Inauguration du Centre d’employabilité Francophone de N’Djamena

Le Centre d’Employabilité Francophone (CEF) de N’Djamena a été inauguré le jeudi 17 février 2022

Avec la présence effective de Monsieur Mamadou Gana Boukar , Secrétaire d’Etat à l’Enseignement supérieur, à la recherche scientifique et à l’innovation, représentant Madame la Ministre, du Ministre de la Jeunesse, des sports et de la promotion de l’entrepreneuriat, Routouang Mohamed Ndonga Christian , de la Directrice régionale de l’Agence Universitaire de la Francophonie en Afrique centrale et Grands Lacs, le Prof. Aissatou SY-WONYU (à distance et en ligne depuis Yaoundé et du Président de l’Université de N’Djaména, le Prof. Saleh DAOUSSA HAGGAR.

Hébergé au sein des locaux de l’AUF Tchad, le CEFNDjaména est un espace destiné à accueillir des étudiants, des coachs, des animateurs, des entrepreneurs, des formateurs, des professionnels et des invités. Le CEF est conçu pour fournir des services d’accompagnement, de formation, de certification, de mise en contact et de tutorat orientés vers le développement personnel des étudiants par l’acquisition de compétences transversales, la préparation à l’insertion professionnelle, la stimulation de l’esprit entrepreneurial et du travail collaboratif et créatif.

Les autres CEF de la Région Afrique centrale et Grands Lacs seront inaugurés prochainement.

 

Tchad : le ministre des Sports a visité l’équipe nationale de football

Le 17 février 2022, le ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Promotion de l’Entrepreneuriat, Routouang Mohamed Ndonga Christian a rendu visite, à l’équipe nationale de football senior, lors d’une séance d’entrainement à l’Académie de Farcha, dans le 1er arrondissement de N’Djamena.

Les Sao version Football senior ont commencé les entrainements depuis vendredi dernier dans le cadre des préparatifs du match contre l’équipe nationale gambienne. Une présélection de 30 joueurs, coptés dans les différents clubs nationaux, a été faite.

Selon les explications de l’Entraineur Principal, M. Mahamat Allamine Abakar, un casernement est prévu à partir du 24 février à N’Djamena. Une « mise au vert » est envisagée à Douala, à partir du 10 mars, pour permettre aux joueurs professionnels de rejoindre le groupe en vue de la constitution de l’équipe finale. Des matches amicaux sont aussi en négociation.

Le ministre en charge des Sports, Routouang Mohamed Ndonga Christian a, tout d’abord, félicité le staff du Comité de normalisation qui n’a ménagé aucun effort pour réunir l’équipe. « Depuis plusieurs années nous nous battons pour atteindre un niveau dans les compétitions internationales. Après un temps mort dans le football, nous avons bien voulu prendre le défi d’atteindre un niveau plus haut dans la présélection de la CAN. Ceci va avec toutes les attentes du peuple tchadien, a-t-il déclaré.

Tchad : le Parti socialiste sans frontières marche pour la justice et la sécurité

Des militants du Parti socialiste sans frontières (PSF) sont sortis ce 18 février 2022, pour marcher pour la justice et la sécurité au Tchad.

Cette marche a été autorisée la veille par le ministre en charge de la Sécurité publique. Cette marche du PSF, pour la justice et la sécurité est coordonnée par le leader du parti, Yaya Dillo Betchi. Il a d’ailleurs organisé une conférence de presse la veille, pour donner des orientations. La rencontre avec les journalistes et ses partisans s’est déroulée au siège du parti à N’Djamena.

Pour cette marche,  l’itinéraire suivi va du rond-point de Dembé jusqu’à la bourse de travail, comme précisé dans la décision du ministre de la Sécurité publique.

En plus des pancartes et banderoles contre l’injustice et l’insécurité, les marcheurs disent : « non au renouvellement de la période de transition ». Ils demandent également la libération de Hamat Haoun Lary.

Tchad : le ministère de la Sécurité autorise finalement la marche du PSF

Détails à suivre…

La santé doit être « au cœur » du partenariat Afrique-Europe (Macky Sall)

Pour le chef de l’Etat sénégalais et président en exercice de l’Union Africaine (UA), « sans sécurité sanitaire, la relance économique est impossible ».La relance économique tant espérée par les dirigeants a des préalables. Et la plus importante, selon le président Macky Sall, est la sécurité sanitaire. S’exprimant dans une tribune publiée, ce jeudi, premier jour du sixième Sommet Union Européenne (UE)-Union Africaine (UA), qui se tient à Bruxelles (Belgique), il a fait savoir que la santé est l’un secteur crucial que doit prendre en compte le partenariat entre les deux continents.

« Sans sécurité sanitaire, la relance économique est impossible. La crise du Covid-19 le prouve, de même qu’elle a prouvé l’interdépendance entre nos deux continents », a soutenu Macky Sall, rappelant que la santé ne faisait pas partie, en 2017, des quatre domaines stratégiques considérés comme prioritaires à l’occasion du cinquième sommet entre l’UE et l’UA.

Le président en exercice de l’UA relève qu’entre-temps, la pandémie de Covid-19 « a dévasté le monde, nous rappelant une vérité que nous avions tendance à oublier : notre santé, clé de notre bien-être, est aussi le fondement de notre agenda de développement commun ». Il a ainsi invité les uns et les autres à ne pas reproduire « les mêmes erreurs ».

Par ailleurs, le président Macky Sall a rappelé que « de nombreux pays d’Afrique ont vu leur marge budgétaire se réduire et leurs efforts en matière de santé mis à mal ». Cela a durement affecté les programmes de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, trois épidémies qui freinent considérablement le développement de l’Afrique, a-t-il ajouté.

Partant de constat, Macky Sall a souligné la nécessité pour le partenariat UE-UA de reconnaître l’urgence de renforcer les systèmes de santé des pays africains et d’en faire un domaine d’investissement prioritaire. A l’en croire, cela permettra de concrétiser la relance et prémunir les économies des conséquences d’une future pandémie.

Pour le chef de l’Etat sénégalais, « ce sommet sera aussi celui qui changera, pour de bon, le paradigme de la coopération entre l’UE et l’Afrique, que nous souhaitons voir fondée sur une relation de partenariat entre pairs, sur la base d’objectifs partagés. » Selon lui, « la santé en est un ».

Macky Sall a appelé « l’Union européenne, ses Etats membres et la communauté internationale à renforcer sa collaboration avec le Fonds mondial et l’ensemble des organisations multilatérales de santé afin que nous puissions, ensemble, continuer à sauver des vies et préserver nos perspectives communes de développement équitable et durable ».

il est interdit aux militaires de se prononcer sur les questions politiques sur Facebook et WhatsApp

Une décision du chef d’état-major général des armées, du 15 février 2022, interdit désormais aux militaires tchadiens d’intervenir sur les sujets politiques dans les fora, Facebook et WhatsApp.

Au Tchad, les éléments de Forces de défense et sécurité ne doivent, ni participer, moins encore participer aux débats à connotations politiques sur les réseaux sociaux, Facebook et WhatsApp. C’est une décision du, chef d’état-major général des armées (CEMGA),Abakar Abdelkérim Daoud.

Il dit avoir constaté avec regret que, les militaires critiquent publiquement les actions gouvernementales sur ces plateformes. « D’autres vont jusqu’à organiser des réunions secrètes pour défendre la cause de leur communauté ignorant la règle d’or de l’armée qui impose une neutralité totale des militaires face aux questions politiques ». Le CEMGA met en garde les éléments de, l’armée de terre, Armée de l’air, GNNT, DGGN et la DGSSIE.

« Désormais, ceux qui se rendront coupables en publiant des informations et/ou en participant à des réunions à caractère politique se verront sévèrement sanctionner conformément aux textes en vigueur », peut-on lire dans la note de service.

La Banque de l’UE soutient le secteur privé africain

L’institution financière va débloquer 62 millions d’euros pour accompagner les entreprises privées touchées par la crise sanitaire de la Covid-19.L’investissement dans le secteur privé en Afrique, comme partout ailleurs dans le monde, est indispensable pour remédier aux conséquences de la crise sanitaire et enclencher une croissance durable. Les fonds de la Banque européenne d’investissement (BEI) promis en marge du Sommet Union européenne-Union africaine (17-18 février à Bruxelles) permettront de financer six initiatives d’investissement à fort impact en faveur du secteur privé.

Il s’agit entre autres de l’accélération de l’investissement dans les jeunes pousses du secteur technologique d’Afrique, la garantie de l’accès au financement des populations éloignées et fragiles et le soutien au financement du secteur privé avec les principales banques africaines locales.

Tchad : le ministère de la Sécurité autorise finalement la marche du PSF

Après avoir refusé, dans un premier temps, la correspondance du Parti socialiste sans frontières, relative à la marche du vendredi 18 février 2022, le ministère de la Sécurité vient d’autoriser ladite marche.

La marche initiée par le Parti socialiste sans frontières pour la  justice et la sécurité, aura bel et bien lieu. Elle a été autorisée ce 17 février, par le ministre en charge de la Sécurité publique, Souleyman Abakar Adam. L’itinéraire retenu est du Rond-point de Dembé à la Bourse du travail.

L’heure de rassemblement est fixée à 7 heures, selon le parti, rappellent les organisateurs. Le parti fait savoir que des bus seront prévus pour la circonstance. A partir des points suivants, rond-point de Farcha,  rond-point de Goudji, rond-point Goudji, rond-point Hamama et rond-point Walia.

Le président du Parti socialiste avait dénoncé le refus de réceptionner sa correspondance au ministère de la Sécurité. La raison évoquée était : « le ministre a donné des instructions de ne pas réceptionner les correspondances à son absence », s’était plaint, Yaya Dillo Djerou. Ainsi, il avait entrepris de faire un dépôt par voie d’huissier, ça n’a pas marché.

Il a enfin déposé le courrier sur sa page Facebook, pour que le « ministre de la Sécurité Publique le lise et pour que cela ne soit pas un motif d’interdiction », de la grande marche contre « l’insécurité et l’injustice ».

Tchad : le ministère de la Jeunesse et des Sports organise des audits des compétences

Dans les prochains jours, le ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Promotion de l’entrepreneuriat entend organiser des audits des compétences, dans son département.

C’est du moins ce qu’on peut lire, dans la note rendue public le 17 février 2022, le secrétaire général dudit. Dr. Lona Ouaidou Ramadan, écrit : « il est demandé à tout le personnel ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Promotion de l’entrepreneuriat de déposer son CV à jour à la direction des ressources humaines le 25 février 2022. »

 L’objectif de l’audit des compétences est d’évaluer les profils du personnel au vu des attributions, de définir les besoins en renforcement des capacités et le redéploiement du personnel du ministère afin de permettre une meilleure gestion et les allocations des compétences.

L’approche est appréciée par plusieurs citoyens qui estiment les autres départements ministériels devraient s’en inspirer.

« L’anti-terrorisme au Sahel ne saurait être la seule affaire des pays africains » (Macky Sall)

Le combat contre les groupes jihadistes au Sahel ne saurait être la seule affaire des pays africains », a estimé à Paris le président sénégalais Macky Sall, réagissant à l’annonce du retrait du Mali des forces françaises et européennes.« Nous comprenons cette décision » a déclaré Macky Sall  ce jeudi matin dans une conférence de presse commune avec le président Emmanuel Macron, Nana Akufo-Addo, president en exercise delà Cedeao et Charles Michel, président du Conseil européen. 

Le president sénégalais qui assure la présidence tournante de l’Union africaine, a soutenu que « la lutte contre le terrorisme au Sahel ne saurait être la seule affaire des pays africains ».

Macky Sall s’est réjoui par ailleurs de la décision de la France de l’Union européenne d’accompagner les pays du Sahel et du Golfe de Guinée en proie au jihadisme. « Nous sommes heureux que l’engagement ait été renouvelé de rester dans la région et de réarticuler le dispositif », a-t-il dit en ce sens.

Emmanuel Macron a soutenu ce jeudi à Paris lors d’une conférence de presse commune avec l’UE, la Cedeao et l’UA que les forces militaires françaises Barkhane et européennes Takuba vont quitter définitivement le territoire malien lors d’un « retrait coordonné ».

Une décision qui vient entériner les mesures arrêtées mercredi soir lors d’un dîner de travail à l’Élysée réunissant plusieurs dirigeants européens et des pays du G5 Sahel, de la Cedeao et l’UA.

Sahel: la France l’UE annoncent un « retrait coordonné » au Mali

C’est désormais officiel. La France et ses partenaires européens officialisent leur retrait militaire au Mali après neuf ans de lutte anti-jihadistes. Cette décision majeure a été annoncée par la France et ses alliés européens dans un communiqué commun.

Une déclaration qui vient entériner les décisions arrêtées mercredi soir lors d’un sommet à l’Élysée réunissant plusieurs dirigeants européens et africains.

La sécurité au Sahel était d’ailleurs au cœur de ce dîner de travail entre le président français Emmanuel Macron, ses partenaires européen et des chefs d’Etat africains.

Les pays du G5 Sahel comme le Tchad, le Niger et la Mauritanie étaient étaient présents à cette rencontre tout comme le Bénin, récemment touché par des attaques jihadistes, le chef de l’Etat sénégalais Macky Sall qui assure la présidence tournante de l’Union africaine et celui du Ghana Nana Akufo-Addo, qui assure la présidence de la Cedeao.

Au centre des débats, le retrait définitif de la force militaire Barkhane et européenne Takuba au Mali. Emmanuel Macron a donné sa position sur la question évoquant un retrait des troupes françaises et européennes au Mali.

Le président français avait entamé depuis plusieurs jours une série de consultations avec ses partenaires européens pour adopter une position commune sur la question.

La Bad appuie l’Agenda 2063 de l’Union africaine

Le Fonds africain de développement vient d’accorder une subvention de 11,48 millions de dollars au secrétariat de l’institution régionale pour renforcer sa gouvernance et lui apporter un soutien institutionnel.L’approbation de cette subvention s’inscrit dans le volet « financement des biens publics régionaux » du Fonds logé à la Banque africaine de développement (Bad). Les ressources contribueront au projet de renforcement des capacités institutionnelles de l’Union africaine, un programme conçu pour améliorer la capacité de la Commission de l’UA à piloter l’Agenda 2063.

Ce dernier est la vision de l’institution régionale pour « une Afrique intégrée, prospère et pacifique, dirigée par ses propres citoyens et représentant une force dynamique sur la scène mondiale ». Il comprend des programmes pour stimuler la croissance économique et le développement du continent et conduire à sa transformation rapide.

Les fonds alloués couvriront trois principaux volets : le renforcement institutionnel ; la planification et la coordination des politiques, ainsi que la fourniture de prestations de services ; et la gestion de projet. En outre, le projet comprend d’importantes garanties environnementales et sociales ainsi que des considérations liées à la dimension de genre.

En 2017, la Commission de l’UA a lancé un vaste processus de réforme institutionnelle afin de rendre l’institution plus agile, plus efficace et plus autonome financièrement. Le projet poursuivra ces réformes en modernisant ses systèmes et en améliorant ses capacités de planification, de coordination et de prestation de services.

Une partie des fonds sera allouée aux pratiques de réduction des risques de catastrophes et aux mécanismes d’adaptation au changement climatique de la Commission de l’UA. Le soutien aux femmes comprendra l’élaboration des lignes directrices et du tableau de bord de la Commission en matière d’intégration de la dimension de genre et de la jeunesse, ainsi que des activités connexes, en plus du soutien à la réforme institutionnelle de l’Union africaine.

Le coût total du projet s’élève à 12,6 millions de dollars, et inclut une contribution en nature de l’Union africaine. Le succès du projet devrait encourager d’autres institutions de développement pour des contributions similaires.

Tchad : le ministre de l’Hydraulique évalue les grands dossiers de son département

Le Ministre de l’Hydraulique Urbaine et Rurale, Alio Abdoulaye Ibrahim a dirigé ce 16 février 2022, une rencontre de travail avec les conseillers, les Inspecteurs généraux et les Directeurs Généraux de son département.

Cette rencontre vise à évaluer les gros dossiers des projets et programmes de son Département, ainsi que d’autres sujets administratifs. Les points à l’ordre du jour étaient entre autres :

1) État d’avancement du projet PIER-EW ;

2) Projet d’approvisionnement en Eau potable de la ville de N’Djamena (D2B);

3) Projet BDEAC/ Deux Ennedis;

4) Analyse de la Nouvelle donne du Projet du Fonds Saoudiens ;

5) Mobilisation du budget 2022

6) Respect des horaires de travail.

Tous ces points inscrits ont été abordés sans langue de bois. Plusieurs points positifs ont été enregistrés.

S’agissant du projet PIER-EW, des instructions fermes ont été données aux cadres du Ministère d’appuyer l’unité de gestion à différents niveaux de responsabilité de tout mettre en œuvre pour rectifier le retard accusé dans l’atteinte des objectifs. Quant au projet D2B, un ouf de soulagement enregistré par l’unité de gestion. Les 30% de la contrepartie de la partie État sont effectivement versés dans le compte du Projet pour permettre le démarrage des travaux. D’autres démarches sont en cours pour les autres projets et programmes. Le projet de la BDEAC éprouve de difficultés pour l’obtention de l’avis de non objection de la Banque et le non versement de la contrepartie État freinent le début des travaux. Le Ministre a instruit que des efforts soient fournis pour relever le défi. Le retard des agents à leurs postes a retenu particulièrement l’attention du Ministre. L’inspection Générale est en train de prendre des dispositions pour éviter le retard au travail tant bien au Ministère que dans des Entités sous tutelle.

Source : ministère de l’Hydraulique

Tchad : le Comité de gestion de crise du Ouaddaï demande le départ du gouverneur

Dans une déclaration du 15 février 2022, le Comité de gestion de crise du Ouaddaï  exige le départ du  gouverneur de la province. C’est l’une des exigences contenue dans les résolutions pour résoudre la crise.

Le Comité de gestion de crise du Ouaddaï a fait une communication suite à la non-application des résolutions sur la crise d’Abéché. En marge des évènements sanglants qui avait entrainé la mort d’au moins, 21 personnes, selon les organisations de défense de droits de l’Homme. Pour rappel, les habitants manifestaient pour dénoncer l’intronisation du chef de canton de Beni Halba. Ils estimaient que ce dernier est le fruit d’une cooptation. Les manifestations ont été violemment réprimées par les forces de maintien de l’ordre. Ainsi, des pistes de résolutions ont été mises par un comité de gestion de crise pour mettre fin aux tensions.

Parmi lesquelles, le départ immédiat du gouverneur. Pour les habitants, le gouverneur serait à l’origine de toute machination qui a entrainé aux massacres. Au cours du point de presse, le porte-parole du comité de gestion de crise, Mahamat Macki Adam est revenu à la charge. Il invite également le gouvernement à traiter avec attention, les dossiers des personnes blésées.

« En cas de non prise en compte, la population va user de toutes les voies légales prévues dans la constitution de la République », met en garde Mahamat Macki Adam.

Le comité précise qu’il lutte sans relâche afin de calmer les esprits surchauffée suite aux événements douloureux qui ont endeuillé les familles dans la province du Ouaddaï.

Sahel : journée décisive sur la présence de Barkhane au Mali

Le sort de l’opération Barkhane devrait être prononcé mercredi ou jeudi, en marge d’un sommet Union européenne – Union africaine.Plusieurs sources diplomatiques affirment que les dirigeants régionaux et internationaux se retrouveraient ce mercredi pour un dîner à Paris, afin de discuter avec le président français avant un sommet UE-Afrique jeudi 17 février. 

A ce titre, Emmanuel Macron a convié ce mercredi 16 février, les chefs d’Etat du G5 Sahel notamment le président nigérien Mohamed Bazoum, le Tchadien Mahamat Idriss Déby et le Mauritanien Mohamed Ould Ghazouani. Une rencontre à laquelle le président français n’a pas invité les autorités de la transition burkinabé et malienne.

Le président de l’Union africaine Macky Sall et le président en exercice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) le Ghanéen Nana Akufo-Addo seront de la partie tout comme le Conseil européen Charles Michel, et du chef de la diplomatie européenne Josep Borrell.

Devant son homologue sénégalais Macky Sall, nouveau président de l’UA et ses partenaires du G5 Sahel, Emmanuel Macron, nouveau président de l’UE, doit présenter une réorganisation de l’opération Barkhane menée par son pays contre le djihadisme au Sahel. L’Élysee souhaite trouver des solutions concertées et collectives avec ses partenaires africains et européens avant le possible retrait des troupes françaises au Mali.

Selon de nombreuses sources, la moitié des 4800 soldats français actuellement déployés dans le cadre de cette opération sont stationnés au Mali et devraient prochainement quitter le pays.

Les autorités de Paris et Bamako ne parlent plus le même langage depuis plusieurs semaines. L’escalade verbale est montée à un tel point que les militaires au pouvoir à Bamako ont décidé, le 31 janvier, d’expulser l’ambassadeur de France, demandant plus de « respect » de la part de ses autorités. Paris avait traité les actuels dirigeants maliens d’« illégitimes » prenant des « décisions irresponsables ».

Les conditions ne semblaient donc plus réunies pour que la France maintienne son action militaire au Mali. En plus du maintien des militaires maliens au pouvoir, la supposée arrivée des mercenaires russes de Wagner semble constituer une autre ligne rouge qui a été franchie, d’après les autorités françaises. Sur fond de sentiment antifrançais croissant au Sahel, Paris avait annoncé aussi « travailler d’ici la mi-février » à l’adaptation de son dispositif militaire dans la région et va vraisemblablement acter son retrait militaire forcé du Mali.

Avant-hier lundi, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, affirmait que « si les conditions ne sont plus réunies, ce qui est manifestement le cas, pour qu’on puisse être en mesure d’agir au Mali, on continuera à combattre le terrorisme à côté avec les pays du Sahel qui sont eux tout à fait demandeurs ». Ce qui voudrait dire que le retrait des troupes françaises au Mali se précise, même si elles vont recentrer leur action au Burkina Faso, au Niger et au Tchad, entre autres pays sahéliens actuellement visés par les violences djihadistes.

Selon les données publiées par le ministère de la Défense français en décembre 2021, l’opération Barkhane dispose de trois bases militaires dans le nord du Mali. La principale se situe à Gao et dispose d’hélicoptères de combat, de troupes, de véhicules blindés lourds et de moyens logistiques de transport.

Tchad : indignation de la CTDDH suite à la répression des marcheurs à N’Djamena

La Convention Tchadienne de Défense de Droits de l’Homme (CTDDH), exprime sa vive préoccupation sur la violente répression policière dont étaient victimes les manifestants pacifiques ce matin dans plusieurs quartiers de N’Djamena.

En effet, en signe de solidarité et de soutien aux victimes de la tuerie de Sandana, Province de Moyen-chari survenu le 09 février dernier ayant entraîné la mort de 13 personnes et plusieurs autres blessées, une manifestation pacifique a été organisée  à Ndjamena et autres villes du Pays.

Celle organisée à Ndjamena a été violemment réprimée par les Éléments de forces de l’ordre qui avaient fait un usage excessif de gaz lacrymogènes qui a causé des cas blessures parmi les manifestants. Plus pire encore, les Éléments de forces de l’ordre avaient largué de lacrymogènes sur des tentes dressées pour célébrer les obsèques d’un individu décédé.

La Convention Tchadienne de Défense de Droits de l’Homme, rappelle aux autorités en charge de la sécurité que leur mission consiste à protéger les paisibles citoyens et non les atteindre dans leur chère.

L’organisation de défense des droits humains, souligne qu’aucun motif ne saurait justifier un tel emploi de la force sur des manifestants à mains nues et de surcroît agenouillés à même le sol.  Ainsi, La CTDDH exige l’ouverture d’une enquête indépendante afin d’établir les responsabilités des uns et des autres. Elle souhaite enfin, un prompt rétablissement à tous ceux et/ou celles qui étaient blessés.

Tchad : de nouveaux responsables nommés à la sécurité publique

Plusieurs autorités en charge de la sécurité publique ont été mutées ce mardi 15 février 2022. La décision intervient à un moment où, plusieurs provinces sont confrontées à un réel problème de sécurité.

Le président du Conseil militaire de transition, Mahamat Idriss Deby a signé plusieurs décrets, nommant de nouvelles personnalités au ministère de la Sécurité publique. Il a fait appel à deux généraux, par ailleurs gouverneurs ont été appelé à la rescousse. Des visages bien connus des populations. Il s’agit entre autres de l’ancien gouverneur du Borkou, nommé, directeur général des renseignements, en remplacement de Baba Ladé. Et Moussa Haroun Tirgo, ex gouverneur de la province du Logone oriental.

Les nouveaux décrets se comportent comme suit : directeur de la sécurité publique, Hamid Djecki Tebine en remplacement de Tahir Haliki Haggar.  Il aura pour adjoint, Moussa Abderamane Moussa Nomination au Ministère de la Sécurité Publique et de l’Immigration.

Le nouveau patron de la Direction général des renseignements et d’Investigations est, Ismat Assakha Acheikh, en remplacement de Abdelkader Baba Ladé. Son adjoint est Sougour Abdelkerim. Abdelkader Baba est envoyé au secretariat général du ministère.

Le général de Corps d’Armée Moussa Haroun Tirgo est nommé directeur général de la police nationale en remplacement de Ousman Bassi Lougouma.

Ces nominations interviennent alors qu’un deuil national est initié en mémoire des personnes massacrées dans un village du Moyen Chari. L’archevêque métropolitain de N’Djamena, a d’ailleurs été blessé au cours des marches de ce jour, par un éclat de gaz lacrymogène.

Tchad : l’archevêque de N’Djamena blessé au cours de la marche de soutien aux victimes du massacre de Sandana

Plusieurs blessés, dont l’archevêque de N’Djamena, Mgr Edmond Djitangar, signalés au cours de la marche pour la dignité et la justice, en hommage aux victimes de Sandana, ce 15 février 2022.

Vêtues de noir, les populations de N’Djamena sont sorties massivement pour une marche de soutien, aux personnes massacrées au village Sandana, province du Moyen Chari. La marche pour la dignité et la justice a été initiée par les ressortissants du Moyen la circonscription. Malheureusement, les marcheurs ont été confronté à la répression de la police. Le Groupement d’intervention de la police (GMIP), a fait usage des gaz lacrymogènes et de jets de grenades pour disperser les manifestants.

Tchad : violence de Sandana, la ville de Sarh pleure ses morts

Les éclats de grenades ont atteint les genoux de l’archevêque métropolitain de N’Djamena, Mgr Edmond Djitangar Goetbé. L’homme de Dieu a eu une contusion. Une blessure qui intervient, alors qu’il marchait, avec les autres citoyens,  pour la dignité et la justice aux personnes massacrées. La scène de ce jour s’est déroulée au quartier Moursal, dans le 6ème arrondissement de la cité capitale. Plusieurs autres blessés ont été enregistrés.

Cette situation a entrainé l’arrêt de cours dans les établissements de la ville. Par mesure de sécurité, les chefs d’établissements ont libéré les élèves. Les marcheurs n’entendent pas lâcher prise, malgré la répression des forces de maintien de l’ordre. L’on écoute entre autres, « c’est une marche pacifique », « nous voulons simplement rendre hommage à nos frères injustement massacrés », des slogans similaires se multiplient. D’un autre côte c’est l’hymne national qui est entonné. Ceux qui n’ont pas pu participer à la marche et les internautes, s’indignent sur la toile. Les images et vidéos de l’archevêque sont d’ores et déjà devenues virales.

Tchad : violence de Sandana, les populations exigent le départ des autorités qui ont les troupeaux

Pour rappel, le 10 février dernier, 12 habitants du village Sandana, dans la province du Moyen Chari ont été tués par balles, par un éleveur.

Tchad : l’Unesco remet les clés de trois véhicules au ministère de l’Education nationale

Le ministre de l’Education Nationale et de la Promotion Civique, Kosmadji Merci, a reçu le lundi 14 février 2022, une délégation de l’UNESCO, conduite par le directeur du Bureau International de l’Education, M. Yao Ydo.

Les échanges ont porté sur les projets de l’UNESCO qui sont réalisés, en cours de réalisation ou à réaliser. Il était aussi question de présenter au ministre de l’Education Nationale et de la Promotion Civique, le nouveau directeur de l’Afrique Centrale, Paul Courtière. L’UNESCO et le ministère de l’Education Nationale et de la Promotion Civique ont réaffirmé leur volonté à entretenir leur franche collaboration pour la bonne marche de l’éducation au Tchad. Ainsi, dans le cadre du Projet de Renforcement de l’Education et de l’Alphabétisation au Tchad (PREAT), le directeur du Bureau International de l’Education, YAO YDO a remis au chef de département de l’Education Nationale et de la Promotion Civique, les clés de trois véhicules

Tchad-Covid19 : le bilan hebdomadaire présente 22 cas positifs

Le bilan hebdomadaire de la situation épidémiologique, fait état d’une baisse significative. La mise à jour a été publiée le 14 février 2022, par la Coordination nationale des actions de lutte contre le Covid-19.

D’après le bilan de la semaine dernière, 1765 échantillons ont été analysés sur l’ensemble du pays. Parmi lesquels, 22 cas sont confirmés.  Les nouveaux cas sont repartis comme suit, N’Djamena 16, Logone Oriental 1, Moyen-Chari 1, Batha 3 et Hajder Lamis 1.

Aucun décès enregistré, et 113 malades sous traitement.
Le nombre des cas confirmés depuis le 19 mars 2020 est de 7236 répartis dans 22 provinces dont 190 décès.

Fonds mondial de la santé: pour une répartition des contributions africaines

Les États-Unis accueilleront la 7e Conférence de reconstitution des ressources du Fonds mondial de la santé au deuxième semestre de cette année 2022.

Les acteurs de la Société civile africaine demandent une meilleure répartition des ressources financières du Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme. Dans une déclaration parvenue à APA, ils recommandent une répartition de la contribution des Etats africains de plus en plus importante, en leur permettant de conserver un pourcentage des fonds de leurs promesses pour les investir dans la lutte contre les pandémies particulièrement en faveur des populations vulnérables.

« A cet effet, un mécanisme de suivi de l’utilisation de ces fonds sera défini et confié à la Société civile », indique le document signé par Elhadji Daouda Adam, président de l’Union africaine des consommateurs (UAC). Il exhorte ainsi l’Union Africaine à faire de cette reconstitution une de ses priorités en mobilisant les Chefs d’Etat et la Société civile africaine dans la reconstitution des ressources du fonds mondial.

Pour y arriver, la Société civile africaine invite le chef de l’État sénégalais, Macky Sall, président en exercice de l’Union Africaine de « souligner, à chaque occasion, à ses pairs, Chefs d’Etats africains, l’importance des dépenses nationales dans le secteur de la santé pour que chaque pays atteigne ses objectifs avec l’appui des autorités publiques, de la Société civile et du secteur privé. Car la santé est un droit humain fondamental ».

La 7e Conférence du Fonds mondial, qui se déroulera dans un contexte marqué par la crise sanitaire liée à la Covid-19, permettra de recueillir des promesses de dons pour assurer les subventions pour la période 2024-2026, qui correspond à la première moitié de la période de sa stratégie récemment approuvée par son Conseil d’administration.

Les grandes orientations de cette stratégie reconnaissent explicitement le rôle que le partenariat avec la Société civile, notamment, peut et doit jouer dans la préparation et la riposte aux pandémies, compte tenu des impacts des celles-ci sur les communautés vulnérables.

La conférence se déroule tous les trois ans et réunit des représentants des gouvernements, de la société civile, du secteur privé et des communautés touchées par les trois maladies infectieuses les plus dévastatrices à savoir le Sida, la tuberculose et le paludisme.

Tchad : violence de Sandana, la ville de Sarh pleure ses morts

En mémoire aux 12 personnes massacrées au village Sandana, dans le Moyen Chari, un deuil de provincial de trois jours est initié à Sarh, chef-lieu de la circonscription, à partir de ce lundi 14 février 2022.

Les rues de la ville de Sarh, province du Moyen-Chari sont dessertes depuis ce matin. Pour cause, le massacre d’une douzaine de personnes par un éleveur la semaine dernière. Le conseil des sages et les chefs des communautés des provinces du Moyen-Chari et du Mandoul ont décidé d’observer trois jours de deuil en hommage aux victimes.

Tout est fermé, écoles, marchés, stations-services, alimentations, boutiques. Mêmes les cabarets et bars ne sont affectés et respectent le mot d’ordre.

violence de Sandana, la ville de Sarh pleure ses morts
© violence de Sandana, la ville de Sarh pleure ses morts

 

La place de l’indépendance sert de lieu de retrouvaille et de recueillement. Sur place l’on retrouve, les enseignants, hommes politiques, étudiants, élèves, religieux, retraités, veuves, orphelins. Le malheur et la tristesse peut se lire sur chacun des visages.

 

Tchad : violence de Sandana, une opération de désarmement annoncé

Tchad : violence de Sandana, les populations exigent le départ des autorités qui ont les troupeaux

Après le drame qui qui a fait 13 morts à Sandana, les habitants de la sous-préfecture de Koumogo, dans la province du Moyen Chari, n’entendent plus cohabitées avec les autorités détenteurs de troupeaux et de bétails.

Dans la Province du Moyen Chari et à Koumogo, les populations sont on ne peut plus clair, plus de cohabitation avec les autorités administratives et militaires, propriétaires de troupeaux. Ces derniers sont, selon les populations, à l’origine de multiples massacres des populations. Ce sont ces autorités qui fourniraient des armes à feu aux éleveurs. Ceux ont également ces derniers qui protègent ces éleveurs après des crimes contre les agriculteurs. Après le sang versé à Sandana (13 morts), les familles des victimes et tous les indignés demandent le départ de ces gouvernants véreux.

Dans la motion de recommandation adressée au gouvernement, les habitants de la sous-préfecture de Koumogo, demandent le départ immédiat des autorités suivantes. sous-groupement GNNT, le commandant adjoint de Compagnie de Sarh, la compagnie de la Gendarmerie de Sarh, le Com Légion Gendamerie, le commandant de Brigade de Koumogo et son adjoint. Le Gouverneur de la province du Moyen-Chari, le Com Groupement Gendarmerie  le Com Box de Sarh et du délégué de la Police de Sarh.

Les populations demandent également l’arrestation des auteurs et complices du massacre. Le ramassage des armes à feu détenus par les éleveurs et la révision du système de sécurité.

Dans l’ordre des réclamations, il est mentionné le déguerpissement de certains ferricks

Il s’agit entre autres de s ferricks suivants :

  • Le Ferrick Sandana AI Hadji Sair (Village Balimba/Gabian) ;
  • Le Ferrick d’Ali Dinez (Village Maibogo par Koumogo);
  • Le Ferrick Brahim Kalgué (Village Maimoungou / Bekamba) ;
  • Le Ferrick Sekefat Bechir (Canton Bekamba);
  • Le Ferrick Alio Halou (carré Ngonmata / Koumogo) ;
  • Le Ferrick Chadara (carré Sandoro / Koumogo) ;
  • Le Ferrick Mahamat Selekh (Village Magoumbou/Koumogo) ;
  • Le Ferrick Khalil (Village Mousngoro / Moussoro) ;
  • Le Ferrick Djalingo de Abdoulaye Younous (Village Kembidé / Koumogo) ;
  • Le Ferrick Faki Moussa (carré Tamtormé/Koumogo) ;

Les populations mettent en garde le gouvernement contre la non-application de ces recommandations.

 

 

Mali : vers un départ de la France et de l’UE

La France et l’Union européenne vont décider cette semaine de leur présence militaire au Mali.Le processus est en branle et devrait aboutir à la fin de cette semaine à une série de décisions concernant l’engagement français et européen au Mali. Ce lundi, une réunion par visioconférence des ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne se tiendra pour évoquer l’avenir de la force militaire européenne regroupée au sein Takuba. Un premier rendez-vous qui devrait acter le retrait quasi probable des troupes françaises et européennes au Mali

L’ancienne puissance coloniale, dont plusieurs milliers de soldats sont engagés depuis 2013 contre les groupes jihadistes actifs sur le territoire malien et dans les pays voisins, va-t-elle enfin retirer ses troupes de la région ?

Le G5 Sahel à Paris 

« La situation ne peut pas rester en l’état », a déclaré mardi 1er février le porte-parole du gouvernement français Gabriel Attal, donnant ainsi le sentiment que la France envisage désormais toutes les hypothèses y compris un retrait de ses troupes du Mali.

A ce titre, Emmanuel Macron a convié ce mercredi 16 février, les chefs d’Etat du G5 Sahel notamment le président nigérien Mohamed Bazoum, le Tchadien Mahamat Idriss Déby et le Mauritanien Mohamed Ould Ghazouani. Une rencontre à laquelle le président français n’a pas invité les autorités de la transition burkinabé et malienne.

Le président de l’Union africaine Macky Sall et le président en exercice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) le Ghanéen Nana Akufo-Addo seront de la partie tout comme le Conseil européen Charles Michel, et du chef de la diplomatie européenne Josep Borrell.

A l’issue de cette rencontre, Paris et ses partenaires de l’Union européenne vont informer l’UA et la Cedeao des décisions prises sur leur engagement au Mali. La réorganisation du dispositif dans les autres pays sahéliens voisins et son extension aux pays du golfe de Guinée sont aussi à l’étude.

Invoquant la souveraineté nationale, les autorités de la transition malienne entendent se maintenir plusieurs années au pouvoir, le temps selon elle de « refonder les bases de l’Etat et restructurer les forces armées et sécurité » du pays plongé depuis 2012 dans une grave crise sécuritaire liée à la présence de plusieurs groupes jihadistes sur une grande partie du territoire malien, le Nord et le Centre notamment.

La junte inflexible

Durant les premiers mois après la prise du pouvoir par l’armée à Bamako, Paris s’était pourtant montré conciliant vis-à-vis des putschistes maliens. Mais les rapports entre les deux parties se sont brusquement dégradés lorsqu’en mai dernier les colonels qui avaient entre-temps installé un président et un premier ministre à la tête d’un gouvernement de transition avaient décidé de débarquer les deux hommes confiant la présidence de l’Etat au chef de la junte, le colonel Assimi Goita.

La crise s’est, ensuite, aggravée quand quelques jours plus tard, la France a brandi la menace de retirer ses militaires engagés depuis 2013 au Mali et au Sahel dans le cadre d’une opération de lutte contre les groupes jihadistes, avant de se rétracter finalement pour annoncer une simple réduction de ses troupes et une restructuration de son dispositif militaire sur le terrain.

Évoquant alors « un abandon en plein vol », les autorités de Bamako avaient, dans la foulée, menacé de faire appel à d’autres partenaires extérieurs, donnant ainsi crédit à ce qui n’était à l’époque qu’une simple rumeur comme quoi elles souhaiteraient solliciter la Russie pour l’envoi d’éléments appartenant à la très sulfureuse compagnie militaire privée russe Wagner, accusée d’exactions en Syrie, en Libye et en Centrafrique. La France qui n’a jamais caché son hostilité à une telle perspective n’avait, depuis lors, cessé de mettre en garde Bamako et Moscou contre cette éventualité qui, depuis peu, serait devenue finalement une réalité, selon plusieurs sources diplomatiques occidentales en poste au Mali.

Les sorties musclées de responsables des deux pays, devenues quasi quotidiennes ces dernières semaines, n’ont pas contribué à apaiser la tension.

Commentant les décisions prises contre la junte par la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cedeao), qui a infligé le 9 janvier une série de sévères sanctions diplomatiques et économiques au Mali, le colonel Abdoulaye Maïga, ministre et porte-parole du gouvernement malien, s’était livrée à une attaque virulente contre la ministre française des Armées, Florence Parly et la France, qu’il a accusée de chercher à diviser les Maliens, « d’instrumentaliser » les organisations sous-régionales et de conserver ses « réflexes coloniaux ». Le colonel malien avait alors sommé Mme Parly de se taire.

Tchad : violence de Sandana, une opération de désarmement annoncé

Suite au massacre de 13 personnes, au village Sandana, dans la province du Moyen-Chari, le gouvernement fait savoir qu’une mission de désarmement et de maintien de l’ordre est sur le terrain.

Le 09 février dernier, le corps sans vie d’un éleveur a été retrouvé au village Sandana, canton Koumogo, Département du Barh Kôh, Province du Moyen-Chari. D’après les autorités, il s’agirait d’un accident de la voie publique. Malgré la thèse de l’accident, un proche du jeune éleveur, le nommé Garam a débarqué dans le village, et a ouvert le feu sur les populations. 11 personnes ont perdu la vie suite à cet assaut, dont un enfant. De nombreux blessés ont également été enregistrés.

Cet état de fait, a suscité le courroux des populations de la circonscription et au déla, des répressions étaient également envisagées. Car, il faut le préciser, c’est la énième fois, que des éleveurs tirent à bout portant sur des agriculteurs, laissant au passage, des familles endeuillées.

Au regard de la tournure que prenait l’évènement tragique, quatre membres du gouvernement ont effectué le déplacement de Sandana. Après concertation avec les familles des victimes, une enquête a été ouverte par le tribunal de Grande instance.

Les services de défense et de sécurité sont instruits, à l’effet de, procéder à l’arrestation des présumés auteurs et les complices du massacre.

Pour le  ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, ,, la situation est sous contrôle. « Les habitants du village touché vaquent normalement à leurs occupations”, affirme-t-il dans un communiqué du dimanche 13 février 2022.

Sommet UE-UA: le Sénégal veut « une déclaration forte »

A l’issue de la rencontre, Dakar attend une « déclaration forte, moins politique et plus engageante ».L’Union européenne et l’Union africain organisent leur sixième sommet les 17 et 18 février à Bruxelles (Belgique). Pour Me Aïssata Tall Sall, ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, ce sommet doit être plus efficace pour les deux organisations.

« L’autre chose (c’est de) nous dire, que cette déclaration finale qui va sanctionner le sommet doit être forte, courte, moins politique et plus engageante. Elle doit lier les pieds et les mains de l’Europe et de l’Afrique ensemble dans ce qu’elles vont faire », a dit Me Sall, recevant jeudi soir à Dakar, des Commissaires de l’UE en visite au Sénégal qui assure la présidence de l’UA pour la période 2022-2023.

Poursuivant, la cheffe de la diplomatie sénégalaise a estimé que « nous allons vers un sommet extrêmement important pour lequel nous allons redéfinir la forme de notre partenariat avant d’aborder les questions de fond parce que nous voulons que ce sommet soit beaucoup plus efficace que les précédents ».

« C’est pour cela que nous avons pensé qu’ensemble, avec vous, ce format de table-ronde est quelque chose de pragmatique pour nous permettre d’arriver à ces résultats », a-t-elle ajouté.

Selon elle, « l’Europe doit avoir une grande initiative pour l’Afrique pour nous permettre de nous décloisonner, de faire tomber les barrières, de faire passer les personnes et les biens dans toutes les frontières sans que cela ne soit une difficulté ».

De son côté, la vice-présidente exécutive de la commission européenne, Margarette Vestager a magnifié le partenariat entre l’Afrique et l’Union européenne, promettant que l’UE continuera d’accompagner l’Afrique afin qu’elle relève les défis de l’heure.

En prélude au Sommet UE-UA, des Commissaires européens conduits par la présidente de la Commission européenne, Ursula Von Der Leyen, sont en visite à Dakar du 9 au 11 février 2022. L’objectif est d’échanger avec les autorités sénégalaises, la jeunesse sénégalaise, la société civile et le secteur privé autour des principaux défis et enjeux de la relance socio-économique du Sénégal.

Les deux parties ont également échangé autour des priorités du partenariat UE-Sénégal ainsi que sur les priorités de l’agenda sénégalaise vis-à-vis la présidence de l’Union Africaine.

Recevant la délégation, hier jeudi, le président Macky Sall a plaidé pour un « partenariat rénové » avec l’UE. « Compte tenu de la proximité géographique, l’Europe et l’Afrique ont intérêt à travailler ensemble », a dit Macky Sall.

Tchad : vers la dotation de certains ministères d’un réseau e-Gouv

Le directeur général de l’Adétic, Koldimadji Yves, s’est rendu dans certains départements ministériels ce 09 septembre 2022, en vue de rétablir la connexion internet, via le réseau de fibre optique.

Accompagné de sa délégation, le directeur général de l’Adétic a respectivement visité les départements suivants. Le ministère Secrétariat Général du gouvernement, le ministère de l’Elevage, le ministère de la Fonction Publique, le ministère de l’Intérieur et le ministère de la Sécurité Publique.

Les ministres secrétaire général du gouvernement et celui de l’Elevage pensent qu’il est urgent et nécessaire de rétablir la connexion internet via la fibre optique pour permettre à leurs équipes de travailler aisément.

Les deux chefs de départements demandent à l’adétic de mettre un accent sur la capacité de la bande passante.

Le DG de l’adétic étaient accompagné du directeur des Infrastructures et des Technologies de l’Information et de la Communication Dr Zaki Sabit, de la Conseillère Technique madame Tomboye Ibrahim Mahamat Itno. Quelques ingénieurs étaient également dans la délégation.

Tchad : la plateforme des agents intégrés en 2020 sert un préavis de grève au gouvernement

Dans un communiqué du mardi 8 février 2022, la Plate-forme des agents des ministères de la Santé publique de la Femme, de la famille et de la petite Enfance intégrés en 2020 menace d’entrer en grève.

La Plateforme des agents intégrés en 2020 dénonce le manque de volonté du gouvernement de payer les arriérées de salaires conformément aux dispositions du pacte qui est de les verser 50% en fin Octobre et 50% en Décembre 2021. Elle accorde un délai d’une semaine au gouvernement pour satisfaire leur demande. Passé ce délai, elle envisage des actions de grandes envergures.

Ces agents de l’Etat clament que, l’heure n’est plus aux fausses promesses. Ce, après une longue durée d’attente et des démarches vaines menées auprès des syndicats d’une part et le non-respect du pacte social signé entre le gouvernement et l’Union des Syndicats du Tchad le 03 Octobre 2021 d’autre part.

Un délai d’une semaine est accordé aux départements concernés afin de verser intégralement les arriérées. Le communiqué de  préciser, jusqu’au dernier agent, à compter du mercredi 09 au 15 Février 2022. Dépassé le délai, la Plateforme en appellera à tous ses membres de cesser immédiatement le travail sur toute 1l’étendue du territoire et rester vigilants pour les actions de grandes envergures.

Tchad : des matériels de travail remis à la GNNT de Massaguet

Les éléments de la Garde Nationale et Nomade DU Tchad (CNNT), en faction dans les postes de surveillance des couloirs de transhumance à Massaguet, Dourbali et Ngouri dotés de de matériels roulants et de communication.

Les matériels remis sont entre autres, des motos, un véhicule et des talky walky. La délégation était conduite par le commandant de la Garde Nationale et Nomade du Tchad (GNNT), le général de brigade Abakar Choua Allahi. Cette offre entre dans le cadre du Projet d’Appui aux Forces de Sécurité de l’Intérieur (PAFSI). Avec pour d’outiller les différents postes de surveillance des couloirs de transhumance en matériels de travail et moyens roulants.

Dans le département de Haraze Al Biar, Massaguet, cinq motos, un véhicule et des talkky Walky ont directement été remis au sous-préfet de Massaguet, Tahir Hakoumaye. « Nous remercions le gouvernement pour tout le travail qu’il fait sans relâche pour la sécurité et le bien-être de la population surtout en faveur du maintien de la cohabitation entre éleveurs-agriculteurs », se réjouit l’administrateur.

Le commandant de la Garde Nationale et Nomade du Tchad, fait savoir que ces outils faciliteront les taches des éléments de la GNNT postés dans les différentes contrés du pays en vue de bien contrôler les couloirs de transhumance. « Les motos et véhicule que nous avons remis ne doivent être utilisés que dans le cadre de missions commandées. Personne ne peut prétendre l’utiliser pour des fins personnelles », instruit le général de brigade Abakar Choua Allahi.

Vers l’industrialisation de la filière bétail-viande au Tchad

Le 07 février 2022, le ministre de l’Economie, de la Planification du Développement et de la Coopération Internationale (MEPDCI), Dr Issa Doubragne, a ouvert  la journée de restitution des résultats de l’étude du plan national de développement de la filière bétail-viande.

Ces travaux font suite à la signature du mémorandum d’entente conclu le 29 juillet 2021 entre l’Etat tchadien et ARISE, afin d’appuyer la restructuration, le développement et la gestion de la filière bétail-viande, notamment par la mise en place des zones industrielles spécialises (ZIS). Le projet vise le développement des opportunités de valeur ajoutée à partir de l’importante offre de bétail du Tchad, l’augmentation des possibilités d’emploi pour les groupes ruraux, en particulier les jeunes et les femmes, contribuer au développement de l’économie rurale du pays, et enfin, convaincre des investisseurs dans le but de développer des activités industrielles multi sectorielles. Il est également question de la transformation de la viande et ses sous-produits ainsi que des produits laitiers en vue d’augmenter les capacités de production et les exportations.

Le total des investissements attendus dans cette filière est de 550 milliards de francs CFA pour réaliser un chiffre d’affaires de 1700 milliards de FCFA. Pour le directeur-pays ARISE, Jacky Rivière, « les résultats de ces études, il a bon espoir que la filière bétail-viande va pouvoir exprimer son plein potentiel à travers la partenariat public privé entre l’Etat tchadien et le Groupe ARISE. Et ce futur partenariat entre le Tchad et ARISE va contribuer à accélérer le développement économique et social du pays de Toumaï », conclut-il.

Ce projet sera géré par la société LAHAM TCHAD. L’entreprise créera plus de 20 000 emplois. Elle sera également chargée de la restructuration des projets commerciaux actuels. Notamment, le Complexe industriel des abattoirs du Logone (CIAL), le Complexe industriel des Abattoirs de Djermaya (CIAD), les Abattoirs frigorifiques de Farcha (AFF).

Les attentes du gouvernement

Elles ont été présentées par le ministre de l’Élevage et des productions animales, Dr Abderahim Awat Atteib. Il a souligné que les attentes de son département exprimées lors de leurs derniers échanges avec les experts d’APEXAGRI se résument en quelques lignes, à savoir : le développement durable des productions ; la construction des unités de transformation des produits et sous-produits de l’élevage ; la commercialisation des produits et sous-produits par le développement des capacités d’accès aux marchés sous-régionaux et internationaux ; et la réalisation d’infrastructures de transports routières, ferroviaires et aéroportuaires.

 

Tchad : un jeune de 20 ans tue le commandant de la légion de gendarmerie de Laï

Hier lundi 7 février 2022, le commandant de groupement de la légion n° 14 de la gendarmerie nationale de la province de la Tandjilé a été assassiné.

Le commandant de groupement de la légion n° 14 de la gendarmerie nationale de la Tandjilé n’est plus. Mahamat Abderrahmane Seirou, a été assassiné par un jeune garçon civil, âgé d’environ 20 ans. L’officier de la gendarmerie nationale a été poignardé mortellement dans sa chambre.

Suite à l’incident, la bailleresse de la victime a accepté parlé à la presse. Selon elle, tout a commencé par des disputes. « Ce sont les enfants qui sont allés me réveiller pour m’informer de la montée de voix. », fait-elle savoir. Cette dernière précise qu’elle était couchée dans sa chambre quand les disputes ont commencé. Le temps de sortir pour s’enquérir de la situation, le crime a été déjà commis, ajoute-elle.

Le présumé assassin a été arrêté. Il a été mis en garde à vue par les éléments de force de maintien de l’ordre.