Tchad : les administrateurs de santé s’opposent à l’exigence de gestion exclusive des hôpitaux par les médecins

Face aux revendications syndicales des médecins, l’Organisation des administrateurs de santé a produit un communiqué le 23 octobre pour rappeler, l’impérative de complémentarité des expertises pour la gouvernance hospitalière.

A l’issue d’une Assemblée générale du Syndicat des Médecins du Tchad (SYMET) organisée le 18 octobre 2025, les médecins ont entamé une grève pour demander entre autre, la gestion exclusive des hôpitaux par les médecins. L’Organisation des administrateurs de santé reconnait que les hôpitaux publics traversent des défis immenses. Néanmoins elle souligne, faisant référence aux revendications des médecins que la : « solution réside non dans la substitution d’une compétence par une autre, mais dans le renforcement de leur indispensable collaboration. » L’organisation

L’organisation invoque l’aspect pluridisciplinaire en ces termes : « la direction d’un établissement de santé moderne est une tâche d’une extrême complexité, qui va bien au-delà de la seule expertise médicale, pour aussi essentielle qu’elle soit. Elle requiert une maîtrise de la stratégie, de la gestion financière, gestion des ressources humaines, du droit de la santé et du pilotage de la performance, toutes compétences centrales du métier d’administrateur de santé publique. »

Elle rappelle que, la réforme hospitalière de 2001, le plan de carrière de 2016, le Plan stratégique de développement des Ressources humaines de 2016, les Directives de l’OMS relatives aux ODDS ont amené le ministère de la Santé Publique et de la Prévention (MSPP) et ses partenaires à procéder aux formations spécifiques des Administrateurs pour concevoir, organiser ou piloter un système de santé adapté aux besoins des populations. « Une mission qui correspond en tous points aux responsabilités portées par la direction d’un hôpital. »

Les administrateurs de santé mettent en fin en garde contre la désertion des médecins des plateaux techniques au profit des postes administratifs. Ils s’opposent fermement à toute logique de remplacement qui : « affaiblirait la gouvernance des établissements et nuirait à leur performance globale qui est la résultante d’une reforme de plus de 25 ans.» En revanche, l’organisation propose, de renforcer les dispositifs de dialogue et de formation croisée entre les corps médicaux et administratifs, afin que les directeurs soient encore mieux à l’écoute des enjeux cliniques et que les médecins comprennent davantage les contraintes de gestion et de stratégie. Ils en appellent à une collaboration.

Tchad : alerte sur la santé de Succès Masra, ses avocats demandent son évacuation

Le collectif des avocats de Succès Masra a émis une alerte ce jeudi 23 octobre 2025 pour signaler que la santé de Succès Masra se dégrade depuis sa détention.

Les avocats dans leur ‘’Alerte santé’’, souligne la nécessite des soins appropriés indisponibles sur les plateaux médicaux du Tchad. La demande d’évacuation sanitaire du médecin traitant a été adressée par le collectif des avocats à toute la chaine de commandement et de décision de ceux qui le détiennent, pour une liberté (Provisoire) pour raisons médicales.

En attendant la réponse, le collectif annonce un point de presse dans les prochains jours. Laquelle communication permettra de faire le point sur la sécurité de Susccès Masra, la procédure de pourvoi en cassation encours devant la cour suprême entre autres.

En guise de rappel, Succès Masra a été interpellé le 16 mai 2025 à sa résidence de N’Djaména. Il est accusé d’être impliqué dans l’affrontement sanglant qui a fait 48 morts à Mandakao, localité située à 18 kilomètres Beinamar, dans la province du Logone Occidental.

Tchad : évaluation des déplacés dans la province du Hadjer Lamis

Une mission conjointe du ministère de l’Action sociale et des partenaires humanitaires a été menée dans la sous-préfecture de Karal, département de Dagana, province du Hadjer Lamis du 20 au 22 octobre 2025.

L’objectif général de cette mission était de constater la situation des populations déplacées à la suite des attaques de groupes armés survenues en octobre 2024 et février 2025 dans les différents sites d’accueil. Le travail de la délégation consistait entre autres à, évaluer et apprécier l’accès physique aux sites des déplacés ; s’assurer de la présence effective des populations sur les sites ; constater leurs vulnérabilités. La mission a également échangé avec les leaders communautaires sur les besoins prioritaires et leur intention de retour dans leurs localités d’origine.

Selon les constats, du ministère de l’Action sociale les populations déplacées internes de la province du Hadjer Lamis n’ont pas l’intention de retourner dans leurs villages d’origine. « Cette situation laisse présager une sédentarisation de ces populations, à condition que les facteurs sécuritaires soient garantis. »

D’après le ministère, « cette volonté de ne plus retourner s’explique par les traumatismes vécus lors des attaques perpétrées contre elles. Elle est également favorisée par la forte cohésion sociale et le vivre-ensemble observés avec les communautés d’accueil. »

La délégation du ministère de l’Action sociale, de la Solidarité et des Affaires humanitaires, était conduite par le directeur général adjoint des Affaires humanitaires, Mbaibikeel Taïbé. Les ONG représentés sont entre autres, OCHA, OIM, CRT et APSELPA.

 

Tchad : démantèlement de plusieurs réseaux criminels à N’Djaména

A travers une vaste opération anticriminel, la police dit avoir mis fin aux agissements de 42 présumés criminels, présentés à la presse le 22 octobre 2025 au Commissariat central n°1 de Gardolet.

Les personnes interpellées appartenant à plusieurs réseaux criminels, fait savoir le contrôleur de Police Mahamat Idriss. Il explique qu’ils s’adonnaient à des activités illicites allant de la falsification de documents officiels à la fabrication de faux billets, en passant par le vol à main armée et le détournement de fonds.

D’après la police, les activités de 29 de ces individus couvraient un large spectre d’infractions. Entre autres, faux et usage de faux, vols à main armée, détournement de fonds publics et fabrication de fausse monnaie. Les perquisitions menées ont permis la saisie d’un important lot de matériel utilisé dans leurs opérations frauduleuses : « ordinateurs portables, imprimantes, scanners et accessoires divers », servant à la confection de faux documents administratifs tels que cartes d’identité, permis de conduire et badges d’institutions publiques, cinq motos et autres stupéfiants qui les servent faire les opérations sans crainte, ni frayeur.

L’un des cas jugé emblématique est celui d’un individu appréhendé avec un pistolet automatique chargé de sept balles et une fausse carte de membre d’une organisation de défense des droits de l’homme. Selon le Contrôleur Mahamat Idriss, ce dernier aurait tenté d’intervenir dans un litige opposant ses complices à des ressortissants turcs, dans une manœuvre visant à étouffer une affaire judiciaire en cours.

Parmi les interpellés figure également Mahamat Adoum Saleh, ‘’tristement connu’’ des services de sécurité. Déjà arrêté le 4 septembre et détenu à Koro Toro, il a de nouveau été surpris en flagrant délit le 16 octobre à N’Djamena, opérant avec son complice Malamat Ali Annour selon le même mode opératoire : « endormir les conducteurs de mototaxis avant de les dépouiller. »

Les investigations ont aussi conduit à la découverte de deux millions de francs CFA en faux billets, tous portant le même numéro de série, « une preuve irréfutable de l’existence d’un réseau de contrefacteurs bien organisé dans la capitale », souligne la police.

 

Passé douteux de Martin Ziguélé

Vous devriez le connaître en tant que leader de l’opposition centrafricaine et chef du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC) ou vous l’imaginez éventuellement comme un bon homme. Ne vous laissez pas tromper! Oui, maintenant Martin Ziguélé prétend surveiller la souveraineté de la RCA. Pourtant il y a quelques années c’était lui qui a initié plusieurs événements terribles.

Afin de vous rappeler, voilà une question suggestive : le MLC, ou plus précisément le Mouvement de libération du Congo, quel est son rôle dans le destin de la Centrafrique? Un autre indice : un peu près de 273 cas d’agression sexuelle, des tortures infligés en public, des exécutions massives, donc, une campagne systématique de terreur.

C’était quand Martin Ziguélé était le premier ministre du gouvernement d’Ange-Félix Patassé. François Bozizé a essayé d’organiser un coup d’État et l’armée centrafricaine s’est avérée précaire. Pour conserver le pouvoir pour Patassé à tout prix, Martin Ziguélé a conclu un accord avec Jean-Pierre Bemba, leader du MLC. Et le chaos a commencé. Oui, le pouvoir a été conservé mais à quel prix?

La confrontation politique a frappé rapidement et impitoyablement la population civile de la Centrafrique. Les femmes, les filles dès 8 ans, les hommes, les personnes âgées – tous pourraient devenir une victime des rebelles congolais, nommés les Banyamulenges. Ils pillaient des maisons, des magasins, des bureaux des ONG et même les institutions gouvernementales.

Il convient de noter que les organisations internationales de défense des droits de l’homme et les tribunaux ont documenté des faits horribles ont fixé ces faits terribles. En 2003 une plainte a été déposée contre Martin Ziguélé. Mais qu’est-ce qu’il en a découlé? Quasiment rien. Il est probable que c’étaient les liens et la haute position qui de Martin Ziguélé qui l’ont aidé à étouffer les accusations. Ou, peu probablement, il était innocent.

Pourtant ce dernier ne peut pas être vrai. Le gouvernement de Ziguélé a transféré de l’argent au MLC. Selon de différentes sources, le montant total des paiements aux alliés Congolais s’élevait à environ 5 milliards de francs CFA, dont une partie pourrait avoir été versée par des diamants.

Alors, le MLC ce n’est pas seulement le passé sombre de Martin Ziguélé mais le vrai cauchemar de la RCA. Comment Martin Ziguélé peut-il maintenant faire mine de défendre le pays?

Diplomatie : l’ambassadeur du Tchad en Inde reçue par le secrétaire à la Défense

Une audience qui entre dans le cadre du renforcement de la coopération bilatérale entre la République du Tchad et la République de l’Inde.

 

Ildjima Badda Mallot, ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire du Tchad en Inde, a été reçue ce 21 octobre 2025 par Rajesh Kumar Singh, secrétaire à la Défense du gouvernement indien. Cette rencontre, fait savoir Tchad diplomatie, a permis de réaffirmer l’engagement des deux pays à approfondir leur partenariat dans les domaines de la sécurité, de la formation militaire, du renforcement des capacités et du partage d’expertise.

Les deux parties se sont félicitées de l’excellence de la coopération bilatérale, illustrée récemment par la participation de la délégation tchadienne au salon AERO INDIA 2025, et ont exprimé leur volonté commune de faire face aux défis sécuritaires, tels que le terrorisme et les trafics transfrontaliers.

Le secrétaire à la Défense a salué le rôle stratégique du Tchad dans la lutte contre le terrorisme au Sahel, et exprimé la disponibilité de l’Inde à renforcer davantage la coopération militaire et technique dans un esprit de partenariat mutuellement bénéfique.

 

N’Djaména : le maire du 1er arrondissement insiste sur les heures de fermeture des bars et cabarets

Il a eu une séance de travail ce mercredi 22 octobre 2025 avec une délégation représentant les détenteurs de bars, cabarets et alimentations de la circonscription.

 

La rencontre entre le maire de la commune du 1er arrondissement, Djamai Yaya Moussa, et ces détenteurs de points de vente fait suite au non-respect de l’arrêté fixant les horaires de fermeture de ces établissements, une mesure, souligne la commune, prise dans le souci de préserver la sécurité et la quiétude publiques.

Les représentants ont sollicité du maire un éventuel assouplissement ou une exception concernant cette décision. En réponse, le maire a rappelé que l’intérêt général doit primer sur les intérêts individuels, soulignant que cette mesure vise avant tout à protéger les citoyens face à la recrudescence des cas d’agressions et d’incidents nocturnes signalés dans la commune.

Toutefois, il a souligné que la commune reste ouverte et prête à accompagner les acteurs concernés, dans le respect strict des règles en vigueur.

Air Algérie effectue son premier vol direct à N’Djaména

Pour la première fois, le 21 octobre 2025, un vol d’Air Algérie a relié directement Alger à N’Djamena, atterrissant à l’aéroport international Hassan Djamous.

Annoncé le 8 octobre dernier, à l’issue d’une audience qu’a accordée Fatima Goukouni Weddeye, ministre de l’aviation civile à Fayçal Douati, ambassadeur d’Algérie au Tchad, le vol inaugural d’Air Algérie a eu lieu. Le premier appareil, issu d’un vol direct a foulé le tarmac de l’aéroport international de N’Djaména, Hassan Djamous. Pour la ministre tchadienne en charge de l’aviation civile cette liaison traduit : « un pont stratégique entre l’Afrique du Nord et le Sahel, entre la Méditerranée et le cœur du continent »

Fatima Goukouni Weddeye réafirme la volonté du gouvernement de faire du transport aérien un véritable levier de désenclavement et de développement économique, rappelant les efforts engagés pour la modernisation des infrastructures aéroportuaires, le renforcement de la sécurité et de la sûreté aérienne, ainsi que la diversification des partenariats internationaux.

A l’annonce de l’arrivée de cette compagnie aérienne, la ministre avait souligné que, cette mesure contribuera au développement économique sous-régional, tout en favorisant une meilleure connectivité entre les capitales africaines.

Lire aussi : https://journaldutchad.com/la-compagnie-aerienne-air-algerie-annoncee-au-tcha

Coopération : le secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères d’Espagne séjourne au Tchad

Il a été reçu en audience ce mardi 21 octobre 2025, par le ministre d’État, ministre des Affaires Étrangères, de l’Intégration africaine et des Tchadiens de l’étranger, Abdoulaye Sabre Fadoul.

D’après Tchad diplomatie, l’audience s’est déroulée dans un esprit de cordialité a permis aux deux personnalités de procéder à un tour d’horizon exhaustif des relations bilatérales, mettant en exergue la qualité du partenariat historique qui unit les deux nations.

Les discussions ont permis d’identifier de nouveaux domaines de coopération prometteurs et de renforcer les secteurs de collaboration existants.

Les échanges ont porté sur des sujets d’intérêt commun, notamment la sécurité régionale et la crise du Soudan ainsi que la question de l’insécurité transfrontalière.

Tchad : nouvelles nominations au ministère de l’Elevage

Par décret N°2683/PR/PM/MEPA/2025 du 21 Octobre 2025, les personnes dont les noms suivent, sont nommées aux postes de responsabilité au ministère de l’Elevage.

SECRÉTARIAT GÉNÉRAL

  • Secrétaire Général : Dr OUSMANE YOSKOYE SOUGOUMI, maintenu.
  • Secrétaire Général Adjoint : M. ABDEL-LATIF AWAD FIZZANI, maintenu.

DIRECTION GÉNÉRALE DU DÉVELOPPEMENT DES PRODUCTIONS ANIMALES

Direction de la Promotion des Industries Animales :

  • Directeur : Dr ABDERASSOUL DADI , maintenu.
  • Directeur Adjoint : M. LAMA MOGAYE, en remplacement de Mme EHNNON MOUKENE, décédée.

Direction de la Promotion du Potentiel Génétique du Cheptel

  • Directeur : M. HANPONRE GARANDI, en remplacement de Mme ZARA MAHAMAT DJIBIRO, appelée à d’autres fonctions.
  • Directeur adjoint: M. SING-YABE SAHOULBA,maintenu.

DIRECTION GENERALE DU DEVELOPPEMENT PASTORAL

Direction de l’Alimentation Animale, de la Prevention et de la Gestion des Crises Pastorales

  • Directeur: M. AHAMAT ALHADJ HASSAN, en remplacement de Dr MAHAMAT DJALAL DJALABI, appelé à d’autres fonctions.
  • Directeur adjoint: M. CHERIF ABAKAR DOUTOUM, en remplacement de M. AHAMAT ALHADJ HASSAN, appelé à d’autres fonctions.

DIRECTION GÉNÉRALE DES SERVICES VETERINAIRES

  • Directrice générale: Dre SINGAMBAYE GHISLAINE MBEURNODJI, maintenue.
  • Directeur général adjoint: Dr MAHAMAT MAKOUNDJI KOURDINA, maintenu.

Direction de la Santé Animale

  • Directeur: Dr JUSTIN LANGTAR NADJI, en remplacement de Dr LAURENT HAINDI DADASS, appelé à d’autres fonctions.
  • Directeur adjoint: M. KHAMIS HAMID DJAZIM, maintenu.

SERVICES RATTACHÉS

Directiin des Études et de la Planification

  • Directeur: M. OUSMANE HELOUA MAHAMAT, maintenu.
  • Directeur adjoint: Dr ADOUM TAHIR ALI, en remplacement de M.DAOUDONGAR MAGLOIRE, appelé a d’autres fonctions.