Coopération : partage d’expériences parlementaires entre les présidents des Assemblées du Tchad et du Gabon

En marge des travaux de la deuxième Conférence de haut niveau des présidents des Parlements des pays en transition et post-transition d’Afrique, le président de l’Assemblée nationale, Ali Kolotou Tchaïmi, a eu une séance de travail avec son homologue gabonais, Michel Régis Onanga.

Cette rencontre bilatérale, élargie aux membres des deux délégations, a permis aux deux responsables parlementaires d’examiner plusieurs dossiers d’intérêt commun et d’échanger sur les enjeux liés au renforcement de la coopération entre leurs institutions respectives.

Les discussions ont notamment porté sur le partage d’expériences parlementaires, la promotion du dialogue interinstitutionnel ainsi que les perspectives de développement de la diplomatie parlementaire entre le Tchad et le Gabon.

Les deux parties ont également réaffirmé leur volonté de consolider les relations d’amitié et de coopération qui unissent les deux pays à travers des échanges réguliers et un partenariat parlementaire renforcé.

Tchad : plus de la moitié des parcours pastoraux menacés par la désertification

A l’occasion de Journée mondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse, le 17 juin, le ministre de l’Environnement Hassan Bakhit Djamous a émis une alerte écologique au Tchad.

Dans sa déclaration de ce jour, le membre du gouvernement révèle que 129 millions de têtes de bétail sont confrontés au défis de la sécheresse. Il rappelle avec gravité et responsabilité, l’urgence d’agir face à l’une des menaces les plus pressantes de notre siècle. Face à cette gravité, le ministre tchadien rend hommage aux communautés pastorales et agro-pastorales qui, à travers le monde et sur l’ensemble du territoire, affrontent avec courage, dignité et résilience les effets conjugués de la sécheresse et de la dégradation des terres.

Hassan Bakhit Djamous précise que le cheptel constitue l’un des fondements de l’économie nationale, représentant plus de la moitié du produit intérieur brut du secteur rural et assurant les moyens de subsistance de millions de nos concitoyens.

Bien que fragilisé par, la dégradation accélérée des écosystèmes, la raréfaction des ressources en eau, la déforestation, les feux de brousse, ainsi que la pression foncière croissante. Plus préoccupant encore, près de la moitié des parcours pastoraux sont aujourd’hui dégradés ou menacés. « Cette situation constitue une alerte majeure pour notre sécurité alimentaire, pour la préservation de notre biodiversité et pour la stabilité de nos territoires ».

Le ministre affirme par ailleurs que, la désertification n’est ni une fatalité, ni une contrainte insurmontable. « Elle est le résultat de déséquilibres que nous avons la responsabilité collective de corriger ».

Il ajoute que les changements climatiques, les pratiques non durables d’exploitation des ressources naturelles et les modèles de consommation inadaptés en sont les causes profondes. Leurs conséquences, quant à elles, ignorent les frontières et affectent l’ensemble des secteurs vitaux de notre développement.

Il est important de préciser que le thème retenu cette année, « Pâturages : reconnaître, respecter, restaurer », s’impose à nous comme une exigence politique, un impératif écologique et un engagement moral. Il nous interpelle collectivement et nous oblige à agir avec détermination.

Tchad : duel Fadoul-Nguilin, crise de transparence ou guerre d’égos au sein du système ?

Depuis quelques jours, l’actualité tchadienne est dominée par un imbroglio impliquant deux membres du gouvernement, Tahir Hamid Nguilin, ministre des Finances et Abdoulaye Sabre Fadoul, ministre des Affaires étrangères.

Tout commence le 15 juin 2026 avec l’interpellation au Sénat du ministre des Affaires étrangères sur la précarité du personnel diplomatique tchadien en poste à l’étranger, par la sénatrice Mariam Ahmat Djamil. La réponse du ministre des Affaires étrangères a été sans ambages. « Le jour où la loi des finances sera au‑dessus du ministre des Finances, la transparence budgétaire deviendra une réalité », a déclaré Abdoulaye Sabre Fadoul. Il pointe indirectement du doigt le ministre des Finances qui refuserait de mettre à disposition l’enveloppe budgétaire. Il ne s’arrête pas là, il rappelle aux sénateurs que ce sont eux qui ont adopté la loi des finances qui fait l’objet d’un refus de décaissement, entraînant conditions de vie et de travail précaires des agents diplomatiques tchadiens à l’étranger.

« Ici même vous avez adopté la loi de finances 2026 qui intègre cette évolution et qui inscrit les crédits correspondants à cette augmentation de traitement pour le personnel extérieur et le personnel des services centraux, ce qui permet de répondre en grande partie à la question sur le statut du personnel. »

Plus encore, Sabre Fadoul, regrette que les diplomates soient sacrifiés sur l’autel des priorités sécuritaires, salariales intérieures ou des dépenses discrétionnaires.

Si Sabre Fadoul bénéficie de soutiens depuis son affirmation publique sur le gel du budget, une contre-offensive s’est mise en place pour dénoncer le ‘’cynisme’’ du patron de la diplomatie tchadienne. Le bloc constitué pour défendre le ministre des Finances, Tahir Hamid Nguilin, rappelle que celui qui essaye de se positionner en donneur de leçons aujourd’hui en critiquant la gestion des finances présente un bilan désastreux durant son passage dans le même département.

Pour les partisans du financier tchadien, Abdoulaye Sabre Fadoul qui a occupé le portefeuille des Finances et du Budget, pendant la période d’austérité 2016-2018, n’est pas étranger aux contraintes inhérentes à ce département.

Une troisième frange, les modérés, qui interviennent dans ce débat estiment que l’on est face à des acteurs interchangeables au service d’un même système politique à bout de souffle.

Précisons que le ministre des Finances, Tahir Hamid Nguilin n’a encore fait aucune sortie publique relative à ce sujet.

Tchad : Dr Sitack Yombatina a pris part au Conseil des ministres du CAMES

Le ministre tchadien de l’Enseignement supérieur, Dr Sitack Yombatina a pris part le 16 juin 2026 à Libreville, capitale du Gabon, à la 43ème Session ordinaire du Conseil des ministres du Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES).

Les travaux du Comité des Experts de la 43ème Session ordinaire du Conseil des Ministres ont été lancés, ce 15 juin 2026, au Palais des Congrès de Libreville. Ce comité regroupe les experts des pays membres du CAMES avec pour principale mission d’analyser et examiner les dossiers soumis par le Secrétariat général du Comité avant leur présentation à la session ministérielle. Pour la 43ème Session, ce sont des experts de 16 pays de l’espace CAMES qui ont été réunis pour l’occasion.

Avant le conseil des ministres des États membres de cette organisation, les travaux préparatoires ont précédé. La journée du 15 juin 2026 a été marquée par le lancement de la réunion du Comité des Experts du Conseil des ministres du CAMES. Cette rencontre regroupe les Experts venus des pays membres qui ont la charge d’analyser les dossiers soumis par le secrétariat général du l’organisation avant la session ministérielle qui s’est tenue le 16 juin.

La Chine offre de 1 770 tonnes de riz au Tchad

Le gouvernement tchadien par l’entremise de la ministre de l’Action Sociale, Zara Mahamat Issa promet une gestion rigoureuse et transparente de cette offre alimentaire visant à faire face aux défis humanitaires.

Cette assistance humanitaire, fait savoir le ministère de l’Action sociale, s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations d’amitié et de coopération entre le Tchad et la Chine. Elle vise à soutenir les efforts du gouvernement tchadien en faveur de la sécurité alimentaire et de la protection des populations les plus vulnérables. Dans son allocution, Zara Mahamat Issa a indiqué que ce don dépasse largement sa dimension matérielle et constitue une illustration concrète de l’amitié sincère, de la confiance mutuelle et du partenariat durable qui caractérisent les relations entre les deux pays.

Évoquant la portée de cette contribution, la ministre a rappelé un proverbe chinois empreint de sagesse : « Dans une calamité, un seul grain de riz vaut une once d’or. » Elle a indiqué que cette maxime prend tout son sens dans le contexte actuel, marqué par des défis humanitaires croissants. Cette aide apportera un soutien précieux aux personnes déplacées, aux réfugiés ainsi qu’aux communautés affectées par les effets des changements climatiques et les difficultés économiques.

Elle a, par ailleurs, réaffirmé l’engagement du gouvernement à assurer une gestion rigoureuse, transparente et équitable de cette aide alimentaire. À cet effet, l’Office National de Sécurité Alimentaire (ONASA) veillera à ce que ce don parvienne effectivement aux bénéficiaires ciblés, dans le respect des principes de bonne gouvernance, d’efficacité et de redevabilité.

Tchad : l’UNESCO offre des matériels informatiques au ministère de l’Education

L’UNESCO a remis un lot d’équipements informatiques au ministère de l’Éducation Nationale, du Bilinguisme et de la Promotion Civique ce mardi 16 juin 2026.

La cérémonie liée à cet événement s’est déroulée le lundi 15 juin 2026, au Building de Moursal, sous la présidence du ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale, du Bilinguisme et de la Promotion civique, Dr Mahamat-Ahmad Alhabo. Ce don est constitué précisément de 168 ordinateurs de bureau, de 95 ordinateurs portables, de serveurs, d’onduleurs ainsi que d’imprimantes, de photocopieurs, de tablettes et de vidéoprojecteurs.

​Le ministre de l’Éducation a affirmé que ces équipements serviront à améliorer la gestion des données, optimiser la planification, appuyer l’organisation des examens et renforcer l’évaluation des acquis. Il a précisé que ces matériels seront répartis entre les différentes académies de l’éducation afin d’en assurer l’utilisation optimale sur le terrain.

Tchad-BEDEA : bientôt 2848 salles de classes construites grâce au financement de la BEDEA

La Banque islamique de développement (BID) et le Tchad ont signé ce mardi 16 juin 2026, un accord de financement de 17 milliards de FCFA au bénéfice du système éducatif.

L’accord de financement de 30 millions de dollars, soit environ 17 milliards de FCFA a été signé par le ministre tchadien des Finances, Tahir Hamid Nguilin et Abdullah KH Almusaibeeh, président de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA). Cet accord porte sur le projet SMARTED, soutenu par la Banque Mondiale, la BID, le Fonds Saoudien pour le Développement et le PAM. Une initiative majeure destinée à renforcer le système éducatif tchadien et à améliorer l’accès à une éducation de qualité sur l’ensemble du territoire national.

Le présent projet prévoit le renforcement des infrastructures éducatives à travers la construction et l’équipement de 2 848 salles de classe, réparties dans 665 écoles primaires et 95 collèges, couvrant les 23 provinces du Tchad. Il comprend également la réalisation d’infrastructures connexes, la fourniture d’équipements scolaires modernes ainsi que l’amélioration des conditions d’apprentissage pour des milliers d’élèves.

Le projet mise également sur l’amélioration de la qualité de l’enseignement grâce à la modernisation des programmes scolaires, au renforcement des compétences des enseignants et à la mise à disposition de ressources pédagogiques adaptées. Aussi à promouvoir une éducation inclusive et équitable, en renforçant les mécanismes de soutien aux enfants vulnérables, aux filles et aux enfants en situation de handicap, afin de réduire les inégalités d’accès à l’éducation.

 

Tchad : MSF licencie 18 employés pour abus sexuels sur des réfugiés

Médecins Sans Frontières a licencié 18 de ses employés pour exploitation et abus sexuels sur des femmes soudanaises réfugiées au Tchad. L’annonce a été faite ce 15 juin 2026.

Une enquête ouverte par Médecins Sans Frontières confirme l’implication de ses personnels dans les accusations d’exploitation et d’abus sexuels sur des femmes réfugiés. Les signalements, 59 au total ont été faits par les victimes 2024 à l’Est du pays.  Le résultat des investigations de MSF confirme que plusieurs cas de fautes graves, et les concernés tombent sur le coup des sanctions disciplinaires immédiates et l’exclusion définitive.

L’organisation humanitaire précise que les équipes d’enquête ont été mobilisées aussitôt. « Lorsque les enquêtes ont établi l’existence de fautes graves, des mesures disciplinaires immédiates ont été prises ». Pour l’institution, ces comportements constituent une violation grave des valeurs et des responsabilités de MSF, « et nous regrettons profondément les préjudices causés ».

Médecins Sans Frontières fait également savoir que d’autres allégations n’ont pas pu être vérifiées, notamment parce que ni les victimes ni les auteurs présumés n’ont pu être identifiés dans certains cas.

Tchad : formation de 40 entraîneurs pour la Licence D fédérale à Sarh

La Fédération Tchadienne de Football Association (FTFA) a lancé ce lundi 15 juin 2026 à Sarh, chef-lieu de la province du Moyen Chari, la formation des entraîneurs pour l’obtention de la Licence D fédérale.

Cette session, qui se tiendra du 15 au 20 juin 2026, vise à renforcer les compétences techniques des encadreurs et à développer le football à la base.

Le président de la Ligue provinciale de football du Moyen-Chari, M. Baba Ousman Alhadj, s’est réjoui de la tenue de cette formation, qu’il attendait depuis longtemps, estimant qu’elle contribuera au développement du football à la base dans la province. Il a également remercié la Fédération pour cette initiative.

Au total, 40 techniciens des provinces du Moyen Chari et du Mandoul prennent part à cette formation.

Tchad : la dernière promotion du DFFTP face aux épreuves

L’examen de sortie du Diplôme de Fin de Formation Technique et Professionnelle (DFFTP) a démarré ce 15 juin 2026. Au total 590 candidats composent.

Le coup d’envoi a été donné au Centre de Formation Technique et Professionnelle de Sadjeri dans le 10è arrondissement, par le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de la Formation professionnelle Dr Sitack Yombatina. Après avoir lancé les épreuves écrites, le membre du gouvernement a laissé entendre que les candidats sont la force vive dont l’économie nationale a besoin car ils maîtrisent le savoir-faire du métier dans les domaines étudiés tels que la mécanique, l’électricité, la couture, la plomberie sanitaire, le soudage-montage et bien d’autres spécialités.

Il est à préciser qu’avec la réforme engagée par le ministère, cette promotion est la dernière à composer le DFFTP. Désormais, il sera remplacé par le Certificat de Spécialisation Professionnelle (CSP) qui sera obtenu après 9 mois de cours théoriques et pratiques.