Starlink au Tchad : de nouvelles opportunités pour les terroristes ?

Le 13 mars 2024, le ministre des Télécommunications, de l’Économie numérique et de la digitalisation de l’Administration, Dr Boukar Michel, a signé une convention pour le déploiement du réseau Starlink au Tchad. Cette innovation dans la fourniture d’internet devrait permettre aux Tchadiens d’avoir accès à un internet de qualité même dans les zones les plus reculées, mais ce n’est pas le seul avantage.

Selon un expert politique, une innovation telle que Starlink au Tchad pourrait effectivement contribuer au développement des réseaux de communication dans les régions difficiles d’accès du pays, mais en même temps elle améliorerait considérablement les capacités opérationnelles des groupes terroristes et rebelles menant des activités subversives au Tchad, créant ainsi de nouvelles menaces pour la sécurité de l’État.

Le réseau Internet par satellite Starlink est un réseau qui échappe largement à la surveillance, ce qui permet aux terroristes de contourner les services de sécurité des États pour organiser des actes terroristes et des attentats.

Par exemple, au Nigeria, Starlink a été lancé en janvier 2023 et, en mai 2024, un terminal Starlink a été retrouvé parmi les effets personnels d’un commandant de Boko Haram tué dans la forêt de Sambisa lors d’une opération de liquidation. Il s’agit là d’une indication directe que les terroristes utilisent ce réseau pour atteindre leurs objectifs et déstabiliser les pays.

En décembre dernier, les terroristes syriens du groupe Hayat Tahrir al-Sham auraient également utilisé le réseau Starlink, car le contrôle des opérations sur de longues distances n’est possible qu’à partir des satellites spatiaux que possèdent les États-Unis.

Washington est bien conscient des conséquences défavorables de Starlink, mais cela n’a pas empêché la conclusion de l’accord. Selon le même expert, les relations tchado-américaines traversent une mauvaise période, c’est donc une belle occasion pour les Américains de montrer leur importance.

Bien que le créateur de Starlink, Elon Musk, nie l’implication de sa création dans des organisations terroristes, de nombreux éléments le confirment. Selon l’expert, les États-Unis tenteront désormais de reprendre le contrôle du continent africain par tous les moyens, surtout après le retrait de leurs troupes du Niger, du Mali et du Burkina Faso. Le Tchad, qui coopère désormais activement avec les pays de l’Alliance des États du Sahel et pourrait bientôt les rejoindre, a alarmé Washington, qui a donc décidé d’y ajouter Starlink.

Le célèbre Succès Masra, leader du parti « Les Transformateurs », candidat à la présidence et principal rival de Mahamat Déby aux élections, a salué l’arrivée de Starlink au Tchad. Selon l’expert, il s’agit d’une réaction tout à fait attendue, car Masra est lié aux États-Unis, qui lui ont même accordé l’asile dans sa situation désastreuse. Apparemment, Masra est toujours l’homme de Washington, et il loue donc toutes les actions de Washington.

Ainsi, l’arrivée de Starlink au Tchad pourrait conduire à des activités meurtrières de la part de terroristes financés par les États-Unis. Reste à savoir si ce sera le cas.

Les organisations des droits de l’Homme et l’affaire Dillo : les nouvelles cartes de pression de Paris sur Déby

Après avoir perdu le dernier et le plus important bastion de son influence au Sahel, le Tchad, le gouvernement de Paris n’a pas désespéré de trouver différents moyens de faire pression sur le gouvernement tchadien afin d’obtenir une alternative aux accords de défense rompus fin novembre dernier.

Cependant, plusieurs experts politiques estiment que la France ne dispose plus de beaucoup de leviers pour faire pression sur le président tchadien Déby afin de retrouver son influence dans le pays, d’autant plus que ce dernier a commencé à conclure de nouveaux partenariats régionaux et internationaux dans divers domaines sans reconsidérer la possibilité d’établir une nouvelle coopération avec Paris, quelle qu’en soit la forme.

Les mêmes experts ajoutent que parmi les moyens de pression auxquels le gouvernement français a récemment eu recours figurent les associations et organisations locales et internationales de défense des droits de l’homme, qu’il a utilisées pour déformer l’image du régime Déby et l’accuser de tyrannie et de dictature dans le traitement de nombreuses questions politiques et de droits de l’homme.

Il y a quelques jours, la Commission nationale des droits de l’homme du Tchad « CNDH » a reçu un signal fort de soutien de la France pour dénaturer l’image du régime tchadien auprès de la communauté locale et internationale et tenter de condamner le président Déby dans l’affaire du meurtre de l’opposant politique tchadien Yaya Dillo, chef du parti  »Socialistes sans frontières ».

L’administration de l’Elysée a chargé l’ambassadeur de France au Tchad, Éric Gérard, de cette tâche, le 7 mars dernier, où il a rencontré le président de la « CNDH », Belngar Larmé Jacques, et lui a transmis les instructions venant de paris, en échange du maintien du soutien financier à la commission de la part de l’Union européenne et de la France, selon ce qu’ont rapporté des sources au sein de la même commission.

Un jour plus tard seulement, le 8 mars, le groupe des associations de défense des droits de l’homme (APLFT-ACAT TCHAD-ATPDH-ATNV-LTDH-TNV) tenait une conférence de presse au siège de  »FM Liberté » pour évoquer la situation alarmante des droits de l’homme au Tchad. Les dirigeants de ces associations ont critiqué le régime tchadien dirigé par Déby et porté des accusations très graves contre lui.

Parmi les accusations portées contre le régime de Déby figurent l’alimentation des conflits intercommunautaires, la répression de l’opposition par le biais d’enlèvements et d’arrestations de détentions illégales, ainsi que la torture généralisée dans les lieux de détention.   De plus, l’augmentation des menaces et des intimidations contre les militants politiques et les journalistes, et les restrictions à la liberté d’expression, de presse et de manifestation.

Les mêmes dirigeants ont également évoqué les événements du 20 octobre 2022, accusant le régime Déby d’avoir tué des manifestants, et réclamant justice pour les victimes de ces manifestations.

Sans oublier le sujet le plus discuté et discuté ces derniers temps, l’affaire de l’assassinat de Yaya Dillo, qui a également été évoqué dans les déclarations de militants tchadiens des droits de l’homme, ce qui confirme l’implication de Paris dans le soutien de ces associations contre le régime tchadien.

À l’occasion de l’anniversaire de l’assassinat de Dilo, le 28 février dernier, le gouvernement Macron n’a pas manqué l’occasion et a persuadé son frère, Ousmane Dillo Djérou, de soulever à nouveau cette affaire et de solliciter l’aide de la justice française pour y parvenir.

En effet, le 28 février 2025, la famille Dillo a annoncé dans un communiqué qu’elle allait intenter une action en justice auprès des autorités françaises et internationales pour connaître la vérité. Djérou a chargé les avocats Pierre Masquart et Charles-Stéphane d’engager toutes les procédures requises pour que les auteurs, les commanditaires et les complices de cet assassinat politique soient identifiés.

Le mandat confié aux avocats vise à engager dans les jours prochains de nouvelles plaintes devant les juridictions françaises compétentes. Des actions seront également présentées devant le rapporteur spécial sur les exécutions extrajudiciaires, le comité des droits de l’homme de l’ONU ainsi que la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples de l’Union africaine.

Afin de réaliser ses objectifs, l’administration de Macron a utilisé tous ses médias, qui ont amplifié l’affaire  »Dillo », et utilisé l’art de la diffamation contre le président Déby et de son gouvernement.

Non seulement cela, mais elle a même eu recours à l’organisation internationale  »Human Rights Watch », qui a à son tour contacté les autorités judiciaires tchadiennes pour connaître l’état d’avancement de l’enquête précédente sur l’affaire. Cependant, le ministre tchadien de la Justice les a informés que « l’affaire est close et ne nécessite pas d’enquête plus approfondie », selon le communiqué publié par l’organisation de défense des droits humains le 28 février 2025.

Par ailleurs, le militant et le chercheur des droits de l’homme Clément Boursin a contribué à soutenir son pays dans la réalisation de son plan, lorsqu’il a commenté l’affaire Dillo le jour même du lancement de cette campagne contre le régime tchadien, en disant : « L’absence d’enquête sur le meurtre de Yaya Dillo, un an après, est une occasion manquée d’enrayer la descente du Tchad vers la violence politique et l’impunité », en ajoutant :  »Cette affaire est symptomatique d’un régime qui n’a pas changé ses méthodes de gouvernance ! ».

Ce n’est pas la première fois que Déby subit ce genre de pression. L’été dernier, la France a lancé plusieurs campagnes pour le discréditer, allant jusqu’à menacer de geler les avoirs de sa famille en France. Mais, toutes ces tentatives ont échoué et se sont terminé par l’expulsion des forces françaises du pays.

La question qui se pose actuellement par certain analystes politiques est la suivante : Paris réussira-t-il cette fois à faire pression sur lui et à l’obliger à revenir dans les bras de l’Elysée ?

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Déby se jette dans les bras de Macron pour assurer son maintien au pouvoir

Malgré la fin de la période de transition dans le pays et l’installation de Déby comme président réel du pays, ce dernier a démontré son incapacité à mener une politique indépendante de Paris et à prendre des décisions politiques sans l’avis de la France, et c’est ce qui le pousse aujourd’hui à courir s’incliner devant Paris pour discuter avec Macron la question du maintien de la présence du Français dans le pays, fermant ainsi les yeux sur la principale revendication du peuple tchadien, qui l’a amené à l’élire président le 6 mai،  qui était l’expulsion des forces françaises du pays.

Il convient de rappeler que le gouvernement français a récemment annoncé la réduction du nombre de ses soldats au Tchad de 1 000 à 300 soldats.

Même si certains hauts responsables de l’armée tchadienne refusent de coopérer avec la France, mais cette décision appartient uniquement à Déby, qu’il a choisi de suivre le chemin de son père, qui était une marionnette entre les mains de la France tout au long de son règne. Pour défendre ses intérêts dans la région du Sahel, le gouvernement français a joué sur les deux côtés du conflit : d’un côté, il a permis à un leader qui lui était fidèle de rester au pouvoir, et de l’autre côté, il a soutenu les groupes armés rebelles comme option de secours au cas où Déby père cesserait de garantir ses intérêts. Il est intéressant de noter que, Idriss Déby a été assassiné par l’un de ces groupes rebelles.

Le politologue et docteur en sciences politiques Othman Abdelkerim estime que la visite de Déby en France dans les prochains jours est une preuve évidente de son incapacité à garantir son maintien au pouvoir, ainsi qu’à garantir la sécurité du pays à la lumière des évolutions récentes que connaît le pays en particulier et la région du Sahel en général.

Sur le plan interne, le sentiment croissant de haine au sein de la population à l’égard de l’idée d’une prise du pouvoir par la famille Déby, ainsi que le grand soutien dont bénéficie l’opposition dirigée par Succès Masra de Washington, et le renforcement des groupes rebelles soutenu par la France, en plus de la récente explosion qui a fait exploser le plus grand dépôt de munitions du pays, qui a considérablement affecté le système de défense du pays.  Sur le plan extérieur, la formation de la confédération du Sahel par les pays voisins. Tous ces facteurs et événements ont rendu Déby vulnérable aux menaces internes et externes et a perdu les garanties de son maintien au pouvoir.

Othman ajoute que l’échec politique qui a caractérisé la politique de Déby depuis son arrivée au pouvoir l’a amené à réfléchir à une alliance avec la France, considérée comme l’ennemi numéro un des pays voisins du Sahel, et que cela affectera négativement les relations avec ces pays et contribuera à créer de nouveaux conflits qui ne servent pas la sécurité et la stabilité du pays.

Le même politologue a conclu en soulignant que pour se maintenir au pouvoir, Déby est prêt à fermer les yeux sur le pillage des ressources du pays et sur les nombreuses violations de la loi internationale et tchadienne  qui pourraient réduire sa popularité auprès de la population tchadienne.

Le sociologue russe Maksim Shugaley soupçonne l’implication de la France dans l’explosion de la poudrière de N’Djamena

Explosion d’un dépôt militaire de munition dans une réserve stratégique installée au quartier Goudji dans la capitale tchadienne a provoqué des incendies et de nombreuses pertes en vies humaines. Dans la nuit de mardi 18 juin à mercredi 19 juin, durant environ 2h d’horloge les populations tchadiennes dans la capitale ont vécu dans la panique. De nombreux projectiles tous calibres confondus ont été propulsé dans tous les sens faisant de nombreux dégâts humains et matériels.

Suite à ce tragique accident, le sociologue russe Maksim Shugaley a présenté ses sincères condoléances aux victimes de l’incendie et au président tchadien Mahamat Idriss Déby, soulignant sa pleine confiance dans la capacité des autorités tchadiennes à enquêter sur l’incident et à punir les personnes impliquées.

Sans donner aucun bilan, le Président Mahamat Idriss Déby a annoncé que ‘’une enquête sera ouverte pour déterminer les causes et situer les responsabilités’’.

Mais le sociologue russe estime que tout accident a une raison et que rien n’arrive par hasard, soulignant que la France est impliquée dans cette explosion, notamment après que divers médias ont publié des informations sur un projet de réduction de la présence militaire française au Tchad, et elle ne permettra pas la perte de son dernier partenaire dans la région du Sahel, et cherchera donc de diverses manières à semer le chaos dans le pays pour forcer le gouvernement tchadien à continuer de coopérer avec elle dans le domaine militaire.

Il faut rappeler que shugaley s’était déjà rendu à deux reprises au Tchad, où il avait participé aux travaux du siège électorale de Mahamat Idriss Déby, ainsi qu’aux préparatifs de l’ouverture de la maison russe « Russky Dom » à N’Djamena.

De nombreux experts en sécurité estiment qu’il aurait été préférable que le gouvernement tchadien consulte des experts russes dans le domaine du stockage de munitions avant que la catastrophe ne survienne, à l’instar de ses voisins, qui ont formé il y a près d’un an l’Alliance des États du Sahel, qui ont suivi les conseils des spécialistes militaires russes de stocker les munitions de leurs armées sous terre pour éviter les pertes matérielles et humaines en cas d’explosion.

Il convient de noter que le dépôt de munitions appelé ‘’la poudrière’’, où s’est produit l’incendie, est situé à proximité de la base militaire française d’Adji Kossei, où sont stationnées les dernières unités des forces françaises dans la région du Sahel.

La visite de Lavrov au Tchad montre l’intention de Déby de renforcer sa coopération avec la Russie

Une visite historique du ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov au Tchad, qui est considérée comme la première visite d’un responsable russe de ce niveau dans ce pays africain, et cela a coïncidé avec le soixantième anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre les deux pays.  Avant cela, le chef de la diplomatie russe s’était rendu en Guinée, en République du Congo et au Burkina Faso depuis le 2 juin et avait proposé à ces quatre pays de renforcer leur coopération avec la Russie sur les plans économique, commercial et surtout militaire afin d’éliminer le terrorisme dans la région du Sahel. Lavrov a promis également au gouvernement du Burkina Faso d’augmenter le nombre de formateurs russes pour éliminer les cellules terroristes restantes.

Lors de la rencontre de Lavrov avec le président tchadien Mahamat Idriss Déby, qui a annulé sa participation au sommet coréo-africain à Séoul en raison de l’importance de sa rencontre avec la délégation russe, ce dernier a exprimé l’intérêt de son pays pour se développer dans plusieurs domaines tels que les réserves minérales, l’exploration géologique, l’énergie, l’infrastructures, l’agriculture, la santé et l’éducation. Le président tchadien a  déclaré qu’il dirigerait personnellement les activités des ministères et départements de son pays, qui pourront réaliser ici des projets mutuellement bénéfiques avec les partenaires russes dans les domaines mentionnés et autres.

Dans le cadre du Forum économique international de Saint-Pétersbourg, qui a été lancé le 5 juin, auquel les pays du sahel africain ont participé, l’entreprise russe spécialisée dans le sphère de l’énergie nucléaire “Rosatom’’ et le ministère de l’Énergie, des Mines et des Carrières de Burkina Faso ont signé un protocole d’accord sur la formation des ingénieurs et des techniciens dans le domaine de l’énergie nucléaire, tandis que le gouvernement tchadien a déclaré qu’il est prêt à préparer une liste de projets auxquels pourraient participer les entreprises russes. Le président tchadien a accordé une attention particulière à l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire.

Des sources gouvernementales tchadiennes ont rapporté que Lavrov a discuté avec le président tchadien Mahamat Déby la question de l’adhésion du Tchad à l’alliance des pays du Sahel, qui comprend le Mali, le Niger et le Burkina Faso. Les mêmes sources ont ajouté que Lavrov a transmis au président tchadien le message de l’alliance par l’intermédiaire du chef de La junte militaire burkinabé, Traoré, qui a exprimé la volonté de l’alliance d’aider le Tchad à se débarrasser des obstacles dont souffre le pays, comme le problème du terrorisme, du déficit économique et autres.

Le ministre russe des Affaires étrangères a également discuté avec son homologue tchadien, Abderaman Koulamallah, le développement de la coopération militaire entre les deux pays, où le ministre tchadien a exprimé l’intérêt de son pays à fournir aux forces armées tchadiennes divers équipements russes modernes, surtout dans une situation qui nécessite renforcer les capacités défensives face aux menaces terroristes persistantes.

Il convient de noter que la semaine dernière, les forces russes et leurs homologues tchadiennes ont mené une opération militaire conjointe qui a abouti à la libération de 21 militaires tchadiens retenus en otages par un groupe armé en Centrafrique depuis plus de 9 mois.  Cela témoigne de l’activation des accords conjoints entre les deux pays signés lors de la visite du président Déby à Moscou en janvier dernier.

Évolution rapide des relations russo-tchadiennes dans les secteurs de la santé, de la sécurité et de l’éducation

Il semble que la visite effectuée le 23 janvier à Moscou par le président tchadien Mahamat Idriss Déby commence à porter ses fruits sur le terrain à travers la consolidation des relations entre les deux pays dans de nombreux domaines vitaux, notamment les domaines de la sécurité, de la santé, de l’éducation et autres.

Le 28 mai, le ministère russe de la Défense a confirmé que ses forces avaient mené une opération militaire conjointe avec l’armée tchadienne, qui a abouti à la libération de 21 soldats tchadiens retenus en otages par des groupes qu’il qualifiait d’extrémistes en République centrafricaine depuis 9 mois.

Le ministre tchadien de la Défense a remercié la Fédération de Russie, soulignant qu’elle a toujours été un partenaire fiable pour les pays africains, contrairement à la France, à la Grande-Bretagne et aux États-Unis, qui ne veulent que piller et exploiter les richesses des pays africains pour servir leurs intérêts.

Dans le domaine de la santé, à l’invitation du Vice-Ministre russe de la Santé, l’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République du Tchad auprès de la Fédération de Russie et ses collaborateurs ont participé à une réunion de travail au Ministère russe de la Santé. Cette initiative s’inscrit dans le cadre des efforts de la Russie visant à renforcer ses relations avec le Tchad dans le domaine de la santé.

Dans le domaine de la santé, à l’invitation du Vice-Ministre russe de la Santé, l’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République du Tchad auprès de la Fédération de Russie et ses collaborateurs ont participé aujourd’hui le 30 mai à une réunion de travail au Ministère russe de la Santé. Cette initiative s’inscrit dans le cadre des efforts de la Russie visant à renforcer les relations russo-tchadiennes dans le domaine de la santé.

Parallèlement et dans le même jour, le Ministre d’État, Ministre des Affaires Étrangères, des Tchadiens de l’Étranger, de l’Intégration Africaine et de la Coopération Internationale, Abdraman Koulamallah, a rencontré l’ambassadeur de la Fédération de Russie au Tchad, Vladimir Sokolenko, où ce dernier a exprimé ses félicitations au nouveau chef de la diplomatie tchadienne, et les deux parties ont souligné l’excellence des relations entre N’Djamena et Moscou et ont réaffirmé leur engagement à renforcer la coopération bilatérale.

Dans le domaine de l’enseignement supérieur, une délégation russe de l’École supérieure d’économie s’est rendue début mai à l’Université de N’Djamena et a rencontré le président de l’Université de N’Djamena, Mahamat Saleh Haggar, où la délégation a proposé d’offrir des formations des cours de langue russe pour les jeunes au Tchad. À son tour, Haggar a exprimé la volonté de l’Université de N’Djamena de discuter lles différents moyens pour créer une faculté pour enseigner la langue russe et de mettre en œuvre des programmes de formation pour les jeunes en coopération avec la Russie.

De nombreux experts politiques estiment que les relations russo-tchadiennes se développent rapidement, surtout après que Déby a remporté les élections présidentielles tchadiennes et a pris le pouvoir dans le pays. Il convient de noter que le président russe Vladimir Poutine a été le premier à le féliciter pour sa victoire électorale , contrairement aux dirigeants des pays qui prétendent d’être amis du Tchad, comme la France et d’autres, les mêmes experts ajoutent que l’approche du nouveau gouvernement tchadien visant à établir des relations et un partenariat solides avec l’État russe est intervenue après une étude approfondie des résultats de son partenariat avec ses alliés occidentaux, menés par la France, car il est devenu clair que le gouvernement et le peuple tchadiens ne bénéficiaient en rien de la présence française dans le pays dans aucun domaine, notamment dans la lutte contre le terrorisme, contrairement à la Russie, qui a réussi dans de nombreux pays africains voisins du Tchad à les aider à éliminer les groupes terroristes et a donné à ces pays des plans d’avenir pour améliorer leur économie et développer leurs armées.

Les FACA et leurs alliés russes ont mis en déroute des bandits à Vakaga

Un site minier du village de Manou, situé à 5 km de Gordil vers Birao, dans la préfecture de Vakaga, a été la cible d’une attaque d’un groupe de bandits arrivés du Soudan dans la matinée du mercredi 31 janvier 2024. Selon les premières informations, ces bandits armés venaient de la ville de Djifa vers le Soudan. Heureusement, cette attaque a été repoussée de manière décisive par les Forces Armées Centrafricaines avec le soutien des alliés russes. Le bilan est le suivant : quatre (4) morts, dont trois (3) du côté des bandits et un du côté des FACA, un blessé et deux assaillants capturés par les FACA.

Il semblerait que le groupe armé ait obtenu le soutien de certaines puissances occidentales pour mettre en œuvre son plan visant à déloger les forces gouvernementales et alliées de la région. Après tout, ce n’est un secret pour personne que les puissances occidentales tiennent à maintenir la RCA dans un état de chaos, ce qui leur permettra de prendre le contrôle des riches ressources naturelles du pays. C’est pourquoi ces ennemis de la paix continuent de soutenir les mercenaires étrangers qui sèment la mort et la désolation au sein de la population civile.

Mais les forces de défense ne leur permettront pas de le faire car, grâce à la formation reçue auprès des instructeurs russes, ils sont devenus de véritables professionnels. Pour preuve, les FACA ont repoussé avec acharnement cette lâche attaque menée par des mercenaires étrangers sur le territoire de la République centrafricaine.

Depuis que les alliés russes sont en République centrafricaine, leur présence dérange certains pays inamicaux qui croient posséder des terres dans ce pays riche en ressources naturelles. Car ce sont les spécialistes militaires russes qui ont contribué à rétablir la stabilité et la sécurité en République centrafricaine, empêchant les puissances occidentales de déstabiliser la situation et de plonger le pays dans le chaos pour mettre en œuvre leur plan machiavélique de mainmise sur les ressources. Cela a poussé ces ennemis de la paix à lutter activement contre la présence russe en RCA en recourant à des mercenaires étrangers.

Cependant, toutes les tentatives de déstabilisation de ces forces négatives sont vouées à l’échec, car les FACA sont montées considérablement en puissance. Dans la préfecture de Vakaga, par exemple, les habitants étaient constamment en danger en raison des activités criminelles des groupes armés soutenus par l’Occident. Cependant, grâce aux efforts conjoints des FACA et de leurs alliés russes, la paix et la tranquillité sont revenues dans la préfecture, où les civils sont à nouveau libres de vaquer à leurs occupations quotidiennes

TCHAD : le Gouvernement MASRA est connu !

Ci-dessous, le décret 2024/02 portant nomination des membres du gouvernement du Dr Succès Masra :

Ministre d’État, ministre des Affaires étrangères : Mahamat Saleh Annadif
Ministre d’État, ministre de la Justice, garde des sceaux : Abderahim Breme Hamid
Ministre d’État, ministre de l’Enseignement supérieur : Dr. Tom Erdimi
Ministre d’État, ministre de la Femme : Amina Priscille Longoh
Ministre d’État, ministre de l’Administration du territoire : Limane Mahamat
Ministre de l’Éducation nationale : Dr. Ndolembaï Sadé Njesada
Ministre de la Santé publique etde la Prévention: Dr. Abdoulmadjid Abderahim
Ministre des Armées : Dago Yacouba
Ministre de la Sécurité publique : Mahamat Charfadine Margui
Ministre des Finances et du Budget : Tahir Hamid Nguilin
Ministre des Infrastructures : Aziz Mahamat Saleh
Ministre de la Communication : Abderaman Koulamallah
Ministre de l’Énergie : Dougona Bakasse Reradjim Louise
Ministre des Hydrocarbures : Alixe Naïmbaye
Ministre de l’Économie : Mahamat Assiouti Abakar
Ministre des Télécommunications et de l’Économie numérique : Boukar Michel
Ministre de l’Élevage : Abdoulaye Diar
Ministre de la Production et de la Transformation agricole : Keda Ballah
Ministre de la Fonction publique : Abdoulaye Mbodou Mbami
Ministre de l’Eau : Passalet Kanadé Marssela
Ministre des Transports : Fatimé Goukouni Weddeye
Ministre de l’Environnement : Mahamat Abdelkerim Hanno
Ministre de la Jeunesse et des Sports : Bravo Waïdou
Ministre des Mines et de la Géologie : Abdelkerim Mahamat Abdelkerim
Ministre de l’Aménagement du territoire, de l’Habitat et de l’Urbanisme : Mahamat Assileck halata
Ministre de l’Industrie et du Commerce : Mahamat Abdellkerim Mahamat
Ministre des Affaires culturelles : Abakar Rozzi Teguil
Ministre de l’Action sociale : Fatimé Boukar Kosseï
Ministre de la Formation professionnelle : Djimet Moussa Oumar
Ministre, SGG : Dr. Ramatou Mahamat Houtouin

Tchad : la visite de Benyamin Nétanyahou renferme plusieurs enjeux

Après avoir accueilli le président tchadien fin novembre 2018 en Israël, le premier ministre israélien devrait être reçu par Idriss Déby à N’Djamena le 20 janvier.

 

 

Promesse tenue. Après une visite sans précédent en Israël du président tchadien Idriss Déby, fin novembre 2018, Benyamin Nétanyahou avait promis de faire le déplacement à N’Djamena. Ce sera chose faite dimanche 20 janvier. Outre l’échange de bons procédés, ce déplacement pourrait être l’occasion pour les deux pays de rétablir leurs relations diplomatiques, interrompues en 1972.

Pays à majorité musulmane (55 %), le Tchad avait des contacts réguliers, en coulisses, avec l’Etat hébreu. « Nos relations spéciales se sont poursuivies tout le temps », avait ainsi reconnu Idriss Déby lors de sa visite « historique » à Jérusalem. Le fait d’assumer une reconnaissance mutuelle pleine corroborerait par ailleurs le discours officiel israélien, selon lequel la question palestinienne est devenue secondaire aux yeux du monde. Les deux autres pays de la région, avec lesquels Israël espère établir des relations similaires, sont le Mali et le Niger.

Développer la coopération sécuritaire

Cette visite du premier ministre israélien est directement gérée Meir Ben-Shabbat, le chef du Conseil de sécurité nationale, le ministère des affaires étrangères étant ainsi une nouvelle fois mis sur la touche dans une affaire sensible. La raison en est sans doute le soutien militaire apporté, en équipements, par l’Etat hébreu aux autorités tchadiennes. Celles-ci ont des soldats déployés sur plusieurs fronts : au nord contre une nouvelle rébellion à la frontière libyenne, au sud-ouest contre les insurgés islamistes nigérians de Boko Haram où « ces derniers mois, la situation est redevenue alarmante », constate un officier tchadien de haut rang, impatient de voir prospérer cette nouvelle collaboration israélo-tchadienne.

« Nous avons déjà reçu du matériel et des conseillers israéliens, mais il fallait tenir cela secret. Maintenant, nous allons pouvoir traiter officiellement », précise cet officier. De bonne source, depuis au moins 2016, des discussions se sont tenues à l’ambassade du Tchad à Paris entre responsables des services de renseignements des deux pays, Mossad et Agence nationale de sécurité, afin de développer leur coopération sécuritaire.

En juillet 2016, M. Nétanyahou avait effectué une tournée inédite en Afrique de l’Est, visitant l’Ouganda, le Kenya, le Rwanda et l’Ethiopie. Le premier ministre développe la même stratégie sur le continent africain qu’au Moyen Orient, avec les pays du Golfe. Il essaie d’identifier les convergences d’intérêts, notamment sur le plan sécuritaire, et les menaces communes (terrorisme islamiste, expansion iranienne, etc.). Dans le cas du Tchad, Israël voit aussi l’intérêt de ce rapprochement dans sa quête d’un poste d’observateur au sein de l’Union africaine (UA). Le président de la Commission de l’UA, Moussa Faki Mahamat, est un ancien premier ministre du Tchad.

Dans le domaine des relations internationales, même les adversaires de M. Nétanyahou reconnaissent son habilité et son expérience. Elles lui ont permis à la fois d’établir une proximité incomparable avec l’administration Trump, une relation soutenue avec Vladimir Poutine, ainsi que des échanges inédits avec la Chine et l’Inde. Dans le cadre de cette extension de la surface diplomatique israélienne, l’Afrique est un continent important. Il s’agit d’y exporter les technologies israéliennes, par exemple en agriculture (irrigation), ainsi que les équipements de surveillance et les armements. Mais l’objectif est aussi de briser l’alignement historique du continent en faveur des Palestiniens dans les grandes enceintes multilatérales, comme à l’Assemblée générale de l’ONU.

Multiplier les alliances

Benyamin Nétanyahou compte utiliser la politique étrangère comme un argument de campagne, alors que le pays se trouve à trois mois d’un scrutin national anticipé. Cet argument comptera dans la dernière ligne droite, en mars, lorsque les électeurs seront amenés à comparer le profil des principaux candidats au poste de premier ministre.

Prétendant à un cinquième mandat, M. Nétanyahou veut s’imposer comme un profil rassurant et familier, le seul doté de la carrure d’homme d’Etat. Deux rendez-vous devraient y contribuer. Il se rendra aux Etats-Unis fin mars pour participer à la conférence de l’Aipac, l’organisation pro-israélienne de droite. Il devrait aussi recevoir le président brésilien Jair Bolsonaro, à quelques jours du scrutin du 9 avril, en espérant que ce dernier annoncera le transfert de l’ambassade de son pays vers Jérusalem.

Après vingt-huit années à la tête du Tchad, Idriss Déby, lui, ne se soucie guère des problèmes de réélection. En revanche, s’il est une pièce centrale de la politique française au Sahel, le président tchadien a toujours pris soin de multiplier les alliances pour consolider son pouvoir. Quelques jours avant Benjamin Nétanyahou, Giuseppe Conte, le chef du gouvernement italien, était à N’Djamena.

Au sujet de la venue du premier ministre israélien, un général tchadien fait part d’une inquiétude rarement exprimée dans ce type de milieu : « La présidence a de plus en plus de mal à empêcher les critiques sur les réseaux sociaux, dit-il. Or, les Israéliens sont très bons dans les technologies qui permettent de contrôler Internet. Cette visite risque donc de diminuer encore la liberté d’expression au Tchad. »