Réuni en session plénière depuis le 2 février 2026 à son siège de Malabo, en Guinée équatoriale, le Parlement communautaire a procédé à l’examen du rapport général sur le fonctionnement et l’évolution de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) au titre de l’exercice 2025.
Les travaux étaient présidés par le vice-président de l’institution parlementaire, Alexandre Gilbert Awassi, en présence notamment de la délégation tchadienne conduite par sa vice-présidente, la députée Cathia Djoufoune, représentant le Tchad.
À l’issue des débats, les députés communautaires ont adopté à l’unanimité le rapport général, validant ainsi les conclusions issues des travaux préparatoires de la Commission des affaires institutionnelles, de la justice, des droits de l’homme et des politiques sectorielles. Cette commission avait préalablement auditionné les membres du gouvernement communautaire ainsi que le gouverneur de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), principal pilier de l’architecture monétaire sous-régionale.
Le rapport met en lumière plusieurs défis structurels qui continuent d’entraver la dynamique d’intégration sous-régionale. Parmi les préoccupations majeures figurent les obstacles persistants à la libre circulation des personnes et des biens, pourtant consacrée par les textes communautaires, ainsi que les tensions financières et économiques auxquelles font face les États membres. Les parlementaires ont également insisté sur le poids du secteur informel, dont l’ampleur affecte la mobilisation des recettes publiques et freine la transformation économique de la sous-région.
Face à ces constats, la plénière a formulé une série de recommandations à l’endroit des gouvernements nationaux et des organes communautaires. Celles-ci visent notamment à renforcer l’harmonisation des politiques publiques, à consolider la discipline budgétaire, à accélérer l’intégration économique et à promouvoir un environnement plus favorable à l’investissement et à l’industrialisation.
L’adoption de ce rapport marque ainsi une étape importante dans la consolidation du rôle de contrôle et d’impulsion stratégique du Parlement communautaire. En affichant un consensus autour des priorités régionales, les députés entendent poser les jalons d’une institution plus dynamique, plus influente et résolument engagée en faveur d’une CEMAC plus intégrée et plus prospère.
Source : Assemblée nationale du Tchad