Tchad : le Conseil provincial du Lac tient sa session budgétaire

La première session budgétaire du Conseil provincial du Lac pour l’exercice 2026, s’est ouverte le mardi 27 janvier 2026 à Bol. Elle a été présidée par le délégué général du gouvernement Saleh Haggar

Le président du Conseil a dressé un bilan du premier exercice budgétaire, marqué par des ressources limitées, mais ayant permis l’installation effective du Conseil, l’acquisition d’équipements essentiels et le démarrage des activités institutionnelles. Il a ensuite présenté les grandes orientations du budget 2026, basé sur trois axes principaux. Elles comprennent entre autre, les transferts de l’État, pour assurer le fonctionnement du Conseil et financer certaines actions prioritaires, la mobilisation des ressources propres, afin de renforcer l’autonomie financière de la province. Et le partenariat avec les partenaires techniques et financiers, pour soutenir la mise en œuvre des projets de développement.

Le Président du Conseil provincial a également annoncé l’élaboration d’un Plan quinquennal de développement 2026–2031, ciblant l’éducation, la santé, l’agriculture, l’élevage, les infrastructures et l’autonomisation des femmes. Il a enfin annoncé la tenue prochaine d’un atelier provincial de concertation, réunissant toutes les forces vives, pour valider les priorités et garantir l’implication de tous les acteurs dans le développement local.

Saleh Haggar Tidjani a insisté sur la responsabilité et l’engagement des conseillers provinciaux, appelés à faire preuve de discipline, de cohésion et de sens élevé de l’intérêt général. Il a enfin exhorté les parties prenantes sur l’importance de privilégier le débat interne et constructif et d’éviter les critiques publiques contre-productives.

 

 

Tchad : 8 véhicules remis à la direction générale des impôts

Les clés de ces engins ont été remises le 27 janvier 2026 par le secrétaire général du ministère des Finances, Bidjere Bindjaki. Il s’agit rétrocession fait par le projet SWEDD à l’État mis à la disposition de l’administration fiscale.

 

Cette dotation concrétise l’engagement pris par le ministre d’État, ministre des Finances, du Budget, de l’Économie, du Plan et de la Coopération internationale, lors de sa visite le 7 janvier dernier, visant à renforcer les capacités opérationnelles des services fiscaux.

Les moyens roulants ainsi mis à disposition permettront d’améliorer la mobilité des services, de renforcer l’efficacité des contrôles et, surtout, d’accroître les performances en matière de recouvrement des recettes, contribuant ainsi à une meilleure mobilisation des ressources internes de l’État.

Le ministère des Finances indique que, cette action traduit la ferme volonté du gouvernement de doter l’administration fiscale des outils nécessaires pour atteindre les résultats attendus, au service du développement économique et social du Tchad.

 

Le Tchad et l’Azerbaïdjan nouent des accords en matière de transformation numérique

Le ministre des Télécommunications, de l’Économie numérique et de la Digitalisation de l’Administration, Dr Boukar Michel, conduit une délégation à Bakou, capitale de la République d’Azerbaïdjan.

Son équipe et lui sont arrivés le 26 janvier 2026 pour une mission officielle qui s’inscrit dans le cadre de la signature de plusieurs mémorandums d’accord entre les structures tchadiennes en charge des technologies de l’information et de la communication (TIC). Les accords portent notamment sur la coopération en matière de transformation numérique, le développement des sphères d’innovation, ainsi que l’exportation de produits numériques.

Ils concernent également des domaines clés tels que les technologies de l’information, les services satellitaires, l’écosystème spatial, la formation et l’éducation, la réglementation, la régulation, la gouvernance électronique, ainsi que la promotion et l’exportation de solutions numériques.

Le département tchadien explique que cette, démarche s’inscrit dans la volonté du ministère de renforcer les partenariats internationaux dans le secteur du numérique, en vue de consolider les capacités nationales et d’accompagner la modernisation de l’administration et de l’économie numérique.

Tchad : le ministère de la justice durcit le ton contre la traite des personnes

En raison de certaines légèretés constatées, le ministre la Justice Youssouf Tom tape le poing sur la table contre la traite des êtres humains au Tchad. Il a prescrit de nouvelles directives et exige des comptes aux magistrats.

 

Dans une circulaire datée du 23 janvier 2026, le ministre de la Justice, ordonne aux magistrats et chefs de juridictions à transmettre, au plus tard le 15 Février 2026 à la Commission nationale et à la chancellerie le rapport des dossiers de traite poursuivis et jugés ou encore en instance pour l’année 2025. Le garde des Sceaux précise que, l’étude des dossiers relatifs à la traite des personnes devant lesdites juridictions respectives doit tenir compte des éléments constitutifs de l’infraction de traite des personnes tels que définis à l’article 3 du Protocole repris par la loi 12 notamment : les actes, les moyens et le but.

Pour illustrer, la circulaire évoque entre autres, L’acte de la traite comprend qui implique, le recrutement, le transport, le transfert, l’hébergement et l’accueil. Ces actes n’impliquent pas le déplacement de la victime.

Les moyens qui démontrent comment le trafiquant a l’autorité sur la victime, elle fait recours à la menace ou recours à la force, contrainte, enlèvement, fraude ou tromperie, abus d’autorité ou situation de vulnérabilité, offre ou acceptation de paiement ou d’avantages.

Le but de l’exploitation, dans ce cas de figure, le trafiquant utilise la victime à des fins suivantes : l’exploitation sexuelle, le travail forcé, l’esclavage, les pratiques analogues à l’esclavage, les prélèvements des organes et autres formes d’exploitation.

« A la lumière des dispositions légales ci-dessus, il vous est demandé de juger les cas de traite dont vous êtes saisis avec célérité et rigueur », instruit le ministre de la justice aux magistrats et chefs de juridictions.

Les informations relatives au traitement de ces dossiers doivent être transmises avant et après jugement à la Commission Nationale de Lutte contre la Traite des Personnes ainsi qu’à la chancellerie afin de permettre de suivre l’évolution de cette « criminalité » à travers le territoire et disposer d’une base de données nationale en vue de l’élaboration d’une politique nationale de lutte contre la traite des personnes au Tchad.

Il est précisé que, la traite des personnes, en particulier des femmes et des enfants que l’on force à travailler, exploite, y compris sexuellement, est l’une des « pires violations des droits de l’homme ». Cette pratique courante est dénoncée par certains individus souvent réduits au silence.

Dans un rapport effectué dans le cadre du projet : « Renforcer les capacités du Tchad à prévenir et combattre la traite des personnes« , l’Organisation internationale des migrations (OIM) ; cite la pauvreté, le manque d’information, l’inégalité de sexe et la forte demande du travail à bon marché comme étant les causes qui exposent les femmes et les enfants au gros risque.

Tchad : vers la création 36 nouveaux districts sanitaires pour faire face au paludisme

Un atelier national d’analyse et de validation de la qualité des données de la campagne de chiomio-prevention du paludisme saisonnier (CPS) 2025, a été démarré le 26 janvier 2026 à N’Djamena.

 

Les travaux réunissent des participants issus des 37 districts sanitaires provenant de 9 délégations sanitaires et de la Prévention, ainsi que des partenaires techniques et financiers et les agents du ministère de la Santé publique et de la Prévention.  Le ministère de la Santé signale que ces districts sanitaires sont appuyés par le Fonds mondial, l’UNICEF et MSF-France.

Le coordonnateur du programme national de lutte contre le paludisme, Dr Mahamat Saleh Issakha Diar, a expliqué que cet atelier constitue une occasion d’examiner les points forts et les insuffisances afin d’améliorer la qualité des données de la CPS 2025, mais aussi de formuler des recommandations en vue d’optimiser la campagne CPS 2026.

Le secrétaire général adjoint du ministère de la santé publique et de la prévention a rappelé le lourd fardeau épidémiologique que représente le paludisme pour le système de santé au Tchad.

Il a exprimé sa profonde gratitude pour l’extension de la CPS, qui passera de 49 districts sanitaires en 2025 à 85 districts sanitaires en 2026, avec l’intégration de 36 nouveaux districts, grâce au plaidoyer mené par le ministère et son partenaire, Malaria Consortium.

Tchad : le représentant spécial de l’ONU pour l’Afrique centrale fait ses adieux

Abdou Abarry, représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique centrale et chef du Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale (UNOCA) a été reçu en audience le 26 janvier par le ministre tchadien des Affaires étrangères, Abdoulaye Sabre Fadoul.

En mission au Tchad dans le cadre de sa tournée de fin de mandat, Abdou Abarry est venu faire ses adieux aux autorités tchadiennes et exprimer, à travers le chef de la diplomatie, sa profonde gratitude au gouvernement pour toutes les facilités et l’accompagnement dont il a bénéficié durant son mandat. Il s’est félicité de la qualité de la coopération avec le Tchad, notamment durant la période de transition qu’il a qualifiée de succès, saluant l’engagement et la maturité politique des acteurs tchadiens.

Les échanges ont porté sur plusieurs sujets d’actualité régionale, notamment la guerre au Soudan, les enjeux sécuritaires en Afrique centrale et sahélienne, ainsi que la lutte contre le terrorisme. Le Représentant spécial du Secrétaire général a particulièrement salué l’hospitalité et la solidarité du Tchad qui, malgré la baisse de l’aide humanitaire internationale, continue d’accueillir plus de deux millions de réfugiés soudanais, supportant un lourd fardeau humanitaire et sécuritaire.

Après trois ans et demi à la tête de l’UNOCA, le diplomate onusien a salué au cours de l’audience, les résultats de son mandat, se félicitant notamment de l’évolution positive de la situation politique au Tchad. Il a souligné que « le Tchad a accompli des progrès significatifs, marqués notamment par le dialogue de Doha et l’aboutissement de la transition politique ».En retour, le ministre Abdoulaye Sabre Fadoul a souligné le rôle déterminant des Nations Unies dans l’accompagnement du pays durant la transition et dans la réussite du processus politique tchadien.

 

 

Tchad : formation à N’Djaména sur la lutte contre la malnutrition

A l’initiative de la direction de l’alimentation et de la nutrition appliquée (DANA), une session de formation sur la nutrition sensible a démarré ce lundi 26 janvier 2026, au CEFOD.

La session est pilotée par le chef de service de prévention et micronutrition de la DANA, Dr Dokain Jonathan. L’objectif pour l’organisateur est de renforcer les capacités des fonctionnaires des différents secteurs et autres acteurs de terrain. Dr Dokain Jonathan explique que dans la communauté, il faut savoir intervenir pour améliorer les conditions de vie de leur progéniture d’une manière générale et en particulier les enfants, les femmes enceintes et allaitantes qui sont aussi une couche vulnérable.

Au sujet de leur apport, il signale qu’il permettra à lutter contre la malnutrition car le pays fait face à des problèmes de malnutrition récurrent avec des taux élevés.

Le chef de service de prise en charge de la malnutrition, Boel Tina, a renchérit en ajoutant qu’une bonne nutrition permet d’être en santé et d’éviter des maladies à leur famille et l’entourage. Il exhorta l’assistance à suivre cette formation avec plus d’attention pour renforcer leurs capacités.

 

Tchad : Mahamat Idriss Deby invité à Paris par Emmanuel Macron

Le service de communication de la présidence fait savoir que l’ambassadeur de France Eric Gérad a transmis ce 26 janvier 2026, un message verbal du président Français, Emmanuel Macron, conviant son homologue tchadien à effectuer une visite en France.

L’ambassadeur de France, Eric Gerard a été reçu en audience ce jour par le président tchadien, Mahamat Idriss Deby Itno. En sus de l’invitation auquel le numéro 1 tchadien a répondu favorablement, les deux hommes ont discuté de l’avenir de la coopération bilatérale, appelée à se renouveler et à se redynamiser, en s’adaptant aux enjeux actuels, rapporte la présidence. La même source indique que c’est un entretien dense, placé sous le signe du dialogue et de l’ouverture, qui a inauguré l’agenda hebdomadaire du chef de l’État. Un exercice qui consiste à redéfinir les contours d’une coopération bilatérale entre le Tchad et la France, appelée à se renouveler et à s’adapter aux enjeux actuels.

« Cette audience a surtout offert l’occasion aux deux personnalités de revisiter en profondeur la coopération tchado-française. Une coopération dense, appelée aujourd’hui à se renouveler, à se redynamiser et à s’adapter aux nouveaux équilibres. Cela doit se faire dans un esprit de concertation et de prise en compte des intérêts de chacune des parties, renchérit l’Ambassadeur Éric Gérard. »

Le Tchad accueille l’église catholique d’Afrique centrale

L’archidiocèse de N’Djaména abrite 25 janvier au 1er février 2026, l’assemblée plénière de l’ACERAC, Association des Conférences Episcopales de la Région de l’Afrique Centrale.

 

L’évènement a débuté dimanche avec la célébration d’une messe dans toutes paroisses de N’Djaména. Sont présents les conférences épiscopales du Cameroun, de la Centrafrique, du Gabon et du Ghana-Symposium des Conférences Episcopales Afrique et Madagascar. Le Vatican est représenté par : le cardinal Michael Czerny, préfet du dicastère pour le service du développement humain intégral, envoyé spécial du Saint-Siège.

Le thème des travaux est : « l’Église, Famille de Dieu en Afrique : 30 ans après l’Exhortation Apostolique Ecclesia in Africa. »

L’assemblée plénière de l’ACERAC est un moment de recueillement et de découverte de ce lieu de foi.  « La présence des présidents de conférences épiscopales souligne l’importance et la portée des travaux », se réjouit l’archidiocèse de N’Djaména. Elle s’estime également heureuse de la présence préfet du dicastère pour le service du développement humain intégral.

« Sa présence, directe depuis Rome, souligne le soutien et l’attention particulière du Vatican pour les travaux de cette assemblée plénière déterminante pour l’avenir de l’Église en Afrique Centrale. »

Tchad : le ministre de la Justice siffle la fin des gardes à vue abusives

Au regard des abus constatés dans les commissariats et brigades, le ministre de la Justice a prescrit de nouvelles directives sur les mesures de garde à vue. Il s’appuie sur la loi du 9 décembre 2025, qui redéfinit les contours de la garde à vue.

 

Dans sa circulaire du 23 janvier 2026, Youssouf Tom, le ministre de la Justice, siffle la fin du contrôle accru des magistrats, interdit les arrestations le week-end hors flagrance, et met fin à l’ingérence policière dans les litiges civils. Des mesures qui font suite aux abus constatés dans les commissariats de police et les brigades de gendarmerie. « Toute mesure de garde à vue doit être exécutée dans un local de police judiciaire pour une durée de 48 heures et sous la responsabilité d’un Officier de police judiciaire dans le strict respect des démarches procédurales suivantes », prévient le ministre de la justice.

Toute personne ayant une résidence connue ne peut, sauf cas de crime ou délit flagrant et s’il existe contre elle des indices graves et concordants, faire l’objet d’une mesure de garde à vue. En dehors des cas prévus ci-dessus, toute mesure de garde à vue doit être expressément autorisée par le juge compétent ; la mention de cette autorisation est faite au procès- verbal.

La circulaire précise que, le délai de garde à vue n’excédant pas 48 heures peut être renouvelée une fois sur autorisation du juge compétent et à titre exceptionnel être renouvelé deux fois. Il est mentionné que, chaque prorogation doit être motivée.  Sauf cas de crime ou de délit flagrant, la mesure de garde à vue ne peut être ordonnée le samedi, dimanche ou jour férié. Toutefois, si elle a commencé un vendredi ou la veille d’un jour férié, elle peut être prorogée dans les conditions précisées aux points 3, 4 et 5 ci-dessus :

Cependant, en matière d’enquête de flagrance, la prolongation peut être accordée sans présentation de la personne gardée à vue, sur instructions écrites ou téléphoniques du juge compétent. Les instructions téléphoniques doivent être confirmées par écrit dans les 12 heures.

Au regard de ce qui précède, les magistrats des parquets, des cabinets d’instruction et des justices de paix sont tenus de veiller au respect des délais de garde à vue et du contrôle régulier et de manière inopinée des violons;

« Les officiers de police ou de gendarmerie en charge des enquêtes de police judiciaire sont tenus de communiquer tous les matins au parquet de leur ressort, les tableaux des personnes gardées à vue sous leur responsabilité. »

Il est formellement interdit aux unités d’enquêtes de police judiciaire de traiter des affaires civiles relevant de la compétence des juridictions civiles, commerciales et sociales et de garder à vue les personnes concernées par le traitement de ces affaires, insiste Youssouf Tom.