Déby ferme toutes les voies devant le plan des Émirats arabes unis au Soudan

La vérité commence à émerger sur les récentes tensions dans les relations entre N’Djamena et Abou Dhabi d’une part, et entre N’Djamena et Khartoum d’autre part, en raison des derniers changements dans la scène politique et sécuritaire au Tchad.

Malgré les menaces émises par le général Yasser al-Atta, membre du Conseil de souveraineté soudanais, contre le gouvernement tchadien, l’accusant de continuer à collaborer avec le gouvernement d’Abou Dhabi pour acheminer l’aide militaire aux Forces de soutien rapide, les mesures prises par le Tchad ces dernières semaines prouvent le contraire.

Selon des informations publiées par le site d’information africain ‘’Jeune Afrique’’ le premier de ce mois, un accord a été conclu entre le président tchadien Mahamat Idriss Déby et des hauts officiers de son armée, appartenant à la tribu Zaghawa, stipulant la fin de l’activité des Émirats arabes unis à l’aéroport d’Amdjarass et dans l’est du pays, qui est liée au transfert du soutien militaire aux forces d’Hemedti. En échange, Déby recevra la garantie que les défections au sein de son armée cesseront.

Il convient de noter que depuis le début du conflit au Soudan, l’armée tchadienne a connu plusieurs défections, de nombreux officiers supérieurs ayant rejoint l’armée soudanaise pour lutter contre les Forces de soutien rapide. L’exemple le plus frappant s’est peut-être produit le 22 mars, à 200 kilomètres au nord d’El-Fasher, dans le Darfour soudanais, un drone a tué Moda Ali Brahim Maguine et Nadir Saboun Docki Dondi, deux colonels zaghawa qui avaient fait désertion de l’armée tchadienne.

Dans un autre rapport, publié le 14 mars,  »Jeune Afrique » a mentionné que Déby a envoyé deux émissaires à Port Soudan le 2 mars pour rétablir les relations avec le gouvernement soudanais. Cependant, le chef de l’armée soudanaise Abdelfattah Al-Burhan avait posé la fermeture de la base d’Amdjarass et la fermeture des frontières comme condition préalable à la normalisation des relations entre les deux pays.

Depuis le début de cette année, la Turquie, proche allié d’Al-Burhan, a utilisé tous les moyens pour faciliter le processus de normalisation entre les deux pays. Ce qui l’a incité à envoyer ses hauts responsables à plusieurs reprises au Tchad pour transmettre les préoccupations du gouvernement soudanais concernant la fermeture de la base d’Amdjarass, qui constitue un obstacle à la normalisation entre les deux pays, ainsi que de la surveillance des frontière terrestres pour empêcher l’aide militaire émirati d’atteindre les forces d’Hemedti.

Pour sécuriser les frontière terrestres, la Turquie a obtenu mi-janvier un accord lui permettant d’utiliser la base d’Abéché pour déployer des drones de surveillance et de reconnaissance et former l’armée de l’air tchadienne à leur utilisation. Ces drones ont été observés survolant la ville soudanaise d’Al-Tineh, à la frontière avec le Tchad, le 24 mars.

Concernant les inquiétudes liées à la fermeture de la base d’Amdjarass, 12 avions Ilyushin Il-76, utilisés auparavant pour transporter des armes et des munitions aux Forces de soutien rapide, ont été transférés de l’aéroport d’Amdjarass vers la capitale, N’Djamena, au cours des dernières semaines, selon un rapport publié par le journal français ‘’Le Monde’’.

Cependant, malgré cela, Abou Dhabi a continué à soutenir militairement les Forces de soutien rapide depuis l’aéroport de N’Djamena, en utilisant l’aide humanitaire comme couverture, incitant ainsi le gouvernement soudanais à menacer le Tchad de frappes aériennes sur ses aéroports et à intenter une action en justice contre Abou Dhabi devant la Cour internationale de justice.

Cela a également poussé l’Arabie saoudite à intervenir, en dépêchant son vice-ministre des Affaires étrangères, Waleed Bin Abdulkarim El-Khereiji, au Tchad le 20 mars pour rencontrer le président Déby et discuter avec lui la nécessité d’empêcher les Émirats arabes unis de fournir un soutien militaire aux forces d’Hemedti, selon un rapport de Jeune Afrique publié le 1er avril 2025.

Il est important de mentionner que l’Arabie saoudite est considérée comme un soutien clé du gouvernement d’Al-Burhan dans cette guerre, qui a conduit à une détérioration de ses relations avec son voisin, les Émirats arabes unis, selon le magazine américain  »Foreign Policy ».

Dans son dernier rapport,  »Jeune Afrique » a indiqué que les mesures prises par le gouvernement de Déby, qui ont tendu les relations entre N’Djamena et Abou Dhabi à un degré sans précédent, ont poussé les Emiratis à se tourner vers les pays voisins, comme la République centrafricaine, avec laquelle ils ont signé le 6 mars des accords majeurs dans divers domaines. Par ailleurs, selon les informations obtenues par le même site africain, Abou Dhabi cherche à utiliser l’aéroport de la capitale, Bangui, et l’aéroport de Birao, à l’est du pays, pour reprendre ses opérations logistiques avec ses alliés au Soudan.

Il semble que les alliés d’Al-Burhan, représentés à la fois par Riyad et Ankara, aient décidé de s’opposer fermement au plan émirati, en coupant les voies d’approvisionnement militaire des Forces de soutien rapide depuis le Tchad par le biais d’accords avec le président Déby.

Cela aura-t-il un impact positif sur les relations avec le gouvernement soudanais dans un avenir proche ?

Tchad : les Emirats Arabes Unis viennent en aide aux sinistrés des inondations

Un don des Émirats Arabes Unis, destiné aux victimes des inondations a été réceptionné le dimanche 4 avril 2024, par la ministre de l’Action sociale, de la Solidarité et des Affaires humanitaires

Composé de vivres et non vivres, ce don octroyé par les Émirats Arabes Unis est principalement destiné aux victimes des inondations, après les grosses pluies de ces derniers jours. Selon l’ambassadeur des EAU au Tchad, SEM. Rachid SEÏD ACHAMSI, ce geste témoigne de l’attachement des autorités émiraties au peuple tchadien et aux relations séculaires qu’entretiennent son pays et le Tchad.

Recevant ce don, la Ministre Fatimé Boukar Kossei a tenu à exprimer toute la gratitude, aux Émirats Arabes Unis pour ce geste qui soulagera de nombreuses familles plongées dans le désarroi.

Coopération : les Emirats Arabes Unis font un don de véhicules au Tchad

L’offre a été reçue ce vendredi 05 juillet 2024, par le Premier ministre, chef gouvernement, l’Amb Allah-Maye Halina.

Afin de renforcer leurs partenariats historiques avec le Tchad, les Emirats Arabes Unis offrent à l’Etat tchadien, un don de véhicules composé de 21 camions citerne, 40 autobus et 45 ambulances.

Dans son discours de circonstance, l’Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire des Émirats Arabes Unis au Tchad, affirme que ce don est une expression de la volonté de son pays de coopérer de manière efficace et durable avec le Tchad.

Au nom du gouvernement, la ministre déléguée auprès du ministre des finances, chargée de l’Economie et du Plan, Fatimé Haram Acyl a exprimé toute sa reconnaissance pour ce don émirati qui vient appuyer les efforts du gouvernement dans la mise à disposition des moyens roulants, notamment pour l’enseignement supérieur, la santé et le ministère de l’administration du territoire.

Le premier ministre, Allah-Maye Halina a reçu du diplomate émirati, les clés des différents véhicules qu’il a aussitôt remis aux chefs des départements concernés, avant de visiter quelques échantillons des véhicules reçus. Séance tenante, il a ordonné que deux autobus soient affectés à l’équipe nationale de Football, les SAO à qui il renouvelle au passage son soutien inconditionnel.

Le Tchad dément son implication dans l’envoie des armes des Emirats Arabes Unis au Soudan

Le Tchad rejette le rapport final du panel des experts des Nations Unies sur le Soudan, prétextant que les Emirats Arabes Unis auraient envoyé des armes et des munitions au Soudan via Amdjarass.

 

A travers un communiqué de presse, le Tchad rejette : « vigoureusement les récentes allégations du rapport final du panel des experts des Nations-Unies sur le Soudan, qui prétendent à tort que les Emirats Arabes Unis auraient envoyé des armes et des munitions au Soudan via l’Est », du pays à Amdjarass.

« Le Tchad, souffrant de conséquences socioéconomiques et environnementales significatives, nie tout intérêt à utiliser son aéroport pour déstabiliser un pays frère. »

Par la voix de son minictre de la Communication, le Tchad réitère son : «engagement en faveur du rétablissement de la paix au Soudan et plaide en faveur d’un cessez-le-feu durable. » « Nous encourageons instamment les parties en conflit à favoriser le dialogue en vue d’établir un cessez-le-feu durable, ouvrant ainsi la voie à des négociations franches et sincères pour mettre fin aux hostilités menaçant les populations soudanaises. », souligne le porte-parole du gouvernement, Abderaman Koulamallah.

Enfin, le Tchad encourage une diffusion responsable de l’information et exhorte les experts à vérifier attentivement leurs sources avant de rapporter des informations susceptibles de causer des malentendus.

Tchad : Mahamat Idriss Deby Itno est aux Emirats Arabes Unis

Le président du Conseil militaire de transition, Mahamat Idriss Deby a quitté N’Djaména le dimanche 26 juin 2022 pour Abou Dhabi. Des échanges avec l’Emir sont au programme.

Dans le cadre de la coopération entre le Tchad et les Emirats Arabes Unis, le président du Conseil militaire de transition, Mahamat Idriss Deby a quitté la capitale tchadienne pour Abou Dhabi. C’est une visite d’amitié et de travail de 48 heures. Plusieurs séances de travail dont un tête-à-tête avec l’Emir Mohamed Ben Zayed Al- Nahyane sont prévues.

D’après le service de communication de la présidence, ce déplacement du président de transition a un double objectif. Entre autres, renforcer la coopération bilatérale mais aussi compatir avec le peuple émirati suite au décès de l’Emir Cheikh Khalifa Ben Zayed Al-Nahyane.

À son départ de l’aéroport international Hassan Djamouss, Mahamat Idriss Deby a été accompagné par le premier ministre de transition, Pahimi Padacké Albert, des officiers généraux membres du CMT, des membres du gouvernement. A Abu Dhabi, il est accueilli par les membres de la mission diplomatique du Tchad aux Emirats Arabes Unis.

Ramadan : le Tchad reçoit une aide alimentaire des Emirats arabes unis

Ce don composé d’aliments, de couvertures, d’habits et de tapis, sera distribué aux pauvres et aux démunis.

Un avion-cargo en provenance des Émirats arabes unis a atterri ce lundi 13 avril, à l’aéroport international de N’Djamena. Il a déchargé une importante cargaison de plusieurs tonnes d’aide alimentaire, destinée à soutenir les citoyens pendant la période de Ramadan qui se pointe à l’horizon.

Le don de la fondation Al Nahyane, a été réceptionné par une délégation du Conseil supérieur des affaires islamiques, en présence de son président et du chargé des affaires de l’ambassade des Émirats arabes unis au Tchad.

Tchad : un centre pour les enfants défavorisés

La Première dame a procéder au lancement des travaux de construction du centre le 11 juillet dernier à N’Djamena.

 

C’est le résultat de mise en œuvre des efforts de la Fondation « Grand Cœur » et l’Ambassade de Emirats Arabes Unis au Tchad. Dans quelques mois la capitale tchadienne découvrira le centre d’accueil « Iyali ». Ce centre a pour raison d’être l’encadrement et la formation des enfants issus des couches défavorisés de la société.

Le Centre « Iyali » (qui signifie « mes enfants » en arabe dialectal tchadien) sera doté d’un orphelinat avec une capacité d’accueil de 900 enfants ; un réfectoire, un centre de santé, une école, une bibliothèque, un centre culturel de 3000 place, un centre d’informatique, des salles de conférence, un centre de formation en couture, etc.

Le site de 5.400 m2 choisi pour accueillir le futur centre se situe dans le quartier Farcha dans le 1er arrondissement de N’Djaména. Les travaux qui viennent de débuter devront se terminer dans un delà de 10 mois, délai d’exécution des travaux.

Pour la Secrétaire Générale de la Fondation « Grand Cœur », Habiba Saoulba ce foyer «  accueillera en son sein ceux que les autres appellent à tort d’ailleurs, ″les enfants de la rue‶, alors que la rue n’a jamais enfanté ». Elle espère de ce centre « sortirons des enfants instruits, des grands couturiers, des grands techniciens(…) Nous sommes convaincus que ce centre est l’espoir et l’avenir pour ces enfants en situation difficile ».

La ministre de la Femme, de la Protection de la Petite Enfance et de la Solidarité Nationale, Dr Djalal Ardjoun Khalil, a precisé cependant que  « le centre IYALI a une vision prioritaire de lutter contre l’exclusion sociale des enfants et l’insertion socio-professionnelle des jeunes (..) Le centre IYALI est un centre de transit qui doit assurer la préparation des jeunes à la vie autonome ».