Tchad : la police lance une campagne de don de sang pour sauver de vies

Le directeur Général de la Police nationale, Brahim Ahmat Gorou a lancé ce 27 juin 2024, à la campagne de sensibilisation suivie des dons volontaire de sang.

 

Il indique que cette opération des fonctionnaires de la Police Nationale est placé sous le thème « Donnez votre sang, sauvez des vies ».

Le patron des forces de maintien de l’ordre a souligné que ce : « geste est patriotique, destiné à secourir tous les malades du Tchad ».

Il a en outre invité les délégués provinciaux à participer massivement au don volontaire de sang.

Cette campagne de sensibilisation et de don volontaire de sang par les fonctionnaires de la Police Nationale se poursuivra jusqu’au 3 juillet 2024.

Le Tchad se laissera-t-il berner par la politique de chantage américaine ?

Après une série de revers sur le continent africain et la perte de la plupart de ses zones d’influence à l’ouest et au centre du continent, le plus récent étant le retrait complet de ses forces du Niger, qui s’achèvera le 15 septembre prochain, et le retrait partiel de ses forces du Tchad, en avril dernier, Washington cherche désormais par tous les moyens à trouver des failles qui lui permettront de maintenir au moins dans sa position stratégique la plus importante de la région africaine du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest, c’est le Tchad. Qui se trouve au milieu d’un groupe de pays sur lesquels Washington cherche à imposer son hégémonie et à étendre son influence, comme la Libye, le Soudan et le Niger.

Après que le gouvernement tchadien ait adressé le 4 avril une lettre à son homologue américain exigeant le retrait d’une force spéciale de l’armée américaine composée de 75 soldats présente à la base française Adji Kossei à N’Djamena, Washington est resté attaché à l’espoir de négocier avec le nouveau gouvernement de Déby après avoir été déçu par la perte de son candidat qu’il avait soutenu tout au long de la période des élections présidentielles. Succès Masra, mais près de deux mois se sont écoulés depuis que Déby a accédé à la présidence et son gouvernement n’a pas montré une intention de revenir sur sa décision de mettre fin à la présence américaine au Tchad.

Washington tente désormais de courtiser le nouveau gouvernement tchadien en lui fournissant diverses aides, parmi lesquelles peut-être celle que l’armée américaine a fournie aux membres de l’armée tchadienne, représentée par un exercice médical conjoint entre les deux armées, au cours duquel 300 blessés civils et militaires tchadiens ont été soignés suite à l’explosion survenue au dépôt de munitions de ‘’La poudrière’’ à N’Djamena.

De nombreux experts estiment que les américains, à travers cette initiative, cherchent à renégocier avec le gouvernement Déby le retour de leurs forces à la base française d’Adji Kossei, surtout après que le gouvernement de Paris a décidé de réduire le nombre de ses forces dans le pays de 1 000 à seulement 300 soldats. Dans le même temps, les mêmes experts estiment que rien de ce que propose Washington n’est gratuit, il utilise depuis longtemps cette politique dans plusieurs pays et leur impose ainsi des conditions quasi coloniales pour y réaliser ses intérêts.

Cette politique américaine est basée sur la présentation de toutes sortes d’offres d’aide aux pays dans lesquels elle voit son intérêt, après quoi ces pays tombent dans le piège des dettes financières ou des obligations militaires et politiques qui permettent au gouvernement américain à contrôler la situation.

L’expert politique Dr. Ousmane Malloum a commenté cette question, notant que Déby doit se méfier de ce type de politique que le gouvernement américain a utilisé au fil des années pour soumettre les pays aux conditions américaines. Il ajoute, si Déby suit la politique de séduction proposée par Washington, il trahira ainsi la volonté du peuple tchadien, qui aspire à l’indépendance, à la souveraineté militaire et économique du pays.

Le même expert a ajouté également que le Tchad doit suivre les recommandations de l’alliance africaine « Umoja-Toumai », qui avait organisé une conférence générale le 22 juin à N’Djamena afin de sensibiliser le peuple tchadien à la nécessité de construire une économie, une armée et une industrie indépendantes de l’hégémonie occidentale, et cela ne sera possible qu’en rejoignant l’alliance AES des trois pays du Sahel le Mali, le Niger et le Burkina Faso.

Une délégation du FESPACO à N’Djaména pour discuter de la participation du Tchad au Festival

Dans le cadre des préparatifs Festival Panafricain du Cinéma de Ouagadougou (FESPACO), le ministre tchadien en charge du développement touristique a reçu une délégation des organisateurs.

Le ministre du Développement touristique, de la Culture et de l’Artisanat, Abakar Rozzi Teguil a reçu, le 26 juin 2024, une délégation du Festival Panafricain du Cinéma de Ouagadougou (FESPACO) conduite par le secrétaire général du ministère en charge de la Culture du Burkina Faso, Fidèle Tamini. Le délégué général du FESPACO Alex Moussa Sawadogo était dans la délégation.

Les échanges ont porté sur la préparation de la participation du Tchad en tant que pays invité d’honneur au Fespaco 2025.

Pour le secrétaire général du ministère en charge de la Culture du Burkina, par ailleurs président national du Comité d’organisation, « c’est un réel plaisir de venir échanger avec le ministre et ses collaborateurs en vue de réussir la participation du Tchad au plus grand évènement du continent en terme de cinéma. »

D’après le service de presse du ministère, le ministre Abakar Rozzi Teguil a exprimé l’engagement du Tchad pour une participation afin de redorer le blason du cinéma tchadien.

 

Tchad : les besoins pour la prise en charge des réfugiés évalués à plus d’un milliard de dollars

Les besoins urgents recensés lors des enregistrements des réfugiés et retournés inclus la nourriture, l’eau, l’assainissement, l’hygiène, les abris, les articles non alimentaires, le soutien sanitaire et la protection.

 

Ces besoins ont été présentés le 25 juin 2024, par la ministre de l’Action sociale, de la Solidarité et des Affaires humanitaire, Fatime Boukar Kossei, lors de la table ronde de mobilisation des ressources sur la crise humanitaire à l’Est du Tchad. Elle rappelle aux donateurs que, ladite crise a mis à rude épreuve le Tchad qui accueille avec beaucoup de générosité, les réfugiés dont les besoins, les urgences en matière de santé, d’éducation et de résilience sont immenses.

Argumentant, elle informe que, le Tchad, n’est pas resté à la marge de ces difficultés. Pour preuve, depuis avril 2023, il enregistre des arrivées massives et soudaines des peuples frères du soudan, fuyant les atrocités de la guerre pour se mettre à l’abri. « Heureusement, le Tchad, fort de sa tradition d’hospitalité légendaire, a ouvert grandement ses frontières pour accueillir ces réfugiés et retournés », dit-elle.

Or, les besoins urgents recensés lors des enregistrements sont entre autres la nourriture, l’eau, l’assainissement et l’hygiène, les abris, les articles non alimentaires, le soutien sanitaire et la protection, dont le financement requis est de l’ordre de 510,9 millions de dollars américains. « Nos besoins en financement inscrits dans notre Document Cadre du Plan de « Réponse humanitaire » sont évalués à un milliard cent trente-sept millions (1.137.000 000) de dollars américains.

Elle invite les partenaires techniques et financiers aux actions concertées pour relever les défis.

Tchad : le gouvernement et l’UNICEF discutent de la construction des infrastructures scolaires

Le ministre de l’Education Nationale et de la Promotion Civique, Mamadou Gana Boukar, a reçu en audience, le mardi 25 juin 2024, le représentant de l’UNICEF, Jacques Boyer.

 

Le ministre était entouré du secrétaire d’Etat à l’Education Nationale et à la Promotion Civique, M. Maïdé Hamit Lony, le secrétaire général du ministère Mahamat Séïd Farah, etc.

Le ministre et le diplomate ont échangé essentiellement sur la scolarisation et le maintien des enfants à l’école, la contractualisation des enseignants, la construction des infrastructures scolaires, etc.

Ils ont exprimé la volonté de leurs institutions respectives à poursuivre la coopération existant, pour l’intérêt de l’école tchadienne.

Tchad : le ministre de la Justice interpelle les procureurs sur les décès récurrents des prévenus

Le ministre d’État, ministre de la Justice, Abderahim Biremé Hamid, a publié une circulaire le 25 juin 2024, appelant à une meilleure prise en charge des détenus.

 

Constatant les cas récurrents de décès des prévenus dans les cellules des brigades de gendarmerie, des commissariats de police ou dans les maisons d’arrêt sans que des rapports indiquant les causes et circonstances de ces décès ne soient élaborés, le ministre de la justice a rappelé à l’ordre. Abderahim Biremé Hamid a interpellé les procureurs généraux près les Cours d’Appel, les procureurs de la République et le coordonnateur général de la Police Judiciaire.

En plus des décès, le ministre relève des conditions insalubres et des gardes à vue prolongées, violant la durée légale.

« Les parquets d’instance sont instruits de contrôler de manière régulière les violons de leurs ressorts et de procéder à la libération des personnes illégalement détenues et engager toutes poursuites contre les auteurs de détention arbitraire conformément aux dispositions pertinentes du Code pénal. »

« Des rapports accompagnés des notices mensuelles devront dorénavant être transmis au ministère de la Justice chaque mois par les Parquets généraux prés les Cours d’appel sur la situation des personnes détenues dans les violons et les maisons d’arrêt avec une situation claire des prévenus et des condamnés », conclut la circulaire.

Tchad : baccalauréat 2024, deux mercenaires et un candidat appréhendés

Djamal Sanoussi Adam, Djamal Senoussi Adam, Oursingbé respectivement candidat et mercenaires ont été pris en flagrance de faux et usage de faux ce 25 juin au Centre de composition du Lycée Félix Eboué.

En effet, Djamal Sanoussi Adam, le candidat en question et son mercenaire Djamal Senoussi Adam ont réussi à se faire enrôler avec le même numéro NNI. S’ils ont été débusqués, c’est grâce au système de vérification et d’identification mis en place par l’ONECS à travers le scannage des dossiers de candidature.

Le troisième individu, Oursingbé, enseignant a refusé de donner son identité complète. Il est appréhendé dans la salle avec la carte d’un candidat du nom Djibrine Abakar. Les trois individus sont mis à la disposition des forces de sécurité pour compétence.

L’ONECS informe que tous les dispositifs nécessaires sont mis en place par son équipe technique pour contrecarrer les éventuelles fraudes, quelles qu’elles soient. Par la même, l’ONECS met en garde tous ceux qui sont enclins à cette pratique ignoble pour des espèces sonnantes et trébuchantes. Ils seront traduits devant les juridictions compétentes.

Source : ONECS

Tchad : la police reporte le délai de contrôle des documents des véhicules

L’opération qui devait débuter ce 25 juin 2024 a été repoussée au 15 juillet prochain. Cette mesure vise à permettre aux retardataires de se conformer aux exigences.

Le directeur général de la Police, Brahim Ahmat Gorou, dans un communiqué du 25 juin annonce le report du contrôle des pièces afférentes à la circulation des véhicules. Initialement prévu le 25 juin 2024, l’opération débutera plutôt le 15 juillet 2024 afin de permettre aux retardataires de se conformer aux exigences.

Elle sera menée par une commission mixte avait annoncé le patron de la police. Les automobilistes qui n’ont pas encore pu se conformer à la réglementation bénéficient de quelques semaines supplémentaires. Il s’agira en effet du contrôle, dédouanement, la carte grise, la fiche technique, l’assurance et le permis de conduire.

« Les véhicules non conformes seront saisis et mis en fourrière pour régularisation.»

Une avenue porte désormais le nom du président congolais Félix Tshisekedi au Tchad

Le facilitateur de la transition au Tchad, Félix Antoine Tshisekedi a doublement été honoré au Tchad par le président Mahamat Idriss Deby Itno.

 

Arrivé au Tchad le 24 juin 2024, dans le cadre d’une visite d’Etat, le président congolais Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a été honoré pour son rôle joué dans le processus de transition. Lequel a débouché sur l’élection présidentielle qui a donné Mahamat Idriss Deby Itno vainqueur. Quelques heures après son arrivée dans la capitale, le 24 juin, le président de la RDC a été élévé par son homologue tchadien, à la dignité de Grand-Croix dans l’Ordre National du Tchad.

Ce 25 juin 2024, avenue a été officiellement inaugurée au nom du président Félix Antoine Tshisekedi à N’Djaména. Elle est géographiquement située entre le 2ème et le 4ème arrondissement. Il est ainsi honoré pour son rôle joué dans le processus de transition, dès sa désignation par la CEEAC.

 

La Banque mondiale approuve un financement de 61 milliards au Tchad pour renforcer le système de protection sociale

C’est un financement de l’Association internationale de développement (IDA) pour permettre au Tchad d’accroître l’accès aux filets de sécurité sociale pour les populations pauvres et vulnérables ainsi que les réfugiés.

La Banque mondiale a approuvé un financement de 100 millions de dollars, soit plus de 61 milliards de FCFA pour accroitre l’accès aux filets de sécurité sociale pour les populations pauvres. Il s’agit en effet d’un projet qui couvre neuf provinces en tenant compte de leurs niveaux de pauvreté, d’exposition aux chocs climatiques, d’insécurité alimentaire et de présence de réfugiés. Notamment, le Batha, Ennedi-Est, Kanem, Logone Oriental, Mayo-Kebbi Ouest, Ouaddaï, Salamat, Sila et Wadi Fira.

Il s’appuiera sur le renforcement des capacités techniques et institutionnelles du gouvernement pour planifier, mettre en œuvre et coordonner divers instruments et interventions de protection sociale afin d’atteindre les résultats à long terme du projet. Il fournira un ensemble de mesures productives intégrées sur trois ans à des ménages extrêmement pauvres et vulnérables, y compris des ménages de réfugiés et de communautés d’accueil.

Il financera également des transferts monétaires d’urgence pour différents types de chocs. Ainsi, en réponse aux chocs de la période de soudure, 40 000 ménages en situation d’insécurité alimentaire aiguë recevront un transfert monétaire d’urgence unique pour compenser les chocs climatiques, en particulier les sécheresses. Et en cas d’inondations ou d’afflux important de réfugiés, 25 000 ménages seront ciblés à travers un seul transfert monétaire d’urgence.

« Ce nouveau projet traduit l’engagement de la Banque mondiale à soutenir les efforts du gouvernement face à l’afflux des réfugiés ; il permettra aussi de construire un système de solidarité nationale en faveur des populations affectées par les effets de la pauvreté » a indiqué Clara de Sousa, directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Burkina Faso, le Mali, le Niger et le Tchad.

Quelques 781 200 personnes bénéficieront directement des impacts du projet soit 62 200 ménages vivant dans l’extrême pauvreté et vulnérables aux chocs climatiques, dont 12 090 ménages seront des réfugiés et 28 210 ménages seront dans des communautés d’accueil de réfugiés.