Tchad : un accord tripartite pour l’audit du Data center signé

Ce jeudi 5 février 2026, à N’Djaména, un accord tripartite portant sur l’audit de sécurité du Data center national a été paraphé. Les parties signataires sont l’ADETIC, l’ANSICE et le le cabinet TECHSO-GROUP.

Cette étape précède, l’inauguration du Data center national.  Le directeur général de l’Agence de développement des technologies de l’information et de la communication (ADETIC) Adoum Djimet Saboun a rappelé que ce projet s’inscrit dans le cadre de la construction de la souveraineté numérique et de la modernisation de l’administration publique. « Le Data center national est un socle stratégique pour l’hébergement souverain des données de l’État et la continuité des services numériques publics », a-t-il indiqué.

Au nom de l’ANSICE, Nadjma Saleh Kebzabo souligne que l’initiative est en droite ligne des défis croissants liés à la cybercriminalité et à la protection des données sensibles. l’ANSICE et l’ADETIC ont fait appel à l’expertise du cabinet TECHSO-GROUP pour conduire un audit rigoureux, conforme aux standards de sécurité des infrastructures critiques. « Il s’agit de garantir la fiabilité, l’intégrité et la résilience du Data center national », a-t-elle souligné.

Sur le plan technique, la première phase du projet est déjà achevée. Elle a permis la construction du bâtiment et l’installation des équipements nécessaires à l’opérationnalisation du Data center. La phase actuelle est consacrée à l’audit de sécurité et à la certification du site et des équipements, étape décisive pour garantir la conformité aux normes requises en matière de protection des infrastructures critiques.

« L’accord tripartite dépasse le cadre du seul Data center national ». Il prévoit également l’opérationnalisation des 100 micro data centers déployés dans les différentes institutions de l’État. Interconnectés au Data center national, ces dispositifs permettront d’asseoir une architecture numérique unifiée, sécurisée et performante, au service de la dématérialisation des procédures administratives et de l’amélioration de la qualité du service public.

Tchad : le chef de l’Etat tient un discours ferme face aux dérives religieuses

Face aux oulémas et aux représentants du Conseil National des Affaires Islamiques, le président de la République pose un ultimatum clair, la religion doit être un outil de cohésion et non de division politique ou sociale.

Les 43 membres du Conseil National des Affaires Islamiques du Tchad (CNAI) ont été installés, le 5 février 2026, par le président tchadien, Mahamat Idriss Deby Itno. Dans son allocution le chef de l’Etat, ne s’est pas contenté de féliciter la nouvelle équipe dirigeante, il invite également ses hôtes à faire de l’Islam un rempart contre l’instabilité. S’appuyant sur la Sourate 3, verset 103 : « Attachez-vous fermement au pacte et à la cause d’Allah, ne vous divisez pas», il apprécie la présence de tous les courants musulmans au sein du CNAI. Une appréciation qui s’accompagne d’une mise en garde contre l’extrémisme : « les oulémas que vous êtes ne devraient aucunement apparaître comme des contre-modèles, car l’une des missions assignées aux leaders religieux est de servir d’exemple aux fidèles que vous avez pour vocation de guider. »

« Le fondamentalisme religieux et l’extrémisme violent représentent un défi sécuritaire majeur pour presque tous les pays du monde, parce qu’ils compromettent la paix sociale », signale le chef de l’Etat. À cet égard, le courant religieux se doit de véhiculer un référentiel dénué de toutes formes de violence et d’extrémisme. « L’éducation et la pratique spirituelle dans un pays comme le nôtre commandent aux leaders religieux de s’accommoder parfaitement avec les principes républicains. »

La présidence dénonce des dérives non conformes aux véritables missions des oulémas. « Est-il besoin de rappeler que l’Islam est une religion de paix, d’amour et de liberté ? », s’interroge le Maréchal. Mahamat Idriss Deby exhorte les gardiens de la foi à ne pas faire un usage non conforme des valeurs religieuses au risque de déchirer le tissu social et d’hypothéquer la paix et la stabilité chèrement acquises. « Vous devez, au contraire, faire de la gestion de nos particularités et de nos richesses religieuses des modèles d’intégration et de convivialité », déclare-t-il.

« Je ne tolérerai pas les déraillements dans le domaine religieux. Je serai ferme et intraitable contre toute instrumentalisation de la religion à des fins de division », martèle le président de la République.

Diplomatie : la nouvelle ambassadrice d’Italie au Tchad se présente

Avec résidence à Yaoundé au Cameroun, Natalia Sanginiti, ambassadrice Extraordinaire et Plénipotentiaire d’Italie au Tchad a présenté des copies figurées de ses lettres de créance ce 5 février au ministre des Affaires étrangères.

Le ministre des Affaires étrangères, Abdoulaye Sabre Fadoul, a accordé une audience, ce jour à Natalia Sanginiti, ambassadrice d’Italie au Tchad, avec résidence à Yaoundé. Les deux personnalités ont eu des échanges relatifs à l’état et les perspectives de la coopération bilatérale, établie depuis 1964 et appelée à se renforcer davantage. Les deux parties ont souligné les avancées significatives réalisées au fil des décennies, tout en reconnaissant l’ampleur des opportunités encore à explorer, compte tenu du rôle majeur de l’Italie sur la scène internationale. À cet effet, le chef de la diplomatie tchadienne a donné des orientations en vue de la tenue prochaine d’une commission mixte, destinée à consolider et diversifier les relations entre les deux pays dans tous les domaines d’intérêt commun.

Abordant les enjeux régionaux, les discussions ont également pris en compte le contexte sécuritaire, notamment la crise au Soudan et les foyers de tension entourant le Tchad, avec leurs répercussions économiques et environnementales. Le ministre a plaidé pour un soutien accru de la communauté internationale face à ces défis. « Pour sa part, l’Ambassadrice d’Italie a salué l’initiative de la commission mixte, la qualifiant d’opportunité majeure pour redynamiser la coopération bilatérale, dans un esprit de partenariat équitable et mutuellement bénéfique, conformément à la nouvelle approche stratégique de l’Italie envers l’Afrique : partenariat égal à égal », souligne Tchad diplomatie.

En Mauritanie, le maire de N’Djamena plaide pour le rôle stratégique des communes dans la gestion des crises

Le maire de la ville de N’Djamena, Senoussi Hassana Abdoulaye, par ailleurs président de l’Association nationale des communes du Tchad (ANCT), participe à Nouakchott à la Conférence internationale « Construire la paix par la diplomatie des villes ».

Au cœur des échanges figurent notamment, le partage des enseignements issus des ateliers menés avec les trois groupements de villes et faîtières du Bénin, de la Guinée, du Mali, de la Mauritanie, du Nigeria et du Sénégal, lauréats de l’appel à projets lancé en 2025 dans le cadre de l’initiative de l’AIMF pour la paix, la sécurité et le développement au Sahel et dans les pays frontaliers. Egalement, la mise en exergue du rôle stratégique des villes face aux défis sécuritaires, aux crises sociales et aux fragilités économiques, afin de maintenir le vivre-ensemble, d’assurer la continuité des services essentiels et de préserver la stabilité des territoires.

Deux tables rondes de haut niveau ont marqué ces débats, dont celle consacrée à la sécurité urbaine et à la cohésion sociale : les maires en première ligne face aux situations de crise, à laquelle le maire de la ville de N’Djamena a pris part en qualité de panéliste.

En marge de la conférence, le maire a eu un entretien en tête-à-tête avec sa collègue, maire de Paris, Anne Hidalgo.

La commune de la ville de N’Djaména indique que, cette rencontre s’inscrit dans la continuité de la coopération entre les deux capitales, concrétisée par la signature d’un pacte d’amitié et de coopération entre la ville de N’Djamena et la ville de Paris, le 23 juin 2025.

Le Tchad plaide pour l’investissement dans le capital humain et leadership

En marge de la deuxième journée du Sommet mondial des gouvernements 2026, qui se tient à Dubaï, le Premier ministre, Allah Maye Halina, a livré une allocution devant les décideurs politiques, économiques et institutionnels.

 

Lors d’une session dédiée aux grands défis contemporains, le chef du gouvernement a centré son intervention sur le capital humain et le leadership qu’il a qualifiés de leviers essentiels pour répondre aux mutations rapides du monde actuel. Selon lui, aucun projet de développement durable ne saurait aboutir sans des ressources humaines qualifiées, valorisées et capables d’anticiper les transformations technologiques, économiques et sociales.

« Former, responsabiliser et inspirer les femmes et les hommes est la clé pour bâtir des institutions résilientes et des économies inclusives », a-t-il souligné, insistant sur la nécessité d’un leadership visionnaire, éthique et tourné vers l’innovation.

Au-delà de cette tribune internationale, la participation du Premier ministre à ce rendez-vous mondial a été marquée par une intense activité diplomatique et économique. En marge des travaux, Allah Maye Halina a multiplié les rencontres avec des dirigeants politiques, des chefs d’entreprises de premier plan ainsi que des partenaires bilatéraux et multilatéraux, dans l’optique de renforcer la coopération et d’attirer de nouveaux investissements au Tchad.

Parmi ces échanges de haut niveau, figure en bonne place une audience avec les plus hautes autorités Émiraties, témoignant de l’importance stratégique accordée à la consolidation des relations institutionnelles et au positionnement du Tchad sur la scène internationale.

Tchad : Les membres du Cadre Permanent de Dialogue Politique installés

Les membres du Cadre Permanent de Dialogue Politique (CPDP) ont été installés ce 04 février 2026, par le président de la République, Mahamat Idriss Deby Itno.

Nommés par un décret du 30 décembre 2025, les membres du CPDP ont pris fonction ce jour. Représentant respectivement la majorité présidentielle et l’opposition démocratique, le Cadre a pour objectif de favoriser la concertation entre les partis politiques et accompagner la vie démocratique. Il est composé de 30 membres dont 15 de la majorité présidentielle et 15 de l’opposition démocratique.

Tchad : démantèlement de bornes fontaines frauduleuses dans la ville de Pala

Une opération de terrain menée le 3 février 2026 a permis de démanteler des bornes fontaines installées de manière frauduleuse dans certains quartiers de la ville Pala.

D’après la mission du ministère de l’Eau et de l’Energie, ces installations non autorisées étaient à l’origine de graves perturbations sur le réseau de distribution de la Société tchadienne des eaux (STE), entraînant des pénuries récurrentes d’eau potable au sein de plusieurs ménages.

Les équipes constitués dans le cadre de l’assainissement et de la gestion rationnelle des infrastructures hydrauliques dans la ville de Pala ont mobilisé les techniciens de la STE, ainsi que les forces de sécurité, afin d’assurer le bon déroulement de l’opération et le respect de l’ordre public.

La même source indique que cette action fait suite aux investigations conjointes menées récemment par le ministre en charge de l’eau et le délégué général du gouvernement. Les enquêtes ont permis d’identifier les dysfonctionnements constatés et d’annoncer des mesures fermes à l’encontre des personnes impliquées dans la gestion irrégulière du service de distribution de l’eau.

« À travers cette opération, les autorités réaffirment leur engagement à garantir un accès équitable, durable et continu à l’eau potable pour l’ensemble des populations de la ville de Pala. »

 

Tchad : le ministre des armées conduit une mission sécuritaire dans le Ouaddaï

A la tête d’une délégation, le général Issakha Malloua Djamous, a conduit le mardi 3 février 2026 une mission sécuritaire dans la Sous-préfecture de Molou, département d’Assoungha, province du Ouaddaï.

 

Cette mission, fait savoir le ministère des Armées vise à renforcer la sécurité des réfugiés Soudanais et des populations hôtes. À cette occasion, le ministre des Armées des anciens combattants et victimes de Guerre a rappelé que le Tchad est un pays qui accueille plus de deux millions de réfugiés. Issakha Malloua Djamous s’offusque contre la présence d’individus mal intentionnés et armés dans certains camps, détenant des armes blanches et des armes à feu, et menaçant la sécurité des réfugiés ainsi que celle des communautés locales. Il en appelle fermement à la cessation immédiate de ces actes. Le patron des armées invite les réfugiés à signaler tout comportement suspect.

Prenant la parole au cours de la cérémonie organisée à l’occasion, le délégué général du gouvernement auprès de la province du Ouaddaï, Ismaël Yamouda Djorbo, a précisé que les forces de sécurité tchadiennes sont habilitées à intervenir dans les camps de réfugiés en cas de menace sécuritaire. Il mentionne par ailleurs que, toute action se fera dans le strict respect du cadre légal, à travers la Commission Nationale pour l’Accueil et la Reinsertion des Réfugiés CNARR, en collaboration avec les partenaires humanitaires et les autorités locales.

 

Tchad : retour au bercail de 303 tchadiens de Libye

Le 2 janvier 2026, 303 retournés volontaires tchadiens arrivés par vol spécial de la Libye ont été accueillis par les responsables du ministère de l’Action Sociale, de la Solidarité et des Affaires humanitaires.

Le département explique que retour sur le sol national de ces fils et filles du Tchad est le fruit des efforts conjoints des départements ministériels sectoriels, en collaboration avec les partenaires humanitaires. Les retournés se sont confiés sur les différentes procédures devant faciliter leur prise en charge et leur réinsertion au sein de leurs familles et communautés d’origine

À cette occasion, le directeur général de l’Action Sociale et de la Solidarité nationale, Abakar Mahamat Seid a présenté les dispositifs mis en place pour leur accompagnement, notamment les opérations d’enregistrement, l’assistance temporaire durant le séjour, ainsi que les mécanismes de réintégration dans leurs localités respectives.

Il a également insisté sur l’importance de la cohabitation pacifique, de la disponibilité des bénéficiaires et de leur collaboration afin de garantir le bon déroulement des démarches à venir.

Tchad : L’AILC reçoit la mission d’évaluation du Conseil Consultatif de l’UA

L’entrevue de ce 3 février 2026 entre les deux parties s’inscrit dans le cadre de l’évaluation de la mise en œuvre de la Convention de l’Union africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption.

L’évaluation entre l’Autorité Indépendante de Lutte contre la Corruption (AILC) et Conseil Consultatif de l’Union Africaine Contre la Corruption (CCUACC) , vise entre autres à, rapprocher les différentes parties prenantes en vue de jauger les niveaux de mise en œuvre des dispositions de la Convention. Encourager le partage des meilleures pratiques dans la prévention de la corruption et la lutte contre la corruption et solliciter un large soutien au travail du Conseil et forger une étroite collaboration avec les parties prenantes ; et

Cette réunion a également été l’occasion d’échanger sur la réalité de la corruption au Tchad, ainsi que sur les défis à relever. L’Autorité a présenté les mesures mises en place pour prévenir et réprimer ce fléau, qui entrave le développement du pays.

A l’issue de la concertation, le président du Conseil Consultatif a remis au Contrôleur Général Ousmane Abderamane Djougourou a remis, la Convention de l’Union Africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption, en rappel au Tchad qui est un Etat partie de cette convention ; des pinces symbolisant l’implication de l’AILC dans la mise en œuvre de la convention et un bloc note pour encourager l’autorité de continuer à bien mener ses actions de prévention et lutte contre le fléau.

Dans les jours à venir, le CCUACC organisera des séances de travail avec toutes les parties prenantes afin de mieux évaluer la situation et d’envisager des solutions efficaces.