Le directeur de l’alimentation et de la nutrition appliquée du ministère de la Santé, Mahamat Béchir, participe depuis lundi 28 septembre 2026, à Accra, à un symposium consacré aux enjeux actuels de la nutrition.
L’ambassadeur du Tchad à cet évènement a pris part à un panel réunissant des représentants du Tchad, du Kenya, du Malawi et de la Côte d’Ivoire, axé la supplémentation en vitamine A (SVA). Le ministère de la Santé souligne que la supplémentation en vitamine A demeure l’une des interventions les plus rentables pour améliorer la survie de l’enfant dans les contextes caractérisés par une forte mortalité et une prévalence importante de la carence en vitamine A. Cette intervention revêt une importance particulière dans un contexte marqué par des défis persistants, liés à la réduction de la mortalité des enfants de moins de cinq ans.
Alors que les financements des donateurs diminuent, que les insuffisances de la couverture vaccinale infantile peuvent favoriser la résurgence de certaines épidémies, notamment la rougeole, et que les pays évoluent progressivement d’une distribution de la vitamine A basée sur les campagnes vers une intégration dans les services de routine, le maintien d’une couverture élevée et équitable constitue un enjeu majeur.
« Bien que la SVA soit de plus en plus intégrée dans les politiques et stratégies nationales de soins de santé primaires (SSP), l’engagement politique doit s’accompagner d’actions concrètes, permettant de garantir que chaque enfant éligible puisse effectivement bénéficier de cette intervention essentielle ».
L’atteinte d’une couverture élevée, durable et équitable nécessite ainsi une intégration complète de la SVA dans le système de santé, depuis le leadership et le financement jusqu’aux chaînes d’approvisionnement du dernier kilomètre, en passant par les ressources humaines, la prestation des services et les systèmes d’information sanitaire.










