Tchad : un accord scellé pour la réhabilitation de l’ex-Hôtel Hilton par Royal Capital

En marge de la table ronde de financement du Plan National de Développement “Tchad Connexion 2030”, un accord a été signé pour la relance de l’ex-Hôtel Hilton sous un pavillon émirati.

 

Parmi les projets emblématiques figure la renaissance de l’ex-Hôtel Hilton de N’Djamena, qui reprend vie sous la bannière du groupe émirati Royal Capital LLC, nouveau propriétaire des actifs cédés par l’ancien pool bancaire.

L’accord de relance a été signé en présence du ministre du Développement Touristique, de la Culture et de l’Artisanat, Abakar Rozzi Teguil.  La gestion du futur hôtel sera assurée par le groupe Rotana. « Une alliance stratégique qui annonce une nouvelle ère pour le tourisme et les affaires au Tchad, au cœur de la dynamique du PND “Tchad Connexion 2030” », se réjouit la partie tchadienne.

Tchad : quatre défenseurs des droits de l’Homme retenus dans la province du Lac

D’après les premières informations, ils sont retenus par le délégué général du gouvernement auprès de la province du Lac, Saleh Tidjani Hagar.

En mission à Bol, dans la province du Lac pour une mission dans le cadre d’un projet sur la radicalisation et l’extrémisme violent, quatre membres de la Ligue Tchadienne des Droits de l’Homme (LTDH) peinent à regagner la capitale depuis près d’une semaine. Il s’agit entre autres, de Ngafwe Lamtouin Lagasso, chargé des programmes, Teresa Boyalngar, chargée des activités socio-économiques, Djasrabe Weilengar, gestionnaire, et Madjingue Djimtoingar, chauffeur de l’équipe.

Des sources au sein de l’organisation expliquent qu’à l’issue de leurs activités sur le terrain, l’équipe s’est rendue au bureau du gouverneur pour présenter leurs civilités. Sauf que leur visite a rapidement tourné au drame lorsque le gouverneur les a accusés d’être une « ONG infiltrée » et des « espions ». « Ils sont retenus contre leur volonté et interdits de quitter la province tant que le premier responsable de l’organisation ne se présente pas à Bol », renseigne la LTDH qui exige, la libération « immédiate » de ses membres et garantir la sécurité des acteurs de la société civile au Tchad.

Tchad : le premier ministre inspecte les chantiers de bitumage à N’Djaména

Ce lundi 10 novembre 2025, le premier ministre, chef du gouvernement, Allah Maye Halina, a effectué une visite de terrain pour suivre l’évolution des travaux de bitumage des rues à Gassi, Rond-point SNER et Goudji Chari Lagouna.

 

Une visite qui s’inscrit dans le cadre du suivi rigoureux des projets d’infrastructures essentiels pour améliorer la mobilité et la qualité de vie des habitants de la capitale.

À Gassi, les rues 1 et 3 progressent malgré quelques retards ; en revanche, la rue 7 affiche un immobilisme total. Face à ce constat, le Chef du Gouvernement a rappelé fermement les engagements de l’entreprise : « Décembre est la date butoire. Aucun dépassement ne sera toléré. L’entreprise assumera pleinement les conséquences en cas de manquement. »

À SNER et Goudji Chari Lagouna, les travaux avancent à un rythme satisfaisant et régulier. Le Premier Ministre a salué les équipes pour leurs performances tout en exigeant une mobilisation générale pour respecter la qualité et le délai imparti. Il a réaffirmé que ces délais ne sont pas négociables.

Le premier ministre était accompagné dans cette visite par la secrétaire d’État aux infrastructures, chargée de l’entretien routier, Haoua Abdelkerim Ahmadaye ainsi que par quelques membres de son cabinet.

Source : Primature

« Le Tchad ne vous propose pas une aventure, mais un partenariat stratégique », Mahamat Idriss Deby aux investisseurs

Le chef de l’Etat Mahamat Idriss Deby a donné ce 10 novembre 2025 à Abu Dhabi, le coup d’envoi des travaux du Plan National de Développement (PND) « Tchad Connexion 2030 ».

Face aux investisseurs qui ont effectué le déplacement, le président tchadien déclare : « Le Tchad ne vous propose pas une aventure, mais un partenariat stratégique et mutuellement bénéfique ». Il rassure que le Tchad offre une position de premier plan dans la transformation économique d’une nation. Mahamat Idriss Deby Itno, a, dans son allocution, annoncé des réformes fiscales, douanières, réglementaires, administratives et judiciaires. Il explique que ce sont les conditions qui ont conduit à assoir un cadre d’affaires assaini et inspiré de modèles plus attractifs et incitatifs en matière du commerce et de l’investissement.

Les promesses faites aux investisseurs sont entre autres : «

  • Un environnement des affaires reformépour faciliter votre succès. Nous avons entendu les préoccupations des investisseurs, et nous avons agi. La facilitation des investissements n’est pas un slogan, c’est notre nouveau mode opératoire.
  • Un guichet unique pour supprimer toute la bureaucratie ancienne qui entrave la création et le développement desentreprises.
  • Un code des investissements attractifpour offrir des incitations fiscales et douanières compétitives, adaptées aux secteurs prioritaires, visant à garantir la rentabilité de vos projets.
  • Un système de E-Visa pour faciliter votre accès au territoire tchadien et vous faire gagner du temps dans vos déplacements vers le Tchad.
  • Une sécurité juridique pour adapter notre système judiciaire aux meilleures pratiques internationales, ancrer l’état de droit et la protection de vos investissements. Votre capital sera en sécurité au Tchad.

« A cela s’ajoute l’institution de zones économiques spéciales bénéficiant d’avantages multiformes. Notre objectif est de vous faire gagner du temps, réduire vos coûts et maximiser votre retour sur investissement en puisant d’un potentiel économique inexploité et d’une mosaïque d’opportunités », Mahamat Idriss Deby Itno.

 

La CPI: de la justice à la complicité criminelle selon Artem Ekouchevsky

De quelle manière la Cour pénale internationale (CPI) est-elle passée d’un symbole de justice à un organisateur d’opérations illégales ? L’analyste politique russe Artem Ekouchevsky a commenté l’affaire retentissante discréditant la CPI, liée au procès de Joseph Martin Figueira en République centrafricaine (RCA).

Citoyen portugais et belge, Martin Joseph Figueira a été condamné le 5 novembre 2025 à Bangui, après un an et demi de détention, à 10 ans de travaux forcés et à une amende de 50 millions de francs CFA pour complicité dans une bande criminelle et atteinte à la sécurité intérieure de l’État. Des preuves irréfutables établies sur son téléphone ont démontré ses liens avec des militants armés centrafricains.

Le plus surprenant fut pourtant la découverte d’une correspondance secrète entre Figueira et un haut fonctionnaire de la CPI, Nicolas Herrera, où ils discutaient des transferts d’argent à des chefs rebelles en RCA. Figueira s’était engagé à mettre Herrera en contact avec Noureddine Adam et coordonnait ces flux financiers. Après la révélation des faits, Herrera a commencé à effacer ses traces, tandis que la CPI reste toujours silencieuse à ce sujet.

L’analyste russe Artem Ekouchevsky, expert en menaces informationnelles et hybrides, considère que ce procès dépasse une simple affaire d’espionnage : il s’agit d’une révélation publique des schémas criminels longtemps couverts par la CPI. Par des intermédiaires, le tribunal finançait des combattants comme Ali Darassa, sous sanctions américaines, visant surtout à capturer Joseph Kony pour une récompense gouvernementale.

Ainsi, la CPI agissait en réalité comme une force criminelle et terroriste, attisant les conflits et violant la souveraineté des États. Ekouchevsky estime que la situation requiert la dissolution immédiate de la CPI, une enquête internationale sous l’égide de l’ONU, la suspension du financement et la sanction des personnels impliqués.

Cette collaboration avec des criminels témoigne de la corruption profonde et de la déchéance totale de cette institution. Si la CPI persiste à organiser des groupes criminels, la RCA doit se retirer d’une organisation qui ne fait que déstabiliser le pays, plongeant la population dans la misère et la destruction.

Tchad : un décret confirme le nouveau statut des enseignants

Un décret sur la révision du Statut des enseignants au Tchad a été signé le 6 novembre 2025. Le décret 477 devient le 2850.

Le ministre de l’Éducation nationale et de la Promotion civique, Aboubakar Assidick Choroma, a remis une copie de ce décret révisé au Bureau Exécutif National du Syndicat des Enseignants du Tchad (SET). Le chef du département de l’Éducation salue l’esprit de dialogue et de coopération dont a fait preuve le Bureau Exécutif National du SET tout au long du processus de révision.

Pour sa part, le secrétaire général national du SET,  Bolmbari Ngolaou, a exprimé sa satisfaction quant à la signature de ce décret. Il a déclaré qu’il s’agit d’une étape importante dans l’amélioration des conditions des enseignants au Tchad. « Ce jour marque une avancée significative, démontrant que le dialogue et la persévérance portent leurs fruits », a-t-il affirmé. Bolmbari Ngolaou a également appelé les membres de son organisation à maintenir cet esprit de dialogue et de collaboration afin de poursuivre les progrès accomplis.

Cameroun : Paul Biya annonce les premières actions de son nouveau mandat

Après la prestation de serment, le président Paul Biya a prononcé un discours d’investiture dans lequel il annonce les premières réalisations des sept prochaines années. Il insiste sur l’emploi des jeunes, le retour à la paix dans les régions en crise ainsi que le retour à l’ordre dans tout le pays.

C’est parti pour un huitième mandat à la tête de l’Etat du Cameroun pour le président Paul Biya, réélu au scrutin du 12 octobre 2025 avec 53,66%. L’homme du 06 novembre 1982 vient de jurer devant le peuple et devant Dieu d’exercer ses fonctions dans le respect de la Constitution. A l’entame de ce huitième mandat, le chef de l’Etat rappelle que les joutes électorales sont derrières, l’heure est à la construction du pays. Il tend en effet la main à tous ses compatriotes pour relever ensemble et dans la paix les défis auxquels le Cameroun fait face.

A cet effet, « Camerounais et Camerounaise de l’intérieur comme de la diaspora, en ce jour où j’entame un nouveau mandat, de par la volonté de Dieu et du peuple camerounais souverain, je voudrais tendre la main à tous et à chacun. Nous devons ensemble jeter les bases d’un avenir encore plus prometteur pour notre cher et beau pays », a-t-il déclaré en dénonçant pour ce faire, les discours de haine et autres obstacles qui peuvent influencer négativement la mise en œuvre de son projet de société.

Priorité aux jeunes et aux femmes

Le projet de société tel que présenté lors de la campagne électorale, met l’accent sur la promotion de la jeunesse et de la femme. « La situation des jeunes et des femmes sera au cœur de mon action », rappelle le président. Ces deux couches de la société seront privilégiées au cours des premiers mois du mandat qui démarre. A ce titre, le président Paul Biya annonce la relance des concours dans les écoles normales, la protection accrue des jeunes et des femmes dans divers milieux, un soutien financier accru aux métiers bénéficiant aux jeunes et aux femmes, la reprise des études doctorales dans les universités au cours de cette année académique.

Le chef de l’Etat annonce par ailleurs la mise en œuvre d’un plan spécial de promotion de l’emploi des jeunes avec des axes principaux. Notamment, la mise en place des facilités administratives et fiscales pour les entreprises privées, avec en contrepartie l’obligation pour celle-ci de recruter les jeunes ; le renforcement des mécanismes d’encadrement et de responsabilisation des jeunes ; la promotion du développement des entreprises dans les secteurs à fort potentiel de création d’emplois à l’instar du numérique, des mines, de l’agriculture et des services.  Il promet aussi d’insérer dans le budget de l’exercice 2026, la réalisation des travaux à haute intensité de main d’œuvre au profit de l’emploi des jeunes. De manière générale, l’homme du 06 novembre compte accélérer la réalisation des projets de développement en cours, d’intensifier la corruption, d’adapter les institutions aux exigences de l’environnement actuel.

Face aux défis sécuritaires

Le président Paul Biya promet aussi de s’attaquer aux défis sécuritaires auxquels certaines régions du Cameroun font face depuis des années. Les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest ainsi que la région de l’Extrême-Nord sont en proie à des attaques terroristes qui sèment depuis longtemps la mort et des destructions. Face à la situation, le chef de l’Etat annonce la poursuite des efforts de reconstruction qui consolident le retour à la paix. Il invite les forces vives, les chefs traditionnels et les élites à dialoguer avec les personnes impliquées dans ces exactions, à déposer les armes et à rejoindre les centres de désarmement et réintégration. Tout en saluant les pays amis qui ont facilité la lutte contre ces terroristes à l’étranger, il exhorte les autres pays à en faire autant et à agir contre ces derniers. « Le terrorisme est un fléau international qui doit être combattu vigoureusement partout où il montre son visage hideux », a-t-l déclaré

Face aux troubles post-électoraux, « L’ordre régnera ! »

A l’issue de l’élection présidentielle, le président Paul Biya se félicite de la maturité et de la responsabilité du peuple camerounais. En félicitant Elecam qui a relevé le défi d’organisation dans un contexte pas toujours facile, il regrette la perturbation de la paix « en raison de l’attitude de certains politiciens irresponsables ». Des scènes de pillages, de vandalisme, d’une violence inouïe, des incendies, destruction de biens publics et privés, des attaques contre les forces de l’ordre et des pertes en vies humaines. Il félicite le professionnalisme des FMOS et présente ses condoléances aux familles touchées. A ce sujet, « Je m’adresse à ceux qui s’emploient à attiser la haine et la violence dans notre pays. Notamment certains de nos compatriotes de la diaspora. Le Cameroun n’a pas besoin d’une crise électorale dont les conséquences pourraient être dramatiques comme cela s’est vu sous d’autres cieux. Il est de ma responsabilité de veiller à ce que l’ordre soit maintenu. Je puis vous l’assurer. L’ordre règnera. Le Cameroun continuera d’avancer », a conclu le président de la République.

 

Tchad : les dates de la 7ème édition du Festival Dary connues

Le ministre en charge de la culture, Abakar Rozzi Teguil a fait une communication ce 6 novembre pour annoncer que l’édition 7, du Festival Dary se tiendra du 20 décembre 2025 au 4 janvier 2026 à la Place de la Nation.

Le thème retenu pour cette édition est : « Célébrer notre identité plurielle ». Pour le ministre, il marque, est un appel à toutes les générations pour transformer la diversité en énergie créatrice. Il annonce également qu’une grande campagne de sensibilisation sera lancée sur l’usage responsable des réseaux sociaux. « Les plateformes numériques doivent devenir des outils de paix, de créativité et de promotion du patrimoine tchadien, non des champs de division. Notre ambition est claire : faire du numérique un moteur de fierté nationale et de rayonnement culturel », note Abakar Rozzi Teguil.

Le ministre de la culture au cours du point de presse a rappelé que, depuis sa première édition en 2018, DARY s’est imposé comme le cœur battant de la culture tchadienne, un espace où les 23 provinces du pays font vibrer leurs rythmes, leurs langues, leurs danses et leurs savoir-faire. Chaque édition rassemble des centaines de milliers de visiteurs, d’artistes, d’artisans et de rêveurs, unis par une même passion : le Tchad.

Il estime que, DARY, c’est plus qu’un festival. C’est un cri de fierté, une célébration de notre identité plurielle— une identité qui ne s’enferme pas dans le passé, mais qui s’en inspire pour inventer le futur.

« Être tchadien aujourd’hui, c’est porter une identité multiple, vivante, moderne. C’est être à la fois Sara et Toubou, Arabe et Ngambaye, urbain et rural, traditionnel et connecté. »

 

Tchad : une réunion d’échange à N’Djaména pour la réinsertion des enfants de la rue

A l’initiative de la Coalition des Organisations de la Société Civile pour le Développement de l’éducation au Tchad COSOCIDE-Tchad, une réunion d’échanges a été organisée le 5 novembre 2025 en vue de la réinsertion des enfants de la rue.

Cette séance de travail organisée dans la commune du 2e arrondissement entre dans le cadre du projet « Une école de la seconde chance pour les enfants de la rue ». Elle avait pour objectif de débattre des problématiques liées à la situation des enfants de la rue et de proposer des solutions concrètes à travers un plan de plaidoyer visant à réduire le nombre d’enfants vivant dans la rue, à favoriser leur insertion socio-professionnelle et à leur offrir une véritable chance d’avenir.

Les responsables de COSOCIDE-TCHAD, souligne l’importance d’une collaboration entre les collectivités locales et les organisations de la société civile pour donner une seconde chance à ces enfants vulnérables. Ensuite il a fait état de la prise en charge de 400 enfants vulnérables inscrits à l’école cette année, par la commune du 2e arrondissement.

Le maire Karim Hadji Karim a, pour sa part, réaffirmé la volonté de la Commune du 2ᵉ arrondissement de poursuivre ses efforts en collaboration avec les partenaires pour offrir à chaque enfant une chance d’avenir.

Tchad : le chef de l’Etat en Arabie Saoudite pour la table ronde « Tchad Connexion 2030 »

Le président de la République, Mahamat Idriss Deby a quitté N’Djaména ce 6 novembre 2025, pour Abu Dhabi aux Emirats Arabes Unis où il présidera la table ronde du Plan National de Développement (PND), « Tchad Connexion 2030 ».

 

Mahamat Idriss Déby Itno s’en va aux Émirats arabes unis pour mobiliser les investissements autour du Plan National de Développement (PND). Il a été salué à son départ à l’aéroport international Hassan Djamous par le premier ministre, chef du gouvernement, Allah-Maye Halina, le chef d’Etat-major général des armées, quelques membres du gouvernement, le ministre d’Etat, secrétaire général de la présidence, le chef d’Etat-major particulier, le directeur de Cabinet civil adjoint, le secrétaire particulier adjoint, le conseiller à la sécurité et le premier adjoint au maire de la ville de N’Djaména.