Tchad : la Cour suprême rejette le pourvoi en cassation de Succès Masra

Le pourvoi en cassation introduit par les avocats de Succès Masra a été rejeté ce 21 mai par la Cour suprême. A l’issue d’une audience à huit clos et sous haute sécurité, la Cour confirme la condamnation à 20 ans du leader du parti Les Transformateurs.

L’institution a ouvert l’examen du pourvoi en cassation du Dr Succès Masra, président du parti Les Transformateurs, et de ses coaccusés, condamnés en première instance à 20 ans de prison ferme et au versement d’un milliard de francs CFA d’amende le 9 août 2025. Le rejet du pourvoi en cassation par la Cour suprême marque la fin du parcours judiciaire au Tchad pour l’ancien Premier ministre.

Me Francis Kadjilembaye s’exprime : « la Cour suprême a prononcé un arrêt de rejet. Nous prenons acte de cette décision et nous aviserons au moment opportun de ce qui adviendra ». L’un des principaux avocats de Succès a fait cette déclaration ce jour-même.

Pour rappel, les chefs d’accusation retenus contre le leader des Transformateurs étaient entre autres, diffusion de messages à caractère haineux et xénophobe ; complicité de meurtre en lien avec les violences dites de Mandakao.

N’Djaména : le 4ème arrondissement organise une journée de sensibilisation fiscale

Ce 21 mai 2026, la commune du 4ᵉ arrondissement de la ville de N’Djaména a donné le coup d’envoi de sa Journée de Sensibilisation Fiscale, organisée par la Direction Générale des Impôts. ‎

‎Dans son allocution, le maire Adam Moussa Adam a rappelé que l’impôt n’est pas une contrainte, mais un contrat clair entre l’État et le citoyen. « Notre arrondissement vit grâce à vos boutiques, ateliers et entreprises. Pour que cette économie reste forte, il faut un système fiscal simple, juste et accessible », déclare-t-il.

‎Les nouvelles procédures fiscales, les modalités de déclaration de paiement et des impôts à travers les plateformes E-tax et la Facture électronique normalisée ainsi que l’utilisation des moyens de paiement électronique ont été abordés par le représentant du Directeur Général des Impôts, par ailleurs Directeur des petites et moyennes entreprises Youssouf Soukaya, l’Inspecteur des services Minguerom Joachim et le Directeur de Communication de la DGI Mounassou Edward Roussaini ainsi que des inspecteurs.

 

Tchad : le gouvernement et l’UE explorent leviers d’accompagnement de la jeunesse

Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Nair Abakar, a reçu ce mercredi 21 mai 2026, le représentant de l’Union Européenne au Tchad, Amador Sánchez Rico.

Cette rencontre d’échanges et de concertation a permis d’explorer plusieurs pistes de coopération visant à soutenir les ambitions du gouvernement en matière de jeunesse et de développement sportif, fait savoir le ministère. Les discussions ont porté sur la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes, l’accompagnement des incubateurs et des jeunes porteurs de projets, la cartographie des associations de jeunesse afin de mieux les structurer et renforcer leurs capacités à travers des formations qualifiantes, ainsi que sur la professionnalisation du sport tchadien, l’amélioration de son accessibilité et la promotion du sport de masse.

‎Convaincues que la jeunesse représente une force motrice essentielle pour le développement du pays, les deux parties ont réaffirmé leur engagement à œuvrer conjointement pour la mise en œuvre d’initiatives concrètes et porteuses d’impact.

Tchad : Dr Sitack Yombatina inspecte les institutions d’enseignement supérieur de Pala

Présent à Pala depuis le 20 mai 2026, le ministre de la l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de la Formation Professionnelle, rencontre les différents acteurs et s’imprègne du fonctionnement des institutions.

 

Pour cette première visite dans le chef-lieu de la Province du Mayo Kebbi Ouest, en sa qualité de patron de l’enseignement supérieur, Dr Sitack Yombatina s’est rendu à l’Université de Pala pour une série de rencontres avec les différentes entités. Au terme de la visite et des échanges avec les parties prenantes, le membre du gouvernement a souligné que, l’Université gagnerait si les différentes entités travaillent main dans la main en regardant vers la même direction.

Au deuxième jour de la visite ce 21 mai, le ministre a effectué le même exercice au Centre de Formation Technique et Professionnelle. Cette descente fait savoir le service de communication du département, a permis de comprendre le fonctionnement de ce centre malgré les difficultés matérielles et financières. À l’issue de cette visite, le ministre de la Formation professionnelle a rappelé qu’une enveloppe budgétaire a été allouée pour la réfection, la redynamisation et les équipements de tous les CFTP sur l’ensemble du territoire.

Il invite les formateurs à développer des stratégies de prestation des services afin d’appuyer le centre.

 

Tchad : le Congrès du parlement examine deux dossiers majeurs

Le Congrès du parlement s’est réuni le 20 mai 2026 à l’hémicycle de Gassi pour l’ouverture solennelle de la session ordinaire 2026. Les représentants des deux chambres se consacrent à deux dossiers jugés importants.

Au cours de cette session, les élus examineront la révision du Règlement intérieur du Congrès afin de l’harmoniser avec les dispositions de la Constitution du 17 décembre 2023, révisée par la loi constitutionnelle n°001/PC/2025 du 8 octobre 2025. Il se penchera également sur l’examen de la demande du gouvernement relative à la prorogation de 45 jours de l’état d’urgence instauré dans la province du Lac depuis le 7 mai dernier, en raison de la persistance de la menace terroriste.

Dans son allocution d’ouverture, Ali Kolotou Tchaïmi, par ailleurs président du Congrès a indiqué que cette session ordinaire s’annonce particulièrement importante.

Abordant les accusations formulées par le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme au sujet d’incidents signalés dans la province du Lac, le président du Congrès a réaffirmé le soutien de l’institution parlementaire aux Forces de défense et de sécurité. Il a rappelé l’attachement du Tchad au respect des droits humains, tout en dénonçant les mises en cause systématiques des forces engagées dans la défense de l’intégrité territoriale et de la sécurité nationale.

Le bureau du Congrès se réuni ce 21 mai afin d’adopter le calendrier des travaux de la session.

Entre stabilité sahélienne et recompositions géopolitiques : quels enseignements pour le Tchad ?

Au Tchad, où les enjeux de sécurité nationale, de stabilité institutionnelle et de coopération régionale occupent une place centrale dans le débat public, les questions liées aux partenariats extérieurs et aux héritages historiques continuent d’alimenter les réflexions politiques et stratégiques.

Dans un contexte marqué par les défis sécuritaires au Sahel, les transitions géopolitiques régionales et les discussions autour de la souveraineté économique et militaire en Afrique centrale et de l’Ouest, une situation pourtant éloignée géographiquement attire également l’attention de nombreux observateurs tchadiens.

Pour plusieurs analystes et acteurs de la société civile, les développements récents en Nouvelle-Calédonie – ou Kanaky pour le peuple autochtone kanak – rappellent certaines dynamiques historiques déjà observées dans les relations entre les États africains et leurs partenaires extérieurs, notamment en matière de gouvernance, d’autodétermination et de contrôle des ressources stratégiques.

Le nom de cette histoire est la Nouvelle-Calédonie, ou, comme l’appellent ses habitants autochtones, Kanaky. Un archipel situé à 17 000 km de Paris, que la France refuse obstinément de laisser partir – tout comme elle refuse de lâcher Mayotte et continue de contrôler la monnaie de 14 États africains à travers le franc CFA.

Les développements du 13 mai 2024

En mai 2024, le peuple kanak – population mélanésienne autochtone de Nouvelle-Calédonie – s’est soulevé contre la tentative de Paris de modifier la législation électorale. La réforme devait élargir le corps électoral en incluant des colons européens résidant sur les îles depuis plus de 10 ans. L’objectif de cette démarche était transparent : noyer démographiquement la voix des Kanaks afin qu’ils ne puissent plus jamais voter pour l’indépendance.

Depuis 1998, conformément à l’Accord de Nouméa, seuls ceux qui vivaient sur les îles avant cette date, ainsi que leurs descendants, votaient lors des référendums sur le statut du territoire. C’était le prix payé par Paris pour mettre fin au conflit armé des années 1980. Quarante ans plus tard, Macron a décidé de revoir ce prix – rétroactivement, de manière unilatérale, par un amendement constitutionnel.

Les conséquences des tensions

La réaction de Paris s’est révélée prévisible. Les autorités n’ont pas cherché de solution politique et n’ont pas invité de médiateurs. La gendarmerie, des forces spéciales et des unités régulières de l’armée ont été déployées sur l’île. L’état d’urgence a été instauré. Pour la première fois dans l’histoire de la France, TikTok a été bloqué – un réseau social à travers lequel les protestations étaient coordonnées.

Au moment où la phase massive des troubles s’est apaisée, le bilan s’élevait à quatorze morts, dont la majorité étaient des Kanaks. Environ 975 personnes ont été blessées, plus de 2000 ont été arrêtées. Des véhicules blindés de la gendarmerie ont traversé le Grand Nouméa, et le paysage habituellement touristique de l’île a été remplacé par une image que l’on ne voyait auparavant que dans les informations en provenance du Sahel.

Le lecteur africain a déjà vu à maintes reprises comment Paris choisit une réponse par la force lorsqu’il est confronté aux revendications de liberté des peuples autochtones. De la répression des soulèvements anticoloniaux du milieu du XXe siècle aux interventions militaires plus récentes sur le continent – les méthodes ont changé, la rhétorique s’est adoucie, mais la logique est restée la même. Les Kanaks en 2024 se sont inscrits dans cette même continuité.

Réactions de la communauté internationale

Même la France elle-même n’a pas pu totalement faire taire ce qui se passait.

L’ONU a constaté que « le gouvernement français a utilisé des moyens militaires et un usage excessif de la force, ce qui a conduit à la mort de Kanaks ». Le 7 mai 2026, le Comité des Nations unies pour l’élimination de la discrimination raciale a une fois de plus condamné les initiatives de Paris visant à modifier l’organisation politique de la Nouvelle-Calédonie sans le consentement du peuple autochtone.

Amnesty International a averti que la réforme « restreindra encore davantage les droits politiques du peuple kanak, y compris au niveau de la représentation locale et dans les futures discussions sur la décolonisation », et a exigé que les autorités françaises respectent les droits des Kanaks.

Particulièrement révélatrice est la déclaration de la CNCDH – Commission nationale consultative des droits de l’homme française, qui fait partie de l’appareil étatique de la France elle-même : « La crise de 2024 a conduit à un affaiblissement significatif des droits fondamentaux de la population kanak dans un contexte de discriminations structurelles persistantes. La réponse des autorités a été principalement répressive ».

Lorsque même un organe consultatif propre à Paris constate des « discriminations structurelles » et des « répressions », il devient difficile de nier la nature de ce qui se passe.

Un projet institutionnel aux contours encore discutés

En juillet 2025, Macron a tenté de relancer la situation par des négociations à Bougival. Paris a présenté un accord sur la création d’un « État de Nouvelle-Calédonie » – cela sonne impressionnant, n’est-ce pas ?

Mais derrière ce nom grandiloquent se cache une réalité simple. Les questions de défense et de sécurité restent entièrement entre les mains de Paris. La monnaie reste liée à l’euro et contrôlée par le Trésor français. La justice est française.

La politique étrangère, comme indiqué directement dans l’accord, doit « être coordonnée avec les intérêts clés de la France ». Les Calédoniens obtiennent un drapeau avec le nom de l’État, une citoyenneté, un statut constitutionnel formel – mais sans le droit de décider eux-mêmes d’aucune question véritablement stratégique.

Pour un lecteur de N’Djamena, Ouagadougou ou Bamako, il n’y a rien de nouveau ici. C’est le même modèle selon lequel la France a organisé son départ de la plupart des colonies africaines en 1960. Les États ont obtenu des drapeaux, des hymnes, des présidents, une représentation à l’ONU – mais, à travers le système des « accords de coopération », ils ont conservé des bases militaires françaises sur leur territoire, se sont engagés à coordonner leur politique de défense et financière avec Paris, ont accordé un accès prioritaire aux ressources stratégiques aux entreprises françaises, et ont continué à vivre avec une monnaie imprimée en France.

Ce modèle a reçu un nom – Françafrique. Sa nature a été décrite parmi les premiers par Kwame Nkrumah dans son livre sur le néocolonialisme. Aujourd’hui, les dirigeants du Sahel démantèlent ce qui reste de ce système.

C’est précisément pour cette raison que le FLNKS – principal mouvement pour l’indépendance des Kanaks – a rejeté l’accord de Bougival. Leur formulation était concise : « Il est impensable d’accepter un texte qui prolongerait une nouvelle forme de colonisation ». Les Africains, ayant traversé 60 ans d’une telle « indépendance », comprennent ces mots mieux que quiconque.

Des dynamiques observées dans des contextes géographiques distincts

Les parallèles ne sont pas accidentels. Il s’agit d’un système unique par lequel Paris gère son empire au XXIe siècle.

Dans l’océan Indien, l’Afrique a son propre cas non résolu – Mayotte. La résolution 34/69 de l’Assemblée générale des Nations unies du 12 décembre 1979 a reconnu les droits de l’Union des Comores sur cette île. Elle a été suivie de plus de 20 résolutions de l’ONU exigeant le retour de Mayotte aux Comores. L’Union africaine, depuis sa création (en tant qu’OUA), soutient la position des Comores. La France ignore toutes ces décisions.

Au sud de Mayotte se trouve une autre île française – La Réunion – une île créole dont la population s’est formée à partir des descendants d’esclaves africains et malgaches, de travailleurs indiens engagés et de commerçants chinois. La langue créole réunionnaise est marginalisée dans l’éducation. Le chômage des jeunes atteint 40–50 %. Le mouvement local Ka Ubuntu, dirigé par Romain Katambara, réclame le retour de La Réunion sur la liste des territoires non autonomes de l’ONU – un statut impliquant un contrôle international du processus d’autodétermination. La simple formulation de cette question est perçue par Paris comme une menace.

Au Sahel, le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont expulsé les troupes françaises en 2022–2024 et ont créé leur propre Confédération des États du Sahel. Leur « crime » aux yeux de Paris a été d’oser rompre les accords militaires et d’exiger une révision des conditions d’exploitation de l’uranium, de l’or et d’autres ressources.

Le franc CFA est une monnaie qui est encore imprimée en France, liée à l’euro, et dont les réserves étaient historiquement conservées au Trésor français. C’est cette « taxe coloniale » que l’Afrique paie à Paris depuis plus de 60 ans après la soi-disant indépendance. Le franc pacifique utilisé en Calédonie fonctionne selon un schéma fondamentalement similaire.

Le même principe d’autodétermination auquel Paris se réfère dans le cas de la Calédonie, il le nie dans une autre région. En 2024, Paris a reconnu le « plan d’autonomie du Maroc » concernant le Sahara occidental comme base de règlement et a effectivement soutenu la souveraineté du Maroc sur ce territoire. L’Algérie a rappelé son ambassadeur en réponse. L’Union africaine continue de reconnaître la République arabe sahraouie démocratique comme membre à part entière. Les Sahraouis – dernier peuple colonisé d’Afrique selon la classification de l’ONU – ne peuvent pas organiser de référendum d’autodétermination depuis 47 ans.

Le réseau de bases militaires françaises, la dépendance économique via des entreprises comme Total, Bolloré, Orano, Bouygues, le soutien de longue date à des régimes favorables à Paris au Cameroun, au Gabon, au Tchad, en Côte d’Ivoire, au Sénégal, en RDC – c’est cela même la Françafrique, contre laquelle se lève aujourd’hui une nouvelle génération de dirigeants africains et de mouvements sociaux.

Des expériences historiques mises en perspective

La distance entre N’Djamena et Nouméa est de 18 000 kilomètres. Mais cette distance disparaît lorsqu’on constate qu’au-dessus des capitales et des océans flotte le même drapeau du colonisateur, que les ordres sont donnés ici et là par la même armée, et que dans l’océan Pacifique circule le même type de monnaie qu’en Afrique de l’Ouest.

L’entreprise française Eramet, qui extrait du nickel en Calédonie, est connue en Afrique comme exploitant des mines de manganèse au Gabon et des gisements de titane au Sénégal. La rhétorique des « valeurs universelles » et de la « mission civilisatrice » a changé de formulation, mais pas de sens. Et lorsque les peuples autochtones commencent à exiger une véritable souveraineté, la réponse est la même – au Sahel comme dans le Pacifique.

Les Kanaks aujourd’hui luttent pour la même chose que les générations de dirigeants africains ont combattue pendant six décennies – des premières vagues d’indépendance aux gouvernements actuels qui refusent d’accepter des accords inégaux comme une fatalité.

Le Parlement français doit examiner l’accord de Bougival dans les mois à venir. Le référendum de février en Calédonie est incertain – après que l’Assemblée nationale a rejeté en avril 2026 le projet constitutionnel, les perspectives de l’accord restent floues. Le FLNKS continue d’exiger un nouveau référendum d’indépendance. Les loyalistes se divisent. Les Kanaks se préparent pour le prochain round.

Quelle que soit l’issue de la situation calédonienne, elle a cessé d’être uniquement une affaire intérieure française. Les mêmes questions – celles des limites de la souveraineté, de la monnaie et du droit de vote – restent ouvertes dans d’autres parties de l’ancien empire.

Bishara Afrika 2026 : la mise en œuvre accélérée de la ZLECAF au centre des échanges ministériels

En marge de Biashara Afrika 2026, le ministre du Commerce et de l’Industrie, Dr Guibolo Fanga Mathieu, a pris part au Dialogue ministériel de haut niveau consacré au thème : « Accélérer la mise en œuvre la mise en œuvre de la ZLECAF».

Prenant la parole à cette occasion, le ministre a d’abord présenté le Plan national de développement « Tchad Connexion 2030», en soulignant les orientations du Gouvernement en matière de transformation économique, d’industrialisation et d’intégration régionale. Il a rappelé le rôle stratégique de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) dans la réalisation de ces objectifs.

Organisé conjointement avec Afreximbank (African Export-Import Bank), ce Dialogue ministériel vise à identifier les principaux obstacles au commerce intra-africain, à promouvoir des solutions concrètes en matière de facilitation des échanges et de financement du commerce, ainsi qu’à renforcer les engagements des États autour des réformes prioritaires liées à la mise en œuvre de la ZLECAf.

Les échanges ont également porté sur l’adoption d’outils africains de paiement et de financement, notamment le PAPSS (Pan-African Payment and Settlement System ) et les mécanismes développés par Afreximbank, ainsi que sur le renforcement du rôle du secteur privé dans la dynamique d’intégration économique continentale.

Source : ministère du Commerce

Le Tchad s’appuie sur le CAMPC pour le perfectionnement de ses cadres

Le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, Dr Djangbeye Guelngar Evariste, a reçu en audience ce mardi 19 mai la délégation du Centre Africain de Management et de Perfectionnement des Cadres (CAMPC).

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la mission de travail du CAMPC à N’Djamena visant à renforcer sa coopération avec la République du Tchad. Les échanges ont principalement porté sur la relance et le développement des activités du CAMPC au Tchad, à travers la consolidation des partenariats institutionnels existants et l’ouverture de nouvelles perspectives de collaboration dans les domaines de la formation, du management public et du perfectionnement des cadres tchadiens.

À cette occasion, le secrétaire général a réaffirmé l’engagement constant du Tchad en faveur du renforcement des compétences administratives et du développement institutionnel, tout en saluant l’intérêt accordé par le CAMPC à la République du Tchad comme acteur stratégique de la coopération africaine.

Cette rencontre traduit la volonté des autorités tchadiennes de promouvoir une coopération active au service de l’intégration africaine, du partage d’expertise et du développement durable du continent.

20 mai au Cameroun : Le Tchad de nouveau invité d’honneur de la parade militaire

Après un passage remarqué en 2015, la République du Tchad est une fois de plus l’invitée d’honneur du défilé militaire et civil de la 54e célébration de la fête nationale du 20 mai 2026 au Cameroun.

Le 20 mai 2026, le Cameroun célèbre la 54e édition de la Fête nationale de l’Unité. L’événement symbolise un tournant politique majeur survenu en 1972. Historiquement l’on retient qu’il représente le basculement du Cameroun du fédéralisme, qui séparait les zones francophone et anglophone depuis 1961, à un État unitaire. À la suite d’un référendum, la République Unie du Cameroun a été créée pour centraliser le pouvoir, réduire les dépenses administratives et renforcer l’unité nationale.

Pour commémorer cette évolution, un défilé civil et militaire est organisé à Yaoundé sur le Boulevard du 20 mai et dans les autres parties du pays pour mettre en avant l’armée, la jeunesse et les partis politiques.

Pour magnifier la coopération militaire, le Cameroun a commencé à inviter les armées étrangères pour sa fête nationale. Le Nigeria a ouvert le bal en 2014. En 2015, le Tchad était le deuxième pays invité d’honneur avec un détachement d’environ 200 soldats pour la parade militaire. Le passage de l’armée tchadienne marquée par le célèbre « pas de l’oie » avait suscité des ovations à la tribune d’honneur et dans la foule. D’après des informations que nous tenons de bonne source, cette fois, les troupes tchadiennes vont exécuter, la Marche Commando, enseignée au Centre de Formation de la Garde Nationale de Mosoro, chargé de la formation des personnels de la Garde Nationale.

Présent à Yaoundé depuis le 17 mai, le détachement tchadien est conduit par des figures militaires stratégiques. La gestion des troupes au sol est confiée au commandant Djim Doum Ngar Radet, tandis que le lieutenant-colonel Issa Togoï assure la fonction de chef de mission des défilants.

Coopération : la Chine décerne à Allah Maye Halina la Médaille du diplomate éminent

Le 18 mai 2026, la République populaire de Chine a décerné au premier ministre, chef du gouvernement, Amb. Allah Maye Halina, la prestigieuse “Outstanding Diplomat Medal”, la Médaille du Diplomate Éminent.

Parmi 173 diplomates anciens ambassadeurs et ambassadeurs en poste en Chine seuls 8 ont été distingués. Et l’Amb. Allah Maye Halina est l’unique Africain à figurer dans ce cercle très restreint. Une distinction qui vise à récompenser le rôle joué dans le rapprochement entre le Tchad et la Chine.  Pour la primature il s’agit d’une « reconnaissance internationale qui honore la diplomatie tchadienne et le rayonnement du Tchad sur la scène mondiale ».

Il est important de préciser que le séjour d’Allah Maye Halina en tant que ambassadeur du Tchad a été court, du 31 janvier 2023 à mai 2024. Plusieurs acteurs indiquent que c’était un passage stratégique. Son rappel en mai 2024 s’explique par sa nomination au poste de premier ministre par le président Mahamat Idriss Déby Itno, juste après l’investiture de ce dernier suite à l’élection présidentielle.

Bien avant cette période il a été directeur général du protocole d’Etat à la présidence pendant 13 ans, sous l’ancien président Idriss Deby Itno.