Démographie : le Tchad et les pays de la CEDEAO pour une baisse de la natalité

Des parlementaires de ces pays ont soulevé l’éventualité de limiter la naissance afin de réduire de moitié le taux de natalité à l’aube de l’an 2030.

 

Les parlementaires de la CEDEAO dont celui de la Mauritanie et du Tchad ont exprimé leur souhait de faire baisser de moitié, soit à 3 enfants par femme le taux de natalité de leur pays. Celui-ci trouve en effet être l’un des plus élevés au monde. C’est l’une raison pour ces parlementaires d’inciter leurs gouvernements à mettre en place une politique visant à limiter la fécondité des femmes africaines à 3 enfants maximum, ce, à l’approche de 2030. L’objectif est de maîtriser le boom démographique que rencontrentactuellement ces pays, selon le président du Parlement burkinabè, Salifou Diallo.

En vue d’une meilleure croissance économique

Si les femmes de l’espace CEDEAO continuent en effet à mettre au monde 5, 6 enfant en moyenne, sa population se comptera au nombre d’un milliard à l’approche de 2050. Avec une telle situation, impossible pour ces pays d’espérer un développement économique au-delà de leurs 5 ou 6 % actuels. Pour changer la donne, il n’y a rien de tel que la limitation urgente de cette poussée démographique afin d’atteindre un développement durable et viable. D’après toujours M. Diallo, les parlements de chaque pays membres doivent ainsi adopter les stratégies permettant de baisser rapidement et volontairement ce taux de natalité. L’accès massif de la population à la planification familiale est un exemple, élever le niveau d’éducation des femmes et renforcer les efforts pour parfaire la survie de l’enfant en sont d’autres.

Trouver un équilibre optimal

De l’avis d’Adrien Houngbédji, le président du Parlement de Bénin, cette tâche visant à l’équilibre optimal entre le contrôle des naissances et l’amélioration de la valeur de vie du peuple leur incombe. Cela revient à faire baisser de moitié ce taux de fécondité pour que celui-ci rime et accentue le taux de croissance économique un peu trop modéré, ajoute Marcel De Souza, le président de la commission de la CEDEAO.

 

Tchad : 15 000 enfants concernés par la malnutrition sévère aiguë

Voilà déjà trois ans que ce fléau sévit dans le pays. De nombreuses actions sont menées sur le terrain mais le nombre de personnes touchées par la crise alimentaire est de plus en plus grand.

 

5 kilos, c’est le poids du petit Saleh, 6 mois. À cet âge, l’enfant devrait peser 6,8 kilos selon les normes de croissances établies par l’Organisation mondiale de la Santé. Comme lui, ce sont 15 000 petits Tchadiens qui ont été pris en charge par l’organisation humanitaire ALIMA rien qu’à N’Djamena. « C’est énorme 15 000 ! C’est une situation d’urgence absolue », s’inquiète le docteur Jean-Claude Djoumessi.

Le praticien exerce au sein d’un hôpital gouvernemental à N’Djamena, la capitale du pays. Là-bas, les médecins sont débordés par l’afflux croissant d’enfants souffrant de malnutrition sévère aiguë, la forme la plus grave de cet état nutritionnel.

 

Des prévisions catastrophiques

Depuis trois ans, le Tchad traverse une grave crise économique causée par la baisse du prix du pétrole. Des milliers de familles pâtissent de cette situation et peinent à subvenir à leurs besoins. Sur place, les médecins appellent à l’aide. « On a le pouvoir d’achat des mamans qui a baissé. Les mamans n’arrivent plus à se procurer de quoi nourrir leurs enfants », continue le docteur Djoumessi. À cette impossibilité de se nourrir, s’ajoute une grève du système de santé, qui ne permet pas aux enfants d’être soignés convenablement.

Les prévisions des acteurs de la santé tchadiens s’annoncent catastrophiques. Sur une population de 14,5 millions d’habitants, ils estiment qu’en 2018, environ 287 000 enfants entre 0 et 5 ans souffriront de malnutrition sévère aiguë.

Tchad : Idriss Deby effectue une visite surprise à l’ONECS

Il était question pour le Chef de l’Etat de vérifier et d’apprécier l’avancée du niveau de travaux en ce qui concerne le report des notes du baccalauréat.

 

Il était exactement 09h10 min, ce 08 aout lorsqu’Idriss Deby Itno passe les portes des bureaux de l’Office national des examens et concours du supérieur. Malgré la forte pluie, le Président de la République a tenu à venir constater de lui-même le niveau d’avancement de la saisie des notes. Sans

Ses proches collaborateurs et l’équipe de la presse qui l’accompagne se regardent dans les yeux. Question de savoir où l’on va ? La destination sera connue lorsque la voiture présidentielle s’immobilise dans les locaux de l’Office national des examens et concours du supérieur (ONECS) sis au quartier Gassi dans la commune du 7ème arrondissement de la capitale.

La correction des épreuves écrites du baccalauréat session de juillet 2018 étant terminée, le Président de la République a effectué cette visite inopinée à l’effet de s’enquérir de la phase des saisies de notes. L’ambiance était  studieuse et chacun s’attèle à la tâche qui lui est dévolue. Très détendu et jovial, le Chef de l’Etat Idriss Deby Itno a échangé avec presque la quasi-totalité des examinateurs pour s’imprégner du bon déroulement du bac qui a vu s’affronter 79.600 candidats toutes séries confondues répartis dans 94 centres.

Après s’être imprégné de la phase des saisies de notes du baccalauréat session de juillet 2018, le Président de la République Idriss Deby Itno échange avec les enseignants. Il apprendra qu’ils subissent de la torture morale, parce qu’on leur demande de faire authentifier leurs diplômes avant qu’ils ne perçoivent le salaire du mois de juillet  2018. Le Chef de l’Etat s’offusque face à cette situation qu’il qualifie de supplice inacceptable.  « Ne confondez pas contrôle physique pour le payement de salaires et audit des diplômes », a lâché le Président de la République Idriss Deby Itno . On ne peut plus clair !

Un nouveau découpage administratif au Tchad

Désormais le pays est divisé en 23 provinces, 95 départements et 365 communes. C’est ce que stipule l’ordonnance du Chef de l’Etat signe en date du 07 aout 2018.

 

N’Djamena est désormais une province à elle seule. C’est en effet le « grand changement » de l’ordonnance d’Idriss Deby Itno. Mardi 07 aout dernier, le Président de la République a réorganisé les unités administratives et les collectivités autonomes du pays.

Ainsi la capitale hérite d’un statut spécial. Selon cette ordonnance, la nouvelle province a « un statut particulier, régie par un texte spécifique ». Et pour ce qui est des autres provinces, départements et communes, les statuts et les attribues de leurs dirigeants sont « fixés par décret pris en conseil de ministres ».

Les provinces sont comme les régions, administrées par des gouverneurs et les départements par les préfets. L’ordonnance du Président nous apprend que les « limites territoriales des départements et celles des communes sont fixés par décret pris en conseil de ministres ». Pendant que les « limites territoriales des provinces sont celles des anciennes régions ».  Pour avoir la liste du nouveau découpage administratif du Tchad cliquez ici.

Tchad: des Emiratis en renfort de la SNE

La société Mobil Power Systems FZC UAE vient de signer un accord avec le gouvernement tchadien, qui stipule la fourniture de 30 mégawatts à la Société Nationale d’Electricité.

 

Une société émiratie spécialisée dans l’électricité appuiera le réseau de distribution de la Société Nationale d’Electricité (SNE)  avec 30 mégawatts supplémentaires pour desservir la ville de N’Djamena et progressivement le pays.

C’est le résultat d’un accord signé entre la SNE sous la houlette du ministère en charge de l’énergie et la société émiratie Mobil Power Systems FZC UAE, le 06 avril 2018. Selon cet accord, la société émiratie fournira à la SNE, le kilowatt à 147 FCFA, les deux premières années et à environ 125 Fcfa, pendant les trois dernières années. Pour respecter le principe du partenariat gagnant-gagnant, la société émiratie tirera ses bénéfices pendant les cinq premières années, puis rendra la centrale au Tchad à une somme symbolique d’un franc, selon les conclusions du contrat.

Après l’écoulement de ces cinq  ans, la turbine de dernière génération fonctionnant au gaz et au fuel, d’une durée de vie de 25 à 30 ans sera entièrement un bien de l’Etat tchadien. Mais en attendant les cinq ans, la gestion de la centrale sera complètement assurée par la société émiratie, qui formera également des techniciens tchadiens pour la relève. Pour le fonctionnement de cette centrale, les énergies seront procurées par la société de raffinage de N’Djaména.

A savoir, le premier cargo transportant les matériels pour la mise en place du projet a atterri à l’aéroport militaire de N’Djaména, le 04 août dernier.

Tchad : le SET suspend des membres frondeurs

La décision a été prise le 04 aout dernier, lors de son conseil extraordinaire tenu au CEFOD.

 

Le bureau national du Syndicat des Enseignants du Tchad (SET) a tenu le 04 août 2018, son conseil extraordinaire au CEFOD. Le conseil s’est penché sur le cas de ses membres qui ont appelé à la reprise alors que le syndicat observait une grève illimitée.

Le conseil décide de la suspension de quatre membres du bureau exécutif national ayant signé la note pour la sortie dudit syndicat de la grève observée par la plateforme syndicale. Sont concernés par cette suspension les nommés : Samuel Guebana, Alladoumngar Tedengarti, Nekouanodji Ngaram et Bemba Abdelkader.

Le conseil national du SET donne aussi un avertissement aux autres membres du bureau, signataires de la note du 28 juillet 2018 notamment Djimtoingar Ngatoldji, Mahamat Tahir Adoum, Docwada Yaya, Mme Djikoloum Mbatekodjal, Salissou Abdelkader, Bolmbari Ngolaou, Mbayam Kilaban, Nodjiam Oudoubedjé et Hélène Nékarmbaye. Le conseil extraordinaire décide en outre de la tenue du congrès en fin octobre 2018. Sont désignés tous les secrétaires généraux des régions de convoquer les membres avertis et les ramener dans le bureau.

Rappelons que des enseignants membres du SET ont signé un communiqué pour appeler leurs camarades à reprendre le chemin de l’école afin d’organiser les examens de fin d’année alors que le syndicat a fait le contraire. Ainsi cette situation a divisé les enseignants. Tous les examens de fin d’année sont déjà organisés, le SET veut réorganiser ses rangs pour continuer la lutte.

 

 

Tchad : accord pour la création de la Chadian Airline

L’accord de partenariat entre le gouvernement et le groupe Ethiopian Airlines a été signé hier 07 aout. Celui-ci a entériné la création de la nouvelle compagnie aérienne tchadienne.

 

C’est sûr ! Le Tchad aura bientôt sa compagnie aérienne. Un accord de partenariat vient d’être signé entre le gouvernement tchadien et la compagnie aérienne Ethiopian Airlines. C’était le 07 aout en présence du Président Deby.

Le Tchad était représenté par le ministre de l’aviation civile et de la métrologie nationale Mahamat Tahir Rozi et l’entreprise éthiopienne par son directeur du service commercial Busera Awel.

Ce partenariat précise les conditions de la gestion de la nouvelle compagnie aérienne tchadienne baptisée Chadian Airline ou Tchadia. Ainsi, la future compagnie est détenue à 51% par le Tchad et 49% par le groupe Ethiopian Airlines.

De l’avis de Busera Awel, Chadian Airline porte en elle de grandes ambitions. « Cette compagnie a, pour plusieurs raisons, une importance capitale pour le Tchad. Elle va desservir, ouvrir le pays à l’intérieur même, le connecter à la sous-région. Le Tchad, de par sa position stratégique, permettra plus d’intégration pour le continent africain », a-t-il expliqué.

Le ministre tchadien de l’aviation, lui est très enthousiaste quant à l’arrivée de cette nouvelle compagnie dont la date du lancement est prévue pour le 1er octobre prochain. « Nous allons commencer par les vols intérieurs, relier les grandes villes des régions. Après, nous allons relier les capitales de l’Afrique centrale, puis le Moyen-Orient et le reste du monde », a-t-il annoncé.

Le ministre reconnais cependant que « Nous avons par le passé créé plusieurs compagnies dont Air Tchad et Toumaï Air, mais la gestion a été catastrophique ».

 

 

 

 

Tchad : 80 agents des Impôts suspendus

Il leur ait reproché de détenir et d’utiliser de faux diplôme, document qu’ils ont présenté au moment de leur recrutement à la fonction publique.

 

L’opération de vérifications des diplômes des agents de l’Etat entrepris par le gouvernement depuis quelques mois a commencé a porté ses fruits. En effet 80 cadres et agents de la Direction générale des impôts du Tchad sont déjà tombés dans le filet.

Selon une note rendue public par l’inspecteur général des Finances, Koulamaye Dillah, ces fonctionnaires ont purement et simplement été suspendus de leurs fonctions. Tous sont accusés de détention et usage de faux diplômes.

Et selon Koulamaye Dillah « Cette décision, qui constitue une mesure conservatoire, ne sera levée qu’après régularisation de la situation administrative de chacun ».

Vu que la liste de ces 80 fonctionnaires constitue le « première vague », comme l’a indiqué l’inspecteur général des Finances, il est donc probable que d’autres noms viennent rallongés cette liste de suspension.

Rappelons cependant l’opération de vérification des diplômes de tous les agents de l’Etat vient d’être prolongé de trois et 55.000 fonctionnaires reste encore à contrôler.

 

 

 

N’Djamena : 26 criminels ont été appréhendés

Ces hommes ont été présentés au public tchadien ce matin par des éléments de la police nationale.

 

La police nationale a présenté ce mardi 7 août à la direction générale de la police nationale, 26 présumés malfrats qui opèrent dans la ville de N’Djamena. Ces hommes sont à l’origine de cette flambée alarmante de l’insécurité constatée ces derniers temps.

Parmi les 26 personnes arrêtées figure un usurpateur du titre d’agent de police de la circulation routière. Celui-ci demandait aux propriétaires d’engins à deux roues de le suivre à la direction de la police après les avoir arrêtés lors d’un faux contrôle. Il disparaissait ensuite dans la nature avec la moto. Un groupe de 3 malfrats, remorqué sur une moto, attaquait ses victimes en les assommant à l’aide d’un marteau. Le voleur d’un véhicule Hilux double cabine a également été appréhendé à Farcha.

D’autres individus font partie des personnes arrêtés. Parmi eux, 9 présumés voleurs spécialisés dans le vol de sac de femmes et des boucles d’or, 2 assassins d’un motocycliste à Walia, 3 voleurs qui créaient sciemment des accidents de circulation pour s’emparer des engins des paisibles citoyens et deux autres braqueurs dont un gendarme et son ami qui se retranchaient à Walia avec un couteau de jet pour opérer des actes de braquage en s’en prenant à des paisibles citoyens.

Certains d’entre-deux opéraient à l’aide d’armes à feu pour porter gravement atteinte à l’intégrité des civils.  L’intervention de la police est à saluer mais elle devrait doubler de vigilance pour neutraliser ces malfrats qui ôtent des vies et endeuillent régulièrement le quotidien de civils durement touchés par cette difficile conjoncture économique et financière.

JAJ: le Tchad enregistre six médailles

Les athlètes ont présentés leur « butin de guerre » obtenu aux Jeux Africains de la Jeunesse (JAJ), au ministre en charge des sports, hier lundi 06 aout.

 

Six médailles ! Dont une argent et cinq en bronze. C’est le total des médailles qu’a remporté le Tchad, lors de sa participation aux Jeux africains de la jeunesse du 18 au 28 juillet dernier à Alger, en Algérie.

Revenus au pays, ces athlètes ont été reçus par le ministre des sports. C’était ce 06 aout. Les sportifs tchadiens ont ainsi présenté leur récompensés à l’homme du gouvernement. Les disciplines qui ont valu des médailles aux ambassadeurs tchadiens ayant pris part aux jeux africains de la jeunesse sont : le Judo,  le Taekwondo et le Tir à l’arc.

Le ministre de la promotion des jeunes, des sports et de l’emploi, Mahamat Nassour Abdoulaye constate : « on était vraiment minoritaire à Alger, si nous étions plus nombreux que ça, peut être que notre mention serait meilleure. Pour que nous soyons nombreux, il fallait mettre des moyens, c’est ce que nous n’avons pas fait ».

Toutefois,  Mahamat Nassour Abdoulaye  informe que les trois disciplines ont pu arriver à la troisième place en remportant des médailles de bronze  « Ce n’est que partie remise. Nous allons tout faire pour que les conditions se réunissent et nous  demanderons aussi aux autres de doubler d’efforts. La prochaine fois, nous ferons tout pour que la majorité des disciplines sportives participe » dit-il. Le ministre en charge des sports  promet par ailleurs de soutenir ces sportifs pour mieux préparer les jeux olympiques de paris en 2024.

Stylisme : les créateurs de modes ont rendez-vous à N’Djamena

Ce sera au cours du 3ème Sommet du stylisme et des créations africaines GX African et Designer qui tiendra du 20 au 27 octobre 2018 prochain.

 

Les stylistes et couturiers tchadiens accueillent le 3ème Sommet du stylisme et des créations africaines GX African et Designer. Ils organisent par la même occasion, la 1ère édition du Festival de mode et Traditions Tchadiennes (FESMOTT), du 20 au 27 octobre 2018. L’annonce a été faite ce 04 août 2018, au Restaurant SeleSao de N’Djaména.

Durant une semaine, N’Djaména sera la capitale de la mode africaine où, plus de 20 pays africains et de l’Europe  seront  au rendez-vous avec plus de 50 stylistes et créateurs de mode. Ce sommet sera également l’occasion de lancer la première édition du Festival de Mode et Traditions Tchadiennes (FESMOTT), sous le thème : « culture vestimentaire tchadienne : savoir-faire traditionnel aux tendances actuelles. Made in Chad : Authenticité, Qualité, Gashion et Glamour ».  « Le FESMOTT reste un événement itinérant autour duquel, l’art vestimentaire tchadien sera mis en lumière, le secret autour duquel la beauté tchadienne fait exception n’en sera pas du reste », déclare le promoteur de ce festival Hissein Adamou Camara.

Pour agrémenter ce festival, des séries de formations seront destinées aux femmes et aux jeunes, dans la  coupe et la couture, la coiffure et le maquillage, la teinture et le tissage. Aussi, il sera organisé à cette occasion une formation à l’endroit des créateurs de mode. Cette formation concernera la technique de combinaison des couleurs, la gestion des ateliers et de la clientèle, l’initiation à l’utilisation des logiciels de mode et de dessein.

Le FESMOTT, sera une semaine d’activités autour du Tchad authentique et original. Ce sera une semaine d’opportunités d’affaire dans un village ou toutes les entreprises profiteront pour vendre et communiquer.

Moyen-Chari : Idriss Deby demande la suppression du sultanat de cette localité

Ce 04 aout les cadres et ressortissants du Moyen-Chari, ont organisé une réunion au cours de laquelle il a été question de faire un compte rendu de l’entretien avec le Président.

 

Le Président Deby appelle à la suppression pure et simple du sultanat dans le Moyen Chari. C’était lors de la réunion qu’il a eu avec les représentants des ressortissants du Moyen-Chari la semaine dernière.

C’est depuis des mois que les ressortissants du Moyen-Chari ont exprimé leur colère contre l’élection du canton Sarh en Sultanat par le ministre de l’administration du territoire, de la sécurité publique et de la gouvernance locale Ahmat Mahamat Bâchir.

Des démarches ont donc été initiées en vue d’une rencontre avec le Chef de l’Etat. Rencontre qui avait pour but de régler le litige qui oppose les populations du canton Sarh avec l’administration publique.

Les ressortissants ont finalement obtenu audience le 3 août. Et la rencontre a eu lieu en présence du ministre de l’administration Ahmat Mahamat Bachir. Selon le compte rendu  fait par les représentants, les échanges avec le Président étaient fructueux. Car, le Chef de l’Etat a demandé au ministre de rectifier le tir.

« Le ministre de l’administration a fait savoir qu’il s’agit d’un problème hautement politique et qu’il faut rencontrer les députés de la région pour trouver la solution. Le président n’a pas accepté et il a assuré que notre démarche est claire qu’il n’y a plus à discuter de quoi que ce soit », précise un membre du comité qui ajoute que le président a notifié qu’on n’impose pas le sultanat aux gens s’ils n’acceptent pas.

« Ce décret est une erreur assure le président qui a demandé au ministre de prendre un acte pour le canton urbain de Sarh. Si la famille veut garder Mahamat Bézo, c’est à elle de décider », ajoute-t-il.

Tchad : pour la CTDDH les autorités s’ingèrent dans les affaires judiciaires

L’organisme de défense des droits humain a organisé e weekend une conférence de presse a cours de laquelle ses membres ont dits le mécontentement.

 

Placée sous le thème: ‘’détention illégale et immixtion des autorités administratives dans le pouvoir judiciaire’’,  cette conférence vise à dénoncer ce que le secrétaire général de la convention tchadienne pour la défense des droits de l’homme (Ctddh), Mahamat Nour Ahmat Ibedou qualifie de rejet des décisions de justice par ces autorités, surtout en provinces. « C’est un phénomène d’autant plus grave que son existence au Tchad est unique. La récurrence des violations posées par les administrateurs entre autre des gouverneurs sur des décisions et arrêts des tribunaux est inquiétante à plus d’un titre, car il est évident que ce phénomène n’aurait pas atteint cette ampleur s’il n’était pas encouragé et soutenu par le pouvoir politique », précise Mahamat Nour Ahmat Ibedou. Il cite le cas de l’ex-gouverneur du Logone oriental Adam Noucki Charfadine. Il  estime  que  son action  constitue le  mépris envers la  justice tchadienne.

« Il existe une fin à tout et le gouverneur l’a appris à ses dépens. Nous avons pensé naïvement, au regard des sanctions que les choses vont changer. Malheureusement, nous avons déchanté et le gouverneur de la région du Lac Ali Abbali Salah nous a démontré que les habitudes sont tenaces », ajoute-t-il.  Selon le secrétaire général, le gouverneur du Lac, de son statut de beau-frère d’Idriss Deby, s’est permis d’arrêter et d’incarcérer des citoyens qui n’ont pas participé au conflit foncier ayant causé mort d’hommes dans la région et libérées par la chambre d’accusation de la cour d’appel de N’Djamena.

« Nous avons rappelé au gouverneur qu’un arrêt est opposable à tous sans exception aucune. Mais il a eu recours au service du procureur de Bol pour mettre ces malheureux à la disposition d’un juge d’instruction, tout en ignorant ce principe élémentaire qui dit : « nul ne peut être jugé deux fois pour les mêmes faits », renchérit-il. Pour lui, priver arbitrairement un citoyen d’un de ses droits fondamentaux à savoir le droit à la liberté est un acte grave. « La violation d’une décision de justice sape à n’en pas douter le fondement d’un Etat de droit. Même la mauvaise qualité des décisions ne peut justifier de tels actes, car d’autres voies légales de recours s’imposent », complète-t-il.

Tchad : la marche des médecins interdite

Celle-ci était prévue pour le 07 aout prochain en protestation contre les nominations de certains responsable au ministère de la santé publique.

 

Le Syndicat de médecins du Tchad (SYMET) est en colère. Ne réussissant pas à se faire comprendre, ils ont décidé de passer au niveau supérieur en initiant une marche le 07 aout prochain. A l’origine de cette colère, la nomination le 06 juillet dernier des responsables au ministère de la santé publique.

Les Ordre National des Médecins du Tchad et des Pharmaciens reprochent à ses nominations le fait de comporter des incongruités. En effet, selon eux on y retrouve des usurpations des titres de docteur en faveur de certaines personnes occupant certains postes et la promotion de personnes étrangères au ministère de la Santé qui ne répondent pas au profil du poste. Mais surtout la nomination Dr. Nambatigué Sainta, décédée en 2017, au poste de sous-directrice de la pharmacopée.

Malgré les sorties pour dénoncé cet état de chose, les nominations ont été maintenu. D’où l’idée d’une marche.  Marche qui vient d’être annulé par le gouvernement. Mais le SYMET ne compte pas se laisser faire. En effet, le syndicat prévoit d’organiser des sit-in devant le ministère de la Santé publique et les 22 gouvernorats des régions du Tchad.

 

 

 

Tchad : vérification des diplômes des fonctionnaires

Cela va faire environ quatre mois que le gouvernement tchadien a lancé cette vaste opération. Celle-ci vise à accroitre les recettes de l’Etat.

 

L’Etat tchadien a entrepris il y a quelques mois une vaste opération de vérification des diplômes de ses agents civils et « beaucoup de faux » ont été découverts, a indiqué le ministre de la Fonction publique, Ali Mbodou Mbodoumi.

Pour faire face à la crise financière et économique qui frappe le pays, le gouvernement a pris fin août 2016 seize mesures d’urgence visant à accroître les recettes publiques, à réduire les charges et à améliorer l’efficacité de la dépense publique et le rendement des services de l’Etat. Parmi ces mesures figure l’audit des diplômes de tous les agents de l’Etat.

C’est au cabinet d’audit CGIC-Afrique international du Burkina Faso qu’a été confiée la difficile tâche d’auditer tous les diplômes des fonctionnaires recrutés entre le 1er janvier 1996 et le 31 décembre 2016, soit au total 55.521 diplômes, parmi lesquels ceux de 42.902 fonctionnaires, 7.999 contractuels et 4.620 mains d’œuvre.

« Le Tchad a une masse salariale injustifiée et décriée par les partenaires. A travers cette opération, l’Etat veut se débarrasser de tous les agents irréguliers », a déclaré mercredi le ministre de tutelle qui s’était enquis la veille de l’avancée des travaux d’audit.

« A ce jour, le cabinet a réalisé 80% de son travail. Les résultats de cet audit seront disponibles dans les trois prochains mois. Mais déjà, beaucoup de faux sont révélés », a affirmé M. Mbodoumi.

« Nous nous sommes rendu compte que des agents irréguliers, en complicité avec des agents du ministère de la Fonction publique, ont réussi à soutirer une bonne partie de leurs dossiers en vue de s’échapper au contrôle », a-t-il révélé en assurant avoir « pris des dispositions nécessaires pour qu’aucun agent n’échappe à cette opération d’assainissement ».

Si 80% du travail a été abattu, les 20% restants ne sont pas une sinécure. « Quelle que soit la volonté du cabinet, le travail demeure complexe parce qu’effectuer un audit dans des archives qui ne sont pas tenues n’est pas aisé », a reconnu M. Mbodoumi. Son ministère ne dispose pas d’archives électroniques, mais des fichiers en papier dont certains comportent des informations illisibles, altérées par le temps et les intempéries…

Le gouvernement a ainsi décidé de prolonger de trois mois le contrat du cabinet d’audit, qui était initialement de six mois. Cette prorogation doit permettre de déterminer la situation des agents dont les traces des dossiers ne se trouvent pas dans les archives.

Tchad : les bouchers veulent s’attaquer au marché sous régional

La Fédération nationale des bouchers du Tchad (FNBT) a tenu une réunion hier 02 aout afin de mettre sur pied une politique pour percer le marché d’Afrique centrale.

 

« Notre ambition est d’exporter la viande dans la sous-région Afrique centrale », déclare le rapporteur et formateur de la Fédération des bouchers tchadiens Adoum Oumar Kadallah ajoutant que le plus gros marché que « nous visons est la République Démocratique du Congo ».

Conquérir le marché sous-régional était déjà l’un des objectifs que s’était assigné l’Etat du Tchad. Et pour cela le nombre de 220 000 tonnes avait été annoncé par an. Comme le dit Jeune Afrique : « Avec, selon le dernier recensement réalisé au début de mai, 83 millions de têtes de bétail,  le pays a le potentiel pour faire mieux. Mais pour que la viande et les produits dérivés de l’élevage deviennent un pilier de son économie, le Tchad ne veut plus se contenter d’exporter ses animaux sur pieds. Il doit transformer ».

Pour le fondateur de la Fédération, avec « la privatisation de l’abattoir frigorifique de Farcha se traduira par l’augmentation des chambres froides qui passeront de 3 à 20. Parallèlement, des aires d’abattage verront le jour dans la capitale où environ 3 000 bêtes (moutons et bœufs) seront tuées par jour ».

En 2015 le gouvernement tchadien avait décidé de la construction de neuf abattoirs d’une capacité annuelle de 10 000 à 70 000 tonnes chacun, en complément de celui de Farcha, situé dans la capitale et qui fournit aujourd’hui la quasi-totalité de la production nationale.

Et aujourd’hui, bouchers comptent sur la réalisation du projet de privatisation de l’abattoir frigorifique de Farcha à N’Djaména, attendu dans 6 mois, et de celui de Djermaya, en construction, pour aller à la conquête du marché extérieur.

 

Tchad : Michaëlle Jean venue cherche le soutien de Deby

La Secrétaire générale de l’Organisation internationale de la francophonie est candidat à sa propre succession à la tête de l’organisation. Elle a été reçue en audience par le président ce 02 aout.

 

Michaëlle Jean est sur le sol tchadien. La Secrétaire générale de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) a été reçue à la présidence hier 02 aout. Au cœur de la discussion avec le Idriss Deby Itno, sa réélection à la tête de l’organe.

En effet, la Canadienne compte briquer un nouveau mandat au sein de l’OIF. Et pour cela, elle espère avoir un soutien auprès du Tchad. Ça avait d’ailleurs déjà été le cas il y’a quatre lorsqu’elle se présentait pour la première fois à ce poste.

Elle a ainsi promis de promouvoir une fois réélue, la langue et la culture francophone de par le monde. Durant deux heures donc la femme politique a comme qui dirait « draguer » le Chef d’Etat du Tchad.

Surtout qu’il faut faire vite. C’est vrai que c’est seulement dans environ deux mois que se tiendra le Sommet des Chefs d’Etat et de gouvernement qui aura lieu en Arménie. C’est donc maintenant qu’il faut batailler pour rallier le maximum de personnes à sa cause.

Les 11 et 12 octobre prochains le sommet d’Arménie permettra de connaitre l’issu des votes de l’élection qui aura opposé candidates, Michaëlle Jean du Canada et Louise Mushikiwabo du Rwanda.

Marie Michaëlle Eden Jean née le 6 septembre 1957 à Port-au-Prince en Haïti, est une femme d’État, diplomate, animatrice de télévision et journaliste canadienne. De septembre 2005 à septembre 2010, elle est la vingt-septième gouverneure générale du Canada, la troisième femme à occuper ce poste. Polyglotte, elle parle cinq langues : français, anglais, espagnol, italien et créole haïtien.

Michaëlle Jean est désignée par consensus secrétaire générale de la Francophonie le 30 novembre 2014 lors du XVe Sommet de la francophonie à Dakar, devenant ainsi la première femme nommée à ce poste.

 

 

 

 

Tchad : bientôt une compagnie aérienne nationale

C’est la compagnie Ethiopian Airlines qui a été choisi par le gouvernement tchadien pour gérer le projet. Une rencontre a d’ailleurs eu lieu entre le directeur exécutif de la société et Idriss Deby.

 

Le Tchad veut se positionner dans les airs. Après l’échec de ses deux précédentes compagnies aériennes nationales, le pays veut renouveler l’expérience. Et cette fois, il compte sur l’accompagnement d’Ethiopian Airlines pour transformer cette essaie en réussite.

En effet, ce jeudi 02 aout le Président Deby a reçu le directeur exécutif du groupe éthiopien, Tewolde Gebremariam, en audience. Les deux hommes ont au cours de cette rencontre examinés les points techniques qui entourent ce projet.

De l’avis du représentant de la compagnie aérienne, le choix s’est porté sur eux en tant que partenaire dans ce projet, du fait des performances et l’expérience et des compétences enregistrées par la société.

Selon la présidence, « le partenariat entre le Tchad et le groupe Ethiopian Airlines ne se limite pas seulement à ce projet. La compagnie, s’est vu adjuger le contrat du transport des pèlerins tchadiens vers les Terres saintes ».

Cependant, Le contrat de départ prévoyait le transport de 4 000 pèlerins. Seulement le pèlerinage cette année a suscité plus d’engouement que ce qui était attendu. Résultat, au lieu de 4 000, c’est 5000 qui devaient être transportés.

Heureusement ce léger problème qui tracassait le comité du Hajj et Ethiopian Airlines a obtenu solution durant la rencontre entre Tewolde Gebremariam et Idriss Deby Itno. Tous les pèlerins pourront ainsi effectuer leur séjour en terre sainte sans encombre.

 

 

 

Tchad : à 19 ans, il crée une application pour services immobiliers

Il s’agit d’in élève de la classe de terminale nommé Mahamat Mahamat Hamid.

 

A 19 ans, Mahamat Mahamat Hamid vient de créer une application de type immobilier, alors qu’il est en classe de terminale. L’application est dénommée Bet-Express. « Comme son nom l’indique, l’application est développée pour intervenir dans les services immobiliers tels que : la localisation, la réservation des chambres d’hôtels en ligne. Elle permet de trouver rapidement un terrain à vendre, en construction, ou une maison en vente, à louer à l’aide des coordonnées GPS de l’endroit en plan et des images satellites », explique-t-il.

L’application dispose deux fonctionnalités : l’Immobilier et Créateur d’un compte. La première permet de à l’utilisateur de définir s’il est  propriétaire, Constructeur ou Courtier pour une maison en vente, à louer ou  en construction. La seconde permet à l’utilisateur de créer son propre compte Bet-Express et recevoir  les informations fournies par d’autres utilisateurs de l’appli concernant les services immobiliers, et bien d’autres.

« J’ai conçu Bet-Express pour promouvoir les besoins immobiliers en temps réels et réduire les risques de perte d’argent ou escroquerie de la part du Courtier ou le propriétaire puisque Bet-Express permet la facturation en ligne en toute sécurité », dit Mahamat Mahamat Hamid.

Malgré la cherté de l’internet au Tchad et les problèmes financiers dont il fait face pour lancer officiellement son application, ce jeune développeur pense que Bet-Express  contribuera, du plus petit au plus grand à satisfaire les besoins des Tchadiens dans le domaine de l’immobilier.

Il faut noter que Bet-Express est la deuxième application conçue par ce jeune tchadien mordu de la technologie.

Diplomatie : la tchadienne Aziza Baroud préside le comité des Ambassadeurs des pays ACP

Le mandat de l’Ambassadeur du Tchad en Belgique, qui a pris effet ce 1er août 2018 s’étendra jusqu’au 31 janvier 2019 prochain.

 

Ammo Aziza Baroud préside le Comité des Ambassadeurs du Groupe des Etats d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique au royaume de Belgique. La cérémonie de passation de service entre la présidente sortante, l’Ambassadeur de la Jamaïque, Sheila Sealy Monteith et elle a eu lieu le mardi 31 juillet 2018, dans les locaux du Secrétariat Général du Groupe des Etats ACP.

C’est la deuxième fonction important confiée à un Tchadien au sein d’une commission du groupe des Etats ACP. En effet, un ressortissant de ce pays assure déjà la Présidence du conseil des ministres du groupe des Etats ACP. Il s’agit du ministre tchadien de l’Economie et de la Planification du Développement, Issa Doubragne.

De nombreuses missions attendent la nouvelle Présidente du Comité des Ambassadeurs du Groupe des Etats APC. Notamment les négociations sur un partenariat renouvelé avec l’Union européenne. Le cadre ACP-UE actuel, connu sous le nom de l’Accord de Cotonou, arrive à expiration en février 2020, et les négociations pour un futur Accord devraient débuter en octobre 2018.

Rapelons que le Bureau du Comité des ambassadeurs est une instance chargée de mettre en œuvre les décisions du conseil des ministres. Il est constitué d’un représentant de chacune des six régions ACP et d’une Troïka constituée du Président en exercice, du futur Président et du Président sortant. Le Comité des ambassadeurs est un important organe du Groupe des Etats ACP, constitué d’un représentant de chacun des 79 États membres. Il se réunit au moins une fois par mois à Bruxelles pour contrôler la mise en œuvre de l’Accord de partenariat ACP-UE, et exécuter les mandats qui lui sont confiés par le Conseil des ministres ACP.

Tchad : Les patrons se disent harceler par l’IGE

Ils ont tenu une Assemblée générale extraordinaire après le blocage des comptes bancaires de cinq entreprises sur ordre du procureur de la République.

 

Le conseil national du patronat tchadien (CNPT) a tenu une assemblée générale extraordinaire ce mardi 31 juillet 2018 suite au blocage provisoire des comptes bancaires de cinq entreprises. Les patrons demandent une clarification de la mission de l’IGE.

Suite aux réquisitions spéciales de blocage provisoire des comptes bancaires de cinq entreprises signées par le procureur de la République auprès du Tribunal de grande instance de N’Djamena, à la demande de l’inspection Générale d’Etat les membres du conseil national du patronat tchadien n’ont pas caché leurs préoccupations. « S’agissant de l’avis de mise en recouvrement contestés et rejetés par les entreprises et après plusieurs échanges sur harcèlement exercé par l’IGE perturbant leur bon fonctionnement, nous prenons à témoin l’opinion nationale et internationale sur les conséquences inéluctables qui en découleront par rapport à l’approvisionnement et partant la production des biens et services », prévient le communiqué signé par le président du CNPT, Bichara Doudoua.

L’organisation des patrons estime qu’il est urgent de clarifier la mission dévolue à l’IGE pour permettre aux entreprises et aux investisseurs de savoir qui de la direction générale des impôts, la direction des douanes et droits indirects ou l’inspection générale d’Etat est leur interlocuteur attitré.

« Ce recadrage est imparable pour sauvegarder l’accalmie déjà précaire de l’environnement des affaires», assure-t-il. Le conseil estime que le risque d’une perturbation avec des effets réels sur la croissance économique à travers une baisse drastique des recettes fiscales, la compression des salariés et la fermeture des entreprises sous traitement est évident.

Tchad : le gouvernement appelle le personnel de l’ONRTV à cesser la grève

Voici plus de deux mois que ces employés protestent en réclamation du payement du 13ème mois de l’année.

 

Une réunion a été initiée ce mercredi 1er août 2018 entre le ministre des postes, des nouvelles technologies de l’information et de la communication et le personnel grevant de l’office national de radio et télévision du Tchad (ONRTV). Le sujet au cœur de la discussion portait sur la grève pratiqué depuis quelques tempes par les agents de cet office. Ils réclament ainsi le payement du 13eme mois de l’année.

Ndolénodi Alixe Naïmbaye a profité de cette rencontre pour invités les grévistes à reprendre le travail. Et ce dès ce jeudi 02 aout. « Nous avons pris le temps de regarder ce qui se passe. Nous avons échangé et les doléances sont en cours d’examen pour certains mais pour d’autres les réponses ont été plus ou moins claires. Je m’adresse principalement aux agents contractuels dont la situation est particulière aujourd’hui qui sont effectivement en grève depuis deux mois et n’accuse pas d’arriérés de salaire », a-t-elle précisé.

La porte-parole du gouvernement leur a également rappelé que les textes sur lesquels ils basent leur réclamation sont obsolètes. En effet, selon la ministre, la convention régissant l’ONRTV qui parle du 13e mois a été dissoute depuis septembre 2016.

« En temps normal, lorsqu’on prononce une dissolution, elle emporte l’objet et ses accessoires, convention et syndicat. Votre grève, si elle est en partie basée sur une réclamation d’un 13ème mois est vue comme illégale, ce qui vous met, pour ceux qui sont en grève, en position d’abandon de poste depuis deux mois ».

Ndolénodi Alixe Naïmbaye avise les agents de l’ONRTV qui n’auront pas repris le travail : « ceux qui ne seront pas là, nous allons prendre acte et continuer dans notre processus de restructuration ». Notons qu’on parle de rupture de contrat pour abandon de poste, lorsqu’elle évoque une restructuration.

 

 

Tchad : les résultats du baccalauréat seront connus le 16 août

C’est le président du jury de la session 2018 qui en a fait l’annonce ce 1er aout au cours du point de presse qu’il a tenu.

 

«Les travaux de dépouillement des copies confiés à une cinquantaine de membres du jury ont démarré le 24 juillet et se sont achevés le 30 juillet en fin de matinée ». C’est ce qu’a révélé le Dr Djikoloum Benjamin, président de jury du baccalauréat session de juillet 2018. Celui-ci a organisé un point de presse dans les locaux de siège de l’office national des examens et concours du supérieur.

Le but essentielle de cette rencontre était d’annoncé à la presse et au public la date prochaine de la proclamation des résultats de l’examen. En effet, dès le 16 août prochain, les élèves inscrits e classe de terminale durant cette année scolaire connaîtront leur sort.

Djikoloum Benjamin a expliqué que « depuis l’après-midi de 30 juillet, l’ensemble du jury constitué de 94 présidents de centre et de 51 membres du secrétariat procèdent aux travaux habituels de secrétariat ».

Le lycée Ibn Sina à N’Djaména est le centre unique retenu pour la correction des épreuves.  Et cette correction selon le président du jury a nécessité la mobilisation plus de deux milles correcteurs et vérificateurs. Il a cependant précisé que ceux retenus, pour effectuer les taches de correction et vérifications étaient essentiellement des enseignants du secondaire.

Le jury de la session juillet 2018 du baccalauréat au Tchad, entend « respecter le calendrier des examens tel qu’établi par la direction générale de l’Onecs ». Et ceci « d’autant plus que le gouvernement tchadien a honoré tous ses engagements financiers à l’égard de l’Onecs malgré les difficultés financière face auxquelles il est confronté ».

 

Pétrole: pénurie de carburants Tchad

Celle-ci fait suite à la baisse du prix du carburant observer depuis quelques semaines dans le pays.

 

Le Tchad est confronté depuis une semaine à une pénurie de carburant suite à la revue à la baisse par le gouvernement des prix des différents produits pétroliers. Cette décision, saluée par les consommateurs, a mis en colère les distributeurs qui ont décidé de fermer les stations-service.

Le 24 juillet 2018, le gouvernement a fait appliquer de nouveaux prix sur les carburants. L’essence doit être vendue à 518 francs CFA le litre dans les stations-service de N’Djamena, capitale du Tchad, le gasoil à 570 francs, le jet A1 à 550 francs et le pétrole lampant à 392 francs. Dans les autres localités du pays, les nouveaux prix sont ceux pratiqués dans la capitale majorés des frais de transport en valeur absolue.

Cette tarification a été édictée pour calmer les réactions et protestations des consommateurs (notamment des transporteurs routiers qui avaient cessé toute activité en mars) face aux prix imposés par la loi de finances 2018, entrée en vigueur le 1er janvier. En application de celle-ci, le gouvernement avait relevé, le 4 janvier, les prix pratiqués sur les hydrocarbures : le super et le gasoil, vendus respectivement à 523 francs et 568 francs le litre, avaient subi une hausse de 8,9% et 3,8%.

Si les nouveaux prix étaient applaudis par les consommateurs, ils ont été très mal accueillis par les acteurs du secteur de la distribution des carburants. Dès leur publication, ceux-ci sont montés au créneau pour dénoncer une décision unilatérale du gouvernement et des « erreurs graves » dans la nouvelle structure des prix qui feraient courir des risques majeurs à l’ensemble des acteurs de la distribution pétrolière. Selon eux, cette structure de prix ne permet pas aux transporteurs, aux marketeurs et aux distributeurs de super, gasoil et Jet A1 de couvrir leurs charges.

Avec les nouveaux prix, les distributeurs du pétrole affirment ne percevoir qu’une marge bénéficiaire de 8 francs CFA par litre sur l’essence et 6 francs CFA par litre sur le gasoil. Les transporteurs ont 3 francs/litre, les gérants 8 francs/litre sur le super ; 6 francs/litre sur le gasoil ; et les frais de dépôt sont fixés à 4 francs/litre.

Dans une correspondance adressée au ministre des Mines, du Développement industriel et commercial et de la Promotion du secteur privé le 24 juillet 2018, le syndicat des pétroliers déplorait que le gouvernement, en élaborant la nouvelle structure des prix pour réduire les tarifs de carburant à la pompe, a touché beaucoup plus les marges de bénéfice des autres acteurs, sans toucher ses taxes. Pour les pétroliers, s’il faut consentir un sacrifice, chaque partie doit faire des concessions pour juguler ensemble le phénomène de fraude des produits pétroliers qui envahissent le marché national.

« L’application intégrale de cette structure engendrera inéluctablement et indépendamment de leur volonté des ruptures en station, à l’aéroport, et des fermetures des dépôts et des stations-service », ont-ils prévenu.

Dès le 25 juillet, ils ont mis leur menace à exécution, refusant d’aller s’approvisionner à la raffinerie de Djarmaya, à une soixantaine de kilomètres au nord de la capitale. Depuis une semaine, tout le pays est plongé dans une pénurie sans précédent.

Devant l’attitude des pétroliers, l’Association pour la défense des droits des consommateurs (ADC) du Tchad a appelé les consommateurs à se réveiller de leur silence et leur passivité. « Le droit de boycott, arme du consommateur, doit être mis en action. Les consommateurs tchadiens ont été trop abusés par les hausses de prix imposées par les spéculations de certains opérateurs économiques avec la complicité des pouvoirs publics », a déclaré Daouda El-hadj Adam, secrétaire général de l’ADC.

Le gouvernement ne doit pas céder au chantage des marketeurs qui refusent de s’approvisionner en produits pétroliers depuis la raffinerie, et il doit utiliser tous les moyens pour assurer l’approvisionnement régulier des stations-service, a-t-il martelé.

Dans la capitale, les consommateurs sont contraints de se tourner à nouveau vers les vendeurs à la sauvette qui proposent de l’essence importée frauduleusement des pays voisins (Cameroun, Soudan et Libye). Depuis plusieurs mois, le marché tchadien des hydrocarbures était déjà envahi par ces produits pétroliers, vendus moins chers et accessibles partout.

La fermeture des stations-service fait les affaires des contrebandiers. Dans les rues, le prix du super ne cesse de grimper chaque jour et varie d’un endroit à un autre. Les automobilistes qui ont des véhicules à moteur diesel traversent la frontière pour s’approvisionner à Kousseri, ville camerounaise séparée par le fleuve Chari de la capitale tchadienne.

Mais cette vente frauduleuse du super n’est pas sans conséquence. Dimanche, dans une habitation du quartier Moursal, dans le 6e arrondissement de N’Djamena, une jeune femme et ses trois enfants sont morts dans un incendie provoqué par de l’essence stockée frauduleusement. Depuis cet incident déplorable, les agents de la police municipale et de la police nationale ont lancé une chasse impitoyable aux vendeurs clandestins.

Pour pallier la pénurie, la Société des hydrocarbures du Tchad (SHT) a réquisitionné six stations-service à travers la capitale. Devant ces stations-service, approvisionnées par des camions-citernes de l’armée, de longues files se forment toute la journée.

Tchad : les comptes de cinq entreprises bloqués

C’est par un réquisitoire spécial que le procureur de la République auprès du Tribunal de grande instance de N’Djamena  en a donné l’ordre aux banques.

 

Selon le document dont Le Pays  a eu connaissance, le procureur demande aux huit banques où se trouvent les comptes de ces entreprises de « bloquer provisoirement tous les comptes bancaires (courant, de crédit, d’épargne, des brasseries du Tchad, la Manufacture des cigarettes du Tchad, Millicom Tchad (Tigo), la société de manutention du Tchad et la société nationale du ciment ».

Ce blocage intervient après une mission de contrôle de l’Ige au sein de ces entreprises. Au terme de la mission, des avis de mise en recouvrement de plusieurs milliards ont été délivrés. Mais les entreprises contestent ces amendes et ont demandé l’arbitrage du chef de l’Etat.

Selon Youssouf Tom, le procureur qui a ordonné ce blocage « Ces mesures conservatoires peuvent être levées d’office par l’Inspection générale d’Etat (IGE) après vérification de la régularité de la situation de chaque société contrôlée ». L’homme de loi explique que l’objectif de tout ceci est de permettre à l’Inspection générale « de recouvrer les montants des avis de mise en recouvrement ».

Face à l’urgence, le Conseil national du patronat tchadien (CNPT) a tenu une réunion le 31 juillet. Celui-ci a relevé « ses craintes notamment sur les conséquences inéluctables qui en découleront par rapport à la production des biens et services concernant les avis de mise en recouvrement (AMR) que rejettent les entreprises ».

C’est dans le but d’améliorer ses recettes hors pétrole que le gouvernement tchadien a initié ces contrôles. Il est donc question pour l’Etat de réformer l’impôt sur les revenus des personnes physiques (IRPP).

Le secrétaire général du ministère des Finances et du Budget,  Abdoulaye Bahar Bachar explique que « les exonérations accordées dans le cadre des conventions souscrites par le Tchad, n’ont pas produit les effets escomptés ; leur impact n’a été bénéfique qu’aux riches, ce qui est contraire aux attentes du gouvernement ».

Un article de Xinhua nos apprend qu’ « au cours d’une réunion nationale sur l’évaluation des dépenses fiscales et la réforme de l’IRPP, tenue fin mars dernier dans la capitale tchadienne (à laquelle ont participé des fiscalistes venus du Cameroun, du Gabon, du Congo, du Maroc, et du Sénégal), l’exploitation des 37 conventions en vigueur au Tchad a donné un manque à gagner de plus de 43 milliards de francs CFA pour différents impôts en ce qui concerne la Direction générale des impôts, et d’un montant de plus de 100 milliards de francs CFA pour les TVA au niveau du cordon douanier. Les deux régies ont, pour ce travail d’échantillonnage, révélé une bagatelle de plus de 150 milliards de francs CFA de manque à gagner ».

 

 

 

 

Tchad: les théologiens contre l’utilisation de la bible lors de la prestation de serment

Des hommes de Dieu ont tenu une conférence ce weekend à N’Djamena au cours de laquelle, ils ont dénoncé ce nouveau point inscrit dans la constitution de la 4e république.

 

Le débat sur la formule lors de la prestation de serment au Tchad est relancé. Les théologiens de la Faculté de Théologie Evangélique ont organisés une conférence-débat sur le sujet le samedi 28 juillet dernier. Le thème de cette conférence qui s’est déroulé à l’Assemblée Chrétienne La Bonne Nouvelle était  « La prestation de serment dans la république laïque ».

Il a été question pour les pasteurs présents de démontré que la nouvelle formule adopter pour les prestations de serment va à l’encontre des pratiques chrétiennes. Cette formule est tout simplement selon eux,  contraire à la laïcité et à la République.

Selon deux des organisateur de cette conférence, Pr Abel Ndjérareou et Dr Abel Ngarsouldé les écritures saintes ont fermement interdit à tout chrétien de prêter serment. « Avant toutes choses, mes frères, ne jurez ni par le ciel, ni par la terre, ni par aucun autre serment. Mais que votre oui soit oui, et que votre non soit non, afin que vous ne tombiez pas sous le jugement », a rappelé le Pr Abel Ndjerareou citant la bible au livre de Jacques  au chapitre 5 verset 13.

« Il n’est nullement mentionné  dans la Bible qu’un chrétien doit prêter serment. Prêter serment c’est prêter allégeance à une autorité, chose qui est contraire aux prescriptions bibliques », poursuivent-ils.

Pour le pasteur Abel Ngarsouledé, « La formule de prestation de serment confessionnelle sur les livres saints, la Bible et le Coran, porte atteinte aux principes constitutionnels qui sont, entre autres, la laïcité, l’unité nationale, la cohésion pacifique. »  Pour mieux appuyer son argumentation l’homme de Dieu a d’ailleurs donné une définition de la laïcité. C’est « une conception d’organisation et d’éthique basée sur la liberté d’exprimer son opinion ».

En conclusion, Les conférenciers ont appelé les chrétiens à ne pas prêter serment de peur d’attirer la colère de Dieu sur eux et sur leur famille. Pour rappel, après la ministre Rosine Amane Djibergui, cinq hauts fonctionnaires de l’inspection générale d’Etat, un service chargé d’auditer la gestion des fonds publics, ont été limogés pour avoir indiqué à leur hiérarchie qu’ils ne peuvent, en raison de leur foi chrétienne, jurer comme l’indique l’ordonnance instaurant le serment confessionnel.

 

Afrique : sommet conjoint CEDEAO-CEEAC à Lomé

La rencontre réunissant les deux communautés économique s’est ouverte ce lundi 30 juillet au Togo en présence de plusieurs Chefs d’Etats.

 

Le Sommet conjoint Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de la Communauté Economique de l’Afrique Centrale (CEEAC) s’est ouvert lundi matin 30 juillet 2018 à Lomé, au Togo, sous la présidence du Président togolais, Président en exercice de la CEDEAO, SEM Faure Essozimna Gnassingbé et du Président du Gabon, M. Ali Bongo Ondimba, Président en exercice de la CEEAC.

La cérémonie d’ouverture a été marquée par le discours du Président en exercice des deux organisations régionales.

On note également l’allocution du Secrétaire Général des Nations Unies prononcée par son  Représentant Spécial et Chef de bureau pour l’Afrique de l’Ouest, M. Mohamed Ibn Chambas et l’intervention du Président de la Commission de l’Union Africaine M. Moussa Faki Mahamat.

Lors d’une session à huis clos, peu après la cérémonie d’ouverture, les dirigeants de l’Afrique de l’Ouest et de l’Afrique centrale vont examiner le rapport des ministres des Etats membres de la CEDEAO et de la CEEAC sur la paix, la sécurité, la stabilité et la lutte contre le terrorisme ainsi que l’extrémisme violent.

Ils vont également adopter la Déclaration définissant une approche commune sur ces problématiques.

La mise en œuvre efficiente des recommandations issues de cette conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement devrait permettre de mieux lutter contre le terrorisme et l’extrémisme violent en Afrique de l’Ouest et en Afrique Centrale.

La conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO et de la  CEEAC qui prendra fin cet après-midi, sera sanctionnée par un communiqué final.

Le Président de la Commission de la CEDEAO, Jean-Claude Kassi Brou, et le Secrétaire Général de la CEEAC, Ahmad Allam-Mi prennent part également à cette rencontre.

La CEDEAO compte 15 Etats membres : le Bénin, le Burkina Faso, le Cabo Verde, la Côte d’Ivoire, la Gambie, le Ghana, la Guinée, la Guinée-Bissau, le Liberia, le Mali, le Niger, le Nigeria, la Sierra Leone, le Sénégal et le Togo.

Quant à La CEEAC, elle regroupe 11 pays : l’Angola, le Burundi, le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, la république démocratique du Congo, la Guinée équatoriale, le Tchad, Sao-Tomé et Principe et le Rwanda.

 

Tchad: 49 millions de dollars du FMI pour les reformes gouvernementales

Selon l’institution ce financement s’inscrit dans une facilité élargie de crédit de 312,1 millions de dollars.

 

Le Tchad bénéficiera de 49 millions $ de la part du Fonds monétaire international (FMI) pour financer les réformes économiques, a indiqué un communiqué de l’institution, publié ce vendredi.

Selon l’institution de Bretton Woods, ce financement s’inscrit dans le cadre d’une facilité élargie de crédit (FEC) de 312,1 millions $, accordée au pays en 2017. Celle-ci vise à aider l’Etat tchadien à rétablir sa stabilité macroéconomique et à développer une croissance économique robuste et inclusive.

« Les résultats obtenus dans le cadre du programme soutenu par la FEC ont été satisfaisants, ce qui témoigne d’un engagement ferme des autorités à l’égard des objectifs du programme », a indiqué David Lipton (photo), premier Directeur général adjoint du FMI, soulignant néanmoins que l’objectif du solde primaire hors-pétrole (fixé comme critère de performance) n’a pas été atteint.

Saluant la détermination du gouvernement, l’institution a encouragé Ndjamena à accentuer les réformes pour alléger le fardeau de la dette.

Pour rappel, le pays qui vient d’adopter une nouvelle constitution renforçant considérablement les pouvoirs du président, s’était empêtré dans une affaire de dette de plus d’un milliard de dollars avec la société Glencore. En avril dernier, après un accord passé entre le gouvernement et l’entreprise pour la restructuration de cette dette, le FMI avait annoncé la reprise de son programme de financement.

Notons que ce nouveau décaissement porte à plus de 147 millions $, le montant total des décaissements accordés au titre de la FEC.

 

 

N’Djamena : Mariam Djimet Ibet annonce des mesures dans son arrondissement

Ceci vient à la suite de la mise au point du Président de la république qui avait donné 72 heures aux maires pour se raviser.

 

La maire de N’Djaména a fait ce samedi 28 juillet 2018, à son bureau, un point de presse relatif à la mise en œuvre des points issues de la communication du président de la République à l’endroit des maires de la capitale. Mme Mariam Djimet Ibet a fait le bilan des 72 heures données par le chef de l’Etat et annoncé les mesures prises pour résoudre les problèmes.

La maire de N’Djaména indique qu’après une rencontre avec les 10 maires d’arrondissements autour du délégué général du Gouvernement, ils se sont mis très rapidement à traduire dans les faits les préoccupations du chef de l’Etat. Elle cite entre autres, l’enlèvement systématique des dépôts sauvages d’ordures, le curage des caniveaux, la mise en marche permanente des stations de pompage, l’éclairage public, la réduction de l’effectif du personnel et la libération des espaces et réserves appartenant à l’Etat.

Sur l’enlèvement des ordures, Mme Mariam Djimet Ibet renseigne que tous les maires des communes ont décidé de revoir la stratégie de collecte des déchets dans la ville de N’Djaména. « Plusieurs équipes ont été déployées dans les différentes communes pour enlever les ordures entassées dans certains endroits et éliminer également les dépôts sauvages. A long terme, la commune de N’Djaména envisage entreprendre une étude de faisabilité sur la gestion des déchets avec les partenaires afin de les résoudre de manière durable », annonce-t-elle.

Abordant l’aspect sur le curage des caniveaux, la maire de N’Djaména, reconnaît que le problème est bien réel, car certaines entreprises bénéficiaires du marché de curage, faute de paiement, n’ont pas pu honorer leur engagement.  Toutefois, elle assure que des instructions ont été données aux entrepreneurs de corriger les manquements. Jusqu’à ce matin, rassure-t-elle, les travaux avancent bien. « Les caniveaux non curés sont en train de l’être, les terres issues de ces curages sont enlevées, les stations de pompage fonctionnent normalement exceptées celle de Sabangali dont les travaux de réparation sont en cours », précise Mme Mariam Djimet Ibet.

Concernant la réduction de l’effectif du personnel communal, la maire de N’Djaména, informe qu’une commission est composée des représentants de l’administration et ceux des partenaires sociaux pour faire des propositions objectives aux fins de réduire l’effectif et partant la masse salariale. Les conclusions des travaux de cette commission ainsi que les recommandations seront exécutées comme telles, martèle Mme Mariam Djimet Ibet.

Sur les réserves de l’Etat occupées anarchiquement, le bourgmestre de N’Djaména rapporte que des décisions ont été également prises dans ce sens. Il s’agit entre autres de vérifier et recenser toutes les réserves, de renforcer les mesures tendant à la protection et à la conservation des réserves et interdire toute attribution.

Outre ces points, la maire de N’Djaména explique que d’autres préoccupations ont été soulevées, notamment la sécurité. A cet effet, rapporte-t-elle, un plan d’urgence pour l’éclairage public est en cours d’élaboration. « Avec la SNE, nous ferons de notre mieux pour que la ville soit éclairée » promet Mariam Djimet Ibet. D’après elle, des instructions ont été également données pour accroître le dispositif sécuritaire dans les différents marchés, mosquées, églises et autres lieux de rassemblement public.

 

 

Tchad : 64 milliards de FCFA de l’AFD pour 18 projets

Au cours de L’Agence française de développement a donné une conférence de presse le 25 juillet, au cours de laquelle elle a donné les résultats de ses activités durant l’année 2017.

 

L’AFD est présente au Tchad à travers quatre secteurs d’action prioritaires à savoir : la santé maternelle et infantile et santé de la reproduction ; l’amélioration du système éducatif primaire et le renforcement du dispositif de formation professionnelle ; le développement rural ; l’accès aux services essentiels en milieu urbain.

En ce qui concerne la santé maternelle et infantile et santé de la reproduction, le directeur pays de l’AFD informe que son institution intervient au Tchad à travers deux axes notamment le Projet PSUN et le Projet d’Appui au Secteur de la Santé. Selon le directeur pays, François Tirot, l’AFD a : équipé 17 centres de santé, réhabilité 14 entre 2016-2017 ; formé ou soutenu pour leur formation 1.406 professionnels ; 2.585 femmes ont bénéficié du forfait obstétrical ; 2 cliniques de planification familiale sont à construire en 2018.

Aussi, 757 jeunes ont été formés et 218 entrepreneurs accompagnés dans le cadre de l’amélioration du système éducatif primaire et le renforcement du dispositif de formation professionnelle, grâce à la Maison de la Petite Entreprise. Grâce au projet AFPACET, 7.000 personnes seront formées dont 43% de femmes. Concernant le projet Bab Al-Amal, 2.700 jeunes sont formés et 300 autres accompagnés dans la création/consolidation de leur activité.

Plusieurs activités ont été réalisées dans le secteur du développement rural, avec une action ancienne et majeure dans l’appui de long terme à l’élevage transhumant. En outre,  pour l’accès aux services essentiels en milieu urbain, grâce au Projet Eau et Assainissement à N’Djamena, en 2018, il est à relever la construction de 1.100 latrines publiques et familiales ainsi que l’extension de 20 km  du réseau d’eau potable.

Concrètement, il faut retenir que l’AFD au Tchad c’est 22 projets ONG en exécution en 2017 pour un montant d’engagements de 5 200 000€  soit 3,4 milliards FCFA, avec l’octroi de 5 nouveaux projets ONG en 2017. Ces derniers sont cofinancés à hauteur de 1,4 millions d’euros par l’agence AFD Tchad soit un milliard FCFA.