N’Djamena : des techniciens centrafricains s’imprègnent de l’expérience tchadienne en matière de gestion des ressources humaines en santé

Le ministre de la Santé publique et de la Prévention, Dr Abdelmadjid Abderahim, a reçu ce matin une délégation centrafricaine, composée des techniciens de la santé, en présence des directeurs généraux du ministère.

 

Cette rencontre a été consacrée à la restitution de la mission d’étude sur le système intégré d’information sur les ressources humaines en santé effectuée au Tchad par l’équipe centrafricaine, venue s’imprégner de l’expérience tchadienne en matière de gestion des ressources humaines en santé à travers le logiciel IRHIS.

Cette mission vise à approfondir les connaissances sur les mécanismes de collecte, de centralisation, de traitement et d’exploitation des données relatives au personnel de santé. Elle constitue également une occasion de s’inspirer des expériences et des bonnes pratiques en matière de gestion des ressources humaines en santé, notamment à travers les outils numériques et les systèmes d’information adaptés aux besoins du secteur.

Conduite par Dr Heredeibona Luc Salva, directeur des ressources au ministère de la Santé et de la Population de la République centrafricaine, la délégation a présenté les résultats de son séjour à N’Djamena. Selon le chef de mission, cette visite a permis aux membres de son équipe de travailler avec les responsables des ressources humaines du ministère tchadien de la Santé publique et de la Prévention afin d’approfondir leurs connaissances sur le fonctionnement et l’utilisation du logiciel IRHIS.

La République centrafricaine entend s’inspirer de cette expérience pour mettre en place un outil numérique dans son système de santé. L’objectif est de renforcer les capacités du personnel de santé dans les formations sanitaires grâce à l’intégration des nouvelles technologies. Le logiciel IRHIS constitue, à cet effet, un outil de gestion et de suivi des ressources humaines, susceptible de contribuer à une meilleure organisation du personnel sur le terrain.

Le ministre de la Santé publique et de la Prévention, Dr Abdelmadjid Abderahim, a exprimé sa reconnaissance à son collègue centrafricain pour avoir choisi le Tchad comme pays de référence dans le domaine de l’utilisation du logiciel IRHIS. Il a salué cette démarche, qui témoigne de la volonté des deux pays à renforcer leur coopération dans le secteur de la santé.

Le chef du département de la Santé publique et de la Prévention, a souhaité la mise en place d’un comité de concertation, destiné à favoriser le renforcement des capacités, les échanges d’expériences et le partage des bonnes pratiques entre les deux pays.

le ministre a ensuite souligné l’importance de l’accompagnement des partenaires techniques et financiers dans le processus de digitalisation du système de santé, afin de soutenir les efforts engagés pour améliorer la gestion des ressources humaines et renforcer l’efficacité des services sanitaires.

Cette rencontre marque ainsi une nouvelle étape dans la coopération sanitaire entre le Tchad et la République centrafricaine, notamment dans le domaine de la transformation numérique et de la modernisation de la gestion des ressources humaines en santé.

Tchad : 14 otages libérés à Tourkou dans le Tibesti

Après soixante-douze heures d’enlèvement dans les massifs de Tourkou, les quatorze otages ont été libérés le 8 octobre suite une opération menée par les force de sécurité.

Ces jeunes sont tous en bonne santé, apprend-on. Ils ont été libérés et présentés aux autorités administratives, traditionnelles et militaires venues pour la circonstance. Dans sa déclaration à la suite de cette libération, le vice-premier ministre a réaffirmé la détermination du gouvernement, à préserver la paix, la cohabitation pacifique et l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national.

Il s’est félicité de l’issue heureuse des laborieuses négociations, en « dépit des spéculations qui laissaient croire à une issue tragique. »

C’est un pas important que nous venons de franchir. C’était l’une des conditions que nous avions posées : <<la libération sans condition de ces compatriotes pris en otage. Nous condamnons fermement cet acte répréhensible commis de part et d’autre et nous nous réjouissons de pouvoir présenter aujourd’hui à l’opinion ces compatriotes libérés.>> Les quatorze otages annoncés comme enlevés par les deux parties ont été libérés, avec la conviction que les démarches entreprises par le Gouvernement aboutiront à la résolution judiciaire de ce drame qui a engendré cet acte irréfléchi.

Le ministre a par ailleurs annoncé la poursuite des opérations pour appréhender le meurtrier de Tahir Souleymane Arim

toujours en cavale, ainsi que ses complices, précisant que les services de l’État et toutes les bonnes volontés sont mis à contribution.

Il a indiqué que les pourparlers se poursuivront avec les chefs des deux communautés pour le règlement du volet civil de l’affaire, avec l’espoir de clôturer définitivement ce dossier, en collaboration avec les autorités traditionnelles.

Tchad : le gouvernement et ses partenaires évaluent la crise hydrique et pastorale

Le ministre des Finances,Tahir Hamid Nguilin, a présidé le 8 octobre 2026 à N’Djamena, une réunion de travail du Cadre de partenariat consacrée à l’évaluation de la crise hydrique et pastorale.

 

Elle a réuni les ambassadeurs de France, de Suisse, d’Allemagne et de l’Union européenne, le coordonnateur du système des Nations unies, ainsi que les représentants de la Banque mondiale, de la BID, du HCR, du PAM, de l’UNICEF et d’OCHA, entre autres.

Les échanges ont porté sur l’ampleur de la crise hydrique et pastorale, ses conséquences sur les populations et le cheptel, ainsi que sur les mesures à mettre en œuvre pour y répondre. La restitution de la tournée a permis au gouvernement et à ses partenaires d’examiner les besoins prioritaires et de définir des pistes d’action adaptées.

Les partenaires présents, fait savoir le gouvernement, ont réaffirmé leur engagement à accompagner le gouvernement dans la réponse à cette crise, à court et à moyen terme. « Cet appui vise à répondre aux besoins urgents en eau et en alimentation du bétail, tout en soutenant des solutions durables pour renforcer la résilience des communautés pastorales. »

L’ambassadeur du Tchad en Inde présente les opportunités du pays au Sommet Inde-Afrique sur la sécurité alimentaire 

Ildjima Badda Mallot, ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République du Tchad en Inde, a pris part, le 7 octobre 2026 à Greater Noida, dans la région de Delhi NCR, au Sommet Inde–Afrique sur la sécurité alimentaire, le commerce agricole et l’investissement, aux côtés de plusieurs ambassadeurs et représentants de pays participants.

 

Organisée sous le thème « Partenariat pour la prospérité et une alimentation durable pour les générations futures », cette rencontre vise à renforcer la coopération entre l’Inde et les pays africains dans les domaines de la sécurité alimentaire, de l’agriculture durable, du commerce agroalimentaire et de l’investissement, ainsi qu’à promouvoir le transfert de technologies, la recherche agricole, le développement des chaînes de valeur et les partenariats institutionnels et privés.

Tchad : 35 MW bientôt injectés dans le réseau électrique de N’Djamena 

Le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Passalé Kanabé Marcelin, a effectué le 7 octobre 2026 une visite de supervision sur le site du Projet régional d’intervention d’urgence en énergie solaire (RESPITE), à Amboukna.

Cette visite, rapporte le département a permis de faire le point sur l’avancement du chantier, dont les travaux touchent à leur dernière étape. Sur place, le ministre s’est entretenu avec les experts, les techniciens et les représentants de l’entreprise contractante, TBEA.

Les échanges ont porté sur l’état d’avancement des travaux notamment dernières étapes à finaliser et les dispositions à prendre pour garantir une mise en service prévue fin octobre 2026.

Financé par la Banque mondiale, le projet permettra d’hybrider le réseau électrique de N’Djaména grâce à une centrale solaire photovoltaïque de 35 MW ; un système de stockage par batteries de 60 MWh et une ligne de 7 km de raccordement à la boucle de N’Djaména

L’objectif fixé par le ministère de l’énergie vise réduire le recours aux capacités de production thermique à base de combustibles liquides, particulièrement coûteuses, et ainsi de faire baisser le coût de l’électricité.

Le ministre a par ailleurs annoncé un renforcement des capacités de stockage avec l’appui du partenaire financier Banque mondiale .

Tchad : la ministre de la Justice plaide pour la tarification du Protocole de Maputo

Le 07 octobre 2026, Ndolenodji Alixe Naïmbaye, ministre de la Justice, Garde des Sceaux, chargée des Droits Humains, a participé à la Table Ronde de haut niveau sur le Protocole de Maputo, intitulé Protocole à la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, relatifs aux Droits des Femmes en Afrique tenue à Conakry.

 

L’événement est placé sous le thème : « La ratification, la domestication et la mise en œuvre du Protocole de Maputo dans les pays d’Afrique francophone ». cette table ronde vise à examiner les avancées et les leviers visant à accélérer la ratification du protocole de Maputo sur le continent.

Dans son intervention, elle a présenté l’engagement du gouvernement du Tchad, à promouvoir et mettre en œuvre la politique de protection des droits des femmes et des filles et la promotion de la Femme dans les instances de décisions et électives. Elle a fait référence au cadre normatif existant, notamment : la loi sur la parité dans les fonctions électives et nominatives ; la loi portant promotion de la santé de la reproduction ; la loi interdisant le mariage des enfants ; le Code pénal qui autorise l’avortement médicalisé en cas d’agression sexuelle, de viol, d’inceste ou lorsque la grossesse met en danger la santé mentale ou physique, ou la vie de la mère ou du fœtus ; l’Ordonnance n°003 de 2025 portant répression et lutte contre les violences à l’égard des femmes et des filles.

S’agissant des avancées dans le processus de ratification du Protocole de Maputo, la membre du gouvernement a rassuré qu’au regard des textes mentionnés, il n’y a point de doute sur l’engagement du Tchad.

Elle a rappelé la consultation nationale d’appropriation du Protocole organisée en novembre 2024 et la mise en œuvre de la feuille de route qui en a résulté.

La ministre a insisté sur la nécessité de sensibiliser davantage la population à la connaissance du Protocole et de renforcer les capacités des cadres de l’administration, des acteurs judiciaires et des organisations de la société civile.

Pour atteindre cet objectif, la Garde des Sceaux a plaidé pour un appui conséquent des partenaires techniques et financiers.

Tchad : le chantier de construction de la première usine de production d’engrais organo-minéral lancé

La pose de la première pierre de cette unité, s’est tenue le mardi 06 octobre 2026 à Alkoudou, un village situé dans la sous-préfecture de Djarmaya, province du Hadjer-Lamis.

 

En sa qualité de président de séance, le ministre chargé de la Production et de l’Industrialisation Agricole Keda Bllah, a indiqué que ce projet est un véritable levier stratégique qui marque un tournant décisif pour le développement industriel de notre pays.

Dans son intervention, le président directeur général de l’entreprise AFCONN promet mettre à la disposition de la population, les engrais organo-minéraux d’ici la campagne agricole 2027-2028.

Ainsi, cette nouvelle infrastructure industrielle, la première au Tchad est destinée à soutenir la modernisation du secteur agricole, renforcer les initiatives dans les domaines de la souveraineté alimentaire et celui de la création d’emplois locaux.

Tchad : N’Djamena abrite la réunion de riposte contre le choléra dans 3 provinces 

La secrétaire d’Etat à la santé publique, Mbaidedji Dekandji Francine, a présidé ce 5 octobre 2026, la réunion semi-virtuelle de coordination des actions de riposte contre le choléra dans la ville de N’Djamena, le Hadjer-Lamis et la province du Lac.

 

Le département explique que cette séance visait à faire le point sur la situation et le suivi des activités de lutte contre le choléra, de coordonner les interventions sur le terrain et de donner les orientations nécessaires pour renforcer l’efficacité de la riposte contre l’épidémie.

 

L’incident manager adjoint de la lutte contre le choléra Dr Rozi Tchiou a présenté de la situation épidémiologique.

Selon les données présentées, la province du Lac n’a enregistré aucun nouveau cas de choléra au cours des trois derniers jours. Dans les zones frontalières avec les pays voisins, les équipes poursuivent le renforcement de la surveillance transfrontalière ainsi que l’intensification de la sensibilisation à travers les radios et les organisations à base communautaire.

 

Il est indiqué que les activités de sensibilisation sont également renforcées dans les marchés et au sein des communautés, tandis que les interventions de riposte se poursuivent à tous les niveaux afin de contenir la propagation de la maladie.

 

La secrétaire d’Etat, Mbaidedji Dekandji Francine, encourage l’ensemble des équipes engagées dans la riposte. Elle a exhorté les équipes de terrain à maintenir cette dynamique et à poursuivre leurs efforts afin d’arrêter la propagation de l’épidémie de choléra.

Tchad : la mission de prospection de la JMFR achève sa mission à Kyabé

La mission de prospection chargée de préparer la Journée mondiale de la femme rurale (JMFR) 2026 a pris fin ce 29 septembre à Kyabé, dans le département du Lac Iro.

La Journée mondiale de la femme rurale (JMFR) 2026 est prévue du 15 au 20 octobre prochain à Kyabé. La mission qui s’achève avait pour but de réunir les conditions de réussite consacrée à la valorisation du rôle des femmes rurales dans le développement. Les membres de la mission ont rencontré le comité d’organisation ainsi que des représentantes d’organisations féminines, visiter les sites pouvant accueillir le Village JMFR et les invités. Les échanges ont porté sur l’état d’avancement des préparatifs. Compte tenu du délai restant avant la JMFR, chaque commission a été invitée à s’approprier pleinement son cahier des charges.

Le ministère de la Femme fait savoir qu’une attention particulière a été portée à la commission thématique, chargée d’identifier les thèmes de formation en fonction des besoins réels des femmes rurales. La mission a recommandé de privilégier les compétences disponibles sur place pour animer ces formations. « Si le département ne dispose pas des ressources suffisantes, les expertises pourront être recherchées à l’échelle provinciale, voire nationale. »

Pour le département, cette approche valorise les savoir-faire locaux et permet de proposer aux bénéficiaires des formations concrètes, adaptées à leur environnement et à leurs activités. Les organisateurs comptent également sur l’expertise du CECOQDA qui être sollicitée sur le contrôle de la qualité des produits agroalimentaires.

De son côté, la commission logistique a été encouragée à poursuivre la recherche d’un site approprié pour installer le Village JMFR et aménager les espaces réservés aux invités.

Les discussions ont aussi porté sur les critères de sélection des organisations féminines appelées à bénéficier des formations. Selon les orientations données par la cheffe de mission, ces organisations devront disposer d’un siège ou d’un point d’ancrage identifiable, être reconnues localement et compter au moins 30 membres. Elles devront également fournir leurs coordonnées de géolocalisation, afin de faciliter leur identification, leur accompagnement et le suivi de leurs activités.

L’on apprend également que la rencontre avec les représentantes des coopératives, associations et organisations de femmes rurales du Lac Iro a permis de mieux cerner les activités économiques menées sur le terrain. « Ces femmes travaillent dans la transformation des produits locaux, le maraîchage, l’agriculture, l’élevage de volailles et de petits ruminants, l’apiculture, ainsi que dans la transformation et la valorisation des produits agricoles et halieutiques. »

Sur le plan matériel, les femmes ont exprimé le besoin de magasins de stockage, d’équipements de conditionnement, d’unités de transformation et de kits adaptés à chaque secteur. Elles ont aussi cité l’acquisition de tricycles pour faciliter le transport des produits et la création d’un centre de couture.

Les demandes en renforcement des capacités sont nombreuses et liées aux activités exercées. Les participantes souhaitent des formations pratiques en couture et teinture, maraîchage, élevage de volailles, fabrication de savon liquide, transformation du karité, de l’arachide, du néré, du poisson et du manioc, pâtisserie, poterie, transformation et conservation du lait et de la tomate, production de jus et de sirops, valorisation du miel, pisciculture et gestion financière.

« Elles ont particulièrement insisté sur des formations pratiques, adaptées aux réalités locales, capables d’améliorer directement leurs activités génératrices de revenus. »

Tchad : le ministre de l’Enseignement supérieur fixe les priorités de la rentrée académique

Le patron de l’enseignement a décliné ce jeudi 1er octobre 2026, au cours d’une conférence de presse consacrée à la rentrée académique 2026-2027 les grandes lignes. Sitack Yombatina place la nouvelle année sous le signe de la Discipline, de l’Excellence, de la Solidarité, de l’Innovation et de la Recherche.

Pour lui, il s’agit des valeurs qui doivent guider l’ensemble des acteurs de l’enseignement supérieur et contribuer à améliorer durablement la qualité du système universitaire tchadien. Dans son intervention, le patron de l’enseignement a décliné les principales orientations et priorités pour l’année académique 2026-2027.

Il a appelé les différents acteurs du secteur à unir leurs efforts autour de plusieurs défis majeurs ; l’innovation pédagogique, la solidarité et l’inclusion, l’ouverture internationale, la réussite pour tous, la poursuite de la normalisation de l’année académique, la transition numérique, le développement durable et l’amélioration de la qualité des formations. Ces orientations traduisent : « la volonté du ministère de consolider les acquis, de relever les défis persistants et de renforcer l’efficacité du système d’enseignement supérieur, de recherche scientifique et de formation professionnelle ».

Enfin, il invite l’ensemble des acteurs académiques à se mobiliser pleinement pour la réussite de cette nouvelle année. « Le ministère a besoin de votre créativité, de votre rigueur et de votre passion », a-t-il lancé, appelant ainsi chacun à faire de la rentrée 2026-2027 une année d’engagement et de résultats.