Tchad–Rwanda : signature d’accord portant création d’une Grande commission mixte

L’accord portant création de la Grande Commission Mixte de coopération entre le Tchad et le Rwanda, a été signé ce mercredi 8 avril 2026 dans la grande salle du ministère des Affaires étrangères.

A l’issue de la signature, le ministre des Finances, Abdoulaye Sabre Fadoul, a mis en lumière la qualité exemplaire des relations bilatérales qui sont « fondées sur des principes solides de solidarité, de respect mutuel et de fraternité africaine ». Il a souligné que cet accord vient renforcer et structurer davantage une coopération déjà dynamique.

De son côté, le ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale du Rwanda, Olivier Jean Patrick Nduhungirehe, a salué un accord porteur d’opportunités, qui permettra de mieux coordonner les initiatives et d’assurer la mise en œuvre effective des engagements communs. Il a rappelé que les deux pays partagent une vision convergente d’un développement inclusif, fondé sur la stabilité, la bonne gouvernance et une coopération régionale renforcée. Au-delà de la dimension bilatérale, cette initiative s’inscrit pleinement dans la dynamique d’intégration prônée par l’Union africaine, consolidant ainsi les bases d’une Afrique unie et solidaire.

 

La Banque mondiale renforce son positionnement au Sahel central

Elle a engagé un nouveau cadre de partenariat avec le Burkina Faso, le Mali, le Niger et le Tchad axé sur l’emploi, la croissance et la résilience. L’information est contenue dans un communiqué de presse du 7 avril 2026.

Le Groupe de la Banque mondiale indique avoir soutenu les nouveaux Cadres de partenariat pays (CPFs) avec le Burkina Faso, le Mali, le Niger et le Tchad pour la période 2026‑2031. Ces cadres visent à stimuler la création d’emplois, notamment pour les jeunes et les femmes, en renforçant le capital humain, les infrastructures et la productivité agricole, tout en appuyant des réformes ciblées et le développement du secteur privé. Fondés sur la stratégie relative à la fragilité, aux conflits et à la violence (FCV), et reposant sur un engagement flexible adapté à chaque contexte national, les CPF répondent aux défis communs du Sahel tout en tirant parti des opportunités transfrontalières.

Ce nouveau partenariat renforce la collaboration entre les quatre pays du Sahel et le Groupe de la Banque mondiale, grâce à une approche intégrée d’« Un seul Groupe de la Banque mondiale ». Il mobilise les atouts complémentaires de l’Association internationale de développement (IDA), de la Société financière internationale (IFC) et de l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA) afin d’élargir l’accès des micros, petites et moyennes entreprises (MPME) au financement, de renforcer les chaînes d’approvisionnement et de créer davantage d’emplois de meilleure qualité.

« Les CPF placeront les populations au cœur de l’action, appuieront les leviers indispensables à l’accélération de la croissance et du progrès, et renforceront l’intégration transfrontalière afin de promouvoir un développement équilibré dans le Sahel », a déclaré Clara de Sousa, directrice de division du Groupe de la Banque mondiale pour le Burkina Faso, le Mali, le Niger et le Tchad. « Ils cibleront des secteurs à fort potentiel d’emplois, soutiendront des programmes régionaux et des projets transfrontaliers à fort impact. Soutenant les initiatives clés du Groupe de la Banque mondiale en santé (Couverture santé universelle), électricité (Mission 300) et agriculture (Agriconnect), ils accompagnent la vision d’un Sahel pacifié et réconcilié, offrant des perspectives économiques durables aux millions de jeunes sahéliens. »

Les nouveaux CPF sont étroitement alignés sur les priorités nationales de développement des pays du Sahel central : le Programme de refondation de la République (PRR) du Niger, le Plan national de développement Tchad Connexion 2030, la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable (SNEDD 2024‑2033) du Mali, ainsi que le Plan national de développement (PND) 2026‑2030 – RELANCE du Burkina Faso. Ces cadres stratégiques mettent l’accent sur le renforcement de la gouvernance, la diversification économique et l’accélération d’une croissance inclusive et résiliente portée par le secteur privé. Axés sur les résultats, les CPF visent à traiter les causes profondes de la fragilité, des conflits et de la violence, notamment en améliorant l’accès aux services sociaux essentiels et en favorisant de meilleures opportunités économiques, avec une attention particulière aux populations vulnérables, y compris les réfugiés et les personnes déplacées internes.

Coopération : le Rwanda sollicite le soutien du Tchad pour le secrétariat de l’OIF

Porteur d’un pli fermé de son président à remettre au chef d’Etat tchadien, le ministre rwandais des Affaires étrangères, Nduhingirehi Olivier Jean Patrick a été reçu en audience ce 8 avril par Mahamat Idriss Deby Itno.

 

Le Rwanda a entamé une campagne diplomatique en vue d’une continuité à la tête de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF). C’est dans cette dynamique que, Le président de la République du Tchad, Mahamat Idriss Deby Itno s’est entretenu avec le ministre rwandais des Affaires étrangères, Nduhingirehi Olivier Jean Patrick.

Le chef de la diplomatie du Rwanda est porteur d’un message de son président Paul Kagamé à son homologue tchadien. Il s’appuie sur le  renforcement des relations bilatérales entre les deux pays ainsi que le soutien du Tchad à la reconduction de la candidate Louise Mushikiwabo, ancienne ministre de l’Information puis des Affaires étrangères du Rwanda, au poste de Secrétaire générale de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) ont été au menu de cette audience.

La désignation se fera au cours du XXe sommet de la Francophonie. En poste depuis 2018, la rwandaise entend se maintenir avec un autre mandat.

 

Tchad : attaque de drones à Tiné, on en sait un peu plus

Le procureur de la République, Moussa Abdelkerim Saleh a fait, le 7 avril 2026, une communication relative à l’enquête liée à l’attaque de drones du18 mars 2026 dans la localité de Tiné.

Cette attaque à la frontière tchado-soudanaise avait causé des dégâts humains et matériels. Au moins vingt morts et dix blessés ont été enregistrés. Dans sa communication le procureur revèle que cette attaque meurtrière a été perpétrée par un drone en provenance du Soudan. Elle a visé des civils rassemblés dans le quartier Mabrouka.

Le parquet a retenu des faits d’atteinte à la sûreté de l’État, terrorisme et homicides volontaires. Les premières analyses révèlent que les munitions utilisées sont courantes dans le conflit soudanais. Une expertise internationale est sollicitée pour établir les responsabilités.

Rappelons que dès le lendemain, une mission gouvernementale s’est rendue sur les lieux afin de constater les faits, d’apporter une réponse sécuritaire et d’engager les premières démarches judiciaires. « Les premières investigations, appuyées par des expertises techniques nationales et internationales, confirment l’origine étrangère de l’engin et soulignent la gravité de cette violation du territoire national ».

Le parquet appelle à la vigilance, au calme et à la responsabilité collective, tout en mettant en garde contre toute tentative de désinformation. L’État tchadien réitère son engagement à protéger son intégrité territoriale, à soutenir les victimes et à faire triompher la justice avec la plus grande fermeté.

 

Tchad : Dr Sitack prend officiellement les rênes de l’Enseignement supérieur

Nommé par un décret le 1er avril 2026 aux fonctions de ministre de l’Enseignement supérieur, Dr Sitack Yombatina Béni, ancien opposant a officiellement pris fonction le 7 avril.

 

Il a été installé par la ministre secrétaire générale du gouvernement Dr Ramatou Mahamat Outouin. Prenant la parole au cours de la cérémonie, la Secrétaire d’État à l’Enseignement Supérieur par ailleurs ministre intérimaire de l’Enseignement Supérieur a présenté un bilan non exhaustif des réalisations du ministre démissionnaire, Tom Erdimi.

Elle relève entre autres, la normalisation de l’année académique depuis le 1er octobre 2023, la modernisation et la diversification de la Formation Professionnelle, le renforcement des capacités des enseignant-chercheurs, les réformes audacieuses engagées et bien d’autres.

Le nouveau ministre a laissé entendre qu’il déploiera sa politique autour de trois axes majeurs. Notamment, renforcer la formation aux savoirs, savoir-faire et savoir-être et aux métiers qui répondent aux enjeux du présent ; travailler à l’amélioration de la qualité de vie des étudiants et travailler à l’évolution du paysage de la recherche.

 

 

Tchad : le Conseil d’administration de la BEAC valide la monétisation de l’or

Réuni en session ordinaire le 06 avril 2026 à N’Djamena, le Conseil d’Administration de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) a approuvé la politique de monétisation de l’or dans la CEMAC

 

La séance du Conseil a été présidée Tahir Hamid Nguilin, ministre des Finances. Le Conseil a pris connaissance de l’état de mise en œuvre des résolutions et décisions adoptées lors de ses précédentes sessions, des perspectives économiques de la Sous- région ainsi que de la situation des programmes des pays de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) avec le Fonds Monétaire International (FMI).

En outre, le Conseil d’Administration a approuvé les rapports du Comité des Rémunérations, du Comité d’Audit et du Collège des Censeurs du premier trimestre 2026, ainsi que les états financiers de la Banque Centrale de l’exercice clos au 31 décembre 2025, tels que certifiés par les Commissaires aux Comptes.

Enfin, il a approuvé la politique de monétisation de l’or dans la CEMAC et délivré son avis conforme pour l’adoption par le Comité Ministériel de l’Union Monétaire de l’Afrique Centrale (UMAC) du projet de Règlement portant création, organisation et fonctionnement de la Centrale des Risques Bancaires de la CEMAC ainsi que du projet de Règlement portant homologation des normes du QR Code, de la Lettre de Change automatisé et du prélèvement automatique dans la CEMAC.

Tchad : Mahamat Ahmad Alhabo installé à ses fonctions de ministre de l’Education

Le nouveau duo du ministère de l’Education nationale a officiellement pris fonction ce 7 avril 2026. Mahamat Ahmad Alhabo en tant que ministre et Goulé Koudji comme secrétaire d’Etat ont été installé.

La cérémonie de passation de service a été présidée par la ministre secrétaire générale du gouvernement, Ramatou Mahamat Houtouin. Au cours de la cérémonie, le ministre sortant Aboubakar Assidick Choroma, a présenté le bilan de quatorze mois passés à la tête du département. Il a exprimé sa gratitude envers l’ensemble du personnel du département pour les efforts collectifs fournis durant son passage.

Le nouveau maitre des lieux, le ministre d’État, ministre de l’Education Nationale, du Bilinguisme et de la Promotion Civique, s’exprimant au nom de la nouvelle équipe, a affirmé que sa priorité sera « d’abord les enseignants, encore les enseignants, toujours les enseignants ! ». Selon lui, un système éducatif vaut ce que valent ses enseignants. Il observe qu’un bon maître, placé sous un hangar ou un nîmier, ferait plus de miracles qu’un mauvais enseignant exerçant dans des conditions idéales. Pour lui, la refondation du système éducatif voulue par les hautes autorités dépendra, avant tout, de la valeur et de l’engagement des enseignants.

Diplomatie : le ministre rwandais des affaires étrangères séjourne au Tchad

Olivier Jean Patrick Nduhungirehe, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale du Rwanda, est arrivé ce mardi 7 avril à N’Djamena.

 

L’émissaire du président Paul Kagame a été accueilli à son arrivée à l’aéroport international Hassan Djamous par Fatimé Aldjineh Garfa, ministre déléguée auprès du ministre des Affaires étrangères, chargée de l’intégration africaine et des Tchadiens de l’étranger.

Le membre du gouvernement de Kagamé est porteur d’un pli fermé du chef de l’État rwandais à son homologue tchadien, Mahamat Idriss Deby Itno. La diplomatie tchadienne indique que cette visite renforce davantage les liens de coopération entre les deux nations.

 

Coopération militaire : le Tchad et la RCA sécurisent leurs frontières

Du 4 au 5 avril 2026, une mission conjointe de sécurité a été déployée le long de la frontière entre le Tchad et la RCA. Le commandement militaire a marqué des arrêts stratégiques dans deux circonscriptions.

 

Cette mission de verrouillage tchado-centrafricain, baptisée opération « Al-Hamamia » a été placée sous le commandement du général de brigade Moubarak Abakar Nassour Hor. Une initiative qui s’inscrit dans le cadre du renforcement de la coopération sécuritaire entre les deux pays. La mission a marqué un premier arrêt à Ngondéï, dans le département du Lac Iro.  En plus d’évaluer la situation l’aspect sécuritaire dans cette zone, le commandement militaire a discuté avec les forces vives des réalités. Les échanges étaient axés sur la consolidation de la paix, la sécurisation des zones frontalières et la continuité des activités économiques, essentielles pour les populations locales.

A Boussa, localité située à proximité de la frontière avec la République centrafricaine, le commandement a insisté sur l’importance de la libre circulation des personnes et des marchandises.

Dans les deux localités, le  général Moubarak, a indiqué que l’objectif de leur déploiement vise principalement à verrouiller la zone contre les incursions et garantir la libre circulation des biens et des personnes et favoriser la continuité du trafic et des activités économiques et sociales.

Il a exhorté les populations à collaborer avec les forces de défense et de sécurité, notamment en signalant tout comportement suspect.

 

Hadjer Lamis : la délégation provinciale appuie la création de plantations

Le délégué provincial de l’Environnement de Hadjer Lamis, Moustapha Abdraman Adoum, a effectué le 6 avril, une mission dans le village de Toumsery, situé à environ 30 kilomètres de la sous-préfecture de Massakory.

Cette descente, apprend-on, s’inscrit dans le cadre des activités régulières de suivi et d’entretien des pépinières menées chaque fin de mois. Sur place, le délégué a constaté l’évolution positive des pépinières.

Au cours de ladite mission, le délégué s’est également rendu au centre de santé de Toumsery où il a échangé avec le responsable sur les modalités de mise en place de pépinières au sein de cette structure. Il a enfin pris l’engagement d’appuyer la création prochaine de plantations dans cet établissement de santé.