Tchad : l’ancienne ministre de l’Action sociale soupçonné de détournement de fonds publics

Elle a été placée sous mandat de dépôt à la prison de Klessoum à l’issue d’une audition le lundi 27 octobre 2025 par la police judiciaire.

L’ancienne ministre de l’Action sociale, Fatimé Boukar Kossei a é ce lundi 27 octobre 2025, est aux arrêts. D’après les premiers éléments, issus de l’enquête de de l’Autorité indépendante de lutte contre la corruption (AILC), elle serait impliquée dans une affaire de détournement de fonds publics.

« L’affaire porte sur des irrégularités présumées dans l’achat et la distribution de vivres destinés aux populations vulnérables. Les contrôles de l’AILC font état de « trous » importants entre les quantités réceptionnées et celles prévues par les marchés, sur des enveloppes publiques allouées entre 2023 et début 2024, pour un montant total de plusieurs milliards de FCFA », indique Tchadinfos.

D’autres cadres au niveau du département et dans des agences partenaires ont été interpellés pour les uns et la procédure est en cours, apprend-on.

Coopération : le président tchadien reçoit en audience le maire de Paris

En visite officielle au Tchad, Anne Hidalgo, maire de Paris a été reçue en audience le 27 octobre 2025, par le chef d’Etat tchadien, Mahamat Idriss Deby Itno.

Les échanges ont porté sur la mise en œuvre concrète du Pacte d’amitié et de coopération, signé récemment entre la ville de Paris et la commune de N’Djaména, une initiative pionnière fondée sur la solidarité urbaine et la coopération décentralisée. Tout en se réjouissant de cette initiative, le chef de l’État a réaffirmé l’engagement du Tchad à faire de cette coopération « un instrument de progrès partagé au service des collectivités et des citoyens », rapporte la présidence.

Anne Hidalgo, de son côté, promet de partager les expériences et les bonnes pratiques de Paris, tout en respectant la vision tchadienne de modernisation et de décentralisation.

« Avec ce pacte d’amitié, Paris et N’Djaména passent de la parole aux actes », souligne la présidence du Tchad. D’après l’institution, gouvernance, transport, environnement, sont autant de chantiers communs qui prouvent que la coopération peut rimer avec progrès concret, au grand bonheur des citoyens. « Au-delà des mots, c’est un véritable pont qui se construit entre les deux capitales, promettant des échanges durables et des projets concrets pour les générations à venir. »

Tchad : suspension des activités du bureau de crise des étudiants

Par cette décision, le gouvernement entend résoudre un problème lié à des troubles à l’ordre public provoqués par des tensions internes à l’organisation.

 

A travers un arrêté, le ministre délégué auprès du ministre de l’Administration du Territoire, chargé de la Décentralisation, Ahmat Oumar Ahmat, suspend, les activités du Bureau exécutif national et du comité de crise de l’Union nationale des étudiants tchadiens, sur toute l’étendue du territoire national jusqu’à nouvel ordre. Les raisons sont liées aux, troubles à l’ordre public, et la fin du mandat de l’exécutif de l’UNET en place depuis juin 2023.

Il est demandé au ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de la Formation professionnelle de créer et faciliter dans un meilleur délai, les conditions nécessaires à l’organisation du congrès de l’UNET aux fins de désigner leurs représentants légitimes.

Les forces de l’ordre sur l’ensemble du territoire sont chargées, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution de cette décision.

Cameroun : plus de 300 organisations de la société civile exigent une refondation nationale en pleine crise post-électorale

Vingt-quatre heures après la proclamation officielle des résultats de l’élection présidentielle du 12 octobre, qui donnent Paul Biya vainqueur avec 53,66 % des suffrages, le Cameroun est en proie à des protestations violentes dans plusieurs régions du pays.

 

Dans ce contexte, plus de 300 organisations de la société civile ont publié hier une déclaration commune appelant à transformer le scrutin contesté en « moment de refondation nationale ».

Elles invoquent une « menace sérieuse » sur la cohésion du pays et exigent la tenue immédiate « des États généraux de la refondation, qui doivent permettre non seulement de garantir la réconciliation nationale, mais surtout de poser les bases d’un nouveau pacte social fondé sur la confiance, l’équité et la transparence ».

La déclaration parvenue à notre rédaction dénonce une « défiance généralisée » entre institutions et citoyens, des « crispations politiques persistantes » et une « désespérance sociale croissante ». Les signataires saluent par ailleurs la « mobilisation inédite » des jeunes à travers le pays, tout en mettant en garde contre le risque d’une fracture irréversible si aucune sortie de crise « légitime, concertée et honorable » n’est trouvée.

Les signataires, qui revendiquent un « renouvellement générationnel » au sein de la société civile, refusent explicitement le statu quo. « Le Cameroun que nous voulons ne naîtra ni de la violence ni du silence », prévient Guy Constantin Nzati, président de SoliJ et porte-parole de l’initiative. Il ajoute : « Nous devons être à la fois vigie et acteur de cette transition systémique qui s’ouvre au lendemain de cette élection du 12 octobre. »

Les signataires de cette déclaration appellent aussi à une « alliance nouvelle » des OSC, qui souhaitent s’imposer en « vigies et actrices » d’une « transition systémique » ouverte avec ce nouveau septennat que rempile le président Paul Biya.A

Notons également que, la veille de la proclamation des résultats de cette élection présidentielle, Issa Tchiroma, principal adversaire de Paul Biya, avait appelé ses partisans à organiser des marches pacifiques à travers le pays. Ces manifestations ont rapidement dégénéré en affrontements entre protestataires et forces de sécurité, entraînant la mort de plusieurs Camerounais et la destruction de véhicules appartenant aux forces de l’ordre.

Diplomatie : le ministre des Affaires étrangères s’entretient l’ambassadeur de Chine

Le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Tchadiens de l’étranger, Dr Abdoulaye Sabre Fadoul, a reçu ce 24 octobre l’ambassadeur de Chine au Tchad, Wang Xining.

Cette rencontre a porté sur le renforcement des relations bilatérales entre les deux pays, notamment la coopération économique et énergétique, avec la finalisation prochaine d’accords concernant le pétrole, l’énergie solaire, l’organisation d’une exposition minière et l’appui de la Chine à la nouvelle Académie diplomatique.

Le diplomate chinois a annoncé la participation d’une délégation chinoise à la Table ronde « Tchad Connexion 2030 » et a exprimé le souhait d’une collaboration accrue dans la formation diplomatique.

Enfin, il a invité officiellement le Ministre d’État à effectuer une visite de travail en Chine, signe d’une volonté partagée d’approfondir la coopération entre les deux nations.

Source : Tchad diplomatie.

Tchad : le ministre de l’Aménagement rassure les travailleurs du secteur informels de Gredia

A l’occasion d’une communication faite le 23 octobre 2025, le ministre de l’Aménagement du territoire, Mahamat Assileck Halata annonce la mise en œuvre sur le site de Gredia.

 

Le message a été adressé en présence des occupants actuels des lieux, en l’occurrence, les travailleurs du secteur informel. Entre autres, garagistes, tenanciers de kiosques, petits commerçants. D’entrée de jeu, le ministre fait savoir que : « ce projet va permettre la construction de boutiques et d’habitations qui contribueront à structurer la ville et à renforcer la sécurité urbaine ». Il rassure que « Personne ne sera jeté à la rue. » Par ailleurs, il promet que, les pères de famille qui exercent sur ledit site seront accompagnés et bénéficieront de solutions adaptées. Pendant la durée des travaux, la SOPROFIM mettra à leur disposition un terrain pour qu’ils puissent continuer à travailler.

Mahamat Assileck Halata souligne qu’un recensement complet des acteurs concernés a déjà été effectué afin d’éviter toute confusion ou infiltration.  « L’organisation de cette zone vise aussi à éradiquer les poches d’insécurité qui persistent ici et là. Notre objectif est clair : sécuriser la ville et améliorer les conditions de vie des habitants. »

Tchad : la présidente de la Cour des Comptes attendue au 25e Congrès de l’INCOSAI

Brahim Mahamat Itno représente le Tchad au Congrès international des Institutions Supérieures de Contrôle des Finances Publiques. La présidente de la Cour des Comptes a quitté N’Djaména ce 24 octobre pour l’Egypte.

L’annonce a été faite par Halima Allamine Djimet, secrétaire général adjointe de l’institution à travers un communiqué. Dans la ville égyptienne de Charm el-Cheikh, la Présidente de la Cour des Comptes prendra part au 25ème Congrès international des institutions supérieures de contrôle des finances publiques (XXVe INCOSAI).

Cette rencontre est organisée conjointement par la Cour des Comptes de la République Arabe d’Egypte et de l’INTOSAI. La Présidente de la Cour des Comptes est accompagnée par une forte délégation.

 

Tchad : la ministre Ndolenodji Alixe Naïmbaye valide la nouvelle politique minière et le Plan stratégique

La ministre du Pétrole, des Mines et de la Géologie, Ndolenodji Alixe Naïmbaye, a présidé la clôture des travaux de l’Atelier de validation du projet de la politique Minière et le Plan Stratégique de Développement du secteur Minier (PM-PSDSM), ce vendredi 24 octobre 2025.

Il s’agit en effet d’une étape qui marque l’aboutissement fructueux de plusieurs jours d’échanges intenses et de réflexions stratégiques, rapporte le ministère.

Organisé en collaboration avec le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), cet atelier a permis de finaliser des documents stratégiques capitaux pour le développement du secteur minier.

 

 

Rencontre d’échange entre les chefs de diplomatie du Tchad et d’Allemagne à N’Djaména

La situation des réfugiés qui ont trouvé asile au Tchad et la situation sécuritaire étaient au cœur des échanges de ce jeudi 23 octobre 2025.

Le ministre des Affaires étrangères, Abdoulaye Sabre Fadoul, a reçu en audience, Serap Güler, ministre adjointe aux Affaires étrangères de la République fédérale d’Allemagne, chargée des Affaires africaines. Accompagnée de l’Ambassadeur d’Allemagne au Tchad et de son équipe, la diplomate allemande, séjourne à N’Djaména dans le cadre d’une mission allant du 21 au 23 octobre au Tchad.

« La visite de Güler à l’Est du pays, notamment dans les camps de réfugiés, a mis en lumière les pressions humanitaires et sécuritaires considérables que supportent le Tchad et les communautés hôtes, souligne la diplomatie tchadienne. La même source indique que, la diplomate allemande a réaffirmé le soutien indéfectible de son pays et la volonté de l’Union européenne de renforcer son accompagnement au Tchad.

« Ce partenariat repose sur plusieurs axes : le soutien économique, la création d’opportunités pour la jeunesse, ainsi qu’une coopération accrue en matière de sécurité et de défense en vue de stabiliser la région. »

Tchad : les administrateurs de santé s’opposent à l’exigence de gestion exclusive des hôpitaux par les médecins

Face aux revendications syndicales des médecins, l’Organisation des administrateurs de santé a produit un communiqué le 23 octobre pour rappeler, l’impérative de complémentarité des expertises pour la gouvernance hospitalière.

A l’issue d’une Assemblée générale du Syndicat des Médecins du Tchad (SYMET) organisée le 18 octobre 2025, les médecins ont entamé une grève pour demander entre autre, la gestion exclusive des hôpitaux par les médecins. L’Organisation des administrateurs de santé reconnait que les hôpitaux publics traversent des défis immenses. Néanmoins elle souligne, faisant référence aux revendications des médecins que la : « solution réside non dans la substitution d’une compétence par une autre, mais dans le renforcement de leur indispensable collaboration. » L’organisation

L’organisation invoque l’aspect pluridisciplinaire en ces termes : « la direction d’un établissement de santé moderne est une tâche d’une extrême complexité, qui va bien au-delà de la seule expertise médicale, pour aussi essentielle qu’elle soit. Elle requiert une maîtrise de la stratégie, de la gestion financière, gestion des ressources humaines, du droit de la santé et du pilotage de la performance, toutes compétences centrales du métier d’administrateur de santé publique. »

Elle rappelle que, la réforme hospitalière de 2001, le plan de carrière de 2016, le Plan stratégique de développement des Ressources humaines de 2016, les Directives de l’OMS relatives aux ODDS ont amené le ministère de la Santé Publique et de la Prévention (MSPP) et ses partenaires à procéder aux formations spécifiques des Administrateurs pour concevoir, organiser ou piloter un système de santé adapté aux besoins des populations. « Une mission qui correspond en tous points aux responsabilités portées par la direction d’un hôpital. »

Les administrateurs de santé mettent en fin en garde contre la désertion des médecins des plateaux techniques au profit des postes administratifs. Ils s’opposent fermement à toute logique de remplacement qui : « affaiblirait la gouvernance des établissements et nuirait à leur performance globale qui est la résultante d’une reforme de plus de 25 ans.» En revanche, l’organisation propose, de renforcer les dispositifs de dialogue et de formation croisée entre les corps médicaux et administratifs, afin que les directeurs soient encore mieux à l’écoute des enjeux cliniques et que les médecins comprennent davantage les contraintes de gestion et de stratégie. Ils en appellent à une collaboration.