Tchad : soutien des femmes leaders au pouvoir de transition

Le Conseil Militaire de Transition (CMT) a évité au pays de sombrer dans le chaos après le décès du Maréchal Idriss Déby Itno, soutiennent ces femmes.Le Président du Conseil Militaire de Transition, le général Mahamat Idriss Déby Itno, a reçu ce mercredi 02 mars une délégation de responsables des organisations féminines du Tchad, conduite par l’ambassadrice Mariam Mahamat Nour, présidente du Conseil national des femmes leaders du Tchad (CONAF).

« Elles sont venues présenter au Chef de l’Etat les conclusions d’une grande rencontre qui a réuni du 14 au 16 février dernier à Bongor dans le Mayo Kebbi Est, plusieurs leaders des organisations des femmes tchadiennes. Rencontre au cours de laquelle elles ont discuté des problèmes des tchadiennes, questionné la transition en cours mais aussi réfléchi sur le rôle que doivent jouer les femmes », informe la présidence de la République tchadienne.

Elle ajoute que ces femmes ont souhaité « une transition apaisée, inclusive et réussie ».

« Une motion de soutien des femmes a été adressée au Conseil Militaire de Transition et à son Président pour avoir évité au pays de sombrer dans le néant après le décès tragique du Maréchal du Tchad (Idriss Déby Itno) » en avril 2021, conclut notre source.

Tchad : lancement officiel des activités de la SENAFET 2022 à Pala

Le 1er mars 2022, la ministre en charge de la femme, a lancé a procédé au lancement de la Semaine Nationale de la Femme Tchadienne (SENAFET).

Les activités de la Semaine Nationale de la Femme Tchadienne ont été lancées à Pala par la ministre de la Femme, de la famille et de la Protection de l’Enfance, Amina Priscille Longoh, en présence de la ministre du développement touristique et de l’artisanat, celle de la Formation professionnelle, le Gouverneur de la Province de Mayo Kebbi-Ouest, quelques membres du Conseil National de Transition, ceux de la Présidence de la république, les membres des Grandes Institutions de la République, les partenaires techniques et financiers, l’équipe de la délégation provinciale de la femme, les Autorités administratives, judiciaires et traditionnelles de ladite province.

Don son mot de bienvenue, le Maire de la ville de Pala, Tao Hindabo a souhaité la bienvenue aux différentes personnalités venues de Ndjaména ainsi que celles des autres provinces. Il a également précisé que tous les dispositifs ont été pris durant toute la semaine pour que les festivités de ladite semaine réussissent.

Dans son allocution tion, le Gouverneur de la Province de Mayo Kebbi-Ouest, Zilhoube Pafale Padataidang a remercié les plus hautes autorités de la République pour avoir choisi sa province pour la SENAFET Édition 2022.Il a félicité la Ministre de la Femme,de la Famille et de la Protection de l’Enfance pour son implication personnelle pour rendre effectif l’organisation de la SENAFET 2022 à Pala.

Dans son Discours de lancement, la Ministre de la Femme, de la famille et de la Protection de l’Enfance a remercié du fond du cœur la population de Mayo Kebbi-Ouest pour l’accueil très chaleureux et gigantesque manifestation qui est à la hauteur de l’événement. Elle a ensuite relevé que le thème de cette année qui est : » Femme Tchadienne au cœur de la Transition : enjeux et perspectives  » tire sa légitimité du contexte actuel et met exergue les engagements politiques pris par les plus hautes autorités de la Transition en l’occurrence le Général Mahamat Idriss Deby Itno pour l’implication des Femmes dans le processus de la Transition.

Elle a enfin demandé aux femmes de sortir massivement participer aux différentes activités prévues.

Source: ministère de la Femme de la famille et de la Protection de l’Enfance

Tchad : formation de 300 femmes du Mayo Kebbi-Ouest en entreprenariat

La Ministre de la Femme, de la Famille et de la Protection de l’Enfance Amina Priscille Longoh a lancé le 1er mars 2022, au centre culturel Nicodeme la formation de 300 femmes en entreprenariat.

La formation est dénommée « 72h pour apprendre un métier et devenir autonome.  » Elle vise également à décorer les hommes engagés de la Province de Mayo Kebbi-Ouest. C’est l’initiative de AFEMA (Association Femme Aussi).

La Présidente de AFEMA Nemadjilem Netoua Ernestine a remercié le Ministère de la Femme,de la Famille et de la Protection de l’Enfance et l’UNFPA pour leur appui multiforme ayant permis l’organisation de cette formation.

Le Représentant de l’UNFPA Dr Lali Roger a relevé que son institution est disposée à accompagner les femmes pour leur épanouissement.

La Ministre Amina Priscille Longoh a encouragé l’initiative de cette Association qui permettra aux femmes d’être autonomes.

Aux hommes engagés la Ministre leur a demandé d’être les défenseurs des droits des femmes.

Une délégation du Tchad prend part au Mobile World Congres à Barcelone

Plusieurs acteurs du numérique et de la téléphonie, dont de tchadiens sont réunis à Barcelone du 28 février au 3 mars, dans le cadre salon mondial du Mobile World Congres (MWC).

Organisé par le GSMA (Group Special Mobile Association), le Mobile World Congress est un Salon mondial regroupant plusieurs acteurs du numérique et de la téléphonie. Ce Salon mondial réunit des fabricants d’ordinateurs, des opérateurs des compagnies de téléphonie, des firmes, des développeurs de logiciels, des Startuppers, entre autres. Avec pour objectif d’exhiber les derniers outils de communications électroniques, les avancées relatives à l’intelligence artificielle, l’usage du numérique dans l’industrie, l’innovation des produits High Tech, etc. C’est un rendez-vous annuel où se convergent tous les fabricants des grandes marques de téléphone Android ainsi que des équipementiers numériques.

Une délégation du ministère des Postes et de l’Économie Numérique et des entités sous tutelle à savoir #SOTEL, #ARCEP et #ADETIC participent à cette grande messe mondiale du numérique. Les responsables des entreprises privées, #CHADTELECOM et #ILNET ont également effectué le déplacement.

L’équipe du ministère conduite par le secrétaire général du ministère des postes, Mahamat Saleh Ibrahim Salah a sillonné différents pavillons et échanger avec les représentants des firmes. Des contacts sont noués pour des éventuelles collaborations.

Le Tchad qui veut faire du numérique un levier de développement s’y est rendu pour chercher à capitaliser les atouts pour son essor.

Tchad : « Remplacer un Ministre par son subordonné est une pratique peu recommandable », Lydie Béassemda

Dans son allocution de sortie, l’ancienne ministre de l’Enseignement supoérieur, Lydie Béassemda a laissé entendre que son successeur, aurait comploté afin qu’elle soit mutée. Pour elle, un ministre ne devrait pas être remplacé par son subalterne. Ci-dessous, l’intégralité de sa déclaration

Mieux vaut la fin d’une chose que son commencement #

Monsieur le Ministre SGG

Cher Collègue et Frère Monsieur le Secrétaire d’Etat

Monsieur le Ministre Entrant,

Monsieur le Directeur Général du Ministères,

Messieurs les Recteurs des Académies,

Messieurs les Présidents des Universitaires,

Mesdames et Messieurs les Directeurs des Institutions sous tutelle,

Mesdames et Messieurs les Directrices et Directeurs Techniques ;

Chers collaborateurs et collaboratrices du staff administratif et du Cabinet,

Mesdames les Enseignantes Chercheurs, Chères Sœurs

Il est écrit « Mieux vaut la fin d’une chose que son commencement ». Cette parole tirée de mes croyances est édifiante car de la fin comme point d’observation, on peut percevoir les caractéristiques de MESRSI. C’est un Ministère géant comme une araignée qui se répand à travers les établissements vers les provinces du Tchad. Le MESRSI fout la trouille avec une mixité et une chaleur humaine, une importante délinquance juvénile et sénile, de gros problèmes de former des équipes de progrès… c’est un lieu à la fois moderne et pauvre, démesuré par la grandeur des chantiers inachevés et irresponsable par le taux élevé de chômages des lauréats. Bref c’est un ministère sensible.

Je veux vous parler directement. Vous comprenez donc la sérénité, la paix et l’assurance qui m’animent au moment de passer le témoin. J’éprouve un sentiment de reconnaissance à l’égard du Dieu qui a commencé et achève avec moi l’œuvre qui m’a été confiée pour le temps que Lui a prévu.

La quiétude qui a séjourné dans ce ministère et dans les universités habituellement mouvementées, ne saurait être le fait de ma modeste personne, ni de celle de mon collègue le Secrétaire d’Etat. C’est le travail, la responsabilité et la détermination communiquée par la Providence. Je l’ai fait à travers les équipes avec application.

Le MESRSI était difficile à gérer car de manière pernicieuse, il apparaît des désordres, de manque de repères, de manœuvres politiques qui apportent de l’obscurité, de la fragilisation, des troubles, des préjudices, des actes intolérables…

Ayant travaillé en équipe, j’ai eu le privilège d’avoir des hommes et des femmes à mes cotés pour m’accompagner, me conseiller, et me soutenir. Ils se reconnaissent à travers mon regard et mes mots. Je leur adresse mes toutes gratitudes.

Mesdames et Messieurs,

Comme vous le savez tous, au lendemain de la disparition du Marechal du Tchad, les milieux universitaires étaient devenus le sanctuaire des contestations. Les manifestants semblaient avoir des revendications de respect. Bien entendu pour avoir des moyens pour travailler sereinement. Mais très vite c’est le dérapage de la contestation vers le rejet du Conseil Militaire de Transition. De ces manœuvres des lobbies installés depuis belle lurette dans ces milieux de contestation, il est apparu des diffusions de messages anti-CMT dans les amphithéâtres. Ces messages pouvaient faire basculer notre pays dans une grande et violente crise sociopolitique. Quand on sait que la guerre de 79 avait commencé au Lycée Felix Eboué.

Accepter d’apporter sa pierre de contribution à la stabilité dans un contexte incertain, car je le répète que je n’avais pas fait la demande d’un poste ni été consultée, signifiait prendre des risques. Le Secrétaire d’Etat, moi –même, et nos collaborateurs avions fait l’objet d’une tentative d’assassinat dont les commanditaires sont bien connus.

Au terme de la mission qui nous a été confiée, l’on peut dire que le pire a été évité en son temps et dans la circonstance en question. C’est pourquoi j’éprouve un sentiment du devoir accompli par rapport à l’accalmie des manifestations dans les établissements d’enseignement public.

Sur un tout autre plan, quelques réalisations méritent d’être évoquées.

L’arrêté conjoint portant fonctionnement des a académies est enfin signé, sa mise en œuvre est un nouvel enjeu de tout le dispositif éducatif. Le processus d’élaboration d’une stratégie de l’éducation en perspective est une opportunité unique à saisir.

Le ministère doté d’une nouvelle architecture organisationnelle au niveau de l’administration centrale, peut être le véritable levier de la création de pôles de recherche et d’enseignement supérieur si et seulement si les personnes responsabilisées répondent aux critères de mérite. Car n’est pas manager qui le veut, seul l’exercice garantie la compétence.

Le positionnement de la recherche au cœur des défis et enjeux de la transition, est capital, si l’on veut élaborer des solutions endogènes aux problèmes du Tchad. Aussi, j’encourage l’équipe des Enseignants chercheurs des groupes thématiques «Dialogue National » et « Réconciliation Nationale » à parachever leurs œuvres par la publication de leurs résultats qui resteront une référence dans l’histoire de notre Nation.

La finalisation du processus d’acquisition des bus et leur mise à disposition pour le transport des étudiants a permis à l’Etat d’épargner 59 millions/mois depuis six mois.

De manière générale, la capacité de nuisance des lobbies sur les activités académiques a été maitrisée.

Plusieurs chantiers en cours traduisent la détermination et le désir de refonder le secteur de l’enseignement supérieur en péril. Le manque d’attractivité et la faiblesse de la gouvernance d’une part et la réduction drastique des allocations budgétaires de nos institutions d’autre part fossoient nos institutions. A cela, s’ajoute le manque d’équipements et réactifs dans les laboratoires. Cet état de fait interpelle tous les acteurs institutionnels, les forces vives de la Nation et les étudiants. Notre jeunesse mérite plus d’attention, d’égards bienveillants en ce contexte de transition.

Quel Tchad léguerons –nous aux générations futures ? Pour emprunter la citation d’Albert Einstein « Nous n’aurons le destin que nous aurons mérité ». Que les enfants des uns aient étudié en Amérique, en Asie ou en Europe et que d’autres aient étudié dans nos Universités, c’est au Tchad qu’ils vont contribuer. Pourquoi vouloir envoyer vers l’obscurité ceux d’ici et laisser ceux d’ailleurs dans la lumière ?

Elles sont nombreuses malheureusement, les personnes dont les motivations individuelles ou collectives visent à conduire l’enseignement supérieur dans l’abime. Les Universités, les instituts universitaires, les laboratoires, les grandes écoles, le Centre National des œuvres universitaires courent les risques de déstabilisation. Tapis à l’ombre des réseaux de privilèges multiformes dans ces établissements, les lobbies, ces ennemis sans visage et sans identité, se sont activés pour restaurer le cycle d’instabilité institutionnelle et mettre en place des mécanismes qui détourneraient le Ministère de sa véritable mission ; ENSEIGNER ET ELEVER LA NATION à travers la mise sur le marché des compétences et des expertises de haute facture.

Je voudrais me réjouir cependant, qu’il existe des hommes et des femmes dévoués à la cause de nos institutions et de l’avenir de la Jeunesse. A vous, je souhaite beaucoup de courage et de persévérance. Votre valeur est déterminée par les bonnes actions que vous avez posées et continuerez mettre en œuvre.

Je ne saurai finir mes propos, en mentionnant le caractère atypique de ce renouvellement institutionnel. Remplacer un Ministre par son subordonné est une pratique peu recommandable. Sous d’autres cieux, cela n’aurait pas eu lieu.

Dans ce pays, il n’y a pas de secret. Monsieur Ali Weidou, seul connait les sentiers parcourus pour atteindre ses fins. Beaucoup personnes ici, sont inscrites sur le même registre. Si les moyens sont fondés sur la vérité et la justice, je souhaite plein succès à la mission qui est confiée à mon successeur; s’ils ne le sont pas, l’avenir sera juge. Mon expériences au Ministère de l’Agriculture m’a instruit.

Au Général Mahamat Idriss Deby, Président du Conseil Militaire de Transition, Chef de l’Etat, je voudrais attester que j’ai tenu à ma promesse de contribuer à la stabilisation du Tchad à sa demande. Je formule le vœu pour lui afin que la Sagesse qui surpasse toute intelligence lui soit accordée pour la conduite de la Transition dont les labyrinthes sont jalonnés d’anciennes pratiques. Pour ma part, comme je l’ai réitéré à toutes les occasions, je demeure une personne principes.

Monsieur le Secrétaire Général,

Chers collaborateurs,

Chers Enseignants et Enseignantes chercheurs

Je vous renouvelle encore mes remerciements. Nous resterons connectés lorsqu’une la cause de l’enseignement supérieur exigera de chacun de nous une contribution.

Je vous remercie pour votre attention.

Tchad : l’identité du ministre des Affaires étrangères utilisée par les arnaqueurs sur les réseaux sociaux

Le service de presse du ministère des Affaires des Affaires Étrangères, alerte sur les faux comptes créés au nom de Chérif Mahamat Zene, sur les réseaux WhatsApp et Messenger pour escroquer des internautes.

En marge des pages Facebook et Twitter certifiées avec le Badge bleu, du ministre des Affaires étrangères, des faux comptes, au nom de Chérif Mahamat Zene ont été créés pour arnaquer les internautes tchadiens sur la toile. Les auteurs utilisent les numéros de téléphone du Tchad, et le nom, prénom et photos du chef de la diplomatie tchadienne à des fins inavoués.

Après constat, l’attaché de presse dudit ministère, Mahamat Ismail Youssouf, a décidé de dénoncer à travers un communiqué du 1er mars 2022. Il met également en garde, les potentielles victimes.

« Les services de presse du MAEIATE ont détecté sur les réseaux sociaux des comptes WhatsApp et Messenger ouverts avec des numéros de téléphone du Tchad, usurpant les noms, prénom et photos du Ministre des Affaires Étrangères, Monsieur Chérif Mahamat Zene. », peut-on lire dans le note.

L’attaché de presse regrette que, ces faux comptes aient permis à des individus sans scrupule « d’escroquer des compatriotes peu ou mal informés sur les risques d’abus auxquels les réseaux sociaux les exposent. »

Le mode opérateur des arnaqueurs consiste à, proposer bourses d’études, des opportunités d’emploi ou de recrutement dans des institutions internationales. En contrepartie, les personnes ‘’piégés’’, envoient aux faux collaborateurs, de l’argent par, western union ou money gram. Les destinations sont entre autres, Bénin, en Europe ou au Cameroun.

Les services de presse du Ministère des Affaires Étrangères invitent le public à plus de vigilance et de ne pas tomber dans les pièges des escrocs qui écument et détournent les réseaux sociaux à des fins criminelles.

Tchad : désormais c’est le ministère de la culture qui autorise toutes manifestations culturelles et artistiques

Dans le but d’améliorer le partenariat et l’encadrement des manifestations culturelles et artistiques, le ministère de tutelle fixe de nouvelles bases. La ministre la Culture, Achta Djibrine Sy invite tous les promoteurs à requérir son aval avant tout évènement.

Dans une circulaire du 25 février 2022, le ministre de la Culture et de la Promotion de la Diversité Achta Djibrine Sy invite tous les promoteurs à se signaler avant toutes manifestations. Pour elle, la décision d’organiser les manifestations culturelles et artistiques doivent obligatoirement être fournie par son département.

La ministre en charge de la culture interpelle, les membres des Associations de promotion des activités culturelles à base communautaires, Les promoteurs et organisateurs d’activités culturelles et les entrepreneurs culturels et événementiels à se conformer à la norme. Pour Achta Djibrine Sy, la volonté est : « d’améliorer le partenariat et l’encadrement des manifestations culturelles et artistiques. »

Un arrêté fixant les modalités pratiques sera rendu public dans les jours à venir, conclut la note.

Guerre en Ukraine: l’UA exige un bon traitement des réfugiés africains

Au sixième jour de l’invasion russe, de nombreuses personnes dont des Africains continuent d’affluer aux frontières pour quitter l’Ukraine même si l’Union africaine (UA) déplore les « mauvais traitements » dont ces derniers sont victimes.C’est une attitude « inacceptable » à l’égard des ressortissants africains, selon Macky Sall et Moussa Faki Mahamat, respectivement Président en exercice de l’UA et Président de la Commission de cette organisation continentale.

Suivant de près l’évolution de la situation en Ukraine, ils se disent « particulièrement préoccupés par les informations rapportées selon lesquelles les citoyens Africains, se trouvant du côté Ukrainien de la frontière, se verraient refuser le droit de traverser la frontière pour se mettre en sécurité ».

Selon le quotidien burkinabè Wakatsera, des milliers d’Africains, ressortissants essentiellement de l’Afrique du sud, du Nigeria ou de la Côte d’Ivoire, pour ne citer que ces pays, sont « pris non seulement au piège » de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, mais également de la « discrimination dans la tentative de traversée » vers les pays frontaliers pour échapper aux roquettes, obus et autres artillerie lourde. S’ils réussissent à traverser l’Ukraine sous la pluie des bombes, c’est la « désillusion » qui les attend aux frontières qu’ils doivent traverser pour s’éloigner du théâtre du conflit.

Face à ces rapports sur le « traitement différent inacceptable » des Africains, le chef de l’Etat sénégalais et le diplomate tchadien estiment qu’ils « seraient choquants et racistes et violeraient le droit international ».

Ce mardi, le journal rwandais The New Times  livre un témoignage fort sur la situation infernale des Africains en Ukraine. Il raconte « la triste histoire de deux sœurs rwandaises », Emmanuella Kanyana et Aline Uwamahoro. Les deux étudiantes sont « coincées » dans la ville de Soumy, dans le Nord-Est de l’Ukraine, à moins de 50 kilomètres de la frontière russe, non loin de Kharkiv, la deuxième plus grande ville du pays et théâtre d’intenses combats.

« Lorsque vous essayez de sortir de la ville, vous rencontrez des forces ukrainiennes ou russes et ils vous disent simplement de rentrer chez vous », dit Uwamahoro. En plus de cela, elle craint justement « que certaines personnes racistes en Ukraine ne profitent d’une telle période de chaos pour maltraiter les Noirs ». « Nous avons des gens racistes ici. Et le plus drôle, c’est que beaucoup de gens ont reçu des armes pour combattre les Russes. Il y a donc aussi un risque de se faire tirer dessus par des racistes », affirme-t-elle.

De ce fait, Macky Sall et Moussa Faki Mahamat exhortent « tous les pays à respecter le droit international et à faire preuve de la même empathie et du même soutien envers toutes les personnes qui fuient la guerre, nonobstant leur identité raciale ».

Par ailleurs, « les deux Présidents rappellent que toute personne a le droit de franchir les frontières internationales pendant un conflit et, à ce titre, devrait bénéficier des mêmes droits de traverser la frontière pour se mettre à l’abri du conflit en Ukraine, quelle que soit sa nationalité ou son identité raciale ».

Tchad : accident de la circulation, la CTDDH dénonce la défaillance des mesures de sécurité routière

Suite à l’accident de la circulation qui a causé la mort de plus de 30 personnes et 54 blessés, sur l’axe Manqalmi – Umm Hajar, la Convention tchadienne pour la défense des droits de l’homme dénonce une défaillance de la sécurité routière.

L’accord tchadien pour la défense des droits de l’homme exprime sa profonde tristesse face à l’accident mortel de la circulation survenu dans la nuit du 27 au 28 février sur la route (route) de Manqalmi – Umm Hajar.

En effet, dans la nuit du 27 au 28, deux bus appartenant à l’agence d’Abu Hamama sont entrés en collision entre mon transporteur – Umm Hajar. L’accident mortel a tué plus de 33 personnes, dont un chauffeur et un assistant de deux bus, et plus de 54 autres blessés.

La Convention tchadienne pour la défense des droits de l’homme (CTDDH) regrette la grande perte de nombreux citoyens par l’incident dont le camarade Dr Abdul Hamid Ahmed Othman, membre actif et conseiller de la cellule CTDDH dans le 10ème cercle (Goudji).

L’accord tchadien des droits de l’homme considère que cet accident aurait pu être évité si toutes les mesures de sécurité routière avaient été prises par les autorités compétentes, ajoutant à cela le mauvais état de la route et l’épuisement des conducteurs qui n’ont pas tout au long de la route R tout le long

Le défenseur tchadien des droits humains présente ses plus sincères condoléances à toutes les familles endeuillées, y compris la famille du militant Dr Abdul Hamid Ahmed Othman. Dieu couvre leurs âmes de Sa miséricorde.

Tchad : installation de la nouvelle directrice générale adjointe de la Police nationale

La toute première femme à exercer comme DGA de la police nationale a pris fonction ce 28 février 2022. Evodia Pakouaré a été installé par son supérieur hiérarchique,  le général de Corps d’Armée Moussa Haroun Tirgo.

Installant officiellement la nouvelle Directrice Générale Adjointe dans ses nouvelles fonctions, le Directeur Général de la Police Nationale, le Général de Corps d’Armée Moussa Haroun Tirgo l’a félicité pour sa nomination et a souhaité bon vent au sortant.

Le Directeur Général de la Police Nationale, le Général de Corps d’Armée Moussa Haroun Tirgo a rappelé les missions premières de la Police Nationale qui sont celles d’assurer la sécurité des personnes et de leurs biens.

Née le 13 Mai 1967 à Léré (Mayo-Kebbi) la nouvelle Directrice Générale Adjointe de la Police est la première femme policière à occuper ce poste. Elle fut dans le passé commissaire de Sécurité Publique du 6ème et 12 ème arrondissement de la capitale avant d’être nommée en 2021 comme sous-directrice de Police de Proximité, poste qu’elle occupa jusqu’à sa nomination comme DGAPN.

Source : police national

Tchad : le nouveau ministre de l’Enseignement supérieur prend fonction

Le nouveau ministre en charge de l’Enseignement supérieur, Dr Ali Waidou, a pris fonction ce lundi 28 février 2022. Il entend travailler avec ses aînés académiques pour redonner au ministre ses lettres de noblesse.

Nommé à l’issue du décret n°509 du 25 février 2022, Dr Ali Waidou prend officiellement les rênes du département de l’enseignement. Il est l’un des ministres du dernier remaniement dont la désignation a été beaucoup commentée. Celui qui a été présenté par, Mahamat Idriss Deby, comme étant l’un de ses anciens enseignants, commence à dévoiler ses intentions pour la bonne marche de l’enseignement au Tchad.

A la cérémonie de passation de fonction, Dr Ali Waidou a fait savoir qu’il entend travailler avec ses devanciers académiques,  en vue d’instaurer un climat apaisé au ministère.

En passant les charges à son successeur, l’ancienne chef de département, Lydie Beassemeda a fait le panorama de ses réalisations.  Entre autres, la signature de l’arrêté conjoint portant organisation et fonctionnement des Académies. Elle a tenu le coup malgré la discorde des étudiants, dès sa nomination. Les apprenants ont estimé qu’elle n’avait pas le niveau requis, moins encore la compétence nécessaire pour le L’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’innovation.

Il est à préciser que, le nouveau patron de l’Enseignement Supérieur, Dr Ali Waidou  est enseignant-chercheur à l’Université de Moundou. Il a été chef de département de Philosophie. Ensuite, Directeur général du Centre National des Œuvres Universitaires (CNOU), jusqu’à sa récente nomination.

Le Tchad reporte le pré-dialogue de Doha avec les politico-militaires

Le ministre de la Communication, Abderamana Koulamallah, dans une communication du 27 février 2022, annonce le report du pré-dialogue avec les politico-militaires, prévu à Doha au Qatar.

Initialement prévu le 27 février 2022, le pré-dialogue de Doha, entre le gouvernement tchadien et les politico-militaires renvoyé sine die. Le porte-parole du gouvernement évoque, un léger glissement. «Ce pré-dialogue va connaitre un léger glissement. Ce léger glissement est dû à des contraintes organisationnelles liées à des difficultés du pays hôte. Le Tchad pour sa part était prêt à faire le dialogue dès aujourd’hui mais les Qatari ont connu quelques retards », explique Abderamana Koulamallah

Toutefois, il assure que, ce décalage n’aura pas incidence sur la date de la tenue du grand Dialogue national inclusif souverain annoncé le 10 mai prochain. Pour le ministre de la Communication, il n’y a pas d’obstacle majeur à la tenue du pré-dialogue. Juste le fait que, «Les Qatari n’avaient envisagé qu’un nombre réduit de politico-militaires mais le président du Conseil militaire de transition est resté ferme sur sa position de voir tous les tchadiens participer à ce dialogue inclusif».

Le dialogue avec les politico-militaires se tiendra très rapidement, et des très rapidement des résolutions issues de ces pourparlers seront prises pour le comité d’organisation puisse mettre le rapport issu du pré-dialogue, dans le rapport général du CODNI.

Tchad : Abdoulaye Sabre Fadoul nommé directeur du Cabinet civil de la présidence

Après son éviction du ministère de la Santé publique le week-end dernier, Abdoulaye Sabre Fadoul est nommé directeur de Cabinet civil de la présidence de la république.

Par Décret N°0511/PR/2022 du 28 février 2022, Abdoulaye Sabre Fadoul est nommé directeur de Cabinet civil de la présidence de la république. Il remplace à ce poste, David Houdeingar Ngarimaden. Abdoulaye Sabre Fadoul est, l’ancien ministre de la Santé publique et de la Solidarité nationale. Il a été délogé à l’issue du remaniement ministériel du 25 février 2022.

Pour avoir imprimé ses marques au département de la santé, le retrait de ce ministre du gouvernement a suscité l’indignation des populations. Les internautes estiment qu’il avait encore beaucoup à apporter, dans le cadre de l’amélioration du ministère de la Santé.

Le directeur de Cabinet civil adjoint est, Abdelkérim Idriss Deby. Il a été maintenu.

Tchad : le ministère de l’environnement forme sur le contrôle pollution dans les zones pétrolières

Une formation de trois jours a été initiée par le ministère de l’Environnement sur l’impact négatif de l’exploitation  des gisements pétroliers au Tchad. Les travaux ont débuté le 24 février 2022.

Afin de relever de nombreux défis environnementaux et sociaux liés à l’exploitation des ressources pétrolières et gazières, le ministère en charge de l’environnement organise un atelier. La formation sur la prévention et le contrôle de la pollution dans les zones pétrolières du Tchad se tient centre de retraite Béthel à Bakara. Le représentant le ministre de l’environnement, de la Pêche et du Développement Durable, Nadoum Koro a rappelé que, l’exploitation des gisements pétroliers entraine souvent des impacts négatifs tant sur la santé humaine que sur l’environnement. « Les principales préoccupations environnementales et sociales sont les suivantes : les émissions atmosphériques ; les rejets des eaux usées et effluents ; la gestion inappropriée des déchets solides, liquides et gazeux ; la gestion irrationnelle des produits chimiques de toute nature ; les sources sonores et lumineuses et les déversements accidentels des hydrocarbures ».

Le cadre juridique dont s’est doté le Tchad en la matière comprend entre autre, la Loi n° 14/PR/98 du 17 août 1998, définissant les principes généraux de la protection de l’environnement ;la Loi n° 14/PR/2008 du 10 juin 2008, portant Régime des Forêts, de la Faune et des Ressources Halieutiques ; la Loi n° 009/PR/2008 du 06 juin 2008, portant adoption du Plan National d’Intervention en cas de Déversements Accidentels d’Hydrocarbures (PNIDAH) ; le Décret n° 630/PR.PM.MERH/2010 du 04 août 2010, portant réglementation des études d’impact sur l’environnement et enfin le Décret n° 904/PR/PM/MERH/2009 du 06 août 2009, portant réglementation des pollutions et des nuisances à l’environnement.

Tchad : vers la révision du protocole de prise en charge de la covid19

Un atelier de révision du protocole de prise en charge de la covid19 a démarré le 24 févier 2022 à Douguia. Le lancement a été fait par, le coordonnateur national adjoint des actions de lutte contre la covid19.

Pendant trois jours, les professionnels de la santé vont focaliser leur réflexion sur le document national de traitement de la covid19 dans les formations sanitaires du Pays. Il sera également question de se concentrer sur les thématiques suivantes : la Clinique et thérapeutique, les critères de guérison et le poste covid19, les soins à domicile et le contrôle des infections dans les formations sanitaires.

Le coordonnateur national adjoint des actions de lutte contre la covid19 Dr Mahamat Taher Abakar a exhorté les participants de se mettre à la recherche du savoir, du savoir médical et sanitaire qui permettra de fournir un document fiable et pratique sur le terrain. Ce document est très attendu des hautes autorités du pays e expliqué le coordonnateur national adjoint de la CNAL.

Source: ministère de la Santé publique

Le Tchad sollicite le soutien du Cameroun pour la candidature du Pr. Ali Souleyman Dabye au CAMES

En prélude à l’élection du SG du CAMES, prévu au mois d’août prochain, Mahamat Idriss Deby a envoyé un émissaire au Cameroun pour solliciter le soutien à son candidat.

Le ministre tchadien des Finances est arrivé au Cameroun, le 24 février avec un pli fermé du président du Conseil militaire de transition. Lequel doit être remis au président de la république du Cameroun. A cet effet, Tahir Hamid Nguilin a été reçu par le premier ministre du Cameroun, Joseph Dion Ngute.

Le candidat du Tchad au poste de secrétaire général du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES) est, le Pr. Ali Souleyman Dabye, mathématicien et ancien ministre de l’Environnement.

Le nouveau SG du CAMES sera désigné à l’issue de la Conférence des ministres de cet organe, prévue au mois d’octobre 2022.

Tchad : interdit d’organiser les cérémonies de mariages et baptêmes dans les établissements scolaires

C’est une décision du ministre en charge de l’Education nationale. II est désormais interdit, les jeux des cartes, l’organisation des soirées dansantes, les cérémonies de mariage, de baptême, au sein des établissements scolaires.

 Dans une note circulaire datée du 23 février 2022, le secrétaire d’Etat à l’Education Nationale et à la Promotion Civique, M. Saleh Bourma, attire l’attention de directeurs techniques, de délégués provinciaux de l’Education Nationale, des inspecteurs départementaux et inspecteurs pédagogiques sur ces pratiques néfastes qui se passent dans les établissements scolaires.

Le secrétaire d’Etat regrette que pendant le week-end ou les jours fériés, des individus s’organisent pour venir se livrer à ces pratiques contraires à l’esprit éducatif dans certains établissements avec tous les risques que cela peut provoquer. M. Saleh Bourma promet des sanctions contre les responsables qui ont l’habitude de cooperer avec ces particuliers, pour les aider dans ces pratiques malsaines.

La Bdeac va décaisser 189,5 milliards F CFA

La Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (Bdeac) s’engage à financer sept projets pour l’émergence de cette partie du continent noir.En ce début d’année, l’enveloppe promise par la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (Bdeac) établit « un nouveau record » dans la mesure où elle représente « plus de la moitié du volume de l’ensemble des engagements de l’exercice précédent », se félicite l’institution financière.

Les projets accélérant l’intégration de la sous-région occupent « une place importante » dans ces financements conclus lundi dernier par le Conseil d’administration et l’Assemblée Générale de la Bdeac réunis en visioconférence.

Il s’agit notamment, détaille la source, du Projet de construction du nouvel Aéroport de Libreville (Gabon), du Projet de réhabilitation et d’équipement du Chemin de Fer Congo-Océan (Congo) et du Projet d’aménagement de la route Akurenam-Minang (Guinée équatoriale).

En outre, la Banque accompagne le secteur privé dans l’agro-industrie, l’industrie, la santé pharmaceutique et la microfinance. La Bdeac, « avec ces nouveaux financements, porte ses interventions en faveur des projets intégrateurs à plus de 309 milliards F CFA (et dépasse) les engagements pris lors de la table-ronde des bailleurs de fonds de Paris (France) en novembre 2020 (308 milliards FCFA) », souligne-t-elle.

Tchad : l’ordre est donné de déguerpir toutes les propriétés appartenant aux politico-militaires

Toutes les propriétés appartenant aux politico-militaires doivent être déguerpies dans un délai de sept jours. L’injonction a été donnée ce 23 février 2022, ministre de la Sécurité publique Souleyman Abakar Adam.

Dans le cadre du processus de réconciliation nationale, les nouveaux hommes forts ont entamé des démarches auprès des politico-militaires en exil. Des concertations ont eu lieu et d’autres pourparlers vont précéder le dialogue national inclusif, devant réunir tous les tchadiens autour d’une table. A l’effet de débattre sérieusement et sereinement en vue d’une paix durable et solide au Tchad.  C’est dans cette visée que le gouvernement a pris l’initiative, dans un premier de restituer tous les biens immobiliers des politico-militaires.

La décision est rendue officielle par le  ministre de la Sécurité publique. Souleyman Abakar Adam déclare : « Il est ordonné le déguerpissement de toutes les propriétés appartenant aux politico-militaires occupées par les services de l’Etat ou par des particuliers et mises en location partiellement ou totalement par ces derniers. Il en est de même pour leurs terrains occupés par les services de l’Etat ou construits par des particuliers »

Il précise que, ces dispositions s’appliquent également aux propriétés occupées dont les devantures sont transformées en boutiques, alimentations, bureaux ou toutes autres activités commerciales et/ou mises en location.

Un délai de sept jours est donné pour évacuer totalement les lieux.

Mali : la France ne tolérera « aucun ultimatum » (PM)

La France ne tolérera « aucun ultimatum » et ne sera « sensible à aucune pression » dans la gestion du retrait de ses troupes du Mali selon son Premier ministre Jean Castex.Face à la demande de la junte malienne de faire partir ses troupes « sans délai », le Premier ministre français a répondu que le « désengagement progressif des militaires français déployés Mali se fera en bon ordre et en sécurité ».

« Nous ne tolérerons aucun ultimatum, et ne serons sensibles à aucune pression, quelle que soit leur provenance », a déclaré Jean Castex, lors d’une déclaration devant l’Assemblée nationale.

« Sur le plan militaire, nous serons amenés à fermer les bases de Gossi, Ménaka et enfin Gao. La manœuvre s’effectuera en bon ordre et en sécurité et durera entre quatre et six mois », a indiqué Jean Castex. La France a annoncé le 17 février 2022 à Paris, le départ de Barkhane, sa force militaire composée de 2400 militaires sur un total de 4600 déployés au Sahel. Un départ qui entraîne aussi celui de la force militaire de l’Union européenne Takuba.

Devant les députés français, le Premier ministre a chargé le régime de la transition qui a « renié, un par un, ses engagements », faisant « le choix de s’appuyer sur une organisation privée bien connue de mercenaires russes, Wagner, dont le modèle économique repose sur la prédation des richesses des pays dans lesquels elle opère » a-t-il justifié.

Il a soutenu que la France et ses partenaires de l’Union européenne ne peuvent plus « s’investir dans un pays dont les autorités ne souhaitent plus coopérer avec les Européens et entravent leur capacité d’action. »

Tchad : une délégation interministérielle est arrivée à Abéché

Au moins cinq membres du gouvernement ont foulé la terre du Ouaddaï, ce mardi 22 février 2022. Ils ont arrivés à Abéché dans le cadre d’’une visite de travail.

La délégation interministérielle est pilotée par le ministre en charge de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, Mahamat Bechir Cherif. Les cinq membres du gouvernement ont été accueilli à leur descente de l’avion, à l’aéroport d’Abéché par, le de la province du le gouverneur de la province du Ouaddaï, Ahmat Dari Bazine.

On plus du chef d’équipe, nottamment le ministre de l’Administration du territoire, les autres membres du gouvernement sont entre autres, le ministre en charge de l’Economie, Dr Issa Doubragne ; le ministre de l’Administration du Territoire, Mahamat Bechir chérif Daoussa ; la ministre de la Femme, Amina Priscille Longhoh ; la ministre du Développement agricole, Mme Kamougue née Déné-Assoum et le secrétaire d’Etat à la Santé, Djidd Ali Sougoudi.

Après leur accueil à l’aéroport, ils ont été orientés pour le patron de la circonscription.

Le Tchad organise un festival pour mettre en valeur les langues locales

La 1ère édition du Festival des langues locales a démarré le 21 février 2022 au Plais du 15 janvier et prendra fin le 2 mars prochain. Cet évènement est initié pour mettre en valeur les langues nationales du pays.

Le Festival Toumaï des langues locales, première édition, est placée la coordination du Festival National des Langues Locales-Tchad. L’évènement entre dans le cadre des activités de la journée internationale de la langue maternelle, célébrée chaque 21 février. Le Festival des langues nationales est organisé en collaboration avec la direction de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales au ministère de l’éducation nationale et de la promotion civique, la Société Internationale de Linguistique (SIL) et de l’Agence de Développement Économique et Sociale (ADES).

Les activités au programmes sont entre autres, l’exposition des objets d’art ; récits ancestraux ; dégustation des anciens mets ; danses traditionnelles et l’initiation de l’écriture des langues.

Le président du Comité d’organisation assure que, cette première édition va apporter un tonus particulier à la conception des langues locales et participer à la promotion de la culture.

Le Tchad compte plus de 100 langues et elles ont besoin d’être valorisées, réagi le représentant du SIL. Padeu Dakouli, invite les différentes communautés à les valoriser.

L’UNESCO entend sensibiliser les nations sur le rôle crucial des langues autochtones dans le développement durable, la cohésion sociale, l’accès à l’éducation pour tous, à la consolidation de la paix, à la réconciliation, à la bonne gouvernance et à la promotion des droits fondamentaux l’Homme.

 

Tchad : les élèves de N’Djamena en colère après l’annonce de la grève des enseignants

Suite à la décision des enseignants fixant arrêt des cours pendant 72 heures, les élèves de la ville de N’Djamena ont décidé de perturber les cours dans certains établissements en guise de protestation

Les cours sont perturbés dans plusieurs établissements de N’Djamena ce 22 février 2022. Le trouble est organisé par les élèves qui s’opposent à la grève de 72 heures, initiée par les enseignants.

Dans un communiqué du 21 février 2022, le Syndicat des enseignants du Tchad (SET), annonçait un arrêt de cours de 72 heures à tous les niveaux. Pour attirer l’attention sur les problèmes liés à leurs salaires et aux soucis administratifs des professeurs des matières scientifiques.

Le SET réclame, le rappel des primes de craie et de documentation ; le salaire du mois de juillet 2018 reversé au Trésor public. Les arriérés des jetons de présence des membres du CAP des ministères de l’Education et de la promotion civique, de la Formation Professionnelle et des Petits Métiers, de l’Enseignement supérieur, de la Jeunesse et des Sports, de la Culture et de la Promotion de la diversité. Egalement, les arriérés de salaire des nouveaux intégrés ; les situations salariales et administratives des professeurs scientifiques. Enfin, la régularisation des frais de transport triennal de 2016, 2017,2018 et 2019, pour les omis dont les requêtes sont transmis depuis 4 mois.

Cette décision a suscité la colère des élèves de certains établissements. Ces apprenants perturbent les cours dans certains établissements depuis le début de la journée. Tout a commencé avec les élèves du lycée La Liberté. Ils ont bloqué la circulation dans le périmètre de la rue de 40 mètres et perturbé les cours au complexe SCIO et lycée Fort Lamy.

Malgré l’usage des gaz lacrymogènes pour les disperser, les élèves contestataires continuent leur bonhomme de chemin.

Tchad : le ministre de la Justice demande de dénoncer les auteurs du trafic de personnes

Répondant aux questions des conseillers nationaux, ce 21 février 2022, le ministre de la Justice  reconnu qu’il se déroule au Tchad, le trafic illicite des personnes. Il est contre le phénomène et demande de dénoncer les auteurs.

Le transport illicite des personnes pour les soumettre au travail forcé, fait couler beaucoup d’encre au Tchad. Des dénonciations se font au quotidien au travers des canaux différents. Le ministre de la Justice, a été auditionné sur la question ce jour, au Palais de la démocratie. Pour Mahamat Ahmat Alhabo les responsabilités sont partagées. « Reconnaissons que certains parents et les autorités traditionnelles vendent leurs enfants même si le terme n’est pas approprié. » Le ministre de Justice déclare que ce sont les parents qui vendent leurs enfants aux riches.

Il ajoute que : « tant que personne ne vienne porter plainte formellement, le phénomène va perdurer. » Il invite toute personne, témoin du phénomène de trafic de personnes, à dénoncer ou porter plainte. Ce n’est que de cette manière qu’on peut éradiquer la pratique, estime le membre du gouvernement.

Après les différentes questions, un protocole contre le trafic illicite des migrants par terre, air et mer a été adopté. A         avec 65 voix pour, 0 contre et 1 abstention. Les dispositions de ce protocole permettent à la fois, de réprimer et punir les auteurs du trafic des êtres humains. Le trafic des personnes se fait plus vers la Lybie. Ainsi, le patron de la justice souhaite que pays : « retrouve sa souveraineté pour la sécurité de notre pays et de la sous-région ».

Mali : le CNT entérine une transition de cinq ans

Le Conseil national de transition (CNT), qui fait office d’organe législatif au Mali, a entériné ce lundi 21 février 2022, une transition 5 ans avant la tenue d’élections.C’est une douche froide pour la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao). Alors que l’organisation sous-régionale se montrait favorable à une transition d’un an Mali pour envisager une levée de l’embargo économique décrété depuis le 9 janvier 2022, le CNT vient d’entériner ce lundi, une période de transition pouvant aller jusqu’à cinq ans avant des élections et un retour des civils à la tête du pays.

Le Conseil national de transition (CNT), dirigé par le colonel Malick Diaw, a approuvé par 120 voix pour, aucune voix contre et aucune abstention une révision en ce sens de la charte de la transition. Désormais cette charte fait office d’acte fondamental durant ce quinquennat précédent un retour des civils à l’horizon 2027.

La révision approuvée ce lundi, dispose que la durée de la transition sera conforme aux recommandations formulées à l’issue de consultations nationales qui ont eu lieu en décembre 2021. Les conclusions des Assises ont donné mandat aux autorités maliennes de conduire une transition de six mois à cinq ans. Les Assises ne mentionnent pas de date exacte pour la tenue des futures élections présidentielles et législatives devenue la pomme de discorde entre le Mali et la Cedeao.

La version originelle de la charte, promulguée par les militaires le 1er octobre 2020 un peu plus d’un mois après leur premier putsch en août 2020 contre Ibrahim Boubacar Keïta, fixe la durée de la transition à 18 mois. Elle prévoyait un couplage de la présidentielle et des législatives le 27 février 2022. Mais face à la détérioration de la situation sécuritaire dans le pays, les autorités maliennes sont revenues sur cet engagement.

Le Mali est plongé dans une grave crise sécuritaire et politique depuis le déclenchement d’insurrections indépendantiste et jihadiste en 2012.

Cela avait nécessité l’intervention de la France en 2013 dans le cadre de l’opération Serval sur demande du gouvernement de la transition de Dioncounda Traoré pour repousser les jihadistes dans les villes de Gao et de Tombouctou notamment.

Mais, presque dix ans après cette intervention de l’armée française, Serval devenue Barkhane et sous une forme plus élargie aux autres pays de l’Union européenne dans le cadre de Takuba, ont annoncé leur retrait du territoire malien à cause des désaccords avec les dirigeants maliens sur la durée de la transition et l’arrivée de la société privée militaire russe Wagner. Cette décision majeure a été annoncée par la France et ses alliés européens dans un communiqué commun le 17 février 2022 en marge du sommet Union européenne – Union africaine.

Ce retrait, selon Emmanuel Macron, président de la République française « se traduira par la fermeture des emprises de Gossi de Ménaka et de Gao, il sera effectué de manière ordonnée, avec les forces armées maliennes et avec la Mission des Nations unies au Mali et durant cette période, nous maintiendrons nos missions de soutien au profit de la Minusma » a-t-il précisé.

Tchad : avocats, huissiers et notaires manifestent contre l’injustice et les tueries

Les hommes en toge noire disent non à la prolifération des armes et aux massacres des citoyens au Tchad. Ils ont organisé, ce lundi 21 février 2022, une marche de protestation pour à cet effet.

Ils sont partis de la Cour suprême pour le ministère de la Justice. Les avocats, les huissiers de justice et les notaires revendiquent respect des droits humains et la justice au Tchad. Cette marche fait suite aux évènements sanglants d’Abéché, dans la province du Ouaddaï, le massacre de Sandana dans la province du Moyen Chari, et toutes les autres formes d’insécurité et de justice. « Nous, avocats, huissiers de justice et notaire exigeons le respect des droits humains et la justice au Tchad », peut-on lire.

Dans le listing des exigences, on peut lire entre autres,

  • Nous exigeons une justice indépendante et impartiale ;
  • Non à la prolifération des armes ;
  • La personne humaine est sacrée et inviolable ;
  • L’exécution des décisions de justice est un droit fondamental et un gage de la paix sociale ;
  • Non à la restriction des libertés publiques ;
  • Non, aux sévices, à la torture, aux traitements cruels, inhumains et dégradants ;
  • Non à l’esclavage et à la traite des êtres humains ;
  • Nous exigeons la poursuite et la condamnation pénale des auteurs et complices des tueries d’Abéché ;
  • Justice aux victimes de Sandana ;
  • justice aux victimes d’Abéché ;
  • non aux bavures et brutalités policières ;
  • non aux bavures et brutalités policières.

Les manifestants dénoncent également à l’ingérence de l’exécutif, l’incompétence des magistrats et la corruption.

Mali : « la France ne veut pas perdre le Mali » (expert)

Les rapports heurtés entre Paris et Bamako montrent que l’ex-puissance coloniale veut coûte que coûte garder son influence sur son ancienne colonie, estime le Docteur en Sciences politiques et enseignant-chercheur à l’Université catholique de l’Afrique de l’Ouest (Ucao) de Dakar, Adama Sadio, interrogé par APA.1. Le retrait du Mali des soldats de Barkhane et Takuba a été décidé jeudi à l’occasion du Sommet UE-UA. Comment analysez-vous cette décision ? 

Les forces françaises sont au Mali depuis neuf ans, mais cela n’a pas empêché le pays de vivre dans l’insécurité. L’instabilité persiste. D’ailleurs, c’est ce qui explique le mécontentement des populations et autorités maliennes qui demandent leur départ.

Maintenant, nous sommes dans une dynamique géopolitique mondiale où le Mali fait appel à la Russie pour ne pas dire des « mercenaires russes » également présents en Centrafrique.

Il y a de cela un an, ce sont ces mêmes mercenaires qui avaient aidé le pouvoir de Bangui, menacé par les rebelles, à se maintenir. Ces hommes sont aussi intervenus en Syrie lorsque le régime de Bachar Al Assad était dans de grandes difficultés.

La guerre contre le jihadisme au Sahel est extrêmement compliquée. Jusque-là, on peut dire que l’armée française a eu de bonnes intentions. Cependant, rien n’est encore gagné dans les faits.

L’avenir nous dira si le retrait des troupes étrangères est un pari risqué pour le Mali ou non. Une chose est sûre : Wagner a déjà obtenu des résultats ailleurs même si on l’accuse de tous les noms d’oiseaux, notamment des violations de droits humains…

Nous ne devons pas oublier de rappeler que l’armée française, qui est intervenue en Centrafrique sous la bannière des Nations Unies, a également commis des actes de pédophilie. C’est dire que ce que l’on reproche aux Russes actuellement, on le retrouve dans d’autres armées.

2. la France et ses alliés vont se redéployer d’autres pays du Sahel. Que vous inspire ce choix ?

C’est juste parce que la France ne veut pas perdre le Mali. À vrai dire, elle ne veut pas quitter le Mali. L’enjeu n’est pas seulement la démocratie. Il est beaucoup plus géostratégique et économique.

Au Tchad par exemple, Paris a intronisé Deby fils à la tête du pays et mené un lobbying intense pour ne pas que N’Djamena soit sanctionné par l’Union Africaine (UA) ou la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale.

Tout le contraire de ce que l’Elysée a fait pour Bamako alors que les deux pouvoirs sont issus de coup d’Etat. La France a activé tous ses leviers pour que la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), l’UA et la communauté internationale sanctionnent le Mali.

Cela est dû au fait que la France ne veut pas quitter et perdre le Mali. Un rapport du Sénat français, publié en 2014, dit que l’avenir de l’Hexagone est en Afrique.

La France est en effet une voiture dont le moteur est le continent noir. Elle a carrément besoin de lui. Le problème est qu’aujourd’hui, il y a un sentiment, pas anti-français comme le disent certains, mais plutôt un sentiment antipolitique française en Afrique qui gagne de plus en plus de terrain.

La France a perdu la Centrafrique. Aujourd’hui, avec la junte malienne, Paris est également sur le point de perdre. Il y a un effet de contagion qu’elle redoute.

L’autre aspect qu’il ne faut pas perdre de vue, si la France est membre du Conseil de sécurité des Nations Unies, au-delà d’être parmi les Etats vainqueurs de la seconde guerre mondiale, c’est parce qu’elle a eu des colonies importantes sur le continent africain.

Il faut ajouter la démographie galopante de ce continent qui inquiète d’une part les occidentaux, mais qui représente en même temps un marché énorme pour leurs entreprises.

Plusieurs grandes enseignes européennes s’installent dans nos pays. C’est une politique bien pensée par les Occidentaux. Chaque année, un pays africain découvre du pétrole ou du gaz.

La France a de plus en plus besoin de ces ressources pour assurer son approvisionnement surtout dans un contexte très tendu avec la Russie. Enfin, elle a besoin de l’Afrique pour s’affirmer comme une puissance militaire africaine. C’est seulement dans ce continent que la France peut changer le cours de l’histoire d’un pays.

Le Mali presse les militaires français à quitter son territoire

Au lendemain de l’annonce d’un « retrait coordonné » des soldats français et de leurs alliés européens, les autorités de transition maliennes veulent que cette opération se fasse « sans délai ».Le Mali d’Assimi Goïta a hâte de tourner la page. Dans un communiqué, publié ce vendredi, Bamako enjoint à Paris de ne pas perdre de temps pour le retrait des forces militaires de Barkhane et Takuba.

Les autorités de transition prennent acte de la « décision unilatérale » de la France même si elle constitue une « violation » des accords liant les deux pays ainsi que d’autres partenaires. Au plus vite, le gouvernement malien s’attend donc à ce que ces troupes étrangères quittent son territoire national sous sa supervision.

 

Le sommet UE-UA soulève de « grands espoirs », selon Faki Mahamat

Le sixième sommet euro-africain suscite de « réelles » attentes au sein des gouvernements, des élites et des peuples des deux continents, a soutenu jeudi le président de la Commission de l’Union africaine.

Le changement s’impose désormais dans les relations entre l’Afrique et l’Europe. S’exprimant à l’ouverture de cette rencontre qui se tient à Bruxelles, la capitale de l’UE, Moussa Faki Mahamat a fait savoir que « de grands espoirs sont soulevés aujourd’hui par notre sommet. Les attentes qu’il suscite au sein des gouvernements, des élites et des peuples des deux continents sont réelles ».

Quarante chefs d’Etat et de gouvernements africains et vingt-sept dirigeants européens sont réunis dans la capitale belge pour un sommet de refonte de la relation Afrique-Europe. Les dirigeants se retrouvent deux jours autour de tables rondes thématiques pour élaborer une série de projets concrets dans tous les domaines.

C’est ainsi que le président de la Commission de l’Union Africaine a mis hier sur la table une série de questions à propos de l’avenir des relations des deux continents. « Sera-t-il par ses décisions innovantes et courageuses ce sommet d’un partenariat rénové, revitalisé, nourri d’une âme nouvelle de pragmatisme créateur de projets concrets, structurants et transformateurs dont l’espérance a marqué ses travaux préparatoires ? Saura-t-il refonder les relations Afrique-Europe, dont le solide socle invite instamment à une adaptation à l’évolution mondiale vertigineuse où les exigences de rationalité, de technicité, de transparence, de redevabilité, d’égalité, sont les vrais paramètres de performance et de modernité de la gouvernance ? », s’est interrogé le Tchadien.

D’après M. Mahamat, il se dégage du parcours jusqu’ici accompli par le partenariat UA-UE « une préoccupation sur le comment de la mise en œuvre efficace et efficiente des différentes activités figurant dans les plans d’action. La lisibilité du partenariat ne pouvant être reflétée que dans des résultats tangibles. Ce souci du comment interpelle notre commune réflexion ».

Selon le président de la CUA, « deux paramètres » pourraient être conjointement pris en compte, à savoir, d’une part les mécanismes de financement et d’autre part les mécanismes de suivi et d’évaluation des projets et programmes.

Moussa Faki Mahamat souligne que les mécanismes classiques ont « clairement affiché leurs limites », invitant les deux Unions à « en inventer de nouveaux plus souples, plus efficaces, plus producteurs de résultats ». Pour lui, ces dernières devront surtout « coopérer plus efficacement dans la lutte contre les flux financiers illicites et rapatrier les fonds issus de tels flux vers l’Afrique ».

Par conséquent, « la bonne pratique d’évaluation périodique et régulière mérite d’être rapidement prise en compte, car elle offre le bénéfice de faciliter les ajustements conjoncturels requis et d’envisager l’avenir avec plus d’assurance et de maîtrise », suggère le Tchadien.

« Notre objectif est que notre frontière avec le Mali soit sécurisée » (Bazoum)

Le président nigérien Mohamed Bazoum, estime que le retrait des forces militaires européennes comme Barkhane et Takuba au nord Mali, risque de plonger tout le Sahel dans le chaos.Le président nigérien soutient qu’un départ de la force française Barkhane et de l’Union européenne Takuba, appelle à une réorganisation des pays du Sahel notamment le Niger qui partage une frontière avec le Mali. « Notre objectif est que notre frontière avec le Mali soit sécurisée. Nous prévoyons qu’après le départ de Barkhane et de Takuba, cette zone soit encore plus infestée et que les groupes terroristes se renforcent. Or, nous savons qu’ils ont vocation à étendre leur emprise » a indiqué Bazoum sur son compte Twitter.

Selon le chef de l’Etat de ce pays du G5 Sahel, les risques d’une résurgence des groupes jihadistes sont réels. « Le départ de Barkhane va créer un vide qui sera rempli par les organisations terroristes déjà présentes dans cette région. Cela va être une menace qui hypothéquera toute la stabilité du Mali d’abord, puis celle du Niger et de la sous-région par effet de contagion » craint-t-il. Bazoum déplore le retrait des forces militaires Barkhane et Takuba qui, à ses yeux, jouent un rôle très important dans la sécurisation du nord du Mali, si proche du Niger.

Barkhane va quitter le territoire malien, mais pas la bande du Sahel puisque les discussions engagées à Paris avec les pays ont « débouché à l’unanimité sur la nécessité d’une réarticulation du dispositif qui était en place au Mali Cela conduira notamment à une forme de présence de ces forces au Niger et sur le territoire d’autres pays africains, un peu plus au sud, qui en feraient la demande », s’est réjoui le président nigerien.

Au regard des développements récents au Bénin, il est clair, justifie Bazoum, « que ces pays ont des besoins. Il est prévisible qu’un certain nombre de ces forces soient disposées dans ces régions face à ces nouvelles menaces, ainsi qu’au Niger » dit-il.

Le Niger devrait accueillir de nouvelles bases pour la force militaire européenne Takuba, indique Bazoum. Cette décision va offrir de « grands avantages
à son pays », selon le successeur de Mahamadou Issoufou, arrivé au pouvoir en avril 2021. Car selon Bazoum, la « forces spéciales dispose de capacités répondant à la menace posée par les organisations terroristes ». A ce titre ajoute-t-il, « les discussions sont en cours avec la France et l’Union européenne et des protocoles doivent être signés à partir du mois de juin » informe Mohamed Bazoum.

Mais l’arrivée de Barkhane et Takuba suscitent déjà des remous au Niger. Selon Moussa Tchangari, secrétaire général de l’Association Alternative espace citoyens cité par Deutsche Welle, « C’est un risque que le régime prend en acceptant ce redéploiement ». Un risque surtout pour Mohamed Bazoum, qui après avoir contenu les contestations liées à son élection, joue avec « sa stabilité, son maintien (au pouvoir) au moment où on assiste, dans notre espace sahélien et en Afrique de l’Ouest de façon générale, à un retour des militaires aux affaires », explique-t-il.