Succès Masra, «enfermé injustement et souffrant, a besoin d’une prise en charge médicale», alerte sa sœur

Au Tchad, voilà un an que l’opposant Succès Masra est en prison. À la suite de son arrestation, l’ancien Premier ministre a été condamné à vingt ans de prison pour avoir diffusé en 2023 un message qui, selon le tribunal, aurait provoqué, deux ans plus tard, de graves violences intercommunautaires dans le sud du Tchad. À la tête de son parti les Transformateurs, Succès Masra est arrivé officiellement deuxième à la présidentielle de 2024, avec 18% des voix. Depuis un an, de nombreuses voix s’expriment en sa faveur. Parmi elles, il y a sa sœur, Chancelle Masra, qui vit en France.

RFI : Avez-vous des nouvelles de votre frère ?

Chancelle Masra : J’ai eu des nouvelles. Il est toujours enfermé injustement et toujours souffrant. Cela a été déclaré officiellement. Il a besoin d’une prise en charge médicale qui n’existe pas sur le plateau tchadien. Il est toujours enfermé, sans preuve, sans témoignage. Il est clair qu’il s’agit d’une injustice.

On dit qu’il souffre de problèmes respiratoires.

Exactement. C’est un retour qu’on a eu des médecins. Ce n’est pas moi qui le dis en tant que sœur. Il a besoin d’analyses complémentaires et il n’est pas possible de pouvoir faire ces analyses sur le plateau au Tchad.

Savez-vous où il est détenu à N’Djaména ?

Il est détenu dans un endroit où il y a des militaires, dans lequel il est enfermé dans une pièce de même pas quinze mètres carrés où il ne voit pas la lumière du jour depuis le 16 mai 2025.

Est-il toujours dans un bureau de la coordination de la police judiciaire ?

Exactement. Toujours au même endroit, sans lit, sans conditions dignes, sans sport, sans lumière du jour. Toujours enfermé là.

Peut-il recevoir des visites ?

On s’est battu pendant longtemps pour qu’il puisse avoir le droit de voir ses médecins, ce qui n’était pas possible au départ. Qu’il puisse aussi avoir la visite de ses avocats, ce qui est un droit fondamental, et que ma mère puisse aller le voir de temps en temps.

De fait, a-t-il pu recevoir toutes ces visites ?

Il a pu les recevoir. Pour la famille, il faut une autorisation à chaque fois et les avocats y vont régulièrement.

Et il a pu voir sa mère ?

Il a pu la voir.

A-t-il des contacts téléphoniques avec d’autres personnes ?

Absolument pas. Ils ont confisqué tous ses appareils électroniques, ordinateur, téléphone. Il n’a pas du tout la possibilité d’avoir un contact téléphonique, ni avec sa fille, ni avec sa femme, ni avec moi-même qui suis sa sœur.

Certains disent à N’Djaména qu’il aurait reçu soit la visite, soit un appel de la part d’une autorité politique tchadienne. Avez-vous entendu parler de cela ?

Honnêtement, je n’ai pas entendu parler de cela.

Donc pas de contact avec le pouvoir ?

Pas à ma connaissance, en tout cas.

Sur le plan judiciaire, Succès Masra a été condamné en août dernier à 20 ans de prison pour incitation à la haine et à la violence, à la suite d’affrontements meurtriers entre deux communautés au sud du Tchad, dans le Logone occidental. Où en est sa situation maintenant ?

Une chose est sûre, c’est que nous parlons aujourd’hui d’un innocent. Juridiquement parlant, le dossier est vide. Il n’y a pas de fait, il n’y a pas de preuve, il n’y a pas de témoignage pour attester qu’il y aurait une quelconque implication de quelqu’un qui – je le rappelle, depuis 2018 où il a créé son parti politique – n’a prôné que le dialogue, jamais la violence envers qui que ce soit. Vous avez vu l’ensemble des marches qu’il a organisées depuis 2018. C’est quelqu’un qui a accepté également de signer, dans un contexte tendu, un accord de paix et de dialogue avec le gouvernement [en 2023], qui a accepté d’être Premier ministre sans prendre un seul sou parce qu’il a renoncé à l’entièreté de son salaire. C’est un don de soi pour le progrès, pour que le Tchad puisse s’appuyer sur ses deux pieds, comme il aime à le dire, à la fois le développement mais également le pilier sécuritaire pour que ce pays puisse avancer. Succès Masra, ce n’est pas quelqu’un qui va aller inciter les gens à la haine. Il a démontré le fait qu’il est quelqu’un de pacifique. Enfermer quelqu’un de non-violent ne permettra absolument pas de résorber les tensions.

Votre frère clame son innocence, mais a-t-il fait appel ?

Il a fait appel.

Sait-on quand aura lieu le procès en appel ?

Justement, on n’en a aucune idée. Aucun retour. Silence radio. Enfermer ainsi un innocent sans preuve pendant longtemps et le priver de sa liberté n’est pas quelque chose qui devrait exister. Je remercie d’ailleurs l’Union européenne de s’être prononcée sur le sujet, en rappelant qu’il faut respecter les droits existants au Tchad.

Pour le huitième anniversaire du parti Les Transformateurs, votre frère a fait un message dans lequel il s’adresse au président Mahamat Idriss Déby et lui demande de réparer une erreur judiciaire.

Tout le monde sait que c’est une erreur judiciaire… Dans la bonne foi de mon frère, on a envie de croire que c’est une erreur judiciaire qui devrait être réparée. Dans un pays qui se dit démocratique, la souveraineté de la justice est quelque chose de fondamental. Nous ne devons pas utiliser la justice pour régler des comptes avec des gens qui sont des opposants pacifiques, non-violents. C’est important. Au-delà de notre famille, l’enjeu de la libération de Succès Masra va au-delà de sa personne et de ce que nous pouvons ressentir en tant que famille.

Ces derniers jours, le climat politique s’est à nouveau tendu au Tchad avec les huit opposants du GCAP qui ont été condamnés à huit ans de prison pour ne pas avoir respecté la mesure de dissolution de leur parti décidée par la Cour suprême. Cela vous inquiète-t-il ?

En tant que jeune, c’est une situation qui m’inquiète énormément par rapport à la démocratie. On voit que le climat politique au Tchad est en train de se dégrader de jour en jour. Si les opposants ne peuvent pas s’exprimer, on n’est pas en démocratie, tout simplement. Et je souhaiterais que tous les opposants puissent aussi se prononcer sur la situation, sans toutefois se retrouver condamnés parce qu’ils ont voulu organiser une marche pacifique.

Le ministre tchadien de la Communication, Gassim Cherif Mahamat, réplique que si, l’opposition a le droit de s’exprimer, la preuve, elle est représentée à l’Assemblée nationale et au Sénat. Et que, s’il y a des opposants en prison, c’est parce qu’ils n’ont pas respecté la loi.

Vous savez, moi je suis une passionnée de géopolitique. Invitez-moi une prochaine fois, je serai heureuse d’aborder ces sujets avec vous. Mais aujourd’hui, je suis là pour parler du cas de mon frère qui est enfermé au Tchad.

Il y a des défections dans le parti de votre frère, Les Transformateurs, puisque l’ancien vice-président Sitack Yombatina est devenu ministre de l’Enseignement supérieur. L’ancien numéro deux, Moustapha Masri, est devenu secrétaire général de la présidence. Tout cela n’est-il pas décourageant pour votre frère qui voit que son parti est en train de s’affaiblir ?

Il ne voit absolument pas que son parti est en train de s’affaiblir. Vous évoquez deux noms sur des milliers de « transformateurs » qui se retrouvent partout dans le monde, dans la diaspora. Vous savez, quand il était Premier ministre, beaucoup de Tchadiens, un peu partout dans le monde, ont pris la décision de repartir au Tchad pour bâtir le pays. C’est un exemple concret que je vous donne pour vous faire comprendre que c’est quelqu’un sur qui les gens savent pouvoir compter pour bâtir le pays. Que deux personnes soient parties pour des raisons qui leur sont propres ne veut pas dire que Succès Masra penserait que son parti est en train de s’affaiblir, au contraire. Pas du tout.

Pour la libération de votre frère, vous comptez beaucoup sur la mobilisation internationale. Mais franchement, la communauté internationale est-elle au rendez-vous ?

Sans réfléchir, je vous dirai oui. Parce que, toute la famille et moi, on a senti beaucoup de solidarité exprimée. Ceux qui ne peuvent pas s’exprimer officiellement nous ont reçus. Que ce soit les amis de mon frère qui sont influents un peu partout dans le monde, en Europe, en Afrique, en Asie, aux États-Unis, les organisations internationales, Amnesty International, que ce soit aussi Human Rights Watch, ACAT France. Merci infiniment pour cette mobilisation, parce qu’entre nous, je suis convaincu que c’est ce qui a maintenu aussi mon frère en vie. Je suis heureuse parce qu’aujourd’hui je suis en France, je peux prendre la parole et je jouis de ma liberté d’expression. Mais il serait bien que dans d’autres pays, notamment en Afrique et au Tchad, d’autres puissent également jouir de cette liberté d’expression qui est complètement éteinte.

Ce n’est pas la première fois que votre frère est en butte à la justice tchadienne. Après le jeudi noir du 20 octobre 2022, il avait dû s’enfuir à l’étranger. C’était le président congolais Félix Tshisekedi qui avait fait médiation et qui avait permis son retour au Tchad un an plus tard. Y a-t-il eu de nouvelles médiations du côté de chefs d’États africains aujourd’hui ?

Pour être honnête avec vous, je ne fais pas de politique. Moi, je suis là en tant que sœur. Donc je ne pourrai pas me prononcer là-dessus parce que je n’en ai tout simplement pas la visibilité. S’il y a des médiations, cela se fait du côté diplomatique. Mais il y a une chose que je sais, c’est que Monsieur Mahamat Idriss Déby a été reçu le 29 janvier 2026 à l’Élysée. Ce canal diplomatique – qui a été coupé entre 2024 et 2026 – a été rétabli. Je demanderais à chacun de prendre sa responsabilité. Il ne faudrait pas, sous prétexte de la lutte contre le terrorisme, abandonner la défense des innocents et également le droit à la liberté d’expression et le respect des droits humains. C’est important.

Source : RFI

Tchad : les travaux d’aménagement de la route Ambassatna-Yao démarrent

La secrétaire d’État aux Infrastructures chargée de l’Entretien Routier, Haoua Abdelkerim Ahmadaye Bakhi a lancé ce vendredi 15 mai 2026 les travaux d’aménagement de la route en terre Ambassatna-Yao, dans le département du Fitri.

Long de 45 kilomètres ce projet, fait savoir le ministère, s’inscrit dans la vision quinquennale du chef de l’Etat visant à construire 7 000 km de routes, toutes catégories confondues. Cette piste relie plusieurs villages dont l’accès devient impraticable en saison des pluies, rendant difficile la circulation ainsi que l’accès aux services sociaux de base.

Les travaux sont confiés à SODIS, tandis que la mission de contrôle a été attribuée au groupement ATREC/CCDI. Le coût total du projet est estimé à près de 7 milliards de FCFA TTC, financés par l’État tchadien, pour un délai d’exécution de 12 mois.

Selon la secrétaire d’État aux Infrastructures, ce projet fait partie intégrante des 12 chantiers prioritaires des 100 actions de Mahamat Idriss Déby Itno, destinés à renforcer la stabilité, le désenclavement et le développement de la province du Batha. Elle a exhorté l’ensemble des parties prenantes à travailler en synergie afin de garantir la bonne mise en œuvre du projet.

Le Tchad réaffirme son engagement à la Grande Muraille Verte

Le premier ministre Allah Maye Halina, a reçu en audience le 14 mai 2026, Almoustapha Garba, Secrétaire exécutif de l’Agence panafricaine de la Grande Muraille Verte.

L’entrevue s’inscrit dans le cadre du suivi du programme régional d’investissement mis en œuvre par l’institution au profit de plusieurs États africains. Au cours des échanges, le Secrétaire exécutif a présenté l’état d’avancement du programme prioritaire actuellement déployé dans onze pays membres. Il a souligné que ce mécanisme constitue l’un des principaux instruments d’intervention de l’Agence en faveur de la résilience, du développement durable et de l’amélioration des conditions de vie des populations bénéficiaires.

Les discussions ont également permis de rappeler le rôle historique joué par la République du Tchad dans la création et l’accompagnement de cette organisation panafricaine. Le secrétaire exécutif a salué l’engagement constant des autorités tchadiennes depuis les premières heures de l’Agence, dont le premier siège avait été abrité par le Tchad avant son transfert vers un autre État membre.

Le premier ministre et son hôte ont par ailleurs évoqué l’évolution de l’initiative, aujourd’hui devenue une référence continentale en matière de protection de l’environnement et de lutte contre les effets du changement climatique, ainsi que les perspectives de renforcement du programme et de gouvernance de l’institution.

Tchad : le gouvernement instruit la surveillance policière de la station de pompage de Lamadji

Le ministre de l’Aménagement du territoire, Mahamat Assileck Halata a dénoncé le vol de plus de 13 mètres de câbles électriques à la station de pompage de Lamadji, dans le 10ᵉ arrondissement de N’Djamena.

Rendu sur le site, le 14 mai 2026 le membre du gouvernement a manifesté sa colère et dénoncé le sabotage des installations de la station de pompage de Lamadji, dans le 10e arrondissement de la ville de N’Djaména. Les câbles sectionnés compromettent le fonctionnement des équipements destinés à protéger les populations contre les inondations. « Ce n’est pas un sabotage contre un ministère ou contre la Banque mondiale. C’est un sabotage contre la population elle-même. Plus de 13 mètres de câbles ont été volés. Cela représente une perte estimée à près de 11 millions de FCFA. De plus, l’acheminement du matériel jusqu’à N’Djamena prendra environ un mois et demi. Nous serons alors déjà en pleine saison des pluies », a déclaré Mahamat Assileck Halata.

Le ministre a plaidé pour une implication plus directe de la mairie du 10ᵉ arrondissement dans la gestion et la surveillance de la station de pompage. Il a également évoqué la possibilité d’installer un poste de police sur le site afin de prévenir de nouveaux actes de vandalisme.

« On ne peut pas mobiliser autant d’efforts et laisser des individus venir sectionner des câbles et casser notre élan », a-t-il regretté.

Mahamat Assileck Halata a aussi insisté sur la nécessité de protéger les biens publics et de mettre fin aux comportements qu’il juge irresponsables, notamment l’utilisation abusive des ressources de l’État à des fins personnelles.

Tchad : Mahamat Idriss Deby Itno de retour à N’Djaména après Nairobi

Le président tchadien a regagné N’Djaména ce 13 mai, en provenance de Nairobi (Kenya), où il a pris part successivement aux travaux du Sommet Africa Forward ainsi qu’au 4ᵉ Sommet de la Commission Climat du Bassin du Congo.

A cette rencontre, Mahamat Idriss Deby Itno et ses pairs ont discuté de la lutte contre les changements climatiques, la préservation des écosystèmes stratégiques du continent, le développement durable ainsi que le renforcement de la coopération africaine face aux défis sécuritaires, économiques et environnementaux.

Dans ses interventions, le chef d’Etat tchadien a mis en avant la nécessité d’une solidarité africaine renforcée afin de garantir un financement climatique plus juste et plus équitable pour les pays du continent, particulièrement ceux du Sahel et du Bassin du Lac Tchad, durement affectés par les effets conjugués du dérèglement climatique, de l’insécurité et de la pression démographique.

Le chef du gouvernement, le patron de l’armée et quelques hauts cadres de l’administration.

Tchad : signature d’un pacte pour la digitalisation des corridors Cameroun-Tchad-RCA

Le 12 mai 2026, les trois États ont décidé de s’unir pour l’unification de la digitalisation sur l’ensemble des corridors. Les protocoles ont été signés à l’issue des échanges entre les experts sur les difficultés et les avancées enregistrées sur les places portuaires depuis le 4ᵉ Forum.

Trois points importants sont mis en exergues dans ce nouveau pacte notamment, l’interopérabilité des plateformes nationales, l’harmonisation des données et la formation conjointe des agents tout cela dans le but de renforcer la fluidité des échanges les longs des corridors. Par suite, le coordonnateur général du BGFT, Hadj Oumarou a pris part à l’atelier N°3 où il a pris la parole pour vanter les prouesses du BGFT qui marquent des empruntes indélébiles dans le secteur du transport tant national qu’international.

En prélude à cette signature, le coordonnateur général du BGFT a fait un tour à Kousseri au côté du ministre des Transports et d’autres membres de la délégation Camerounaise, pour une visite de quelques entreprises afin de consolider l’intégration économique du Cameroun.

Le Tchad célèbre quatre distinctions au Parlement panafricain

L’Assemblée nationale a organisé, ce mardi 12 mai 2026 au Palais de la Démocratie, une cérémonie en l’honneur de quatre parlementaires tchadiens élus à des postes de responsabilité au sein du Parlement panafricain (PAP).

À l’issue des élections, le député et questeur de l’Assemblée nationale, M. Djidda Mamar Mahamat, a été élu troisième vice-président du PAP. La sénatrice Halimé Moussa Rozi devient vice-présidente du Caucus des jeunes, tandis que le sénateur Abderahim Birémé Hamid accède à la vice-présidence de la Commission du règlement, des privilèges et de la discipline. M. Mahamat Annadif Youssouf, quant à lui, a été élu rapporteur général de la Commission Éducation et Culture.

Présidant la cérémonie, le Président de l’Assemblée nationale, M. Ali Kolotou Tchaïmi a salué une victoire diplomatique majeure pour le Tchad et mis en avant la mobilisation des parlementaires ainsi que le soutien des plus hautes autorités du pays. Il a notamment souligné le rôle déterminant du chef de l’État, le Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, dont l’engagement a permis de mobiliser les soutiens de l’Afrique centrale autour de la candidature de M. Djidda Mamar Mahamat.

Le troisième vice-président du PAP, M. Djidda Mamar Mahamat, a dédié cette victoire au peuple tchadien et à l’Afrique centrale, tout en réaffirmant son engagement à représenter dignement le pays au sein de l’institution continentale.

Ces distinctions renforcent davantage la présence du Tchad sur la scène parlementaire africaine et traduisent le dynamisme de sa diplomatie parlementaire.

Tchad : la SONEMIC dément tout recrutement et dénonce des tentatives d’escroquerie en ligne

Un communiqué a été produit ce 12 mai par l’institution pour dénoncer une campagne de désinformation et de fraude au recrutement sur les réseaux sociaux.

Des fausses offres d’emplois attribués à la Société Nationale d’Exploitation Minière et de Commercialisation (SONEMIC) circulent sur les réseaux sociaux via divers liens et pages non officiels. La structure condamne cette tentative de tromperie, orchestrée par des individus malveillants visant à exploiter la confiance des citoyens. « Nous tenons à préciser que ce message est entièrement faux et n’émanant en aucun cas de la SONEMIC », alerte-t-elle.

Ces pages et liens frauduleux se présentent comme des services de recrutement et incitent à des souscriptions par simple clic pour postuler. L’institution prévient qu’il s’agit manifestement d’une escroquerie destinée à soutirer aux utilisateurs des informations personnelles, des documents officiels ou des paiements indus.

La SONEMIC précise qu’elle ne diffuse aucune offre d’emploi sur des plateformes non officielles et exhorte le public à s’abstenir de cliquer sur des liens suspects ou de communiquer des données personnelles.

N’Djaména : la commune du 10ème arrondissement tient une réunion stratégique sécuritaire

Le 11 mai 2026, dans un contexte marqué par la recrudescence des attaques de la secte Boko Haram dans la province du Lac Tchad, une réunion de concertation consacrée au renforcement de la sécurité dans la commune du 10ème arrondissement a été organisée.

 

Sous la présidence de l’administrateur délégué Mahamat Abba Meï, en présence du Maire Mahamat Khalil Abdelkerim, afin de resserrer les mailles du filet sécuritaire. Les échanges ont porté sur la vigilance communautaire, la collaboration avec les forces de l’ordre et le signalement de tout fait suspect dans les quartiers et carrés.

Dans son intervention, le maire Mahamat Khalil Abdelkerim a insisté sur l’impératif de renforcer les comités de vigilance, de sécuriser les mosquées, les marchés et les espaces publics, d’organiser des fouilles lors des prières hebdomadaires et de mettre en place des contrats de bail dans les quartiers.

C’était en présence des secrétaires de séance Habiba Attamar Adikher et Adam Lawani, des conseillers municipaux, des délégués des quartiers, des chefs de carrés, des responsables sécuritaires et des leaders religieux.

Tchad : le ministre de l’Education attendu à Kazan en Russie

Le ministre d’État, ministre de l’Éducation Nationale, du Bilinguisme et de la Promotion Civique, Dr Mahamat-Ahmad Alhabo, a quitté N’Djaména, ce lundi 11 mai 2026, pour Kazan, en Russie.

A Kazan, le chef du département de l’Education Nationale, du Bilinguisme et de la Promotion Civique prendra part à la 15e session de la Conférence de l’Organisation du Monde Islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture (ICESCO), prévue les 14 et 15 mai 2026. Cette session se penchera sur l’examen d’une nouvelle vision de l’organisation et l’adoption du plan stratégique 2026-2029.

Après Kazan, le ministre d’Etat se rendra à Londres, au Royaume-Uni, pour participer au 22e Forum Mondial de l’Éducation (Education World Forum), que se tiendra du 17 au 20 mai 2026.