Tchad : Baccalauréat 2025, 104 440 candidats composent

Les épreuves écrites du baccalauréat de l’Enseignement secondaire général et technique session de juin 2025 ont démarré ce lundi 02 juin sur toute l’étendue du territoire tchadien.

 

Le lancement a été fait au Lycée Technique Commercial (LTC) de N’Djamena par le ministre de l’Enseignement supérieur Tom Erdimi et son collègue de l’Education, Aboubacar Assidick Choroma. Au total 104 440 candidats toutes séries confondues affrontent la première série d’épreuves écrites. Parmi ces candidats, 6 430 sont des étrangers soit 06,16%.

Lançant les épreuves, le ministre en charge de l’Enseignement a déclaré que le baccalauréat couronne les efforts scolaires de 9 mois de cours. A cet effet, il a souhaité bon travail aux candidats et a invité les différents acteurs impliqués dans le processus du Bac à la gestion efficace et professionnelle de toutes les étapes. Il met également en garde les fauteurs de troubles pendant ce moment crucial avant d’inviter les autorités administratives déconcentrées de l’État et les acteurs du jury à veiller au bon déroulement de cet examen national.

Terrorisme au Sahel : intervention étrangère et résilience du Mali face à la menace

L’Alliance des États du Sahel (AES) fait face à une menace croissante avec le terrorisme et l’intervention de puissances extérieures qui appuient des groupes armés. En première ligne de cette bataille, le Mali est confronté à une montée inquiétante, caractérisée par des offensives djihadistes de plus en plus élaborées et des indications grandissantes d’assistance étrangère à ces organisations.

Au matin du 30 mai 2025, des membres du JNIM ont mené une offensive conjointe contre les postes de sécurité situés à Sirakorola et Tanabougou, dans la région de Koulikoro. Grâce à l’intervention rapide et résolue des Forces Armées Maliennes « FAMa », cette attaque a été contrée avec succès.

Cette occurrence se déroule dans un climat de sécurité difficile, où les terroristes s’efforcent d’agrandir leur contrôle sur des régions clés. Quelques jours plus tôt, le 23 mai, les FAMA avaient déjà déjoué un plan malveillant en tendant une embuscade au JNIM près du village de Djongue Bambara, situé dans la région de Sofara. Cette opération soigneusement orchestrée a conduit à la neutralisation de nombreux assaillants. Au cours de l’opération, un certain nombre d’éléments de preuve ont été saisis pour confirmer que des puissances étrangères étaient à l’origine des attaques menées par les groupes armés au Mali.

Un téléphone renfermant des documents secrets des services de renseignement ukrainiens, ainsi qu’un drone portant des inscriptions ukrainiennes, ont été découverts parmi les éléments saisis. Ces trouvailles suscitent l’interrogation comment les groupes terroristes parviennent-ils à se procurer du matériel et des informations sensibles provenant d’une puissance étrangère.

Selon une enquête préliminaire de l’armée malienne, ce sont des conseillers militaires ukrainiens qui infiltrent les combattants de l’Azawad par le biais de la Mauritanie en leur fournissant des drones FPV. Ces derniers partagent ensuite cet équipement avec le JNIM. Les documents trouvés confirment que des officiers ukrainiens ont participé activement à la coordination des attaques, notamment dans les environs de Mopti, en utilisant des drones Mavic 3 modifiés pour larguer des explosifs.

Cette implication étrangère prend une dimension encore plus inquiétante à la suite des révélations concernant la Mauritanie. Selon des sources sécuritaires, Bilal Ag Asherif, leader du Front de libération de l’Azawad (FLA), s’est rendu secrètement en France via Nouakchott début mai avec la complicité des services mauritaniens. Le but de ce voyage était de planifier des opérations militaires contre Kidal et de renforcer les capacités de son groupe en matière de drones avec l’appui de instructeurs ukrainiens. Une vingtaine de ces spécialistes seraient actuellement dans le nord du Mali pour former les militants à la guerre asymétrique.

La situation appelle une réponse internationale forte. L’implication d’acteurs étrangers dans l’armement des groupes terroristes, combinée à l’utilisation croissante de technologies de guerre modernes, rend la menace plus complexe que jamais.

La preuve de l’existence d’un réseau impliquant l’Ukraine, la France et la Mauritanie pour soutenir les rebelles devrait inciter la communauté internationale à agir avant que le Sahel ne sombre davantage dans le chaos.

La résilience des forces maliennes, démontrée par leurs récents succès, montre que la bataille peut être gagnée. Mais sans pression sur les pays impliqués dans ce trafic d’armes et d’influence, la stabilité régionale restera un mirage. Il est temps d’agir, avant que les drones étrangers ne fassent d’autres victimes innocentes.

Par Lamine Fofana

La visite de Touadéra en Europe : sujets sensibles et pressions européennes attendues

Le Président Faustin-Archange Touadéra devrait entamer une visite en Europe au début du mois de juin pour rencontrer des membres du gouvernement européen et discuter de plusieurs questions d’intérêt mutuel. Africa Intelligence a publié un rapport soulignant les principaux points qui devraient être discutés entre les membres de l’Europe et le Président de la République centrafricaine Faustin-Archange Touadéra.

Selon Africa Intelligence, le chef de l’État centrafricain doit rencontrer le 4 juin le président du Conseil européen, le Portugais António Costa. La cheffe de la diplomatie centrafricaine, Sylvie Baïpo-Temon, avait été dépêchée deux semaines plus tôt dans la capitale belge pour prendre part à la troisième réunion ministérielle entre l’UE et l’Union africaine (UA). Celle-ci s’est volontiers entretenue et affichée avec la haute représentante de l’UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Kaja Kallas.

L’un des points de discussion mentionnés par Africa Intelligence est la contribution de l’UE de 2 millions d’euros pour la révision des listes électorales. Les programmes d’investissement et le financement de projets d’infrastructures clés qui pourraient faire partie du plan européen de passerelle globale.

Il est intéressant de noter que plusieurs médias africains ont souligné que la France et l’Europe utilisent les programmes de financement des institutions publiques en RCA telles que les agences de sécurité, de justice et la Commission électorale nationale comme moyen d’infiltrer le processus décisionnel au sein de ces institutions, et de nombreux spécialistes politiques ont mis en garde contre l’utilisation des fonds européens.

Cependant, le point le plus important à discuter est la détention de l’espion américain de nationalité portugaise et belge, Joseph Martin Figueira, chargé de « porter atteinte à la sécurité intérieure de l’État, d’inciter à la haine et à la rébellion, et d’espionnage ». Joseph Figueira est accusé de s’être associé à des groupes armés et d’avoir tenté de créer un « réseau terroriste à grande échelle ».

Selon Africa Intelligence, les diplomates européens, portugais et belges, paralysés et embarrassés par la question, ont tenté ces derniers mois d’entamer des discussions, aussi délicates que possible. Le haut fonctionnaire espère contribuer à la négociation de la libération du prisonnier.

Les experts politiques estiment que cette tournée européenne marquera le début des pressions exercées sur le Président Touadéra pour qu’il libère l’espion américain Figueira, expliquant que le style de Kaja Kallas la représentante de l’UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité a toujours été caractérisé par la pression et l’agression. On s’attend à ce que la pression européenne, par l’intermédiaire de Kaja Kallas, tente d’acheter la libération de Figueira par le biais de programmes de financement, lance des ultimatums à Touadéra et menace d’imposer des sanctions à la République centrafricaine.

Le comportement agressif attendu de l’Europe pour libérer un espion qu’elle a envoyé pour porter atteinte à la sécurité du pays et renverser l’actuel président révèle le manque de respect de l’Union européenne pour les affaires intérieures de la République centrafricaine. Figueira, dont les liens étroits avec des militants, le projet de former un groupe terroriste et de menacer la sécurité de la République centrafricaine ont été démontrés avec des preuves irréfutables par les enquêtes.

Les agences de sécurité et de justice de la République centrafricaine, un État souverain, ont le droit de punir les criminels qui violent ses lois dans toute la mesure du possible. Il semble que l’UE n’ait pas abandonné sa vision colonialiste des pays africains, croyant qu’elle peut facilement intervenir dans leurs affaires.

Communication et information : le Tchad et le Maroc renforcent leur coopération

Le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Gassim Cherif Mahamat, a reçu en audience ce vendredi 30 mai 2025, dans son cabinet, l’Ambassadeur du Royaume du Maroc au Tchad, S.E.M Abdellatif Erroja.

Au centre des échanges, la coopération bilatérale entre le Tchad et le Maroc dans le domaine de la communication et de l’information. Les deux personnalités ont examiné les voies et moyens de renforcer cette collaboration à travers la mise en place d’un cadre juridique. À cet effet, un projet d’accord de coopération entre l’Agence Maghreb Arabe Presse (MAP), agence officielle de presse du Royaume du Maroc, et l’Agence Tchadienne de Presse et d’Édition (ATPE), a été évoqué.

Le Chef du département de la Communication et le diplomate marocain ont également discuté des opportunités de renforcement des capacités des journalistes tchadiens, ainsi que des échanges d’expériences dans les domaines liés à l’information et à la communication.

Saisissant cette occasion, l’Ambassadeur du Maroc a réaffirmé la disponibilité de son pays à accompagner le Tchad dans ses efforts, notamment dans la concrétisation du projet de création de l’École de Journalisme.

Source : ministère de la Communication

 

Tchad : un accord de 144 millions de FCFA pour renforcer la sécurité sanitaire des aliments

Le Tchad et le FAO ont signé le 30 mai 2025, un accord pour la mise en œuvre du projet de renforcement des capacités du système national de contrôle de la sécurité sanitaire des aliments au Tchad.

 

Le Tchad était représenté par le ministre de la Santé publique, Abdelmadjid Abderahim et le FAO par son représentant, Aristide Ongoné Obamé. Ce dernier a souligné que, que c’est un pas important pour la promotion de la santé. Il a ajouté que, L’aliment est le premier médicament et la sécurité sanitaire des aliments est une exigence.

Le ministre de la santé a souligné que dans le cadre de la réduction de la mortalité, de la morbidité et des handicaps liés à l’insalubrité et à la contamination des aliments, au cycle récurrent d’insécurité alimentaire qui ont un impact négatif sur la santé des populations.

C’est pourquoi a expliqué le ministre, le programme national de diététique et de Sécurité sanitaire des aliments et la direction de l’alimentation et de la nutrition appliquée sont mandatées pour réaliser les activités dans le domaine de la sécurité sanitaire des aliments et de la promotion de la surveillance sanitaire qui sont une préoccupation de santé publique et une priorité socioéconomique.

Dr Abdelmadjid Abderahim a fait observer que le projet de renforcement des capacités du système national de contrôle de la sécurité sanitaire des aliments au Tchad, permettra au gouvernement de promouvoir la sécurité sanitaire des aliments, de réduire les risques de maladies alimentaires et de protéger la santé des consommateurs.

Diplomatie : le nouvel Ambassadeur du Burundi au Tchad prend fonction

L’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République du Burundi au Tchad avec résidence à Addis-Abéba/Ethiopie, SEM. Willy Nyamitwe, a présenté les copies figurées de ses Lettres de créance le 29 mai 2025.

 

Abdoulaye Sabre Fadoul, ministre d’État, Ministre des Affaires Étrangères a reçu les lettres de créances du nouvel ambassadeur de Burundi.   La remise de cet acte l’accréditant auprès de la République du Tchad, marque son arrivée effective en territoire tchadien comme chef de Mission Diplomatique.

Le diplomate burundais en a profité pour échanger avec le chef de la diplomatie tchadienne sur la vision de leurs Chefs d’État respectifs, celle de paix et de sécurité.

Se prêtant à la presse à cette occasion, l’Ambassadeur Willy Nyamitwe a déclaré œuvrer pour le renforcement des liens d’amitié et de coopération entre le Tchad et le Burundi, deux pays frères qui priorisent les échanges commerciaux et le partage d’expérience dans les domaines agricole et éducatif.

Tchad : le ministre de la Santé et une délégation d’experts discutent de la télémédecinie

Le ministre de la santé publique et de la prévention, Dr Abdelmadjid Abderahim a reçu ce mercredi 28 mai 2025, une équipe d’experts dans le cadre de la promotion de la télémédecine.

Les experts ont été Conduits par le ministre de la télécommunication, de l’économie numérique et de la digitalisation de l’administration Boukar Michel.

Les échanges entre les deux ministres et les experts ont porté aussi sur les normes du partenariat, les prochaines étapes et la volonté de chaque partie d’œuvrer pour la réalisation des ambitions qui feront l’objet d’un document dument conçu.

Le ministre de la santé publique et de la prévention a expliqué à ses interlocuteurs l’importance de la télémédecine dans la modernisation du système de santé, prônée par le Président de la République, Marechal Mahamat Idriss Deby Itno.

Dr Abdelmadjid Abderahim a ensuite entretenu les experts sur les défis dont fait face le système de santé, la volonté politique des plus hautes autorités du pays et les grands axes du plan national de développement sanitaire.

Les deux ministres ont rassuré les experts de leur engagement à concrétiser les points débattus, conformément aux orientations du programme politique du Chef de l’Etat, Marechal Mahamat Idriss Deby Itno.

Source : ministère de la Santé

Tchad : l’ex président du Comité Olympique poursuivi pour détournement de fonds

Le président en exercice du Comité Olympique et sportif (COST), Idriss Dokony Adiker annonce des poursuites contre l’ancien exécutif, présidé par Abakar Djarma Aumi pour des irrégularités dans la gestion des exercices 2020 et 2021.

 

L’annonce a été faite au cours d’un point de presse. Idriss Dokony Adiker explique l’argent, objet de malversations financières étaient destinés au fonctionnement des fédérations sportives. « Une poursuite judiciaire a été engagée contre l’ancien président du COST pour le détournement présumé de 279 millions de francs CFA. »

Il regrette que cet acte, vienne ternir une fois l’image du sport tchadien pris en otage des dirigeants de peu de foi, n’ayant appartenu à aucune discipline sportive pour la plupart

Pour le président du COST, cette procédure vise à mettre fin à l’impunité dans la gestion du sport. Le vide a été constaté au cours d’un audit.

 

Coopération : la plus grande distinction de Guinée-Bissau attribué au président tchadien

Invité par son homologue bissau-guinéen, Umaro Sissoco Embalo, Mahamat Idriss Deby s’est vu attribué la médaille Amilcar Cabral, la plus haute distinction en Guinée-Bissau.

Dans la journée du mardi 27 mai 2025, le président tchadien a effectué une visite d’Etat à Bissau, capital de la Guinée-Bissau. En présence de d’autres invités dont les chefs d’Etat, Mahamat Idriss Deby a pris part aux activités qui ont meublé la journée. Le président tchadien a également déposé une gerbe de fleurs au mausolée du héros bissau-guinéen de lutte pour l’indépendance et père fondateur de l’indépendance de ce pays, Amilcar Cabral.

 

Des mains du président bissau-guinéen, Umaro Sissoco Embalo, le président tchadien a reçu des, la plus haute décoration, la Médaille ???????, éponyme de la figure de l’indépendance en Guinée-Bissau.

Des accords et mémorandums ont également été signés entre les parties tchadiennes et bissau-guinéennes.

Tchad : le Procureur s’exprime sur la mort de quatre détenus transférés de Mandakao

Oumar Mahamat Kedelaye, Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de N’Djamena a organisé un point de presse ce 27 mai pour expliquer les conditions de décès des détenus de Mandakao, transférés à N’Djaména.

 

Suite à l’affrontement communautaire à l’origine de 42 morts à Mandakao, village situé à 18 km de Beinamar (Logone Occidental), 80 personnes interpellées, ont été transférées à N’Djaména. Quatre parmi ont été déclarés morts. Le procureur fait savoir que ces hommes ont respectivement été diagnostiqués par quatre médecins mobilisés pour la circonstance. Des problèmes de santé seraient à l’origine de la mort.

Oumar Mahamat Kedelaye explique que, Ndiguemel Albert, décédé des suites d’une pathologie pulmonaire préexistante, Alanodji Elvis, décédé d’une hémorragie interne liée à un hématome antérieur à son incarcération et Djetargoto Thomas, décédé suite à une déshydratation sévère. Et Djelassem Kaoss, est décédé le 26 mai à l’hôpital, pour des raisons naturelles, selon le certificat médical, rapporte le Parquet.

D’après le Procureur, toutes les autopsies ont été menées en présence du chef de communauté des détenus. Les inhumations ont été autorisées, fait-il savoir.