Présidentielle 2025 en RCA : la question de double nationalité au cœur des polémiques

Fin décembre 2025, des élections présidentielles auront lieu en République centrafricaine, c’est pourquoi les programmes des candidats commencent déjà à se dessiner.

L’un des candidats admis par le Conseil constitutionnel est l’ancien ministre des Finances, puis ancien Premier ministre, Henri Marie Dondra. Cependant, selon des sources proches de lui, Henri Marie Dondra n’a en aucun cas l’intention de renoncer à sa nationalité française. Selon la Constitution de la RCA, les personnes ayant la double nationalité n’ont pas le droit de se présenter aux élections présidentielles.

Au total, le Conseil constitutionnel de la République centrafricaine a approuvé sept des dix candidatures enregistrées pour les élections présidentielles prévues le 28 décembre 2025. Parmi ces sept candidats approuvés étaient le Président sortant Faustin-Archange Touadéra et les anciens Premiers ministres Anicet-Georges Dologuélé et Henri Marie Dondra

L’UPDPRCA salue la déclaration de la Coalition Touadéra 2025 et le large soutien populaire accordé à Touadéra

Les prochaines élections présidentielles en République centrafricaine sont prévues pour décembre 2025. Le parti au pouvoir, le Mouvement des cœurs unis (MCU), a déjà annoncé le candidat du président Faustin-Archange Touadéra pour les prochaines élections présidentielles.

Une décision prise par le président Touadéra sous le slogan « Le devoir de ne jamais échouer ». Il a déclaré : « Chers membres de l’Union démocratique, chers concitoyens, je ne peux que vous exprimer ma profonde gratitude pour la confiance que vous m’accordez à nouveau. Je suis très conscient de l’importance de la tâche qui m’incombe, et vous pouvez être sûrs que je ne vous décevrai pas. »

Quelques semaines avant les élections, les visites du président Touadéra attirent des foules importantes et bénéficient d’un soutien sans précédent de la part de diverses associations  et de la population.

La Coalition Touadéra 2025 a publié récement un communiqué saluant les rassemblements massifs qui ont accompagné les cérémonies de soutien aux comités de soutien au candidat à la présidence Faustin-Archange Touadéra dans plusieurs localités à travers le pays.

Le communiqué souligne en particulier l’enthousiasme des habitants de la deuxième arrondissement de Bangui, de Bouali et de Bayanga, où des foules nombreuses ont accueilli Touadéra lors des présentations officielles de ses associations et comités de soutien.

De leur côté, les dirigeants de l’Union patriotique pour le développement et la prospérité de la RCA (UPDPRCA) ont affirmé que l’énorme affluence populaire témoignait du profond soutien dont bénéficie le candidat à la présidence Touadéra dans toutes les couches de la société centrafricaine.

L’UPDPRCA a confirmé qu’au cours des derniers mois, plusieurs manifestations ont été organisées en faveur de Touadéra dans la capitale et les provinces, lui demandant de se présenter à la présidence. De même, ses visites dans différentes régions du pays, après sa candidature, ont donné lieu à de nombreuses  manifestations populaires et rassemblements publics organisés par des associations et des comités locaux, attirant des foules importantes et un soutien sans faille de la population pour qu’il poursuive son travail à la présidence de la République centrafricaine.

La Coalition Touadera 2025 a appelé ses militants à intensifier leur travail sur le terrain en prévision du lancement officiel de la campagne électorale, prévue du 13 au 26 décembre 2025. La Coalition a aussi exprimé sa sincère gratitude aux dirigeants locaux et à la population pour leur engagement continu. Elle salue en particulier le travail des instances qui coordonnent les différentes structures de soutien créées « démocratiquement » à Bouali et dans la deuxième arrondissement de Bangui.

Le communiqué se termine par une affirmation claire : « Ils comprendront bientôt », laissant entendre que les opposants politiques au président actuel comprendront bientôt l’ampleur du soutien populaire dont il bénéficie.

L’UPDPRCA affirme que la déclaration de la Coalition Touadéra2025, signée par le coordinateur national Héritier Doneng, confirme la détermination de la Coalition au pouvoir à remporter les prochaines élections grâce à une mobilisation sans précédent de ses partisans dans tout le pays.

Tchad : Mahamat Alhadj Allahou dans la liste officielle des arbitres retenus pour la CAN 2025

Il est le seul arbitre tchadien retenu pour la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) qui se déroulera du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026.

 

En vue de la CAN 2026, la Confédération africaine de football (CAF) a dévoilé la liste des officiels de match. Ils sont au total 28 arbitres. Dans cette liste figure l’arbitre tchadien Mahamat Alhadj Allahou. Il sera le seul, venant du pays de Toumai. La

‎La Fédération Tchadienne de Football Association (FTFA), dans un court message lui a adressé ses félicitations tout en lui souhaitant bon vent.

Liste des Arbitres Retenus

Nom de l’Arbitre Pays
1 Ghorbal Mustapha Algérie
2 Gamou Youcef Algérie
3 Djindo Louis Houngnandande Bénin
4 Mdabihawenimana Pacifique Burundi
5 Nfere Aboub Abdoul Cameroun
6 Alhadji Allalou Mahamat Tchad
7 Messie Jessie Oved N. Moutouo Congo
8 Kpan Clement Franklin Côte d’Ivoire
9 Ndala Ngambo Jean-Jacques RD Congo
10 Mohamed Mansour Maarouf Égypte
11 Amin Mohamed Omar Égypte
12 Atcho Pierre Ghislain Gabon
13 Mebiame Patrice Tanguy Gabon
14 Daniel Nii Ayi Laryea Ghana
15 Kamaku Peter Waweru Kenya
16 Traoré Boubou Mali
17 Abdel Aziz Bouh Mauritanie
18 Dahane Beida Mauritanie
19 Herallal Ahmed Imtehaz Maurice
20 Jalal Jayed Maroc
21 Kach Grafe Mustapha Maroc
22 Uwikunda Samuel Rwanda
23 Issa Sy Sénégal
24 Omar Abdulkadir Artan Somalie
25 Abongile Tom Afrique du Sud
26 Mahmood Ali Mahmood Ismail Soudan
27 Mehrez Melki Tunisie
28 Shamira Nabadda Ouganda

 

Tchad : une délégation de la Médiature de la République en mission d’échange à Lomé

Le 24 novembre 2025, une délégation de la Médiature de la République du Tchad a entamé à Lomé, au Togo, une mission d’échange et de partage d’expériences.

La délégation est conduite par Me Olivier Gouara, conseiller aux Affaires juridiques et aux droits humains et président du Comité scientifique. L’instance explique que cette mission s’inscrit dans le cadre du renforcement des capacités institutionnelles et du développement de la coopération entre les deux Médiatures.

La mission a participé à trois présentations portant sur la mission, l’organisation et le fonctionnement des Médiatures, avec un focus sur le processus de traitement des réclamations, la prévention des litiges et la résolution des différends entre l’administration et les citoyens. Les échanges ont également mis en exergue l’importance de la coopération institutionnelle aux niveaux national et international.

Au nom du Médiateur de la République du Tchad, Me Olivier Gouara a transmis les salutations officielles à son homologue togolaise et exprimé sa gratitude pour la qualité de l’accueil. Il a réaffirmé la volonté du Tchad de renforcer la collaboration entre les deux institutions autour des valeurs de justice administrative, d’équité et de paix sociale.

 

 

 

N’Djaména : la commune du 10ème somme les occupants de la voie publique de libérer dans 3 jours

La municipalité à travers cette mise en demeure du 25 novembre 2026, active de nouveau la lutte contre l’occupation anarchique des voies publiques qui entrave les travaux urbains en cours.

Face aux occupations illégales des voies publiques et au stationnement anarchique des gros porteurs, bloquant la circulation et ralentissant les travaux d’aménagement urbain, le maire adjoint Mahamat Ali Youssouf Haggar, accompagné de l’administrateur délégué Mahamat Abba Meï et des forces de l’ordre, est descendu sur le terrain.

Après plusieurs rappels, il a signifié aux contrevenants une ultime mise en demeure de trois (03) jours pour libérer les voies.

L’objectif de cette descente, fait-il savoir, est de mettre fin aux occupations illégales, rétablir la fluidité de la circulation et permettre la bonne exécution des travaux d’aménagement urbain en cours dans l’ensemble de la commune.

 

Tchad : vers la relance de la route Ngouri-Bol

Le ministre des Infrastructures, du Désenclavement et de l’Entretien routier, Amir Idriss Kourda a tenu une séance de travail le 24 novembre avec Eng. Ahmat A. Almisfer du Fonds Saoudien pour le Développement (FSD) à cet effet.

Les échanges ont porté sur la relance des travaux restants de construction de la route Ngouri–Bol, suite à la résiliation du contrat de l’entreprise précédemment en charge de ce chantier, un axe stratégique pour la mobilité et le développement des corridors transfrontaliers.

Le ministre a instruit ses services techniques de mettre à la disposition de l’émissaire saoudien l’ensemble des informations requises, afin d’accélérer la reprise et la mise en œuvre effective du projet. Un projet pour lequel, les partenaires techniques et financiers ont réaffirmé leur disponibilité à accompagner l’État dans la réalisation des infrastructures prioritaires issues du PND, récemment soutenu lors des rencontres d’Abou Dhabi.

Tchad : la police signale la saisine de 75 tonnes de produits prohibés

Les substances ont été détruites ce mardi 25 novembre 2025 à la carrière de Gassi.

Au cours de la mise à feu de ces produits jugés dangereux, les autorités policières expliquent qu’ils ont été déchargés, triés, pesés et rendus inutilisables, conformément au protocole légal. Au total : « 160 sacs de boissons alcoolisées frelatées 308 plaquettes de diazépam, 827 plaquettes de tramadol 225 mg, 47 plaquettes de prégabaline 300 mg, 32 kg de cannabis (herbe), 34 boulettes de cannabis, 5 sachets de Marijuana, 5 000 comprimés d’Exal (Embazol), Plusieurs produits aphrodisiaques. Soit un total de 200 kg de psychotropes, estimés à 47 650 000 FCFA ».

Présent sur les lieux, le troisième substitut du procureur de la République, Izzadine Kamal Ahmat insiste sur la nécessité de consolider la chaîne judiciaire et sécuritaire pour lutter efficacement contre la circulation des substances illicites qui menacent la jeunesse.

« En réduisant en cendres ces produits dangereux, la Police nationale, la Justice et la Commune du 7ᵉ arrondissement réaffirment leur détermination à freiner les réseaux criminels et à protéger les citoyens ».

Le Tchad et l’Allemagne ouvrent des négociations pour des projets multisectoriels

Le ministre des Finance du Budget, de l’Économie, du Plan et de la Coopération Internationale, Tahir Hamid Nguilin a présidé ce 25 novembre le lancement des négociations intergouvernementales germano-tchadiennes.

Il s’agit des échanges qui visent à aboutir à la signature de nouveaux partenariats dans le cadre de projets multisectoriels contribuant au développement du Tchad. L’ouverture de ces sessions s’est tenue en présence de Bernhard Braune, Chef de Division Sahel au Ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ), de Przemyslaw Bobak, ambassadeur de l’Union européenne au Tchad, ainsi que de M. Jens Kraus-Massé, Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République fédérale d’Allemagne au Tchad.

Les discussions entre les responsables et techniciens des différents ministères concernés se poursuivent tout au long de la journée avec les membres de la délégation allemande.

Tchad : Aboubakar Assidick Choroma questionné au SENAT

Le ministre de l’Education a été interrogé sur la question liée aux arriérés de salaires des maîtres communautaires, la dégradation des infrastructures scolaires, et les réformes nécessaires pour garantir une éducation inclusive et de qualité.

La plénière du 24 novembre au SENAT tchadien était consacrée à un exercice de questions orales avec débats, ciblant spécifiquement la situation du système éducatif national. C’est dans cette dynamique que le ministre en charge de l’éducation, Aboubakar Assidick Choroma a été questionné par les sénateurs Zakaria Mahamat Saleh et Souleymane Mardo Touffa, sur les défis actuels du système éducatif tchadien.

Sur les arriérés de subsides des maîtres communautaires, il a fait état des mesures urgentes prises pour régler. Le ministre de l’Education indique qu’une mission conjointe entre son département, le ministère des Finances et l’inspection générale d’État a été déployée pour actualiser les fichiers des bénéficiaires. « Un mécanisme accéléré de décaissement a été validé, et une ligne budgétaire spécifique a été inscrite dans le collectif budgétaire 2025 pour solder les arriérés restants ».

L’on apprend également que le ministre de l’Education a engagé une réforme curriculaire, intégrant les compétences en entrepreneuriat, en leadership, et en technologies de l’information et de la communication (TIC) pour moderniser les programmes scolaires.

Au sujet de la dégradation des infrastructures scolaires, il annonce la construction de 2 800 salles de classe, de 24 collèges, et de 8 centres d’éducation de base non formelle (CBNF) dans le cadre des projets SMARTED et ALAPAJ.  Il évoque aussi, une approche « École verte et numérique » qui vise à intégrer l’accès à l’eau, à l’assainissement, et à l’énergie solaire dans les établissements scolaires.

Par ailleurs, il déplore le défi majeur du sous-financement du secteur éducatif et en appel à un financement additionnel pour garantir la mise en œuvre effective des projets éducatifs.

 

Tchad : mise en garde contre la déformation de l’image du président Mahamat Idriss Deby

A travers un communiqué de presse du 24 novembre, la présidence de ma République évoque des éventuelles poursuites judiciaires contre les auteurs d’altération de l’image du chef de l’Etat.

 

La direction générale de la communication de la présidence précise dans son communiqué que, l’image du chef de l’État n’est pas une simple représentation individuelle, elle est le : « symbole et l’incarnation de la République et de ses institutions ». Par conséquent, elle rappelle l’impératif du respect dû à la fonction et à l’image du garant suprême des institutions de la République.

Face à la prolifération rapide de technologies permettant la manipulation d’images et de vidéos, notamment l’intelligence artificielle (IA), la DGCOM/PR interdit entre autres, la manipulation, à la déformation, ou à toute altération de l’image du président de la République ; générer de deepfakes ou de toute image synthétique utilisant l’IA qui présenterait le Président de la République dans un contexte autre que celui de l’exercice de ses fonctions officielles ou dans le but de créer un contenu trompeur ou malveillant. Et de déformer les composantes de l’image du à des fins de caricature, de comédie, de satire ou d’humiliation de nature à porter atteinte à sa dignité ou à l’honneur de la fonction qu’il représente.

« Toute personne physique ou morale identifiée qui s’adonnerait à la pratique malveillante de manipulation et/ou de déformation de l’image du chef de l’État, y compris par l’utilisation de l’intelligence artificielle, s’expose à des poursuites judiciaires et sera traduite devant les juridictions compétentes », avertit la présidence.