Une délégation de femmes porte la voix du Tchad à l’ONU

 

Elles ont pris part du 9 au 15 mars 202670e session de la Commission de la condition de la femme des Nations Unies, portant sur les défis liés à la parité dans les instances décisionnelles et sur la promotion d’un accès à la justice sensible au genre.

Il s’agit d’un évènement qui réunit des parlementaires venus de plusieurs pays. La session de la Commission de la condition de la femme des Nations Unies constitue un cadre d’échanges propice aux débats sur les politiques et les mécanismes visant à renforcer la participation des femmes à la gouvernance et à promouvoir une justice plus inclusive et équitable.

La délégation parlementaire du Tchad était composée de, la députée Amsadène Maïde Hangatte, vice‑présidente du groupe parlementaire MPS et cheffe de délégation ; la députée Guemdjé Liliane, présidente de la Commission « Conditions de la femme, droits de l’enfant et solidarité nationale » et la députée Ngaralbaye Mayala Monique, rapporteure générale de la même commission.

Dans le cadre de cette session, la délégation tchadienne a notamment pris part à la réunion parlementaire annuelle UIP–ONU Femmes, placée sous le thème « Parité dans la prise de décision et accès à une justice sensible au genre ».

Au cours des échanges, la délégation a mis en exergue les progrès réalisés par le Tchad en matière de promotion de l’égalité de genre et de participation des femmes aux instances de décision,

Elles ont également pris part à plusieurs rencontres de haut niveau consacrées au renforcement du leadership féminin et à la promotion de l’égalité de genre. L’Assemblée nationale dit réaffirmer son engagement à contribuer aux efforts internationaux visant à promouvoir l’égalité entre les femmes et les hommes, à renforcer la participation des femmes aux instances décisionnelles et à soutenir les initiatives favorisant leur autonomisation.

 

Tchad : le comité de pilotage du projet HeSP valide son plan de travail et son budget

La secrétaire générale du ministère de la santé publique et de la prévention, Dr Toralta Nodjitoloum Josephine a dirigé ce 17 mars 2026 la première réunion du comité de pilotage national du projet de sécurité sanitaire en Afrique de l’ouest et du centre.

 

Cette séance de travail est organisée dans le but de présenter et d’installer le comité de pilotage du projet HeSP, d’examiner et l’approuver le plan de travail et le budget annuel 2026. Ouvrant les assises, la secrétaire générale du ministère de la santé publique et de la prévention Dr Toralta Nodjitoloum Josephine a indiqué que l’objectif général de ce projet est en parfaite adéquation avec l’objectif général de la politique nationale de la santé et s’inscrit pleinement dans le plan d’action développé par le ministère de la santé publique.

Le ministère explique projet est axé sur le renforcement de la riposte aux épidémies, la réduction des maladies transmissibles et non transmissibles, la promotion de la prévention, l’extension de la couverture santé universelle, la réforme du système de santé et le renforcement global des capacités du système de santé.

Pour Dr Toralta Nodjitoloum Josephine, l’aboutissement rapide du processus de ce projet pour le Tchad est le fruit d’inlassable travail des acteurs mobilisés par les départements ministériels respectifs et par les partenaires techniques et financiers. Elle précise que les orientations et les recommandations formulées seront déterminantes pour la réussite de ce projet dont les retombées sont attendues au bénéfice de la population tchadienne.

N’Djaména : la mairie ordonne le retrait immédiat des jouets-armes sur le marché

La mairie de la ville de N’Djaména somme les commerçants de déposer les stocks de jouets sous forme d’armes à feu à la police municipale. L’instruction est contenue dans un communiqué du 16 mars 2026.

 

La Commune de la Ville de N’Djamena rappelle aux commerçants et aux parents d’enfants que la vente et l’utilisation de ces jouets sous forme d’armes à feu sont strictement interdites sur l’ensemble du territoire communal. Elle demande aux commerçants qui vendent ces jouets de les retirer immédiatement de leurs rayons et de les déposer auprès de la Police municipale.

Par ailleurs, elle invite les parents à ne pas offrir ce type de cadeaux à leurs enfants et à veiller à ce qu’ils ne les utilisent pas.

 

Tchad : le Premier ministre expose la stratégie nationale de cohésion sociale au SENAT

Le Premier Ministre Allah Maye Halina, a répondu ce lundi 16 mars 2026 aux questions des sénateurs sur la question liée à la cohésion nationale.

 

Interpellé par les sénateurs sur les actions et les perspectives du Gouvernement en matière de cohésion sociale et de vivre-ensemble, le premier ministre, Allah Maye Halina a fait quelques axes de l’action gouvernementale en faveur de la cohésion nationale et de la stabilité du Tchad. Parmi les objectifs du gouvernement, il a évoqué la mise en place d’une stratégie nationale de cohésion sociale 2024-2029 ; la promotion du dialogue entre les communautés et le renforcement de l’Etat de droit et de la paix sociale

Pour la prévention des conflits, le chef du gouvernement fait état de l’organisation des assises nationales sur les conflits communautaires ; la mise en place des mécanismes d’alerte précoce ; la sensibilisation des populations au vivre-ensemble. Et d’anticiper les tensions pour préserver la paix. Sur la gestion des conflits intercommunautaires, agriculteurs/éleveurs, le chef du gouvernement est revenu sur la nécessité de sécuriser les couloirs de transhumance ; la mise en place de comités locaux de médiation et les programmes de paix entre agriculteurs et éleveurs. Pour le premier ministre il faut favoriser la coexistence pacifique. Favoriser la coexistence pacifique.

Pour la promotion du dialogue entre les communautés, Allah Maye Halina a cité l’implication des chefferies traditionnelles, la participation des leaders religieux et la coordination avec la Médiature de la République.

Devant les sénateurs, le Premier ministre a également révélé que dans le cadre de lutte contre la prolifération des armes, 3889 armes ont été saisies entre 2025 et 2026, le contrôle des frontières a été renforcé. Des engins ont été remis aux forces de sécurité pour mieux les équiper. 97 véhicules pour la GNNT, 176 véhicules pour la gendarmerie et 400 motos déployées.

Tchad : le ministre de la Santé valide le nouveau modèle de surveillance épidémiologique intégrée

Le ministre en charge de la santé publique et de la prévention, Dr Abdelmadjid Abderahim a dirigé ce matin une réunion semi-virtuelle relative au financement du nouveau modelé de surveillance épidémiologique intégrée.

Doté le Tchad d’un système intégré, robuste et performant de surveillance épidémiologique, capable de détecter rapidement tout signal sanitaire, de vérifier les alertes en temps opportun et de déclencher une réponse coordonnée, multisectorielle et fondée sur des données fiables, afin de protéger durablement la santé des populations et renforcer la sécurité sanitaire nationale, c’est le souci des responsables sanitaires à concevoir ce document avec l’appui de l’organisation mondiale de la santé au Tchad.

Le directeur adjoint de la vaccination, de la lutte contre la maladie et la surveillance épidémiologique, Dr Abdoulaye Annour de dire que ce nouveau modèle vise à garantir une surveillance épidémiologique de haute qualité, malgré la réduction des financements traditionnels.

Ce modèle est constitué de 12 composantes qui sont : la surveillance active, surveillance basée sur les indicateurs, transport des échantillons, supervisions intégrées, appui aux laboratoires, surveillance environnementale et sentinelle polio et grippe, détection et investigation, appui au centre de réception des échantillons, le suivi et l’évaluation, la coordination et la gouvernance.

Des contributions et suggestions ont été apportées par l’assistance.

Le ministre a précisé que ce nouveau modèle de surveillance épidémiologique est conçu avec l’appui de l’OMS pour renforcer les capacités de détecter de façon précoce, d’investiguer rapidement et répondre efficacement aux éventuelles épidémies. Ce document est en cohérence avec la connotation de la stratégie mondiale.

Le nouveau Modèle National de Surveillance Épidémiologique Intégrée constitue aujourd’hui un cadre unique, cohérent et opérationnel pour structurer l’ensemble des interventions de surveillance au Tchad.

Il offre une vision consolidée des besoins réels du pays, un budget national harmonisé par rubrique, ainsi qu’une lecture claire des financements existants et des gaps prioritaires a mentionné le ministre.

Sa mise en œuvre effective permettra d’assurer une détection rapide et une réponse coordonnée aux menaces sanitaires, de renforcer la qualité du diagnostic, du transport des échantillons, de la surveillance active, et des supervisions intégrées, de garantir une meilleure utilisation des données pour la décision et de promouvoir une approche multisectorielle, durable et alignée avec les exigences du règlement sanitaire international (RSI).

Source : ministère de la Santé

Tchad : Cri d’alarme de l’ADC sur la sécurité des consommateurs

L’Association pour la Défense des Consommateurs du Tchad (ADC) a fait une communication pour fustiger la précarité des produits au Tchad. Elle réclame des produits sûrs pour la santé des tchadiens.

Dans le cadre de la Journée mondiale des droits des consommateurs, célébrée le15 mars l’ADC dresse un tableau sombre de la qualité des produits sur le marché tchadien. Lors du point de presse qu’il a présenté, Yaya Sidjim, le coordonnateur de l’Association pour la Défense des Consommateurs du Tchad a relevé le consommateur tchadien est exposé à des risques dans presque tous les secteurs.

Sur le plan alimentaire, il indique que des produits préemballés importés de qualité douteuse, parfois périmés ou dépourvus d’étiquetage clair pullulent. Il évoque également, la prolifération de boissons sucrées contenant des composants chimiques, largement consommées dans les villes comme dans les zones rurales.

Le secteur agricole n’est pas en marge, avec le problème lié à la maitrise de des engrais et pesticides qui constituent un risque sanitaire. Une situation qui expose les producteurs et les consommateurs. Les coupures intempestives d’électricité et d’eau, la rareté du gaz butane et les pénuries récurrentes de carburant sont entre autres les problèmes que l’ADC a également relevés. Ainsi que les soucis de services de téléphonique et les perturbations fréquentes du réseau et de la connexion internet.

L’ADC précise qu’il existe des textes juridiques qui protègent le consommateur.  Le droit à la sécurité, à l’information, au choix, à la réparation des torts, à un environnement sain, à l’éducation à la consommation, à la satisfaction des biens et services essentiels, à la représentation ainsi qu’à la protection des intérêts économiques.

L’édition 2026 de la Journée mondiale des droits des consommateurs était placée sous le thème : « Des produits sûrs, des consommateurs confiants ».

Tchad : le chef du gouvernement rencontre les autorités religieuses, musulmanes et catholiques

Le premier ministre, Allah Maye Halina a effectué une visite le 12 mars 2026, auprès de responsables religieux de la capitale. Le chef du gouvernement a réitéré l’importance du rôle des confessions religieuses dans la préservation de la paix et de la cohésion nationale

La première étape de cette démarche l’a conduit au siège du Conseil National des Affaires Islamiques, situé dans l’enceinte de la grande Mosquée Roi Fayçal de N’Djaména, où il a été accueilli par le président de ce Conseil, Cheikh Abdedaïm Abdoulaye Ousmane. Au maitre des lieux, recemment élu, le premier ministre a souligné que la réussite de ce mandat repose sur l’entente, la solidarité et l’engagement collectif de l’ensemble de la communauté musulmane au service de l’unité nationale.

Le premier ministre a également transmis, par l’entremise du Conseil, ses vœux de bon mois de Ramadan à l’ensemble des fidèles musulmans du pays, rappelant que les valeurs spirituelles portées durant ce mois béni (prière, solidarité et partage) contribuent à consolider la paix sociale et l’harmonie entre les citoyens.

Il s’est ensuite rendu l’archevêché de N’Djaména où il a été reçu par l’Archevêque métropolitain de N’Djaména, Monseigneur Edmond Djitangar. Devant les responsables de l’Église, il a salué l’engagement de la communauté chrétienne dans le temps du Carême, période consacrée à la prière, à la pénitence et au partage.

Relevant la coïncidence cette année du Ramadan et du Carême, le premier ministre a salué un moment spirituel particulier pour le Tchad, marqué par la convergence des prières des deux grandes communautés religieuses pour la paix, la stabilité et la prospérité du pays. Il a enfin adressé, par anticipation, ses vœux de joyeuses fêtes de Pâques à l’ensemble de la communauté chrétienne.

Le Tchad examine les opportunités de partenariat avec le PASCO

Des dirigeants du Projet d’Appui au Pastoralisme et à la Commercialisation du Bétail dans les territoires transfrontaliers du Tchad, du Cameroun et du Nigeria (PASCO) effectue une mission à N’Djaména.

La délégation conduite par, Joslin Baguidi a eu une séance de travail au ministère tchadien de l’Administration du Territoire et de la décentralisation ce vendredi 13 mars 2026. La partie tchadienne était chapeautée par le directeur général de la décentralisation, Mbaitel Berang Salomon.

Ousmanou Oumarou, le secrétaire général de l’Association pour la Promotion de l’Élevage au Sahel et en Savane (APESS), bureau du Tchad a également pris part à cette assise.

Techniquement, cette réunion avait pour but de présenter le projet PASCO à la direction générale de la Décentralisation et d’examiner les possibilités de collaboration future entre les parties.

Le représentant du ministère a apprécié favorablement l’initiative, qui, selon le département, s’inscrit pleinement dans la mise en œuvre de la Feuille de Route de la Décentralisation (FDR- Mbaitel Berang Salomon a souligné le caractère hautement stratégique de ce projet, qui associe la gestion du pastoralisme transfrontalier à la direction de la décentralisation. « Cette démarche témoigne de la reconnaissance par les parties prenantes que le développement rural et la stabilité des territoires reposent sur l’implication directe des autorités locales. »

La partie prenantes relèvent que cette collaboration renforce la cohérence entre les politiques sectorielles, notamment dans le domaine de l’élevage, et le cadre institutionnel de la décentralisation, favorisant une gouvernance de proximité plus efficace au bénéfice des populations pastorales.

Tchad : l’homme d’affaire Aboud Hachim Bouder remet 1 000 sacs de vivres aux vulnérables

Dans le cadre d’une action sociale, l’opérateur économique, Aboud Hachim Bouder, par le biais de son ONG Association pour le Développement Durable Économique, Social et Environnemental (ADDESE), a fait l’offre le 12 mars 2026.

Le don est principalement constitué des produits de première nécessité. Il s’agit entre autres, de l’huile alimentaire, du maïs, du sucre et des produits essentiels. Il est destiné aux familles démunies de la ville de N’Djaména. Pour Aboud Hachim Bouder, président Directeur, Général du groupe, cette action est une autre manière de contribuer efficacement au développement du pays. Il entend étendre l’initiative, au cours de la prochaine étape, dans les villes d’Iriba et d’Amdjarass, situées dans l’est du pays. Ainsi que dans la partie septentrionale du pays.

Numériquement, près de 2500 orphelins et enfants de la rue ont d’ores et déjà bénéficié de la prise en charge de l’entreprise en 15 ans. Plus de 200 jeunes sont formés aux petits métiers aux frais de l’entreprise. Le promoteur voit en cela une autre manière de contribuer efficacement au développement du pays. « C’est ce que nous recommande le président de la République le Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno », déclare-t-il.

Tchad : le ministre de la Justice donne des instructions sur la gestion des vivres dans les maisons d’arrêt

Le ministre de la Justice, Youssouf Tom, à travers une circulaire du 27 février, interpelle les autorités judiciaires et administratives des provinces sur la gestion des vivres dans les établissements pénitenciers.

La réaction du patron de la Justice fait suite à des insuffisances constatées dans le suivi du fonctionnement des maisons d’arrêt, notamment en ce qui concerne le contrôle des prestations obligatoires dues aux personnes détenues, en particulier en matière d’alimentation. Le ministre de Justice rappelle aux gestionnaires de centres pénitenciers, qu’ils sont garant au niveau provincial, du bon fonctionnement des services déconcentrés de l’État, au nombre desquels figurent les établissements pénitentiaires.

Les responsables appelés à se conformer aux exigences qui les incombent. Il s’agit entre autres, de contrôler la qualité, la quantité et la conformité des denrées alimentaires livrées aux établissements pénitentiaires ; assurez que les personnes détenues bénéficient effectivement des prestations obligatoires prévues par la réglementation, notamment en matière d’alimentation.

Il leur est également rappelé leur mission qui consiste à vérifier systématique l’ensemble des pièces justificatives relatives à la fourniture des vivres aux détenus. Il s’agit entre autres, des bons de commande ; les procès-verbaux de réception et es factures y afférentes.

« Tout manquement constaté devra faire l’objet d’un rapport circonstancié adressé sans délai au Ministère de la Justice, pour les suites à donner », prévient le ministre.