Tchad : une mission gouvernementale au chevet d’une zone frappée par des drones à Tiné

Au lendemain d’un incident sécuritaire marqué par des frappes de drone, une importante délégation gouvernementale a été dépêchée, ce jeudi 19 mars 2026, dans la localité de Tiné, au cœur de la province du Wadi-Fira.

Conduite par le ministre des Armées, des Anciens combattants et des Victimes de guerre, le général de corps d’Armée Issaka Malloua Djamouss, la mission regroupe également le Ministre de la Sécurité publique et de l’Immigration, le général de corps d’Armée Ali Ahmat Aghabache, ainsi que le chef d’état-major général des armées, le général d’Armée Abakar Abdelkerim Daoud. Le procureur de la République Moussa Abdelkerim Saleh et plusieurs hauts responsables des forces de défense et de sécurité complètent cette délégation de premier plan.

À leur arrivée, les émissaires du gouvernement ont été accueillis par le gouverneur de la province, avant de s’engager sans délai dans une séance de travail. Cette réunion a permis d’examiner l’incident, d’en mesurer les répercussions sur le plan sécuritaire et d’identifier les réponses opérationnelles à déployer dans les plus brefs délais.

Cette mission a permis de rassurer les populations locales, durement éprouvées, et de réaffirmer la détermination inébranlable de l’État à assurer la protection des citoyens et l’intégrité du territoire national.

Source : ministère de la Sécurité

N’Djaména : Aid El Fitr 2026, le premier arrondissement fixe les mesures de sécurité

Un dispositif renforcé d’agents de la police municipale sera déployé dès ce soir du 19 mars 2026 et tout au long de la journée de l’Aid pour, sécuriser les abords des lieux de prière et des grands axes.

Cette initiative de la Commune du 1er arrondissement de la ville de N’Djaména, vise à faciliter la fluidité du trafic et la circulation des piétons et veiller à la tranquillité de l’ensemble des quartiers. Le maire invite les Imams qui conduiront les prières de l’Aid à relayer ces messages de sensibilisation lors de leurs sermons.

La municipalité exhorte les parents et les tuteurs à exercer une vigilance accrue le jour de la fête. Il leur est instamment recommandé de ne pas laisser les enfants divaguer seuls. « La foule et l’affluence peuvent exposer les plus jeunes à des risques d’accidents de la circulation, de fugue ou de disparition ». Il est demandé aux familles de faire preuve de civisme en matière de gestion des déchets. Il est impératif de ne pas déverser dans la rue les restes de peaux, déchets alimentaires ou autres impuretés de bétail.

L’exécutif communal du 1er arrondissement réitère que l’usage des jouets à feu, de pétards et autres artifices de divertissement est proscrit. Etant des sources de nuisances sonores et de stress, constituent un danger réel pour l’intégrité physique des enfants et des personnes vulnérables, et troublent gravement l’ordre public.

L’Union africaine condamne l’odieuse attaque terroriste dans le nord-est du Nigéria

Le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Youssouf, a condamné, avec la plus grande fermeté les attentats-suicides perpétrés à Maiduguri, dans l’État de Borno le 16 mars 2026, ayant causé plusieurs morts et de nombreux blessés.

L’Union africaine se dit solidaire du Nigéria et du peuple, adresse ses condoléances aux familles des victimes et souhaite un prompt rétablissement aux blessés. Le président de la Commission rappelle que l’institution, s’oppose à toutes les formes de violence perpétrées par des éléments terroristes et des groupes extrémistes violents contre les populations civiles et les forces de sécurité. « De tels actes constituent une violation grave des droits de l’homme et portent atteinte à la paix, à la sécurité et à la stabilité au sein des communautés », rappelle Mahmoud Youssouf.

Il salue les efforts dans la lutte contre le terrorisme et l’amélioration des conditions de sécurité à Maiduguri et ses environs ces dernières années. Pour l’U.A, cet incident tragique souligne la menace persistante que représentent le terrorisme et la nécessité d’une vigilance et d’une résilience continues.

L’institution panafricaine invite la communauté internationale à intensifier son soutien au Nigéria et à l’ensemble de la région du bassin du lac Tchad, notamment par une aide humanitaire accrue, le renforcement des capacités, le partage de renseignements et des investissements durables dans les initiatives de stabilisation et de développement visant à s’attaquer aux causes profondes de l’extrémisme violent.

L’Union africaine affirme que seule une approche de sécurité et d’action collective impliquant l’ensemble de la société, renforcée par une coopération accrue et un engagement soutenu, permettra de vaincre efficacement la menace du terrorisme et de garantir une paix durable, conformément aux instruments et cadres pertinents de l’Union africaine sur la prévention des conflits, la lutte contre le terrorisme et la consolidation de la paix.

Tchad : la journée du vendredi 20 mars 2026 est déclarée fériée et chômée

Le ministère de la Fonction publique informe l’ensemble des travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé que le vendredi 20 mars 2026 est déclaré jour férié et chômé sur toute l’étendue du territoire national.

A l’occasion de la Fête de l’AID EL FITIR et conformément à l’article 1er du Décret n°413/PR/PM/MFPTEM/97 du 30 septembre 1997, portant révision de la liste et du régime des jours fériés et chômés, le ministre de la Fonction Publique et de la Concertation Sociale à l’honneur de porter à la connaissance des travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé que la journée du vendredi 20 mars 2026, est déclarée fériée et chômée sur l’ensemble du territoire national.

Par ailleurs, le ministre Abdoulaye Mbodou Mbami tient à préciser que la journée du samedi 21 mars 2026 est ouvrable, pour les services qui ordinairement la consacrent comme journée de travail.

Les Nations Unies condamnent l’attaque de drone soudanais au Tchad

Les Nations Unies au Tchad ont produit un communiqué ce 18 mars 2026 à travers lequel, elles condamnent fermement l’attaque meurtrière perpétrée par un drone à Tiné.

Le Système des Nations Unies au Tchad, par la voie de son coordonnateur résident et coordonnateur humanitaire, Dr François Batalingaya, exprime sa profonde préoccupation et condamne avec la plus grande fermeté l’attaque de drone survenue le mercredi 18 mars 2026 à Tiné, dans la province de l’Ennedi Est en territoire tchadien.

Cette attaque d’une gravité extrême a tragiquement causé la mort de dix-sept (17) personnes civiles innocentes et fait plusieurs blessés. Malgré les appels répétés à la retenue adressés aux belligérants du conflit au Soudan, des populations innocentes continuent d’être prises pour cibles. Le Système des Nations Unies au Tchad s’incline respectueusement devant la mémoire des victimes, présente ses condoléances les plus attristées aux familles endeuillées et souhaite un prompt rétablissement aux blessés.

Face à cette escalade, le Système des Nations Unies au Tchad dit prendre note des mesures de sécurisation déployées par les autorités tchadiennes pour assurer la protection des populations civiles dans le strict respect des normes internationales. Le Tchad, qui fait preuve d’une solidarité exemplaire depuis le début de la crise soudanaise, ne doit pas devenir un terrain d’extension du conflit.

Enfin, les Nations Unies au Tchad exhortent la communauté internationale à intensifier ses efforts diplomatiques pour une désescalade immédiate et à renforcer son soutien financier et technique aux opérations de stabilisation et d’assistance humanitaire dans cette région déjà fragile.

Tchad : le premier ministre évalue les avancées dans le secteur de la santé

Le premier ministre, Allah Maye Halina, a présidé le mercredi 18 mars 2026, une réunion de suivi et évaluation consacrée au ministère de la Santé publique et de la Prévention.

Le chef du gouvernement a salué les avancées enregistrées tout en appelant à une lecture lucide des performances du secteur. Il a insisté sur l’exigence de résultats concrets, mesurables et directement perceptibles par les populations, notamment en matière d’accès aux soins et de qualité de prise en charge.

Le ministre de la Santé publique et de la Prévention, Dr Abdelmadjid Abderahim, a présenté un taux d’exécution global de 71 % des actions prévues dans le cadre du chantier n°10. Ces résultats couvrent plusieurs axes, dont le renforcement du système de santé, la prévention, la couverture santé universelle, le développement des ressources humaines, les infrastructures sanitaires et la digitalisation du secteur.

Toutefois, cette progression reste freinée par des contraintes structurelles majeures, notamment l’insuffisance de personnel qualifié, l’irrégularité du financement public et les limites du mécanisme de cofinancement du système de santé.

Face à ces défis, le Premier ministre a exigé une accélération des réformes, en mettant l’accent sur la mobilisation des ressources, le renforcement de la gouvernance du secteur et une meilleure coordination avec les partenaires techniques et financiers.

Les priorités pour les prochains mois porteront sur la décentralisation du système de santé, la digitalisation des services et la géolocalisation des infrastructures et réalisations sanitaires, dans une logique de transparence et d’efficacité.

Le Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno ordonne une riposte immédiate contre le Soudan

Une réaction qui fait suite à l’attaque des drones soudanais dans la localité de Tiné Djagaraba en territoire tchadien, le 18 mars 2026. Le chef suprême des armées a placé ses troupes en état d’alerte maximale, après une réunion de défense et de sécurité convoqué dans la nuit.

Mahamat Idriss Deby Itno a revêtu le treillis au cours de la réunion de défense et de sécurité qu’il a convoqué dans la nuit du 17 mars 2026.  En sa qualité de chef suprême des armées, il a mis ses troupes en état de choc et ordonne une riposte immédiate. Cette réaction fait suite à l’attaque de drones soudanais qui a causé des dégâts tant matériels que humains.

Le gouvernement tchadien regrette qu’en dépit des médiations et des avertissements adressés avec fermeté aux différents belligérants dans le conflit soudanais et la fermeture de la frontière entre les deux pays, la localité de Tiné Djagaraba en territoire tchadien a été, une nouvelle fois, la cible d’une attaque au drone dans l’après-midi du mercredi 18 mars 2026.

« Comme si cela ne suffisait pas, les deux belligérants ont cherché à déstabiliser le Tchad en transposant leurs propres conflits intercommunautaires au Tchad, étant donné que plusieurs communautés vivent de part et d’autres des frontières communes », signale la présidence.

Le président tchadien a ordonné à l’Armée de se mettre en état d’alerte maximale et de riposter, à toute attaque provenant du Soudan, qu’elle soit de l’armée du Général Abdul Fattah Al-Burhan ou des Forces de soutien rapide (FSR) du Général Mahamat Hamdane Dagalo.

Football : le Sénégal exige une enquête internationale pour corruption à la CAF

Face à la décision du Jury de la CAF de retirer le titre de champions d’Afrique de la CAN 2025 au Sénégal pour l’attribuer au Maroc, le gouvernement sénégalais rejette fermement cette sentence administrative, invoquant une atteinte grave à l’éthique sportive.

Le 17 mars 2026, le Jury d’Appel de la Confédération Africaine de Football (CAF) a invoqué l’article 84 du Règlement de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), de déclarer l’équipe nationale du Sénégal forfait lors de la finale de la TotalEnergies CAF Coupe d’Afrique des Nations Maroc 2025 (« le Match »).

Depuis l’annonce de cette décision des voix se font entendre de part le monde pour dénoncer. Consultants sportifs, footballeurs, anciens joueurs, coach et dirigeant sportifs. La majorité s’oppose à cette décision de l’instance faitière du football africain.

Marie Rose Khady Fatou Faye, porte-parole du gouvernement sénégalais, dénonce une décision, d’une gravité exceptionnelle, qui heurte de front les principes cardinaux qui fondent l’éthique sportive, au premier rang desquels figurent l’équité, la loyauté et le respect de la vérité du terrain. Cette décision, procède, selon le gouvernement du Sénégal, d’une lecture manifestement erronée du règlement, conduisant à une décision grossièrement illégale et profondément injuste.

Pour le Sénégal, la CAF porte une atteinte sérieuse à sa propre crédibilité ainsi qu’à la confiance légitime que les peuples africains placent dans les institutions sportives continentales. Le pays n’entend pas tolérer qu’une décision administrative vienne effacer l’engagement, le mérite et l’excellence sportive. « Le Sénégal rejette sans ambiguïté cette tentative de dépossession injustifiée ». Il demande l’ouverture d’une enquête internationale indépendante pour soupçons de corruption au sein des instances dirigeantes de la CAF.

Par ailleurs, le Sénégal martèle qu’il usera de toutes les voies de recours appropriées, y compris devant les instances juridictionnelles internationales compétentes, afin que justice soit rendue et que la primauté du résultat sportif soit rétablie.

 

Tchad : les ex-employés du CNCP dénonce une injustice sociale

Le collectif des ex-employés du Cadre National de Concertation Politique (CNCP) dénonce une gestion discriminatoire des paiements au sein du nouveau Cadre, dénommé Cadre Permanent du Dialogue Politique (CPDP).

Dans un communiqué rendu publique, les signataires, 41 au total, rappellent que durant la dissolution du CNCP, ils cumulaient trois (3) mois d’arriérés de salaire, et avaient bon espoir qu’avec la création de la nouvelle entité, leurs créances sociales allaient être apurées, : « ils vont vite déchanter, en réalisant que les membres du CPDP se sont privilégiés, eux-mêmes, en se faisant payer primes d’installation et indemnité. »

Ainsi, le collectif regrette que, depuis le dimanche 15 Mars 2026, les membres du CPDP, qui sont pour la plupart, des personnalités bénéficiant de plusieurs indemnités, dans des différentes institutions de l’Etat, ont commencé, à percevoir leurs paiements, pendant que les maigres arriérés de salaire du personnel, qui ont un caractère alimentaire, sont éludés.

Ils accusent les acteurs politiques regroupés dans ce Cadre dit de dialogue dont l’une des missions régaliennes est de lutter contre l’injustice sociale de commencer ses activités par le faux.

Le collectif invite le chef de l’Etat, Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, garant des deux institutions qui se sont succédé (le CNCP et le CPDP), à faire injonction au CPDP de mettre un terme à cette injustice sociale, et se réserve le droit d’entreprendre, dans les jours à venir, des actions d’envergure, si aucun calendrier clair, et définitif de paiement n’est communiqué.

Pour rappel, le Cadre Permanent du Dialogue Politique (CPDP) a été créé le 2 juin 2025, quelques mois après la dissolution du cadre national de concertation politique (CNPC. Il s’agit en effet de la nouvelle plateforme de discussion politique pour maintenir la démocratie.

Liste des signataires :

Tchad : examen des nouveaux plans d’aménagement des quartiers de N’Djaména

La Commission technique nationale de l’urbanisme (CTNU), examine et évalue ce 18 mars 2026, le plan de modernisation et mise à jour de certains quartiers de la ville de N’Djaména.

La séance est conduite par le secrétaire général du ministère de l’Aménagement du Territoire, Youssouf Faradj Mabrouk, par ailleurs, président de ladite commission. Cette session est consacrée à l’examen et à la validation de nouveaux plans d’aménagement des, Massil Abloma, Ambitewa et Achawail. Ainsi qu’à la mise à jour des plans des quartiers, Ngonbah et Farcha SONAPA. Ces travaux, fait savoir le ministère, s’inscrivent dans une dynamique visant à renforcer l’organisation spatiale et à promouvoir un développement urbain harmonieux et maîtrisé de la ville de N’Djamena.

Le Comité Technique de la CNU, « organe opérationnel de la Commission, joue un rôle central dans l’analyse technique des dossiers relatifs à l’urbanisme et à l’habitat ». À ce titre, il examine en amont l’ensemble des documents soumis à l’appréciation de la Commission Nationale d’Urbanisme, conformément aux missions qui lui sont assignées.

Instituée conformément à l’arrêté N°019/PR/PM/MATUH/SG/2009, la Commission Technique Nationale de l’Urbanisme constitue un cadre stratégique de concertation, d’analyse et de validation des documents d’urbanisme au niveau national.