Afrique/Corée du Sud : le Tchad représenté à la réunion ministérielle

Du 31 mai au 2 juin 2026 s’est tenue à Séoul, en Corée du Sud, la première réunion ministérielle conjointe Corée-Afrique.

La ministre déléguée auprès du ministre des Affaires étrangères, chargée de l’Intégration africaine et des Tchadiens de l’étranger, Fatimé Aldjineh Garfa, a pris part aux travaux du début à la fin.

Cet événement stratégique a permis de concrétiser les engagements pris lors du premier grand sommet Corée-Afrique de 2024, en renforçant les partenariats dans les secteurs des minerais critiques, du numérique, de l’énergie et de l’agriculture.

A l’issue de cette rencontre, la Corée du Sud annonce doubler son Aide Publique au Développement pour atteindre 10 milliards de dollars d’ici 2030, accompagné de 14 milliards de dollars d’investissements pour stimuler les exportations.

Vers un plan de relance de la Nouvelle Société Textile du Tchad (NSTT)

Le ministre du Commerce et de l’Industrie, Guibolo Fanga Mathieu et une délégation de députés de la province du Moyen-Chari, ont eu une entrevue le 3 juin 2026, relative à l’avenir des entreprises publiques implantées dans la région.

La délégation des parlementaires de la province du Moyen-Chari était conduite par le député, Ngandere Djime. Les échanges ont été axés sur la relance de la NSTT en raison de son importance pour l’économie locale et les perspectives offertes à la jeunesse.

Ainsi, un état des lieux des démarches engagées par le gouvernement dans le cadre de la restructuration et de la privatisation de certaines entreprises publiques dont la NSTT a également été présenté par le ministre aux députés de la province du Moyen-Chari. La situation d’autres unités industrielles ainsi que les défis liés à leur compétitivité et à leur redressement ont également été abordés.

À l’issue de la rencontre, rapporte le ministère, les députés ont : « salué la clarté des informations partagées et réaffirmé leur disponibilité à accompagner les initiatives engagées en faveur de la relance des entreprises industrielles et du renforcement du tissu économique du Moyen-Chari.»

Tchad : le gouvernement anticipe la saison des pluies et le risque d’inondations

À l’approche de la saison des pluies, le gouvernement passe à l’action. Ce mercredi 3 juin 2026, le premier ministre, chef du gouvernement, Amb. Allah Maye Halina, a présidé une réunion interministérielle consacrée à la prévention et à la gestion des inondations.

 

Au cœur des échanges : l’évaluation du dispositif national de prévention afin d’anticiper les risques et de réduire l’impact des intempéries sur les populations. Cartographie des zones vulnérables, curage des caniveaux, prépositionnement de vivres et de kits sanitaires, disponibilité des moyens d’intervention et plans d’évacuation ont fait l’objet d’un examen approfondi.

Pour le chef du gouvernement, l’État doit désormais privilégier l’anticipation à la réaction. Les inondations enregistrées ces dernières années, qui avaient affecté des milliers de ménages et perturbé la vie de nombreux quartiers, imposent une mobilisation précoce et coordonnée de tous les acteurs concernés.

À l’issue de la réunion, plusieurs mesures ont été arrêtées. Les collectivités territoriales ont été instruites de recenser sans délai les moyens nécessaires à une éventuelle réponse d’urgence. Les services techniques sont également appelés à accélérer les opérations de désensablement des ouvrages de drainage et à assurer la disponibilité des équipements d’intervention, notamment les motopompes et les véhicules spécialisés.

À travers cette démarche préventive, le gouvernement réaffirme sa volonté de protéger les populations et les biens face aux aléas climatiques. Si les pluies sont inévitables, leurs conséquences peuvent être atténuées grâce à une préparation rigoureuse et à l’engagement de tous.

Source : Primature

Tchad : les acteurs de santé du Lac s’activent contre la transmission du VIH mère-enfant

La délégation sanitaire du Lac a organisé du 31 mai au 01 juin 2026, un atelier de monitorage et de validation des données de prévention de la transmission du vih de la mère à l’enfant.

Selon le plan national de développement sanitaire (PNDS4) 2022-2030, pour réduire et éliminer la transmission du VIH de la mère à l’enfant, le pays s’est doté d’un plan de réduction de cette prévalence de 1,6% à 0,3% (PNS, 2016-2030).

Environ 83 792 malades sont sous ARV. Dans le but de relever les défis, la délégation sanitaire du Lac a bénéficié du soutien financier de l’Unicef pour organiser ces assises de deux jours.

Les travaux ont permis aux acteurs de la santé et les partenaires de passer en revues les indicateurs de prévention de la transmission du Vih de la mère à l’enfant atteints dans les districts sanitaires du Lac.

Les recommandations formulées vont contribuer à l’amélioration de l’offre des soins de santé de qualité en faveur des femmes et enfants dans ladite province.

N’Djaména abrite la 13ᵉ édition du Forum des Hauts Fonctionnaires du Budget d’Afrique Centrale

A l’ouverture ce mercredi 3 juin 2026, de la 13ᵉ édition du Forum des Hauts Fonctionnaires du Budget d’Afrique Centrale (FoHBAC), le ministre tchadien des Finances, Tahir Hamid Nguilin a prôné une gestion budgétaire préventive.

La capitale du Tchad abrite depuis ce matin, la 13ᵉ édition du Forum des Hauts Fonctionnaires du Budget d’Afrique Centrale (FoHBAC) à N’Djamena. L’évènement est placé sous le thème « Suivi infra-annuel des risques budgétaires et comptables pour une exécution budgétaire maîtrisée et un reporting renforcé ». Cette rencontre régionale réunit les experts des finances publiques d’Afrique centrale et de l’Ouest autour des enjeux de maîtrise budgétaire, de transparence et de performance de l’action publique. Au total, les représentants de 19 pays sont réunis à N’Djaména pour la circonstance.

Dans son allocution, le ministre des Finances a appelé à renforcer l’anticipation des risques et la qualité du reporting financier afin de garantir une gestion publique plus efficace et plus responsable. « Notre responsabilité est donc claire anticipé plutôt que constater arbitrer plutôt calculer corriger plutôt que justifie », déclare le ministre tchadien des Finances. Pour Tahir Hamid Nguilin, le suivi infra-annuel des risques budgétaires et comptable doit devenir une pratique permanente partagée entre les directions du budget du trésor de la comptabilité publique du contrôle et audit.

Les attentes de cette édition sont entre autres, des plans de trésorerie réalistes, des tableaux utiles des alertes précoces de rapprochement réguliers, une cartographie active des risques, un suivi rigoureux, des arriérés et les échéanciers.

Pour Tahir Hamid Nguilin, l’idée est de passer d’une gestion réactive à un pilotage préventif, de reporting de constat à un reporting de décision ; des résultats mesurant pour la soutenabilité des finances publiques et la confiance dans l’action de l’État.

N’Djaména : lancement de l’opération d’évacuation de la Place de la Nation

La Direction de l’Assainissement, de l’Environnement et de la Santé (DAES), en collaboration avec la Police Sanitaire Municipale, a mené une opération de démantèlement des installations anarchiques érigées aux abords de la Place de la Nation.

La mairie centrale de la ville de N’Djaména explique que cette intervention a permis d’interpeller plusieurs occupants qui avaient transformé cet espace public en lieu d’habitation, avec des pratiques de défécation à l’air libre constituant une grave menace pour l’hygiène et la santé publique.

À l’issue de l’opération, les équipes de la DAES ont procédé au nettoyage et à l’assainissement complet du site afin de restaurer la salubrité des lieux et de préserver le cadre de vie des citoyens.

À travers cette action, la Municipalité réaffirme son engagement en faveur de la protection de l’espace public, de la santé des populations et de l’amélioration durable de l’environnement urbain.

Tchad : vingt-neuf présumés malfaiteurs interpellés à N’Djaména

Ils ont été présentés le 2 juin 2026 par le porte-parole de la police nationale, Mahamat Mahamat Idriss. Les 29 individus ont été interpellés lors de plusieurs opérations de sécurisation menées à travers la ville de N’Djamena.

À l’issue d’opérations coordonnées conduites entre le 15 mai et le 1er juin 2026 par la Cellule des Renseignements, les Commissariats de Sécurité Publique, les services centraux de la Direction Générale des Renseignements et Investigations ainsi que le Poste de Police Frontalière de Ngueli, vingt-neuf individus ont été interpellés puis présentés à la presse.

Selon le porte-parole de la Police nationale, ces présumés délinquants sont impliqués dans plusieurs dossiers de criminalité et de délinquance organisée, répartis en quatre groupes. Ceux-ci sont poursuivis pour des faits de trafic illicite d’armes et complicité, association de malfaiteurs, braquages, vols aggravés, cambriolages ainsi que pour entrer irrégulière sur le territoire national.

Les enquêtes minutieusement conduites par les unités spécialisées ont également permis la récupération de nombreux biens dérobés. Parmi les objets saisis figurent sept motos, un climatiseur, cinq ordinateurs, plusieurs téléphones portables ainsi que divers effets appartenant aux victimes.

Prenant la parole au nom de la Direction Générale de la Police Nationale, le porte-parole, le Contrôleur général Mahamat Mahamat Idriss, a indiqué que tous les mis en cause ont été entendus conformément aux dispositions légales en vigueur et feront désormais face à la justice afin de répondre des actes qui leur sont reprochés.

Le porte-parole a également salué l’engagement et le professionnalisme des Forces de Sécurité Intérieure dont les efforts constants contribuent au renforcement de la sécurité nationale. Il a par ailleurs, exprimé sa reconnaissance à l’endroit des populations pour leur collaboration active avec les services de sécurité, une coopération qu’il a qualifiée d’essentielle dans la prévention et la lutte contre la criminalité.

 

 

N’Djaména abrite la 4ème Conférence panafricaine sur la gouvernance des semences

Le secrétaire général du ministère de la Production et de l’Industrialisation agricole, Moubarack Abakar Roubo, a ouvert ce mardi 02 juin 2026 à N’Djamena, la 4ème Conférence Panafricaine sur la Gouvernance des Semences et de la Foire des Semences Paysannes.

Dans son discours d’ouverture, le SG Moubarack Abakar Roubo a souligné que la tenue de cette conférence traduit non seulement l’importance accordée au Tchad mais aussi la reconnaissance du rôle essentiel que jouent les agricultures familiales africaines dans la sécurité alimentaire, la résilience climatique et la préservation du patrimoine biologique continental.

En effet, les questions liées aux semences occupent une place stratégique dans les politiques agricoles africains. Car, elles constituent le premier maillon de toute production agricole. Pour ce faire, Moubarack Abakar Roubo a signifié que la diversité des semences symbolise la diversité des traditions, des régimes alimentaires et des stratégies de résilience face aux divers chocs. L’Afrique se doit, à cet effet de renforcer sa souveraineté semencière et les statistiques sont révélatrices. Plus de 80% de semences utilisées en Afrique sont issues des exploitations agricoles familiales, des agriculteurs et des paysans, des semences adaptées à leurs réalités agtoécologiques et socioculturelles.

Durant trois jours, les conférenciers auront à débattre sur les questions de gouvernance des semences, les systèmes semenciers paysans, les politiques continentales et régionales, la numération de l’agriculture, les droits des producteurs, les mécanismes de financement agricole ainsi que les voies d’une transition agroécologiques adaptée aux réalités africaines

C’était en présence de la représentante de l’Alliance pour la Souveraineté Alimentaire en Afrique (AFSA) Anne Maïna, du représentant de la Coopération Suisse (SWISSAID) Ngardouel Mbaïnaïkou Olivier, du président de la Plate-forme d’échanges et de Promotion de l’Agriculture Familiale au Tchad (PEPAF_Tchad) Togueyam Ivere, des représentants des Institutions régionales et internationales, des Représentants des organisations paysannes et de la société civile.

 

Tchad : le gouvernement évalue son programme politique de ces deux dernières années

Un atelier de validation du Rapport biennal du gouvernement, couvrant la période 2024-2026 se déroule du mardi 2 au vendredi 5 juin 2025 à N’Djaména sous l’impulsion de Dr Ramatou Mahamat Houtouin.

Le coup d’envoi a été donné par la ministre, secrétaire générale du gouvernement, Dr Ramatou Mahamat Houtouin. Cette dernière a placé cet atelier, visant à valider le rapport de mise en œuvre du programme politique du chef de l’État, Mahamat Idriss Deby Itno, sous le signe de la responsabilité collective et de la culture du résultat. Une démarche qui vise à mettre à la disposition du peuple tchadien les résultats concrets obtenus au cours des deux dernières années, tout en mettant en lumière les défis qui restent à relever. La ministre ajoute que, l’exercice constitue un levier indispensable pour améliorer l’efficacité de l’action publique. Ceci dans la logique où, gouverner, ce n’est pas seulement annoncer des projets c’est aussi mesurer les résultats, reconnaître les difficultés lorsqu’elles existent et corriger ce qui doit l’être.

Pour Gapili Padeu Roger, il s’agit d’une étape importante dans la vie de l’Etat de par son caractère rigoureux de suivi des engagements des autorités, l’évaluation des résultats et la redevabilité institutionnelle. La tâche des parties prenantes consiste à faire ressortir les progrès accomplis, identifier les difficultés rencontrées et proposer des pistes d’amélioration pour une mise en œuvre plus efficace des actions prioritaires du gouvernement.

Le coup d’envoi de cet atelier s’est fait en présence du secrétaire général adjoint du gouvernement, Dr Bourkou Dédé Alhadj, du secrétaire général adjoint de la Primature, Hinsou Hara, ainsi que du secrétaire d’État aux Finances et au Budget.

Les données issues de ces travaux devraient permettre d’orienter les décisions futures, renforcer le pilotage stratégique du quinquennat et accélérer la mise en œuvre des actions prioritaires au bénéfice des populations.

N’Djaména : le 10ème arrondissement inaugure un nouveau poste de sécurité à Almour

Le 1er juin 2026, le quartier Almour a été doté d’un poste de sécurité sous l’impulsion du maire Mahamat Khalil Abdelkerim. Il est inauguré après celui du quartier Annigueré.

Cette installation intervient en réponse aux préoccupations exprimées par les habitants et à la suite des échanges avec les délégués des quartiers, qui ont permis de mettre en lumière les zones à risque.

Dans son mot de bienvenue, le délégué du quartier a salué cette initiative, rappelant qu’« à certaines heures, les déplacements se font dans l’inquiétude », notamment pour les femmes.

Il a souligné que cette situation pèse sur le quotidien des habitants et que ce dispositif vient briser le cycle de leurs inquiétudes.

À cette occasion, le Maire Mahamat Khalil Abdelkerim a appelé les chefs de carrés à renforcer leur collaboration avec les forces de l’ordre, à faire remonter toute information suspecte et à maintenir une vigilance constante, rappelant que la sécurité se construit chaque jour à travers une responsabilité partagée.