Tchad : le Pap/Js demande de ne pas payer la dia

Le parti politique par la voix de son président a tenu une conférence de presse le 06 septembre dernier à la maison des médias du Tchad.

 

Le président du parti africain pour la paix et la justice sociale (Pap/Js) Néatobeï Bidi Valentin a organisé une conférence de presse ce jeudi 06 septembre 2018 à la maison des médias du Tchad pour passer au crible les sujets d’actualité.

S’agissant de la dia, le président de Pap/Js estime qu’elle est une pratique propre à une communauté qui ne doit s’appliquer à toutes les communautés. « Nous appelons tous les citoyens tchadiens désobéir au paiement de la dia tant qu’elle ne procède d’une décision de justice », précise-t-il.

Selon le président du Pap/Js, Néatobei Bidi Valentin, les réformes s’opèrent lorsque la République se trouve menacée dans son fondement par une crise extrêmement grave et que les institutions devenues désuètes, obsolètes ne peuvent plus fonctionner. « Notre pays qui a certes des difficultés financières n’a pas atteint le seuil d’une crise devant conduire à sa refondation », précise-t-il.

Pour lui, le chef de l’Etat se lance dans une campagne de manipulation et d’endoctrinement en termes de réformes institutionnelles quand les Tchadiens se sont aperçus de ses 28 ans de règne ne sont que mensonges, misère, violations des droits humains, accaparement et de détournement des biens de l’Etat. « La nouvelle constitution est à une virgule près, le plagiat de la constitution de 1996 sauf des nouveautés telles que la limitation du mandat présidentiel et le renforcement du totalitarisme par le partage du pouvoir législatif entre le chef de l’Etat et l’assemblée nationale », ajoute-t-il.

Le député Bidi d’enfoncer le clou en estimant que l’esprit de repli identitaire ou communautaire qui se développe découle de la mal gouvernance des régimes issus des tendances du Frolinat qui se sont succédés au pourvoir depuis 1979. « La fédération est la forme de l’Etat qui favorise l’unité nationale et stimule le progrès et le développement des états fédérés et partant de l’Etat fédéral », note Bidi Valentin.   « Le pays a besoin des gens compétents dont la probité morale n’est point à démontrer pour gérer les institutions », renchérit le président qui dénonce par ailleurs la représentation des Tchadiens de la diaspora et des nomades à la future assemblée.

« Nous ne voyons pas vraiment le rôle que joue cette diaspora tchadienne dans la construction du pays pour justifier sa représentation. Les nomades constituent la population à part entière qui a toujours une représentation à l’hémicycle », a-t-il clarifie. Il estime que le cadre national de dialogue politique (CNDP) sort de sa mission de dialogue pour agir à la place du gouvernement, car il n’est pas de sa compétence de rédiger les textes sur le CENI, ni élaborer le code électoral.

Tchad : RSF demande la levée de la suspension d’Al Chahed

L’hebdomadaire tchadien a été suspendu le 30 aout dernier par la Haute autorité des médias et de l’audiovisuel pour trois mois.

 

Dans un communiqué de presse ce mercredi 05 septembre 2018, Reporters sans frontières (Rsf) demande à la haute autorité des médias et de audiovisuel (Hama), l’organe de régulation des médias tchadiens de revenir sur sa décision de suspendre pour trois mois l’hebdomadaire Al-Chahed pour “divulgation de fausses nouvelles”.

Le jeudi 30 août dernier, la Haute autorité des médias et de l’audiovisuel (Hama), après saisine du ministère des Affaires étrangères, suspend pour trois mois, le journal Al-Chahed pour “plagiat” et “divulgation de fausses nouvelles” suite à un article établissant un lien entre le Qatar, le Soudan et la rébellion au Nord du pays.

Dans une analyse intitulée : “Qui est derrière les forces rebelles tchadiennes dans le nord?”, le journal évoque les contradictions de la politique de coopération du Soudan avec le Tchad et cite aussi le Qatar, pointé régulièrement du doigt, mêmes par les autorités tchadiennes pour  “tentatives de déstabilisation” au point de rompre les relations diplomatiques il y a un an avant de reprendre en février 2018.

Pour suspendre cet hebdomadaire, la Hama a estimé que les liens établis n’étaient justifiées par “aucun fait ou élément matériel”.

Reporters Sans Frontières condamne cette sanction qu’il qualifie de disproportionnée et demande la levée de cette suspension. « La Hama a pour rôle de veiller à la déontologie et à l’éthique et non de s’ériger en tribunal des opinions. Si des personnes ou des Etats s’estiment être mis en cause, il existe des recours légaux comme la possibilité de faire publier un droit de réponse », déclare Arnaud Forger, responsable du bureau Afrique de RSF qui précise que, « l’analyse politique fait partie du champ applicable de plein droit à l’exercice du journalisme ».

Reporters sans frontières (RSF) est une organisation non gouvernementale internationale reconnue d’utilité publique en France se donnant pour objectif la défense de la liberté de la presse et la protection des sources des journalistes. Fondée à Montpellier par quatre journalistes (Robert Ménard, Rémy Loury, Jacques Molénat et Émilien Jubineau) en 1985, sa devise est : « Sans une presse libre, aucun combat ne peut être entendu ».

 

 

Tchad : la deuxième session ordinaire du parlement est en cours

Le coup d’envoi de cette session a été donné ce mercredi 05 septembre 2018 au palais de la démocratie.

 

C’est le président de l’Assemblée nationale Dr Haroun Kabadi qui a ouvert ce mercredi la 2ème session parlementaire. Celle-ci sera consacrée à la ratification des ordonnances, à l’examen des projets de loi relatifs aux prêts de financement des collectivités autonomes mais surtout du projet de loi des finances 2019, qui jusque-là n’est pas parvenue aux élus.

Prévues pour quatre mois (du 5 juin au 5 octobre), les vacances parlementaires n’auront duré que trois mois et cette 2ème session durera quatre mois au lieu de trois en raison des dispositions de la constitution qui consacre la 4ème République.

Selon le président de l’Assemblée nationale (Pan), Dr Haroun Kabadi, « au cours de cette 2ème session, un atelier sur l’examen du projet de budget général de l’Etat, axé sur les objectifs de développement durable (ODD) sera organisé à la fin de ce mois avec l’appui du Pnud en vue de dégager des statistiques relatives aux budgets alloués à l’atteinte de ces ODD par ministères sectoriels ».

Selon le Pan, le parlement va ratifier plusieurs ordonnances prises dans le cadre de la mise en œuvre des décisions du forum national inclusif conformément aux dispositions de l’article 4 de la nouvelle constitution. « Nous nous félicitons de l’adoption et de la signature de ces ordonnances intervenues dans le cadre de la mise en œuvre des actes de ce forum, dont celle sur le découpage administratif. De cet fait, nous attirons l’attention du gouvernement sur les poids des dépenses de fonctionnement des collectivités autonomes sur le budget général de l’Etat », ajoute-t-il.

Le président de l’Assemblée de prévenir que le gouvernement doit apporter une réponse à ces différentes questions. « Nous allons poursuivre notre travail régulier en examinant des projets et propositions de loi, tout en intensifiant des échanges avec l’exécutif à travers des questions orales, les questions d’actualité », complète-t-il.

Le président de l’Assemblée nationale  a annoncé par ailleurs l’adoption d’un nouveau règlement intérieur. « Les différentes réformes constitutionnelles nous imposent de réviser notre règlement intérieur. A cet effet, nous allons mettre sur pied une commission ad ‘hoc pour cette révision afin de l’adapter et l’actualiser à la constitution de la 4ème République », informe-t-il.

Cette cérémonie d’ouverture a eu lieu en présence du ministre d’Etat, ministre conseiller à la présidence de la République, Dr Delwa Kassire Coumakoye, représentant le président de la République.

Tchad-Chine : rencontre entre Deby et Xi Jinping

Les deux Chefs d’Etats se sont parlé hier 05 septembre en marge du Forum sur la coopération sino-africaine lors du Sommet de Beijing 2018.

 

Le président chinois Xi Jinping a rencontré mercredi à Beijing son homologue tchadien, Idriss Deby Itno, qui a participé au Sommet de Beijing 2018 du Forum sur la coopération sino-africaine.

Xi a mis l’accent sur la réussite complète du sommet récemment clôturé et a exprimé ses remerciements à M. Deby pour sa contribution importante à cette réussite.

Rappelant ses dernières rencontres avec le président tchadien et plusieurs consensus importants atteints par les deux chefs d’Etat, M. Xi a appelé les deux parties à mettre à profit les résultats et à saisir l’opportunité de l’application des consensus du sommet afin d’étendre les domaines de coopération pour davantage de résultats.

Les deux parties doivent maintenir l’élan des échanges de haut niveau, renforcer les échanges dans divers domaines de tous niveaux, et continuer à se soutenir dans les affaires liées à leurs intérêts fondamentaux, a indiqué M. Xi.

Xi a fait savoir que la Chine était prête à collaborer avec le Tchad pour promouvoir l’application des projets d’infrastructures, élargir la coopération sur la prospection et l’exploitation de l’énergie, et aider le Tchad à faire progresser son industrialisation.

La Chine souhaite aider le Tchad à renforcer ses capacités de lutte contre le terrorisme, ainsi que dans le domaine de la sauvegarde de la paix et de la stabilité, a ajouté M. Xi.

Idriss Deby a exprimé ses félicitations pour la réussite du sommet de Beijing, indiquant qu’il était impressionnant de voir de nombreux dirigeants africains participer à un sommet et échanger leurs points de vue pour collaborer ensemble vers une communauté de destin Chine-Afrique de manière fraternelle et amicale. Selon lui, cela a reflété la confiance de l’Afrique envers le président chinois et la Chine, ainsi que leurs attentes et leur confiance vis-à-vis du partenariat sino-africain.

Les huit initiatives majeures proposées par M. Xi sont prévoyantes et adhèrent aux principes de sincérité, de résultats réels, d’affinité et de bonne foi, a indiqué M. Deby.

Après leur entretien, les deux chefs d’Etat ont assisté à la signature de documents sur la coopération bilatérale.

Tchad-Chine : Idriss Deby rencontre le Président de l’Assemblée chinoise

 

Le plus haut législateur chinois, Li Zhanshu, a rencontré ce mercredi 05 septembre, le président tchadien Idriss Deby Itno, qui a participé au Sommet de Beijing 2018 du Forum sur la Coopération sino-africaine (FCSA).

Li, président du Comité permanent de l’Assemblée populaire nationale (APN, parlement chinois), a indiqué que le sommet marquait le début d’un nouveau voyage de solidarité et de coopération entre le plus grand pays en développement et le continent comptant le plus grand nombre de pays en développement. La Chine travaillera avec le Tchad pour renforcer la coopération dans les domaines tels que l’énergie, les infrastructures et le contrôle de la désertification, a précisé M. Li.

Notant le succès du sommet, M. Deby a affirmé que le Tchad voulait renforcer la coopération mutuellement bénéfique avec la Chine dans le cadre du forum afin de promouvoir le développement commun.

L’Assemblée populaire nationale (APN) est la Chambre basse du Parlement algérien. Elle est composée de 4622 membres élus au suffrage universel direct pour un mandat de 5 ans. L’APN, fondée selon le modèle français, est régie selon les lois de la Constitution.

Tchad : bientôt 20 lycées spécialisés pour les séries scientifiques

La décision entre en étroite ligne avec l’objection du gouvernement tchadien de revaloriser l’enseignement scientifique dans le pays.

 

Le ministère de l’Education nationale et de la Promotion civique a annoncé ce lundi 3 septembre la création de 20 lycées spécialisés en série scientifique, à la suite d’un arrêté signé par le ministre. Cette démarche qui fait partie d’un plan d’action du gouvernement pour relever la série scientifique, vise l’étendue du territoire.

Le gouvernement entend, à travers cette mesure, à pallier à la baisse drastique, d’années en années, du nombre de candidats au baccalauréat dans les séries scientifiques.

En première session du baccalauréat 2018, seulement 3125 candidats ont été admis en série D, sur 16001 candidats ayant composés.

« Nous devrions nous mobiliser pour attirer les élèves vers les filières scientifiques et techniques », a expliqué le ministre de l’Education nationale et de la Promotion civique Aboubakar Assidick tchoroma, lors d’une rencontre le 13 août dernier avec les délégués provinciaux de l’éducation et de la jeunesse.

Mi-août dernier, 64 élèves ont composé le concours national de mathématiques. L’initiative provient du lycée Etoile Polaire qui s’est donné le défi d’inverser la courbe du nombre de candidats au baccalauréat en série scientifique.

 

 

 

Tchad : le journal Al-Chahed suspendu pour 3 mois

L’hebdomadaire est accusé de « plagiat » et « divulgation de fausses nouvelles ». La sentence a été donné par la Haute autorité des médias et de l’audiovisuel (HAMA) pour le jeudi 30 août.

 

L’organe de régulation a été saisi par le ministère des Affaires étrangères, qui avait lui-même été alerté par les ambassades du Qatar et du Soudan. La Hama a estimé que les liens établis par le journal entre ces deux pays et les groupes de rebelles qui sévissent dans le nord du Tchad n’étaient justifiées par « aucun fait ou élément matériel ».

Dans un article d’analyse politique intitulé « Qui est derrière les forces rebelles tchadiennes dans le nord? », le journal Al-Chahed évoque, arguments à l’appui, les contradictions de la politique de coopération du Soudan avec le Tchad. Le Qatar est quant à lui régulièrement accusé, y compris par les autorités tchadiennes, de « tentatives de déstabilisation ». Les relations diplomatiques entre les deux pays avaient même été rompues il y a un an avant de reprendre en février 2018.

« Nous condamnons cette sanction arbitraire et disproportionnée et demandons à l’organe de régulation des médias de lever cette suspension. La Hama a pour rôle de veiller à la déontologie et à l’éthique et non de s’ériger en tribunal des opinions, déclare Arnaud Froger, responsable du bureau Afrique de Reporter sans frontières (RSF). L’analyse politique fait partie du champ applicable de plein droit à l’exercice du journalisme. Si des personnes ou des Etats s’estiment mis en cause, il existe des recours légaux comme la possibilité de faire publier un droit de réponse ».

Le Tchad occupe la 123e place sur 180 dans l’édition 2018 du Classement de la liberté de la presse établi par RSF.

 

 

Tchad: l’UE réclame l’abolition totale de la peine de mort dans le pays

C’est suite à la condamnation il y a quelques jours de quatre Tchadiens ayant ôté la vie à une ressortissante chinoise.

 

« L’Union européenne invite le Tchad à joindre la majorité des Etats de l’Union africaine qui, à ce jour, a aboli la peine de mort ou applique de facto un moratoire sur les exécutions, à titre de première étape vers l’abolition », a indiqué un communiqué de l’UE.

Le 27 août dernier, quatre Tchadiens ont été condamnés à mort pour « faits de terrorisme » lors de l’assassinat en juin à N’Djamena d’une commerçante chinoise. Les meurtriers « ont été condamnés pour faits de terrorisme et doivent donc être exécutés », avait indiqué à l’époque à l’AFP le ministre de la Justice, Djimet Arabi, après la décision de la Cour d’appel.

« L’Union européenne réaffirme son opposition absolue à la peine capitale en toutes circonstances et rappelle son engagement en faveur de son abolition universelle. La peine de mort constitue une sanction cruelle et inhumaine sans effet dissuasif et qui représente une grave négation de la dignité et de l’intégrité humaines. C’est un châtiment qui constitue une violation du droit à la vie consacré dans la Déclaration universelle des droits de l’homme », affirme le communiqué.

Pour rappel, le Tchad a aboli fin 2016 la peine de mort, à l’exception des affaires de « terrorisme ».

Tchad : le CESC a tenu sa deuxième session ordinaire

Le thème sur lequel les conseillers se sont réunis au palais du 15 janvier ce 03 septembre est : « Redynamisation du conseil économique, social et culturel dans la 4eme République ».

 

Le conseil économique, social et culturel (CESC) a ouvert sa deuxième session ordinaire. La cérémonie d’ouverture est présidée par son président Abdelkerim ahmadaye Bakhit en présence du ministre d’Etat Dr Delwa Nouradine Kassire  Coumakoye, représentant le président de la république.

La première de la quatrième République, cette session est une opportunité de redynamiser le conseil économique social et culturel. A travers le thème, les conseillers veulent par les échanges jeter un regard rétrospectif sur le chemin parcouru par le conseil économique, social et culturel de l’ère démocratique. « Les conseillers auront à cet effet à réfléchir sur l’opérationnalisation du processus de redynamisation du Cesc et clarifier la mission de l’institution renforcée par les dispositions de la nouvelle constitution», indique Abdelkarime  Amadaye Bakhit. Ceci pour une meilleure efficacité d’actions.  Les conseillers auront également à réviser le règlement intérieur conformément à l’ordonnance numéro 022/PR/2018 »

S’agissant des missions de cette institution, le président précise que « le conseil économique, social et culturel est saisi pour avis sur des projets de lois, programme et plan, des projets de lois et programmation définissant des orientations des finances publiques, des projets d’ordonnance, ainsi que des propositions  des lois entrant dans le domaine de sa compétence. Il est consulté surtout pour un projet de plan ou programme à  caractère économique, social, culturel ou environnemental».

Au-delà de ses attributions  et en sa qualité de conseillers de  pouvoirs publics, ces conseillers participent à toute manifestation d’intérêt national. À ce titre, « les conseillers doivent agir efficacement dans l’intérêt général et orienter en toutes objectivités les pouvoirs exécutifs et législatifs dans le domaine économique, social culturel, environnemental et scientifique ». Conclut-il

 

 

Tchad : 12 équipes en lice pour le Championnat

Après huit mois d’interruption, le championnat de football tchadien reprendra le 15 septembre prochain.

 

12 clubs de première division sont en compétition où chacune espère décrocher la première place du championnat, la coupe du Tchad et surtout se qualifier voir gagner la ligue des champions des clubs africain.

Des 12 équipes en compétition, la capitale N’Djamena en compte six. Il s’agit de Renaissance FC, Tourbillon FC, Gazelle FC, ASCOT de N’Djamena, Foullah FC et Elect Sport. Les six autres équipes viennent des provinces. La Linafoot a repartie ces Clubs dans deux poules : A et B.

Dans la poule A, on retrouve le vice-champion l’ASCOT de Moundou, mais aussi Renaissance FC, Tourbillon FC, les Eléphants d’Amtiman, l’As Wadi Fira de Biltine et Abeilles du Mandoul.

La poule B est composée du champion en titre Gazelle FC un club de la capital tout comme le vice-champion, ASCOT de N’Djamena. Il y a également Foullah FC, Elect Sport, AS Lycod de Doba et AS Mirim de Mongo.

Le championnat va démarrer par les matchs de poule. Les deux champions de chaque poule s’affronteront. Les vainqueurs ou tête de chaque poule s’affronteront en finale de la coupe du Tchad.

C’est ainsi que le champion est d’office qualifié pour la ligue africaine des clubs champions tandis que le vice-champion ira jouer la coupe des confédérations africaine.

Ces dernières années, le championnat national de football du Tchad est empêtré dans une importante crise. Une crise due à la mal gouvernance et des détournements des fonds au sein même de la  Fédération tchadienne de football association (FTFA).

De ce fait, le ministère tchadien de la jeunesse, des sports et des loisirs a jugé utile de suspendre le championnat et la FTFA. Il l’a remplacé par un comité de gestion qui est chargé de réorganiser le football tchadien.

Le Tchad est aussi suspendu des compétitions internationales de football. L’équipe nationale a écopé d’une suspension de trois ans qui prend fin en 2019. La Caf avait suspendu le Tchad suite au forfait du match Tchad-Tanzanie.

Tchad : une épidémique de rougeole fait 72 morts

C’est depuis le mois d’avril dernier que la présence de la maladie a été signalée dans le pays. Environ une centaine de cas ont déjà été notifiés et plusieurs décès.

 

Au Tchad, depuis fin avril 2018, le nombre de cas de rougeole notifiés a considérablement augmenté. Le 5 août, les autorités sanitaires ont notifié 1 889 cas suspects dont 72 décès (létalité 3,8 %).

La confirmation biologique ou épidémiologique a été obtenue dans 588 cas avec : 141 IgM positif, 419 liens épidémiologiques et 28 confirmations cliniques. Les enfants de 1 à 4 ans sont les plus touchés, représentant 33 % des cas déclarés.

Au cours de la semaine du 30 juillet au 5 août 98 cas dont 4 décès ont été notifiés, soit une réduction du nombre de cas par rapport à la semaine précédente avec 162 cas dont six décès liés.

Le district de la ville de Guereda et le district de la ville de Massakory sont entrés dans la phase épidémique au cours de la semaine du 30 juillet au 5 août, portant le nombre total de districts en épidémie à dix-huit. Le taux de létalité élevé dans cette épidémie est très préoccupant.

L’emplacement des districts épidémiques à la frontière avec la Libye, le Soudan, le Nigéria et la République centrafricaine a également des répercussions négatives sur la propagation transfrontalière de la maladie.

Rappels sur la rougeole

La rougeole, maladie très contagieuse, reste une cause importante de décès chez les jeunes enfants dans le monde, en dépit de la disponibilité d’un vaccin efficace. Elle est causée par le virus de la rougeole, qui appartient au genre Morbillivirus, de la famille des Paramyxovirus. Le virus est transmis par contact direct et par l’air, infectant les muqueuses puis se propageant à tout l’organisme. La rougeole est une maladie strictement humaine, sans réservoir animal.

Bien que généralement bénigne, la rougeole peut occasionner de graves complications, telles que des encéphalites et des pneumonies, et peut dans de rares cas être aussi mortelle en Europe (la mortalité étant beaucoup plus élevée en Afrique intertropicale). Une protection proche de 100 % est obtenue après deux doses d’un vaccin trivalent rougeole-oreillons-rubéole.

Le premier signe de l’infection par le virus de la rougeole est en général une forte fièvre, qui apparaît environ 10 à 12 jours après l’exposition et persiste 4 à 7 jours. Au cours de ce stade initial, le tableau peut comporter une rhinorrhée (nez qui coule), de la toux, des yeux rouges et larmoyants et de petits points blanchâtres sur la face interne des joues. L’éruption apparaît plusieurs jours plus tard, habituellement sur le visage et le haut du cou. En trois jours environ, elle progresse pour atteindre les mains et les pieds. Elle persiste 5 à 6 jours avant de disparaître. On l’observe en moyenne 14 jours après l’exposition au virus, dans un intervalle de 7 à 18 jours.

La plupart des décès sont dus aux complications de la maladie. Celles-ci sont plus fréquentes avant l’âge de 5 ans ou chez l’adulte de plus de 20 ans. Parmi les complications les plus graves, on observe des cécités, des encéphalites, des diarrhées importantes (susceptibles d’entraîner une déshydratation), des otites et des infections respiratoires graves comme la pneumonie.

En France, la vaccination contre la rougeole, désormais obligatoire pour tout nourrisson né depuis le 1er janvier 2018, nécessite l’administration de deux doses d’un vaccin trivalent ROR (rougeole-oreillons-rubéole) : une première dose à l’âge de 12 mois et une seconde dose entre 16 et 18 mois. Afin d’étendre la protection, toute personne née depuis 1980 devrait aussi avoir reçu deux doses de vaccin.

La vaccination des voyageurs contribue à éviter la transmission ou la dissémination de la maladie dans d’autres pays.

Pour savoir si le voyageur est bien protégé contre la rougeole ou si elle lui recommandée, il peut créer pour lui-même ou pour sa famille un carnet de vaccination électronique (CVE) sur le site MesVaccins.net.

Le CVE intègre un système expert précis et exhaustif. Il est disponible sur ordinateur de bureau ou sur smartphone (interface mobile, applications iPhone et Android).

Tchad : le PACT dénonce les ordonnances sur les partis politiques

Le mouvement citoyen trouve que cette série d’ordonnances est liberticides et anti-démocratiques.

 

Dans un communiqué publié il y a quelques jours, le Projet pour une Alternance Crédible au Tchad (PACT), « exprime son indignation absolue, suite à la révision de l’ordonnance N°27 du 28 juillet 1962 et l’adoption puis la signature de l’ordonnance N°20 portant charte des associations et partis politiques au Tchad, adopté le 31 mai 2018 et qui a été promulguée quelques jours seulement après, le 7 juin 2018 ».

Pour ce mouvement Le PACT, « ces ordonnances sont issues d’un forum illégitime et contesté par l’ensemble des acteurs de l’opposition et ceux de la société civile ».

Il demande donc tout le peuple tchadien à s’opposer à l’application de ces nouvelles mesures. « Le  PACT demande à la communauté africaine et internationale à sortir de son silence complice, son indifférence et sa complaisance vis-à-vis de ce régime pour ne pas cautionner davantage cette forfaiture, qui fragilise d’avantage le climat sociopolitique déjà délétère ». Cliquez ici pour lire l’intégralité du communiqué

Tchad : une bagarre entre membres de l’UNET fait des blessés

 

Une bagarre rangée entre les membres du bureau de l’Union nationale des étudiants tchadien (Unet) a eu lieu samedi matin dans les locaux de l’Université de N’Djamena à Ardep-Djoumal.

Le bureau de l’Unet dirigé par Asserbé Dikreo Amos se trouvait dans les facultés pour nettoyer la cour de l’Université dans le cadre de la semaine de la citoyenneté. Une autre équipe dirigée par Adam Mahamat Hassan se revendiquant aussi Bureau national de l’Unet a attaqué l’autre camp.

Le président de l’Unet est gravement blessé à la tête, il a reçu plusieurs autres coups de couteau à la jambe. Selon les infirmiers du pavillon des urgences de l’Hôpital général de N’Djaména il s’en tire avec cinq points de suture.

« Nous étions en train d’attendre les amis pour nettoyer la cour alors que quelques autres étudiants sont venus nous attaquer bien armés avec des couteaux, des machette et pistolets », nous a confié Abdoulaye Lamana, Chargé de relations publiques au bureau national.

« On débattait du plan pour nettoyer et l’autre équipe nous a surpris avec des couteaux et pistolets. Le président a été encerclé et blessé par couteau à la jambe et un coup de machette à la tête », affirme Allayam Dolegongar, membre du bureau de l’Unet de N’Djaména

Commune : N’Djamena fait le grand nettoyage

La journée de jeudi 30 août a été consacrée au nettoyage et de mise en terre des plants dans la capitale tchadienne.

 

La délégation générale du gouvernement auprès de la commune de N’djamena a organisé une journée de nettoyage et de mise en terre des plants ce jeudi 30 août 2018. Ce sont l’enceinte de la délégation générale du gouvernement auprès de la commune de N’djamèna, les communes du 2e, 3e et 10e arrondissement qui ont bénéficié de cet acte citoyen.

Dans l’enceinte de la délégation générale du gouvernement auprès de la commune de N’djamèna et le local du 2e arrondissement, le délègue général du gouvernement auprès de la commune de N’djamena, Dago Yacoub, la Maire Mariam Djimet Ibet, le commandant de légion par intérim Abderaman Mahamat et le commissaire central, Achim Haroun, ont passé un coup de balai et mis en terre des plants. Un accueil très chaleureux a été réservé à la délégation.

« Il faut au moins 200 plantes par arrondissement »

Dans le 3e arrondissement, c’est devant l’hôtel Hilton que le délègue général du gouvernement auprès de la commune de N’Djamena et sa délégation ont mis en terre les plants et passé des coups de balais. Dans le 10e arrondissement, c’est au cimetière de Lamadi que la délégation a mis en terre des plants. Au retour du cimetière de Lamadi, la délégation s’est arrêtée à la station de pompage pour constater le fonctionnement de ladite station. Elle s’est également arrêtée au rond-point Hamama ; cet axe est dégradé par les conducteurs des gros porteurs qui transportent du sable. A cet effet, le délégué général du gouvernement leur a donné un délai d’une semaine pour arranger l’axe. Dans le cas contraire, ils seront délogés et installés hors de la ville de N’Djamena.

Animaux errants, eaux usées

Selon le délégué général du gouvernement auprès de la commune de N’Djamena, Dago Yacoub, la journée du 30 août est organisée pour accompagner l’initiative des jeunes et du couple présidentiel de planter des arbres et de nettoyer la ville. Selon lui, « ce geste doit être un exemple et il doit être suivi dans toutes les institutions du Tchad. Il doit également être suivi par tout le monde, chacun doit au moins planter deux arbres dans sa vie. Tout le monde a l’obligation de nettoyer sa maison et donc nettoyer autour de soi est aussi une obligation ».

« Chaque commune de N’Djamena doit accomplir ce geste citoyen, il faut au moins 200 plantes par arrondissement ; chaque maire, chaque chef de carré doit accomplir ce geste », a-t-il relevé.

Le délègue général du gouvernement auprès de la commune de N’Djamena a expliqué que le bétail ne doit plus errer dans la rue sinon il sera saisi. Par ailleurs, les citoyens qui versent de l’eau sale dans les rues doivent mettre fin à cette pratique. « La population a tendance à dire que c’est à la mairie de nettoyer la ville, mais la mairie c’est toute la population et donc chacun doit nettoyer son entourage pour rendre la ville propre », a-t-il souligné.

Tchad : le championnat national de football reprendra le 15 septembre

Le calendrier de la Ligue nationale de football est connu. 12 clubs prendront part à la deuxième édition du tournoi qui débutera en milieu de mois prochain.

 

Après plus de huit mois de suspension, le championnat national de football va enfin reprendre. Le coup d’envoi de la compétition est annoncé pour le 15 septembre, selon La ligue nationale de football (Linafoot).

Sur les 12 clubs participants, six sont de la capitale et les six autres proviennent de provinces. Ils seront réparties en deux groupes. La poule A regroupe deux clubs de N’Djamena (Renaissance FC et Tourbillon FC) qui défieront les Eléphants d’Amtiman, les Abeilles du Mandoul, l’ASCOT de Moundou et l’As Wadi Fira de Biltine.

Dans la poule B, dite poule de la mort, on compte quatre clubs rivaux de N’Djamena : le champion en titre, Gazelle FC, le vice-champion, ASCOT de N’Djamena, Foullah FC et Elect Sport. AS Lycod de Doba et AS Mirim de Mongo complètent la liste.

Les deux premiers de chaque poule s’affronteront en match éliminatoire direct. Puis, les deux vainqueurs joueront la finale du play-off. A l’issue de cette finale, le gagnant représentera le Tchad à la Ligue de champions des clubs africains et le perdant disputera la Coupe de la confédération africaine.

Le stade Idriss Mahamat Ouya, le stade municipal de Pari Congo et l’Académie de football de Farcha abriteront les rencontres de cette deuxième édition du championnat national regroupé.

 

Education : 500 bacheliers tchadiens poursuivront leurs études en Turquie

Ils sont issus de la dernière vague des bacheliers. Ceux-ci ont obtenus une bourse d’étude de l’Université turque Karabuk.

 

Le ministre de l’Enseignement supérieur du Tchad, Dr David Houdeïngar Ngarimaden, a obtenu un accord avec l’université turque de Karabuk. L’université formera cette rentrée académique 500 bacheliers tchadiens.

Ainsi, le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation et le Recteur de l’université turque de Karabuk, Pr. Refik Polat, se sont mis d’accord sur les modalités pratiques de l’organisation du test de sélection des bacheliers qui a lieu du 30 et 31 août à l’Université de N’Djamena.

Les deux hommes se sont rencontrés le 29 Août 2018 dernier, alors que le Recteur de l’Université Karabuk effectue actuellement une mission au Tchad.

L’université  de Karabuk est une université publique à Karabük, en Turquie. Il a été fondé en 2007 comme l’une des 17 nouvelles universités de cette période en Turquie.

Tchad : l’entreprise Souda-Tchad exploitera la fibre optique sur l’axe N’Djaména-Adré

La société soudano-tchadienne vient de signer un accord avec le gouvernement de N’Djamena.

 

Un accord a été signé, mardi 28 août, entre le gouvernement tchadien et une société tchado-soudanaise pour l’exploitation de la fibre optique sur l’axe N’Djaména-Adré. L’un des objectifs est de rendre l’accès à l’internet fluide et à moindre coût à la population tchadienne.

Cet accord a été signé entre le ministère des postes et des nouvelles technologies, de l’information et de la communication et « Souda-Tchad », une société tchado-soudanaise. Il résulte d’une convention de concession qui a fait l’objet d’une rencontre technique provisoire en juillet dernier.

« Selon nos estimations et nos prévisions, d’ici la fin de l’année, donc au courant du quatrième trimestre de l’année, ce sera un projet qui va devenir beaucoup plus palpable pour l’ensemble de la population », déclare Ndolonodji Alixe, porte-parole du gouvernement au micro de la Radio Tchad, avant d’ajouter que « Le partenaire s’est mis déjà au travail depuis quelques jours pour accélérer cette mise à niveau ».

C’est dans le constant souci de réduire le coût d’accès à l’internet au Tchad, qui reste malgré tout, le plus cher au monde que ce projet dont les négociations ont duré 45 jours pour aboutir à un accord, a été initié.

Tchad : vers une loi sur la couverture santé universelle

La Cellule interministérielle de coordination et de couverture santé universelle a organisé un atelier le 28 aout dernier au cours duquel un avant-projet de loi a été adopté.

 

La Cellule interministérielle de coordination et de couverture santé universelle vient d’adopter un avant-projet de loi pour sur une assurance santé universelle au Tchad. Cet avant-projet porte six principaux points et se base sur trois régimes : l’assurance santé des salariés du privé et du public, pour le secteur formel ; de l’assurance santé des indépendants, pour le secteur semi-informel et la prise en charge des personnes vulnérables.

Les différents axes sur lesquels porte cet avant-projet de loi permettent de déterminer : les conditions de prise en charge, les bénéficiaires de prestations, le contrôle médical, les organes de gestion et de régulation, les ressources de la gestion financière, les contentieux, les prescriptions et les dispositions pénales.

L’atelier national qui s’est tenu à N’Djamena a permis de recueillir les avis et amendements des participants sur le contenu de cet avant-projet. Pour Tchadinfos il s’agit également « de s’accorder sur  une vision commune des éléments à prendre en compte dans la loi de dispositif d’assurance santé au Tchad et enfin de dégager un consensus sur les options stratégiques contenu dans l’avant-projet de cette loi ».

Selon Ibrahim Hamid, inspecteur chargé de programme et projets au ministère de la santé publique « Il s’agit d’une étape cruciale que la cellule interministérielle de la coordination de la couverture santé universelle entend aborder avec l’implication des acteurs qui auront un rôle à jouer dans le fonctionnement du dispositif qui sera mis en place ».

 

 

Tchad : bientôt une ambassade d’Angleterre à N’Djamena

C’est la Cheffe du gouvernement anglais Theresa May qui en a fait l’annonce alors qu’elle effectue actuellement une tournée africaine.

 

L’Angleterre vient de l’annoncer. Bientôt le pays ouvrira deux représentations au Tchad et au Niger. Selon son chef de gouvernement, Theresa May, ceci a pour but de combattre « l’instabilité » dans « l’une des régions les plus fragiles » du continent.

En effet, le Tchad ne possède qu’un bureau comme représentation anglaise sur son territoire. Il devait renvoyer les demandes vers l’ambassade du Cameroun.

Pour le ministre britannique des Affaires étrangères, il est question ainsi de renforcer « notre soutien aux efforts déployés par les pays africains pour lutter contre les facteurs sous-jacents de l’instabilité et des conflits ».

Il continue en déclarant que cette expansion du réseau diplomatique doit permettre de « réduire les menaces potentielles posées à la sécurité britannique et européenne », selon le ministère.

Suivant la même logique, le secrétaire d’État britannique pour l’Afrique, Harriett Baldwin pense : « Nous ne devons pas permettre que l’instabilité au Sahel, exacerbée par les conflits régionaux, continue de freiner le développement et de s’étendre au reste de l’Afrique ou à l’Europe ».

La cheffe du gouvernement britannique a également informé du renforcement des effectifs dans l’ambassade britannique au Mali.

 

 

Tchad : le ministre allemand du Développement a rencontré Deby

Le sujet au centre de la discussion portait sur l’aide bilatérale allemande au développement en faveur de N’Djamena.

 

Plus ou moins une 1h 30 min. c’est le temps qu’a duré la rencontre entre le Président tchadien Idriss Deby Itno et le ministre allemand du Développement, Gerd Müller. Accompagné d’une forte délégation, le ministre allemand était venu voir dans quelles mesures l’aide bilatérale allemande au développement en faveur du Tchad, suspendue en raison de la « détérioration des droits de l’homme » dans le pays, peut reprendre.

Un autre point important de la discussion est l’organisation des prochaines législatives. Faute de moyens, le pays a dû repousser la tenue de ces élections. Et pour cause, il a besoin d’un financement de 70 milliards de francs CFA pour les organiser et les caisses sont vides.

Selon la présidence, les Allemands « a évoqué avec le Chef de l’Etat des questions liées au développement économique, à la bonne gouvernance, à la migration et au partenariat avec l’Allemagne. Il s’agit surtout de doper une coopération ancienne et  multiforme ».

Il y a donc de bons espoirs de voir revenir dans les prochains jours l’aide allemande. Surtout que « Le ministre allemand a apprécié le rôle joué par le Tchad dans la lutte contre le terrorisme, les efforts des autorités tchadiennes pour relancer l’économie nationale ».

De plus, l’Allemagne avait annoncé que le Tchad devait accepter certaines réformes démocratiques, avant de se voir octroyer de nouveau cette aide. En effet, le pays d’Angela Merkel estime que la nouvelle constitution adopté en mai dernier fait du pouvoir de N’Djamena un système présidentiel fort qui n’est pas à son goût.

Aussi, L’opposition tchadienne accuse les dirigeants de détournement. « Il faut aider le Tchad à avancer rapidement vers la démocratie en appuyant le processus politique dans le pays. Car sans démocratie, les Tchadiens ne vont pas connaître le développement ou la paix », a affirmé Saleh Kebzabo.

 

Tchad : l’Ordre des médecins prend connaissance des textes 2018-2021

C’était au cours d’une Assemblée extraordinaire tenue hier 28 aout à la maison de la femme de N’Djamena.

 

L’Ordre national des médecins du Tchad (ONMT) tient sa première session extraordinaire ce mardi 28 aout  2018 à la maison de la femme. Ceci pour examiner les textes de Base et les projets de loi dans le cadre l’assainissement et l’amélioration des conditions de travail des médecins pour l’exercice 2018-2021.

Mis sur pied à l’issue du deuxième congrès de l’ordre national des médecins du Tchad en juillet dernier, le nouveau bureau a élaboré un plan d’action 2018- 2021 qui servira de feuille de route pour l’accomplissement de sa mission. La validation de ce document contribuera à la redynamisation et l’amélioration de la profession médicale et la situation sanitaire au Tchad.

Selon Dr Mbaiguinam  Djionadji, président de l’ordre national des médecins du Tchad, « l’ordre national de médecins du Tchad est le garant des principes de moralité, du dévouement nécessaire à la profession médicale du Tchad et le moteur de développement  sanitaire du pays. Il doit prendre sa place  dans la sphère de décessions liées au secteur de la santé». Pour cela, il interpelle ses collègues à une prise de conscience du danger qui guette le secteur de la santé. « L’ordre national des médecins se voie dans l’obligation, d’être dynamique et plus ambitieux », incite Dr Mbaiguinam Dionadji.

En conclusion, l’ordre national des médecins estime que les médecins ne peuvent pas jouer efficacement leurs rôles si les partenaires nationaux et internationaux n’appuient pas l’institution. De ce fait,  Dr Mbaiguinam Dionadji invite les médecins à s’acquitter de leurs droits au cas contraire, les textes statués seront simplement appliqués.

Tchad : Un camion de Glencore explose et fait des blessés

Cet accident a entraîné la fermeture du champ de Mangara, dans le Bassin de Doba à l’est du pays.

 

Au Tchad, Glencore a affirmé, mardi, que l’un de ses camions de transport du pétrole brut extrait sur le champ de Mangara a pris feu, blessant « légèrement » trois de ses employés.

Cette situation a entraîné la suspension immédiate des activités de production sur le site. Plus tard dans la soirée, la société suisse a déclaré que les employés blessés sont hors de danger.

Glencore a indiqué que des enquêteurs ont été déployés sur les lieux de l’accident et que ceux-ci travaillent en étroite collaboration avec les autorités locales afin de déterminer les circonstances dans lesquelles l’incident s’est produit.

Le champ de Mangara est logé dans le principal bassin de production du pays, le bassin de Doba, dans le sud. Il est adjacent au champ de Badila, l’un des plus importants du bassin. En 2017, Glencore y a produit 2,5 millions de barils.

Glencore opère ces actifs avec une participation de 85%. Le reste des parts est détenu par la Société des Hydrocarbures du Tchad (SHT).

Tchad : un ressortissant sud-africain tué par son garde-corps

Le crime a été commis la semaine dernière à Baga-Sola, chef-lieu du département de Kaya, dans la province du Lac.

 

L’auteur du crime se nomme Mahamat Bachar Alfadil. Ce gendarme radié de son corps a tué le mardi 21 août Vantike, un ressortissant sud-africain, employé dans une ONG humanitaire internationale, à Baga-Sola, dans le département de Kaya, dans la partie ouest du Tchad, selon des témoins. Après son forfait, il a tenté de prendre la poudre d’escampette. Mais, il est actuellement entre les mains de la justice à Bol, chef-lieu de la province du Lac.

Plusieurs témoignages rapportent que tout est parti d’une simple dispute entre les deux hommes. Une phrase – “Je t’ai embauché, sois humble avec les autres employés” – prononcé par Vantike aurait agacé son garde du corps, ex-béret bleu à la gâchette facile et interprète au sein de l’ONG, qui a tiré à bout portant sur lui. La victime a succombé de ses blessures.

D’autres sources renseignent que les hommes avaient passé une folle soirée dans un maquis et que c’est sous l’effet de l’alcool que la dispute a mal tourné. Ce serait alors un cas d’homicide involontaire. La charge revient désormais au procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Bol d’enquêter et de déterminer si l’acte de Mahamat Bachar Alfadil était prémédité, ou non.

 

 

Tchad : l’UDP demande le retrait de la nouvelle constitution

Le parti de l’opposition tchadienne, l’Union démocratique pour le développement et le progrès vient de lancer une pétition dans ce sens.

 

Au Tchad, un parti d’opposition, l’Union démocratique pour le développement et le progrès (UDP), a lancé une pétition le 27 août pour exiger le retrait de la nouvelle Constitution promulguée en mai dernier. Le mouvement politique estime qu’elle a été imposée par le chef de l’Etat Idriss Deby et qu’elle constitue une atteinte au multipartisme et au libre exercice des droits et libertés. L’UDP se donne un mois pour obtenir deux millions de signatures pour en demander le retrait.

En cherchant à obtenir deux millions de signatures pour sa pétition, l’Union démocratique pour le développement et le progrès (UDP), un parti tchadien d’opposition, entend démontrer que la nouvelle Constitution adoptée par un forum de 300 participants et validée par le Parlement ne bénéficie pas de la légitimité populaire comme le prétend le pouvoir.

« Il faut avoir deux millions, explique le président du mouvement, Max Kemkoye. Contre les 300, on nous dira : est-ce que ce sont les 300 qui sont représentatifs des 12 millions de Tchadiens ? » Pour lui, la nouvelle Constitution, en plus d’instaurer un serment confessionnel contraire au principe républicain, brise l’équilibre des pouvoirs.

« On a cassé la justice, on a réduit l’Assemblée nationale, à travers cette Constitution, à ce que l’on appelle ‘la fonction de production législative’ pour faire des lois, poursuit Max Kemkoye. Puisque Idriss Déby, en tant que chef de l’Etat, est aussi chef du gouvernement, il est seul contre les parlementaires. En plus, il a une immunité juridictionnelle pour lui et pour son entourage. On ne peut pas permettre ça ».

Après avoir collecté les deux millions de signatures, les contestataires entendent saisir la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP) afin d’obtenir que la nouvelle Constitution soit débarrassée des dispositions qui portent atteinte aux droits de l’Homme et ferment le jeu politique.

Nénodji Mbairo : une médaille pour sa lutte pour la santé

La jeune Tchadienne vient de recevoir une distinction de l’Organisation mondiale de la santé pour son engagement dans la lutte contre le tabagisme.

 

Elle a consacré l’essentiel de sa vie à la santé des Tchadiens. Son engagement à sauver la jeunesse de la consommation des excitants lui a valu la récompense de l’organisation mondiale de la Santé (OMS) le 20 août dernier. Qui est cette « dame de fer » ?

Elle, c’est Nénodji Mbairo, née en 1978, dans la ville de N’Djamena dont le nom alimente les articles de presse depuis fin août 2018. A la différence des autres filles ou femmes du Tchad, elle n’a que d’yeux et la pensée pour les études.

Cette détermination  a fait d’elle une titulaire de bac D en 1998, bac qu’elle obtient avec la mention Assez- Bien. Puis le doctorat en médecine en 2009, avec la mention honorable à l’université de N’Djamena.

Juste après l’obtention du doctorat, elle intègre le ministère de la Santé publique et travaille aux urgences de l’hôpital général de référence nationale pendant  plus de trois ans. Grâce à une bourse d’études offerte par l’OMS, elle quitte son Tchad natal pour le Bénin où elle s’inscrit en santé publique, option polyvalente à l’institut régional de santé publique de Wida. Ce n’est qu’en 2013, l’année où elle finit sa spécialisation qu’elle revient au pays, nantie d’un diplôme en santé publique avec la mention très bien.

Un an après sa spécialisation, c’est-à-dire en 2014, Nénodji Mbairo est nommée coordinatrice au Programme national de lutte contre le tabac, l’alcool et les drogues. Depuis lors, elle ne se lasse pas de faire réduire le taux de la consommation de ces produits aux Tchad et surtout en milieu jeune. « La Jeunesse constitue l’avenir de ce pays.  Cette jeunesse, dans l’ignorance est en train de se détruire avec ces Substances qui ne leur apportent rien que des maladies », affirme-t-elle dans son bureau, au ministère de la santé publique. Cet engagement lui a valu une médaille décernée par l’OMS pour sa contribution exceptionnelle à la lutte antitabac.

Hormis ses actions pour la lutte contre le tabac, l’alcool et les drogues, Nénodji Mbairo est aussi enseignante-chercheuse à l’Université de N’Djamena, notamment à la Faculté des Sciences de la Santé Humaine (FSSH), depuis 2016.

 

Tchad : quatre personnes condamnées à mort pour avoir tué une Chinoise

C’est au cours d’une session criminelle spéciale tenu le 27 aout dernier à la Cour d’appel de N’Djamena, que le verdict est tombé.

 

Ils ont été reconnu coupable d’assassinat pour le meurtre d’une commerçante chinoise survenu en juin dernier. L’affaire avait d’ailleurs défrayé la chronique durant plusieurs jours dans le pays. Lors de l’audience qui a duré toute la journée, les avocats commis d’office pour les quatre accusés ont plaidé pour la requalification de l’affaire en association de malfaiteurs afin que soit appliqué le nouveau Code de procédure pénale qui abolit la peine de mort.

Mais, le Procureur général Moukhtar Abdelhakim Doutom a plutôt demandé au président de la Cour d’appel d’appliquer la loi 34 réprimant les actes de terrorisme au Tchad au motif que les accusés sont coupables « d’assassinat odieux, horrible, lâche, barbare et inhabituel commis sur une femme étrangère ».

« Il n’y a pas un acte de terrorisme dans cette affaire. Par exemple, l’assassinant de 11 prisonniers en voie de transfèrement à la prison de haute sécurité de Koro-Toro qui ont été condamnés à la prison à vie. Beaucoup des Tchadiens ont été assassinés et leurs biens ont été emportés ou seulement c’est pour les Chinois que nous voulons appliquer la peine de mort a ces jeunes », a déclaré l’un des avocats de la défense, Alain Kagonbé.

 

 

Tchad : le 211e parti politique est créé

L’Union sacrée pour la République en abrégé USPR, c’est son nom. Il a été créé par le journaliste tchadien François Djékombé.

 

Le 27 aout 2018 est désormais une date importante pour François Djékombé. En effet, c’est ce jour que le communicateur a choisi pour lancer son parti politique : L’Union sacrée pour la République (USPR), l’a-t-il baptisé. C’était au cours d’un point de presse donné à la maison des médias de N’Djamena.

C’est depuis 2013 déjà que le journaliste avait l’intention de procéder à ce lancement. Mais du fait de certaines contraintes professionnels, les processus a du être stoppé. Ce n’est qu’en 2017 qu’il a remis la machine en marche. Et le 17 aout dernier l’USPR a reçu son droit d’exister.

La 211ème formation politique tchadienne possède des  membres dans les 12 provinces du territoire national. « Nous venons d’enregistrer d’autres membres dans les provinces du Borkou et du Lac. Les bureaux provinciaux de l’USPR seront installés dans les mois à venir et notre souci est de couvrir très rapidement toutes les 23 provinces du pays, déjà que nous couvrons plus de la moitié du pays » a expliqué le président du parti.

Selon François Djékombé la raison d’être principale de ce nouveau parti politique est « de parvenir à abréger la souffrance de nos concitoyens en disant halte, de manière démocratique et républicaine à cette dérive à la laquelle on assiste et qui laisse souvent pantois tout le monde. Nous venons avec un projet de société et un programme à soumettre au verdict du peuple tchadien. Il lui reviendra le moment venu, d’opérer son choix ou ses choix, en toute connaissance de cause ».

En effet, « personne n’est étranger à la situation chaotique et désastreuse que vit le peuple tchadien depuis plusieurs années. Cette situation, voulue, crée et entretenue par les libérateurs entre guillemets du 1er décembre 1990 obscurcit notre avenir et nous pousse dans notre dernier retranchement, d’où ce bonds politique que nous espérons salutaire pour notre survie et celle de nos enfants ».

Et contre cette situation l’USPR se présente comme étant « une force de critique, mais aussi une force de propositions ou de suggestions ». C’est d’ailleurs en ce sens que le nouveau parti appelle le gouvernement à « renouer le dialogue très rapidement avec les syndicats afin de sortir le pays du gouffre dans lequel il est plongé ».

L’Union sacrée pour la République est dirigé par un bureau exécutif national constitué  de neuf membres. Le siège provisoire du parti se situe au quartier Dembé 2, non loin de l’ancienne mairie du 7ème arrondissement de N’Djamena. Et dans quelques jours, François Djékombé et ses camarades comptent effectuer leur rentrée politique.

 

 

 

Tchad: des étudiants tchadiens obtiennent une bourse de la Chine

Ils sont au total 28 étudiants à avoir bénéficié de cette bourse.

 

L’ambassade de Chine au Tchad, a offert vendredi des bourses à 28 étudiants tchadiens, qui vont poursuivre les études en aéronautique, médecine et d’autres domaines en Chine.

A cette occasion, le ministre tchadien de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, David Houdeingar, a salué « un bel exemple de coopération » entre la Chine et le Tchad.

« Cette bourse d’excellence de l’ambassadeur vient appuyer les efforts que le ministère déploie effectivement pour la promotion de l’excellence », a déclaré le ministre tchadien.

La société chinoise pétrolière CNPC, a également offert des bourses d’études en ingénierie du pétrole en Chine à dix autres meilleurs bacheliers scientifiques de l’année 2018.

L’ambassade de Chine au Tchad offre, chaque année des bourses à des nouveaux étudiants tchadiens. En 2017, ils étaient 39 jeunes tchadiens à aller suivre leurs études supérieures en Chine dans les domaines de la médecine, des technologies, de l’informatique, de l’architecture, de l’administration et du commerce.

La représentation chinoise appuie aussi régulièrement l’Université de N’Djaména, la plus ancienne et plus importante du pays, au sein de laquelle un département de Lettres et Arts chinois a été créé en novembre 2013.

Football : des dirigeants de la FTFA mis en cause par un rapport judiciaire

Ce  rapport datant de mai dernier, épingle le président et vice-président de la Fédération tchadienne de football association, Moctar et Foullah.

 

Retour sur les faits

Le rapport de la police judiciaire, signé par Wahili Youssoubo, contrôleur général de la police, que Tchadinfos a pu consulter, revient sur l’affaire de détournement de fonds qui éclabousse la Fédération tchadienne de football association (FTFA).

De quoi s’agit-il ? Selon la police, le club ASCOT « estime être victime d’abus de confiance et du détournement des fonds destinés à elle, somme encaissée par le premier vice-président de la FTFA, M. Ibrahim Foullah ». L’affaire remonte à la fin de la saison sportive 2014-2015. ASCOT a été déclaré champion et « devrait représenter le Tchad à Abidjan en Champion’s league ».

« Une procédure a été engagée » pour le déplacement de ASCOT et « un chèque d’un montant de 60 millions de francs CFA a été tiré » en faveur de ce club champion mais aussi de Renaissance Football Club (RFC), vice-champion du Tchad.

Où est passé cet argent ?

Pour éviter la lenteur administrative concernant le décaissement des fonds, les deux clubs ont effectué le déplacement à leurs propres frais. Et le remboursement devrait se faire au retour. Ce qui ne fut pas le cas. En effet, selon l’enquête de la police judiciaire, « Ibrahim Foullah a pu encaisser ce montant au Trésor public [en date] du 28 avril 2016 et n’a daigné rendre compte alors qu’il n’est pas habilité à le faire ».

Entendu sur procès-verbal, Ibrahim Foullah « reconnaît avoir déchargé ce montant de 60 millions de francs CFA destiné aux deux clubs pour leur déplacement aller et retour » : 30 millions pour ASCOT et 30 autres millions pour RFC. Dans sa défense, le vice-président de la FTFA nie tout détournement du montant réservé à ASCOT et affirme avoir remis une somme de 9 475 000 francs CFA aux officiels, déposé 3 millions « comme caisse d’avance » et quelque 18 525 000 francs CFA « dans la caisse de la Fédération ». Problème : après sommation (9 475 000 + 3 000 000 + 18 525 000), Tchadinfos a constaté un surplus d’un million.

Selon Ibrahim Foullah, « le reliquat (18 525 000) avait été utilisé pour payer les billets de RFC qualifiée pour le deuxième tour » de la compétition africaine.

Pourquoi le nom de Moctar Mahamoud est cité dans l’affaire ?

Ibrahim Foullah a par ailleurs accusé son président, Moctar Mahamoud, d’avoir détourné les fonds alloués au football tchadien au profit de « ses intérêts personnels ». Selon lui, « du 20 novembre 2017 au 18 avril 2018, d’importantes sommes d’argent ont été virées dans le compte de la Fédération logé à la CBT [Commercial Bank Tchad] (…). En sus de ces virement, le président de la FTFA, Moctar Mahamoud, a justifié des dépenses fictives puisque les rubriques n’ont jamais été réalisées » et le montant de ce détournement est estimé, selon Ibrahim Foullah, à environ 340 600 000 francs CFA, « ajoutés à cela la somme de 200 000 dollars virés pour l’organisation du championnat national ».

Interrogé par la police judiciaire, Moctar Mahamoud dit qu’il est le « seul interlocuteur de la FIFA au Tchad ». Et « s’il y a litige, seul le Tribunal arbitral sportif est compétent ». Pour lui, son vice-président, Ibrahim Foullah, a « soutiré » des documents dans son bureau « parce qu’il se sent menacé suite au détournement » des 60 millions de francs CFA destinés à ASCOT et RFC.

Quelles sont les conclusions de l’enquête de la police ?

En fin de compte, la police judiciaire relève que le vice-président de la FTFA, Ibrahim Foullah, « a décaissé les 60 millions de francs CFA destinés à ASCOT et RFC, quand bien même cela ne relève pas de ses attributions et dont la traçabilité reste mitigée ».

À charge de Ibrahim Foullah, la police estime qu’ « il a non seulement abusé de la confiance de la FTFA mais il a [aussi] détourné » les 60 millions de francs CFA.

Concernant les détournements reprochés au président de la FTFA, Moctar Mahamoud, la police constate que « ce dernier n’a pas apporté des justificatifs aux dépenses consignées dans son rapport envoyé à la Fifa » « Etant le principal ordonnateur des dépenses (…) de la FTFA, le délit de faux en écriture publique et authentique, de faux et usage de faux et de détournement de fonds estimés à 539 340 870 francs CFA et 200 000 dollars lui sont imputables », conclut l’enquête de la police judiciaire qui a décidé ainsi d’envoyer, depuis le 23 mai 2018, l’affaire au procureur de la République à N’Djamena.

 

 

 

 

 

Tchad : la nouvelle compagnie aérienne baptisée Tchadia Airlines

Le vol inaugural de la compagnie nationale tchadienne aura lieu le 1er octobre prochain.

 

Le directeur général de l’Autorité de l’aviation civile au Tchad (ADAC), a éclairci les zones d’ombre quant au nom de la nouvelle compagnie aérienne tchadienne.  A l’annonce de la création de la compagnie, deux noms ont été présentés au public : Tchadia Airlines ou Chadian Airlines. Mais dans une récente sortie le directeur de l’ADAC a déclaré que celle-ci s’appellera uniquement Tchadia Airlines.

Déjà, le partenaire du gouvernement dans la mise sur pied de cette compagnie, Ethiopian Airlines a annoncé que les deux parties ont finalisé les accords pour le lancement de la nouvelle compagnie nationale tchadienne. Le Tchad est actionnaire à 51% et le groupe Ethiopian 49%.

Dans un premier temps, les vols de la compagnie se feront entre les quatre principales villes du pays. En effet, la compagnie possède déjà deux avions Turboprop Bombardier Dash et Q 400. C’est deux engins constitueront la flotte de départ de la compagnie dont le vol de départ aura lieu le 1er octobre prochain.

Selon le PDG du groupe Ethiopian Airlines, Tewolde Gebre Mariam, « le partenariat stratégique en matière d’équité dans le lancement du nouveau transporteur national du Tchad fait partie de notre stratégie Vision 2025 à centres multiples en Afrique. Le nouveau transporteur national du Tchad servira de plaque tournante solide en Afrique centrale grâce à une connectivité aérienne nationale, régionale et éventuellement internationale vers les principales destinations au Moyen-Orient, en Europe et en Asie ».