Tchad : le président du CNAI à la Médiature de la République

Une délégation du Conseil National des Affaires Islamiques (CNAI), conduite par son président, Cheikh Abdedaïm Abdoulaye Ousmane, a été reçue en audience ce jeudi 09 avril 2026 par Saleh Kebzabo, Médiateur de la République.

Au cours de cette rencontre, plusieurs sujets importants concernant le pays ont été abordés, notamment les défis liés à la cohabitation pacifique, au bon vivre-ensemble, ainsi qu’à la prévention et à la résolution des conflits.

Le Président de la CNAI a, à cette occasion, souligné la convergence des missions entre la Médiature de la République et son institution, en matière de promotion de la paix sociale, de prévention des tensions, de sensibilisation des populations et de recours au dialogue comme mécanisme privilégié de règlement des différends.

Les équipes du Président du Conseil National des Affaires Islamiques et du Médiateur de la République ont, enfin, annoncé la tenue de prochaines rencontres en vue de la mise en œuvre d’actions concrètes visant à répondre efficacement aux enjeux évoqués ci-dessus.

 

Tchad : des menaces des sanctions pèsent sur les vendeurs de glace de Bongor

Les vendeurs de glace de Bongor, dans la province du Mayo-Kebbi Est ont été convoqués ce jeudi 9 avril 2026 par le délégué provincial, suite à l’augmentation excessive durant les festivités du Festival Tokŋa Massana.

La réunion de rappel à l’ordre s’est tenue à la Délégation provinciale du Commerce et de l’Industrie du Mayo-Kebbi Est. Au cours de cette rencontre, l’attention des vendeurs des glaces a été attirée sur la surenchère constatée au cours des festivités du Festival Tokŋa Massana. « Les prix de la glace ont connu une augmentation excessive, suscitant de vives préoccupations au sein de la population ».

Après avoir attentivement écouté les explications avancées par les vendeurs, le délégué provincial leur a rappelé avec fermeté l’importance du respect de la réglementation en matière de prix, ainsi que la nécessité de préserver le pouvoir d’achat des consommateurs, surtout en période de forte affluence. Des instructions fermes ont été données pour un retour immédiat aux prix habituels. Il a également été précisé que tout manquement à ces dispositions exposera les contrevenants à des sanctions.

UMAC : de nouveaux leviers de croissances validés à N’Djaména

Le comité ministériel de l’Union Monétaire de l’Afrique Centrale (UMAC) s’est penché le 8 avril 2026 à N’Djaména sur les enjeux économiques et financiers de la sous-région.

Le comité composé de deux ministres par pays membres, dont celui des finances en priorité, et agissant comme l’instance de décision politique qui garantit la cohésion économique et monétaire de l’Union a arrêté certaines décisions pour consolider la croissance de la sous-région. Le gouverneur de la Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC), Yvon Sana Bangui, se veut rassurant. A l’issue des travaux il a indiqué que, la zone CEMAC a enregistré une croissance de 3,5 % en 2025, avec une inflation ramenée à 2,1 %, sous le seuil communautaire. Les perspectives pour 2026 annoncent une croissance de 2,9 %, avant une consolidation à moyen terme.

Il se réjouit également du fait que, les états financiers de la BEAC affichent un résultat net de 300,70 milliards FCFA en 2025, en baisse de 15,23 % par rapport à l’année précédente. La répartition des dividendes aux États membres a été validée. Pour le patron de la Banque centrale, « ce résultat témoigne des efforts déployés en interne pour la soutenabilité budgétaire de la Banque et de la rigueur dans l’exécution de notre budget ».

La stratégie de monétisation de l’or adopté est l’un des grands points inscrit à l’ordre du jour.  Pour la BEAC, il s’agit d’une politique visant à diversifier ses réserves de change et renforcer la résilience face aux chocs externes.

Le comité a jugé utile de mettre en place une base de données régionale pour améliorer la supervision bancaire et réduire le risque de crédit. Quant à la modernisation des paiements, il est adopté un QR code unifié, d’une lettre de change automatisée et du prélèvement automatique, pour faciliter les transactions électroniques et promouvoir l’inclusion financière.

N’Djaména : un délai de 60 jours accordé aux transporteurs pour se conformer à la nouvelle réglementation

La commune de la ville de N’Djaména accorde 60 jours aux transporteurs urbains pour se conformer à la nouvelle réglementation de l’arrêté conjoint n°01/PR/PM/MTACMN/MSPI/2025.

Les transporteurs urbains, mototaxis, taxis et mini-bus sont appelés à se conformer à la nouvelle réglementation fixant les conditions d’exploitation du transport dans la ville dans un délai fermé de 60 jours.  Ils doivent entre autre obtenir, un agrément de transport auprès du ministère en charge des transports ; se faire enrôler et attribuer un numéro d’identifiant auprès du CMPTU dont le bureau se trouve dans les locaux de la Voirie Urbaine de N’Djamena. Il leur est également demandé de peindre les véhicules selon les couleurs exigées avec les mentions apparentes des numéros d’identifiants et porter obligatoirement le casque de sécurité pour les conducteurs des mototaxis.

A l’expiration de ce délai, prévient la mairie, des opérations de contrôle généralisées seront menées par les forces mixtes de sécurité. Les contrevenants seront sanctionnés précise le communiqué produit à cet effet.

 

Tchad : formation du personnel du CHU-R en vue de l’ouverture du centre de dyalise

Dans le cadre de la création du nouveau centre de dialyse dans ledit CHU-R, une formation alliant théorie et pratique se déroule du 7 au 11 avril 2026 au profit du personnel médical, paramédical et biomédical du service de néphrologie et d’hémodialyse.

La formation est dispensée par une équipe d’experts de Fresenius Médical Care (FMC), en provenance du Maroc. Le lancement de cette formation a été fait par le directeur général adjoint, Dr Mahamat Hissein Ali, en présence du chef de département de la formation et de la recherche, Pr Mahamat Abderaman G. Zalba.

Au cours de cette formation intensive, les experts Yassine Tazi et El Fahd Tigrti aborderont les différentes techniques de dialyse, notamment l’hémodialyse intermittente, l’hémofiltration, l’hémodiafiltration et la dialyse péritonéale.

Une session spéciale est prévue sur la gestion du système de production d’eau de dialyse ultrapure. Cette initiative marque une avancée majeure dans le renforcement des compétences du personnel et l’amélioration de la qualité des soins offerts aux patients atteints d’insuffisance rénale.

Tchad : signature d’une convention stratégique pour le développement de N’Djamena

La commune de la ville de N’Djamena et la Direction générale des impôts ont paraphé le 8 avril 2026, convention de partenariat et de collaboration.

La commune était représentée par le maire Senoussi Hassana Abdoulaye et les impôts, représentée par son directeur général, Mbaïrari Bari Henri. Pour la mairie de N’Djaména, ce partenariat marque une étape majeure dans le renforcement de la gouvernance financière locale.

À travers cet accord, les deux institutions s’engagent à mutualiser leurs efforts pour améliorer la mobilisation des ressources, renforcer le civisme fiscal et moderniser les mécanismes de gestion. L’objectif est clair : optimiser les recettes locales, éviter les déperditions et garantir une utilisation plus efficace et transparente des fonds publics.

« Cette initiative s’inscrit pleinement dans la dynamique de transformation de notre capitale », indique la municipalité. Les deux parties entendent mobiliser davantage de ressources, c’est aussi se donner les moyens de financer durablement les projets structurants et d’améliorer concrètement le cadre de vie des citoyens.

Tchad–Rwanda : signature d’accord portant création d’une Grande commission mixte

L’accord portant création de la Grande Commission Mixte de coopération entre le Tchad et le Rwanda, a été signé ce mercredi 8 avril 2026 dans la grande salle du ministère des Affaires étrangères.

A l’issue de la signature, le ministre des Finances, Abdoulaye Sabre Fadoul, a mis en lumière la qualité exemplaire des relations bilatérales qui sont « fondées sur des principes solides de solidarité, de respect mutuel et de fraternité africaine ». Il a souligné que cet accord vient renforcer et structurer davantage une coopération déjà dynamique.

De son côté, le ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale du Rwanda, Olivier Jean Patrick Nduhungirehe, a salué un accord porteur d’opportunités, qui permettra de mieux coordonner les initiatives et d’assurer la mise en œuvre effective des engagements communs. Il a rappelé que les deux pays partagent une vision convergente d’un développement inclusif, fondé sur la stabilité, la bonne gouvernance et une coopération régionale renforcée. Au-delà de la dimension bilatérale, cette initiative s’inscrit pleinement dans la dynamique d’intégration prônée par l’Union africaine, consolidant ainsi les bases d’une Afrique unie et solidaire.

 

La Banque mondiale renforce son positionnement au Sahel central

Elle a engagé un nouveau cadre de partenariat avec le Burkina Faso, le Mali, le Niger et le Tchad axé sur l’emploi, la croissance et la résilience. L’information est contenue dans un communiqué de presse du 7 avril 2026.

Le Groupe de la Banque mondiale indique avoir soutenu les nouveaux Cadres de partenariat pays (CPFs) avec le Burkina Faso, le Mali, le Niger et le Tchad pour la période 2026‑2031. Ces cadres visent à stimuler la création d’emplois, notamment pour les jeunes et les femmes, en renforçant le capital humain, les infrastructures et la productivité agricole, tout en appuyant des réformes ciblées et le développement du secteur privé. Fondés sur la stratégie relative à la fragilité, aux conflits et à la violence (FCV), et reposant sur un engagement flexible adapté à chaque contexte national, les CPF répondent aux défis communs du Sahel tout en tirant parti des opportunités transfrontalières.

Ce nouveau partenariat renforce la collaboration entre les quatre pays du Sahel et le Groupe de la Banque mondiale, grâce à une approche intégrée d’« Un seul Groupe de la Banque mondiale ». Il mobilise les atouts complémentaires de l’Association internationale de développement (IDA), de la Société financière internationale (IFC) et de l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA) afin d’élargir l’accès des micros, petites et moyennes entreprises (MPME) au financement, de renforcer les chaînes d’approvisionnement et de créer davantage d’emplois de meilleure qualité.

« Les CPF placeront les populations au cœur de l’action, appuieront les leviers indispensables à l’accélération de la croissance et du progrès, et renforceront l’intégration transfrontalière afin de promouvoir un développement équilibré dans le Sahel », a déclaré Clara de Sousa, directrice de division du Groupe de la Banque mondiale pour le Burkina Faso, le Mali, le Niger et le Tchad. « Ils cibleront des secteurs à fort potentiel d’emplois, soutiendront des programmes régionaux et des projets transfrontaliers à fort impact. Soutenant les initiatives clés du Groupe de la Banque mondiale en santé (Couverture santé universelle), électricité (Mission 300) et agriculture (Agriconnect), ils accompagnent la vision d’un Sahel pacifié et réconcilié, offrant des perspectives économiques durables aux millions de jeunes sahéliens. »

Les nouveaux CPF sont étroitement alignés sur les priorités nationales de développement des pays du Sahel central : le Programme de refondation de la République (PRR) du Niger, le Plan national de développement Tchad Connexion 2030, la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable (SNEDD 2024‑2033) du Mali, ainsi que le Plan national de développement (PND) 2026‑2030 – RELANCE du Burkina Faso. Ces cadres stratégiques mettent l’accent sur le renforcement de la gouvernance, la diversification économique et l’accélération d’une croissance inclusive et résiliente portée par le secteur privé. Axés sur les résultats, les CPF visent à traiter les causes profondes de la fragilité, des conflits et de la violence, notamment en améliorant l’accès aux services sociaux essentiels et en favorisant de meilleures opportunités économiques, avec une attention particulière aux populations vulnérables, y compris les réfugiés et les personnes déplacées internes.

Coopération : le Rwanda sollicite le soutien du Tchad pour le secrétariat de l’OIF

Porteur d’un pli fermé de son président à remettre au chef d’Etat tchadien, le ministre rwandais des Affaires étrangères, Nduhingirehi Olivier Jean Patrick a été reçu en audience ce 8 avril par Mahamat Idriss Deby Itno.

 

Le Rwanda a entamé une campagne diplomatique en vue d’une continuité à la tête de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF). C’est dans cette dynamique que, Le président de la République du Tchad, Mahamat Idriss Deby Itno s’est entretenu avec le ministre rwandais des Affaires étrangères, Nduhingirehi Olivier Jean Patrick.

Le chef de la diplomatie du Rwanda est porteur d’un message de son président Paul Kagamé à son homologue tchadien. Il s’appuie sur le  renforcement des relations bilatérales entre les deux pays ainsi que le soutien du Tchad à la reconduction de la candidate Louise Mushikiwabo, ancienne ministre de l’Information puis des Affaires étrangères du Rwanda, au poste de Secrétaire générale de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) ont été au menu de cette audience.

La désignation se fera au cours du XXe sommet de la Francophonie. En poste depuis 2018, la rwandaise entend se maintenir avec un autre mandat.

 

Tchad : attaque de drones à Tiné, on en sait un peu plus

Le procureur de la République, Moussa Abdelkerim Saleh a fait, le 7 avril 2026, une communication relative à l’enquête liée à l’attaque de drones du18 mars 2026 dans la localité de Tiné.

Cette attaque à la frontière tchado-soudanaise avait causé des dégâts humains et matériels. Au moins vingt morts et dix blessés ont été enregistrés. Dans sa communication le procureur revèle que cette attaque meurtrière a été perpétrée par un drone en provenance du Soudan. Elle a visé des civils rassemblés dans le quartier Mabrouka.

Le parquet a retenu des faits d’atteinte à la sûreté de l’État, terrorisme et homicides volontaires. Les premières analyses révèlent que les munitions utilisées sont courantes dans le conflit soudanais. Une expertise internationale est sollicitée pour établir les responsabilités.

Rappelons que dès le lendemain, une mission gouvernementale s’est rendue sur les lieux afin de constater les faits, d’apporter une réponse sécuritaire et d’engager les premières démarches judiciaires. « Les premières investigations, appuyées par des expertises techniques nationales et internationales, confirment l’origine étrangère de l’engin et soulignent la gravité de cette violation du territoire national ».

Le parquet appelle à la vigilance, au calme et à la responsabilité collective, tout en mettant en garde contre toute tentative de désinformation. L’État tchadien réitère son engagement à protéger son intégrité territoriale, à soutenir les victimes et à faire triompher la justice avec la plus grande fermeté.