Tchad : Mahamat Ahmat Lazina réagi après son éviction du parti MNCT

L’ancien ministre, Mahamat Ahmat Lazina a été suspendu de son poste de président du Mouvement National pour le Changement au Tchad (MNCT), le 22 janvier 2022.

A travers un point de presse, organisé à la Maison des médias, l’annonce de la suspension de l’ancien ministre Mahamat Ahmat Lazina a été faite. Ibrahim Abderaman Ahmat est désigné président intérim. Mahamat Ahmat Lazina réagit. Il estime que c’est un ‘’non-évènement’’.

« J’ai appris via les réseaux sociaux qu’un membre du bureau exécutif accompagné des individus qui n’ont aucune adhésion au Mouvement National pour le Changement au Tchad (MNCT) annonçant la suspension du président du parti que je suis. Pour moi cette « déclaration » venant d’un certain Ibrahim Abdramane Ahmat, qui s’illustre depuis quelques semaines par des comportements frisant l’indécence est un non évènement. »

Il ajoute qu’il : « n’appartient pas à un membre du bureau exécutif de destituer le président national du MNCT ».

« L’arsenal juridique qui encadre le parti est claire. L’élection d’un président ou sa suspension ne se décide que lors d’un congrès (ordinaire ou extraordinaire). A ce jour, aucune rencontre n’a eu lieu pour décider d’une telle décision. Les agissements de notre camarade ne répondent à aucune logique politique. », Poursuit Mahamat Lazina.

Pour l’ancien ministre, Ibrahim Abderaman Ahmat  est un usurpateur. « C’est un petit apprenti politique que le MNCT a formé pour faire de lui ce qu’il est aujourd’hui pour devenir enfin un « cancer » au sein de notre formation politique. Il n’est pas à son premier coup. Une commission de discipline du MNCT s’est déjà réunie la semaine dernière pour décider de sa radiation du parti conformément aux textes en vigueur pour trahison et manquements graves. Sa déclaration est une fuite en avant qui finira par le rattraper.

Bassin du lac Tchad : Le CICR lance un appel à l’aide pour 11 millions de personnes

Plusieurs millions de personnes sont obligées de fuir leur foyer en raison du conflit dans le bassin du Lac Tchad.À l’occasion de la troisième Conférence de la région du Lac Tchad qui se tient à Niamey les 23 et 24 janvier, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) appelle à des efforts urgents pour assurer une protection efficace des millions de civils embourbés dans la violence.

Plus de dix ans après le début de la crise, le conflit dans le bassin du lac Tchad, où se rencontrent le Nigeria, le Tchad, le Niger et le Cameroun ne montre aucun signe d’apaisement.

La violence à l’encontre de la population civile reste alarmante, laissant plus de 11 millions de personnes lutter chaque jour pour leur survie.

« Malgré les efforts déployés par les acteurs étatiques, humanitaires et du développement, la situation dans la région du lac Tchad reste désastreuse. Des millions de personnes ont été contraintes de quitter leur foyer. Des milliers de familles vivent dans des conditions extrêmement précaires, sans accès approprié à la nourriture, aux soins de santé et à l’éducation », a déclaré le vice-président du CICR, le Dr Gilles Carbonnier.

Sur les 11,3 millions de personnes qui ont besoin d’aide pour survivre dans le bassin du lac Tchad, au moins 3 millions sont des déplacés qui ont fui leur foyer en raison de la violence, selon des sources officielles. Des communautés entières vivent dans l’incertitude, sans savoir si elles pourront un jour rentrer chez elles.

« Le sort des personnes déplacées doit être reconnu comme une priorité absolue dans le bassin du lac Tchad », a plaidé Gilles Carbonnier.

Le CICR encourage les États à ratifier la Convention de Kampala et à adopter des mécanismes nationaux de mise en œuvre.

La Convention garantit une protection et un niveau de sécurité aux personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays, et fournit aux gouvernements un cadre pour répondre aux crises de déplacement.

Si la majorité des États africains l’ont ratifiée, des actions sont nécessaires pour intégrer les dispositions de la Convention dans les cadres juridiques nationaux et les rendre opérationnelles.

Les États ont la responsabilité de veiller à ce que les personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays soient autorisées à prendre la décision de rentrer chez elles dans des conditions sûres et dignes, a déclaré le CICR dans un communiqué. Mais, en raison de la nature prolongée du conflit, nombre d’entre elles risquent de ne pas pouvoir le faire.

Après plus d’une décennie, le conflit dans le bassin du lac Tchad se prolonge et son bilan pour les personnes prises au piège ne cesse de s’alourdir, a-t-il averti.

Le CICR a enregistré plus de 26 188 cas de disparitions dans les quatre pays du bassin du lac Tchad : Cameroun, Tchad, Niger et Nigeria. Près de 15 000 d’entre eux étaient mineurs au moment de leur disparition. Les enfants sont particulièrement concernés.

La nature prolongée du conflit affecte les mineurs de manière disproportionnée, notamment ceux qui sont confrontés à des déplacements multiples.

Le fait d’être contraint de fuir son domicile met à mal l’environnement protégé que la famille et la communauté offrent aux enfants.

En conséquence, ils sont davantage exposés aux abus sexuels, à l’association avec des porteurs d’armes, à la séparation familiale et à la disparition.

Pour répondre efficacement à la nature prolongée et dynamique du conflit, il est nécessaire que les acteurs travaillent ensemble dans le cadre d’une approche plus synergique.

Une approche qui rassemble le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge ainsi que les partenaires gouvernementaux, de paix, de développement et autres partenaires humanitaires pour trouver des solutions à long terme à la crise.

« Nous donnons la priorité au respect du droit international humanitaire ainsi qu’à une action humanitaire neutre, impartiale et indépendante pour protéger et aider les personnes dans le besoin dans le bassin du lac Tchad. Si nous voulons répondre aux besoins humanitaires croissants et obtenir de meilleurs résultats avec et pour les populations touchées par un conflit prolongé, des partenariats innovants font également partie de la solution », a déclaré M. Carbonnier.

Tchad : Amina-Security édifie sur la lutte contre la cybercriminalité

Les travaux organisés dans le cadre de la troisième édition des ateliers-conférences portant sur la lutte contre la cybercriminalité, mettent un accent sur l’importance de la sécurité cybernétique.

Les rideaux se sont refermés sur la troisième édition des ateliers-conférences portant sur la lutte contre la cybercriminalité. Une initiative de Amina-Security placé sous le thème : « bonnes pratiques pour se protéger sur les réseaux sociaux ». Au cœur des problématiques, l’importance des réseaux sociaux, les différentes techniques et attaques utilisées par les pirates réseaux et les différentes techniques de prévention, ont été évoqués.

Ces travaux pilotés par des spécialistes de l’informatique visaient également à sensibiliser sur l’importance de la sécurité sur les réseaux sociaux. Aussi mettre en garde contre les modes opératoires des personnes malveillantes en ligne. Des astuces pour se protéger des menaces cybernétiques ont été données.

« Les organisateurs espèrent que ces ateliers auront un impact positif sur la sécurité informatique des participants et de leur entourage. »

Précisons que, AMINA-SECURITY est une société spécialisée dans le domaine de la sécurité informatique.

Tchad : le parti PDR reprend les activités après trois mois de suspension

Le parti des Démocrates pour le Renouveau (PDR), dans un communiqué du 21 janvier 2023, annonce la reprise de ses activités politiques.

Suspendu pour trois mois, à l’issue des manifestations sanglantes du 20 octobre 2022, le Parti des Démocrates pour le Renouveau annonce la reprise de ses activités politiques. « Cette reprise va permettre au parti de mettre en œuvre ses objectifs, accroitre son implantation au niveau de la capitale ainsi que dans toutes les régions du pays, et surtout de participer pleinement à la vie politique tchadienne. », souligne Izadine Ahmat Tidjani, président dudit parti.

Le PDR a été suspendu pour trois mois pour : « troubles à l’ordre public et à la sécurité de nature à porter gravement atteinte à la sureté de l’Etat et au bon fonctionnement des institutions républicaines. » La période arrivée à terme, le ministre en charge de l’Administration, Mahamat Ahmat Lazina a levé la suspension, le 20 janvier 2023.

Tous les sept partis politiques suspendus pour les mêmes raisons sont autorisés à reprendre les activités.

Tchad : la SNE annonce la perturbation des réseaux de distribution d’électricité

Les usagers alimentés en électricité par la SNE connaitront des troubles incessamment. La société annonce une perturbation sur les réseaux de distribution de l’électricité.

C’est la quintessence du communiqué publié ce vendredi 20 janvier 2023. La Société en charge de la distribution de l’électricité alerte ses clients : «   dans le cadre des travaux de maintenance engagés par l’entreprise, les réseaux de distribution seront perturbés. »

Elle rassure néanmoins les usagers d’un retour à la norme dans les meilleurs délais.

Cette communication de la SNE censée soulagée, crée plutôt un sentiment d’indignation et de frustration au sein de la population. Les Tchadiens décrient l’incapacité de la SNE à fournir normalement et régulièrement l’électricité.

Tchad : l’université Roi Fayçal tient son 8e Conseil d’Administration

Il s’est ouvert ce vendredi 20 janvier 2023 à N’Djamena, les travaux du 8e Conseil d’Administration de l’Université Roi Fayçal.

Ce Conseil d’Administration a été présidé par le ministre d’État, ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’Innovation Tom Erdimi. Le plan d’actions prévoit le démarrage effectif de la faculté des sciences de la santé (médecine) pour l’année académique 2022/2023, la réactivation de la revue de l’université et la dotation de l’université en connexion l’internet.

A court, moyen et long termes, les Responsables de l’Université Roi Fayçal envisagent la construction d’au moins un Amphithéâtre et la construction d’un studio radio et télévision au sein de l’institution pour les travaux pratiques des étudiants en communication.

Un budget prévisionnel de plus de 21% que le précédent a été adopté. Le président de cette université affirme que ce budget est d’austérité à cause de l’ouverture de la faculté de médecine.

Croissance économique : l’Afrique devant le reste du monde en 2023 et 2024

Dans son rapport semestriel, la Banque africaine de développement (Bad) estime à environ 4 % en moyenne le Produit Intérieur Brut réel du continent noir en 2023-2024.L’Afrique n’est pas toujours le dernier de la classe. Si les moyennes du reste de la planète devraient s’établir à 2,7 et 3,2 % en 2023-2024, ledit continent table sur une croissance d’environ 4 % de son Produit Intérieur Brut (PIB) réel.

Grâce à une analyse complète de la croissance régionale, le rapport semestriel de la Banque africaine de développement (Bad), publié hier jeudi, a montré que « les cinq régions du continent, confrontées à d’importants vents contraires résultant des chocs socio-économiques mondiaux, restent résilientes avec des perspectives stables à moyen terme ».

D’après le document, « la croissance moyenne estimée du PIB réel en Afrique a ralenti à 3,8 % en 2022, contre 4,8 % en 2021, dans un contexte de défis majeurs consécutifs au choc de la Covid-19 et à l’invasion de l’Ukraine par la Russie ». Néanmoins, a ajouté la source, 53 des 54 pays de l’Afrique ont affiché une croissance positive et « les perspectives pour 2023-2024 devraient être stables », indique la Bad.

Cinq économies africaines, parmi les plus dynamiques du monde avant la pandémie du nouveau coronavirus, devraient connaître une croissance de plus de 5,5 % en moyenne en 2023-2024. Il s’agit du Rwanda (7,9 %), de la Côte d’Ivoire (7,1 %), du Bénin (6,4 %), de l’Éthiopie (6,0 %) et de la Tanzanie (5,6 %). D’autres pays africains, sur la période considérée, devraient enregistrer une croissance supérieure à 5,5 % : République démocratique du Congo (6,8 %), Gambie (6,4 %), Libye (12,9 %), Mozambique (6,5 %), Niger (9,6 %), Sénégal (9,4 %) et Togo (6,3 %).

Les cinq régions africaines dans le vert

Dans le détail, la croissance en Afrique centrale, soutenue par des cours favorables des matières premières, a été la plus rapide du continent à 4,7 % contre 3,6 % en 2021. À l’opposé, la croissance de l’Afrique australe est celle qui a le plus ralenti, passant de 4,3 % en 2021 à environ 2,5 % en 2022. « Ce ralentissement résulte de la faiblesse de la croissance en Afrique du Sud, où la hausse des taux d’intérêt, la faiblesse de la demande intérieure et les coupures de courant persistantes ont pesé sur l’économie », a expliqué l’institution financière.

En Afrique de l’Ouest, la croissance devrait passer à 3,6 % en 2022 contre 4,4 % en 2021. « Cela tient à des ralentissements en Côte d’Ivoire et au Nigeria, les deux plus grandes économies de la région. La croissance du Nigeria en 2023 – bien qu’affectée par la Covid-19, l’insécurité et la faiblesse de la production pétrolière malgré la hausse des prix internationaux de l’or noir – pourrait bénéficier des efforts en cours pour rétablir la sécurité dans la région productrice de pétrole en proie à des troubles », a avancé le document.

La croissance de l’Afrique du Nord devrait baisser de 1,1 %, passant de 5,4 % en 2021 à 4,3 % en 2022 à cause « de la forte contraction en Libye et de la sécheresse au Maroc », mais elle devrait se stabiliser à 4,3 % en 2023 grâce au « fort rebond attendu dans ces deux pays et une croissance soutenue ailleurs dans la région ».

Pour l’Afrique de l’Est, la Bad s’attend à 4,2 % de croissance en 2022 contre 5,1 % en 2021. « Bien que la structure de production (de cette partie du continent) soit relativement diversifiée, les pays de la région, en grande partie des importateurs nets de produits de base, subissent de plein fouet la hausse des prix internationaux, en plus des chocs climatiques récurrents et de l’insécurité, notamment dans la Corne de l’Afrique », a relevé l’institution dont le siège se trouve à Abidjan, en Côte d’Ivoire.

« Avec 54 pays à différents stades de croissance, différentes structures économiques et diverses dotations en ressources, les effets des chocs mondiaux varient toujours en fonction de la région et du pays. Le ralentissement de la demande mondiale, le durcissement des conditions financières et la perturbation des chaînes d’approvisionnement ont donc eu des répercussions différentes sur les économies africaines », a déclaré Akinwumi Adesina, le président du Groupe de la Bad.

De son côté, l’économiste Jeffrey Sachs, directeur du Centre pour le développement durable de l’université de Columbia (États-Unis), a fait savoir que « l’Afrique peut et va atteindre une croissance de 7 % ou plus par an de manière constante dans les décennies à venir. Ce que nous verrons, en nous fondant sur la résilience que nous constatons dans ce rapport, c’est une véritable accélération du développement durable de l’Afrique, qui fera du continent la composante à croissance rapide de l’économie mondiale. L’Afrique est l’endroit où il faut investir ».

Décisions audacieuses pour atténuer les risques

La Banque africaine de développement a appelé « à des mesures monétaires et fiscales robustes, soutenues par des politiques structurelles » à l’échelle nationale, régionale et mondiale face aux risques cumulés.

Ceux-ci « comprennent la flambée des prix des denrées alimentaires et de l’énergie, le durcissement des conditions financières mondiales et l’augmentation connexe des coûts du service de la dette intérieure. Les changements climatiques – avec leurs effets néfastes sur l’approvisionnement en denrées alimentaires et le risque potentiel d’un changement de politique dans les pays où se tiendront des élections en 2023 – représentent des menaces tout aussi redoutables », a prévenu l’institution financière, non sans préciser les mesures fortes nécessaires.

Il y a « un resserrement rapide et agressif de la politique monétaire dans les pays à forte inflation, et un resserrement modéré dans les pays où les pressions inflationnistes sont faibles », « le renforcement de la résilience grâce à la stimulation du commerce intra-africain afin d’amortir les effets de la volatilité des prix des produits de base sur les économies », « l’accélération des réformes structurelles pour renforcer les capacités de l’administration fiscale et investir dans la numérisation et la gouvernance électronique afin d’améliorer la transparence, de réduire les flux financiers illicites et d’accroître la mobilisation des ressources intérieures ».

Mais aussi « l’amélioration de la gouvernance institutionnelle et l’adoption de politiques susceptibles de mobiliser les financements du secteur privé, en particulier dans le cadre de projets entièrement nouveaux, à l’épreuve des changements climatiques et des pandémies, et mobiliser les ressources de l’Afrique pour un développement inclusif et durable », « la prise de mesures décisives pour réduire les déficits budgétaires structurels et l’accumulation de la dette publique dans les pays confrontés à un risque élevé de surendettement ou déjà en situation de surendettement ».

Tchad : implication des femmes dans la prévention et la résolution des conflits

Le premier ministre de transition, a présidé le 19 janvier 2023, la cérémonie de validation du Plan d’Action National de la Résolution 1325 du conseil de sécurité du système des Nations Unies.

A quelques mois de la célébration de la Journée internationale de la femme, édition 2023, le gouvernement décide d’impliquer la femme dans le processus de paix et sécurité. A travers Plan d’Action National de la Résolution 1325 des Nations Unies validé le 19 janvier.

Le premier ministre de transition, Saleh Kebzabo a signifié l’importance d’impliquer les femmes dans les questions de paix, de sécurité, la gestion et la résolution des conflits. Il explique que le PAN 1325 est une des résolutions du DNIS et qu’il est d’actualité avec les priorités du gouvernement. Il  félicite les acteurs ayant soutenu le processus d’élaboration. Le chef du gouvernement rend hommage au comité interministériel chargé d’élaborer ledit document.

La ministre du Genre et de la Solidarité et de la Solidarité a expliqué que le processus d’élaboration a commencé en 2019, une cartographie des priorités a été faite, des consultations locales et sectorielles, avant de commencer l’écriture du PAN, sa budgétisation, sa validation technique et aujourd’hui politique.

« La Résolution 1325 du Conseil de sécurité de l’ONU sur les femmes, la paix et la sécurité est un outil dont l’efficacité dépend de la capacité analytique à maîtriser les dimensions sexospécifiques des conflits et de la paix. L’efficacité de la résolution 1325 dépend aussi de la capacité technique à maîtriser et appliquer l’approche axée sur l’égalité entre les sexes. » C’est une explication du Bureau de la Conseillère spéciale pour la parité entre les sexes et la promotion de la femme OSAGI).

Tchad : il est accordé aux magistrats des indemnités mensuelles

Un décret du président de transition, Mahamat Idriss Deby du 18 janvier 2023, fixe des indemnités mensuelles pour les magistrats.

Il s’agit entre autres,  des indemnités de logement, pour tous les magistrats, fixées à 125.000 FCFA. Les indemnités de communication, pour le président de Cour d’Appel et Procureur général : 80.000 FCFA.  Pour le conseiller à la Cour d’ Appel et le substitut du Procureur Général : 50.000 FCFA. Et l’indemnité du président du Tribunal et Procureur de la République, à 40.000 FCFA.

L’indemnité du Juge d’Instruction, juge au Siège, Substitut du Procureur de la République et Juge de Paix est de  30.000 FCFA.

Les indemnités de sujétions et de risques  sont de 400.000 FCFA pour Président de Cour d’Appel et Procureur Général et 250.000 FCFA; pour le conseiller à la Cour d’Appel et substitut du Procureur Général. Et 200.000 FCFA pour le président du Tribunal et Procureur de la République. Et à 150.000FCFA pour le Juge d’Instruction, juge au Siège, Substitut du Procureur de la République et Juge de Paix.

Les indemnités d’eau et d’électricité sont fixées à 100.000 FCFA pour le résident de Cour d’Appel et Procureur Général.  Pour le conseiller à la Cour d’Appel et substitut du Procureur Général : 75.000 FCFA;  et 50.000 FCFA pour le résident du Tribunal et de la République : 50.000 FCFA. Et enfin, 35.000 F CFA Juge de Paix/Siège/Substitut du Procureur de la République.

N’Djamena : L’année 2022 a été particulièrement difficile (Ali Haroun)

Apres 20 mois à la tête de la commune de la ville de N’Djamena, nous avions passé le témoin à une nouvelle équipe ce 16 janvier 2023.

La continuité du service public est un principe cardinal de l’administration, pour ce faire après vingt mois comme édile de la cité Capitale, nous avions passé le témoin à un nouvel exécutif c’est à la faveur d’un Conseil Extraordinaire du Conseil municipal tenu ce 16 janvier 2023 à l’Hôtel de Ville, faut-il le rappeler j’ai eu l’honneur et le privilège de gérer notre ville trois fois.

A cette occasion, je voudrais remercier très chaleureusement les plus Hautes Autorités de la République, en premier rang desquelles Son Excellence Mahamat Idriss Deby Itno, Président de Transition, Président de la République, Chef de l’Etat pour avoir appuyé de manière continue toutes nos actions durant notre mandat, soutien sans lequel beaucoup de nos actions n’aient pas lieu, surtout que nous avions pris les rênes de la Commune dans une situation exceptionnelle, marquée par la disparition du Maréchal du Tchad Idriss Deby Itno le 20 avril 2021, date de notre prise de fonction.

Mes remerciements s’adressent au Gouvernement, à l’ensemble de mes collaborateurs, et au personnel communal, qui ont fait montre de disponibilité à matérialiser notre programme, ces remerciements vont également à nos partenaires techniques et financiers, les associations de la société civile ainsi que la population N’Djamenoise qui ont cru à nous et ont soutenu nos actions.

Pour rappel, la ville de N’Djamena, construite sur une cuvette, fait face à diverses problématiques et non de moindres, notamment son extension exponentielle, sa démographie galopante et les aléas liés au climat, surtout les inondations pluviales et fluviales. L’année 2022 a été particulièrement difficile pour nous tous, avec les vagues des déplacés causés par celles-ci. Il faut à l’avenir très tôt mettre en place des programmes et projets innovants pour contrer ces fléaux, pour ce faire le Gouvernement, les partenaires ainsi que l’ensemble de la population puissent mettre la main dans la pâte pour y faire face.

La Commune de la Ville de N’Djaména, que nous quittons avec le sentiment d’un devoir accompli, celui d’un Maire qui quitte ses fonctions sans arriérés de salaire, bien que l’effectif du personnel est pléthorique, plus de 2000 agents et de l’autre côté des revenus très faibles, nous avions avec l’aide de Dieu pu maintenir le cap.

Outre cela, nous avions durant notre mandat immortalisé 37 de nos compatriotes disparus ayant marqué la vie de la nation de leur vivant, à la faveur de la Réconciliation nationale. Ces compatriotes dont des boulevards et avenues portent désormais leurs noms sont honorés à titre posthume par des cérémonies solennelles.

Il y a certes beaucoup de choses à faire, des défis de taille à relever, surtout l’enlèvement des ordures (1700 tonnes par jour), le reprofilage des rues, le colmatage des nids de poule, le curage des caniveaux et bien d’autres actions à faire.

La ville attend des investissements colossaux, à l’exemple du lancement du Projet d’aménagement du canal des jardiniers (PACAJ) qui touche le 3e, 5e et 6e arrondissement, dont les travaux commencent bientôt, financé à hauteur de plus de 7 milliards de Fcfa, par l’AFD, le Projet Intégré de Lutte contre les Inondations et la Resilience Urbaine (PILIER) d’un montant de 150 millions de dollar, un financement de la Banque Mondiale, et bien d’autres qui pourront aidé à changer notre ville.

Dans le cadre de la sensibilisation de la masse, nous avions mis sur pied une radio communale appelée, Écho de la Commune qui émet sur 90.3 MHZ, et doté en matériel roulant et de travail nos services municipaux, qu’il faut pérenniser, et dans le cadre de la Coopération Décentralisée une Assemblée Générale de l’Association des Villes et Collectivités d’Afrique Centrale (AVCAC), est prévue pour le mois de février 2023.

Nous quittons, moi et mon équipe la Commune, mais demeurons citoyens de la Ville, nous nous félicitons des bons rapports que nous avions eu avec tous et toutes, tout en espérant voir les meilleurs pour nos concitoyens.

Pour finir, je voudrais une fois de plus rendre un hommage mérité à toute la population de N’Djamena, et lui demande de garder le même élan avec les nouveaux responsables de la Commune.

Les hommes passent mais les institutions restent. Que des beaux projets pour N’Djamena!

A bientôt !

Tchad : le MPS forme restitue les résolutions du dialogue national

Trois mois après la clôture des travaux, le Mouvement patriotique du salut (MPS), vulgarise les résolutions et recommandations du Dialogue national inclusif et souverain.

A cet effet, le parti de l’ancien président Idriss Deby Itno forme ses conseillers communaux de la ville de N’Djaména et les partis alliés depuis le 18 janvier 2023. L’atelier porte sur la vulgarisation des résolutions et recommandations du Dialogue National Inclusif et Souverain.

« Nous sommes le seul parti à œuvrer dans la restitution des résolutions et recommandations du DNIS. », se vante Amsadene Maide Hangatta, secrétaire générale 3ème Adjointe du parti. Elle explique le MPS s’est donné, pour objectif de mettre en évidence les résolutions et recommandations du dialogue national sur l’ensemble du pays. Cette responsable du parti espère que : « les différents participants et militants de base de N’Djamena pourront à la suite de cet atelier s’imprégner et s’approprier d’une part des recommandations et d’autre part restituer avec succès à leurs structures de base.»
Saad Chérif Ahmed, président du comité d’organisation de ces assise, pense que : « la réussite de cette transition dépend de la mobilisation de tous les Tchadiens et surtout de la qualité de la pierre que chacun et chacune de nous pourra apporter à la construction de l’édifice commun. Cette mobilisation s’est confirmée ce matin. »

À N’Djaména, le G5 Sahel veut se « redynamiser »

Les ministres des Affaires étrangères des pays membres de l’alliance militaire ont été reçus ce mercredi par Mahamat Idriss Déby Itno, le président du Tchad.Depuis le retrait du Mali, le 15 mai 2022, à cause du refus qui lui était opposé d’assurer la présidence, le G5 Sahel « bat de l’aile », souligne un communiqué de la Présidence de la République du Tchad.

Réunis autour du chef de l’État Général Mahamat Idriss Déby Itno, les chefs de la diplomatie de la Mauritanie, du Tchad, du Burkina et du Niger entendent « apporter un appui politique » afin de « donner un nouveau souffle » à l’institution communautaire.

En compagnie notamment de Mohamed Salem Ould Merzoug, le Secrétaire exécutif du G5 Sahel et de l’ambassadeur Mahamat Saleh Annadif, ministre coordonnateur, ils « sont venus rendre compte de l’état d’avancement de leurs travaux et recueillir les orientations du président en exercice du G5 Sahel », indique le document.

Le texte rappelle qu’ « en marge du Sommet extraordinaire de l’Union Africaine (UA), le 25 novembre 2022 en terre nigérienne, le chef de l’État tchadien et président en exercice du G5 Sahel, Général Mahamat Idriss Déby Itno, avait présidé une réunion de concertation des chefs d’État des pays membres » avec pour objectif d’impulser un nouvel élan qui permettra de lutter efficacement contre les groupes jihadistes présents au Sahel.

Tchad : Aziz Mahamat Saleh relance la construction du siège de l’ATPE

Le ministre de la Communication, Aziz Mahamat Saleh, a annoncé ce mercredi 18 janvier 2023, la reprise des chantiers de construction des sièges de son département et de l’ATPE.

C’était au cours d’une rencontre avec les responsables des entreprises en charge de la construction du siège du ministère et de l’ATPE, respectivement DEHLI et SOTOCOD. Les échanges se sont déroulés en présence de l’Inspection générale dudit ministère, des directeurs généraux et techniques.

« Démarrés en août 2014, les travaux du siège du ministère ont été exécutés à 80% ». S’agissant du siège de l’ATPE, les travaux de construction ont débuté le 16 octobre 2016 avant d’être arrêtés en 2016. Repris le 05 novembre 2020 puis arrêtés à nouveau, les travaux d’exécution dudit siège sont estimés à 70%.

Selon le ministre, les dispositions nécessaires seront prises pour la relance des deux chantiers.

Tchad : installation de la Coordination de la plateforme des femmes du G5 Sahel du Bahr -El-Gazel

La ministre du Genre et de la Solidarité nationale, Amina Priscille Longoh, a installé le 17 janvier 2023, la Coordination provinciale de la Plateforme des femmes du G5 Sahel du Bahr-El-Gazel.

Cette plateforme a pour mission l’intégration du genre et des priorités spécifiques des femmes et des filles à tous les niveaux dans les pays du G5 Sahel pour un développement harmonieux, sécurisé, équitable, inclusif et durable.

Durant son séjour, Amina Priscille Longoh a également rencontré les organisations des femmes et des personnes handicapées avec qui elle a échangé sur les maux qui minent leur épanouissement.

Au nom du gouvernement, 1000 sacs de riz de 50kg et 300 bidons d’huile de 20litres ont été remis aux couches vulnérables du Bahr-El-Gazel. Des enveloppes d’un montant de cinq millions aux femmes et deux millions aux personnes vivant avec un handicap ont été remises.

Tchad : une mission du ministère de l’Aménagement en mission au Sénégal

Une délégation  tchadienne conduite par le ministre de l’Aménagement du territoire, de l’Habitat et de l’Urbanisation est en visite de travail, du lundi 16 au vendredi 20 janvier, au Sénégal.

Une série de rencontres avec les services du Ministère de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène publique (MULHP) du Sénégal est au menu de cette visite.

Le ministre tchadien a rencontré du reste ce lundi son homologue sénégalais, Abdoulaye Saydou Sow.

Les services techniques des deux ministères tiendront ce mardi 17 janvier, une réunion de partage d’informations. Les services du MULHP (DGUA, DGCH, FHS, SAFRU, SNHLM, SICAP, PCLSLB) vont faire des présentations qui porteront sur les points suivants :

– La politique de l’Urbanisme

– La politique du logement

– La promotion immobilière et le financement

– La lutte contre les inondations.

La délégation tchadienne aura ensuite à une rencontre avec des Partenaires techniques et financiers. Elle effectuera également une visite sur les sites du programme 100 000 logements, notamment le projet de développement du Pôle urbain de Daga Kholpa et le projet 2SI de Bambilor. Le séjour du ministre Tchadien sera ponctué par la signature d’un Protocole d’accord entre les deux pays.

Tchad : plus de 300 anciens douaniers réclament leur intégration à la fonction publique

Après 20 ans de service, 368 anciens douaniers demandent à être intégrés à la fonction publique. Ils interpellent le président de transition et le ministère de la fonction publique.

Dans une lettre ouverte adressée au président de transition, 368 anciens douaniers, marginalement appelés ‘’Bogobogo’’ demandent de plaider pour leur recrutement à la fonction publique. Ils souhaitent que Mahamat Idriss Deby pèse de son poids afin qu’ils soient reconnues comme agent de l’Etat.

Dans le document, ils indiquent qu’ils ont plus de 20 d’expériences. Ils font également état de leur capacité à faire face au danger dans les zones à risques. En gros ils veulent être intégrés pour se mettre au service de l’Etat. Ils sont également frustrés de n’avoir pas été recrutés malgré deux décennies au sein des services de la Douane.

Ces douaniers confient que : « certains d’entre eux sont devenus handicapés à vie pendant leur service. » Et que d’autres encore sont morts dans le cadre de l’exercice d’un travail pour lequel, ils ne bénéficient pas des honneurs.

Tchad : le Conseil d’administration des académies demande l’augmentation de son budget

Le ministre de l’Enseignement supérieur, Tom Erdimi a présidé le 4e Conseil d’administration spécial des académies. Il dénonce l’insuffisance des ressources financières allouées aux académies.

Un Conseil d’administration spécial a été convoqué ce 17 janvier 2023, par le président du Conseil d’administration des académies, Dr Tom Erdimi. Par ailleurs, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Le patron de l’enseignement a mis un point sur la question de refondation du système éducatif tchadien. « C’est pourquoi nous devons faire en sorte que cette quatrième session du conseil d’administration soit un tournant décisif dans l’existence de celles-ci », interpelle-t-il.

Le Dr Tom Erdimi regrette que, le système éducatif tchadien souffre du déficit de la gouvernance et du pilotage à tous les niveaux, d’où l’impératif d’éradiquer ce mal à la racine à travers l’opérationnalisation des académies.

Il note que, la non opérationnalisation des académies est liée à l’insuffisance des ressources financières allouées.

Pour remédier au mal, les membres du conseil et élaboré quelques recommandations. Parmi lesquelles : « l’élaboration du plan stratégique d’opérationnalisation et l’augmentation du budget pour les exercices à venir. » Ils ont d’ailleurs examiné et adopté un budget prévisionnel standard et d’austérité pour l’exercice 2023.

Les 8 académies du système éducatif du Tchad sont :

– Académie du Nord ( Faya) ;

– Académie du Nord-Ouest ( Mao) ;

– Académie de l’Est ( Abéché) ;

– Académie du centre ( Mongo) ;

– Académie de l’Ouest ( N’Djamena) ;

– Académie du Sud-Ouest ( Bongor) ;

– Académie du Sud ( Moundou) ;

– Académie du Sud-Est ( Sarh).

Tchad-éducation : les dates des examens et concours de fin d’année connues

Le calendrier des examens et concours de l’année scolaire 2022-2023, a été dévoilé ce mardi 17 janvier 2023.

A travers un arrêté conjoint, le ministre de l’Education nationale et de la Promotion civique, Moussa Kadam et son collègue de Formation professionnelle, Ousmane Moussa Mahamat rendent public, les dates de déroulement des examens et concours de l’année scolaire en cours.

Ledit calendrier fixe les concours d’entrée dans les différents cycles et filières d’enseignement technique et de la formation professionnelle (2nde AB, BT, BI, 1ère année de BEP et CFTP) au 3 juin 2023. Le Brevet de l’Enseignement Fondamental (BEF) se déroulera du 4 au 14 juin 2023. Le Brevet de Technicien (BT), le Brevet de Fin de Formation Technique et Professionnelle (DFFTP) sont prévus, eux, pour les 14 et 15 juillet 2023.

Tchad : 2 227 candidats composent le concours d’entrée à l’INJS

 

Tchad : le ministre de la Santé inspecte l’hôpital de référence nationale

Le ministre de la santé publique et de la prévention Dr Abdelmadjid Abderahim a visité le 16 janvier 2023, les hôpitaux de la référence nationale, de l’Union et de l’Amitié Tchad- Chine.

Objectif : s’enquérir des conditions de travail des agents, s’assurer de la qualité de la prise en charge des patients et donner des orientations pour la bonne marche des structures sanitaires.

Le ministre et sa suite ont visité successivement les services d’urgence, de la maternité, la pharmacie et ceux de la chirurgie.

Dr Abdelmadjid Abderahim a échangé également au cours de cette série de visites avec les équipes qui assurent la garde et parlé avec les parents des malades sur l’accueil et la qualité des soins.

Les responsables des hôpitaux visités ont reçu des orientations pour la conduite des activités.

Les agents ont reçu les félicitations et encouragements du ministre et son équipe pour le courage et l’abnégation avec lesquels ils assument leurs tâches quotidiennement.

Le ministre de la santé publique et de la prévention a recommandé aux agents expérimentés à bien encadrer les jeunes pour une meilleure relève.

Il a rassuré de la disponibilité du ministère à répondre aux préoccupations des formations des sanitaires pour l’accomplissement de leurs fonctions.

Le ministre était accompagné dans cette descente de l’inspecteur général Welba Raiwé Kolandi et de la directrice générale de la coopération et de la planification Dr Narassem Mbaïdoum.

Tchad : la nouvelle équipe de la direction des impôts prend fonction

Le nouveau directeur général des Impôts, Mbairari Bari Henri et son équipe ont officiellement été installés le 16 janvier 2023.

Le président de transition, Mahamat Idriss Deby a signé et rendu public le décret 0029/PT/PM/MFBCP/2023 du 13 janvier 2023, nommant un nouvel exécutif à la direction général des impôts. Il s’agit de  Mbairari Bari Henri et son adjoint, Hassan Bakhit Djamous. Les deux hommes ont pris fonction le 16 janvier 2022, à l’issue d’une cérémonie organisée dans les locaux de la direction générale de l’institution.

Laquelle cérémonie a été présidée par le directeur général du ministère des Finances, du Budget et des Comptes publics. Plusieurs cadres du ministère de tutelle ont pris part à la cérémonie.

La gestion des recettes fiscales du Tchad repose désormais entre les mains de cette équipe qui s’est mise au travail séance tenante.

Tchad : Bartchiret Fatimé Zara est le nouveau maire de la ville de N’Djamena

A l’issue d’une session extraordinaire, tenue le 17 janvier 2023, les Conseillers municipaux ont désigné, à l’unanimité Mme Bartchiret Fatimé Zara Douga, maire de la commune de la ville de N’Djaména.

Ce changement est intervenu après le retrait, par les Conseillers municipaux, de leur confiance à l’exécutif sortant.

Mme Bartchiret a pour Premier Adjoint, Monsieur Mamgaly Babguel, qui fait son entrée pour la première fois dans l’exécutif municipal. Monsieur Brahim Abdou Mahamat Choua et Mme Djimasra Madjibeye Joëlle, respectivement deuxième et troisième Adjoint au Maire, ont maintenu leur poste.

La cérémonie de passation a eu lieu aussitôt, après la session, déroulée à huit clos. Elle a été présidée par Mme la Déléguée Générale du Gouvernement auprès de la Commune de N’Djaména, en présence des Conseillers, des cadres de la Commune et plusieurs autres personnes, ayant fait le déplacement.

Émue pour la confiance, placée en sa modeste personne pour conduire désormais la destinée de la ville, Mme Bartchiret Fatimé Zara a exprimé toute sa reconnaissance au Président de Transition, Son Excellence Mahamat Idriss Deby. Elle a, par ailleurs, remercié la Déléguée Générale du Gouvernement auprès de la Commune de N’Djaména pour avoir conduit les travaux de ladite session et les Conseillers municipaux, pour la mission qu’ils l’ont confiée. « Sachez qu’elle est la nôtre. Sa réussite dépendra également de vos conseils et suggestions » a-t-elle déclaré à ses collègues Conseillers.

Tout en s’engageant à assurer ses fonctions dans la loyauté et la transparence, la 4ème femme femme Maire a appelé à la mobilisation de tout le personnel à une synergie d’action à l’effet de répondre à l’attente de la population.

Tchad : l’exécutif municipal de N’Djamena n’a pas été destitué

Source : mairie de N’Djamena

Tchad : les cérémonies d’installation des autorités traditionnelles interdites

Le ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation interdit les cérémonies officielles d’installation des autorités traditionnelles et coutumières, à l’exception des Sultan.

C’est à travers un arrêté du 15 janvier 2023 que le ministre en charge de l’administration territoriale, Limane Mahamat, interdit : « les cérémonies officielles d’installation des Autorités. Traditionnelles et Coutumières sont interdites sur l’ensemble du territoire national, à l’exception des Sultans. »

Le membre du gouvernement précise que : « la prise ou la cessation définitive des fonctions des autorités traditionnelles et coutumières est attestée par le certificat délivré par le chef de l’Unité administrative de leurs ressorts territoriaux respectifs, sur constat du décret entérinant la désignation et, selon le cas, la révocation ou le remplacement de l’autorité traditionnelle et coutumière concernée. »

 

Afrique subsaharienne : la croissance devrait atteindre 3,6 % en 2023 (rapport)

La Banque Mondiale a revu à la baisse la croissance pour près de 60 % des pays, y compris pour plus de 70 % des exportateurs de métaux qui devraient être pénalisés par la poursuite de la baisse des cours mondiaux.À peine sortis de la pandémie de la Covid-19, les États de l’Afrique subsaharienne ont subi les effets de la guerre entre la Russie et l’Ukraine. Dans cette partie du continent noir, la Banque Mondiale table sur une croissance de 3,6 % en 2023 et 3,9 % en 2024.

« En dépit de l’atténuation attendue des pressions inflationnistes, le rythme de reprise devrait rester stable dans de nombreux pays en raison de l’impact négatif de la pauvreté persistante et de l’insécurité alimentaire sur la croissance, amplifié par d’autres facteurs de vulnérabilité tels que les conditions météorologiques défavorables, l’endettement élevé, l’incertitude politique, la violence et les conflits », ajoute l’institution financière dans ses dernières perspectives économiques.

Les pays subsahariens dont les économies sont tributaires de l’exportation des métaux seront plus affectés par la baisse de la croissance. « Ce ralentissement constitue un obstacle majeur pour le développement économique de l’Afrique subsaharienne. Le revenu par habitant ne devrait augmenter que de 1,2 % en moyenne en 2023-2024 », souligne la Banque Mondiale.

Poursuivant, elle annonce cette année que le revenu par habitant en Afrique subsaharienne devrait rester inférieur de plus de 1 % à celui de 2019. Et les projections anticipent que dans près de 40 % des pays, y compris les trois plus grandes économies de la région – l’Afrique du Sud, l’Angola et le Nigeria -, le revenu par habitant n’aura pas retrouvé son niveau antérieur à la pandémie même d’ici à la fin de 2024.

Dans ces trois pays, rapporte l’institution de Bretton Woods, « la croissance s’est fortement contractée pour ressortir à 2,6 % seulement en 2022 ». La nation arc-en-ciel « n’a enregistré qu’une croissance de 1,9 % en raison (notamment) de l’aggravation des pénuries d’électricité et du renforcement des politiques de rigueur pour juguler l’inflation », explique la Banque Mondiale.

Par contre, en Angola, les cours élevés du pétrole et la stabilité de la production de l’or noir ont permis un rebond de 3,1 %. Le Nigeria, de son côté, a vu sa croissance s’affaiblir à cause de l’intensification des problèmes de production dans le secteur pétrolier. Résultat, l’inflation y « a dépassé 21 % en 2022, son niveau le plus élevé depuis 17 ans ».

Globalement, remarque l’institution financière, « les tensions sur les prix des denrées alimentaires, déjà importantes avant la pandémie, se sont encore intensifiées en raison des aléas climatiques, des perturbations de l’approvisionnement aggravées par l’invasion de l’Ukraine par la Russie, d’une fragilité et d’une insécurité accrues et, dans certains pays, de fortes dépréciations monétaires ».

L’année dernière, l’inflation des prix alimentaires a dépassé 20 % dans plus d’un quart des pays. Cela a ralenti la progression des revenus réels et de la demande des consommateurs et aggravé l’insécurité alimentaire.

« Malgré le récent relâchement des prix mondiaux de l’alimentation et de l’énergie, les coûts d’importation sont restés élevés, ce qui a contribué à creuser les déficits courants. La précarité des situations budgétaires due à la pandémie a persisté et, l’année dernière, la dette publique était supérieure à 60 % du PIB dans près de la moitié des économies de la région. La viabilité de la dette s’est encore détériorée dans de nombreux pays non producteurs de pétrole, entraînant une hausse des coûts d’emprunt, des sorties de capitaux et une dégradation de la cote de crédit », conclut la Banque Mondiale.

Tchad : l’exécutif municipal de N’Djamena n’a pas été destitué

Des informations faisant état de la destitution de l’exécutif municipal de N’Djamena ont alimenté la toile le 15 janvier 2023. Le maire de la ville, Ali Haroun apporte un démenti formel.

A travers une mise au point du 15 janvier, le patron de la commune de N’Djamena, Ali Haroun, dément une éventuelle destitution l’exécutif municipal et la désignation d’un nouvel organe. En sa qualité de président du Conseil municipal Ali Haroun dit apporter : « un démenti aux allégations de la tenue d’une quelconque session extraordinaire ce jour 15 janvier 2023. »

Il botte en brèche ces informations publiées par plusieurs médias en ligne et relayées sur les réseaux sociaux.

Par ailleurs, le maire fait savoir que l’organe délibérant de la commune ne s’est pas réunie à cet effet, ni la hiérarchie administrative n’a sollicité une quelconque réunion du genre.

Il rassure la population de N’Djamena, qu’à l’heure actuelle aucun changement n’est intervenu par la voie légale.

Tchad : onze officiers de l’armée inculpés pour tentative de coup d’Etat

Ces accusés doivent répondre des chefs d’accusation d’atteinte à l’ordre constitutionnel, association de malfaiteurs, détention illégale d’armes à feu et complicité.Les onze officiers de l’armée nationale tchadienne et le président de l’Organisation tchadienne des Droits de l’Homme, Baradine Berdei Targuio, interpellés pour tentative de déstabilisation des institutions de l’Etat, sont officiellement placés sous mandat de dépôt ce jeudi 5 janvier 2023. Ils sont détenus depuis le 8 décembre 2022 dans les locaux des services des Renseignements Généraux dans le cadre de l’enquête sur la tentative de coup d’Etat.

Dans un communiqué publié le jeudi 5 janvier 2023, le gouvernement a indiqué que le juge d’instruction a procédé à leur inculpation conformément au réquisitoire introductif du Procureur de la République. Ils doivent répondre devant les juges des chefs d’accusation d’atteinte à l’ordre constitutionnel, association de malfaiteurs, détention illégale d’armes à feu et complicité, suivant l’information judiciaire ouverte à cet effet. Selon des sources, ils sont transférés depuis des jours des locaux des Renseignements Généraux à la maison d’arrêt et de correction de Klessoum, à la sortie Sud-Est de N’Djamena.

Le 8 décembre 2022, ces personnes ont été interpellées par les éléments de la Direction générale des Renseignements et Investigations de la Police nationale. Le gouvernement les accuse de vouloir déstabiliser les institutions de la République en préparant un coup d’Etat. La procédure suit son cours et le gouvernement entend faire toute la lumière sur cette affaire, assure son porte-parole, Aziz Mahamat Saleh.

Le Général Mahamat Idriss Deby Itno à été porté à la tête de l’Etat du Tchad en avril 2021 après le décès de son père, le maréchal Idriss Deby Itno dans une contre-offensive de l’armée contre les rebelles du Front pour l’Alternance et la Concorde au Tchad (FACT).

En 2022, l’Etat islamique revendique 1027 attaques en Afrique

En 2022, l’Etat islamique a mené près de la moitié de ses attaques en Afrique.L’État islamique (EI) a publié, mercredi 4 janvier, via son agence de propagande « Amaq », le bilan de ses opérations dans le monde en 2022. L’organisation jihadiste revendique 2058 attaques dans 22 pays. Ces actions ont coûté la vie ou blessé 6.881 personnes. 

Près de la moitié des opérations du groupe jihadiste, soit 1027 attaques se sont déroulées dans 13 pays africains et ont occasionné la mort ou blessé 3195 personnes.

Le Nigeria en tête 

Le Nigeria arrive en tête de ce classement, tous continents confondus avec 517 attaques dans lesquelles 887 personnes ont perdu la vie ou ont été blessées. La dernière en date visait même le président de la République Muhammadu Buhari, le jeudi 29 décembre 2022. Une voiture piégée a explosé trente minutes seulement avant l’arrivée du chef de l’Etat nigérian dans l’Etat Kogi (centre) précisément dans la ville d’Okéné au sud-ouest d’Abuja, la capitale fédérale du Nigeria. Le pays le plus peuplé d’Afrique (213 millions d’habitants en 2021) est suivi de l’Irak qui a enregistré 484 incidents liés à l’insurrection jihadiste.

Sur le continent africain, la République démocratique du Congo (RDC) où l’État islamique compte une « province » vient en deuxième position du tableau consulté à APA. Dans ce pays d’Afrique centrale, l’EI a revendiqué 167 attaques pour 607 morts ou blessés.

Au Mozambique où 156 raids ont été menés par les « shebab » du Cabo Delgado affiliés à l’Etat islamique alors que leurs « frères » d’Ansar Bait al Maqdis d’Egypte en ont perpétré 95 et fait 263 victimes.

En Somalie, les jihadistes affirment avoir tué ou blessé 61 personnes dans 22 attaques.

Dans le Sahel central, l’EI se dit responsable de 22 attaques au Mali, 11 au Niger et 4 au Burkina Faso. Soit un total de 37 opérations entraînant 938 décès ou blessés. Depuis mars, les jihadistes se sont lancés dans une serie d’exactions dans le nord du Mali, précisement à Ménaka où ils sont accusés par plusieurs organisations de défense des drois humains d’avoir tué des centaines de civils. 

Lire aussi : Jihadisme : l’inquiétante expansion de l’Etat islamique en Afrique

Dans le bassin du Lac Tchad, l’organisation jihadiste a aussi ciblé des pays comme le Tchad et le Cameroun où elle affirme avoir été à l’origine de 17 attaques. Lesquelles auraient fait 99 victimes.

Cependant, l’EI a été peu présent en Libye, au Bénin et en Ouganda où il a globalement commis 6 attaques qui ont tué ou blessé 19 personnes.

Décentralisation 

D’idéologie salafiste jihadiste, l’Etat islamique a été proclamé en 2014 en zone syro-irakienne par l’irakien Abou Bakr al Baghdadi, tué en 2019 par l’armée américaine en Syrie. Sous son impulsion, le groupe jihadiste qui a eu à administrer des territoires où il appliquait la version ultra-rigoriste de la charia, s’est étendu dans d’autres régions du monde. S’inscrivant dans cette dynamique, son successeur Abou Ibrahim al Hachimi Al Qourachi a travaillé à exporter l’idéologie de l’organisation jihadiste qui compte qui compte depuis 2022 sept « provinces » en Afrique.

En mars, le Sahel central a été érigé en « province » à part entière, ne dépendant plus du Nigeria. Le Mozambique qui était sous l’autorité de la « Province en Afrique centrale » a bénéficié également d’une « promotion » et vole de ses propres ailes. Une politique d’expansion qui sera sans doute maintenue par l’actuel « calife » Abou Al Hussein al Husseini al Qourachi, successeur d’Abou al Hassan Al Hachimi Al Qourachi.

Tchad : Baba Laddé, l’ex-patron du renseignement tombé en disgrâce du pouvoir

Ex-chef rebelle et ancien patron des Renseignements généraux (RG), Mahamat Abdoul Kadré Oumar connu sous le nom Baba Laddé est gardé dans les locaux des RG depuis le 26 décembre 2022.Il est l’un des chefs rebelles tchadiens qui ont le plus eu maille à partir avec la justice. Et visiblement, la prison le réclame encore. Depuis le 26 décembre 2022, l’ex-chef rebelle et ancien Directeur général du Renseignement et de l’Investigations (DGRI), Mahamat Abdoul Kadré Oumar plus connu sous le pseudo Baba Laddé (père de la brousse en langue foulbé, surnom que lui a donné sa grand-mère) est interpellé et gardé dans les locaux des Renseignements généraux du Tchad. Officiellement, aucune raison de son interpellation n’est communiquée.

D’ethnie peule, Baba Laddé est né dans les années 1970 à Gounou-Gaya, dans le Mayo-Kebbi Est, province située à 220 Km au Sud de N’Djamena, la capitale tchadienne. Après ses études primaires et du 1er cycle (6e en 3e) effectuées à Gounou-Gaya, Baba Laddé intègre le lycée technique commercial en 1990.

Alors qu’il était en classe de Terminale, il passe en 1995 le concours d’entrée à la gendarmerie où il était reçu. Au sein de ce corps, il a exercé comme secrétaire du commandant du centre d’instruction puis archiviste de la gendarmerie.

Maréchal des Logis Chef, il devient capitaine en 1998. A la suite d’un conflit dans le Sud et dans le Chari Baguirmi entre éleveurs peuls et autorités locales, Baba Laddé crée, avec un groupe de jeunes peuls, le Front populaire pour le redressement (FPR) inspiré du Le Front patriotique rwandais (FPR).  Trahi par un des membres, Baba Laddé est arrêté le 15 octobre 1998 avec trois autres de ses camarades. Libéré en septembre 1999, « le père de la brousse » trouve refuge au Cameroun et entame une carrière de rebelle.

Avec sa troupe, il erre entre le Soudan, la République centrafricaine et le Tchad. Plusieurs fois, il a engagé des pourparlers avec les autorités tchadiennes pour déposer les armes. Grâce à un accord de paix, Baba Laddé a été nommé Conseiller chargé de mission à la Primature en 2013 puis Préfet de Maro, une ville frontalière avec la Centrafrique en 2014. Démis de cette dernière fonction, il a manqué de peu d’être arrêté par les forces tchadiennes alors que la population s’opposait à son remplacement à la tête du département.

Signalé en Centrafrique, il est arrêté par les forces onusiennes puis extradé au Tchad où il a été condamné à huit ans de prison ferme pour assassinat, association des malfaiteurs, détention illégale d’armes à feu. Il purge sa peine pour être libéré en 2020.

En 2021, Baba Laddé dépose sa candidature à la magistrature suprême au nom de son mouvement armé, le FPR. Mais la Cour Suprême le recale pour non reconnaissance de son mouvement comme parti politique. Il entre en clandestinité pour réapparaître publiquement en mars 2021 au côté du défunt président Idriss Déby Itno en campagne présidentielle à Bongor dans le Mayo-Kebbi Est. Signe d’une réconciliation avec celui qui l’a traité longtemps de coupeur de route, de bandit de grand chemin, ne lui reconnaissant pas le statut de rebelle.  

A la mort du président Idriss Déby Itno en avril 2021, Baba Laddé trouve grâce aux yeux du nouveau maître du Tchad, le général Mahamat Idriss Déby Itno. Il le nomme en octobre 2021 Directeur général du Renseignement et de l’Investigations (DGRI), la toute puissante agence d’espionnage et de contre-espionnage, un poste stratégique.

Il est éjecté cinq mois plus tard pour être nommé Secrétaire général du ministère de la Sécurité publique et de l’Immigration. Il occupe ce poste jusqu’à la formation du nouveau gouvernement de transition en octobre 2022.

Depuis lors, l’ex-maquisard se fait discret jusqu’à la date du 20 décembre 2022 où il a annoncé sur Facebook qu’il est invité par un pasteur peul pour assister à la célébration de la fête de Noël dans le département de Dourbali dans le Chari-Baguirmi. Et c’est à son retour de cette ville, le 26 décembre, qu’il a été interpellé dans la soirée par les agents de la DGRI. « Baba Laddé, c’est un mystère. Difficile de le cerner. C’est un homme discret. Tu entends parler de lui que quand il a des problèmes ; et il en a toujours », résume Moussa Guedmbaye, un journaliste tchadien.

Tchad : l’ancien chef des renseignements généraux arrêté

L’ancien chef rebelle Baba Laddé attend d’être édifié sur les raisons de son arrestation.Que reproche-t-on à Abdelkader Mahamat dit Baba Laddé ? Depuis lundi 26 décembre, l’ancien chef rebelle peul tchadien, appréhendé à son domicile de Paris-Congo, dans le VIe arrondissement de N’Djamena, serait dans les locaux des services de renseignements, rapportent plusieurs sources locales. Il revenait d’un séjour à Dourbaly, à 95 kilomètres de la capitale où il a célébré la fête de la Nativité avec des chrétiens peuls.

Pour l’heure, les autorités tchadiennes n’ont fourni aucune explication sur son interpellation. Mais elle pourrait être liée à la note signée par l’ancien chef rebelle mettant en garde la France et les Etats-Unis contre d’éventuelles attaques de leurs ambassades à Bangui par des partisans du président centrafricain, Faustin Archange Touadéra.

Selon la note envoyée aux ambassades française et américaine le 21 décembre, des jeunes sont instrumentalisés par la compagnie militaire privée russe Wagner et la plateforme Galaxie en vue d’une grande manifestation contre leur présence en RCA.

Par le biais de sa ministre des Affaires étrangères, Sylvie Baipo, la Centrafrique a vivement protesté contre ces accusations qu’elle met dans le registre d’une « grande campagne de désinformation et d’intoxication sur la RCA ». Bangui rappelle aux chancelleries occidentales que Baba Laddé a « consacré toute sa vie à la destruction de la RCA, en étant à la tête de plusieurs groupes armés rebelles qui ont plongé ce pays dans le chaos ».

Ancien chef rebelle, Abdelkader Mahamat avait été nommé chef des renseignements généraux par Mahamat Idriss Déby Itno, devenu président de la transition tchadienne depuis avril 2021, après la mort de son père Idriss Deby Itno dans le nord du pays à la suite d’une contre-offensive de l’armée contre les rebelles du Front pour l’Alternance et la Concorde au Tchad (FACT). Il a été démis de ses fonctions en février 2022.

Afrique : 88 % de la population ressentent les effets du changement climatique (enquête)

L’étude de la Banque Européenne d’Investissement (BEI) sur le climat, réalisée dans neuf pays du continent noir, révèle que « les changements climatiques ont déjà des répercussions sur le quotidien » d’au moins 6000 personnes âgées de 15 ans et plus interrogées.Maroc, Tunisie, Égypte, Kenya, Afrique du Sud, Angola, Cameroun, Côte d’Ivoire et Sénégal, ce sont les pays où la première édition africaine de l’enquête de la Banque Européenne d’Investissement (BEI) sur le climat a eu lieu entre le 1er et le 25 août 2022. Cette initiative de l’institution financière vise d’après elle « à nourrir le débat général sur les comportements et les attentes en matière d’action en faveur du climat ».

« 61 % des Africains interrogés soutiennent que les changements climatiques et les atteintes à l’environnement ont affecté leurs revenus ou leurs moyens de subsistance », lit-on dans un communiqué reçu mardi à APA. Les pertes de revenus, rapporte la source, sont généralement liées à des sécheresses intenses, à l’élévation du niveau des mers ou à l’érosion côtière, ainsi qu’à des phénomènes météorologiques extrêmes tels que des inondations ou des ouragans.

« Nous appuyons depuis de nombreuses années les investissements dans les énergies propres en Afrique, comme l’énergie éolienne, l’hydroélectricité et les solutions hors réseau. Nous sommes prêts à déployer toute notre panoplie de services de conseil et d’instruments financiers et appuyer nos partenaires sur le terrain afin d’atténuer les changements climatiques, de nous adapter à leurs effets négatifs déjà palpables et de garantir une transition juste », affirme Ambroise Fayolle, vice-président de la BEI.

À en croire le bras financier de l’Union Européenne (UE), les résultats de cette enquête arrivent à un moment critique pour l’Afrique, après la COP 27 où la mobilisation des ressources pour l’atténuation du réchauffement climatique et l’adaptation aux effets de celui-ci ont été au cœur des débats avec la conclusion d’un accord décisif sur un nouveau fonds « pertes et préjudices » pour les pays vulnérables durement touchés par les catastrophes climatiques.

L’Afrique, rappelle M. Fayolle, est la partie du monde la plus touchée par les changements climatiques, bien que ce soit celle qui contribue le moins au problème. Le continent fait face à une menace accrue de phénomènes météorologiques extrêmes et de changements climatiques chroniques, qui influencent les rendements agricoles, la sécurité alimentaire et hydrique, les écosystèmes, les moyens de subsistance, la santé, les infrastructures et les migrations.

Poursuivant son propos, il souligne que « les changements climatiques, par leurs effets néfastes sur les ressources vitales et la concurrence qu’ils entraînent pour les ressources naturelles, risquent d’accroître la pauvreté, les inégalités et le chômage ».

Ainsi, 76 % des Africains sondés ont déclaré que la priorité devrait donc être donnée dans leur pays aux énergies renouvelables, loin devant les combustibles fossiles (13 %).

Nécrologie : Souleyman Adam Khamis, l’homme le plus grand du Tchad est décédé

L’homme qui mesurait 2,45 mètres et considéré comme le plus grand du Tchad, est mort ce 20 décembre 2022 de suites d’une maladie.

Au pays des Sao, le très timide Souleyman Adam Khamis était une référence. Il faut dire qu’avec ses 2,45m, il ne laissait personne indifférent. Son pied mesurait 44cm de long et 20cm de large. Il était originaire de Djar, un village de la sous- préfecture de Mangueigne (département de Haraze Mangeigne, province du Salamat).

Il quitte la scène à seulement 27 ans, rongé par le diabète. Souleyman Adam Khamis est né et a grandi à Djer, un village reculé du Salamat dépourvu de presque tout. « Ni dispensaire, ni école, ni maternité et il n’y a qu’un seul point d’eau » regrette son oncle, Adoum Baba.

Tout se passait bien jusqu’à l’âge de 12 ans lorsque ses parents se rendent compte que sa croissance était anormale. A 17 ans déjà, personne ne pouvait l’égaler en taille dans ce village où vivent plus de 2000 âmes. « Il évite ses amis qui commencent à se moquer de lui » poursuit son oncle.

Il menait une vie normale. Il suivait ses parents aux champs sur une distance de 20km et est devenu agriculteur lui-même par la suite.

Souleyman Adam Khamis avec son père

Mais, sa taille spectaculaire (2,45 m) due à une production anormalement élevée d’hormones de croissance exige un mode de vie différent des autres. Couchage, habillement, chaussure …il fallait tout customiser.

Ses parents agriculteurs et démunis ne peuvent subvenir aux besoins de leur fils. Il a fallu l’intervention de son oncle Adoum Baba, ancien diplomate de son état, qui, depuis 2014, est au chevet du géant type. « Pour l’habiller il faut 10 yards, le chausser avec des pairs fabriqués spécialement à Dembé à base des pneus… »

Souleyman était le 4ème fils d’une fratrie de six enfants. Ses parents rassuraient tout le monde que leur fils est mentalement bien portant. Il jouissait d’une bonne santé, hormis un diabète détecté depuis un an à N’Djamena, qui a fini par l’emporter.