Tchad : la Cour des Comptes en bonne ligne pour prendre le contrôle de subventions de santé

La Cour des comptes et des représentants du Fonds mondial ont discuté ce 30 avril du Projet d’Appui à la surveillance des Subventions liées aux Initiatives Mondiales en matière de Santé en Afrique Subsaharienne (PASSIMS).

Une initiative pilote visant à former des auditeurs locaux afin de remplacer progressivement les cabinets d’expertise internationaux. L’accent a été mis sur l’indépendance institutionnelle et l’utilisation des subventions du Fonds Mondial. À terme, cette collaboration ambitionne de faire de la Cour des comptes du Tchad l’unique organe de contrôle externe des ressources allouées à la lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme. Cette transition traduit une volonté partagée de professionnaliser la gestion financière locale tout en maximisant l’impact sur la santé des populations.

L’objectif principal est de confier dans les prochaines années, totalement l’audit des subventions du Fonds Mondial aux institutions nationales, pour renforcer la transparence et assurer la pérennité des investissements. Et pour le Tchad, Les objectifs stratégiques sont entre autres, le renforcement des capacités des Institutions Supérieures de Contrôle (ISC).

La séance s’est tenue en présence du procureur général près la Cour des comptes, le président de la Chambre du Contrôle et d’Audit, le chef de mission d’Audit à l’UGP du ministère de la Santé Publique et de la Prévention.

Tchad : la vaccination contre la poliomyélite démarre à N’Djaména

Elle a été lancée ce jeudi 30 avril par le ministre de la santé publique Dr Abdelmadjid Abderahim à Toukra dans le district du 9ème arrondissement. Elle se poursuivra jusqu’au 03 mai prochain.

L’opération vise à faire vacciner plus de 6 millions d’enfants âgés de 0 à 5ans sur l’ensemble du pays. Le ministre de la Santé a invité les responsables des communautés à une participation active pour vacciner les enfants concernés. Il a adressé ses reconnaissances aux partenaires techniques et financiers pour leur accompagnement sans relâche. Dr Abdelmadjid Abderahim exhorte les équipes engagées à l’abnégation et au professionnalisme pour atteindre les objectifs escomptés.

Au nom des partenaires techniques et financiers, la représentante de l’OMS a reconnu les efforts fournis par le Tchad dans l’éradication de la poliomyélite et salué l’amélioration des indicateurs.

Dr Anya Blanche a indiqué que cette campagne est une réponse aux insuffisances constatées lors des opérations précédentes et vise à vacciner les enfants cibles pour les protéger contre la poliomyélite.

Elle a rassuré de la disponibilité des partenaires techniques et financiers à soutenir les actions du gouvernement à travers le ministère de la santé publique et de la prévention pour le bien-être sanitaire de la population.

Tchad : violence contre les Transformateurs, un mort et trois blessés signalés

Le secrétaire général de la formation politique, Tog-Yeum Nagorngar demande l’ouverture immédiate d’une enquête judiciaire suite à l’incident ayant occasionné la mort d’un militant à l’occasion de la célébration du 8ème anniversaire du parti.

Dans un communiqué de presse produit ce 30 avril, le parti Les Transformateurs rapporte que le 29 avril, des hommes en civile dans des véhicules à vitre fumée ont tiré à bout portant sur des militants réunis pour le 8ème anniversaire de la formation politique. Parmi les quatre personnes atteintes par balles, un a succombé à ses blessures dans la matinée du 30 Avril 2026. Il s’agit de Djedouboum Armand.

Les autres membres blessés, dont certains présentent des fractures et blessures par impact sont pris en charge à l’hôpital et : « nous suivons de près avec nos avocats l’évolution de la situation », indique le SG.

Le parti dit dénoncer avec dernière énergie ce qu’il qualifie de barbarie et en appele à l’ouverture immédiate d’une enquête judiciaire. De même, il dénonce des menaces d’arrestation visant des responsables du parti. « Nous refusons que la peur, la violence ou la division dictent l’avenir du Tchad » écrit le secrétaire général. Comme l’a rappelé notre leader : « N’ayons plus peur les uns des autres. »

 

Le Tchad et la Banque mondiale s’accordent sur l’accélération des services de base

Le premier ministre, Allah Maye Halina a reçu ce mercredi 29 avril 2026, une délégation du Groupe de la Banque mondiale, conduite par Harold Tavares, son administrateur et représentant pour le Tchad.

Au cœur des échanges, l’accélération des projets à fort impact dans les secteurs clés de l’énergie, de la santé, de l’éducation et de l’agriculture. Le chef du gouvernement a réafirmé la priorité accordée à des résultats concrets pour les populations, notamment en matière d’accès à l’électricité, aux services sociaux de base et au développement des opportunités pour la jeunesse.

À l’issue de la rencontre, l’Administrateur du Groupe de la Banque mondiale a salué la qualité du dialogue avec les autorités tchadiennes, ainsi que la convergence des priorités stratégiques.

Il a souligné que la mission de terrain menée depuis quelques jours, a permis à la délégation de : « constater des avancées significatives sur plusieurs projets, en particulier dans le secteur énergétique et dans les initiatives de lutte contre les inondations à N’Djamena », rapporte la Primature.

La même source indique que pour la Banque mondiale, cette visite confirme l’alignement entre ses interventions et les priorités des autorités tchadiennes, ouvrant la voie à de nouveaux financements et à une accélération des programmes en cours.

Afrique : Yaoundé abrite le premier Dialogue Africain Permanent pour repenser la mobilité des jeunes

A l’initiative du Conseil International de Dialogue et de Partenariat (CIDP), il se tient à Yaoundé, au Cameroun la première édition du Dialogue Africain Permanent (DAP). Une initiative pour repenser la migration dans le continent.

Placée sous le thème « Jeunesses et migrations : structurer et financer durablement les systèmes jeunesse africains », le Dialogue Africain Permanent (DAP) se veut un cadre permanent pour transformer la mobilité. Les différents discours prononcés à l’occasion s’articulent autour de la quête de solutions concrètes pour que la mobilité devienne une opportunité et que la jeunesse africaine passe du statut de groupe vulnérable à celui de ‘’décideur actif’’ du destin du continent. « La mobilité est normale dans les activités de la vie mais lorsqu’elle devient inévitable, est dangereuse », a déclaré le Pr Jean Emmanuel Pondi dans sa leçon inaugurale, à l’ouverture des travaux le 28 avril 2026.

Les initiateurs de ce dialogue expliquent, qu’il appelle à un changement de paradigme pour repenser la question migratoire à partir de l’Afrique elle-même, en plaçant la structuration et la mobilisation de financements dédiés à la jeunesse au cœur du dispositif. « Il ne s’agit plus d’adresser la question migratoire sous le prisme des flux de jeunes à contenir, mais de l’organiser, de l’envisager comme une dynamique économique et humaine capable de canaliser les talents, de créer de la valeur et de bâtir des trajectoires durables pour le continent. »

L’objectif de ce premier Dialogue Africain Permanent, explique Dr Hemes NKWA, Coordinatrice du CIDP est de transformer la jeunesse, souvent désœuvrée ou peu écoutée, en un acteur central du développement au Cameroun et en Afrique. Pour éviter qu’il ne s’agisse d’une conférence de plus, elle présente une stratégie qui repose sur trois leviers.

Une co-construction réelle, l’événement réunit autour d’une même table, jeunes, gouvernants, acteurs du secteur privé et diplomates. Au cours des travaux, ces parties prenantes définissent ensemble des solutions de compétences, au financement et au marché.  L’idée, fait savoir Dr Hemes NKWA, est de : « Rester au pays, un choix d’épanouissement, et partir, une option volontaire, non une fuite par manque d’opportunités ». Le deuxième levier consiste à l’adoption de la Déclaration de Yaoundé, porté par les jeunes eux-mêmes. Laquelle ne s’ajoute pas aux textes existants mais vient les organiser pour les rendre enfin opérationnels. Et enfin un suivi rigoureux et international. La coordonnatrice assure que l’accent sera mis sur la redevabilité et une feuille de route concrète fin que les discours soient traduits en acte.

Changer de narratif : la jeunesse, une force motrice et non un « problème »

Présent à la cérémonie de lancement, le chef de Mission de l’Organisation internationale des migrations (OIM) au Cameroun, Abdel Rahmane Diop salue la décision du Cameroun d’élaborer une politique nationale pour gérer les migrations.  « Nous ne pouvons pas imaginer une telle politique sans la voix des jeunes. Nous ne pouvons pas imaginer une telle construction systémique sans que les principaux concernés soient entendus. » Il rappelle que l’Afrique connaît une réalité démographique sans précédent : « 60% de sa population a moins de 25 ans ». Pour lui, l’enjeu n’est plus d’associer la jeunesse aux décisions par principe, mais de la placer au cœur de la ‘co-définition des politiques publiques’’. Abdel Rahmane Diop émet que, les jeunes ne sont pas un « problème à résoudre », mais une force motrice indispensable pour l’économie et l’innovation. Le patron de l’OIM invite les différents acteurs à changer de narratif. Il explique que, la migration n’est pas une anomalie ou une crise, mais une réalité humaine et historique liée aux aspirations de chacun. Il invite à transformer la migration en un choix sécurisé et digne, plutôt qu’en un risque par défaut. Pour y parvenir, il est crucial d’utiliser un langage qui respecte la dignité des migrants et évite la stigmatisation.

Le représentant de l’OIM qui a insisté sur la nécessité d’une harmonisation des politiques entre les agendas globaux (ONU) et africains (agenda 2063). Lequel prévoit, le financement des systèmes jeunesse, la reconnaissance des compétences des migrants. Et la réintégration réussie des migrants de retour. Cette démarche est soutenue par des partenaires clés comme l’Union européenne, l’Union africaine et l’OIM.

Tchad : le rapport du développement des infrastructures remis au gouvernement

La remise des rapports de la toute première édition du Forum International pour le Développement des Infrastructures au Tchad s’est tenue ce mercredi 29 avril 2026.

Cette rencontre présidée par le ministre des Infrastructures, Amir Idriss Kourda a réuni les ambassadeurs des pays amis des partenaires techniques et financiers, les représentants des institutions internationales ainsi que les cadres du ministère. Le département explique cette rencontre visait trois objectifs majeurs. Il s’agit, en premier lieu, d’exprimer la gratitude du gouvernement à l’ensemble des participants pour leur contribution active à la réussite de ce forum inédit. Ensuite, la remise officielle du rapport final de synthèse, un document de référence qui consigne les engagements, les recommandations et les conclusions issus des trois journées de réflexion et de concertation.

Enfin, elle a servi de tribune pour annoncer la tenue de la deuxième édition du Forum, prévue en janvier 2027 selon le chef du Département en charge des Infrastructures. Le ministre Amir Idriss Kourda sollicité de nouveau l’engagement des partenaires afin d’en faire une rencontre encore plus ambitieuse et orientée vers des résultats concrets.

Il a également rappelé que la portée stratégique du développement des infrastructures pour le Tchad ne saurait se limiter à la construction de routes, de ponts ou de bâtiments. Pour lui, il faut créer les conditions d’une mobilité fluide, de garantir un accès équitable aux services essentiels et de favoriser une ouverture économique durable.

Tchad : le SENAT valide la gestion sécurisée des données personnelles

La chambre a examiné et adopté le 28 avril 2026, le projet de loi portant encadrement juridique de la collecte, du traitement, de la conservation, de l’utilisation et de la destruction des données biométriques dans le cadre des procédures judiciaires.

La séance plénière, présidée par le président du Sénat, Haroun Kabadi s’est tenue en présence du ministre de la Sécurité Publique et de l’Immigration, le général Ali Ahmat Akhabach, ainsi que de la ministre de la Justice, Garde des Sceaux, chargée des Droits Humains, Ndolenodji Alixe Naimbaye.

En amont des débats, la Commission de l’Éducation, de la Recherche, de la Science et de la Technologie a présenté son rapport. À l’issue de ses analyses, elle a relevé que la collecte et l’utilisation de données à caractère personnel constituent une ingérence dans le droit au respect de la vie privée. La Commission a, en outre, souligné que la protection des données personnelles représente un enjeu majeur tant pour les pouvoirs publics que pour l’ensemble des parties prenantes.

Après les débats, le projet de loi a été soumis au vote : le Sénat l’a adopté par 𝟔𝟏 voix pour, 𝟎𝟎 voix contre et 𝟎𝟏 abstention.

Tchad : les leaders politiques arrêtés conduits à la maison d’arrêt de Klessoum

Sur ordre du procureur de la République, leaders des partis politiques membres du GCAP ont été placés sous mandat de dépôt et transférés à la maison d’arrêt de Klessoum.

 

Arrêtés samedi dernier, le 25 avril 2026, les mis en cause, membres du Groupe de concertation des acteurs politiques (Gcap), une coalition de formations politiques d’opposition et de représentants de la société civile GCAP ont été auditionnés ce mardi, 28 Avril 2026, au Palais de justice. Après leur audition, le procureur de la République près la cour de N’Djamena a ordonné leur transfert à la maison d’arrêt. Les chefs d’accusation évoqués : « attroupement armé, association de malfaiteurs, mouvement insurrectionnel, rébellion ainsi que détention illégale d’armes de guerre »

La veille de leur interpellation, notamment le 24 avril, la Coalition jugée illégale a été interdite par la Cour suprême et interdite d’activités. Quelques jours avant, le ministre de la Sécurité avait interdit, à travers un arrêté la marche annoncée du CGAP.

La marche du 2 mai vise selon les organisateurs à dénoncer l’injustice, l’exclusion et pour le rétablissement de nos droits, de nos libertés et de la justice.

Une mission de la Banque mondiale s’imprègne des priorités de développement au Tchad

Une dizaine de membres du conseil d’administration de la Banque mondiale effectue du 28 au 30 avril 2026 une visite au Tchad afin de mieux comprendre les priorités de développement du pays, les progrès réalisés, ainsi que les défis auxquels les autorités et les partenaires sont confrontés.

La mission a été accueillie par le ministre des Finances, du Budget Tahir Hamid Nguilin. La mission vise à renforcer le dialogue entre le Tchad et le Groupe de la Banque mondiale, en permettant aux administrateurs d’échanger directement avec les autorités, le secteur privé, la société civile, ainsi que les partenaires techniques et financiers.

Les échanges entre les deux parties permettront de mieux appréhender le contexte national et à s’assurer que le soutien de la Banque mondiale est pleinement aligné sur les priorités et les besoins du pays. L’agenda prévoit également une rencontre avec les bénéficiaires des projets financés par l’institution de Breton Woods afin d’évaluer les retombées concrètes de ces interventions sur leurs conditions de vie.

Tchad : le chef de l’Etat va évaluer la situation sécuritaire à la frontière avec le Soudan

Le chef de l’État, Mahamat Idriss Deby Itno, a quitté N’Djamena ce 28 avril 2026 à destination de la province du Wadi-Fira, où il effectue une visite consacrée au renforcement de la sécurité à la frontière Tchad – Soudan.

Le directeur des relations publiques de la présidence de la République, Teras Djibrine Nouh Alwali fait savoir, dans un communiqué produit à l’effet le 26 avril 2026, que cette descente vise à évaluer la situation sécuritaire et humanitaire, ainsi qu’à renforcer les dispositifs militaires dans les zones frontalières.

Il ajoute qu’elle témoigne de la détermination du Maréchal à protéger les populations civiles et à prévenir toute tentative de déstabilisation, quelle que soit sa nature. Sur place, le président de la République rencontrera les autorités administratives, sécuritaires, traditionnelles et religieuses.