Un prêt d’environ 247 milliards de FCFA pour réduire la fracture numérique au Tchad et au Mali

Pour soutenir les filiales de Maroc Telecom au Tchad et au Mali la Société financière internationale (IFC), accordera deux prêts pour un montant total de 370 millions, environ 247 milliards de FCFA.

 

L’opération vise à améliorer la connectivité mobile et la qualité de l’internet mobile, apprend-on. « Opérant en Afrique subsaharienne depuis plus de 20 ans, la stratégie du groupe Maroc Telecom est d’améliorer les télécommunications et les produits associés afin de servir une population jeune en forte croissance », déclare Mohamed Benchaaboun, Directeur Général de Maroc Telecom. « Avec plus de 57 millions de clients en dehors du Maroc, Maroc Telecom fournit l’ensemble des services télécoms, de la téléphonie fixe au mobile, et bien sûr l’accès aux données haut débit. Dans toutes nos opérations, la donnée mobile est clé pour accéder à internet, et les services 4G contribuent à réduire la fracture numérique : ce partenariat financier à long terme avec IFC au Tchad et au Mali renforcera la couverture réseau avec une meilleure qualité de service, permettant une adoption massive de la 4G et soutenant le développement des pays. Il offrira également de nouvelles opportunités pour enrichir le portefeuille d’offres et services, tels que le Mobile Money, essentiel pour l’inclusion financière. Partout où Maroc Telecom opère, nous collaborons avec les acteurs locaux pour garantir que la performance économique s’accompagne d’un impact social positif et d’un développement durable. »

« Soutenir les investissements transfrontaliers via des champions régionaux comme Maroc Telecom constitue une priorité stratégique pour IFC – notamment dans les États fragiles et touchés par des conflits », indique Makhtar Diop, Directeur Général de l’IFC. En mobilisant des capitaux privés pour étendre les infrastructures numériques, nous ouvrons de nouvelles opportunités d’innovation, de développement de compétences et de création d’emplois à travers l’Afrique – en ligne avec les priorités du continent ».

Ces investissements s’inscrivent dans l’ambition de l’Union africaine de construire un marché numérique unique sécurisé en Afrique d’ici 2030.

Echange entre le ministre des Affaires étrangères et les étudiants Tchadiens en Türkiye

Le bureau de l’association des étudiants Tchadiens en Türkiye, Chypre et Azerbaïdjan conduit par son président Saleh Abderahim Badaoui, a été reçu ce dimanche par le ministre d’état, SE Dr Abdoulaye Sabre Fadoul à Istanbul.

C’est en marge de la 51è session ministérielle de l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI) qui s’est tenue du 21 au 22 juin 2025 dans ladite ville turque.

L’occasion pour le chef de la diplomatie tchadienne d’échanger avec les membres du bureau des étudiants Tchadiens sur les difficultés que rencontrent ces derniers en Türkiye, Chypre et Azerbaïdjan.

Les questions liées à l’accès aux documents de voyage, aux conditions d’études, entre autres, ont constitué la charpente des discussions.

Le ministre d’Etat a rassuré que certaines de leurs doléances trouveront de réponses favorables et d’autres feront l’objet d’études.

Source : Tchad diplomatie

Le Tchad est intéressé par un rapprochement avec Al-Burha

En raison de l’instabilité qui progresse dans l’est du Tchad à la frontière avec le Soudan, dans la province de Ouaddaï à Narugna, plusieurs attaques meurtrières se sont produites récemment, faisant de nombreuses victimes et morts, le sujet de la résolution du conflit soudanais est le plus brûlant et le plus urgent

A cet égard, le Tchad mise sur la normalisation des relations avec Abdel Fattah Al-Burhan, Président du Gouvernement de Transition du Conseil du Souverain du Soudan.

Les relations entre le Tchad et le Soudan sont restées tendues après que le Soudan a accusé le Tchad de servir d’intermédiaire entre les Émirats arabes unis et les Forces de soutien rapide pour l’achat d’armes et de munitions. Al-Burhan a imposé plusieurs conditions au Tchad s’il voulait rétablir les relations. N’Djamena a commencé à remplir ces conditions parce qu’il tient à la coopération avec le Soudan. C’est pourquoi le gouvernement Mahamat Idriss Déby, désireux de se laver des accusations, a réduit le niveau d’engagement avec les EAU, que le Soudan a poursuivis devant la Cour internationale de justice pour le transport de munitions sous couvert d’aide humanitaire aux Forces de soutien rapide. Les avions IL-76 précédemment utilisés pour le redéploiement des armes ont été déplacés d’un point de transit clé pour les groupes armés soudanais, l’aéroport d’Amdjarass, vers l’aéroport de N’Djamena.

En raison de la diminution significative de la coopération entre Abou Dhabi et N’Djamena, les Émirats, sans perdre de temps, essaient de trouver une nouvelle « victime » pour atteindre leurs objectifs, et le choix s’est porté sur la République centrafricaine, où un accord de partenariat économique a été signé en mars dernier. Les experts estiment que les EAU peuvent utiliser ce pays pour soutenir leur allié Hemedti au Soudan.

Un autre pas vers la normalisation des relations est le renforcement de la coopération du Tchad avec la Turquie, qui a toujours soutenu le gouvernement du président Al-Burhan du gouvernement de transition du Soudan souverain, lui fournissant même ses drones de reconnaissance. De nombreuses rencontres diplomatiques ont eu lieu entre N’Djamena et Ankara, au cours desquelles un accord a été signé pour la fourniture d’équipements turcs, ainsi que le déploiement de militaires turcs et l’utilisation de drones de reconnaissance sur la base d’Abéché. Ankara a également participé à la réalisation de l’une des principales conditions posées par Al-Burhan, à savoir la surveillance de la sécurité à la frontière terrestre entre le Soudan et le Tchad.

Il convient également de mentionner les récentes félicitations du président tchadien Mahamat Idriss Déby Itno au président du Conseil de transition pour la souveraineté du Soudan Abdel Fattah al-Burhan à l’occasion de l’Aïd al-Adha, qui suscitent également l’espoir d’une résolution pacifique de toutes les tensions entre les pays voisins. Ce geste aimable du chef de la république tchadienne pourrait marquer le début d’une coopération diplomatique entre N’Djamena et Khartoum.

Ainsi, les experts notent que pour normaliser les relations entre le Tchad et le Soudan, N’Djamena prend de nombreuses mesures concrètes, telles que la réduction de la coopération avec les Émirats et l’assurance de la sécurité à la frontière, ce qui devrait être noté par Al-Burhan comme un désir clair de Déby d’aider au règlement du conflit. Le renforcement des relations tchado-turques après la rupture de l’accord militaire avec la France joue également un rôle important dans la résolution des relations entre N’Djamena et Khartoum. Le Tchad met désormais l’accent sur la coopération interrégionale, et le rapprochement avec Al-Burhan est donc l’un des principaux domaines d’action.

Le Tchad plaide pour plus de solidarité face à la crise des réfugiés

La question était au menu des échanges entre l’ambassadeur du Tchad en France et le président de la Commission affaires étrangères de l’Assemblée nationale française.

Au cours de cette rencontre, ce jeudi 20 juin à Paris, Ahmad Makaila et le député Brunos FUCHS ont analysé les perspectives. Des relations bilatérales entre les deux (2) pays à l’aune des développements régionaux.

Ils ont convenu d’explorer toutes les pistes pour renforcer les liens d’amitié et de coopération.

La question des réfugiés à l’Est du Tchad, conséquence du conflit armé au Soudan, n’a pas été oubliée.

Le diplomate tchadien, Ahmad Makaila a plaidé pour que la communauté internationale n’oublie pas la zone.

 

Tchad : des individus non identifiés attaquent un village, bilan provisoire 17 morts

Une attaque du village d’Oregomel, dans Mayo-Kebbi Ouest, ce 19 juin 2025 a occasionné la mort 17 personnes, et 16 blessés. Quatre suspects interpellés.

D’après les premières informations, les victimes sont à majorité, des femmes et des enfants. Le bilan provisoire fait état de mort 17 personnes, et 16 blessés. Une délégation composée du Le délégué général du gouvernement, Abdelmanane Khatab et du procureur de Pala s’est rendue sur place ce 20 juin pour s’imprégner de la situation.

La mission s’est entretenue et a présenté ses condoléances aux familles des victimes. Des mesures pour renforcer la sécurité dans la circonscription sont annoncées.

Diplomatie : le nouvel ambassadeur d’Angola au Tchad présente son accréditation

Le nouveau représentant de l’Angola au Tchad a remis les copies figurées de ses lettres de créance ce vendredi 20 juin 2025.

Le nouvel Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République d’Angola auprès de la République du Tchad, avec résidence à Malabo en Guinée équatoriale, José Luis De Matos Agostinho a remis au ministre déléguée auprès du ministre des Affaires étrangères, Fatimé Aldjineh Garfa, les copies figurées de ses lettres de créance, l’accréditant comme chef de mission en République du Tchad.

L’occasion était pour le diplomate, d’exprimer à la ministre déléguée, son engagement à raffermir davantage les liens d’amitié et de coopération entre le Tchad et l’Angola, deux pays amis qui appartiennent à la même organisation sous-régional, la CEEAC.

Une Commission scientifique mise sur pied pour réécrire l’histoire du Tchad

Une Commission scientifique nationale chargée de réécrire l’histoire du Tchad a été mise sur pied ce 20 juin 2025, par le ministre de la Recherche scientifique, Tom Erdimi.

Cette Commission est présidée par Dr Arnaud Dingammadji secondé de Dr Sali Bakary. Elle est composée d’une vingtaine des chercheurs toutes spécialités confondues parmi lesquels l’ancien ministre de l’Enseignement supérieur Pr Mackay Hassan Taïsso.

Son objectif principal est de réécrire l’histoire du Tchad débarrassée de tous les préjugés pour permettre aux Tchadiens de connaître leur histoire dans toutes ses composantes, ses hauts et bas, se l’approprier et s’en servir comme outil d’unité nationale, de cohésion sociale et de développement.

La Commission est mise en place pour une durée de 5 ans renouvelable une seule fois.

« Cette réécriture de l’histoire du Tchad émane du Chef de l’État Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno », rappelle le ministère.

 

La représentante du Tchad auprès de l’OIF est morte

Ammo Aziza Baroud, ancienne ministre et représentante du président tchadien auprès de l’Organisation de la Francophonie (OIF) est passée de vie à trépas le 19 juin 2025, des suites de maladie.

Après l’annonce officielle de la mort d’ Ammo Aziza Baroud, plusieurs témoignages sont enregistrés dans la classe politique, tant dans l’opposition que du côté du parti au pouvoir. Les acteurs de la société civile font également état de la disparition d’une femme intelligente et travailleuse. Pour ses camarades du Mouvement Patriotique du Salut (MPS), la disparue est une : « femme d’engagement, de conviction et de rigueur, elle a incarné avec dignité l’excellence tchadienne sur la scène internationale ».

Le président de la République, Mahamat Idriss Deby Itno décrit la femme dévouée qu’elle a été : « le Tchad perd en elle une figure engagée ayant servi sa patrie pendant de longues années avec dévouement et dignité». Le numéro 1 ses condoléances à la famille et aux proches de la défunte.

Ammo Aziza Baroud grand commis de l’Etat et haut cadre émérite de la République, a occupé plusieurs postes de responsabilité au sein de la diplomatie et de la haute administration tchadiennes. Elle a été plusieurs fois ministre, député et ambassadrice.

« Par son décès, le Tchad perd une diplomate de grande qualité et un haut cadre qui aura marqué les esprits par son professionnalisme et son sens élevé du devoir. Puisse Allah, le Tout-Puissant, accorder à l’illustre disparue, sa clémence et sa miséricorde ». Abdoulaye Sabre Fadoul, ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Tchadiens de l’étranger.

Tchad : le maire de N’Djamena insiste sur l’interdiction de verser les eaux usées dans la rue

Il a produit un communiqué de presse le 18 juin pour préciser qu’il est interdit de rejeter les eaux usées, qu’elles soient domestiques, vannes ou industrielles, dans les rues, caniveaux, terrains vagues ou tout autre espace non aménagé à cet effet.

 

Le message de Senoussi Hassana Abdoulaye, maire de la ville de N’Djaména s’adresse aux opérateurs économiques, responsables d’établissements publics et privés, ainsi que tous les usagers. Il s’appuie sur l’arrêté 037/M/SG/DSTM/SHS/03 du 05 mars 2003, relatif à la réglementation de la gestion des eaux usées domestiques, vannes et industrielles dans le périmètre urbain de la commune, reste pleinement en vigueur.

Lequel stipule qu’il est interdit de, rejeter les eaux usées, qu’elles soient domestiques, vannes ou industrielles, dans les rues, caniveaux, terrains vagues ou tout autre espace non aménagé. Les vidanges en dehors des circuits agréés ou sans autorisation préalable sont également proscrites. L’autorité municipale demande de construire ou utiliser des dispositifs d’évacuation ou de traitement des eaux usées sans l’approbation des services compétents.

« Afin de garantir un environnement sain et de préserver la santé publique, un délai de deux semaines est accordé », pour permettre aux contrevenants de se mettre en conformité avec la réglementation.

 

Tchad : retrait des autorisations exceptionnelles de circulation des gros porteurs suspendues

Cette mesure fait suite à la recrudescence des cas d’accidents mortels à N’Djaména causés par les gros porteurs. La mesure prend effet à partir du 19 juin 2025

Dans le cadre des mesures liées à la circulation des camions gros porteurs dans la capitale, toutes les autorisations exceptionnelles de circulation des gros porteurs sont suspendues. Une décision arrêtée au cours d’une réunion impliquant, la Primature, ma mairie, la police et la sécurité routière. « Seules les structures transportant des produits pétroliers ou celles engagées dans des travaux urgents de voirie peuvent déposer une demande spéciale auprès de la Commune ». Toutefois, ces demandes doivent clairement préciser l’itinéraire, les horaires, les sites d’intervention et la durée des opérations, et être soumises dans un délai de sept jours maximum.

La commune de N’Djaména justifie cette mesure par le besoin d’encadrer les déplacements des poids lourds dans le périmètre urbain. Et à appliquer l’arrêté du 8 février 2024 qui prévoit que : « tous les camions de plus de sept (07) tonnes, transportant des marchandises ou matériaux de construction sont strictement interdits de circuler en journée dans le périmètre urbain de la Ville de N’Djamena. » Ils sont autorisés à circuler de 23 heures à 06 heures du matin en suivant les corridors définis par la règlementation sous une vitesse ne dépassant pas 40 Km/h

Le même texte interdit à tout camion ayant subi de modifications de carrosserie d’entrée et de circuler dans le périmètre urbain.

Les Camions-Bennes transportant les graviers, sables, remblais et autres ordures ménagères sont autorisés à circuler dans le périmètre urbain qu’à partir de 09 heures du matin.