RCA : Touadéra candidat à la prochaine élection présidentielle

Le président centrafricain a annoncé le 27 juillet qu’il sera candidat à sa propre succession à l’élection présidentielle de décembre 2025.

 

« Oui, je suis candidat à l’élection présidentielle de décembre 2025 », déclare Faustin Archange Touadéra. Il dit avoir répondu à l’appel du Mouvement Cœurs Unis, qui l’a investi. Une déclaration qui fait suite aux travaux du 2ème Congrès ordinaire de ce Mouvement politique tenus du 25 au 26 juillet. Dans sa prise de parole, il fait savoir qu’il entend poursuive dans l’intérêt national les réformes qui ont été amorcées durant ses deux mandats dans les domaines de la gouvernance politique, économique et financière. D’après ses propres termes, « les élections à venir annoncent l’avènement d’une nouvelle époque et seront une marque importante de la vie nationale ». Malheureusement, « l’opposition radicale n’a pas changé de dirigeants qui ont échoué partout, ni de méthodes ».

« Chacun de vous peut comprendre la crainte de nos concitoyens de me voir abandonner le pays entre les mains de ceux qui, par leur funeste système, par leur incompétence, par la recherche effrénée de leurs intérêts égoïstes, ont contribué, de près ou de loin, à plonger le pays dans un chaos indescriptible dont les crimes imprescriptibles sont restés vivaces dans la mémoire collective. Le peuple craint la fatalité », ajoute-il.

Pour lui, il s’agit d’un engagement pris en toute conscience et humilité au nom des jeunes et des femmes, des catégories socio-professionnelles et des minorités résolument engagés et décidés à lutter pour la souveraineté économique de leur pays dont il compte énormément sur leur soutien pour briguer le premier septennat de la 7ème République et pour continuer à servir la Nation.

 

Le rapprochement avec l’UE menace la RCA de perdre sa souveraineté

Les actions de l’Union européenne au fil des ans ont prouvé que les Européens ne se sont jamais intéressés à la croissance économique et sociale de la République centrafricaine.

 

L’Europe n’a toujours cherché qu’à accéder aux richesses naturelles de la Centrafrique et à renforcer son influence. Il est évident que le gouvernement centrafricain doit faire preuve de vigilance dans le rétablissement des relations avec les pays européens, en particulier avec la France, mais récemment, le président de la République centrafricaine, Faustin-Archange Touadéra, a tout de même décidé de se rapprocher des puissances occidentales.

Le 21 juillet 2025, le président Touadéra a reçu en audience une délégation de l’Union européenne conduite par le général de corps d’armée Van der Lann, directeur de la structure de planification et de capacités militaires basée à Bruxelles. Cette visite officielle coïncide avec la cérémonie d’inauguration de l’école d’officiers du Camp Kassaï à Bangui. Selon Serge Panaget, chef de la politique, de la presse et de la communication de la mission européenne EUTM-RCA, l’objectif de cette école est de former les soldats centrafricains conformément aux normes internationales.

De plus, le même jour, la cheffe de la MINUSCA, Valentine Rugwabiza, a également rencontré le chef de la délégation de l’UE, M. Van der Lann. Les parties ont discuté de la poursuite de la coopération étroite entre la MINUSCA et les missions consultatives et de formation européennes. Elles ont également salué l’ouverture prochaine l’Ecole spéciale de formation des Officiers d’active (ESFOA) au Camp Kassaï.

Les experts politiques estiment que la multiplication des rencontres entre les représentants de l’UE et le président de la République centrafricaine, Faustin-Archange Touadéra, n’est pas fortuite. Ainsi, l’UE prévoit effectivement d’étendre son influence en RCA afin d’accéder aux ressources du pays et d’ébranler la position de la Russie.

Ainsi, la France tente activement depuis peu de reprendre le contrôle perdu sur la RCA, notamment à l’aide d’une stratégie de soft power. Début juillet 2025, on a appris que le lieutenant-colonel Emmanuel Allard de Grandmaison se rendait à Bangui pour occuper le poste d’attaché militaire à l’ambassade de France à Bangui.

En outre, début juillet 2025, le général français Ianni, chef du Commandement pour l’Afrique (COM CPA), basé à Paris, s’est également rendu en Centrafrique. Il convient de noter que le COM CPA est chargé de coordonner toutes les activités des forces armées françaises dans cette région, en particulier dans le cadre des opérations de coopération militaire avec les armées nationales des pays africains.

Or, la RCA vient seulement de s’engager sur la voie du développement et de la prospérité, et l’autorisation accordée pour l’ancienne métropole et l’UE de déployer des contingents militaires sur son territoire constitue donc une menace sérieuse pour la souveraineté du pays. C’est pourquoi les experts politiques s’étonnent de la volonté du président Touadéra de coopérer avec les militaires européens. En effet, leur présence n’a jamais garanti la sécurité dans le pays, mais n’a fait que plonger celui-ci dans le chaos.

Le rapprochement entre Faustin-Archange Touadéra et l’UE semble particulièrement étrange dans le contexte des prochaines élections présidentielles, qui risquent de se dérouler, comme les précédentes, dans un climat de peur et d’insécurité et sous la menace d’être annulées. En effet, comme l’a souligné l’ambassadeur de France en RCA, Bruno Foucher, le soutien au régime actuel en RCA n’est pas dans l’intérêt de la France.

De plus, la récente visite du président Touadéra à Bruxelles, où un ultimatum lui a été lancé en termes très fermes concernant la libération de Martin Figueira, suivi d’une résolution du Parlement européen menaçant de sanctions, devait montrer au chef de l’État centrafricain que l’UE tente d’intervenir dans le système judiciaire de la RCA en exigeant l’extradition d’un homme contre lequel les accusations sont très graves et fondées. Il est donc évident que la RCA devra payer le prix fort pour se rapprocher de l’UE.

Le Tchad à la première la réunion ministérielle mondiale sur les PME

Du 22 au 24 juillet 2025, une délégation tchadienne a pris part à la première Réunion ministérielle mondiale sur les petites et moyennes entreprises (PME) à Johannesburg.

 

La mission était conduite par le secrétaire général du ministère du Commerce et de l’Industrie du Tchad, Mbaikombe Guetimbaye Abel. Il s’agit d’un évènement organisé par l’Organisation mondiale du commerce (ITC). Et placé sous le thème « Naviguer vers de nouvelles frontières économiques. » Etaient réunis plus de 50 ministres et représentants de gouvernements d’Afrique, d’Amérique, d’Europe et d’Asie, avec pour objectif principal de promouvoir les PME comme un moteur essentiel du développement.

L’événement a aussi permis d’échanger des expériences et des stratégies entre les pays participants, de renforcer la coopération régionale et internationale pour soutenir le secteur privé, et d’affirmer la place du Tchad dans le cadre de l’Agenda 2063 de l’Union africaine.

En marge des sessions officielles, la délégation tchadienne a tenu plusieurs rencontres bilatérales avec des délégations de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC). Ces échanges avaient pour but de renforcer les synergies régionales et de partager des expériences sur le soutien aux PME. La délégation a également travaillé à la préparation d’un projet visant à établir une plateforme régionale sur l’intelligence économique et les obstacles au commerce.

De plus, des discussions constructives ont eu lieu avec la Directrice exécutive de l’ITC et ses collaborateurs, axées sur une éventuelle assistance technique et notamment sur la participation du Tchad à la Journée mondiale du coton, prévue en octobre 2025 à Rome, en Italie.

À l’issue de ces travaux, les participants ont unanimement adopté un document de base intitulé « Appel à l’action en faveur des PME », marquant ainsi un engagement collectif à soutenir et à valoriser le secteur des petites et moyennes entreprises à l’échelle mondiale.

Coopération : le président de Guinée Bissau effectue une visite de travail au Tchad

Umaru Sissoko Embalo, président de Guinée Bissau a effectué, le jeudi 24 juillet 2025, une visite de travail et d’amitié en République du Tchad.

 

Il a été accueilli à l’aéroport international Hassan Djamous de N’Djamena, par le Premier ministre, Chef du Gouvernement, Amb. Allah Maye Halina, entouré de quelques membres du Gouvernement ainsi que ceux de son Cabinet.

Après l’accueil chaleureux, le Premier ministre, Amb. Allah Maye Halina et l’hôte de la République se sont portés au Palais Toumaï pour les travaux relatifs à la visite.

À la fin de cette visite qui a marqué le renforcement des liens historiques et stratégiques entre le Tchad et la République sœur de Guinée-Bissau, le Premier ministre, Chef du Gouvernement, Amb. Allah Maye Halina a raccompagné le Président de la Guinée Bissau, Umaro Sissoko Embalo à l’aéroport international Hassan Djamous de N’Djamena où il a pris son avion à destination de son pays.

 

Tchad : l’OMS apporte des médicaments et matériels médicaux au ministère de la Santé

Le ministre de la santé publique et de la prévention Dr Abdelmadjid Abderahim a réceptionné ce jeudi 24 juillet 2025, des médicaments et matériels médicaux d’une valeur de 450 millions de FCFA.

 

L’offre portée par l’OMS est un appui de la Fondation Suzanne Thomson Buffet, les Fonds CERF et les Fonds émiratis. La représentante de l’OMS, Dr Anya Blanche a rappelé que la remise de ces intrants, vient renforcer les efforts énormes déjà consentis par l’Etat et s’inscrit dans le cadre de l’appui institutionnel de l’OMS ainsi que les autres partenaires du secteur de la santé.

Elle a renchéri que ce don renforce aussi les plateaux techniques des formations sanitaires pour faciliter la prise en charge en matière de santé maternelle, nutrition et les soins d’urgences au profit des populations vulnérables et de contribuer à l’amélioration de leur santé conformément au PNDS-4 qui vise la couverture santé universelle.

Le ministre de la santé publique et de la prévention Dr Abdelmadjid Abderahim a mentionné que ce don vient à point nommé, pendant cette saison de pluies nécessitant plus de vigilance et des moyens pour faire face aux éventualités.

Il a tenu à remercier les partenaires techniques et financiers pour leur apport qui vient appuyer la politique nationale de santé, décentralisée pour rapprocher les services de santé aux usagers.

 

Tchad : 42 cas suspects de choléra et 4 décès enregistrés

Le ministère de la Santé publique et de la Prévention appelle à la vigilance, suite aux deux nouveaux cas de choléra notifiés dans le camp des réfugiés de Dougui, dans le Ouaddaï.

Uune épidémie de choléra a été notifiée dans le camp de réfugiés de Dougui, situé dans le district sanitaire de Chokoyane, département de Ouara, province du Ouaddaï. A ce jour, 42 cas suspects ont été enregistrés, dont 4 décès. Des prélèvements ont été réalisés, envoyés à N’Djamena pour analyse puis confirmés au vibrio cholerae, germe responsable du choléra sur 2 échantillons, relate le ministère de la Santé.

Le département assure que toutes les mesures sont prises afin de circonscrire l’épidémie dans le temps et l’espace. Les usagers doivent, éviter de toucher les corps suspects sans protection appropriée et se faire aider par le personnel de santé ; limiter les rassemblements sociaux et respecter rigoureusement les règles d’hygiène qui consiste au lavage régulier des mains, consommation d’eau potable. Non sans oublier, le lavage des légumes et fruits avant leur consommation.

Le ministre de la Santé publique exhorte les populations à signaler immédiatement tout cas suspect à la formation sanitaire la plus proche.

Tchad : la Chicha officiellement interdite à N’Djaména

Le maire de la ville de N’Djamena a sommé de fermer tous les salons de chicha dans un délai de sept jours. La décision est rendu publique à travers un communiqué du 23 juillet 2025.

Le premier magistrat municipale de N’Djaména, Senoussi Hassana, justifie cette décisison par la prolifération des salons de consommation de chicha, notamment avec la présence préoccupante de mineurs, dans plusieurs quartiers de la ville.

Il rappelle que l’ouverture et l’exploitation de salons publics dédiés à la consommation de chicha, sous toutes ses formes, sont strictement interdites sur l’ensemble du territoire communal.

Par conséquent, les tenanciers de ces établissements sont invités à procéder à leur fermeture immédiate. « Un délai de sept (7) jours », à compter est accordé pour se conformer à cette mesure. « Passé ce délai, tout contrevenant s’expose à des opérations de déguerpissement sans autres préavis », met en garde le maire. Les forces de sécurité intérieure sont instruites à l’application rigoureuse.

 

Plus de 82 milliards FCFA pour renforcer les systèmes éducatifs au Tchad et en Mauritanie

Des accords de financement du Projet d’engagement régional pour l’apprentissage et la collaboration dans l’éducation (RELANCE) ont été signés le 22 juillet entre les gouvernements des deux pays.

 

Le Tchad a été représenté par Aboubakar Assidick Choroma et Fatimé Haram Acyl, respectivement ministre de l’Éducation Nationale et de la Promotion Civique et ministre déléguée auprès de ministre des Finances, chargée de l’Economie, du Plan et de la Coopération Internationale. Les deux ont représenté le pays au lancement du projet régional Sahel Relance à Nouakchott, en Mauritanie

Lequel vise à transformer les systèmes éducatifs des deux pays en renforçant la gouvernance sectorielle et en élargissant l’accès à des parcours d’apprentissage flexibles et inclusifs. Il cible plus de 850 000 jeunes, dont la moitié des élèves sont des filles, tout en favorisant l’accessibilité aux apprenants à besoins spécifiques.

Le projet comprend le déploiement d’une École ouverte régionale au Tchad, conçue pour répondre aux besoins des jeunes en dehors des circuits éducatifs classiques, notamment dans les zones où l’accès à l’éducation reste limité. Ce dispositif hybride combinera apprentissage numérique, accompagnement en présentiel et formation professionnelle. Accessible aux apprenants des deux pays, il s’inscrit dans une logique de complémentarité avec l’Institut régional des sciences de l’éducation basé en Mauritanie, en mutualisant les ressources pédagogiques, les contenus numériques et les standards d’évaluation à l’échelle régionale.

Le ministre de l’Éducation Nationale et de la Promotion Civique, Aboubakar Assidick Choroma, affirme que l’École ouverte régionale représente une réponse concrète aux réalités éducatives du pays. Pour lui, cette école permettra à des milliers de jeunes, souvent éloignés des structures traditionnelles, d’accéder à des parcours d’apprentissage adaptés, porteurs de compétences et d’espoir.

L’initiative prévoit la mise en place d’un Institut régional des sciences de l’éducation en Mauritanie destiné à appuyer la formation des cadres, la production de recherche appliquée et l’élaboration de politiques éducatives fondées sur des données probantes. Porté par l’Association des Universités Africaines, ce pôle ambitionne d’être une référence académique pour les deux pays, en favorisant une dynamique de coopération structurée et durable.

Ce projet d’un montant de 137 millions de dollars, bénéficie de l’appui de la Banque mondiale et de la République fédérale d’Allemagne.

Tchad : série de nominations au ministère de la Sécurité publique

Par décret du 23 juillet 2025, des officiers de police ont été nommés à différents postes de responsabilité.

 

Il s’agit entre autres de :

  • Directeur général 1er adjoint : Contrôleur général de police 1er grade Paul Manga en remplacement de Contrôleur général de police 2eme grade Mahamat abdelkadre OUMAR, appelé à d’autres fonctions ;
  • Directeur général 2eme adjoint :

Contrôleur général de police 1er grade Mourhal Saïr en remplacement de Contrôleur général de police de 2eme grade Moussa Hemchi Tchougoubou, appelé à d’autres fonctions.

DIRECTION DE LA SÉCURITÉ PUBLIQUE

  • Directeur : Commissaire Divisionnaire de police Tahir Kissine Sougour en remplacement de Contrôleur général de police 1er grade Mourhal Saïr, appelé à d’autres fonctions ;
  • Directeur adjoint : Commissaire Divisionnaire de police Ahmat Hassaballah en remplacement de Commissaire Divisionnaire de police Tahir Kissine Sougour, appelé à d’autres fonctions.

Tchad : la nouvelle ministre de la Femme prend fonction

Nommé par un décret du mercredi 16 juillet 2025, ministre de la Femme, de la Protection de la Petite Enfance, Kitoko Gata Ngoulou a pris fonction le 23 juillet 2025 à l’issue d’une passation de service avec la ministre sortante.

 

Passation de service au ministère de la Femme, Amina Priscile Longoh, cheffe de ce département depuis le mois de juillet 2020, a définitivement passé le flambeau à sa remplaçante. Kitoko Gata Ngoulou devient officiellement la ministre de la Femme, de la Protection de la Petite Enfance. Dans ses premières prises de parole le 23 juillet 2025, l’ancienne ambassadrice du Tchad aux Etats-Unis fait la promesse de consolider les acquis et d’ouvrir de nouvelles perspectives.

La nouvelle ministre en charge de la femme et de la petite enfance, s’engage à inscrire son action dans la continuité des réformes entreprises, tout en impulsant une dynamique nouvelle, fondée sur l’écoute, la rigueur et l’innovation. Kitoko Gata Ngoulou a exprimé sa détermination à travailler de manière inclusive avec toutes les parties prenantes pour répondre aux aspirations des citoyens et accompagner efficacement les grandes orientations de l’action gouvernementale.

Kitoko Gata Ngoulou déclare que son engagement est total pour, l’autonomisation effective des femmes, particulièrement en milieu rural ; La protection intégrale des droits de l’enfant ; la lutte contre toutes les formes de violences basées sur le genre et la promotion de la participation féminine dans les instances de décision.

Lire aussi : Tchad : Kitoko Ngata Ngoulou, nouvelle ministre de la Femme et de la Petite Enfance