Tchad : Mahamat Idriss Déby s’adresse à la Nation

Le chef de l’Etat, le Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, a adressé un message à la Nation le 31 décembre 2024. Retrouvez l’intégralité de son discours.

 

  • Tchadiennes, Tchadiens;
  • – Mes Chers Compatriotes.

Après 366 jours, le train de l’année 2024 est sur le point d’entrer en gare et celui de 2025 au quai de départ.

Au moment où cette année s’achève et une autre s’annonce, je m’adresse à vous, avec un grand plaisir, pour souhaiter une bonne et heureuse année à tous les tchadiens de l’intérieur, ceux de la diaspora et toute la communauté d’expatriés, qui ont choisi de vivre avec nous dans notre accueillant pays.

A chacune et à chacun de vous et vos familles, je souhaite une année de santé, de paix et de bonheur. Recevez mes vœux les meilleurs, avec une pensée particulière pour les plus faibles d’entre nous : nos malades, sinistrés, orphelins, veuves, prisonniers et personnes vulnérables. Prompt rétablissement aux uns, compassion et solidarité aux autres.

Rendons grâce à Dieu qui nous a permis de traverser sereinement cette année. L’an 2024 a été, pour notre pays, une année dense et décisive à bien d’égards. Elle sera inscrite dans les annales de l’histoire.

L’histoire retiendra qu’elle aura été l’année qui a permis à notre cher pays de terminer son processus électoral avec la tenue de toutes les élections comme prévu par les assises du Dialogue National Inclusif et Souverain (DNIS).

Nous tournons, ainsi, dans la paix, la sérénité et l’unité, la page d’une transition politique inclusive, consensuelle et exemplaire.

Cela n’a pas été un exercice facile. C’est pourquoi, j’invite chacun de nous à préserver les acquis de cette étape franchie. Une réussite à mettre à l’actif de chacune et chacun de nous.

Au seuil de la nouvelle année, souhaitons à notre pays un nouveau départ résolu et surtout une année de travail pour un avenir radieux, avec une concentration de nos efforts sur l’essentiel.

L’essentiel dans nos prochaines actions est la réalisation de divers chantiers de développement qui tracent la voie de l’émergence du Tchad que nous voulons.

  • Tchadiennes, Tchadiens.

Comme dans les années précédentes, en 2024, nous avons dû agir sur plusieurs fronts. La sécurité de nos compatriotes, l’intégrité de notre territoire, la pleine et entière souveraineté de notre pays ont constitué une préoccupation majeure et constante.

Au mois d’octobre dernier, notre pays a été victime d’une attaque terroriste de Boko Haram.

Quelques heures après cette attaque, je me suis rendu sur le théâtre des opérations. En riposte à cette tuerie lâche et barbare, j’ai décidé de monter au front pour lancer l’opération Haskanite.

A ce jour, la nébuleuse est mise en déroute. C’est ici le lieu, de rendre un hommage mérité à nos Forces de Défense et de Sécurité qui, au prix du sacrifice suprême, assurent la sécurité de nos populations et leurs biens et veillent à la défense de l’intégrité du territoire national.

Je loue ici, de manière particulière l’élan de solidarité de l’ensemble de mes compatriotes derrière nos Forces de Défense et de Sécurité.

 – Tchadiennes, Tchadiens;

 – Mes chers compatriotes.

La sécurité est restée au cœur de mes actions. Nous avons travaillé avec rigueur à l’effet de renforcer la sécurité intérieure.

Comme promis, nous avons mis les trois composantes de la sécurité intérieure, à savoir la Gendarmerie Nationale, la Police Nationale, la Garde Nationale et Nomade sous le commandement unifié du Ministère en charge de la Sécurité Publique.

Un renforcement en formations qualifiantes et équipements modernes a été accordé aux forces de l’ordre pour mieux assurer la sécurité de personnes et de leurs biens.

Soldat et patriote, je ne vais jamais renier à mon engagement à vous protéger et à défendre l’intégrité territorial de notre pays.

  – Tchadiennes, Tchadiens;

  – Mes chers compatriotes.

Le 23 mai dernier, devant Dieu et devant le peuple, j’ai scellé un contrat de confiance avec vous pour projeter le Tchad dans la modernité, en accordant une priorité absolue aux secteurs vitaux.

Je salue votre résilience mais je suis aussi conscient de vos difficultés quotidiennes.

Malgré nos efforts quotidiens, la persistance de la cherté de la vie, la difficulté de l’accès à l’eau et à l’énergie, l’insuffisance de services sociaux de base, le taux élevé du chômage, la pression de l’afflux des réfugiés ou encore les conséquences des inondations demeurent des défis majeurs que nous devons relever.

Je le sais, pertinemment, vous attendez de moi, un allégement du coût de la vie, une fourniture en énergie suffisante, un accès optimal à l’eau potable, un système de santé solide, une reforme de notre système éducatif, un habitat décent, une garantie de la sécurité et du travail pour tous les chômeurs, un développement substantiel de nos secteurs vitaux, notamment l’agriculture, l’élevage, les mines, le numérique, l’énergie et la transformation industrielle.

A cela s’ajoute la question du développement de la route qui conditionne toute œuvre de développement. C’est pourquoi, l’investissement en infrastructures routières, occupe une place de choix dans nos actions en perspective. 

Oui, nous allons injecter des moyens considérables pour doubler notre réseau de routes urbaines et rurales et construire des ponts pour rapprocher nos villes, connecter nos provinces et écouler nos productions.

   – Tchadiennes, Tchadiens ;

  – Mes chers compatriotes.

Ayant à cœur de traduire très rapidement les points phares de mon programme politique décliné en 12 chantiers et 100 actions, j’ai décidé de suivre et évaluer, personnellement, la réalisation de mes engagements.

Sur le plan de l’économie, nous œuvrons pour faire de l’économie de notre pays, une économie résiliente, en misant sur les potentialités de base dont dispose notre pays.

Plusieurs axes économiques ont été activés durant l’année 2024. Les entreprises et sociétés d’intérêts publics ont été profondément restructurées afin d’améliorer leur efficacité.

La cohérence de la gestion des finances publiques constitue un pilier central pour financer des projets en cours et en démarrer des nouveaux.

Des actions allant dans le sens de l’optimisation des recettes fiscales et douanières ont été entreprises, grâce à la digitalisation des régies de recettes et de dépenses.

  – Tchadiennes, Tchadiens.

Dans notre noble lutte contre la corruption, nous avons franchi une étape essentielle avec la création de plusieurs institutions indépendantes pour lutter efficacement contre ce fléau, notamment la mise en place de l’Autorité Indépendante de Lutte Contre la Corruption et l’élévation de la Chambre des Comptes à une Cour des Comptes qui devient ainsi, une Institution à part entière de la République.

Il est exigé de ces deux institutions un travail sans complaisance et un résultat tangible dans la lutte contre la déperdition de ressources publiques.

Il faut contrôler l’argent du peuple, il faut le gérer avec efficience. C’est le principe qui guide notre volonté de vouloir assainir le secteur.

Il faut que l’argent public serve l’intérêt public et concourt au bien-être de nos compatriotes. J’y veille, je le ferai encore et avec plus de rigueur.

L’agriculture et l’élevage constituent toujours les piliers essentiels de notre économie, l’espoir d’aujourd’hui et celui de demain.

J’ai ordonné à cet effet la mise à disposition d’un fonds de plusieurs milliards de nos francs, qui a permis d’acquérir une quantité importante d’aliments et de médicaments pour notre bétail.

Il faut nourrir et soigner notre bétail, mais aussi et surtout, il faut en tirer tous les avantages. Nous devons explorer toutes les pistes et mobiliser toutes les ressources pour rendre les deux mamelles de notre économie modernes, productives et compétitives.

Je voudrais insister sur le fait que notre salut réside dans la promotion du secteur agropastoral. Le Tchad dispose de vastes terres cultivables. Cela évitera à notre pays d’importer et donc réduire la fuite des capitaux.

L’autosuffisance alimentaire est un impératif réalisable et nous devons nous atteler à cela. Et c’est possible car beaucoup des pays en Afrique sont parvenus à réaliser cela, grâce à la vision politique et la volonté populaire.

En plus du potentiel agricole, nous avons plus de 100 millions de têtes de bétail qui représentent une richesse avec de nombreuses chaines de valeur (viande, lait, peau etc.).

L’ouverture de l’abattoir de Moundou, la modernisation de l’abattoir de Farcha, la construction de l’abattoir d’Amdjarass et la reprise de celui de Djarmaya sont des faits concrets qui contribueront à créer de l’emploi et de la richesse.

   – Tchadiennes, Tchadiens.

Nos efforts variés et constants visant l’amélioration de l’accès à l’électricité et l’eau potable, vont être accentués avec une préférence sur les énergies vertes. Des chantiers énormes sont en cours dans ces domaines prioritaires. Toutes les entités concernées sont à pied d’œuvre pour produire des résultats tangibles et chiffrables.

  • Mes chers compatriotes.

Il y a quelques mois, notre pays a subi des inondations graves. Nombre de nos compatriotes ont perdu leurs vies.

Des centaines de milliers de familles ont été contraintes de quitter leurs demeures. Plusieurs hectares de terres cultivables englouties et de milliers d’animaux disparus.

Nous avons dû mettre en place un comité interministériel pour faire face à ce phénomène naturel. Cette structure a effectué un travail titanesque.

C’est le lieu de remercier tous les membres du Comité pour les efforts fournis et les encourager à se concentrer, dès cet instant, à la prévention contre ce phénomène cyclique.

C’est aussi le lieu de saluer la compassion et le secours apportés par tous les acteurs de l’aide humanitaire, de la solidarité nationale, de la charité et de la générosité internationale.

   – Mes chers compatriotes.

Sur le champ de la diplomatie, nous avons travaillé, avec ardeur, à l’effet de raffermir nos relations tant avec les pays frères et amis qu’avec les institutions partenaires.

Nous avons mis l’intérêt supérieur du Tchad en pole position, tout en restant jaloux et attaché à la souveraineté de notre pays.

C’est dans cette logique que j’ai décidé, après un examen minutieux de la situation, de rompre, définitivement, les accords militaires avec la France. Cette décision souveraine est porteuse de défis majeurs auxquels nous devons faire face.

Je sais que nous allons être combattus. J’ai pleinement mesuré les conséquences sécuritaires, économiques, diplomatiques et médiatiques qui peuvent découler de cette décision historique.

Nous n’avons pas écarté la possibilité que nos propres compatriotes vont, malheureusement, être utilisés pour essayer de déstabiliser notre pays.

Mais fort de ma conviction que cette décision constitue une réponse à une aspiration commune et légitime du peuple tchadien, je l’ai prise et je l’assume entièrement, grâce à Dieu.

Tout combat pour l’indépendance ou la souveraineté a ses sacrifices et nous les devons pour les générations futures, comme nos ainés ont consenti des sacrifices, pour nous léguer un pays débout.

A cet égard, je me réjouis du retrait de la première vague de forces françaises stationnées au Tchad. D’autres vagues s’en suivront jusqu’au retrait complet le 31 janvier 2025.

Quant aux crises qui secouent notre voisinage, je réitère la nécessité du dialogue entre nos frères soudanais aujourd’hui déchirés par un conflit qui ne profite à personne.

Le Tchad, mon pays, appelle, pour la énième fois, les belligérants à un cessez-le-feu immédiat, car les conséquences humanitaires de cette crise pèsent énormément sur nos populations, notre économie et notre environnement.

Il est temps que le peuple soudanais se reconstruise. Il est également temps que la crise libyenne soit résolue pour l’intérêt des libyens eux-mêmes et pour celui de l’Afrique et du monde.

   – Mes chers compatriotes.

Nous voulons réaffirmer encore notre appel solennel à une réconciliation globale et définitive. Notre main reste toujours tendue à ceux de nos compatriotes qui sont toujours en exil.

Nous devons construire notre pays ensemble, sans rancune. Une nation ne peut jamais se construire sans les êtres humains.

Nous devons abandonner nos intérêts personnels et égoïstes pour penser au futur de notre riche et vaste pays, le futur de nos enfants.

La tenue apaisée des élections législatives, communales et provinciales du 29 décembre dernier, marque ainsi la dernière étape de la transition politique dans notre pays devenue un exemple dans la sous-région et à travers le monde.

Ces consultations apaisées témoignent de la maturité politique dans notre pays. Le Tchad est en paix parce que les tchadiennes et les tchadiens ont voulu la paix pour leur pays, qui a longtemps souffert de la guerre.

Elles confirment également notre engagement pour le respect de notre Constitution qui a prescrit la décentralisation pour conférer plus de pouvoir aux communautés locales, renforçant ainsi la gouvernance de proximité.

   – Tchadiennes, Tchadiens.

Nous ne réglons rien si nous ne défendons pas les valeurs de la République, et si nous ne mettons pas au cœur de nos actions, le souci de l’unité, de la diversité, de la justice, de la démocratie et des droits de l’Homme.

Nous devons accueillir 2025 avec beaucoup d’optimisme. Plus des réformes pour l’école de la République, plus d’emplois pour les talentueux jeunes du Tchad, plus d’autonomie pour les braves femmes tchadiennes, plus de protection pour la petite enfance et plus de solidarité au profil des personnes vulnérables.

Plus personne ne doit se sentir laissée pour compte.

Soyons des citoyens engagés. Cultivons la fierté nationale. Regardons ensemble dans la même direction pour bâtir ce Tchad nouveau. La marche de la modernité doit connaitre un voyage fabuleux.

2025 sera, Dieu voulant, l’an UN de cette nouvelle marche résolue qui vise à métamorphoser notre cher, beau et vaste pays.

Vive le Tchad !

Bonne et heureuse Année 2025.

Que Dieu vous bénisse.

Je vous remercie.

 

RCA : les transporteurs du corridor Garoua-Boulaï-Bangui suspendent leurs activités

Le transport des marchandises vers Bangui a été suspendu par le collectif des camionneurs du corridor Garoua- Boulaï-Bangui le 15 juillet dernier, du fait des « prix exorbitants » que proposent les services publics centrafricains durant le transit des marchandises.

Les transporteurs du corridor Garoua-Boulaï-Bangui ont exprimé leur ras-le-bol face aux nombreuses tracasseries qu’ils subissent sur les routes. En effet, ils expliquent que malgré les 50.000 Fcfa versés comme frais d’escorte sur le territoire centrafricain, ils ne sont pas sécurisés. Car durant le transit des marchandises, « les agents des impôts, du commerce et autres passent leur temps à les  extorquer », indique un communiqué. Ce qui, selon eux, est contraire aux clauses établies. Ces derniers  dénoncent également le payement des frais de pesage qui n’existent pas.

Le collectif des camionneurs du  corridor Garoua-Boulaï–Bangui composé,  des Tchadiens, des camerounais et des centrafricains,  déplore également : « le fait que certains conducteurs, dont les camions tombent en panne technique, sont souvent abandonnés à leur triste sort le long du voyage ». Cette suspension d’activités sera observée  jusqu’à nouvel ordre, peut-on lire dans la note. En attendant,  les  négociations se poursuivent entre les agents des services déconcentrés de l’Etat, présents à Baboua, Béloko et les délégués des transporteurs.

Rappelons que, cette situation paralyse déjà le trafic et les activités économiques sur le principal corridor de ravitaillement de la capitale centrafricaine,  car, elle se ravitaille en produits de consommation depuis le Cameroun.  

 

Tchad : une prorogation du couvre-feu de trop pour certains tchadiens

Instauré depuis le 02 avril dernier, à cause de la pandémie du coronavirus, cette mesure a connu plusieurs fois des prorogations, qui deviennent fâcheuses pour plusieurs tchadiens.

Plus de deux mois après son instauration le couvre-feu dans les provinces du Tchad reste toujours en vigueur. Cette mesure qui s’inscrit dans le cadre de la lutte contre la propagation du coronavirus, commence à irriter la population.

Pour plusieurs citoyens, les derniers chiffres de contamination annoncés par les autorités montrent une tendance en baisse. En conséquence, le gouvernement devrait lever certaines mesures, notamment le couvre-feu. Fixé de 20h à 05h, d’aucuns pensent qu’il faut le décaler de 22 heures à 5 heures pour permettre à la population de circuler et pour favoriser les commerçants de nuit.

Il faut tout de même dire que, l’allègement des mesures barrières ne signifie pas que la maladie est finie au Tchad. Alors la population doit continuer à respecter les mesures prescrites par le gouvernement combattre le coronavirus.

Coronavirus : le Tchad entend rapatrier ses ressortissants bloqués à l’étranger

Par un tweet, jeudi 16 avril, le ministre des affaires étrangères, Chérif Mahamat Zen a rassuré les tchadiens de l’étranger.

Ce 16 avril, le ministre tchadien des affaires étrangères Chérif Mahamat Zen, a par un tweet, fait mention d’un rapatriement des compatriotes bloqué à l’étranger à cause de la suspension des vols commerciaux.

Le ministre a fait savoir que « le gouvernement du Tchad, travaille sur un programme de leur retour en tenant compte de divers contraintes liées à leur accueil et confinement. »

« Nos compatriotes bloqués à l’étranger à cause de la suspension des vols commerciaux seront rapatriés dans les jours/semaines à venir. Le Gvt travaille sur un programme de leur retour en tenant compte de diverses contraintes liées à leur accueil & confinement. », Chérif Mahamat Zen

Suite à ce message « d’espoir », l’ambassade du Tchad à Paris a aussitôt lancé un appel à l’endroit de ses ressortissants résidents en France, de s’inscrire à travers son site internet en vue d’un éventuel rapatriement.

Tchad : 15 prisonniers tchadiens libérés en Guinée Équatoriale

Ces ressortissants tchadiens avaient été arrêtés depuis plus d’un mois lors d’un contrôle de document de séjour.

Ils ont été libérés, les quinze (15) tchadiens qui avaient été arrêtés en Guinée équatoriale, dans le cadre d’une vérification de leurs documents de séjour. L’annonce de leur libération a été faite par le ministère tchadien des Affaires Étrangères. Le ministère précise que ces ressortissants du Tchad sont libres depuis samedi 23 novembre dernier 2019.

« Cette libération est l’aboutissement des démarches diplomatiques entreprises au haut niveau au lendemain de leur arrestation », explique le ministère.

Le ministère a tout de même exhorté tous les tchadiens vivants à l’étranger à régulariser leur situation dans ces différents pays d’accueil.

International : les élèves français de la classe 6ème vont courir pour les enfants tchadiens

Lors de la course contre la faim du 17 mai, les collégiens vont faire un maximum de kilomètres pour récupérer des fonds et aider les enfants du Tchad.

Depuis dix ans, le collège Denfert-Rochereau participe à la course contre la faim organisée par Action contre la faim. Les élèves de 6e ainsi qu’une cinquantaine de collégiens des autres niveaux sont invités à faire un maximum de tours d’un kilomètre pendant une heure le vendredi 17 mai lors de la Journée nationale. Cette année, l’argent récolté aidera les enfants du Tchad qui souffrent de sous-nutrition.

Parcours citoyen

Un bénévole de l’association humanitaire est intervenu dans l’établissement scolaire pour sensibiliser les jeunes aux conditions de vie de ce pays d’Afrique. « Avec l’association, nous aidons les personnes à résoudre le problème de la faim en mettant en place différents programmes, notamment pour qu’elles aient accès à la nourriture et à l’eau. Votre course aura un sens car vous acceptez d’être un ambassadeur d’ACF en allant à votre tour sensibiliser les personnes autour de vous. » Munis de leur passeport de mission, les collégiens vont aller à la rencontre de leurs familles, de leurs voisins ou des commerçants de leur quartier pour leur expliquer cette démarche solidaire.

Ceux-ci pourront alors leur faire des promesses de dons.

Cette action s’inscrit dans le parcours citoyen des jeunes du collège. « Elle a une portée solidaire et écologique. Avec l’intervention de l’association, nos élèves participent et se questionnent. Ils apprennent également l’importance de bien manger », indique Florent Truquin, CPE. L’an dernier, les collégiens ont récupéré plus de 6.000 euros. « Nous remercions les donateurs et espérons qu’ils soient aussi généreux en 2019. C’est grâce à eux que cette action est un succès. Ils donneraient moins, on ne se mobiliserait pas autant et les enfants seraient peut-être moins motivés », souligne le conseiller principal d’éducation. L’an dernier, 266.000 élèves ont participé à cette course et plus de trois millions ont été récoltés sur toute la France.

Société : 51 tchadiens sélectionnés pour le programme d’entrepreneuriat TEF 2019

La Fondation Tony Elumelu a publié la liste des entrepreneurs sélectionnés dans le cadre du cinquième cycle du programme d’entrepreneuriat 2019. 51 Tchadiens figurent parmi les 3 050 entrepreneurs africains sélectionnés.

Pour ce cinquième cycle, plus de 216 000 candidatures ont été reçues, une nette augmentation par rapport aux 151 000 l’année dernière. Près de 90 000 d’entre elles ont été soumises par des femmes entrepreneures, soit une augmentation de 45%, ce qui témoigne la stratégie de la Fondation d’atteindre un plus grand équilibre entre les sexes. Les entrepreneurs sélectionnés recevront chacun un capital de démarrage non remboursable de 5 000 dollars, un accès à des mentors et un programme de formation commerciale de 12 semaines, directement axé sur les besoins des entrepreneurs africains.

La Fondation Tony Elumelu finance directement 1 000 entrepreneurs et 2 050 bénéficiaires supplémentaires sont soutenus par ses partenaires. Les 26 et 27 juillet 2019, les 3 050 sélectionnés se retrouveront au Forum d’Entrepreneuriat de la TEF, le plus grand rassemblement annuel d’entrepreneurs africains et de l’écosystème de l’entrepreneuriat sur le continent.

Le Promoteur de la TEF, Tony O. Elumelu, CON, qui a célébré son anniversaire ce jour, a déclaré: “Chaque année, nous sommes confrontés à une tâche presque impossible: sélectionner 1 000 entrepreneurs, parmi les centaines de milliers qui postulent. Nos entrepreneurs ont soif de changement. Nous devons nous unir pour les autonomiser et accélérer le changement que nous souhaitons sur le continent”.

Dans son discours, Mme Aisha Buhari, épouse du Président de la République Fédérale du Nigeria, a salué l’impact du programme sur le continent, chargeant les entrepreneurs sélectionnés à contribuer à la promotion et au développement du continent africain. “En effet, je suis convaincue que ces entrepreneurs de la Fondation Tony Elumelu inspireront une confiance profonde et auront une immense valeur non seulement pour le Nigeria, mais pour tout le continent”, a-t-elle déclaré.

 

Energie : quand la pénurie de gaz butane devient problématique au Tchad

Les ménagères crient au scandale à cause de la spéculation autour du prix de vente qui a atteint le double et voir plus.

 C’est un fait. Le gaz butane se fait rare dans la capitale tchadienne, N’Djamena. Les lieux de vente des gaz sont fermés parce que la livraison n’a pas été faite. A moto ou en voiture, les N’Djamenois sont à la recherche du gaz butane, produit de première nécessité, devenu rare. Il faut être surtout aux aguets et suivre de fois les véhicules des distributeurs. Ce 12 février 2019 sur l’avenue Mathias Ngarteri devant la paroisse Emmanuel, un pick up chargé de gaz butane est stationné. Les ménages dans les alentours se bousculent tout autour ; c’est le qui peut.  Le gaz de 6KG, normalement à 2000 FCFA, est vendu à 3000 FCFA. En quinze minutes le véhicule a été vidé et il repart avec des bonbonnes vides.

Les ménages tchadiens habitués à l’utilisation du gaz butane ont du mal à s’en remettre. « J’ai pourchassé un pick up rempli de gaz de 6KG jusqu’à Toukra, il est entré dans une concession et le conducteur m’a dit que c’est réservé » témoigne désespéramment un consommateur sur l’avenue Charles de Gaulle.

Dans certains points de vente ayant un petit stock, un beau monde de N’Djamena s’attroupe devant ces points pour se procurer au moins une bouteille de gaz pour leur ménage. Certains gérants profitent de la situation pour augmenter le prix de recharge comme d’habitude, surtout celle de la bouteille de 6kg. En plus la vente se fait par affinité, informe un usager.

Par ailleurs, la pénurie du gaz n’est pas un phénomène nouveau chez les Tchadiens. En octobre 2018 suite à un malentendu entre le gouvernement tchadien et l’entreprise chinoise installée à la raffinerie de Djarmaya, le pays a fait à une pénurie aiguë des hydrocarbures. Selon un citoyen interrogé « le gouvernement a interdit du charbon de bois pour l’utilisation du gaz butane mais dommage les pauvres sont souvent confrontés à une forte pénurie de gaz butane. Moi et ma famille n’avons pas mangé depuis trois jours à défaut de gaz butane. »

Au Tchad, sont interdits le bois de chauffe et le charbon pour des raisons de protection de l’environnement dit le gouvernement alors que le gaz butane se raréfie bientôt un mois sans aucune explication.