Tchad : la croissance économique attendue à 7,3 % en 2027

Selon les prévisions contenues dans le projet de loi de finances adopté en Conseil des ministres, le produit intérieur brut (PIB) devrait progresser de 7,3 %, contre 6 % en 2026, soit une hausse de 1,3 point de pourcentage.

 

Plusieurs secteurs devraient contribuer à cette performance. Les investissements dans les infrastructures figurent parmi les principaux leviers retenus, avec pour objectif d’améliorer les conditions de production, de faciliter les échanges commerciaux et de renforcer la connectivité entre les différentes régions du pays. L’agriculture et l’élevage, qui occupent une place importante dans l’économie tchadienne et les moyens de subsistance des populations, sont également appelés à jouer un rôle déterminant.

À ces secteurs s’ajoute la transformation industrielle, considérée comme un levier essentiel de création de valeur ajoutée. Le développement des capacités locales de transformation des matières premières pourrait favoriser l’émergence de nouvelles activités économiques, stimuler l’emploi et réduire progressivement la dépendance aux importations.

Tchad : le Festival Dary revient pour une 8e édition

La 8e édition du Festival Dary va se dérouler du 19 décembre 2026 au 3 janvier 2027, à la place de la Nation de N’Djamena.

 

Les préparatifs de la 8e édition du Festival Dary sont officiellement lancés. Prévu du 19 décembre 2026 au 3 janvier 2027 à la place de la Nation de N’Djamena, ce rendez-vous culturel réunira les différentes provinces du pays autour du thème : « Nos cultures, notre force, notre avenir ».

L’annonce a été faite le 5 novembre par le secrétaire général du ministère du Développement touristique, de la Culture et de l’Artisanat, Abdoulaye Ousmane Babalé, lors d’un point de presse consacré au lancement des préparatifs.

Pour cette nouvelle édition, les organisateurs annoncent une programmation variée destinée à mettre en valeur la richesse du patrimoine culturel tchadien. Au programme figurent notamment des spectacles, des expositions artisanales, des découvertes culturelles, des espaces gastronomiques, ainsi que des animations pour les enfants et des activités dédiées aux jeunes. Des rencontres entre acteurs économiques sont également prévues.

Le Festival Dary veut offrir une vitrine aux artisans, restaurateurs et exposants. Ces derniers pourront présenter leurs produits, valoriser leurs compétences et toucher de nouveaux clients. Les entreprises et opérateurs économiques auront, de leur côté, l’occasion de développer des contacts et de nouer des partenariats.

L’événement ambitionne également de renforcer l’attractivité touristique du Tchad en permettant aux visiteurs, aux touristes et aux expatriés de découvrir, dans un même espace, les traditions et les richesses des différentes provinces.

Tchad : le chef de canton de Bahr-Azoum est décédé

Le canton de Bahr-Azoum, dans la province du Salamat, est en deuil. Son chef, Issa Hamid Douloum, est décédé ce mercredi 4 novembre 2026 à Mirekika, des suites d’une courte maladie.

 

La communauté de Bahr-Azoum vient de perdre son autorité traditionnelle. Issa Hamid Douloum, chef de ce canton situé dans la sous-préfecture de Sihep, département de Bahr-Azoum, province du Salamat, a rendu son dernier souffle ce mercredi 4 novembre à Mirekika, après une courte maladie.

L’annonce de sa disparition constitue une perte pour les populations de cette circonscription traditionnelle, où le chef de canton occupe une place importante dans l’organisation de la vie communautaire.

Au-delà de sa fonction représentative, une autorité traditionnelle joue généralement un rôle de proximité auprès des populations. Elle contribue notamment à la médiation des différends, au maintien de la cohésion sociale et à la préservation des usages et coutumes locales, en complément des autorités administratives.

La disparition d’Issa Hamid Douloum laisse ainsi un vide au sein de la chefferie traditionnelle de Bahr-Azoum. Les circonstances précises de son décès, n’ont pas encore été communiqués.

Tchad-dengue : 18 morts et plus de 6 200 cas suspects recensés

Ces chiffres ont été présentés ce mercredi 4 novembre, par le ministre de la Santé publique et de la Prévention, Abdelmadjid Abderahim Mahamat, devant l’Assemblée nationale.

 

En l’espace de quatre jours, le nombre de décès liés à l’épidémie de dengue est passé de 14 à 18, tandis que les cas suspects ont augmenté de 5 571 à 6 275, soit 704 nouveaux cas signalés entre le 30 octobre et le 3 novembre.

Présentant le point de la situation devant les députés, le ministre de la Santé publique et de la Prévention, Abdelmadjid Abderahim Mahamat, a également fait état de 353 cas confirmés en laboratoire. Ces données, arrêtées au 3 novembre, témoignent de la progression de l’épidémie et de la nécessité de renforcer la surveillance sanitaire.

Cette évolution rapide place les autorités sanitaires face à un défi important, alors que la mobilisation doit se poursuivre pour limiter la propagation de la maladie et prévenir de nouvelles pertes en vies humaines.

La dengue est une maladie virale transmise à l’être humain par la piqûre de moustiques infectés du genre Aedes. Elle se manifeste notamment par une forte fièvre, des maux de tête, des douleurs musculaires et articulaires. Dans ses formes sévères, elle peut entraîner des complications potentiellement mortelles.

Tchad : la rougeole continue de menacer les enfants dans l’Est du pays

Malgré les campagnes de vaccination d’urgence, la maladie continue de circuler dans plusieurs zones, notamment dans les provinces accueillant des réfugiés soudanais.

 

La lutte contre la rougeole reste un défi sanitaire majeur au Tchad. Dans l’est du pays, où l’afflux de réfugiés fuyant le conflit au Soudan accentue la pression sur les structures de santé, plusieurs flambées épidémiques ont été signalées depuis le début de l’année 2026. La situation est particulièrement préoccupante pour les enfants, premières victimes de cette maladie hautement contagieuse.

À Adré, dans la province du Ouaddaï, la progression de la maladie a été particulièrement marquée. Selon Médecins sans frontières (MSF), les cas de rougeole sont passés de 16 en janvier à 371 en mars 2026. Au cours des deux premières semaines d’avril, 161 nouveaux cas avaient déjà été recensés. Face à cet afflux de malades, l’organisation a dû renforcer ses capacités d’accueil pédiatrique, faisant passer de cinq à quinze le nombre de lits réservés aux enfants atteints de rougeole.

Pour contenir la propagation de l’épidémie, les autorités sanitaires, avec l’appui de leurs partenaires humanitaires, ont multiplié les campagnes de vaccination d’urgence. À Adré, plus de 95 500 enfants ont ainsi été vaccinés contre la rougeole. Dans la province du Sila, plus de 113 000 enfants ont également reçu le vaccin en l’espace de quinze jours.

La riposte s’est aussi étendue aux camps de réfugiés et aux localités environnantes. Au camp de Zabout, dans le Sila, une intervention conduite par ALIMA et Alerte Santé entre février et mars a permis d’enregistrer plus de 100 cas suspects et d’atteindre plus de 95 % de la cible vaccinale définie.

Tchad : le gouvernement décrète la gratuité des soins contre la dengue

Face à la recrudescence de l’épidémie et à l’afflux de malades dans les hôpitaux, le Premier ministre, Allah Maye Halina, a annoncé, le 2 novembre, cinq mesures d’urgence, dont la prise en charge gratuite des patients dans les établissements sanitaires publics.

 

Le gouvernement renforce sa riposte contre l’épidémie de dengue. Confronté à une dégradation de la situation sanitaire et à une pression croissante sur les structures hospitalières, le Premier ministre, chef du gouvernement, Allah Maye Halina, a annoncé une série de mesures destinées à contenir la propagation de la maladie et à améliorer la prise en charge des personnes infectées.

Au terme d’une réunion stratégique de haut niveau tenue le lundi 2 novembre, à laquelle ont pris part les responsables des ministères concernés, les autorités sanitaires, les représentants des ordres professionnels de santé ainsi que les autorités administratives et communales de N’Djaména, cinq mesures prioritaires ont été arrêtées. Leur mise en œuvre est annoncée comme immédiate.

La principale décision porte sur la gratuité totale de la prise en charge de la dengue dans l’ensemble des structures sanitaires publiques du pays. La mesure englobe les consultations médicales, les examens de laboratoire et les soins liés à la maladie. À travers cette disposition, les autorités entendent lever les obstacles financiers susceptibles de retarder le recours aux services de santé et permettre aux populations touchées d’accéder plus facilement aux traitements.

En parallèle, le gouvernement prévoit un renforcement des capacités d’accueil des établissements hospitaliers, notamment les Centres hospitaliers universitaires (CHU). Des tentes médicalisées et des lits supplémentaires seront installés afin de désengorger les services confrontés à un afflux important de patients.

La riposte gouvernementale comporte également un important volet préventif. Une semaine spéciale de salubrité sera organisée dans les quartiers pour favoriser l’assainissement de l’environnement, l’élimination des eaux stagnantes et la destruction des gîtes larvaires. Ces actions visent à réduire les lieux de reproduction des moustiques du genre Aedes, responsables de la transmission du virus de la dengue.

Les autorités ont, par ailleurs, prévu la désinsectisation systématique des avions et des moyens de transport collectif, notamment les bus urbains, intra-urbains et interurbains. L’objectif est de limiter la circulation des moustiques vecteurs entre les différentes provinces du pays.

Enfin, une vaste campagne de mobilisation nationale sera déployée avec la participation des médias, des organisations de la société civile, des jeunes, des femmes et des collectivités territoriales. Cette initiative devra renforcer la sensibilisation des populations et encourager l’adoption des gestes de prévention.

Tchad : le PAAET a un nouveau coordonnateur

Le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Passale Kanabé Marcelin, a reçu, ce lundi 2 novembre à N’Djamena, le nouveau coordonnateur du Projet d’accroissement de l’accès à l’énergie au Tchad (PAAET), Alain-Fidèle Kolongato-Ngbadou.

 

Le secteur énergétique tchadien accueille un nouveau responsable à la tête du Projet d’accroissement de l’accès à l’énergie au Tchad (PAAET). Alain-Fidèle Kolongato-Ngbadou a été présenté au ministre de l’Eau et de l’Énergie, Passale Kanabé Marcelin, au cours d’une audience tenue ce lundi 2 novembre à N’Djamena. Il était accompagné de Pauline Bridaux, directrice des projets de Ginger SOFRECO.

Cette rencontre a notamment permis au nouveau coordonnateur de prendre contact avec l’autorité ministérielle et de s’inscrire dans le cadre institutionnel de mise en œuvre de ce programme stratégique pour le développement énergétique du pays.

Soutenu par la Banque mondiale, le PAAET ambitionne d’élargir considérablement l’accès à l’électricité sur l’ensemble du territoire tchadien. Le programme repose sur plusieurs leviers, notamment le renforcement et l’extension du réseau électrique de N’Djamena, le déploiement de mini-réseaux dans les villes secondaires ainsi que l’installation de systèmes solaires autonomes dans les localités rurales.

Le projet prévoit également des solutions énergétiques adaptées aux besoins des populations réfugiées et des communautés qui les accueillent, notamment à travers l’électrification et la promotion de modes de cuisson propres.

À terme, le programme vise à faire passer le taux national d’accès à l’électricité de 6 % à 30 % à l’horizon 2027, avec plus de six millions de bénéficiaires potentiels. Douze villes secondaires figurent notamment parmi les zones ciblées par les interventions.

Tchad : les transferts d’élèves en classes d’examen interdits

Le ministre de l’Éducation nationale, Mahamat-Ahmad Alhabo, a décidé de suspendre les changements d’établissement pour les élèves de 3e et de Terminale sur toute l’étendue du territoire.

 

Les élèves inscrits en classe de 3e et de Terminale ne pourront plus changer d’établissement au cours de l’année scolaire 2026-2027. La décision a été prise par le ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale, du Bilinguisme et de la Promotion civique, Dr Mahamat-Ahmad Alhabo, dans une note circulaire signée le 30 octobre 2026.

Cette mesure, d’application immédiate, s’étend à l’ensemble des académies du pays et s’impose à tous les établissements scolaires, publics comme privés. Elle interdit formellement aux responsables d’établissements d’autoriser le transfert d’élèves inscrits dans ces deux classes d’examen vers d’autres structures scolaires.

Le gouvernement entend garantir une meilleure stabilité des parcours éducatifs, préserver l’équilibre des effectifs et offrir aux candidats un environnement propice à la préparation des examens officiels. Le ministère souhaite également renforcer la discipline administrative et assurer la continuité des enseignements jusqu’à la fin de l’année scolaire.

L’interdiction vise notamment à freiner le phénomène de nomadisme scolaire, caractérisé par les changements fréquents d’établissement en cours d’année. Une pratique que les autorités éducatives considèrent comme préjudiciable au suivi pédagogique des élèves et à l’organisation des établissements.

Cette nouvelle directive intervient dans un contexte où les autorités tchadiennes multiplient les mesures visant à améliorer le fonctionnement du système éducatif. En juillet dernier, une disposition similaire avait déjà été prise par le rectorat de l’Académie de l’Ouest pour les établissements de N’Djaména I et II, ainsi que ceux des provinces du Chari-Baguirmi et du Hadjer-Lamis. La nouvelle instruction du ministre étend désormais cette interdiction à l’ensemble du territoire national.

Tchad : l’ENA ouvre le débat sur les voies d’un développement africain autonome

Réunis à N’Djamena pour la 5ᵉ édition du colloque international de l’École nationale d’administration (ENA), experts, chercheurs et hauts responsables réfléchissent aux conditions d’un développement fondé sur les ressources, les compétences et les potentialités propres aux États africains.

 

Comment les États africains peuvent-ils construire leur prospérité en s’appuyant davantage sur leurs propres ressources et compétences ? C’est autour de cette problématique que se tient, les 29 et 30 octobre à N’Djamena, la cinquième édition du colloque international de l’École nationale d’administration (ENA) du Tchad. Placée sous le thème « Le développement endogène des États d’Afrique : enjeux, obstacles et perspectives », cette rencontre scientifique ambitionne de dégager des pistes concrètes pour promouvoir un modèle de développement mieux adapté aux réalités du continent.

La cérémonie officielle d’ouverture s’est déroulée à l’amphithéâtre Idriss Déby Itno, sous la présidence du Premier ministre, chef du gouvernement, Allah-Maye Halina, représentant le président de la République, le maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, qui a placé l’événement sous son haut patronage. Elle a réuni des membres du gouvernement, des universitaires, des chercheurs, des experts, des investisseurs et plusieurs acteurs de l’administration publique.

Au cœur des échanges, la nécessité pour les pays africains de dépasser les modèles de développement largement dépendants des financements et des orientations extérieurs. Pour les organisateurs, le continent dispose d’importantes ressources naturelles, d’un patrimoine culturel riche et d’un potentiel humain considérable. Encore faut-il parvenir à transformer ces atouts en véritables leviers de croissance et de progrès social.

Dans son intervention, le Premier ministre Allah-Maye Halina a souligné que l’Afrique ne pouvait durablement construire son avenir en reproduisant des modèles conçus ailleurs et parfois peu adaptés à ses réalités économiques, sociales et culturelles. Il a toutefois précisé que le développement endogène ne signifiait pas un rejet de la coopération internationale, mais plutôt la nécessité de construire des partenariats plus équilibrés, respectueux des priorités des États africains et favorables au renforcement de leurs capacités productives.

Le directeur général de l’ENA, le Dr Mahamat Borgou Hassan, a, pour sa part, rappelé que le développement endogène suppose avant tout une meilleure connaissance des forces, des faiblesses et des potentialités de chaque État. L’ambition est ainsi de passer d’une réflexion théorique à des propositions susceptibles d’orienter les politiques publiques et les stratégies nationales de développement.

Pendant deux jours, les participants examinent les différents facteurs susceptibles de favoriser ou de freiner cette dynamique. Six axes structurent les discussions. Ils portent notamment sur les indicateurs de développement, les obstacles institutionnels et sociologiques, la gouvernance, l’État de droit, l’industrialisation, la protection de l’environnement, l’autosuffisance alimentaire ainsi que la valorisation du capital humain.

Une attention particulière est également accordée à l’éducation, à la formation professionnelle, à l’innovation et au transfert de compétences, considérés comme des conditions essentielles à la transformation des économies africaines. Les questions d’intégration sous-régionale, de coopération internationale, de politique monétaire et de sécurité figurent aussi parmi les sujets abordés.

Tchad : 8 900 tonnes de vivres mobilisées pour soutenir les populations vulnérables

Face aux conséquences du déficit pluviométrique de la campagne agricole 2026-2027, le gouvernement prépare une opération de distribution gratuite de denrées alimentaires dans 15 provinces du pays.

 

Le Comité de pilotage des opérations de distribution gratuite de vivres a fait le point, le jeudi 29 octobre 2026, sur les préparatifs de cette intervention humanitaire qui concernera 15 provinces du pays. Présidée par le secrétaire général du ministère de l’Action sociale, de la Solidarité et des Affaires humanitaires, Adoum Attor Annour, la réunion a permis d’évaluer les ressources disponibles et de passer en revue les différentes étapes nécessaires au lancement de l’opération.

Au total, 8 900 tonnes de denrées alimentaires ont été mobilisées. Sur ce volume, 3 000 tonnes proviennent d’un don des Émirats arabes unis, tandis que les 5 900 tonnes restantes sont issues des stocks de l’Office national de sécurité alimentaire (ONASA). Ces provisions sont destinées à soutenir les ménages confrontés aux difficultés alimentaires engendrées par l’insuffisance des précipitations durant la campagne agricole 2026-2027.

Au-delà de la mobilisation des stocks, les échanges ont porté sur les conditions pratiques de distribution. L’identification des bénéficiaires, la coordination des équipes provinciales et départementales ainsi que le suivi des opérations figurent parmi les principales préoccupations du comité. L’objectif est de garantir une répartition équitable des vivres et d’éviter toute distribution en dehors des circuits prévus.

À l’issue de la rencontre, plusieurs priorités ont été définies, notamment la validation des plans opérationnels, l’acheminement des denrées vers les zones ciblées et l’établissement des listes de bénéficiaires. Un mécanisme de traçabilité des stocks et de supervision sur le terrain est également prévu afin de garantir la transparence de l’opération.