N’Djamena : la construction d’un stade omnisports en projet

 

Le gouvernement a adopté ce jeudi 23 novembre 2018 en conseil des ministres un projet de décret présenté par le ministère en charge de l’Aménagement du territoire, du développement de l’habitat et de l’urbanisme. Il prévoit l’affectation au profit du ministère en charge des sports d’un terrain d’une superficie de 33,76 hectares à Mandjafa, dans la commune du 7ème arrondissement de la ville de N’Djamena.

Ce vaste terrain permettra la construction d’un stade omnisports moderne de 30.000 places à Mandjafa suite à un don de la Chine d’un montant d’environ 50 milliards de Frans CFA.

Le stade « permettra au Tchad d’organiser des grandes manifestations sportives de niveau national et international », a déclaré le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Oumar Yaya Hissein.

Tchad: peuple toubou, un peuple de guerrier

C’est de cette communauté qu’est issue les combattants du comité d’autodéfense de Miski selon le porte-parole de ce groupe du nord du pays.

 

La situation est encore confuse dans le nord du Tchad. Le ministère de la Défense assure avoir « délogé et dégagé l’ennemi » de Miski depuis samedi, ce que dément le comité d’autodéfense qui le combat dans cette ville. Ce dernier dit avoir chassé l’armée et dénonce un « blocus » de la ville et de la région aux conséquences humanitaires « catastrophiques ». Officiellement, le pouvoir central dit lutter contre des « orpailleurs illégaux » et des « trafiquants d’armes » ou « d’êtres humains », mais le comité d’autodéfense qui s’est créé début novembre pour « empêcher l’exploitation des mines d’or au profit du clan Deby » et contre le nouveau redécoupage administratif qui morcelle le Tibesti, dit lutter pour son « honneur » et sa « terre ».

Le porte-parole du comité d’autodéfense de Miski revendique un millier de combattants, issus essentiellement des tribus toubous qui peuplent la sous-préfecture de Yebbi-Bou. C’est encore à ce stade une sorte de milice locale qui n’a pas un commandement central, mais deux de ses leaders se détachent du lot aujourd’hui, selon plusieurs sources. Le colonel Rozi Losso, un ancien officier de l’armée tchadienne, et Kella Goukouni, un des chefs de cantons de la sous-préfecture de Yebbi-Bou, limogé il y a plusieurs mois par le pouvoir central.

Ils ont sous leurs ordres des combattants très aguerris. Une partie est passée par l’armée tchadienne, une autre par la rébellion armée du MDJT, le Mouvement pour la démocratie et la justice, qui a combattu le président Idriss Deby de 1998 à 2002. Enfin les plus jeunes, élevés dans la pure tradition toubou sont habitués au maniement des armes. Leur porte-parole Molly Sougui assure qu’ils ne disposent pas d’armes lourdes. « Nos combattants ont gagné parce qu’ils ont une expérience de 40 ans de guerre et une bonne connaissance du terrain », explique-t-il.

Miski se trouve en plein massif du Tibesti, dans le nord-ouest du Tchad. Une zone montagneuse favorable à la guérilla et où les chars et armes lourdes de l’armée ne peuvent pas manœuvrer facilement, confirme un spécialiste du Tchad. Aujourd’hui, le Comité d’autodéfense crie victoire, et dit viser à moyen et long terme une fédération de tous les mouvements politico-militaires qui luttent contre le pouvoir d’Idriss Deby.

Tchad : Hinda Deby est la nouvelle Ambassadrice de l’ONUSIDA

C’est à l’occasion de la visite du Directeur exécutif de l’Organisation, Michel Sidibé, que la Première dame a été nommée

 

« Je suis fier d’être aux côtés de la première dame du Tchad, et plus en tant qu’ambassadrice de l’ONUSIDA au Tchad » s’est réjoui Michel Sidibé, directeur exécutif de l’Organisation des Nations Unies contre le SIDA (ONUSIDA). C’était hier le 21 novembre dernier, alors qu’il venait de nommé Hinda Deby Itno Ambassadrice de son organisation.

« Nous avons la conviction que le dépistage volontaire  est le maillon essentiel du processus d’éradication du VIH au Tchad et dans le monde.  A cet égard, l’élimination de la transmission du VIH de la mère à l’enfant et la santé des adolescents demeurent  notre défi majeur », a répondu à son tour la nouvelle Ambassadrice de l’ONUSIDA.

Il faut tout fois noter que les deux personnes ont fait ces déclarations alors qu’elles effectuaient une visite à l’hôpital de la Mère et de l’Enfant et plus précisément son Unité nutritionnelle thérapeutique de prise en charge des enfants malnutris.

Créée en octobre 2016, l’Unité nutritionnelle thérapeutique(UNT) est le principal centre de traitement des mères et des enfants séropositifs à N’Djamena. Durant cette année, il a déjà enregistré 740 cas de malnutrition aigüe sévère avec complications médicales.

Après avoir visité les patients de cette unité, Michel Sidibé a declaré « Je sais ce que veut dire la malnutrition sévère, chronique. Le fait d’avoir donné un service intégré pas seulement en matière de nutrition mais la prise en charge de ces enfants du point de vue de la santé et aussi faire le dépistage pour savoir si ces enfants sont positifs c’est quelque chose d’important. Je suis fier d’être là »

Précisons cependant que, comme les autres Première dames africaines qui endossent se rôle, Hinda Deby continuera de sensibiliser les populations sur l’accès à la thérapie antirétrovirale pour les femmes et les enfants vivant avec le VIH.

 

Tchad: vers une accentuation de la lutte contre le Sida

Le Président Idriss Deby s’est entretenu hier 21 novembre avec le Directeur exécutif de l’ONUSIDA. Les deux hommes se sont entretenus sur un renforcement de la riposte contre cette maladie.

 

Michel Sidibé a effectué une visite à N’Djamena. Le Directeur exécutif de l’ONUSIDA a été reçu en audience le 21 novembre dernier par le Président de la République du Tchad. Au cœur des échanges, la lutte contre le Sida.

Le fonctionnaire de l’ONU a débuté l’entretien en saluant le leadership et l’engagement d’Idriss Deby qui ont permis de réaliser des avancées significatives dans la lutte conte le Sida. Mais pour que la riposte donne des résultats encore plus positifs, la rencontre a mis l’accent sur les mécanismes favorables à la prévention du VIH et à son traitement.

Mécanismes par lesquels passent l’atteinte d’un ensemble de cibles mesurables, permettant de mettre fin à la pandémie du sida d’ici 2030 dans le cadre des Objectifs du développement durable. Pour cela il y a lieu de remobiliser l’ensemble des acteurs, indique le Directeur exécutif de l’ONUSIDA.

Soulignant le lien entre la santé de ses concitoyens et le développement, le Chef de l’Etat  a insisté sur la réadaptation des stratégies en fonction des besoins réels de la population et la concrétisation des engagements pris par les partenaires.

En 2016, le taux de prévalence au sein de la population tchadienne entre 15 et 49 ans était estimé à 1,3 %, situant le pays au 38e rang mondial. Selon le Comité national de lutte contre le sida (CNLS), 12 000 nouvelles personnes sont infectées par le virus chaque année dans le pays.

Nécrologie : le Tchad rend un dernier hommage à Me Bechir Madet

Le notaire et ancien ministre tchadien est décédé à Paris en France le 10 novembre 2018 dernier, de suite d’une crise cardiaque.

 

Il devait souffler sur sa 54eme bougie le 11 novembre. Mais la mort en a décidé autrement. Me Bechir Madet s’en donc allé le 10 novembre dernier, laissant derrière lui une veuve et quatre enfants éplorés.

Décédé en France des suites d’une crise cardiaque, son corps a été rapatrié au Tchad le 20 novembre dernier. Ce 21 novembre, lors de ses obsèques officielles, tous les Tchadiens ont eu la possibilité de lui rendre un dernier hommage. Au rang de ceux-ci, le Président de la République Idriss Deby.

Comme toutes les personnes qui ont fait le déplacement pour le domicile familial, Idriss Deby a présenté ses condoléances à la famille et a salué la mémoire du disparu. Après s’être incliné devant le cercueil du défunt, le Chef de l’Etat a rempli le livre de condoléances.

Il y a dit le plaisir qu’il a eu « de travailler avec un infatigable serviteur de l’Etat, un homme intègre et un cadre compétent, bref un parfait ministre de la République. Sachez que la mort ne vous arrache pas aujourd’hui à l’affection de votre famille nucléaire et celle de votre communauté mais c’est tout le Tchad qui vous pleure ».

Maître Béchir Madet a occupé plusieurs portefeuilles au sein du gouvernement. Notamment celui de la Justice, celui du Pétrole, et celui des Mines. Il est né à Kolobo dans la région du Mayo Kébbi-Est. Diplômé de l’Ecole nationale d’administration et de la magistrature (ENAM), ​il s’est également formé à l’école de notariat de Nîmes, en France.

Un concert sera organisé ce jeudi 22 novembre à l’espace fest’africa avant le transport de la dépouille vendredi à Kolobo où il sera inhumé le samedi 24 novembre prochain.

 

 

 

 

 

 

 

 

Tchad : un député mis en cause pour mariage avec une mineure

Il s’agit de Azahim Mahamat Hassan. Il a été arrêté hier 20 novembre par la police judiciaire. Il est actuellement en garde à vue.

 

La lune de miel n’aura pas duré longtemps. Le mariage qui a été célébré le 08 novembre dernier entre Azahim Mahamat Hassan et Zouhoura Mahamat Tahir n’aura duré qu’une dizaine de jours. En effet, le député Hassan a été mis aux arrêts ce 20 novembre. Il lui est reproché d’avoir épousé une mineure. La jeune épouse Zouhoura est âgée de 14 ans seulement.

Le premier substitut du procureur de la République près le tribunal de grande instance de N’Djamena Nedeou Tebdeou Gerard a fait un point presse hier pour annoncer sa mise en garde à vue. Dans son annonce, le procureur a relevé que l’élu du peuple a été pris en flagrant délit de mariage avec une mineure.

“Une délégation a quitté N’Djamnea le 8 novembre dernier pour Noukou une localité située dans le nord du Kanem. Un mariage traditionnel a été organisé, laquelle délégation est revenue avec la nommée Zouhoura Mahamat Tahir », raconte l’homme de loi.

Il poursuit en disant « À ce titre le député Azahim Mahmat Hassane a convolé en justes noces avec cette dernière, lequel mariage a été normalement consommé. Au regard de l’ordonnance 006/PR/2015 portant interdiction du mariage d’enfant. Nous parquet de N’Djamena, avons instruit la Police judiciaire à l’effet de procéder à une enquête préliminaire ».

Le procureur termine en spécifiant que « chemin faisant la PJ a interpellé et gardée à vue Monsieur Azahim Mahamat Hassan, législateur. Il lui est reproché la flagrance, point n’est besoin d’évoquer l’immunité parlementaire. Et tous ceux qui ont contribué à la consommation de cette infraction répondront de leur acte ».

Tchad : le SG de l’UNET demande une punition pour les étudiants arrêtés

Pour Raikina Bealoum ces étudiants doivent être jugés et punis par la justice pour avoir fait usage d’armes à feu.

 

Le secrétaire national de l’Union des Etudiants Tchad (UNET), Raikina Bealoum a déclaré que les étudiants de l’Université de N’Djamena détenus à la maison d’arrêt de N’Djamena doivent être jugés et punis par la justice pour avoir fait usage d’armes blanches et d’armes à feu au sein de l’Université. Ils sont accusés d’avoir porté des coups et blessures volontairement contre le president national de l’UNET.

« L’attaque à l’arme blanche et à l’arme à feu qui a été perpétrée par certains étudiants de l’université de N’Djamena se réclamant du bureau exécutif de l’UNET n’aurait pas dû se produire parce que les textes et règlements intérieurs de l’Université de N’Djamena interdisent strictement le port des armes. Nous demandons au rectorat de prendre des mesures académiques pour sanctionner ces étudiants qui ont attaqué le bureau national de l’UNET, conforment aux textes en vigueur », explique le secrétaire national de l’UNET, Raikina Bealoum.

Dans un communiqué de presse, la Convention Tchadienne de Défense des Droits de l’Homme (CTDDH) déplore la détention abusive des membres du Bureau National de l’UNET dans les locaux de la maison d’arrêt d’Amsinéné depuis le 10 octobre dernier, ce que conteste le secrétaire général national de l’UNET.

La CTDDH exige des autorités judiciaires en charge de l’affaire de procéder à leur libération immédiate et sans conditions. Elle affirme qu’elle restera saisie de cette affaire jusqu’à satisfaction totale.

Pour rappel, le 1er septembre 2018, une bagarre avait opposé un premier groupe d’étudiants -favorable à l’initiative de la semaine nationale de salubrité lancée par le couple présidentiel- à un second groupe hostile à cette activité et présumé proche des membres du bureau. Cette bagarre avait provoqué une rixe entrainant la blessure de certains étudiants dont un certain Amos qui s’était autoproclamé président élu de l’UNET.

Tchad : la police de Moussoro appréhende des voleurs

Il s‘agit de quatre groupes de présumés bandits, composés de sept personnes dont quatre femmes.

 

La police de la ville de Moussoro a intercepté cette semaine des présumés malfrats qui opéraient dans la ville. Ces derniers ont été présentés ce samedi 17 novembre à la presse en présence des autorités de la ville. Quatre groupes de malfrats constitués de sept voleurs présumés dont 4 femmes et un complice ont été arrêtés par les forces de l’ordre.

Ces groupes opéraient dans différents quartiers de la ville de Moussoro. Un grand nombre d’objets a été confisqué entre leurs mains. « Ces malfrats organisent et perpétuent leurs opérations dans la ville de Moussoro », selon la police. L’enquête se poursuit pour démanteler tout le réseau.

Le gouverneur de la province, Ahmat Hissein Goukouni, a félicité les forces de sécurité pour l’arrestation de ces présumés voleurs ainsi que leurs complices. Il a ajouté que ces derniers seront mis à la disposition des autorités judiciaires afin de répondre de leurs actes.

Miski : le comité d’auto-défense assure avoir le contrôle de la localité

Le groupe dément les dires du ministre de la défense, qui a affirmé que l’armée nationale a délogé l’ennemi, lors de la sa visite dans la ville vendredi dernier.

 

Le 16 novembre dernier, ministre délégué à la Présidence, chargé de la Défense nationale, des anciens combattants et des victimes de guerre, le général Daoud Yaya Brahim était à Miski dans le Tibesti. Alors que cette région est en proie depuis quelques semaines à des affrontements armés, le Ministre est venu se faire sa propre idée de la situation qui y prévaut.

Très confiant et se voulant rassurant, il déclarait alors : « Nous sommes venus visiter nos forces qui sont à Miski et qui ont délogé l’ennemi, dégager l’ennemi. J’appelle toute la population de Miski, ceux qui appartiennent à l’Etat tchadien, à la 4ème République, de venir auprès des forces de défense et de sécurité, et laisser le terrain libre à ceux qui veulent créer les problèmes ».

Le général a également invité les populations se trouvant dans les zones de combat à quitter les lieux. Car « Nous sommes en mesure de déloger, de ratisser le terrain, et d’occuper nos terrains. Nous sommes à Miski pour celui qui veut l’entendre ou qui veut l’écouter ».

De déclarations que le porte-parole du comité autoproclamé d’autodéfense remet en doute. En effet, l’ancien sous-préfet de Yebbi-Bou, Mouli Sougui, a affirmé au micro de RFI hier 18 novembre que « A l’heure où je vous parle, Miski est sous le contrôle du comité d’autodéfense ». Il reconnait cependant que « l’armée a sorti l’artillerie lourde ». « Mais nous connaissons le terrain et nous avons une expérience des combats ».

Le comité d’auto-défense a annoncé avoir enregistré plusieurs des pertes en vies humaines et de nombreux blessés dans ses rangs.

 

 

 

 

 

 

Terrorisme : les USA font un don aux militaires tchadiens

Le 15 novembre dernier l’Etat-major tchadien a réceptionné une donation du gouvernement américain estimé à environ 1,3 millions de dollars.

 

Voilà qui devrait être d’une bonne aide pour l’armée tchadienne. De par les mains de son Ambassadeur au Tchad, les Etat Unis d’Amérique viennent de faire un don à l’armée du pays. Ce cadeaux constitué de six bateaux fluviaux, six fourgons blindés et des pièces de rechange pour couvrir deux années d’utilisation, est estimé à environ1, 3 millions de dollars soit 747,5 millions de FCFA.

Cette donation a pour but d’aider le Tchad dans sa lutte contre le terrorisme. Notamment à faire face aux attaques des rebelles de Boko Haram. « C’est pour nous, un gage de confiance et la volonté constante de votre pays d’aider les pays engagés dans la lutte contre le terrorisme », a déclaré le chef d‘état-major des forces armées, N’guinambaye Michel Barde au moment de réceptionner le don.

Selon le chargé d’affaires à l’ambassade des États-Unis au Tchad, Richard Bell, « Les États-Unis d’Amérique manifestent une nouvelle fois leur soutien aux forces armées du Tchad ». Il y a quelques jours déjà, le commandement militaire américain pour l’Afrique déclarait que « La menace de Boko Haram et de l’État islamique en Afrique de l’Ouest est principalement centrée sur les marais et les voies fluviales du bassin du lac Tchad et du nord-est du Nigeria ».

Rappelons que le gouvernement américain avait décidé d’une réduction de ses effectifs militaires en Afrique. Et au cours du mois d’avril dernier, le Tchad avait été retiré de la liste noire des pays dont les ressortissants étaient interdits d’accès aux USA.

Tchad : la fonction publique veut numériser ses archives

C’est la raison pour laquelle il est demandé depuis la semaine dernière à certains fonctionnaires de compléter leur dossier d’intégration. C’est ce qu’a expliqué le DGA de ce ministère.

 

Le 17 novembre dernier, Djim Godembaye Patient été face à la presse. Le directeur général adjoint du ministère de la Fonction publique, a apporté des éclaircissements quant à l’affaire des dossiers disparu à la fonction publique. « On a eu à travailler et jusqu’à là, on a une trentaine d’archivistes qui sont en train de travailler sur ce dossier. Mais on n’arrive pas à retrouver tous les dossiers des agents », explique-t-il.

Pour ce qui est des raisons d’une telle pression mise aux fonctionnaires dont les dossiers sont incomplets, l’administrateur affirmé que c’est « en perspective de la numérisation des archives de la fonction publique tchadienne, il est urgent de compléter les documents manquants aux dossiers des agents. C’est pourquoi il est souhaitable de demander à ces agents de constituer les différentes pièces manquantes pour déposer à leur direction des ressources humaines qui transmettra au niveau de la fonction publique ».

En effet, « l’informatisation s’impose parce que nous sommes au 21ème siècle, donc l’informatique prime. Actuellement, nous sommes en pourparlers avec nos partenaires, les chinois qui sont venus déjà constater nos archives. S’il y a lieu, ils nous viendrons en aide », a précisé le directeur général adjoint du ministère de la Fonction publique.

 

CAN U23 : le Tchad tombe lourdement face au Cameroun

L’équipe nationale tchadienne des moins de 23 ans était face à leur homologue du Cameroun ce 16 novembre. Le match s’est terminé sur le score de 3-0 en faveur des Lions Indomptables

 

Pas de soucis pour le Cameroun. Opposés au Tchad ce vendredi à Yaoundé dans le cadre du premier tour aller des éliminatoires de la CAN des moins de 23 ans, les Lionceaux ont déroulé 3-0. Martin Hongla (9e) a rapidement lancé les siens sur penalty puis Eric Ayuk (Osmanlispor) a inscrit un doublé après la pause (48e, 64e) après avoir déjà obtenu le penalty. Les poulains dirigés par Rigobert Song aborderont sereinement la manche retour mardi au Tchad.

A noter que l’attaquant du Bayern Munich, Franck Evina, ex-international U18 allemand, ne figurait pas sur la feuille de match pour des raisons administratives.

La dernière chance pour le Tchad de se qualifier repose en le match retour qui se jouera dans deux semaines au Tchad. Surtout que l’entraineur des Sao en a fait la promesse lors de la conférence de presse d’après match. « Le Cameroun a été au-dessus de nous. Mais à N’Djamena les choses se passeront différemment », a affirmé Toukam Julien.

Tchad: le Comité d’auto-défense de Miski dément la présence du CCMSR dans la localité

Il y’a quelques jours, le SG du Conseil de Commandement Militaire pour le Salut de la République publiait un communiqué dans lequel il annonçait la présence de ses éléments dans le Miski.

 

Le comité d’auto-défense de Miski à travers son coordonnateur et porte-parole Molly Sougui, a rendu public ce vendredi 16 novembre un communiqué. Dans cette note, le groupe fait savoir à l’opinion public tchadienne qu’il « n’y a aucun rebelle à Miski au moment où nous rédigeons ces lignes depuis le front de bataille. La lutte du comité d’auto défense est celle d’un peuple opprimé qui défend ses droits face à un régime dictatorial qui essaye de la soumettre par la force, de spolier la terre de ses ancêtres en pillant son sous-sol au profit de la mafia au pouvoir ».

C’est donc ainsi que « nous apportons un démenti formel et sans équivoque, aux propos irresponsables et sans fondements du Secrétaire Général du Conseil de Commandement Militaire pour le Salut de la République(CCMSR) M. Kingabé Ogouzemi de Tapol, qui, dans un communiqué a fait état de la présence de ses hommes aux cotés des habitants à Miski. Le CCMSR n’a jamais participé ni de près ni de loin au conflit à Miski et n’a aucune base au Tibesti ».

Pour que les choses soient claires une bonne fois pour toute dans l’esprit de tout un chacun, le comité d’auto-défense précise qu’il n’existe aucun rapprochement entre le CCMSR et lui.  « Ces gesticulations politiciennes et médiatiques font le jeu régime et le CCMSR, par ignorance ou à dessein, montre le visage d’une organisation au service de la dictature Tchadienne. Nous demandons à la direction politique et militaire du CCMSR de cesser ce jeu malsain à défaut d’avoir le courage d’entrer dans la vraie lutte ».

Dans ce communiqué, Molly Sougui indique que « pendant qu’il lutte arme à la main avec les forces de la tyrannie, (le comité) a appris avec effroi l’assassinat lâche et barbare de vingt de nos compatriotes sur le versant Libyen de Kouri Bouguidi. Nous profitons de l’occasion pour présenter nos condoléances les plus attristées aux familles de ces Tchadiens assassinés ».

Réseautage : Idriss Deby sonne la fin de la récréation

Lors du Conseil des ministres qui s’est tenu hier 15 novembre au Palais du 15 janvier, le Président a invité les ministres à ne pas se servir de leur fonction à d’autres fins.

 

Le président de la République a exhorté hier, jeudi 15 novembre, la nouvelle équipe gouvernementale, à la cohésion, au respect mutuel, à la solidarité gouvernementale, et à l’obligation de réserve. Conformément au devoir de réserve, les ministres sont invités à ne pas se servir de leur fonction à d’autres fins, à appliquer le principe de neutralité du service public, à ne pas mettre en difficultés l’administration et à éviter tout comportement qui pourrait porter atteinte à la considération du service public par les citoyens.

Le chef de l’Etat a insisté sur la célérité dans l’exécution des instructions et a demandé aux membres du gouvernement de respecter la hiérarchie. Les membres du gouvernement dépendent directement du chef de l’Etat ; à travers ce rappel au respect de la hiérarchie, Idriss Déby veut barrer la route aux initiatives personnelles sans son accord et à certaines déclarations prononcées en public.

En dépit des prestations de serment confessionnel, Idriss Déby a relevé que les nominations se font de manière complaisantes et clientélistes, n’obéissant pas aux critères exigés. Pour la première fois depuis son instauration, l’effectivité du serment confessionnel est remise en cause. Implicitement, le président admet être lui-même amené à signer des décrets de nomination initiés sur des bases « complaisantes et clientélistes » ; toutefois, il en impute la responsabilité à certains ministres et lobbys qui lui ferraient des propositions erronées.

Déby a demandé aux membres du gouvernement que cessent les lobbys et les groupes d’intérêts qui fragilisent le système gouvernemental. En août dernier, le précédent ministre des Finances et du Budget, Issa Mahamat Abdelmamout, avait déploré ouvertement l’influence persistante des lobbys dans les nominations à des postes de responsabilité. L’ex-ministre avait parlé de pressions incessantes envers lui et les autres ministres, lors d’un entretien à la radio nationale. Il avait même affirmé que « le président sait très bien que parfois, on ne peut rien contre ces gens », faisant allusion aux lobbys, avant d’être relevé quelques semaines plus tard.

Le président de la République a par ailleurs décrié les missions fantaisistes et inopportunes effectuées par les membres du gouvernement à l’étranger. Ce n’est pas la première fois que le chef de l’Etat adresse ce rappel aux ministres, il le répète à chaque remaniement. Certains ministères inscrivent des déplacements extérieurs dans leur budget afin de multiplier les frais de missions journaliers. Les missions à l’étranger sont en effet mieux rémunérées que les déplacements provinciaux. Lors du premier conseil des ministres de la 4ème République, Idriss Déby avait également appelé les ministres à privilégier le contact avec le peuple, et à multiplier les déplacements internes, au plus profond du Tchad. Le chef de l’Etat a fermement instruit pour que les missions à l’intérieur du pays soient désormais privilégiées.

Tchad : compte-rendu du conseil des ministres du 15 novembre

 

Un conseil ordinaire des ministres s’est tenu ce jeudi 15 novembre 2018. Il a été présidé par le président de la République. Plusieurs points étaient inscrits à l’ordre du jour. Le conseil a examiné et adopté trois projets de loi et un projet de décret.

Le conseil a examiné et adopté le projet de loi portant ratification d’un prêt signé le 12 octobre 2018 à Bali, en Indonésie, entre le Tchad et la Banque arabe de développement économique en Afrique (BADEA). Ce prêt d’un montant de 12 millions $, dédié à la réalisation du projet en phase pilote dans la province de Tandjilé, vise à contribuer à la lutte contre la pauvreté et à l’insertion socio-économique des populations défavorisées par la promotion du développement local et l’inclusion financière. Le chef de l’Etat a demandé au ministère sectoriel de prévoir des mécanismes de suivi de l’exécution du projet pour éviter des déperditions éventuelles.

Le projet de loi portant ratification de la convention de l’Union Africaine sur la cybersécurité et la protection des données à caractère personnel, soumis par le ministère des Postes, des Nouvelles technologies de l’information et de la communication a été adopté après examen. La ratification par le Tchad de la convention de l’UA permettra au pays de bénéficier de la coopération internationale ainsi que de l’entraide dans le cadre de la lutte contre les cyber-attaques.

Le projet de loi portant création de l’école nationale des techniques d’élevage (ENAT) a été adopté. L’ENAT en sa nouvelle version, sera un véritable outil de formation au métier de l’élevage. Elle constituera toute une chaine entre la production et la commercialisation, en passant par la transformation et le conditionnement, participant ainsi à la lutte contre le chômage par une offre de formation qualifiante et diplômante.

Au titre du ministère de l’Education nationale et de la Promotion civique, un projet de décret a été examiné et adopté, après quelques amendements de fond et de forme. Il porte détermination des normes et des critères d’ouverture, d’extension, de transfert, de dénomination, d’officialisation et de fermeture des établissements scolaires privés, publics et communautaires du primaire, du moyen, du secondaire général, du secondaire technique et professionnel au Tchad.

En outre, le président de la République a fait une communication relative à la campagne agricole 2018. Selon lui, elle s’avère satisfaisante et acceptable. Il a toutefois demandé des mesures contre les commerçants qui font de la rétention des céréales afin de favoriser la hausse des prix.

Tchad : le ministre de la justice fait le bilan de la situation des droits de l’homme dans le pays

Djimet Arabi était le 13 novembre dernier, devant le Conseil des droits de l’Homme des Nations unies. Cette présentation s’inscrit dans le cadre de son troisième Examen périodique universel (EPU).

 

Djimet Arabi le reconnait. « Qu’il s’agisse de conflits intercommunautaires, de pauvreté, de difficultés d’accès aux services sociaux de base, du réchauffement climatique, des nouvelles menaces sécuritaires, plus particulièrement le terrorisme, toujours est-il que les défis sont nombreux et multiformes », pour le Tchad. Devant le Conseil des droits de l’Homme des Nations unies, le ministre tchadien de la Justice, chargé des droits humains, a affirmé la volonté du Tchad d’assurer le respect des droits de l’homme à ces citoyens.

Cependant, il rappelle que le pays fait actuellement « face à de multiples foyers de tensions ayant des conséquences désastreuses sur la situation des droits de l’homme ces derniers temps ». Et malgré cette situation, le Pays continue à travailler dur pour le respect et la promotion des droits humains.

D’ailleurs les nouvelles fonctions données à la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH), vont permettre d’enregistre bien de progrès dans le cadre de la lutte contre la torture. « Ce sont des avancées notables qui doivent être soutenues par les différents partenaires afin d’éradiquer entièrement ce fléau résultant des années des conflits armés et des dictatures », pense le garde des sceaux.

Le passage du Tchad devant le Conseil des droits de l’Homme des Nations unies a été salué, du fait d’importants progrès institutionnels réalisés en vue de l’amélioration structurelle de la situation des droits de l’Homme, relève le site de la présidence.

 

 

Tchad : révision en vue pour la loi sur le terrorisme

Le ministre de la Justice, Djimet Arabi a confirmé la rumeur sur une prochaine révision de la loi sur la répression des actes de terrorisme. Cette révision se fera avec l’aide de l’Union Européenne et l’ONU.

 

C’est en juillet 2015 que la loi sur répression des actes de terrorisme appliquée actuellement est entrée en vigueur. Celle-ci prévoit la peine de mort pour les auteurs d’actes de terrorisme. Sous cette loi, la durée de la détention préventive est passée de 48 heures à 30 jours pour les personnes soupçonnées d’actes terroristes.

Des dispositions qui semblent ne pas avoir un écho favorable auprès de la communauté internationale. En effet, à plusieurs reprises celle-ci a appelé le Tchad u travers de son Président à abolir totalement la peine de mort dans le pays.

Il sera donc question très prochainement de revoir certains aspects de cette loi. Avec l’aide de l’Union Européenne et de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), le Tchad prévoit de réviser sa loi sur le terrorisme.

Selon le ministre de la Justice, Djimet Arabi, « La nouvelle loi recadrera la définition du terrorisme conformément aux standards internationaux et fixera les modalités de son application en respectant strictement les droits de tous à un procès équitable »,

Bien que les modifications envisagées dans le cadre de cette révision n’aient pas été divulguées, il serait possible que la nouvelle loi annule la peine de mort. Cette pensée se justifie, au regard des nombreux appels à la suppression de la peine de mort dans le pays.

En septembre dernier, dans un communiqué, l’Union Européenne invitait «  le Tchad à joindre la majorité des Etats de l’Union africaine qui, à ce jour, a aboli la peine de mort ou applique de facto un moratoire sur les exécutions, à titre de première étape vers l’abolition ».

 

 

 

 

 

 

Tchad: l’ADC porte plainte aux entreprises de tabac

L’association de défense des consommateurs reproche à ces sociétés de n’avoir pas respecté l’interdiction d’annoncer qui leur est donné en la loi 010.

 

Le 27 novembre prochain, l’Association de défense des consommateurs (ADC) sera opposée à la Manufacture des cigarettes du Tchad (MCT), Seguim international et la marque Manchester lors d’un procès.

L’association des consommateurs a décidé de plaindre auprès de la justice contre ces sociétés. Elle les accuse de violation de la loi 010 portant lutte antitabac au Tchad et aussi de violation des dispositions portant interdiction de publicité sur le tabac.

L’audience du 27 novembre prochain se déroulera en citation directe. Ce qui signifie qu’elle sera rapide et expéditive, vu que la phase de l’instruction a évité. Selon l’ADC,  malgré l’interdiction par la loi de la publicité directe ou indirecte sur le tabac, la MCT dispose de kiosques et parasols avec des représentations de cigarettes un peu partout dans le pays.

L’ADC après constat d’un huissier a saisi le parquet de grande instance de N’Djamena afin de faire respecter la loi antitabac, l’application des sanctions prévues dans la loi 010, et des réparations.

Rappelons cependant que le procès avant été ouvert le 27 septembre dernier. Et l’audience qui s’était tenu ce jour, avait abouti à un renvoi de l’affaire pour ce 27 novembre.

Tchad : soutien à Dobian Assingar au travers d’un concert

Dobian Assingar ne va pas bien. Voilà des mois déjà que ce défenseur des droits de l’homme est malade. Il devient urgent pour lui de suivre un traitement adéquat à son mal. Mais les difficultés financières auxquelles il fait face l’en empêche. Sa vie pourrait donc être en danger.

Au regard de l’urgence d’un traitement qui se fait sentir, les Tchadiens aussi bien résidents que de la diaspora ont décidé de passer à l’action. Un concert sera donné le 24 novembre prochain dès 14 heures, au centre Don Bosco, afin de collecter et levée des fonds qui lui serviront à se faire soigner.

Au nombre des artistes qui presteront ce jours, on peut citer : Sultan, Rays Kim, N2A Téguil, Décibel Hadre Dounia et Razzolo et bien d’autres. Et pour y avoir accès il faudra débourser la somme de 1000 CFA.

Dobian Assingar est le  cofondateur de la Ligue tchadienne des droits de l’Homme (LTDH) en 1991. Il rentre au Tchad à partir de  1991 après ses études en France. Le jeune haut fonctionnaire devient alors l’un des artisans du renouveau démocratique. Créée la même année, la LTDH jouera  un rôle-clé dans la mise en place, en 1993, d’une conférence nationale souveraine chargée de sortir le pays de la dictature.

 

Tchad : les enseignants ont 7 jours pour déposer leur dossier d’intégration

Selon le rapport du comité chargé de l’audit des diplômes, ils sont 3650 enseignants à n’avoir pas de dossiers d’intégration enregistrés aux archives.

 

Dans un communiqué publié hier le 14 novembre dernier, le ministre de la fonction publique, du travail et du dialogue social, Ali Mbodou Mbodoumi donne un délai de 7 jours à 3650 enseignants pour déposer leur dossier d’intégration.

La liste des enseignants concernés par ce communiqué est disponible depuis hier à l’école du centre et la direction de ressources humaines du ministère de l’éducation nationale. Ceux dont les noms sont inscrits sur cette liste ne possèdent aucun dossier enregistré au archive du ministère.

« Il nous a été donné de constater que les agents concernés par le présent audit ne disposent pas de dossiers aux archives de  la fonction publique et par conséquent ne pouvant être audités », explique le communiqué du ministère de la fonction publique.

Rappelons cependant que le même délai avait été donné aux agents de a santé il y a quelques jours, pour les mêmes motifs, c’est à dire « pour permettre aux intéressés de remplir les conditions pour être en règle dans un délai d’une semaine accordé pour fournir les pièces justificatives ».

 

Tchad: la gestion des finances publiques passée au peigne fin

Un atelier de présentation du rapport d’évaluation de la performance de la gestion des finances publiques au Tchad s’est tenu le 13 novembre à N’Djamena.

 

Le ministère des Finances et du Budget et son partenaire Analysis for economic décisions (ADE) ont présenté ce mardi 13 novembre 2018 le rapport d’évaluation de la performance de la gestion des finances publiques au Tchad selon la méthode  PEFA 2016. Le processus d’assurance qualité durant la réalisation de ce rapport répond à toutes les exigences du secrétariat PEFA et a reçu par conséquent la mention « PEFA CHECK« . C’est le directeur général du ministère des Finances et du Budget, Mahamat Zakaria Senoussi qui a ouvert l’atelier de présentation.

Il ressort dans le rapport que cette évaluation de la performance du système des gestions des finances publiques s’est dégradée, principalement à cause des crises financières et sécuritaires que traverse le pays au cours de la période sous revue, mais également à cause de la pérennisation de mauvaises pratiques qui ont conduit à des difficultés permanentes afin de mettre en place les nouvelles directives de la CEMAC sur la gestion des finances publiques.

« La baisse drastique des ressources pétrolières auxquelles le pays a dû faire face en 2015 a conduit le gouvernement à se préoccuper essentiellement des problèmes de trésorerie car, l’administration ne dispose d’aucune capacité technique ni organisationnelle pour gérer correctement la chaine de la dépense. L’exécution  de la dépense s’est limitée au paiement des salaires et au règlement de la dette extérieure. Le taux d’exécution de la dépense se situait à 87,8% en 2014, à 68,2 % en 2015 et seulement 44,9% en 2016 », peut-on lire dans le rapport final.

En ce qui concerne la discipline budgétaire globale, le niveau modéré de l’endettement reste un  héritage des bénéfices apportés par la manne pétrolière, mais ne témoigne pas de la capacité des autorités tchadiennes à assurer son indépendance financière. Le montant collecté d’impôts et taxes est très inférieur à la moyenne régionale, et au montant qui devrait d’être perçu compte tenu du système de base et des taux en vigueur.

Selon le rapport la procédure budgétaire spécifiée dans les textes n’est pas correctement suivie, car le budget n’est pas encore inscrit dans une perspective économique et budgétaire de moyen terme.

Pour le rapport la faiblesse du recouvrement des recettes publiques constitue le facteur le plus pénalisant pour la fourniture des services publics au citoyen. Il en résulte que la fourniture  de services publics est très insuffisante pour une population dont le niveau de vie est très précaire et une économie dont le rythme de croissance n’a été soutenu jusqu’à présent que par les activités pétrolières. La fourniture de services publics souffre également d’équipements publics très insuffisant au regard des besoins de la population  et de grandes faiblesses dans la gestion des investissements. La plupart des grands investissements au cours de la période récente ont été des investissements de prestige décidés par la présidence.

Ce rapport conclut que l’évaluation réalisée selon la méthodologie PEFA révisée en 2016 permettra de faire le point sur le progrès réalisé et d’identifier les principales faiblesses dans la gestion des finances publiques, en tenant compte du nouveau cadre légal et réglementaire harmonisé avec les directives CEMAC qui sera utilisé par le gouvernement pour l’actualisation du plan d’action 2017-2021 des reformes de la GFP au Tchad.

Télécommunication : le Tchad veut combler sa fracture numérique

Un atelier portant sur les indicateurs de télécommunication et des Tic s’est tenu hier 13 novembre à N’Djamena. Il était organisé par l’ARCEP.

 

L’autorité de communication électronique et de postes (Arcep) organise ce mardi 13 novembre 2018 un atelier sur les indicateurs de télécommunication et des Tic à l’attention des responsables des collectes des données des différentes institutions.

Classé 174 sur 183 pays membres de l’union internationale de télécommunications, le Tchad cherche à combler cette fracture numérique. Cet atelier national sur les indicateurs de télécommunication vise à sensibiliser les responsables de la collecte des données au classement de l’indice du secteur de l’information et amener le pays à produire des statistiques et des indicateurs fiables sur les télécommunications. Lesquels indicateurs permettront de mesurer les efforts du gouvernement dans le développement des Tic.

Pour le représentant l’union internationale de télécommunication de l’Afrique centrale et Madagascar, Jean Jacques Maxima, le placement du Tchad ne reflète les efforts dans ce domaine. « A mon avis, cela est dû à la mauvaise collecte des données. Il y a trois ans, le Tchad était 174ème et il a investi des moyens colossaux dans la fibre optique et dans la 4G. Malgré ces efforts, les indices n’ont bougé d’un iota», précise-t-il. Pour lui, Il y a un manque quelque part. « Je constate qu’il y a un mauvaise reporting des indicateurs qui permettraient de mettre le Tchad à sa réelle place, non seulement dans la sous-région mais aussi mondiale ».

Pour le directeur général de l’autorité de régulation de communication électronique et des postes (Arcep), Haggar Bachar Salim, cet atelier qui traduit l’intérêt et l’engagement de l’Union internationale de télécommunication à accompagner les efforts du gouvernement, permettra de répondre aux attentes des décideurs en produisant des données fiables. « Nous sommes convaincus que cet atelier nous aidera à améliorer notre connaissance en matière de production des statistiques et de répondre aux attentes des décideurs en produisant des données statistiques en vue de soutenir les politiques de développement et de la société de l’information», ajoute-t-il.

Un comité qui sera composé de professionnels du ministère en charge des postes et du plan afin de disposer des statistiques correctes exactes sur l’état des activités de la société de l’information au Tchad.

Tchad : 92 établissements sanitaires ont été fermés

La mission de contrôle des établissements sanitaires a présenté au public le compte rendu des activités qu’elle a mené ces derniers temps.

 

Quatre-vingt-douze établissements de santé établis à N’Djamena ont été fermés et 101 autres menacés de fermeture, a annoncé mercredi dans la capitale tchadienne la mission de contrôle des établissements sanitaires qui faisait le point sur ses dernières activités.

La mission de contrôle des établissements de santé a pris ces mesures après avoir passé au peigne fin 300 structures allant des officines aux dépôts pharmaceutiques en passant par des laboratoires d’analyses médicales, des cabinets médicaux, des cabinets de soins et cliniques médicales.

Entre autres remarques, la commission dit avoir constaté que 39 établissements ne disposent pas d’autorisation d’ouverture soit 12,15% et que plus de 30 établissements ne sont pas exploités par les intéressés eux-mêmes. Dans certains cas, des documents de création ont été falsifiés (ouverture de 2 dépôts avec la même autorisation).

De même, la commission déplore le fait que la gestion des médicaments périmés n’est pas encore comprise par la grande partie des dépôts pharmaceutiques.

« Les locaux des cabinets de soins sont généralement insalubres. La gestion des déchets médicaux se fait sans aucun respect de normes avec une mauvaise conservation des produits thermolabiles. Le non-respect de la liste des médicaments autorisés dans les dépôts est accentué avec le non-respect des normes en infrastructures de certains établissements », relève en outre la mission de contrôle.

Face à cette situation, la mission de contrôle recommande notamment la mise en place d’un cadre formel avec des orientations claires de destruction des médicaments périmés, de fermer les établissements illégaux, d’harmoniser les tarifs des actes médicaux dans tous les établissements privés et d’instaurer la surveillance épidémiologique dans le secteur privé.

Présidant la cérémonie de restitution des résultats de la mission de contrôle, le ministre de la Santé Publique, Aziz Mahamat Saleh, a instruit la fermeture des établissements mis en cause, notamment ceux qui ne respectent pas les normes. Il a profité de l’occasion pour annoncer la création « dans quelques jours » d’une police médicale et l’élargissement des activités de la mission de contrôle aux autres provinces du pays.

Tchad : les députés disent Oui à la création du Fonds monétaire africain

L’Assemblée nationale tchadienne a adopté hier 13 novembre un projet de loi portant ratification au protocole relatif à la création du fonds monétaire africain.

 

Idriss Deby est désormais libre de ratifier le protocole de création du fonds monétaire africain. Les députés tchadiens lui ont donné quitus hier. Ce projet de loi a été adopté avec 128 pour, et zéro abstention.

La création d’un fonds monétaire africain, est un projet de l’Union africaine. Celui-ci vise à mettre en place une institution financière qui soit propre à l’Afrique, afin de d’amorcer le décollage économique du continent.

Le ministre de l’Economie et de la Planification du développement, Issa Doubragne, présent lors des débats à l’Assemblée nationale, a relevé que « ce projet de loi répond à la politique du gouvernement » mise en place dans le pays.

L’objectif du Fonds est de faciliter l’intégration des économies africaines par le biais de l’élimination des restrictions commerciales, d’une intégration monétaire plus accrue, du financement nécessaire de la croissance, de la réduction de la pauvreté et de l’endettement des États parties, conformément aux objectifs de l’Union. Un second projet de loi relatif au Parlement panafricain a également été adopté.

 

 

Tchad : Baba Laddé serait très malade

Selon le site Tchadinfos qui affirme avoir été en procession de son rapport médical l’ex rebelle serait dans un état de santé inquiétant.

 

On l’affirmait déjà dans nos précédents articles, mais la situation semble plus sérieuse. Abdelkader Baba Laddé est malade. Et même très malade. Selon un de ses proches cité par tchadinfos, « il fait difficilement les selles et son ventre reste ballonné ». Ce proche précise même que « Son état de santé se dégrade ».

On pourrait penser que le « métronidazoles » et le « ciprofloxacine » que lui a prescrits l’équipe de la Croix Rouge qui le soigne, ne font plus vraiment effet. Déjà en 2015, alors qu’il est enfermé à la prison de de haute sécurité de Koro Toro, Abdelkader Baba Laddé qui ne se sentait pas bien avait vomi du sang.

Le médecin qui l’avait consulté avait diagnostiqué rectorragie persistante et une toux chronique. Mais il avait surtout requis des examens plus approfondis. Examens que Baba Laddé ne passera pas. En tout cas pas avant un moment.

En effet, ce n’est qu’en septembre dernier que le rebelle a été conduit à l’hôpital général de référence national, après avoir fait un malaise. Selon une source du journal en ligne cité plus haut, « le médecin avait proposé son hospitalisation pour des examens et des soins appropriés. Une demande que refusent les autorités, sans donner plus de précision ».

Pour un acteur de la société civile, « c’est une autre façon inhumaine de le tuer à petit feu en lui refusant systématiquement tout soin ». Et l’amnistie générale décrété par le Chef de l’Etat représente la bouée de sauvetage sur laquelle s’accroche sa famille pour ne pas le voir mourir. Et pour le nouveau mouvement qui vient de se former pour l’application intégrale de l’amnistie au Tchad, « Baba Laddé doit lui aussi bénéficier de l’amnistie générale « sans condition », comme certain ex rebelle.

Miski : de nouveaux affrontements entre l’armée tchadienne et des rebelles

Des éléments de l’armée nationale ont lancé une offensive en fin de matinée ce 13 novembre, afin de libérer leurs collègues qui étaient encerclés par les membres d’un groupe d’auto-défense.

 

Il est 11 heures ce mardi 13 novembre, lorsque des militaires Tchadiens lance une offensive contre des éléments d’un comité d’auto-défense dans la localité de Miski. Ces affrontements jugés violents ont fait plusieurs morts.

Selon le site alwihdainfo.com, la confrontation entre les deux parties serait toujours en cours en ce moment précis. Les militaires qui ont lancé l’assaut sont dirigés par le le fils du président Déby, le général Mahamat Idriss Déby.

L’offensive vise à desserrer l’étau autour d’une autre colonne de l’armée tombée en embuscade à l’intérieur de Miski, qui affronte les membres du comité d’auto-défense de Miski, selon cette même source.

Des échanges de tirs nourris à l’arme lourde et légère retentissent, appuyés par le pilonnage des avions de guerre de l’armée, selon des sources concordantes. Aucun bilan humain et matériel n’est disponible pour l’instant.

Tchad : l’Assemblée nationale vote pour la création de la CENI

Le projet de loi portant création d’une nouvelle commission électorale nationale indépendante (CENI) a été adopté à l’unanimité par le parlement tchadien la semaine dernière.

 

Le 9 novembre dernier, le parlement tchadien a adopté à l’unanimité le projet de loi portant création de la commission électorale nationale indépendante (CENI). La loi créant la nouvelle CENI l’a restructurée par rapport à la précédente.

La nouvelle CENI ne fonctionnera qu’avec 31 membres au lieu de 41 comme dans la précédente. La durée de son mandat reste indéterminée. La loi créant la CENI donne la possibilité de garder la même CENI pour un cycle électoral, si les deux élections se déroulent dans une période n’excédant pas un an.

La nouvelle CENI composé uniquement des membres issus des partis politiques. Aucun acteur de la société civile n’y fera donc parti. Rappelons-nous que la précédente CENI était Tripartite (majorité présidentielle, opposition démocratique et société civile).

Le cadre national de dialogue politique est considéré comme important à la contribution de prise de décisions nationales des organisations des élections, alors que les lois passées ne l’ont pas pris en compte.

Pour le chef de file de l’opposition démocratique, le député Saleh Kebzabo, la société civile est partagée en branche proche de la majorité et de l’opposition donc elle a du mal à critiquer le processus électoral.

Selon les dispositions de cette loi, les membres de la CENI doivent prêter serment devant la cour suprême avant de prendre fonction.

Tchad : la Semaine mondiale de l’entrepreneuriat est lancée

La cérémonie a eu lieu hier 12 novembre au 15 janvier à N’Djamena sous la présidence du secrétaire général de la présidence, Kalzeubé Pahimi Deubet.

 

Les activités de la Semaine mondiale de l’entrepreneuriat (SME) au Tchad, édition 2018, ont été officiellement lancées par le ministre d’Etat, ministre secrétaire général de la présidence de la République, Kalzeubé Pahimi Deubet, représentant le chef de l’Etat. C’était dans l’après-midi du 12 novembre au palais du 15 janvier à N’Djamena.

Placée sous le thème « l’entrepreneuriat pour la transformation socio-économique durable », cette 2ème édition au Tchad et 11ème sur le plan mondial de la Semaine mondiale de l’entrepreneuriat (SME) a mobilisé plus d’un millier de jeunes à l’ouverture. Selon le président du comité d’organisation, Routouang Mohamed Ndonga Christian, au-delà d’être un événement national, cette semaine a une portée mondiale. « Elle est pensée, dirigée et organisée par des jeunes passionnés de l’éclosion et le développement de l’écosystème entrepreneurial tchadien ».

La SME est un cadre par excellence de rencontre, d’échanges et de réseautage qui facilitera une riche et utile connexion entre les porteurs de projets, des entrepreneurs locaux et étrangers, des managers, des investisseurs, des décideurs etc. Ceci, afin de réfléchir sur les stratégies et de faciliter une transformation socioéconomique durable dans le but de renforcer le climat des affaires au Tchad.

Pour la représentante de l’UNFPA au Tchad, Dr Edwige Adekambi Domingo, l’entrepreneuriat se positionne comme une solution pour relever le défi du chômage et accroître la contribution de l’énorme potentiel du nombre des jeunes à la création de la richesse et à l’augmentation du produit intérieur brut. Dans ce cadre, « le Tchad devra accélérer les réformes visant à améliorer le climat des affaires, l’accès à la terre et aux autres ressources, à la formation technique et professionnelle, à accroître le financement de la recherche et à réduire la fracture numérique » ajoute Dr Edwige Adekambi Domingo.

Pour la première responsable de l’UNFPA au Tchad, partenaire officiel de l’événement, il importe également entre autre de : promouvoir le développement d’un écosystème propice pour l’éclosion des startups ; intégrer l’apprentissage de l’entrepreneuriat à tous les niveaux du système éducatif.

Dans son mot de circonstance, le ministre d’Etat, ministre secrétaire général de la présidence de la République, Pahimi Kalzeube Deubet, réitère le soutien indéfectible du gouvernement à soutenir des activités de ce genre et invite les jeunes à se tourner vers le secteur privé, synonyme du développement. « L’entrepreneuriat pour la transformation socio-économique durable est un slogan profond, porteur d’espoir pour tous les agents et acteurs économiques. Tout promoteur de projet et toute personne animée d’esprit d’initiative doit s’en approprier » conseille le représentant du chef de l’Etat.

Abderamane Djasnabaille : « l’amnistie générale doit bénéficier à tous »

Depuis quelques jours, de nombreuses personnes se prononcent contre l’application sélective de l’amnistie générale prononcée par le Président Deby.

 

Pour Abderamane Djasnabaille, ancien ministre des droits de l’homme du Tchad, « Faire la paix c’est aussi se pardonner, quelle qu’en soit la religion ». Mais la paix voulue par le président Déby se heurte à la bonne application de l’amnistie générale qui doit favoriser le retour au bercail des exilés politiques et la libération des détenus politiques pour la construction du Tchad.

Selon certaines associations de défense des droits humains telle que l’association citoyenne pour l’application intégrale de l’amnistie, cette volonté du chef de l’Etat tchadien se traduit en acte d’une manière sélective. La preuve en est que beaucoup de détenus politiques sont maintenus en prison jusque-là. « Le président de la République s’est élevé à ce niveau, il ne faut pas le rabaisser. Quel qu’en soit le crime, le délit, l’amnistie générale doit bénéficier à tous les concernés sans exception », affirme Abderamane Djasnabaille.

L’ambassadeur de la paix se félicite du sens d’ouverture vers la voie de la paix pour la construction du Tchad par le président de la République Idriss Deby Itno. Cette amnistie permettra à tous les fils du Tchad de rentrer pour participer à la construction de ce beau pays.

Toutefois, l’amnistie accordée n’inspire pas confiance à tous les exilés. Abderamane Djasnabaille de dire que « plusieurs exilés politiques sont réticents mais il faut des garanties, mettre en place une structure qui va s’approcher de ceux-là pour apporter les garanties de la paix. Il faut créer la dynamique pour la paix ».

« La guerre a détruit notre pays, le Tchad ne mérite plus la guerre » indique l’ambassadeur de la paix. Il appelle tous les fils du Tchad se trouvant dans la mauvaise posture à se manifester pour bénéficier de l’amnistie générale.

Le président Deby doit une fois de plus manifester sa bonne volonté en ordonnant l’application intégrale de cette amnistie tant pour les prisonniers politiques tant pour les exilés. C’est la seule manière de faire regagner la légalité et le bercail tous ceux qui se trouvent ailleurs.

Tchad : environ 20 morts dans un affrontement entre orpailleurs et le CCSMR

Les deux parties se sont fait face la semaine dernière, faisant en plus de morts, plusieurs blessés dans les deux camps.

 

Les raisons ne sont pas clairement définies, mais une confrontation a eu lieu le 09 novembre dernier entre des orpailleurs et les éléments du Conseil de commandement militaire pour le salut de la République (CCSMR), non loin de la frontière avec la Libye. Les deux parties se rejettent mutuellement la faute du déclenchement de l’incident.

Selon un communiqué que le CCSMR a rendu public hier, des « militaires des forces dites spéciales qui se sont déguisés en civils-orpailleurs pour attaquer une de nos bases avancées en territoire tchadien ». Les rebelles affirment que des orpailleurs à bord de plusieurs  véhicules « équipes d’armes lourdes de tout calibre et de plusieurs escadrons légers », ont pénétré leur camp nº11.

Déclaration que démentent fermement les orpailleurs. Selon eux, « il s’agit d’un conflit occasionné par quelques éléments du CCSMR. Ces derniers sont venus à Kouri-Bougoudi dans la soirée du jeudi 9 novembre 2018 et ils ont braqué quelques orpailleurs pour les déposséder de leurs biens ».

Alors face à la résistance de certains orpailleurs, des tirs vont se faire entendre ôtant la vie à deux personnes. C’est donc dans le souci de poursuivre et d’appréhender ses « criminels » que les orpailleurs se sont retrouvés en territoire libyen dans le fief du CCSMR.

« Ils ont demandé à ces derniers de leur livrer les assassins des orpailleurs à Kouri Bougoudi. Les rebelles ont répondu qu’ils ne connaissent pas ceux qui ont tué les deux personnes, qu’ils ne sont pas des ennemis des civils mais plutôt du gouvernement », explique un orpailleur.

C’est donc ainsi que la tension est montée des deux côtés. S’en est donc suivi un echange de tirs qui a fait de nombreuses victimes. Le CCSMR avance un bilan de 3 morts et 7 blessés dans ses rangs. Le bilan provisoire avancé par les orpailleurs est d’au moins 18 morts et plusieurs disparus.