mission, a l’obligation de respecter le principe  contradictoire. Le gouvernement constate avec regret que les contributions  fournies par ses officiels n’ont pas été prises en compte dans ce rapport qui d’ailleurs n’a pas été soumis avant sa publication comme  l’exige  la pratique puisque les  membres du gouvernement avaient été consultés dans le cadre de son élaboration », rappelle la ministre de la communication Ndolenodji Alixe Naimabye qui s’interroge sur la pertinence des analyses et conclusions de ce document établi avec si peu de sérieux et d’objectivité.

Pour le gouvernement, Amnesty international  parle avec inconscience  et légèreté,  de violations des droits humains, de détérioration des droits à la santé et à l’éducation  en passant par le manque des libertés fondamentales notamment  les libertés d’expression,  syndicale,  d’associations, d’interdiction  de manifestations à caractère pacifique et autres. Donc, « les mesures d’austérité prises par le gouvernement  pour  juguler, la crise financière et économique difficile que  traverse  le Tchad et dépeintes par Amnesty international comme des mesures purement antisociales, répondent d’une part aux exigences des bailleurs des fonds et sont appréciées par les partenaires financiers  internationaux », justifie la porte-parole du gouvernement.  « Le Tchad n’est par ailleurs pas le seul pays au monde, ni dans l’histoire, à traverser une crise économique  sévère et à appliquer des mesures d’austérité », note la ministre.

Selon le gouvernement tchadien,  les méthodes de sondage  contestables employées par Amnesty  International ne visent qu’à noircir le tableau. Car, estime-t-il, l’Ong s’attarde seulement sur des informations et des données présentant la situation peu reluisante du Tchad tout en occultant, sciemment, les efforts soutenus et consentis par le président de la république Idriss Déby Itno  et le gouvernement  tchadien pour  le mieux-être  de ses concitoyens.  De ce fait,  « le Gouvernement  du Tchad ne peut que déplorer  le manque de sérieux d’Amnesty  international qui a pourtant bénéficié de la largesse des autorités tchadiennes. Au demeurant, rien ne détournera le Gouvernement  tchadien des réformes somme toutes salutaires enclenchées  et dont les effets ne tarderont  à se faire sentir », conclut la ministre des Postes ; des nouvelles technologies de l’information et de la communication, porte-parole du  gouvernement Ndolenodji Alixe Naimabye.

Tchad : Huawei va former des jeunes dans les TIC

La société chinoise et le gouvernement tchadien un signé un accord de partenariat en début de semaine.

 

Le géant chinois de la télécommunication, Huawei, s’est engagé à former des dizaines de jeunes Tchadiens dans le domaine des technologies de l’information et de la communication (TIC), ce qui vient renforcer la coopération déjà fructueuse entre les deux pays.

La ministre tchadienne des Postes et des Nouvelles technologies de l’information et de la communication, porte-parole du gouvernement, Ndolenodji Alixe Naïmbaye, et le directeur de Huawei Tchad, Sun Wei, ont paraphé lundi soir un protocole d’accord de coopération, lançant de facto la première édition du projet « Seeds for the future » (ou « Semence du futur ») au Tchad. Ce projet permettra d’envoyer des étudiants et enseignants-chercheurs tchadiens se former dans le domaine des TIC en Chine.

Pour l’année en cours, dix étudiants seront sélectionnés dans les différentes universités du pays. En Chine, ils apprendront la culture chinoise, effectueront des stages de deux semaines dans le domaine des TIC et visiteront le siège de l’entreprise chinoise Huawei.

Le directeur général de l’Ecole nationale supérieure des technologies de l’information et de la communication (ENASTIC), Idriss Saleh Bachar, s’est réjoui de cet accord qui permettra à son institution de définir un cadre global de référence de partenariat avec la prestigieuse société Huawei dans le domaine de la formation, de la recherche et de l’innovation des TIC.

Le projet « Seeds for the future », initié par Huawei, témoigne de « la parfaite coopération qui existe entre Huawei Technologies et le ministère des Postes et des nouvelles technologies de l’information et de la coopération, et, par extension, des bonnes relations qui existent entre la République du Tchad et la République populaire de Chine », a déclaré la ministre Ndolenodji Alixe Naïmbaye.

Le président-directeur général de Huawei pour la région Afrique du Nord, Peng Song, a souligné que grâce aux efforts conjoints de Huawei, du gouvernement tchadien et d’autres partenaires, le secteur des télécommunications est en progrès au Tchad. Selon lui, le nombre d’utilisateurs de téléphones a augmenté de 500 000 en 2007 à 6,6 millions actuellement, avec un taux de croissance très élevé.

Depuis 2005, Huawei coopère avec les opérateurs de la téléphonie mobile au Tchad. C’est au géant chinois que le gouvernement tchadien a confié la réalisation des travaux de pose de la fibre optique devant lier N’Djaména, la capitale tchadienne, à la ville d’El-Geneina, au Soudan voisin, soit sur 1 500 kilomètres.

Ce projet dénommé « Amour du peuple chinois, sourire du peuple tchadien » et dont le coût est estimé à 19,3 milliards francs CFA (soit 34,4 millions de dollars), sur financement propre de l’Etat tchadien, est un exemple de la coopération gagnant-gagnant entre le Tchad et la Chine.

Il devra générer 1 000 emplois locaux et une centaine d’ingénieurs tchadiens seront formés au cours des travaux. Un projet grandiose et ardu de haute technologie qui utilise des équipements des plus modernes du monde, largement adoptés par les opérateurs des pays européens.

Selon ses promoteurs, ce projet renforcera la stabilité de la fibre optique du Tchad, diminuera les frais de sa location, permettra de naviguer à haut débit sur l’Internet et améliorera la performance des troisième et quatrième générations de la téléphonie mobile. En plus, ce projet réduira le fossé numérique qui existe entre le Tchad et les autres pays. Il servira de plate-forme sur lequel plusieurs applications pourront être réalisées, comme l’éducation et le traitement médical à distance.

Santé : la 4ème campagne de prévention contre le palu est lancée

Le coup d’envoi de celle-ci a été donné le 24 juillet dernier dans la commune du 6ème arrondissement de N’Djamena.

 

Le ministère de la santé publique, en partenariat avec l’ONG Malaria Consortium organise la 4ème  campagne de distribution gratuite de médicaments pour la Chimio prévention du paludisme saisonnier (CPS).

Les enfants de moins de cinq ans sont les plus touchés, les plus sensibles et les plus exposés au paludisme. C’est pourquoi le ministère de la santé publique, Malaria Consortium et le Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP)  entament la 4ème campagne de traitement préventif du paludisme saisonnier. « Plus de six millions d’enfants vivant dans la région du Sahel vont recevoir un traitement salvateur de prévention contre le paludisme », informe le Directeur pays de Malaria Consortium au Tchad, M. Adama Sanogo.

Dans le cadre du même partenariat sectoriel productif, Malaria Consortium compte atteindre en 2018, 16 districts sanitaires du Chari Baguirmi, de Hadjer Lamis, de Mayo Kebbi Est et de N’Djamena. 740 000 enfants de la tranche d’âge de trois mois à 5 ans bénéficieront du traitement préventif contre le paludisme. A cet titre, environ 3 millions de dose de médicaments seront utilisées pour un investissement total d’environ 6 milliards de FCFA pour les 4 années du programme.

Selon le coordonnateur du Programme national de lutte contre le paludisme, Dr Djiddi Ali Sougoudi, « le paludisme constitue un problème prioritaire de santé publique au Tchad. Il affecte préférentiellement les femmes enceintes et les enfants de moins de 5 ans ». Raison pour laquelle, il appelle à une implication de tous pour la réussite de cette campagne afin d’éviter aux familles les souffrances liées au paludisme.

 

 

N’Djamena: la garde de Haron Kabadi blesse un jeune homme

 

Ce 24 juillet 2018, aux alentours de 18h, un élément de la garde rapprochée du président de l’Assemblée nationale a fait usage de son arme en plein convoi. L’agent a tiré des coups de feu qui ont atteint un jeune motocycliste.

Selon les témoignages, le motocycliste était en train de circuler sur le côté cédant le passage au cortège. D’après les explications données par les agents de sécurité du président de l’Assemblée nationale, un véhicule de marque Toyota RAV4 les suivait depuis Gassi, quartier où se situe le siège de l’Assemblée nationale, et se mêlait au cortège. Ainsi, la garde du PAN Haroun Kabadi aurait effectué des tirs de sommation.

Djonga Lotouil est le nom du motocycliste, habitant le quartier Walia. Il a reçu au moins deux balles. La scène s’est déroulée non loin de la Radio Arc en ciel, en face de la paroisse Sacré-Cœur, dans le sixième arrondissement de N’Djamena. Le motocycliste est d’abord admis à l’hôpital Notre Dame puis  évacué d’urgence en  ambulance à l’Hôpital général de référence nationale, compte tenu de son état.

N’Djamena : les enseignants appelés à ne pas reporter les notes des élevés

Le Syndicat des enseignants du Tchad a au cours d’une Assemblée générale tenu le 23 juillet dernier demandé aux enseignants de la capitale de ne pas remplir les bulletins de note.

 

C’est la cour de l’école du centre de N’Djamena qui a servi de cadre à la tenue de cette rencontre évaluative. A l’ordre du jour, la question de remplissage des bulletins des classes intermédiaires. Les enseignants fustigent l’attitude de leur ministère de tutelle qui a instruit les chefs d’établissement publics de remplir les bulletins de notes pour commencer une nouvelle année scolaire d’ici le 15 septembre prochain.

Le secrétaire général du SET pour la ville de N’Djamena appelle ses collègues qui ont désisté d’aller surveiller les différents examens de revenir à la légalité. Pour lui, la récréation est terminée.

Les enseignants présents à l’AG s’interrogent sur les notes avec lesquelles il faut remplir les bulletins. « Aucune composition de classe n’a été organisée et le ministère de l’éducation demande le remplissage des bulletins? » s’interroge dame Deneroh Ouldah enseignante du primaire. Un autre enseignant se demande si le conseil d’orientation s’est réuni pour orienter les élèves des classes littéraires ou scientifiques. Les élèves vont-ils passé en classe supérieur sans note? Des notes seront-elles attribuées à ses élèves? Ce sont des questions qui taraudent les esprits des enseignants en grève.

Pour le SET de la commune de N’Djamena, la lutte syndicale continue jusqu’à satisfaction totale. Il appelle au boycott du remplissage des bulletins de notes.

 

 

Football : les U17 à Yaoundé pour des tests IRM

Ces tests permettront de connaitre l’âge réel des joueurs tchadiens qui disputeront la Coupe d’Afrique des Nation Tanzanie 2019.

 

Les Sao de moins de 17 ans ont embarqué pour Ngaoundéré, depuis le 20 juillet 2018. Les Sao U17 se rendent en effet à Yaoundé au Cameroun pour le test IRM (imagerie à résonance magnétique), un système qui permet d’interpréter l’âge réel du joueur.

Après ce passage, les jeunes Sao se frotteront à quelques matchs amicaux avant leur décollage en Guinée Equatoriale pour les éliminatoires de la CAN TOTAL U17 qui aura lieu en Tanzanie 2019.

Entretemps, les éliminatoires vont se disputer du 3 au 13 août prochain en terre guinéenne entre les pays de la Zone UNIFAC. Le calendrier de cette phase éliminatoire prévoit deux poules selon le nombre des participants dont le premier de chaque poule sera d’office qualifié pour la phase finale de cette CAN. Autrement dit, la zone 4 aura deux représentants.

N’Djamena : Idriss Deby dénonce le mauvais travail des maires

Les maires des différents arrondissements de la capitale se sont réunis ce 23 juillet au Palais présidentiel.

Idriss Deby n’a pas fait dans la langue de bois. Il donne trois jours aux maires de la commune de N’Djamena pour régler tous les dysfonctionnement qu’on observe dans la capitale. D’entrée de jeu il a fait comprendre à ces élus ses intentions en les convoquant : « Je vous ai convoqué ce matin pour constater pour le déplorer, qu’aussi bien la commune de la ville que les dix communes d’Arrondissement de N’Djaména n’ont montré la pleine mesure de leur capacité à satisfaire les légitimes attentes des populations de notre cité capitale ».

Le Président de la République a utilisé un ton péremptoire pour faire comprendre aux maires le rôle important qu’ils doivent jouer auprès de leurs administrés. Il a énoncé un à un les problèmes que rencontre les populations des dix arrondissements de N’Djamena. « Les caniveaux et la plupart des canaux de drainage des eaux pluviales, les bassins de rétention d’eau, stations de pompage d’eau sont tous bouchés exposant ainsi, la population à toutes sortes de maladies dont notamment le paludisme et le choléra.

A côté de ça il dénonce aussi le fait que « le parc automobile et les matériels de la voirie municipale sont quasiment-inexistants », « les tracto-pelles, caterpillards, corbillards, bennes de ramassage de sable, camions poubelles de « N’Djamena Nadif  » bacs à ordures etc.…ont pratiquement disparu »,  « Les lampadaires ne sont pas du tout éclairés la nuit, plongeant N’Djamena dans une obscurité totale ».

Et tous ces problèmes surviennent parce que « les recettes de la mairie vont à 90% dans les poches des individus véreux bien identifiés dont le souci principal est de vider systématiquement, les caisses de la mairie ». Mais aussi à case d’un problème de communication entre personnel de mairie et les « relations souvent conflictuelles entre les maires et conseillers municipaux ».

Pour faire face à toutes ces difficultés, Idriss Deby Itno préconise entre autres, de diminuer de manière drastique les effectifs ; de revoir en baisse les indemnités et salaires ; de cesser avec les missions improductives à l’extérieur du pays, des responsables de la Mairie centrale et enfin toutes les niches de recettes de la Mairie doivent être visitées.

 

 

 

Tchad: Laoukein Médard convoqué à la police

Il était question pour l’homme politique tchadien d’apporter des informations sur une affaire de détention d’arme.

 

Laoukein Kourayo Médard a reçu, ce lundi, une convocation lui demandant de se présenter à la section de la surveillance du territoire de Moundou. Sur place, les officiers de police l’ont interrogé sur la légalité de la détention du pistolet automatique qu’il portait sur lui.

Laoukein Médard a fourni le permis de port d’armes et l’autorisation signée par le ministre de l’Intérieur. Les policiers ont alors confisqué le pistolet en lui indiquant qu’ils se donnaient deux jours avant de le lui rendre. L’ancien maire de Moundou a immédiatement refusé se constituant prisonnier jusqu’à la restitution de son arme.

Pendant ce temps, de nombreux curieux alertés ont commencé à s’attrouper devant le poste de police. Les policiers ont fini par avouer à l’opposant qu’ils avaient reçu des instructions du préfet intérimaire du Logone afin de lui retirer son arme. Face à la foule en colère, l’homme politique dit avoir décidé de quitter le commissariat. Dès ce mardi, il doit contester cette action devant la justice, notamment pour comprendre les raisons de cet acharnement.

L’ancien maire de Moundou avait déjà eu des problèmes avec la justice en juillet 2017. Il avait été emprisonné pour « malversations financières ». Il avait retrouvé la liberté après qu’un juge ait reconnu une « détention abusive » en novembre 2017. Cette affaire avait suscitée beaucoup d’intérêt de l’opinion surtout parce qu’un procureur avait tenté de s’opposer à sa remise en liberté ordonnée par un juge.

 

 

 

 

 

Tchad: Boko Haram tue 18 personnes dans la région du Lac Tchad

La secte islamique nigérian a été également kidnappée 10 femmes lors de cette attaque survenue en milieu de semaine dernière.

 

« Des éléments de Boko Haram ont attaqué un village au sud de Daboua », non loin de la frontière entre le Tchad et le Niger, vers 21h00 (00h00 GMT) jeudi, a indiqué une source militaire. Les assaillants « ont égorgé 18 personnes, blessé deux autres et kidnappé 10 femmes ».

L’insurrection islamiste de Boko Haram a dévasté la région depuis qu’elle a pris les armes en 2009 au Nigeria, faisant au moins 20 000 morts, déplaçant plus de deux millions de personnes et provoquant une crise humanitaire.

Le Tchad, le Cameroun et le Niger ont tous rejoint l’effort militaire du Nigeria pour écraser Boko Haram. Le Tchad a vu une augmentation récente des attaques du groupe. En mai, six personnes ont été tuées, dont quatre membres du gouvernement et un soldat, lors d’une attaque de Boko Haram contre un poste de contrôle de l’armée tchadienne sur une île du lac Tchad.

Boko Haram est un mouvement insurrectionnel et terroriste d’idéologie salafiste djihadiste, originaire du nord-est du Nigeria et ayant pour objectif d’instaurer un califat et d’appliquer la charia. Formé en 2002 à Maiduguri par le prédicateur Mohamed Yusuf, le groupe est à l’origine une secte qui prône un islam radical et rigoriste, hostile à toute influence occidentale. En 2009, Boko Haram lance une insurrection armée dans laquelle Mohamed Yusuf trouve la mort. En 2010, Abubakar Shekau prend la tête du mouvement qui devient un groupe armé et se rapproche des thèses djihadistes d’Al-Qaïda, puis de l’État islamique.

Tchad : vers une énergie électrique ?

Le Président Deby reçu en cette semaine les représentants d’une société américaine spécialisée dans ce domaine.

 

Le Tchad compte-t-il se tournée vers l’énergie électrique pour combler son déficit énergétique ? C’est la question qu’on pourrait se poser après le passage d’une délégation de la société Team Africa sur le sol tchadien.

Celle-ci a été reçue par le Président de la république Idriss Deby. Les représentants de la multinationale et le Chef de l’Etat ont parlé d’un possible investissement dans le pays.

Il est question concrètement de la construction et l’exploitation d’une centrale électrique à biocombustible d’une capacité de 150 mégawatts en boot sur 25 ans.

Une proposition qui de l’avis de Président-directeur général de Team Africa, Ron Yeffet, a retenu l’attention d’Idriss Deby. Surtout que celle-ci permettra d’augmenter la production en énergie du pays.

Et ce projet demandera un investissement d’environ 198 milliards de F CFA. Si la centrale voit le jour, Team Africa pense pourvoir vendre le kilowatt/h à n peu moins de 100 francs CFA à partir de la huitième année de son exploitation.

Mais aussi que « Pour atteindre son indépendance énergétique, socle du développement socio-économique, le Tchad mise sur des partenariats dynamiques et avantageux », selon la présidence.

C’est en 2015 que le pays d’Idriss Deby signe son premier accord avec cette firme américaine. En suite en 2017, un contrat d’achat électrique avec la Société nationale d’électricité, la SNE.

Cependant ce partenariat avait suscité certaines craintes au Sénégal. En effet, durant cette même période une polémique existait sur Ron Yeffet, qui était accusé d’avoir créé une société fictive afin de gagner des marchés publics dans ce pays. Le site senemedia mettait d’ailleurs le Tchad en garde quant à son partenariat avec l’américain.

 

 

 

 

 

Tchad : La Hama appelle les medias à plus de responsabilité

L’organe se régulation des médias tchadien déplore dans un communiqué de presse, le fait que la presse diffuse des informations non vérifiées.

 

La Haute autorité des medias et de l’audiovisuel (Hama), dans un communiqué de presse signé de son rapporteur général adjoint Abdoulaye Adoum Attimer rendu public ce jeudi 19 juillet 2018 dénonce le comportement des médias publics et privés qui diffusent des informations non fondées et attire l’attention au respect du droit des individus.

Après la fermeture de la Radio Nada de Moundou pour six mois, c’est au tour des autres médias tchadiens d’être mis en garde par la haute autorité des médias et de l’audiovisuel (Hama). « Suite au désagrément des medias, le Hama, constate avec regret que depuis  quelque temps la parution et la diffusion dans certains medias des articles ou reportages sur des faits non fondés, alimentant les interrogations et inquiétudes dans l’opinion nationale », annonce le communiqué de la Hama.

Ce communiqué ajoute: « nous attirons l’attention des responsables des medias publics et privés au respect strict des textes qui encadrent l’exercice de la liberté de presse au Tchad ». La Hama rappelle aux responsable des medias à leur responsabilité dans les contenus des informations diffusées ou publiées, en veillant au respect du droit des individus, des libertés publiques et des interdits.

« Dans la 4ème République, un cadre juridique propice est mis en place pour un exercice responsable de la presse au Tchad  et encourage en outre tous les acteurs à travailler avec plus de rigueurs afin de garantir l’intérêt de notre démocratie renforcée », conclut le communiqué.

Justice: verdict attendu ce jour dans l’affaire d’Adam Noucky Charfadine et Co

La deuxième audience du procès en appel de l’ancien gouverneur a eu lieu hier dans l’enceinte du Palais de justice de N’Djamena.

 

C’est aujourd’hui qu’on connaitra l’issu de l’affaire de l’ancien gouverner de la région du Logone Oriental. En effet, le verdict est attendu ce vendredi 20 juillet 2018. En attendant, la deuxième audience de jeudi 19 juillet 2018 qui a duré toute la journée dans une salle moins remplie du Palais de justice de N’Djamena, le procureur a requis 6 mois de prison avec sursis pour l’ex-gouverneur. Les accusations : attentat à la liberté, l’unique infraction retenue sur les dizaines de départ, et la relaxe pour ses coaccusés. Ceci suite à des plaidoiries passionnées de deux parties.

Pour les avocats de l’ancien gouverneur, l’unique infraction, à savoir l’attentat à la liberté, n’est pas constitué. Ils demandent la relaxe pure et simple de leur client pour infraction non constituée. Pour la défense d’Adam Noucky Charfadine, le jugement doit être annulé dans toutes ses dispositions.

La partie civile se dit “consternée” par les réquisitions du procureur. Sa requête de récusation de deux juges supposés, proches d’Adam Noucky Charfadine a été invalidée. La partie civile informe qu’elle est en train d’étudier d’autres voies légales de recours pour faire invalidées ces réquisitions.

Pour rappel, l’ancien gouverneur de Logone Oriental, l’ancien commandant de la légion de gendarmerie de Doba, son adjoint et ses deux éléments ont été condamnés en première instance à respectivement 6 ans de prison ferme et 5 millions FCFA d’amende et aussi 5 ans et 200 000 FCFA d’amende chacun avec radiation du rang de la gendarmerie. Aussitôt les deux parties ont interjeté appel.

 

 

Tchad : un don de 4 véhicules à la Gendarmerie nationale

Ce don a été fait par la République française aux forces de sécurité tchadiennes.

 

Bonne nouvelle pour les forces de sécurité tchadiennes. La Gendarmerie nationale a reçu un don de 4 véhicules de la France.

L’Attaché de sécurité intérieure de l’Ambassade de France au Tchad a présidé une cérémonie le 17 juillet 2018. Au cours de ladite cérémonie, il a remis officiellement les clés de 4 véhicules Mitsubishi Pajero au directeur général de la gendarmerie nationale tchadienne.

Ces véhicules sont financés par la direction de la coopération de sécurité et de défense du Ministère de l’Europe et des Affaires Étrangères de la France.  Ces outils, dont le financement se fait dans le cadre de projets conduits par la coopération française, sont destinés à l’Inspection technique et à la Section nationale de recherches judiciaires de la gendarmerie nationale (SNRJ).

N’Djamena: un faux policier appréhendé

Il se faisait passé pour un commandant de la police nationale et menait ses activités a sein du Commissariat central de N’Djamena.

 

Habillé en tenue de la police nationale tchadienne avec le grade de commandant, pistolet au ceinturon, Daoud Azarak, le vrai faux commandant opère tranquillement dans la cour du commissariat central. Entre arnaque des citoyens et trafic d’influence, Daoud Azarak fait aisément ses « business » sous le nez et la barbe des vrais policiers qui lui présentaient régulièrement les civilités. Démasqué, il est arrêté et confié à la justice.

Le ministre de l’administration du territoire, de la sécurité publique et de la gouvernance locale présent à la présentation demande à la population d’exiger la présentation de la carte à tout policier qui tente de l’arnaquer. « Il y a des faux policiers partout, il faut les dénoncer », dit Ahmat Mahamat Bachir.

Il a promis de démanteler ce qu’il qualifie de « réseaux ». « Les investigations démontrent qu’il y a des réseaux, ce n’est pas seulement à la police nationale. Il y en a même dans l’armée nationale, à la douane, à la gendarmerie nationale, ils sont nombreux, c’est un réseau et nous sommes en train de les démanteler au fur et à mesure », a-t-il souligné.

Le procureur de la République près le tribunal de grande instance de N’Djamena, Issa Tom dit que le sieur Daoud Azarak sera jugé pour usurpation de titre et atteinte à l’autorité de l’Etat.

 

Tchad : Faki Mahamat dément être en froid avec Idriss Deby

Le président de la commission de l’Union Africaine est actuellement en séjour au Tchad. Il a rencontré le président de la république le 18 juillet 2018.

 

Le mercredi 18 juillet 2018, Idriss Déby Itno a accordé une audience au président de la commission de l’Union Africaine, Moussa Faki Mahamat. Les deux hommes ont parlé des conclusions du 31e sommet ordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union Africaine.

Cependant le dirigeant de la commission de l’UA a tenu a apporté certaines éclaircissements quant aux rumeurs qui le disent en « brouille » avec le Chef de l’Etat tchadien.  « Je suis un homme  très proche du président Deby » martèle-t-il. Celui qui a été chef de la diplomatie tchadienne rappelle que c’est le chef de l’Etat qui l’a « envoyé en mission » et qu’il a été choisi président de la commission de l’UA. Moussa Faki déplore que de telle rumeur soit véhiculée par voie de presse. « Je crois que ces genres de rumeurs, il faut les laisser mourir de leur propre mort. Mais je le regrette, on abuse de l’opinion tchadienne avec des histoires rocambolesques qui n’ont aucun sens et aucun degré de véracité » affirme-t-il.

Au cours de l’audience, Moussa Faki Mahamat et Idriss Déby Itno ont échangé sur les grands points sur le devenir de l’Afrique notamment, les conclusions du dernier sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union Africaine. « C’est un honneur pour moi également, que mon pays soit parmi les 6 premiers Etats africains, qui ont déposé les instruments de ratification de l’accord sur la zone de libre-échange continentale.  J’ai également constaté que le Tchad a ratifié un bon nombre d’instruments africains notamment sur le fond monétaire africain, sur la banque africaine d’investissement, sur la banque centrale. Je crois que cela dénote une fois de plus de l’engagement panafricain du président Deby et de l’engament du Tchad pour la construction de l’intégration du continent africain » précise Moussa Faki Mahamat.

Santé : Tchad adopte un document sur le dispositif d’assurance

Ce texte adopté le 17 juillet dernier par les experts tchadiens du domaine de la santé, sera un guide qui les aidera à mettre en place un dispositif d’assurance-santé.

 

Le Tchad vient d’adopter son « document d’orientation du dispositif d’assurance-santé » pour mieux faire face à de multiples problèmes de santé publique que connaît sa population. Pour sa mise en œuvre, de nombreux défis épidémiologiques, financiers et humains, restent à relever.

Ce document, adopté mardi dans la capitale tchadienne par les différents chefs de départements ministériels impliqués dans le secteur et les techniciens du ministère de la Santé publique, sous la coordination technique de la Cellule interministérielle de coordination de la mise en œuvre de la Couverture santé universelle (CIC-CSU), constitue un cadre de dialogue entre le gouvernement de la République du Tchad et les partenaires techniques et financiers.

Il « sera un guide, une feuille de route pour toutes les actions qui seront menées dans ce domaine, les prochaines années », a déclaré Kalzeubé Payimi Deubet, ministre d’Etat, secrétaire général à la présidence.

« En adoptant la stratégie nationale de couverture santé universelle en 2015, puis le plan national stratégique pour sa mise en œuvre en 2016, le Tchad vise à atteindre une situation où toutes les populations peuvent obtenir les services de santé de qualité dont elles ont besoin, sans que le coût ne les expose à des difficultés financières, ou à renoncer de se soigner », a-t-il précisé.

La dernière enquête démographique et de santé au Tchad, réalisée en 2014 et 2015, a attesté qu’à la suite des efforts déjà fournis, les indicateurs de santé se sont nettement améliorés durant les dix dernières années. Mais beaucoup reste à faire. Le taux de mortalité maternelle est de 1 084 décès pour 100 000 naissances vivantes, une mortalité néonatale de 39 pour 1 000 et un taux d’accouchements assistés par un personnel qualifié à 23%.

Au premier rang des problèmes de santé publique, il y a le paludisme, première cause de consultations et près de 40% de décès qui surviennent dans les hôpitaux et centres de santé, selon des données du Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP). Il y a aussi la prévalence du VIH-sida, dont le taux est de 3,3%, selon l’enquête de 2015.

En plus de situation épidémiologique fragile, le Tchad fait face à une pénurie chronique de personnel de santé: en moyenne 2,74 professionnels de santé pour 10 000 habitants, selon l’enquête de 2015, alors que la norme de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) est de 23 travailleurs pour autant d’habitants. Autre disparité, l’indice de disponibilité du personnel au niveau national est très faible (13%), tandis qu’il est très élevé à N’Djaména, la capitale (82%). Quant aux médecins, ils ne sont que 660 opérationnels contre 1 375 recommandés.

Pire, depuis trois ans, le Tchad est plongé dans une grave crise économique provoquée par la chute des cours du pétrole et exacerbée par un manque de diversification économique. En réponse, des mesures d’austérité ont été prises réduisant notamment les dépenses publiques, y compris dans les domaines sanitaires.

« Pour améliorer cette situation, le ministère de la Santé publique a mis en place diverses stratégies à haut niveau et à haut impact, notamment la mise en œuvre du financement basé sur le résultat dans quelques districts sanitaires pilotes, avant de passer progressivement à une échelle sur douze districts », a expliqué Aziz Mahamat Saleh, ministre de la Santé publique.

« Il y a aussi la stratégie nationale de santé communautaire qui est en train d’être mise en place, pour une meilleure implication des populations, avec le recrutement planifié de 40 000 agents de santé communautaire, soit deux agents par village », a-t-il ajouté.

Tchad : le musée de Gaoui menacé

Installé dans l’ancien palais du sultan de la localité, cette galerie représente la mémoire du peuple kotoko aujourd’hui menacée de disparaître.

 

C’est un petit bijou perdu, au cœur de Gaoui. Le palais historique du sultan du village, construit au 19ème siècle, et transformé, il y a bientôt 30 ans, en musée. La survie des lieux repose sur la bonne volonté de trois hommes, dont le directeur, Abakar Saleh, a 80 ans.

« Je suis vieux et je continue à travailler pour le musée, regrette le directeur. S’il y a des jeunes kotokos qui veulent me remplacer ici, je n’y vois aucun inconvénient! »

Mais personne, à Gaoui, et au sein des Kotokos – qui peuplent essentiellement le village – n’a envie de prendre la suite. Gérer ce musée est une gageure. L’argent manque. Les murs s’effritent et menacent de s’effondrer. Le toit d’une case en paille, par exemple, ne peut être refait. Trop cher. Le musée recèle pourtant des trésors. Des ustensiles, des sculptures plus que centenaires. Ce bâton de commandement, symbole du pouvoir du sultan.Tout comme ce boubou cousu de fils d’or, pièce phare des collections.

« C’est un grand boubou qui a été porté par quatre générations de sultans, explique Mahamat Djibrine, guide au musée. Le grand parent, le père, le fils et le petit-fils, ils l’ont tous porté, c’est un grand boubou qui doit avoir 150 ans ou 160 ans. » Ces vestiges d’un passé glorieux sont entreposés, là, sans protection.

Le guide du musée veut aussi passer la main. Mahamat Djibrine est la seule mémoire du peuple kotoko.Aucun écrit n’existe. Et Hassan Ardoulaye, l’actuel sultan de Gaoui, n’a pas de solution.

« Je crains que l’histoire des Kotokos ne disparaisse avec ce musée, même si j’ai transmis notre histoire à mes enfants, témoigne le sultan Hassan Ardoulaye. Le musée retrace la longue histoire des Kotokos pour nous, comme pour les visiteurs. Sans lui, il n’y a plus d’histoire. J’espère qu’on va le garder jusqu’à la fin des temps. »

L’année dernière, le ministère du Tourisme tchadien a été saisi par l’ensemble du village, pour faire inscrire le musée de Gaoui au patrimoine mondial de l’Unesco. Une demande laissée, pour l’instant, sans réponse.

Marius Mouandilmadji : « Je pense avoir pris la bonne décision »

Marius Mouandilmadji s’est engagé ce mardi 17 juillet en faveur club de football du FC Porto pour quatre ans.

 

Marius Mouandilmadji, quelques mois seulement au Cameroun et vous voilà dans le club champion du Portugal. Comment vous sentez-vous ?

Je me sens bien. Cet engagement me rend humble par rapport à tout ce que j’ai vécu depuis quelques mois. C’est l’indication qu’avec le travail, la discipline, l’écoute de nos coachs, tout est possible.

Comment avez-vous trouvé le climat et l’environnement du Portugal ?

Je suis arrivé à un moment de l’année où le climat n’est pas trop différent de ce que j’ai déjà connu. Mais quel qu’il en soit, je vais m’y adapter.

La presse indiquait que plusieurs clubs vous sollicitaient au vu de vos performances avec Coton Sport de Garoua. Pourquoi avoir choisi le FC Porto ?

Ce n’était pas facile parce que quand vous être sollicité, vous devez garder la tête froide et avoir la lucidité pour faire le bon choix. Je pense avoir pris la bonne décision pour la suite de ma carrière. Ce qui était important pour moi était de trouver un club qui me donnera le meilleur encadrement pour continuer à apprendre et progresser. Je pense que ce sera le cas ici parce que c’est un club qui a une grande histoire. La présence d’un coach comme Sergio Conceiçao m’a beaucoup motivé. Oui savoir que notre coach à la réputation de faire confiance aux jeunes joueurs me motive. De plus si tu travailles dur, tu écoutes, tu es discipliné, tu peux avoir ta chance. Il faut pouvoir gagner sa confiance comme il l’a fait à Nantes (avec Rongier) ou au FC Porto (avec des jeunes de l’équipe B) l’an dernier. Enfin, la présence de Aboubakar Vincent, un ancien de Coton Sport, m’a beaucoup encouragé.

Avant de vous engager, avez-vous eu des séances avec le groupe ? Si oui, pouvez-vous nous parler de la différence de niveau entre les trois clubs des trois différents pays ?

Non. J’ai été engagé directement sans essai. Parlant de la différence de niveau, c’est comme si je gravissais les échelons. Partant de Gazelle FC, j’ai fait un pas en avant en m’engageant avec Coton Sport. Et c’est une autre marche que je gravis en signant avec le FC Porto et je sais que les exigences y seront encore plus importantes. Mais avec le travail, la discipline, en écoutant bien mon coach Sergio Conceiçao, je crois que je vais pouvoir traverser un cap.

Que vous a apporté Coton Sport de Garoua et le championnat du Cameroun ?

Si je me suis engagé avec le FC Porto, c’est surtout grâce à la visibilité que m’a offert le championnat du Cameroun, Elite One, qui est très compétitif. Je serais à jamais reconnaissant envers Coton Sport qui est venu me recruter au Tchad, qui m’a fait travailler dans ses infrastructures de haut niveau. Le président Fernand Sadou m’a fait confiance et n’a jamais cessé de m’encourager. Je serais aussi à jamais reconnaissant envers Coach Ebwellé et Coach Alioum qui m’ont aidé à travailler mes lacunes, et qui ont amélioré mes qualités, me permettant ainsi de devenir un joueur plus complet. Je n’oublie pas mes coéquipiers sans qui je n’aurais pas été autant performant à l’instar d’Innocent Assana, le meilleur passeur du championnat, s’il faut singulariser. J’aimerai aussi remercier la presse camerounaise qui m’a exposé au monde entier. J’aimerai aussi remercier mon agent, Nana Maxime qui est camerounais, pour son professionnalisme, sa rigueur, et ses conseils, qui en très peu de temps, a pu me placer dans un grand club.

Tchad : Gaoui ce village de potiers

Cet art est la principale activité économique de cette localité et c’est une affaire exclusivement féminine.

 

C’est un petit village, situé à 25 kilomètres de N’Djamena. Gaoui vit de la poterie depuis des décennies. 150.000 pièces sont réalisées chaque année par les femmes du village, seules à pratiquer cet artisanat. Un savoir-faire qui s’exporte jusqu’en Chine.

Maldou Hassan est la doyenne des potières de Gaoui. A « environ 70 ans », elle continue d’exécuter, jour après jour, les mêmes gestes précis et vifs: « Je fabrique environ trois jarres par jour et les petites productions comme les bols, j’en fais autant que possible, explique-t-elle. Les journées sont longues car la demande est forte, on vend beaucoup. Je commence à sept heures le matin, et je finis vers 16 heures pour m’occuper de ma famille. Mais j’ai diminué mon rythme avec l’âge. »

La terre provient des plaines alentours. Maldou Hassan met en forme les poteries, les ornemente de gravures singulières, typiques de Gaoui. Après avoir laissé sécher sa production au soleil, elle l’entrepose dans une pièce, à l’abri, avant de la faire cuire. Ce stock représente un mois de travail. Il n’est pas encore temps pour l’artisane de passer la main

« J’ai montré tout ce que je savais faire à mes filles. Mais elles ne maîtrisent toujours pas les petits détails et les gravures, regrette Maldou Hassan. Il faut du temps pour y arriver, cet art est propre à Gaoui. »

Tout le village vit de cette tradition ancestrale et féminine. Il est donc important de transmettre ce savoir-faire aux plus jeunes. Après la cuisson, c’est au tour des adolescentes d’entrer en action.

« Je suis en train de lisser cette poterie avec de l’huile, du pigment et des graines de baobab, décrit la jeune Awa. Il faut qu’elle brille pour être belle, c’est important. »

Les Tchadiens ont l’habitude de dire que les poteries de Gaoui sont les plus solides et les plus belles du pays. Et les grandes jarres conserveraient l’eau bien fraîche. Leur renommée a de loin dépassé les frontières du village. Elles s’exportent jusqu’en Turquie ou en Chine.

 

Baccalauréat 2018 : les élèves tchadiens passent les épreuves depuis hier

Ils sont 79.600 candidats répartis dans 94 centres à travers le pays. Le coup d’envoi de cette session 2018 a été donné hier par les deux ministres en charge de l’éducation.

 

Les examens de fin d’année ont bien eu lieu au Tchad. Pour sûr, depuis hier les élevés inscrits en classe de terminale passent les épreuves du Bac. L’année scolaire n’a pas été des plus simple, mais ils espèrent tous braver cette examen, afin de la clôturer en beauté.

Le baccalauréat tchadien est organisé en deux séries d’épreuves dans les filières scientifiques et littéraires et dans les deux langues officielles du pays (français et arabe). Les épreuves se déroulent jusqu’au 21 juillet dans 94 centres d’examen répartis à travers tout le pays.

Les résultats du baccalauréat de la session de juillet seront connus le 28 août prochain, d’après l’office national des examens et concours du supérieur (ONECS).

Il faut rappeler que les choses n’étaient pas gagnées. Il y a quelques jours encore le débat était de savoir si finalement les examens auront lieu au Tchad cette année ou pas. L’année scolaire a été secouée par deux grèves des enseignants du secteur public. Ceux-ci réclament le payement intégral de leur salaires et prime.

D’ailleurs, c’est depuis la fin de mai que les élevés inscrits dans des établissements d’enseignement public n’ont plus repris le chemin de l’école. Si à ça on ajoute la période d’interruption de janvier à mars, les élevés n’auront passés que six mois sur les bancs de l’école cette année.

Aucun incident n’a encore été enregistré depuis le début des épreuves hier 16 juillet 2018.

Crise alimentaire : au Tchad 4 millions de personnes concernées ?

Ceci est le chiffre prévisionnel qui a été rendu public à l’issu des travaux mené par le Cadre harmonisé. Il pourrait être atteint durant la période allant de juin à aout 2018.

 

Quatre million ! C’est le nombre de personnes qui seront touchées par la crise alimentaire au Tchad. L’information vient du Cadre Harmonisé d’identification des zones à risque et des populations en insécurité alimentaire et nutritionnelle au Sahel et en Afrique de l’Ouest (CH). Le cadre fait également état de 991 000 sévèrement touchées par l’insécurité alimentaire.

La période au cours de laquelle le pays est plus susceptible d’enregistrer ces chiffres est comprise en juin et aout 2018, durant la période dite de soudure.

« Les zones les plus touchées par cette situation d’insécurité alimentaire se situent essentiellement dans la bande sahélienne, où réside la quasi-totalité des personnes affectées par l’insécurité alimentaire sévère. Précisément, 27% de la population se trouvent en insécurité alimentaire dans les régions du wadi-fira et du Lac, 25% au Kanem, 24% dans le Bahr El gazal et 18% dans le Guera » peut-on lire sur tchadinfo.

Les résultats de l’analyse de la situation alimentaire et nutritionnelle révèlent ce pendant qu’aucun département et aucune population ne serait en « phase Famine ». Cependant, près de 304 038 personnes seront dans cette phase, et en situation de déficit considérable, avec des taux de malnutrition supérieurs au seuil d’urgence.

Ces populations nécessitent une assistance humanitaire y compris une aide alimentaire gratuite, de compléments aliments bétail, et autres activités de relèvement et de renforcement de la nutrition, de la santé, des moyens d’existence et des capacités de résilience.

 

 

Tchad : Adam Nouki et Co devant la barre

Le procès en appel de l’ancien gouverneur de la région du Logone Oriental et les militaires condamné à au moins cinq ans de prison s’est ouvert hier à la cour d’appel de N’Djamena.

 

L’ex-gouverneur du Logone Oriental, Adam Nouki Charfadine et les éléments de la gendarmerie condamnés à une peine allant de 5 à 6 ans de prison pour destruction de biens, outrage à magistrat, détention illégale, discrédit sur les décisions judiciaires, empiétement sur une décision de justice et attentat à la liberté, ont comparu ce lundi 16 juillet 2018 devant la cour d’appel de N’Djamena pour une audience de notification des charges et de vérification d’identité.

L’audience de notification des charges initialement prévue à 9 heures a finalement commencé tard dans l’après-midi. Ce retard est dû à la tenue d’une assemblée générale des greffiers qui s’est prolongée toute la moitié de la journée.

Le jury en appel a fait son entrée dans la salle d’audience avant l’arrivée des prévenus qui ont ensuite fait irruption. Le président de la cour d’appel, en prenant la parole, a prévenu les avocats des deux parties qu’il n’aimait pas être interrompu et n’admettrait aucun désordre dans la salle. Ensuite, il a procédé à la notification des charges retenues contre les prévenus et à la vérification de leur identité.

Quatre agents des forces de l’ordre se sont relayés pour affirmer avec force qu’ils ont agi sur instruction de leur chef hiérarchique afin de procéder à l’interpellation de Oumar Magadi, en vue de le mettre à l’abri d’un éventuel lynchage.

Pour sa part, l’ex-gouverneur du Logone Oriental, Adam Nouki Charfadine a dit ne pas reconnaitre les faits qui lui sont reprochés. Il a affirmé qu’il a rempli, en tant qu’administrateur de la région, sa mission régalienne qui est celle de maintenir la cohésion sociale et d’assurer la sécurité dans sa circonscription administrative.

Les avocats de la partie civile et de la défense se sont tiraillés sur le nombre de victimes qui se rajoutent au dossier. La victime Doumra Manace a fait observer que les plaintes qu’il a déposées contre les deux agents des forces de l’ordre de la Maison d’arrêt de Doba et le commandant de la garde nationale et nomade du Tchad de Doba n’ont pas être pris en compte. Le procès de plaidoirie en appel est renvoyé au jeudi 19 juillet 2018.

 

Tchad : les pharmaciens et les médecins contre les récentes nominations

L’ordre des pharmaciens a donné un point de presse le 13 juillet à la Maison des médias au cours duquel il a manifesté son mécontentement.

 

L’ordre national des médecins du Tchad et celui des Pharmaciens relèvent les incongruités que portent les décrets 1414 et 1415  du 06 juillet 2018 portant nominations aux postes de responsabilités au ministère de la santé publique. C’est à travers un point de presse fait par Dr Haroun Badawi Mahamat, vice –président de l’Ordre national des Pharmaciens du Tchad.

Selon l’ordre national des Médecins  et Pharmaciens du Tchad, ces deux décrets pris par le Chef de l’Etat pour nommer certaines personnes à des postes de responsabilité au Ministère de la santé publique portent d’énormes incongruités.  Pour les médecins et pharmaciens, cette nomination sape les efforts consentis pour le bien être sanitaire du peuple tchadien.

D’abord, il y a « l’usurpation des titres de Docteur en faveur de certaines personnes occupant  les postes d’inspecteur  chargé des finances et ressources humaines, sous-directeur de statistiques et informations sanitaires, directeur de la santé de la Reproduction et de la vaccination et le délégué sanitaire régionale de N’Djaména », cite le vice-président de l’Ordre national des Pharmaciens Dr Haroun Badawi Mahamat qui a  parlé au nom des Médecins et Pharmaciens.

Pour Dr Haroun Badawi Mahamat, ces deux décrets  font « la promotion des personnes étrangères au ministère de la santé qui ne répondent pas au profil de poste (Directeur de ressources humaines et de la Formation, sous-directeur de la planification, inspecteur chargé des établissements pharmaceutiques et laboratoires ». « Ce qui est contraire à la politique prônée et axée sur la promotion des cadres internes », martèle Dr Haroun Badawi.  En  conclusion, la nomination de ces agents ne répond pas au profil de leurs postes, estiment les Médecins et les Pharmaciens tchadiens.

« La nomination de feue Dr Nambatigué Sainta, décédée en 2017 au poste de sous directrice de la pharmacopée illustrant la légèreté avec laquelle le chef de département a procédé aux propositions des candidats à la promotion », déplore le vice-président de l’ordre national des Pharmaciens du Tchad.  En outre, les médecins et pharmaciens constatent la non-représentativité  des femmes au niveau des délégations sanitaires régionales. De ce fait, elle est contraire aussi à la politique du chef de l’Etat qui consiste à mettre un accent particulier sur l’équité à travers la 4ème République.

« Au-delà des frustrations  qu’ils engendrent au sein de l’ordre national des médecins du Tchad et celui des Pharmaciens, ces deux décrets violent et remettent en cause les principes fondamentaux de l’administration. Ainsi, cette mauvaise gouvernance des ressources humaines pourrait constituer, si des mesures correctives ne sont pas prises, une source de démotivation du personnel et partant du corps médical », notent les pharmaciens et médecins du Tchad.  C’est pourquoi, une demande à l’annulation de ces deux décrets est déposée auprès du Chef de l’Etat. « Sous d’autres cieux, le ministère de la santé publique doit démissionner », souligne Dr Haroun Badawi Mahamat.

 

 

Tchad : 12 policiers ont été révoqués

Le décret stipulant leur sortie des rangs de la police nationale a été signé le 13 juillet dernier à N’Djamena.

 

Par un décret du ministre d’État secrétaire général de la présidence de la République, Kalzeubé Payimi Deubet, signé par délégation, 12 policiers sont révoqués du corps de la Police nationale. Cette révocation intervient suite à deux fiches, notamment la fiche n° 0308/PR/PM/MATSPGL/SG/DGPN/DRG/2018 du 20 juin 2018, relative à l’acte de complicité d’assassinat d’une expatriée, et la fiche n° 157/PR/PM/MSPI/2015 du 21 janvier 2018, relative à l’abandon de poste par les intéressés et conspiration avec les groupes rebelles.

Ce groupe de 12 policiers est composé de deux commissaires divisionnaires de police, 3 commissaires principales de police, 3 officiers principaux, un officier et 3 gardiens de la paix ont été révoqués pour faute grave et manquements aux obligations professionnelles. Cliquez ici pour lire le décret entier