Tchad : le personnel du HGRN menacent de faire grève

Le personnel contractuel de cette structure sanitaire réclame le payement intégral des deux derniers mois de salaire jusqu’ici impayés. Et celle-ci débutera lundi prochain.

 

A l’issue d’une assemblée générale, tenue le 10 octobre 2018, dans l’enceinte de leur structure, le personnel contractuel de l’Hôpital général de référence nationale (HGRN) a menacé de faire grève à partir du lundi 15 octobre 2018 si leurs arriérés de salaires de deux mois (août et septembre) ne sont pas payés.

Les contractuels de l’HGRN se disent dépassés par les actes des responsables en charge de leur établissement. Car, ils soutiennent que les doléances transmises à la direction générale sont restées lettre morte.

Les contractuels exigent entre autres le versement immédiat de 348 millions Fcfa à la CNPS (Caisse nationale de prévoyance sociale), l’assurance des victimes de prélèvement des salaires sans motif à la CNPS, le remboursement des sommes prélevées sur les salaires des agents qui ne sont pas assurés à la CNPS.

Les contractuels de l’HGRN se réservent le droit d’intenter des actions de raisons à l’occasion du 10 décembre 2018, journée de la déclaration universelle des droits de l’Homme. Ils attirent par ailleurs l’attention de leur direction sur les retards de paiement des primes d’intéressement qui ne sont que les pourcentages des recettes mensuelles.

 

 

La lutte contre la faim préoccupe au Tchad

Le 16 octobre se célèbre la journée mondiale de l’alimentation, à cet effet, un café de presse a été organisé le 10 octobre 2018 dernier au Cefod par le comité national d’organisation de la journée.

 

Le thème retenu cette année pour la célébration de la mondiale de l’alimentation est : « Agir pour l’avenir, la faim Zéro en 2030, c’est possible ». Pour le représentant de la Fao au Tchad, Mansour N’Diaye, ce thème interpelle tout le monde surtout que les chiffres sur la situation alimentaire au monde sont alarmants. Surtout que « Pour la troisième année consécutive, la faim a augmenté de par le monde.  815 millions de personnes sont sous-alimentées.  Ces chiffres sont très inquiétants puisqu’ils ressemblent aux données des années 1990 », révèle le fonctionnaire des Nations Unies.

Une action ardue et soutenue pour changer la donne est donc préconisée. En effet, la situation actuelle est « un renversement des progrès accomplis dans le monde et particulièrement en Afrique ». Et il ne faut pas oublier que « la faim zéro est fondamentale pour réaliser l’ensemble de l’agenda 2030 pour le développement durable », explique-t-il.

« Au Tchad, 4 millions de personnes sont victimes de la malnutrition et de l’insécurité alimentaire », renchérit Issa Sanogo, représentant adjoint du Programme alimentaire au Tchad. « Le dérèglement climatique, les inondations qui agissent sur les performances de la production agricole, les crises dans la sous-région sont entre autres les causes de la malnutrition et de l’insécurité alimentaire », révèle Mansour Ndiaye, représentant de la Fao au Tchad.  En plus de cela, indique-t-il, la situation économique vulnérable que le pays connait réduit aussi la capacité de l’Etat à répondre efficacement à la demande sociale.

Face à ces facteurs aggravants, le  représentant adjoint du Pam Issa Sanogo croit au changement. Selon lui,  « c’est en travaillant ensemble que la faim sera éliminée au Tchad ». Pour ce faire, le Pam réaffirme son engagement à soutenir le Tchad pour l’atteinte de cet objectif.

Pour le ministre de l’élevage et des productions animales, Gayang Souaré, il  faut sensibiliser la population à travers les médias afin de transformer  radicalement  l’économie rurale. « Les politiques agricoles ont montré leur limites. Donc, il faut investir dans l’agriculture et dans l’élevage tout en renforçant le programme de protection sociale », lance-t-il.

Tchad : les députés absents, les travaux n’avancent pas

De nombreuses absences sont enregistrées du côté des élus du peuple. Le quorum n’étant presque jamais atteint il est donc difficile de voter une décision.

 

L’absentéisme caractérisé des députés empêche l’Assemblée nationale de délibérer valablement sur des questions inscrites à l’ordre du jour. Conformément au règlement intérieur de l’Assemblée nationale, pour que les députés puissent délibérer en plénière, il faut la présence de la moitié des députés plus une voix. Ce mercredi, 10 octobre 2018, sur 168 députés qui composent l’Assemblée nationale, seulement 67 ont répondus à l’appel, 26 absents, 75 se sont excusés. Il faut au moins 85 députés pour que la plénière ait lieu.

Conséquences. La question orale avec débats, adressée par le député Jacques Laouhingamaye au ministre de la Fonction publique (qui était présent), portant sur la protection sociale était reportée. La veille, ils étaient une cinquantaine à occuper leur siège. Ce qui n’a pas permis également à la plénière de délibérer sur la journée d’information relative aux réformes institutionnelles de l’Union Africaine.

En un mois de session, l’Assemblée est déjà à son troisième report de calendrier. A l’allure où les élus du peuple avancent, l’on craint que la série d’ordonnances dont le public attend la ratification (ou non) avec attention ainsi que certaines questions orales ne seront pas évacuées pendant cette dernière session de l’année qui, en principe est une session budgétaire. Les sujets inscrits pendant la première session et qui ont connu plusieurs reports risquent d’être repoussés pour l’année 2019 ou rayés du calendrier.

Diplomatie: Florence Parly est au Tchad

La ministre française des Armées est venue parler de a situation sécuritaire qui prévaut actuellement au Lac Tchad et dans le Sahel.

 

Florence Parly, la ministre française des Armées, est à Ndjaména au Tchad. Un déplacement purement sécuritaire consacré à la lutte contre le terrorisme dans la région du lac Tchad et au Sahel.

Après le Niger et le Burkina Faso en juillet 2018, Florence Parly, la ministre de la Défense française arrive à Ndjaména pour poursuivre des discussions en vue de « l’appropriation des opérations de sécurité par les Africains eux-mêmes ». En plus de la visite aux militaires français de l’opération Barkhane, Florence Parly aura des échanges avec le chef de l’Etat tchadien, Idriss Déby Itno, et son ministre délégué à la Défense, Bichara Issa Djadallah.

Problèmes de financement pour le G5 Sahel

La montée en puissance du G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger, Tchad) sera au centre des discussions. Confrontée à des difficultés de financement, la coalition des cinq pays du Sahel peine à remplir convenablement sa mission. En témoignent les attaques récurrentes contre ses positions, notamment au Niger, au Mali et au Burkina Faso.

Lutte contre Boko Haram

Le Tchad, relativement épargné au Sahel, est par contre engagé sur un autre front, celui de la lutte contre Boko Haram. Vaincu militairement il y a deux ans, le mouvement islamiste semble avoir retrouvé des capacités opérationnelles. En témoignent les attaques dans les quatre pays riverains du lac Tchad ces derniers mois. Pour faire face à ces défis, les pays africains ont besoin du soutien financier et diplomatique de la communauté internationale, et c’est la raison de cette visite.

La ministre des Armées se rendra à la rencontre des militaires français de l’opération Barkhane déployés à N’Djamena et s’entretiendra avec le général de division Blachon, commandant de la force Barkhane. Elle saluera l’engagement de tous les militaires français impliqués, de jour comme de nuit, dans la plus grande opération française actuelle (4500 militaires).

Florence Parly se déplacera également sur le poste de commandement de la force conjointe du G5 Sahel, ainsi que sur celui de la Force multinationale mixte, en charge de la lutte contre Boko Haram. Ces deux forces illustrent l’appropriation des opérations de sécurité par les Africains eux-mêmes et appellent à davantage de soutien de la communauté internationale, en particulier pour le financement des programmes d’équipement dont les armées sahéliennes ont besoin.

 

 

Tchad : Oumar Magadji Sambo retourne en prison

L’homme à l’origine du scandale de l’ancien gouverneur du Logone est depuis le 04 octobre détenu à la maison d’arrêt de Moundou, alors qu’il est sorti de la maison d’arrêt de N’Djamena le 02 octobre.

 

A travers un mandat d’arrêt émis par le procureur général près la cour d’appel de Moundou, Mbaïnaïdouba Yokouma, Oumar Magadji Sambo dont l’affaire a défrayé la chronique en mai dernier est retourné en prison pour les mêmes faits. L’un de ses conseils, Me Max Loalngar, se dit surpris de la déportation de son client, cette fois, à la maison d’arrêt de Moundou sans aucun document. « Aucune charge n’est retenue contre notre client depuis sa mise en liberté définitive a été signée le 02 octobre 2018 », précise-t-il.

Pour les avocats Oumar Magadji Sambo, c’est une déception vis-à-vis de la justice et de ceux qui sont censés donner confiance à la justice. « C’est inadmissibles qu’un citoyen reconnu libre retourne en prison sans un titre », dénonce Me Max Loalngar qui exige sa libération immédiate et sans condition.

« Magadji ne devrait pas être détenu à Moundou, car la Cour d’appel de cette ville n’a pris aucune décision le condamnant. Pourquoi le détenir à la prison ? C’est une détention arbitraire et illégale », dénonce Me Doumra Manassé, l’un de ses avocats. A ce titre, « c’est une violation grave des droits de l’homme que nous sommes en train d’assister », déplore Me Doumra Manassé qui s’interroge : « jusqu’à quand cette injustice va s’arrêter » ? Il en appelle à sa libération immédiate.

Tchad : Saleh Abdelaziz Damane est le nouveau maire de N’Djamena

L’ancienne maire, Mariam Djimet Ibet, a été démise de ses fonctions dans la soirée d’hier ainsi que ses deux adjoints.

 

La soirée du 04 octobre a tourné au cauchemar pour Mariam Djimet Ibet. La désormais ancienne maire de la capitale tchadien s’est vu remplacé à son poste au profit de Saleh Abdelaziz Damane. Et dans ses valises, elle a amené ses deux adjoints.

Mme Ibet, plusieurs fois mise sur la sellette, a subi le même sort que son mari, près de six ans plutôt. Le 12 novembre 2012, le premier maire de N’Djaména, Djimet Ibet, avait été révoqué pour des scandales financiers, après seulement quatre mois d’exercice.

Le conseil communal, qui s’est réuni en session extraordinaire jeudi dans la foulée, a élu une nouvelle équipe dirigée par Saleh Abdelaziz Damane. Le nouveau maire de N’Djaména signe son retour après avoir été contraint à la démission, début janvier 2014, sous la pression des élus de son propre parti MPS (le Mouvement patriotique du salut, au pouvoir) qui domine la plupart des conseils régionaux, notamment celui de la capitale.

Les premières élections communales de l’histoire du Tchad, organisées en janvier 2012 dans une quarantaine de communes, ont été une étape décisive de la politique de la décentralisation. Les maires et leurs adjoints sont élus au sein des conseils municipaux pour un mandat de trois ans renouvelable.

Mais faute de moyens financiers, de nouvelles élections locales, et aussi législatives, n’ont pas été organisées à ce jour.

Une mission Pnud – Ocha est attendue au Tchad

Les deux ONG effectueront également une visite dans le pays voisin le Niger. Cette visite conjointe dans les deux pays se déroulera les 6 et 7 octobre prochains.

 

Les 6 et 7 octobre, l’administrateur du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), Achim Steiner, et le responsable du Bureau de la Coordination des affaires humanitaires de l’ONU (Ocha), Mark Lowcock, effectueront une visite de travail  au Tchad et au Niger.

La mission est destinée à renforcer la politique de secours d’urgence et à appuyer les efforts humanitaires et de développement communs au Nigeria et au Tchad. Selon le dernier indice de développement humain du Pnud publié le 20 septembre, les deux pays occupent respectivement la 157e et la 186e place sur cent quatre-vingt-neuf pays recensés.

En ce qui concerne le Nigeria, les responsables du Pnud et d’Ocha se rendront dans la ville de Borno, notamment dans le nord-est du pays où ils visiteront un site qui accueille en masse des personnes déplacées ainsi qu’un centre de transition.

Quant au Tchad, les deux personnalités se rendront dans un centre de nutrition situé à N’Djamena, où des ONG internationales et des agences onusiennes soignent des enfants souffrant de malnutrition. Actuellement, ce centre constitue l’une des structures où sévit la crise nutritionnelle.

Par ailleurs, dans l’agenda de leur mission, les deux hauts responsables onusiens doivent également rencontrer des représentants des gouvernements nigérians et tchadiens.

Soulignant l’importance de leur mission de travail, l’administrateur du Pnud a précisé que la population de la région du bassin du lac Tchad, notamment le Cameroun, le Nigeria, le Niger et le Tchad est confrontée à une crise humanitaire de grande ampleur. Ceci, à cause de l’extrême pauvreté, des conflits violents et du changement climatique.

Ainsi, pour faire face à cela, la communauté internationale a promis un financement pour encourager les activités à caractère humanitaire, de développement et de consolidation de la paix dans la région. Cette promesse a été faite lors de la Conférence internationale sur le lac Tchad, organisée en septembre dernier à Berlin, en Allemagne.

 

 

 

 

Tchad : une semaine pour réfléchir sur la relance économique

Ce 03 octobre le Président de la République, Idriss Dey a procédé au lancement des activités de cette semaine au cours d’une cérémonie qui s’est déroulée sous l’initiative de la CCIAMA.

 

C’est une idée de la Chambre de commerce, de l’industrie, de l’agriculture, des mines et de l’artisanat (CCIAMA). Durant une semaine, il sera question pour la classe économique  tchadienne de réfléchir sur la contribution du secteur privé à la relance économique du pays.

Une initiative qui a reçu l’assentiment du Président de la République. Celui-ci invite d‘ailleurs appelé les tchadiens à investir davantage dans les secteurs privés et publics afin de lutter contre l’exode rural. « Aujourd’hui, la relance économique ne peut seulement être perçue comme un objectif à atteindre ou une  performance à réaliser. Bien plus, la redynamisation de notre économie est un impératif vital pour le Tchad et les Tchadiens » pense-t-il.

Pour le président de la CCIAMA, Amir Adoudou Artine, il faut adapter l’économie nationale au contexte mondial. « Le constat que nous, Africains et en particulier Tchadiens, devons tirer de cette évidence dans le secteur économique qui se profile, dépendra de notre capacité à être résilient aux changements. Nous devons adapter nos économies et nos entreprises pour suivre l’évolution et la  marche du monde » affirme-t-il.

Et « à ce titre, des propositions concrètes ont été avancées en amont du forum qui nous réunit aujourd’hui et seront examinées par tous les intervenants de la Relance pour des actions pragmatiques et concertées ».

Le ministre des Mines, de développement industriel, commercial et de la promotion du secteur privé, M. Youssouf Abassallah  soutient pour sa part, que le Tchad émergent et prospère sera possible grâce aux initiatives ardues des jeunes et femmes du secteur privé.

Après la cérémonie officielle, le président de la République, Idriss Déby Itno, a visité les différents stands de la foire pendant près de 2 heures. Dans les stands qui abritent les produits locaux, le chef de l’Etat a été très attentif aux explications fournies par les responsables des entreprises.

 

 

Tchad : les députés valident la ratification au protocole de la BAI

 

Au palais de la démocratie de Gassi, les députés ont examiné et adopté ce mercredi, 03 novembre 2018 avec 121 voix, un projet de loi portant ratification de l’ordonnance n°30/PR/2018 autorisant le Président de la République à ratifier le Protocole relatif à la Banque Africaine d’Investissement (Bai).

Avec cette adoption, le Tchad fait désormais partie des Etats africains ayant ratifié ce statut panafricain. Les débats ont tourné autour de l’intérêt d’adopter un tel projet de loi. Les députés ont été satisfaits des réponses apportés à leurs préoccupations données par Mme le ministre Secrétaire général du Gouvernement, Mariam Mahamat Nour.

Les députés ont aussi attiré l’attention du ministre Sgg sur le manque des performances en matière de ressources humaines si le Tchad devenait pleinement membre de cette institution. Le ministre des Finance et du budget et ses collègues de l’Economie et de la planification du développement et des affaires étrangères qui devaient défendre l’utilité dudit projet de loi ont brillé par leur absence laissant la ministre  Sgg seule devant les parlementaires.

Terrorisme : le Tchad, le Mali et le Niger s’allient pour barrer la route au phénomène

L’Assemblée nationale du Tchad approuve un accord judiciaire tripartite avec le Mali et le Niger en vue d’une meilleure coordination anti-terroriste.

 

Les députés tchadiens ont autorisé la ratification d’un accord de coopération judiciaire entre le Mali, le Niger et le Tchad visant à coordonner la lutte contre le terrorisme sous toutes ses formes et la criminalité transfrontalière, selon de sources parlementaires.

Grâce à cet accord, les trois pays s’engagent à promouvoir et à renforcer les mesures et pratiques judiciaires par la transmission et la remise des actes judiciaires et extrajudiciaires, la transmission et l’exécution des commissions rogatoires en matière civile, commerciale, pénale et administrative, les transferts des poursuites et l’extradition réciproque des individus poursuivis.

L’accord vise également à faciliter les enquêtes conjointes entre les Etats parties, l’exécution des peines, l’exequatur en matière civile, sociale et commerciale, l’audition d’un des avis de condamnations inscrites aux casiers judiciaires, l’audition d’un suspect par les officiers de police judiciaire d’un autre Etat-partie et la comparution personnelle de témoins et experts en cas de nécessité.

Le Tchad, le Niger et le Mali font face au terrorisme et aux trafics de toutes sortes depuis quelques années. « Après avoir réussi des opérations militaires sur le terrain, ces trois pays veulent apporter une réponse judiciaire contre le terrorisme à travers cet accord », a affirmé le ministre tchadien de la Justice, chargé des droits humains, Djimet Arabi.

« Les autres pays du G5 Sahel, à savoir le Burkina Faso et la Mauritanie, sont également sur le point de signer cet accord pour permettre une large action judiciaire dans l’espace Sahel », a ajouté M. Arabi.

Taekwondo: N‘Djamena accueille un championnat de trois jours

Celui-ci a été organisé par la Ligue de Taekwondo le weekend qui vient de s’achever.

 

Du 28 au 30 septembre dernier, la Ligue de Taekwondo a organisé un championnat de Combat Seniors et POOMSEE Seniors & Masters au Lycée Félix Eboué de N’Djamena. Plus de 150 athlètes ont participé à cette compétition et ont offert un régal au public N’Djamena qui pouvait se compter par millier.

Tous les 15 clubs de Taekwondo de N’Djamena ont pris part à cet événement qui est le 3ème du genre organisé par la Ligue de N’Djamena en 2018. D’après le président de  cette ligue, Maître Djekoudayom BEMBA (ceinture noire 3ème DAN), l’objectif est de multiplier les compétitions afin de rehausser le niveau des athlètes de la capitale et favoriser leur évolution au niveau même international.

A ce sujet, il a saisi l’occasion pour présenter le jeune DJINODJI Casimir, âgé de 16 ans et classé 6ème au rang mondial qui va représenter le Tchad aux Jeux Olympiques Juniors prévus en octobre en Argentine. Pour le président de la Ligue, ces compétitions vont permettre à d’autres jeunes talents d’émerger et représenter les couleurs du Tchad à l’international.

Tchad : le gouvernement veut régulariser la vente du tabac

Les ministres du commerce et de la santé ont signé un arrêté conjoint portant ouverture de points de vente du tabac.

 

La lutte contre le tabagisme connait des avancées considérables au Tchad. Le gouvernement, très investie dans la cause vient de signer un arrêté ministériel qui vise a régularisé la vente des produits issus du tabac. C’est ainsi que qu’il y a pas longtemps le ministre de la santé et celui du commerce ont décidé de la création de pointes de ventre de ces produits.

Pour le coordonnateur des programmes antitabac de l’Association pour la défense des droits des consommateurs (ADC), Yaya Sidjim « Cet arrêté est pris en application de l’article 12 de la loi antitabac qui détermine les conditions d’ouverture et d’exploitation des points de vente des produits du tabac au Tchad ».

L’une des spécificités de cet arrêté conjoint c’est le fait que l’ouverture des points de vente est interdite dans tous les lieux de travail ou à l’intérieur de tous les lieux publics ou recevant du public. En somme, « Ces points de vente ou débit doivent être exploités au moins à 300 mètres de ces institutions »,

Autre chose que fera surement le bonheur des anti-tabac, c’est que « les produits du tabac ne doivent être commercialisés que dans les points de vente autorisés ». D’ailleurs, Yaya Sidjim demande aux Chefs e communes du pays à œuvrer pour le respect de cette nouvelle disposition, qui est pourrait aider à réduire le nombre de personnes qui décèdent chaque année à cause du tabac.

Notons cependant, que toutes ces avancées sur la lutte contre le tabac ont été rendues publiques lors du point de presse donné à cet effet par l’ADC le 29 septembre dernier à son siège à N’Djamena.

 

 

Tchad: c’est la rentrée scolaire

Ce lundi 1er octobre les élevés tchadiens sont invités à reprendre le chemin de l’école, et ce bien que la centrale revendicative maintienne la grève.

 

Le coup d’envoi de la rentrée scolaire 2017-2018 sur l’ensemble du territoire national a été donné ce matin lundi 1er octobre 2017 par le ministre de l’Éducation nationale et de la promotion civique Ahmat Khazali Mahamat Acyl. Le ministre s’est rendu pour l’occasion au complexe scolaire Ibnou Cina de N’Djamena.

Cependant, la rentrée scolaire est encore incertaine pour des milliers d’écoliers inscrits dans des écoles publiques du pays. 90 % des enseignants sont en grève illimitée depuis janvier. Leur revendication : le paiement de leur salaire intégral, car depuis le début de l’année, leurs primes et indemnités ont été supprimées par le gouvernement qui invoque la nécessité de faire des économies alors que le pays traverse une crise économique.

Monsieur Acyl a donné des orientations aux enseignants pour le bon déroulement de cette rentrée scolaire. Il a par ailleurs exhorté les élèves à la discipline et prodigué des conseils.

Les grèves avaient sérieusement perturbé l’année scolaire passée : les élèves n’ont eu que 4 mois et demi de cours au lieu des 9 mois habituels. Des négociations sont en cours entre syndicats et gouvernement, mais sans résultat pour le moment.

Compte tenu du retard et autres aléas en lien avec la saison de pluie tardive, la reprise s’est faite de façon timide dans le public. Toutefois dans le privé, tous les établissements ont repris les cours.

 

 

 

 

Tchad: des Chinois soignent les malades de la cataracte

L’équipe de la mission « Action de Lumière » pratique à l’hôpital de l’Amitié Tchad-Chine à N’Djamena.

 

Une dizaine de médecins ophtalmologiques venus de Chine soignent gratuitement des malades souffrant de la cataracte à l’hôpital de l’Amitié Tchad-Chine dans la capitale tchadienne, selon des sources hospitalières.

Cette mission médicale est dénommée « Action de Lumière » et organisée pour approfondir l’amitié entre les peuples chinois et tchadien. Elle cible 200 patients tchadiens.

C’est un projet d’aide du gouvernement chinois, exécuté par l’Hôpital ophtalmologique de la province de Jiangxi en Chine qui a envoyé une dizaine de médecins ophtalmologiques chinois et des équipements médicaux au Tchad.

Une chirurgie mini-invasive à faible risque apporte de nouveau la vue parfaite à des patients après une récupération rapide.

Les liens de l’amitié entre les médecins chinois et le peuple tchadien ont été établis depuis les années 1970 lorsque le gouvernement chinois a envoyé la première mission médicale au Tchad. La douzième mission, composée de douze médecins, séjourne au pays où elle dispense des soins à l’hôpital de l’Amitié Tchad-Chine, l’un des plus importants établissements sanitaires de la capitale tchadienne. Cette fois-ci, ce sont 200 patients tchadiens qui peuvent désormais revoir le soleil et la beauté de la nature grâce à l' »Action de Lumière ».

Tchad : des médicaments offerts au gouvernement

Ceci est le résultat du partenariat entre l’Organisation médicale tchadienne et l’ONG Islamic Relief USA.

 

La cérémonie de remise de médicaments au gouvernement tchadien par l’Organisation médicale tchadienne (OMT) a eu lieu Le 25 septembre 2018 dernier à N’Djamena. C’est le ministre d’Etat, ministre secrétaire général à la présidence de la République, Kalzeubé Pahimi Deubet qui a présidé la cérémonie en présence de l’ambassadeur de l’État du Qatar au Tchad et du ministre de la Santé publique.

Le président de l’Organisation médicale tchadienne, Yousif Mohamed Elnour Shata, a indiqué que, « épousant les idées maîtresses du Programme National pour le Développement (PND) en matière de santé, d’éducation et de sciences, l’OMT et ses partenaires financiers se sont positionnés en vue de les traduire en actes.  C’est dans cette optique et grâce aux efforts conjugués de l’OMT et ses partenaires qui sont Islamic Relief USA, les Organisations de l’Arabie Saoudite, du Qatar, du Koweït…, qu’une mobilisation aussi importante de dons en nature et consommables à hauteur de 12 milliards de nos francs a été rendue possible par cette jeune Organisation Médicale Tchadienne crée le 18 mai 2015 ».

Le représentant d’Islamic Relief USA, Allassane Mahamane Sani, dit avoir contribué à ce don de médicament mis à la disposition de l’OMT, avec sept tonnes de consommables sanitaires, tels que des lunettes ophtalmologiques, d’une valeur de plus de 11 milliards de FCFA. Selon lui, cette contribution est une première action et que le partenariat poursuivra, précise-t-il.

Le ministre de la Santé publique, Aziz Mahamat Saleh, a félicité tous les donateurs pour cette action réussie. Il précise que le président Deby fait de la santé ses préoccupations, c’est pourquoi il réunit tous les partenaires en charge de la santé tous les 24 du mois pour faire un état des lieux sur la situation sanitaire du pays. Il appelle à une juste distribution jusqu’aux profonds du pays pour que la population puisse bénéficier de ces médicaments dans le cadre de la gratuité des soins.

Pour le représentant du chef de l’État, le ministre d’État, ministre secrétaire général à la présidence de la République, Kalzeubé Pahimi Deubet, salue la promptitude de l’Organisation médicale tchadienne d’avoir honoré ses engagements pris à Paris en France lors de la table ronde relative au PND. Des instructions ont été données au ministre en charge de la santé pour une bonne gestion de ce don surtout dans le Tchad profond pour soulager les malades.

Plusieurs signatures d’accords entre l’Organisation médicale tchadienne et des ONG ont eu lieu pendant la cérémonie.

 

 

Tchad : le gouvernement répond à l’interpellation de l’UNDR

Il y a quelques jours l’Union Nationale pour le Développement et le Renouveau invitait le gouvernement à user du dialogue face aux évènements au Tibesti.

 

Le gouvernement a bien reçu le message de l’Union Nationale pour le Développement et le Renouveau (UNDR). En effet par le moyen d’un communiqué émis par son porte-parole, le ministre des postes, des nouvelles technologies de l’information et de la communication, celui-ci se dit surpris.

En effet, Ndolenodji Naïmbaye Alix déclare que « cette réaction est surprenante d’autant plus que le chef dudit parti politique a été récemment reçu par le président de la République ».

Et elle affirme que durant cette rencontre, « toutes les préoccupations de l’opposition portant sur les questions politique, sociale et sécuritaire ont  d’ailleurs reçu des bonnes réponses ».

La porte-parole du gouvernement tient à préciser qu’« Il est inadmissible que l’on remette en cause la disponibilité constante du gouvernement à éclairer l’opinion sur les sujets touchants du pays ».

Il y a donc matière à indignation selon la ministre pour ce qui est de « cette attitude maligne qui relève de la mauvaise foi ». Il y’a donc lieu pour elle, d’inviter « certains partis politiques à plus de responsabilité ».

Surtout que le gouvernement a pour politique de toujours privilégier le dialogue pour la consolidation de la paix, la stabilité et la sécurité du pays.

Rappelons que c’est le 25 septembre dernier que l’UNDR a rendu public un communiqué dans lequel, le parti condamne le silence du gouvernement face aux informations faisant état de la résurgence des mouvements rebelles dans le Tibesti et s’indigne du fait que devant cette escalade militaire, la classe politique ne soit pas « informée amplement sur les tenants et aboutissants. »

 

 

 

 

Tchad: l’archidiocèse de N’Djamena réuni en assemblée

La rencontre qui a débuté lundi dernier s’est achevée hier. Il a été question de trouver un moyen d’insuffler un nouveau dynamisme à l’archidiocèse.

 

Comment vivre la charité chrétienne dans les paroisses, vicariats, communautés et services du diocèse ? C’est la question inscrite au menu de l’Assemblée diocésaine de N’Djamena, tenue du lundi 17 au mercredi 19 septembre 2018, au Centre de Rencontres et Partages à Bakara.

Ainsi donc, pendant 3 jours, les 92 participants, réunis autour de leur archevêque, Mgr Edmond Djitangar, ont échangé sur la question de savoir comment organiser et gérer la charité dans l’Eglise-Famille de Dieu qui est à N’djamena. L’occasion était pour chaque responsable de présenter son institution pour une nouvelle orientation. Il s’est agi de redonner à la Caritas diocésaine sa mission première : celle de se mettre au service des personnes nécessiteuses. Pour l’Abbé Aubert Dipou Noudjoumangou, membre du comité de réflexion sur la Caritas diocésaine CECADEF, l’équipe qui a préparé la monture de cette réunion a aussi donné la nouvelle vision de cette institution diocésaine. Cette initiative a fait l’objet de plusieurs travaux en carrefours pendant lesquels chacun a donné sa contribution.

Par ailleurs, les participants ont aussi parcouru les différents services ou mouvements diocésains tels que les communautés ecclésiales de base (Ceb), en rapport avec la charité. Mgr Djitangar a pour sa part indiqué les raisons de certains changements dans l’archidiocèse, afin de donner un nouveau souffle pour la pastorale.

Il s’est dit satisfait du niveau des échanges durant ces assises et espère qu’avec l’aide du Seigneur, tout ira pour le mieux et que quand bien même cela peut paraître sombre, l’espérance est la foi dans l’avenir. Pour lui, tout chrétien devrait avoir l’espérance d’Abraham et espérer contre toute espérance pour aboutir là où  le Seigneur veut nous conduire.

Diplomatie : le Tchad et Singapour nouent des relations

Un protocole d’établissement des relations diplomatiques a été ce 25 septembre par les ministres des affaires étrangères des deux pays.

 

Une rencontre entre le Ministre des Affaires Étrangères de la République du Tchad, Chérif Mahamat Zène, et son homologue de Singapour Dr Vivian Balakrhisnan, a eu lieu hier à New York aux Etats Unis.

Il était question de la signature d’un protocole servant de base aux nouvelles relations diplomatiques unissant désormais les deux pays. Les deux ministres étaient entourés de leurs chefs de mission diplomatique auprès des Nations unies.

La cérémonie a eu lieu dans la salle des réceptions de la Mission permanente de la République du Singapour auprès des Nations unies à New York. Et c’était en en marge de l’Assemblée Générale des Nations Unies.

Au sortie de cette rencontre, les deux hommes ont dit se réjouir de ses nouveaux liens qui les relis et qui sera bénéfique pour les deux peuples.

Singapour est une cité-État insulaire au large du sud de la Malaisie. Ce centre financier mondial est doté d’un climat tropical et d’une population multiculturelle.

Son cœur colonial est centré sur le Padang, un terrain de criquet des années 1830 entouré aujourd’hui par d’imposants bâtiments comme le City Hall, orné de 18 colonnes corinthiennes.

Le quartier chinois de Singapour, qui remonte environ à 1820, comporte le temple rouge et or de la relique de la dent de Bouddha, qui contiendrait l’une des dents de Bouddha.

 

Tchad : les habitants de Sarh appelés à faire ville morte demain

C’est en protestation à la participation prochaine du nouveau sultan de la localité à la conférence des autorités coutumières.

 

A l’appel des jeunes et des sages, les habitants de Sarh au sud du pays sont appelés à observer une journée «ville morte » jeudi prochain pour protester contre la participation du sultan Moussa Bezo à la 1ère conférence des autorités coutumières et traditionnelles du Tchad.

Ce chef traditionnel installé aux forceps est contesté par les originaires de la localité qui ont mené plusieurs démarches jusqu’à une rencontre avec le chef de l’Etat, Idriss Déby Itno. Lequel aurait accédé aux exigences des ressortissants selon le compte-rendu fait au cours d’une assemblée générale au Cefod.

«Constatant que Moussa Bezo a été convié à participer à  cette conférence, nous avons décidé de montrer aux autorités que nous tenons à nos revendications » explique une source locale .

Tchad : la rentrée scolaire sera-t-elle effective le 1er octobre ?

La centrale revendicative a annoncé sa décision de poursuivre la grève générale dans les secteurs publics. Ceci  remet en cause le respect de la date de reprise des cours.

 

Depuis le mois de janvier, les instituteurs ont entamé une grève illimitée. Ils demandent au gouvernement de leur payer leurs salaires qu’ils n’ont pas touchés en 2017. La rentrée doit avoir lieu le 1er octobre mais le bras de fer entre les syndicats et les autorités se poursuit. Peu de chance que la rentrée a lieu.

« Il faut que l’école reprenne pour que mes enfants puissent avoir une bonne éducation. À cause de cette grève, mes enfants n’ont pas les bases en lecture et en écriture. J’espère que l’école va reprendre pour qu’ils puissent apprendre et avoir un avenir », raconte Mariam Yamgoto, mère de 5 enfants. Mariam aimerait bien pouvoir inscrire ses enfants dans une école privée…. mais elle n’en a pas les moyens.

Dans la cour de l’école de Walia Goré, l’heure est à la distribution des carnets d’écriture aux écoliers. Juste pour la forme, car dans ce quartier aussi il n’y a pas eu cours depuis janvier. Les salles de classe sont vides. « Ça fait 5 mois que l’on a pas utilisé ce tableau », explique une institutrice.

Tous les professeurs de cette école primaire sont en grève. Et la nature commence à reprendre ses droits autour des bâtiments. « Mon salaire a été divisé par deux. C’est difficile car notre salaire ne couvre pas nos besoins quotidiens » argumente  Djonse Germaine, institutrice de CE2.

Comme tous les fonctionnaires, les enseignants réclament le paiement de leurs primes et indemnités. Elles ont été coupées en raison de la crise économique qui touche le pays. Cela fait des mois que les syndicats négocient avec le gouvernement, sans résultats jusqu’à présent.

« Dans le décret, on nous a coupé deux fois les salaires et on nous a enlevé la prime, cela dépasse l’entendement humain. On est prêt à accueillir la rentrée scolaire pourvue mais avant il faut nous régler nos comptes de l’année 2017-2018 », explique Mbaïriss Ngartoïde Blaise, secrétaire régional du syndicat des enseignants du Tchad

De son côté, le gouvernement, qui n’a pas souhaité réagir malgré nos sollicitations, demande la reprise du travail pour discuter de cette revendication.

 

Tchad: les commerçants du marché de Mil inquiets quant à la reconstruction

Ceux-ci craignent que la réalisation des travaux de ce marché qui aliment d’autre pays limitrophes, entraine leur faillite.

 

Les commerçants du marché à Mil du Tchad sont inquiets. En cause : le projet de reconstruction et d’exploitation de ce plus grand marché de la région, créé en 1903. Ce projet, en quête de partenaires économiques, devrait être exécuté par une entreprise soudanaise, Tewa Global Technologie. Le gouvernement, avec l’appui de l’Agence française de développement (AFP) avait déjà réalisé des travaux de modernisation en 2000. Ce marché historique alimente tout le pays mais aussi d’autres pays de la région comme le Soudan, le Niger ou encore le Cameroun. Mais avec ce projet, bon nombre de commerçants craignent de faire faillite.

« Nous les commerçants, commerçantes, vieillards, veuves, orphelins, handicapés, etc. qui exerçons nos activités au Marché à Mil sommes inquiets, car nous n’avons pas d’autres ressources pour suivre que de ce marché. Nous nous tournons vers notre seul et ultime recours son Excellence Idriss Déby Itno, président de la République pour nous sauver », pensent les commerçants tchadiens.

« C’est un marché historique, il est le grenier de la population tchadienne et des pays voisins. Mais à notre grande surprise, le 14 mai 2018, les autorités communales nous ont informés du projet de reconstruction et d’exploitation du Marché à Mil, soit deux jours seulement avant la pose de la première pierre qui a eu lieu le 17 mai 2018 », avait expliqué le président de la CONOCOT Saleh Goudja Mallah. Pour les vendeurs du marché de Mil, le déguerpissement de ce marché va paralyser davantage les activités commerciales et entrainer une baisse des revenus.

Tchad : voici pourquoi Issa Mahamat Abdelmamout a été limogé

Le désormais ex ministre des finances et du budget a été remplacé par son secrétaire d’Etat à ce poste Mahamat Allali Abakar.

 

Nommé il y avait seulement quatre mois dans une des pires crises socio-économiques voire politiques que traverse le pays, Issa Mahamat Abdelmamout n’a jamais vraiment été conforté dans son poste. A peine nommé le 7 mai dernier, l’ex-ministre a dû purger une suspension de ses fonctions que lui a infligées une mission au contrôle de l’Inspection générale d’Etat.

Une décision que ses proches avaient interprété comme une attaque visant à l’empêcher d’être ministre. Dans le mois de juin qui a suivi, les fonctionnaires du ministère des Finances sont sortis pour protester contre sa politique de promotion qui selon eux, était en faveur des fonctionnaires qui n’appartiennent ni au corps des impôts, du Trésor ou des douanes. Une mauvaise publicité dont le gouvernement de Deby Itno aurait voulu se passer alors qu’il était sous le feu des critiques.

Les personnes qui ont suivis les médias publiques ce l0 septembre soir ont dû être très surprises. Issa Mahamat Abdelmamout a été sorti du gouvernement. C’est par les voies de la presse que le décret a été rendu public. C’est son ancien secrétaire d’Etat Mahamat Allali Abakar, qui occupera désormais le siège de Finances et du Budget au Tchad.

Bon nombre de personnes, avaient dès l’annonce de son limogeage, pensé que cette éviction aurait pour origine des problèmes internes au ministère des finances. Rappelons que l’ex ministre avait porté plainte il y a quelques temps pour imitation de signature. Des documents portant la signature frauduleuse de l’ancien membre du gouvernement avait servi à l’achat de médicaments estimés à des milliards de francs CFA.

Alors que l’affaire est toujours instruite par la police, l’ex-ministre a déclaré en août dernier à la radio nationale qu’il était fatigué des pressions qu’exercent sur lui des généraux pour obtenir des faveurs. Alors qu’il a été limogé dans la soirée du 20 septembre, Issa Mahamat Abdelmamout avait plutôt dans la journée pris part au conseil des ministres en présence du Président de la République.

Notons que l’ancien ministre est un diplômé en Economie Appliquée. Il a d’ailleurs enseigné dans plusieurs institut et universités privés du pays. Il est l’auteur du livre « Tchad: Comment sortir de la crise économique causes, conséquences et solutions » paru aux éditions SAO.

Tchad: ouverture du procès Baba Laddé

C’est ce 20 septembre que le jugement de l’ancien chef rebelle Mahamat Abdelkader plus connu sous le nom de Baba Laddé a débuté à la chambre d’accusation.

 

Livré aux autorités tchadiennes par la Centrafrique en 2014, l’ancien chef rebelle devenu conseiller du chef de l’Etat, puis préfet a été détenu quatre ans sans jugement. Jeudi, devant la chambre d’accusation, le procureur a demandé son renvoi devant une cour criminelle alors que ses avocats demandent la relaxe au nom d’une amnistie accordée récemment par le chef de l’Etat aux rebelles.

Baba Laddé n’était pas dans le box des accusés. Son état de santé qui s’est dégradé ces derniers mois ne lui a pas permis de quitter la maison d’arrêt. A l’ouverture de l’audience, le président de la chambre a rappelé que l’ancien rebelle est poursuivi pour « crimes de guerre, détention illégale d’armes à feu, association de malfaiteurs, viols et exactions ayant entraîné des représailles contre les Tchadiens en Centrafrique ».

Ces accusations ne devraient plus exister, estime la défense, qui rappelle que Baba Laddé a signé un accord de paix avec le gouvernement tchadien. C’est en vertu de cet accord qu’il a été nommé conseiller à la présidence, puis préfet.

Les avocats rappellent aussi qu’à l’occasion du passage à la IVe République, en mai 2018, le chef de l’Etat a gracié tous les rebelles. C’est pourquoi leur client, qui du reste est très malade, doit être simplement relâché. « L’accord politique auquel vous faites allusion n’a pas été versé au dossier  », a répliqué le procureur général qui rappelle pour sa part que des crimes comme le viol ne sont pas concernés par l’ordonnance d’amnistie signée par le président de la République.

L’affaire a été mise en délibéré pour le 4 octobre prochain.

Tchad : les réfugiés ont du mal à trouver du travail

Mais avec son adhésion récente au  Cadre d’action global pour les réfugiés, il y a l’espoir de voir les choses changer très prochainement.

 

Le 3 mai dernier, le Tchad a signé sa lettre d’adhésion au Cadre d’action global pour les réfugiés, mis en place par les Nations unies en vue de l’ « intensification du soutien apporté aux réfugiés et aux pays qui les accueillent ».

Fatimé Bouba, une réfugiée centrafricaine, a pris connaissance de l’engagement pris par Ndjamena pour la protection des quelque 450.000 réfugiés et demandeurs d’asile venus des pays voisins, que le Tchad accueille sur son territoire.

Elle fait partie des quelque 6.000 réfugiés vivant dans la capitale tchadienne, dans des conditions difficiles.

« Ce qui ne va pas, c’est que nous avons terminé nos études sans pouvoir accéder à l’emploi ici au Tchad. Nous avons demandé au gouvernement tchadien de nous trouver des emplois », affirme Fatimé Bouba.

C’est le parcours du combattant pour ces réfugiés de trouver un emploi et un logement.

Abdoul Kader Bello Amadou a passé quatre ans au Tchad, mais sa situation ne s’est toujours pas améliorée. « La communauté des réfugiés vivant à Ndjamena a vraiment des difficultés d’accès au logement », dit-il.

Le ministre de l’Administration du territoire, de la Sécurité publique et de la Gouvernance locale, Ahmat Mahamat Bachir, assure que le Tchad ne va laisser aucun réfugié à son sort. Selon lui, les réfugiés pourront rentrer chez eux s’ils le souhaitent.

Mais le Cadre d’action global pour les réfugiés, auquel le Tchad a adhéré, appelle le pays à garantir la « naturalisation » des réfugiés qui ne veulent pas rentrer chez eux, ce que les autorités tchadiennes n’ont pas encore fait.

La création d’écoles dans les camps de réfugiés, avec le soutien du système éducatif tchadien est un acquis pour les réfugiés.

Le Tchad s’engage à leur accorder un accès à la terre, pour qu’ils puissent mener des activités agricoles.

Les nouveau-nés bénéficient d’actes de naissance et de jugements supplétifs délivrés par le Tchad. Seize mille d’entre eux ont déjà obtenu ces papiers cette année.

Tchad: les sociétés de téléphonie mobile s’expliquent sur la coupure des réseaux sociaux

Ces entreprises ont été appelées à la barre hier 20 septembre dans le cadre du procès sur la coupure des réseaux sociaux observés dans le pays depuis plusieurs mois.

 

Tout a commencé le 21 aout dernier, lorsqu’un collectif d’avocats tchadiens décide de porter plainte contre les opérateurs de téléphonie mobile au Tchad. Il est question pour ces hommes de loi de faire pression sur les opérateurs de téléphonie mobile afin qu’ils donnent des comptent sur les raisons des coupures des réseaux sociaux observées dans le pays depuis le mois de mars.

Le 28 aout donc suite à leur plainte, deux avocats sont passés à la barre pour expliquer leurs récriminations. Après quoi, les avocats des deux principales compagnies de téléphonie mobile du Tchad ont également été convoqués.

Lors de leur audience, les avocats de Airtel et Tigo ont déclaré avoir reçu des injonctions de l’Autorité de régulation des télécommunications. Les deux sociétés affirment n’avoir fait qu’exécuter les ordres reçus. A son tour invité à se présenter devant la justice le 18 septembre, l’ARCEP n’a pas jugé nécessaire de présenter à la convocation.

« C’est l’Etat via son institution dénommée ARCEP (Autorité de régulation des communications électroniques et postes) qui a donné des consignes dans le sens de la restriction de l’accès aux réseaux sociaux et des documents ont été produits », a déclaré Maître Frédéric Nanadjingué, membre du collectif des avocats.

« Il y a un cahier des charges signé entre Airtel, l’ARCEP et le ministère des Postes qui stipule que toutes les fois qu’il y aura une situation impliquant la sécurité nationale, Airtel est censée coopérer avec les hautes autorités et au besoin restreindre le réseau », a déclaré l’avocat d’Airtel.

Suite au refus de l’ARCEP de répondre à la convocation, le tribunal de grande instance de Ndjamena a décidé d’ordonner une présence forcée de l’institution. « C’est Airtel et Tigo qui ont sollicité du juge d’ordonner l’intervention forcée d’ARCEP puisque seule cette institution pourrait justifier les raisons de cette consigne »a expliqué Maître Frédéric Nanadjingué.

 

 

 

Tchad: ARCEP à la barre sur la censure des réseaux sociaux

Le président du tribunal de grande instance a convoqué l’Autorité de régulation des communications et des postes le 2 octobre.

 

L’audience sur la restriction des réseaux sociaux au Tchad se poursuit. Ce mardi 18 septembre, le tribunal a décidé de la convocation de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) pour l’audience du 2 octobre 2018.

Selon Airtel et Tigo, l’autorité de régulation serait à l’origine de la consigne de restriction des réseaux sociaux. À l’audience dernière, les deux compagnies de téléphonie mobile ont reconnu qu’il y a bien un blocage des réseaux sociaux au Tchad. Mais elles appliqueraient simplement une « consigne des autorités ». À l’appui, Airtel et Tigo ont présenté le cahier des charges et les courriers qui leur ont été transmis pour demander la restriction de Facebook, WhatsApp et Twitter dans le pays.

« Nous ne considérons pas encore cette décision préparatoire comme une victoire. Elle nous procure une grande satisfaction car notre action est de connaître les raisons exactes des restrictions des réseaux sociaux et ensuite la levée de cette restriction », a déclaré Me Dainonet Frédéric, l’un des avocats qui portent le dossier. Pour les plaignants, seule la justice peut soumettre une obligation au gouvernement de se présenter à la date du 2 octobre prochain pour donner les raisons de cette restriction. En cas de refus, « ce serait une sorte de rébellion vis-à-vis d’une décision de justice ».

L’ARCEP sera représentée par le Secrétariat général du gouvernement à cette audience.

 

 

Tchad : La BAD finance des programmes d’assainissement de l’eau

La Banque Africaine de Développement envisage de financer des projets en hauteur de 14 milliards de francs CFA.

 

L’accès à l’eau potable constitue un problème pour près de la moitié de la population tchadienne. Afin d’améliorer une situation extrêmement difficile, la Banque africaine de développement et l’Etat tchadien ont conclu deux accords afin de donner un accès à l’eau potable à un plus grand nombre. Le Tchad pourra financer plusieurs programmes d’assainissement de l’eau à hauteur de 14 milliards de francs CFA.

Confronté à une crise économique, sociale et sécuritaire, le Tchad semble être dans l’impasse. Les problèmes les plus urgents peinent à être réglés, mais la donne pourrait changer dans le domaine de l’accès à l’eau potable grâce à un double accord conclu avec la Banque africaine de développement (BAD). 14 milliards de francs CFA (soit 24,7 millions de dollars) vont ainsi être débloqués en faveur du Tchad afin de mettre en place des infrastructures pour assainir l’eau. Au total, ce sont 135 ouvrages d’assainissement et 48 châteaux d’eau qui sortiront de terre. Il faut également ajouter à cela 7 centres multifonctionnels dédiés aux femmes.

Cet accord dont les fruits doivent mûrir au cours des trois prochaines années entre dans le Programme d’approvisionnement en eau potable pour les zones semi-urbaines et rurales. Deux types de zones qui souffrent particulièrement d’un manque d’eau potable et qui font du Tchad un pays où seuls 55 % de la population disposent d’un accès régulier. Une réalité soulignée par Ali Lamine Zène, représentant de la BAD au Tchad qui a déclaré que « les données nationales et régionales révèlent que l’amélioration de l’accès à l’eau potable dans les zones rurales se poursuit à un rythme très lent par rapport aux zones urbaines ».

Les autorités savent donc quel agenda et priorités adopter afin de normaliser l’accès à l’eau et contribuer par la même occasion au développement d’un pays en pleine tourmente.

Tchad : le gouvernement va accélérer la diversification économique

C’est ce qu’a promis le ministre de la planification économique et du développement, Issa Doubragne.

 

Le ministre tchadien de la planification économique et du développement, Issa Doubragne, a promis l’engagement de son gouvernement à finaliser les travaux du Plan directeur d’industrialisation et de diversification économique du pays dans les six prochains mois.

Le ministre s’exprimait  lundi 17 septembre à N’Djamena lors d’un événement visant à lancer officiellement le développement du plan directeur, sur la base de l’assistance technique et des travaux préliminaires réalisés par la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA).

« Le Tchad n’a plus de temps à perdre », a-t-il déclaré. Selon M. Doubragne, en partenariat avec toutes les parties prenantes, son pays va accélérer la formulation et la mise en œuvre de ce plan directeur dans les cinq ans à venir et sera parmi les pays centrafricains les plus résilients et les plus diversifiés.

Un communiqué rendu public à cet effet, note qu’une partie du processus de formulation du plan directeur consiste à examiner les options stratégiques de diversification économique et d’industrialisation durable inclusive, indépendamment de la dépendance au pétrole et à identifier les secteurs clés offrant le meilleur retour sur investissement, les nouveaux emplois, la réduction de la pauvreté et l’augmentation des recettes d’exportation.

En sus, le produit final (schéma directeur) décrira, entre autres, les caractéristiques structurelles des futures chaînes de valeur industrielles et une stratégie de développement basée sur les avantages comparatifs du Tchad dans l’économie centrafricaine.

Le ministre Doubragne a par ailleurs déclaré que son gouvernement était reconnaissant pour le soutien de la CEA, soulignant qu’«au-delà de nous aider à construire une nouvelle économie résiliente, nous espérons capitaliser sur votre aide pour attirer les investissements nécessaires à un boom économique au Tchad.

Pour sa part, Antonio Pedro, directeur du bureau sous-régional de la CEA pour l’Afrique centrale, a déclaré que le rôle de la CEA dans la coordination du plan directeur du Tchad est conforme au consensus de Douala, qui a mandaté la CEA pour aider les pays durement touchés y compris la volatilité des prix du pétrole et d’autres produits d’exportation clés pour sortir rapidement de la profonde crise économique qu’ils ont subie depuis 2014.

Le responsable de la CEA a recommandé que le plan directeur fournisse un cadre cohérent et une plate-forme commune d’intervention pour tous les acteurs publics et privés, les partenaires bilatéraux et multilatéraux, ainsi que le secteur privé, les ONG et les organisations de la société civile.

Jean-Paul Mbatna : « Je rectifie tout de suite. J’ai fait un point de presse pas pour présenter nos excuses »

Depuis quelques temps les habitants de N’Djamena ont renoué avec les délestages. Le directeur général de la SNE Jean-Paul Mbatna a accepté de s’exprimer sur le sujet.

 

Monsieur le directeur général de la Société nationale d’électricité (SNE), l’on assiste ce dernier temps à des délestages inhabituels à N’Djamena. Comment justifiez-vous cette situation ?

Merci de m’avoir donné l’opportunité d’expliquer pourquoi il y a délestage à N’Djamena. Lorsque nous sommes venus en responsabilité, au mois de mars, on a trouvé juste peu avant nous, la production du côté de Djermaya qui a baissé de plus de 20 mégawatts. C’était un producteur indépendant qui nous donnait 20 mégawatts, et il était arrivé à termes de son contrat. Nous avions géré la situation comme nous pouvions, tout en poursuivant la négociation avec ce producteur indépendant. Très vite après, depuis un mois, du même côté de Djermaya, ce qui restait de la production ne l’est plus. Cela est dû à une panne technique sur nos câbles. Nous effectuons actuellement des travaux pour remettre les câbles en production. Du coup, à plus de 44 à 46 mégawatts qui nous venaient de Djermaya, nous n’en avons plus. Pour le besoin de la ville, il faut plus de 96 mégawatts. Pour la couverture totale de la ville nous sommes autour de 96 à 100 mégawatts. Nos centrales de N’Djamena, nous produisent autour de 55 mégawatts. Nous sommes pratiquement à la moitié de ce qu’il nous faut pour couvrir totalement la ville.

Qu’est-ce qu’il faut faire dans cette condition ?

Les pannes techniques, nous ne les programmons pas. Ce sont des situations qui s’imposent à nous. Il faut faire en sorte que le peu de disponibilité que nous avons soit reparti équitablement pour que tout le monde puisse en bénéficier. Nous privilégions la journée, les services administratifs, commerciaux, et en soirée nous essayons d’orienter vers les familles. En résumé, la cause de délestage est due au manque de production, parce qu’il y a certains de nos producteurs indépendants qui ne sont plus dans la boucle, et les pannes techniques qui ont occasionné le départ d’une certaine production.

Les consommateurs doivent attendre encore pour combien de temps ?

Pour un travail technique, on ne prévoit jamais du temps. C’est une panne qui est arrivée. Ça peut être tout de suite, tout ça peut durer deux, trois semaines ou plus. C’est un travail hautement technique. La négociation ne peut pas non plus savoir quand est-ce que les deux parties vont se mettre d’accord. C’est une négociation qui se poursuit, nous souhaitons qu’elle soit le plus rapidement possible. Nous sommes tous mobilisés dans tous les cas, pour que cela soit décanté le plus rapidement possible. Les choses sont en train d’avancer et de façon raisonnable.

Monsieur le directeur général, suite une coupure générale, vous avez donné un point de presse pour présenter vos excuses… ?

Non ! Je rectifie tout de suite. J’ai fait un point de presse pas pour présenter nos excuses suite à une coupure ou un délestage.  J’ai dit que nous n’avons pas assisté ni à un délestage, ni à une coupure. Nous avons eu un déclenchement, qui est tout à fait autre chose. Ça n’était pas programmé. C’était toute la ville qui est tombée dans le noir suite à un arrêt total de nos machines.

Votre sortie médiatique a été assimilée par beaucoup de Tchadiens à une sorte d’excuses auprès de la Première Dame qui était en activité au Palais du 15 Janvier ce jour…

Si on peut compter le nombre de fois que je suis sorti dans les médias pour expliquer la situation depuis ma prise de fonction, je crois c’est beaucoup. Toutes les fois qu’on a un arrêt de production, j’ai toujours tenu un point de presse pour expliquer la situation. Qu’on ne vienne pas ici, et c’est le lieu de rappeler, que c’est ma toute première fois de demander des excuses à la population. Je m’inscris déjà en faux contre cela. Les situations de déclenchement qui n’ont rien avoir avec le délestage. L’arrêt total a touché toute la ville sans exception. J’ai présenté mes excuses aux plus hautes autorités si cela a touché l’appareil de l’État. S’il se trouve que la Première Dame était en activité, je ne sais pas pourquoi ce n’était pas le moment de présenter des excuses.  Nous n’étions pas dans une situation de délestage, c’était l’arrêt total de production.

Avez-vous un message particulier à l’endroit de vos abonnés ?

A la SNE, il y a encore beaucoup de travail à faire. Nous avons besoin de soutiens. Même si nous avons la maîtrise des outils qui sont mis à notre disposition, il ne faudrait surtout pas distraire les gens avec des propos qui ont tendance à vouloir nuire au fonctionnement de la société. Nous connaissons les difficultés exactes de la société, et nous avons prévu un certain nombre de solutions définitives et durables. Nous demandons surtout l’indulgence de la population.

Tchad : la plateforme revendicative décide de poursuivre la grève

Les syndicalistes ont annoncé la seule condition pour la reprise du travail. Il s’agit du rétablissement des augmentations générales spécifiques.

 

Les différents mouvements syndicaux constituant la plateforme revendicative se sont réunis hier 17septembre à la Bourse du travail de N’Djamena. Il était question pour eux de décider de la suite à donner à leur mouvement. Et quatre mois après le début de la grève, il a été décidé lors de cette assemblée générale que la grève continue.

La seule raison pour laquelle celle-ci pourrait s’arrêter est le retour du payement des augmentations générales spécifiques. « Nous réclamons que le gouvernement rétablisse les augmentations générales spécifiques pour reprendre le travail. Le gel des effets financiers d’avancements, le reclassement, les frais de transports, la loi 032, nous le suspendons en attendant l’accord de notre revendication principale », a déclaré le porte-parole de la plateforme, Barka Michel.

Le porte-parole des grévistes a affirmé avoir rencontré plusieurs membres du gouvernement afin de faire connaitre leur point de vue. Et de son entretien avec le ministre d’Etat secrétaire général de la présidence a été neutre. Selon ce membre du gouvernement, seul le Président a le droit de se prononcer sur le sujet.

Face à ce qui s’annonce être un statu quo, Barka Michel explique que « nous avons été plusieurs fois trompés par le gouvernement, nous ne sommes pas prêts à reprendre le travail tant que le gouvernement ne s’engage pas à payer nos AGS comme ont décidé unanimement les travailleurs ».