Gabon : Brice Oligui Nguema le puissant qui va assurer la transition

Après la chute d’Ali Bongo, les militaires qui ont récupéré la transition ont désigné, le patron de la Garde républicaine, général Brice Oligui Nguema, pour conduire le pays.

 

C’est la première fois depuis près de 55 ans qu’une personne autre, que les ‘’Bongos’’, s’assied sur le fauteuil présidentiel. Même si c’est de façon provisoire ! « Les élections générales du 26 août 2023 ainsi que les résultats tronqués sont annulés. » un groupe de militaires.

Le  groupe réuni en un « Comité pour la transition et la restauration des institutions » (CTRI),  a pris le contrôle du pays dans la nuit du mardi 29 au mercredi 30 août 2023. Suite à la publication des résultats de la présidentielle du 26 août qui donne Ali Bongo, vainqueur.

Ladite équipe est pilotée par le patron de la garde républicaine,  général Brice Oligui Nguema. Un fils d’officier de l’armée qui a officié auprès de Bongo père et fils.

La décision des militaires de récupérer le pouvoir est motivé, disent-ils par : « une grave crise institutionnelle, politique, économique et sociale. » Ils admettent que, l’organisation des échéances électorales, dites élections générales du 26 août 2023, n’a pas rempli les conditions d’un scrutin transparent, crédible et inclusif tant espéré par les Gabonaises et les Gabonais. Ils l’ont fait juste après la proclamation des résultats de la présidentielle qui donne Ali Bongo vainqueur avec, 64,27%.

Brice Oligui Nguema, nouvel homme fort du Gabon et leader du Comité pour la transition et la restauration des institutions, est un officier supérieur formé à l’académie royale militaire de Meknès au Maroc. il a été copté pour faire partir des aides de camp  de l’ancien président Ali Bongo, jusqu’à sa disparition en juin 2009.

Dès la prise de pouvoir par Ali Bongo, ce puissant de l’armée camerounaise a été envoyé en diplomatie pendant une dizaine d’années. Ainsi, il est attaché militaire à l’ambassade du Gabon au Maroc puis au Sénégal, d’après des sources de Mondafrique.

« Un an après l’Accident Vasculaire Cérébral (AVC) d’Ali Bongo survenu à Ryad en Arabie Saoudite en octobre 2018, le colonel Brice Clothaire Oligui Nguema est rappelé au Gabon où il remplace un autre colonel – Frédéric Bongo – à la tête du service de renseignement de la Garde Républicaine : la Direction Générale des Services Spéciaux (DGSS). », reprend la même source.

Six mois après il est promu à la tête de la Garde Républicaine où il remplace le général Grégoire Kouna. À la tête de la « G.R. », il impulse des réformes dont la plus marquante est la Section des Interventions Spéciales (S.I.S – une unité spéciale placée sous l’autorité directe d’Ali Bongo, ndlr.) qu’il fait passer d’une trentaine à plus de 300 éléments (avec près de 100 tireurs de précision !).

Tchad : le gouvernement et le comité d’autodéfense de Miski signent la paix

D’après la présidence de la République, un accord de paix a été scellé entre le comité d’autodéfense de Miski et le gouvernement, le 8 janvier 2023.

Dans un communiqué publié ce lundi 9 janvier 2023, le porte-parole de la Présidence du Tchad, Brah Mahamat, indique que le gouvernement tchadien et le comité d’autodéfense de Miski sont arrivés à s’entendre.

« Un accord de paix a été scellé le 8 janvier 2023… aplanissant ainsi les divergences et les malentendus qui ont eu cours à ce jour », informe-t-il. Depuis près de six ans, cette zone aurifère est défendue par un comité d’autodéfense qui empêche à l’Etat d’y accéder aux fins d’exploitation des ressources du sous-sol.

Cet accord de paix, poursuit, est la réitération de la volonté des deux parties, exprimée en novembre 2019. « Elle a été simplement revisitée et entérinée », précise Brah Mahamat. L’accord consacre la paix définitive dans cette partie du territoire, soulighne-t-il.

En vertu de cet accord, le gouvernement « travaillera à la pacification de la zone, à poser les jalons du développement qui fait cruellement défaut, le tout pour faire jouir de façon équitable les ressources disponibles ».

 

Tchad : tentative de coup d’Etat déjouée selon le gouvernement

Le gouvernement tchadien a accusé jeudi des officiers de l’armée de « tentative de déstabilisation ».

Le gouvernement a affirmé jeudi 5 janvier dans un communiqué avoir déjoué une « tentative de déstabilisation » visant à porter atteinte à « l’ordre constitutionnel et aux institutions de la République ».

« Ce plan a été élaboré par un groupe restreint de conspirateurs composé de onze officiers de l’armée avec à sa tête le nommé Baradine Berdei Targuio, président de l’organisation tchadienne des droits humains (OTDH) », a assuré le gouvernement, précisant que les services de sécurité avaient procédé à leur « interpellation à partir du 8 décembre 2022 ».

Selon Aziz Mahamat Saleh, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, « une information judiciaire a été ouverte contre ces personnes pour atteinte à l’ordre constitutionnel, association de malfaiteurs, détention illégale d’arme à feu et complicité ».

« Le juge d’instruction en charge (…) a procédé à leur inculpation (…) en les plaçant sous mandat de dépôt », souligne le communiqué.

« La procédure judiciaire suit son cours et le gouvernement entend faire toute la lumière sur cette affaire et situer les responsabilités », conclut le ministre.

En février 2021, Baradine Berdei Targuio avait été condamné à trois ans de prison pour atteinte à l’ordre constitutionnel pour avoir écrit que feu le président Idriss Déby Itno, mort en avril 2021 et père de l’actuel président Mahamat Idriss Déby Itno, était « gravement malade »et « hospitalisé ».

Tchad : le Président porte les petites pensions retraite à 60 000 F minimum

L’annonce a été faite le 31 décembre 2022 par le président de transition Mahamat Idriss Deby.

« Pour ce qui est de l’année prochaine, j’instruis le Gouvernement à revaloriser les petites pensions pour les porter à un minimum de 60 000 FCFA au lieu de 32 000 FCFA par coupon pour les retraités les plus faibles. Cette mesure de revalorisation des pensions concernera environ 12 000 retraités », a déclaré ce 31 décembre le président de la transition Mahamat Idriss Deby, dans un message adressé à la nation.

Par ailleurs, il a indiqué que les étapes prochaines de la transition seront celles de l’élaboration et l’adoption d’une nouvelle Constitution par voie référendaire mais aussi l’organisation d’un referendum sur la forme de l’État.

« Un double referendum qui ouvrira la voie à un processus électoral inédit, qui sera le plus inclusif et transparent de toute l’histoire électorale et politique de notre pays », a-t-il indiqué. Il poursuit que la nouvelle année engage chacun dans l’œuvre collective de construction du nouveau Tchad.

 

Tchad : le FMI approuve un décaissement de plus de 91 milliards de FCFA

Le conseil d’administration du FMI a conclu le 23 décembre 2022 les première et deuxième revues de l’accord au titre de la FEC en faveur du Tchad et approuve un décaissement de 149,3 millions de dollars.

L’achèvement des deux revues ouvre la voie à un décaissement de 112,16 millions de DTS (environ 149,3 millions de dollars soit plus 91 753 857 300 FCFA) qui porte le total des décaissements au titre de l’accord à 168,24 millions de DTS (environ 224 millions de dollars).

D’une durée de trois ans, l’accord au titre de la facilité élargie de crédit (FEC) a été approuvé le 10 décembre 2021 pour un montant total de 392,56 millions de DTS (environ 570,75 millions de dollars au moment de l’approbation du programme, ou 280 % de la quote-part du Tchad) afin d’aider à répondre aux importants besoins de financement de la balance des paiements et du budget du Tchad, notamment en stimulant le soutien financier des donateurs officiels

Le Tchad est le premier pays à conclure un accord de traitement de la dette avec des créanciers officiels et privés au titre du Cadre Commun du G20.

Cet accord procure au Tchad une protection adéquate contre les risques à la baisse et ramènera le risque de surendettement à un niveau modéré d’ici la fin du programme appuyé par le FMI.

« Le Tchad continue de faire face à des défis considérables. L’augmentation des recettes pétrolières a amélioré la position de trésorerie du gouvernement, mais la pandémie demeure préoccupante tandis que les piètres récoltes de l’an dernier, la guerre que la Russie mène à l’Ukraine et les récentes inondations ont exacerbé l’insécurité alimentaire ».

« La prolongation de transition politique a avivé les tensions sociales et la situation sécuritaire demeure volatile. Dû en partie de ces difficultés, les réalisations au titre du programme sont en demi-teintes d’un point de vue quantitatif, malgré une avancée certaine des réformes structurelles », a observé Kenji Okamura, directeur général adjoint du FMI et président par intérim du conseil d’administration.

La CEEAC prend bonne note de la transition au Tchad

Après avoir « suivi avec un vif intérêt le déroulement des travaux du Dialogue national inclusif et souverain », la CEEAC note avec satisfaction la participation des différents acteurs de la scène politique.

A travers un communiqué de presse publié le 5 octobre 2022, le président de la Commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), Gilberta Da Piedade Verissimo salue les efforts ayant concourus à l’organisation du dialogue au Tchad. Il salue la présence dans la salle des leaders des mouvements politico-militaires. Par ailleurs, la CEEAC regrette l’absence d’une partie de la classe, de la société civile et des politico-militaires

Dans l’ensemble, la CEEAC indique qu’elle prend bonne note des conclusions du dialogue notamment le prolongement de la durée transition qui de 24 mois. Elle appelle à la réalisation de la nouvelle phase de la transition dans un délai raisonnable et consensuel en vue de la mise en place d’un processus devant conduire à des élections pluralistes, transparentes, libres et crédibles.

La CEEAC invite les acteurs politiques du Tchad à renouveler de façon concrète leur adhésion et engagement aux valeurs politiques à renouveler de façon concrète leur adhésion et engagement aux valeurs politiques de l’Union africaine.

Tchad : Amina Priscille Longoh exhorte les femmes à participer à la vie publique et politique

Plusieurs leaders d’organisations féminines en Afrique ont partagé leurs expériences sur la question liée à la participation de la Femme dans le processus de transition au Tchad ce 31 août 2021

 

A l’issue d’une conférence virtuelle avec en toile de fond « « perspectives comparatives »  initiée par la ministre tchadienne, de la Femme, de la Famille et de la Protection de l’Enfance Mme Amina Priscille Longoh, les leaders des organisations féminines du Tchad et d’Afrique ont débattu de la participation des femmes à la vie publique dans le contexte de la transition politique. C’est l’initiative du Ministère de la Femme, de la Famille et de la Protection de l’Enfance en collaboration avec ONU Femme et PNUD.

L’ancienne présidente de transition de la République de la Centrafrique, Catherine samba Panza les membres du Conseil National de transition du Mali et des panelistes du Burkina Faso ont pris part à ces travaux. Pour la ministre de la Femme, de la Famille et de la Protection de l’Enfance Mme Amina Priscille Longoh, les femmes doivent être impliquées dans la vie publique et politique durant la transition. Ces travaux visent à inciter les femmes à participer au prochain dialogue national inclusif et au processus électoral. En qualité de candidates, électrices, déléguées de partis politiques, agents électoraux et ou observatrices.

Le représentant résident du PNUD a salué les efforts du Tchad pour la mise en œuvre de la loi portant sur la parité.il s’est réjoui ensuite de la tenue de cette conférence virtuelle avant de remercier le Ministère de la femme qui est là pour améliorer la condition de la femme tchadienne. Il réitère son engagement au côté du gouvernement tchadien pour l’atteinte des objectifs du développent durable et à accompagner tous les processus de la transition actuelle.

 

La ministre de la femme de la famille et de la protection de l’enfance souligne que le Tchad a consenti des efforts importants depuis plus de dix ans à promouvoir et faire respecter les droits des femmes ainsi qu’au renforcement de leur participation au processus de décision dans les instances de prise de décision même si cela reste encore faible .Amina Priscille Longoh de poursuivre que cette conférence virtuelle, la première du genre permet aux participants d’engager des discussions constructives autour de la participation accrue des femmes comme, participantes au dialogue, candidates, électrices, déléguées de partis politiques, agents électoraux et ou observatrices.

Tchad : le COPDIT valide son plan d’action pour la réussite de la transition

Il s’est tenu ce jeudi 12 août 2021, à N’Djamena, l’atelier de présentation et de validation du Plan d’action citoyenne pour la réussite de la transition, du Conseil des organisations pour la paix et le dialogue inclusif au Tchad (COPDIT)

Le «  plan d’action que nous validons aujourd’hui est pour nous un bréviaire, en tant que force sociale pour une transition réussie dans l’intérêt de notre beau pays et de nos populations », a déclaré Mahamat Digadimbaye, président du Conseil des organisations pour la paix et le dialogue inclusif au Tchad. Il fait savoir que ledit plan s’étendra sur une durée de 18 mois et à un coût d’environ 600 millions de francs. L’argent proviendra des subventions de l’Etat, des partenaires techniques et financiers et des fonds propres des organisations membres

Le Conseil des organisations pour la paix et le dialogue inclusif au Tchad (COPDIT), selon ses initiateurs, est un regroupement des plateformes, faitières et organisations de la société civile qui se veut « strictement indépendant et apolitique ». D’après son président, Mahamat Digadimbaye, il a pour objectif principal « d’œuvrer pour une transition calme, consensuelle, participative et apaisée devant conduire à un dialogue national inclusif pour aboutir à des élections libres, transparentes, crédibles et démocratiques dans notre pays ».

Le président du COPDIT, a noté qu’il est important de consolider les valeurs e paix, de stabilité et des acquis démocratiques, car, la transition en cours se tient dans un contexte fragile.

Le Conseil des organisations pour la paix et le dialogue inclusif au Tchad (COPDIT) a également lancé un site web, dont la conception a coûté près de 300 000 dollars. L’objectif du COPDIT est : « d’œuvrer pour une transition calme, consensuelle, participative et apaisée devant conduire à un dialogue national inclusif pour aboutir à des élections libres, transparentes, crédibles et démocratiques dans notre pays »

Transition au Tchad : l’envoyé spécial de la CBLT reçu à N’Djamena

Le Président du Conseil militaire de transition, a accordé une audience à l’Ambassadeur Babagana Kingibé, Envoyé Spécial de la Commission du Bassin du Lac Tchad (CBLT)

La rencontre a eu lieu le 05 août 2021 au Palais présidentiel. l’Ambassadeur nigérian  Babagana Kingibé, Envoyé Spécial de la Commission du Bassin du Lac Tchad (CBLT) pour le suivi de la transition au Tchad est à sa deuxième rencontre avec le Président du Conseil militaire de transition, Mahamat Idriss Deby. Fin connaisseur des relations mutuellement avantageuses entre le Tchad et le Nigéria, le diplomate Babagana Kingibé est à N’Djaména au nom de la CBLT et pour le compte de la CBLT à l’effet d’aider le peuple tchadien en général et le Conseil militaire de transition en particulier à mener à bon port, la transition en cours. Les discussions se sont déroulées en présence du ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Tchadiens de l’étranger, l’Ambassadeur Chérif Mahamat Zène et quelques proches collaborateurs du Président de la République.

Le Tchad pourra toujours compter sur le soutien des pays membres de la CBLT qui partagent un patrimoine commun qu’est le bassin conventionnel et dont les peuples respectifs sont liés par l’histoire, le sang et la géographie.

Tchad : le président de l’URD craint la prolongation de la période de transition

Le président national de l’Union pour le renouveau et la démocratie (URD), Romadoumgar Félix Nialbé a animé, le 27 juillet 2021 une conférence de  presse, relative à la situation politique au Tchad

Durant sa communication, le chef de fil de l’opposition a insisté sur le caractère sacré d’un dialogue national pour une transition démocratique et apaisée. Romadoumgar Félix Nialbé invite les entités impliquées dans l’organisation du dialogue avenir à copier le modèle de la Conférence nationale souveraine de 1993. Il souhaite également que la période de transition de 18 mois soit respectée. Toutefois, il émet des doutes : « je pressens en tant qu’homme politique averti qu’il y aura prorogation »,

Le président de l’URD est revenu sur les propositions contenues dans un mémorandum élaboré par une quarantaine de partis politiques. « La mise en place immédiate d’un comité chargé de la révision de la charte de transition ; l’exclusion  des membres du Conseil militaire de transition (CMT), du Premier ministre de transition et du président du Conseil national de transition (CNT) de la future élection présidentielle », lesquelles propositions ont été à l’origine de plusieurs débats.

Pour le chef de fil de l’opposition, Félix Nialbé, prolonger la période de transition sera envisageable si et seulement si les conditions pour la formation d’un Conseil national de transition sont réunis et un dialogue national inclusif réel est organisé.

Tchad : le gouvernement souhaite que toutes couches soient représentées au dialogue inclusif

Le premier ministre de transition, Albert Pahimi Padacké, a fait une déclaration le 13 juillet 2021, au sujet de la préparation et de l’organisation du dialogue national inclusif

 

Le chef du gouvernement a réuni certains leaders de partis politiques, de l’ancienne majorité et de l’opposition ; les représentants de syndicats et des organisations de la société civile dans le cadre de sa communication. Le dialogue national inclusif dont il est question permettra de refixer les bases des institutions et préparer l’organisation des prochaines échéances électorales.

Le premier ministre de transition admet que tous les tchadiens ne peuvent pas participer à cette grande messe. Toutefois, il a souhaité qu’au moins toutes les couches soient représentées : « Il est vrai que le comité d’organisation ne peut compter en son sein les 15 ou 16 millions de Tchadiens. Mais la volonté du gouvernement est que chaque tchadien et tchadienne s’y sente représenté et donc pleinement concerné par le dialogue national »

Il invite les représentants des différentes corporations à se rapprocher de l’autorité en charge de l’organisation dudit dialogue : « Le ministre d’État chargé de la Réconciliation nationale et du dialogue se tient à votre disposition pour recevoir les listes de vos représentants au sein du comité d’organisation du dialogue dans les quinze jours qui suivront cette communication »

Sans préciser la date exacte de l’organisation du dialogue, le premier ministre laisse entendre que : « notre deuxième chance, c’est que les Tchadiens de tous courants confondus soient spontanément et profondément convaincus aujourd’hui que le dialogue inclusif est la meilleure voie, plutôt la seule voie pour une conclusion heureuse »

Tchad : la gestion de la transition inquiète les évêques de l’église catholique

A l’issue du Conseil permanent de la Conférence Episcopale du Tchad (CPCET) qui s’est déroulée du 28 au 30 juin 2021, les évêques de l’église catholique romaine ont laissé entendre que la gestion de la transition inquiète

 

Dans une communication faite le 3 juillet 2021, le Secrétaire général, par ailleurs porte-parole de la Conférence Episcopale du Tchad,  Abbé Xavier Kouldjim Omer fait savoir que : « Il existe de nombreuses difficultés et bien des obstacles qui risquent de compromettre la réalisation effective de cette transition annoncée en tenant compte des vœux exprimés par la majorité des citoyens ». Il fait allusion à l’accompagnement du processus de la transition au Tchad par des partenaires, la mise en place du comité ad hoc chargé de désigner les membres du futur Conseil national de transition (CNT) et enfin la gestion du pays par le Conseil militaire de transition entre autre.

Ainsi, les évêques invitent les autorités en charge de la transition à tirer toutes les leçons des échecs des fora de 2018 et 2020 et regrette que le comité ad hoc chargé de désigner les membres du futur Conseil national de transition ne semble pas représentatif de toutes les sensibilités du peuple tchadien et est déjà la cible de nombreuses critiques dans sa forme inédite.

Les évêques estiment que la mise en place du CNT ne peut se faire qu’après un dialogue national, sincère et inclusif. Ils pensent également que la mise en place dudit comité est inopportune à cette phase et ne fait qu’augmenter les suspicions. L’urgence de l’heure est de laisser les mains libres au ministère chargé du dialogue de la réconciliation et de lui donner tous les moyens pour organiser ce dialogue national, inclusif et de réconciliation en vue de la mise sur pied d’un CNT conséquent et consensuel.
« La révision de la charte par le CNRT sera un gage de la bonne volonté du CMT et une réponse positive à l’espérance du peuple tchadien dans son aspiration à une vie nouvelle. » Les prises de position de soutien au CMT par certains partis politiques ou associations comme si le “CMT et le gouvernement actuel étaient appelés à durer au-delà des délais déclarés”. La révision de la charte par le CNT sera un gage de la bonne volonté du CMT et une réponse positive à l’espérance du peuple tchadien dans son aspiration à une vie nouvelle, souligne le SG dans son intervention.

“Toujours soucieuse de voir tous les Tchadiens vivre dans la quiétude et le bien-être, respectueux des valeurs républicaines”, l’Eglise catholique exprime sa disponibilité à apporter sa contribution dans les différentes phases de cette transition pour servir la cause de l’unité, de la justice et de la paix.

 

Moussa Faki nomme un Haut représentant de l’UA pour accompagner la transition au Tchad

Le 02 juin 2021, président de la commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat a désigné le Pr Ibrahima Fall, comme Haut Représentant pour accompagner la transition au Tchad

 

Cette nomination est faite conformément à la décision du Conseil de paix et de sécurité suite à sa 996ème réunion tenue le 14 mai 2021.

Le professeur Fall a été ancien ministre des affaires étrangères du Sénégal, ancien sous-secrétaire général des nations unies aux droits de l’homme, sous-secrétaire général des nations unies aux affaires politiques chargé de l’Afrique, sous-secrétaire général Représentant Spécial des nations unies pour la Région des Grands lacs, Envoyé Spécial de l’union africaine en Guinée, Représentant Spécial de l’union africaine pour la Région des Grands Lacs et chef du Bureau de Liaison de l’UA au Burundi.

Le Haut représentant de l’Union africaine interagira avec tous les acteurs politiques et sociaux tchadiens ainsi que les partenaires internationaux en vue de mobiliser toute les ressources possibles pour le succès de la transition démocratique, consensuelle et pacifique du Tchad.

Le président de la Commission Moussa Faki Mahamat invite instamment tous ces acteurs à coopérer avec le Haut Représentant de l’union africaine, prof Ibrahima Fall pour le succès de sa mission

Tchad : la Coalition de l’opposition démocratique fait des propositions pour une meilleure transition

La Coalition de l’opposition démocratique Alternance 21 est sans doute la première plateforme de l’opposition à légitimer le CMT. Elle a fait quelques propositions en vue d’une bonne gestion de la transition

 

Le groupement de l’opposition, Alternance 21 pense la transition dont il est question devrait réellement être précédé d’un : « dialogue national inclusif » ou d’une : « conférence de réconciliation », en lieu et place de la mise en place prématurée du gouvernement et du Conseil national de transition.

Dans son mémorandum, la coalition estime qu’il est impérieux de revoir la charte de transition et propose :

  • L’organisation dans un bref délai de la conférence nationale de réconciliation qui doit être précédée par une loi d’amnistie pour permettre à tous les fils d’y assister.
  • La mise en place d’un conseil de transition (CNT) qui sera un organe issu de la conférence nationale de réconciliation et auquel peuvent y représentées les forces vives ayant pris part.
  • La rédaction d’une nouvelle constitution qui sera soumise au référendum et enfin, l’organisation des élections libres, transparentes et apaisées.

L’Alternance 21 regrette que le Conseil militaire de transition, de par ses nominations est en train de perpétuer l’ancien système. Pour la coalition ce mode de fonctionnement n’obéit pas aux normes d’apaisements inclusifs.

Tchad : un émissaire du Qatar chez Mahamat Idriss Deby

Le ministre d’Etat aux Affaires étrangères du Qatar, Sultan Saad Khalaf Al Moraikhi a été reçu en audience le dimanche 16 mai 2021, par le président du Conseil militaire au Tchad

Les échanges entre les deux hommes ont porté la trajectoire pour une transition apaisée au Tchad. Le diplomate qatarie a assuré que sa nation est apte à accompagner le Tchad dans ce processus. Cela implique entre autres, le renforcement de la stabilité, la préservation de l’unité du pays et de la lutte contre le terrorisme.

Mahamat Idriss Deby et son hôte ont également passé en revue, les questions liées au renforcement des relations bilatérales entre le Tchad et le Qatar. A ce sujet, le diplomate qatari note que son pays entend maintenir les relations diplomatiques initiées depuis 1984. Sultan Saad Khalaf Al Moraik se réjouit que ces relations ont : « connu des avancées notables », atteignant un très haut niveau tel que souhaité par les deux dirigeants.

Pour l’émissaire du Qatar : « Le Tchad est de loin le pays d’Afrique subsaharienne le plus proche du monde arabo-musulman. Il fait partie de nous et nous faisons partie de lui ».  Il confie les relations entre son pays et le Tchad, sont rassurées par les promesses fermes du Président du Conseil militaire de transition.