Tchad : au moins 4 morts dans un conflit agriculteurs-éleveurs dans le Mandoul

Un affrontement sanglant a opposé les éleveurs aux agriculteurs le 22 novembre 2021. La confrontation a eu lieu au village Narmbanga, dans la province du Mandoul.

Le conflit agriculteurs-éleveurs fait de nouveau de morts dans la partie méridionale du pays. Au village  Narmbanga, dans le canton Bekamba, province du Mandoul, quatre personnes sont tombées. Quatre blessés ont également été enregistrés à l’issue des confrontations.  Tout est parti de l’intrusion d’un troupeau de bœufs dans les champs, alors que les agriculteurs étaient en pleine séance de récolte.

D’après les témoignages, les éleveurs sont les premiers à lâcher les fléchettes. Des coups de feu ont également été entendus. Les forces de l’ordre et de sécurité qui sont arrivés sur les lieux n’ont pas pu calmer les tensions.

Le gouverneur du Mandoul, le général Hissein Dakou, a essayé d’apaiser les tensions. Il entend situer les responsabilités afin que les auteurs de ces actes répondent de leurs actes.

RFI mise en demeure au Tchad par l’organe de régulation des médias

Dans une décision du 22 novembre 2021, la Haute autorité des médias (HAMA), annonce la mise en demeure de RFI. La HAMA reproche au média de laisser les invités faire des déclarations de nature à stigmatiser les communautés.

La Radio France internationale, mise en demeure au Tchad dès ce jour. Le média est reproché de : « diffusion de déclaration contraire à l’éthique et au bon vivre ensemble entre les tchadiens et tchadiennes ». La décision est signée du président de la HAMA, Dieudonné Djonabaye.

La HAMA estime que la RFI a enfreint certaines règles professionnelles. « la Radio France Internationale doit prendre toutes les dispositions professionnelles pour éviter la diffusion des déclarations de nature à stigmatiser les communautés», peut-on lire.

Cette décision de la HAMA fait suite à la déclaration d’un invité du journal RFI. Ce dernier avait déclaré que les ethnies Gourane et Zakkawa sont les sources des problèmes du Tchad depuis 30 ans. L’organe de régulation estime que le média n’a pas pris des précautions nécessaires pour éviter ces propos. Pour la HAMA, de pareilles déviations intensifient les clivages ethniques au Tchad.

Le président de la HAMA invite RFI à prendre toutes les dispositions professionnelles pour éviter la diffusion des déclarations de nature à stigmatiser les communautés.

Tchad : la COSAT rêve d’Etat ou l’alternance démocratique devienne une réalité

La Coalition Sauver le Tchad (COSAT) a lancé ses activités ce 22 novembre 2021. Cette plateforme entend apporter sa pierre dans le processus de reconstruction du Tchad.

Le COSAT, une plateforme constitué des organisations de la société civile, des partis politiques, et des intellectuels a décliné les grandes de sa politique. Elle se veut une plateforme de propositions et de critiques. Son coordonnateur,  Izadine Ahmat Tidjani laisse entendre que, le COSAT a pour seul désir de servir le Tchad. Cette idée découle d’une longue réflexion, précise-t-il.

Les objectifs du COSAT sont entre autres, la formation, la sensibilisation et la contribution à l’Etat de droit. La COSAT veut pousser les tchadiens à s’impliquer dans le développement du dialogue. « Après une longue réflexion, nous avons jugé nécessaire de mettre en place cette plateforme en vue d’unir nos forces et nos expériences pour apporter nos contributions au changement de notre pays tant voulu par notre peuple. », précise le coordonnateur, Izadine Ahmat Tidjani.

Au sujet du fédéralisme, les responsables de la plateforme note qu’elle n’est pas une division, ni une scission. Pour eux,  c’est une forme de l’État permettant à chaque État fédéré de se développer. Le COSAT pense que le fédéralisme pourra aider les tchadiens à s’unir, avoir une stabilité durable et surtout à gérer d’une manière saine les deniers public.

Tchad : l’ONAJES refuse le stade Idriss Mahamat Ouya aux Transformateurs

Le meeting du parti, les Transformateurs du 27 novembre 2021 ne se tiendra pas au Stade Idriss Mahamat Ouya. L’espace sera dédié au concert de l’artiste congolais, Fally Ipupa, prévu le même jour.

Les Transformateurs ne pourront pas se réunir au stade IMO, le week-end prochain. Le stade a été précédemment réservé pour un autre évènement, annonce l’Office national d’appui à la jeunesse et aux sports (ONAJES). Les Transformateur ont demandé le stade, via une correspondance, le 10 Novembre 2021. Pour le meeting prévu le samedi 27 Novembre 2021 de 12heures a 17heures.

« J’ai l’honneur de porter à votre connaissance que, la journée du Samedi 27 Novembre 2021 a été réservée pour le Concert de l’artiste Congolais de renommée internationale Fally Ipupa qui prestera au Stade Idriss Mahamat Ouya pour le compte d’une agence évènementielle dont la demande a été accusée réception précédemment la vôtre. » Ainsi est formulée la réponse du coordonnateur général adjoint de l’Onajes, Moustapha Hassan Tchanaye.

« Nous sommes réceptifs à une autre sollicitation », ajoute le responsable de l’ONAJES. C’est la deuxième fois, en un mois que le stade est refusé à la formation politique. D’abord le 06 novembre, pour non-dépôt de la demande, ensuite le 27 novembre 2021 pour les raisons sus évoquées.

Tchad : le DG de la gendarmerie s’enquiert de la situation sécuritaire dans la Tandjilé

Le patron de la gendarmerie est arrivé à Laï, province de la Tandjilé le 18 novembre dans le cadre de sa tournée. Le Général de Division Djontan Marcel Hoïnati, fait le tour des légions de gendarmerie pour s’enquérir de la situation sécuritaire.

Il a laissé entendre que c’est sur instruction du président du CMT qu’il mène cette mission. Il doit s’assurer entre autres de, la levée des barrières de contrôle à l’intérieur du pays, l’interdiction formelle de détenir des armes de guerre par des civils et militaires non autorisés et le renforcement de l’autorité de l’Etat.

Djontan Marcel Hoïnati  se dit satisfait de la mise en œuvre des mesures. Il encourage les gendarmes à poursuivre dans la même dynamique.  Le DG réitère que, la sécurité des personnes et leurs biens est l’une des priorités du président du CMT.Il note également que la province de la Tandjilė est relativement calme.

Le Patron de la gendarmerie salue la bonne collaboration entre les Forces de Défense et de Sécurité d’une part et entre les FDS et les autorités administratives d’autres part.

Néanmoins, il regrette que les conflits entre les éleveurs et agriculteurs soient présents dans certains endroits. Aussi le phénomène de coupeur de route qui menace la sécurité des personnes et leurs biens. Le  numéro de la gendarmerie met ses éléments en garde contre l’arnaque de la population, et toutes autres pratiques contraires au droit.

Il invite la population de la province de la Tandjilė a collaboré avec les FDS pour enrayer les phénomènes criminels qui troublent la paix civile dans la circonscription.

Tchad : l’ENASTIC se dote de nouvelles stratégies pour développer le numérique

Du 17 au 18 novembre 2021, ont eu lieu les travaux de réflexion sur l’avenir et des perspectives l’Ecole Nationale Supérieure des Technologies de l’Information et de la Communication (ENASTIC).

Les travaux ont été menés par les cadres de l’ENASTIC et des experts venus d’ailleurs. Concrètement, il s’agissait d’analyser le modèle de fonctionnement de l’institution. Ensuite, diagnostiquer les maux qui minent le développement de sa formation continue. Et enfin, réviser les programmes de formation et surtout proposer des nouvelles filières.

Cet atelier a permis de dégager les forces et les faiblesses de lEnastic. Egalement de présenter des perspectives plus prometteuses. Les offres de formation doivent être adaptées au contexte actuel et futur de l’évolution technologique. C’est dans un élan qu’a réagi le ministre de la Fonction publique. « Le Gouvernement ne forme pas les étudiants pour directement travailler à la fonction publique. Tout dépend du besoin du gouvernement dans le marché de l’emploi. Je vous exhorte ainsi à promouvoir l’excellence, » s’est-il exprimé.

Le ministre de l’Enseignement supérieur renchérit : « toutes les institutions de la République s’inspirent ces derniers temps de l’utilisation des nouvelles technologies et de la communication pour leur épanouissement et que l’université virtuelle et l’ENASTIC restent les deux grands exemples de l’utilisation des TIC dans l’enseignement ».

Tchad-criminalité : des fouilles quotidiennes imposées dans établissements scolaires

Le ministère de l’Education nationale instruit des fouilles quotidiennes dans les établissements scolaires. Cette mesure fait suite aux violences et agressions dont sont victimes les enseignants et chefs d’établissements.

Depuis quelques semaines plusieurs enseignants sont victimes de meurtres dans les établissements scolaires. Un élève a poignardé à mort, un surveillant du lycée Toumaï, il y’a quelques jours. A côté de cela, le proviseur du lycée général de la paix est agressé dans la journée du 18 novembre par une personne non identifiée. L’agresseur a déchiré l’habit du chef d’établissement. Au lycée de Djari dans le 8ème arrondissement, 3 longs couteaux sont récupérés le même jour dans le cadre d’une fouille. Puis au Lycée de Diguel, un élève a agressé l’intendant. L’agresseur est actuellement en garde à vue.

Suite à ces différents actes de violence en milieux scolaires, le ministère de l’Education a pris des mesures. C’est dans ce cadre que le secretaire d’Etat à l’Education Nationale et à la Promotion Civique, M. Saleh Bourma a effectué une tournée dans certains établissements de N’Djamena. Il était accompagné des responsables syndicaux et du président de la Fenapet. La délégation a passé un message de paix et de non-violence en milieu scolaire.

L’équipe s’est respectivement rendue au lycée de Djari, au lycée de Diguel Est et au lycée de Paix. Il a été recommandé aux responsables d’établissement de procéder quotidiennement aux fouilles systématiques des élèves à l’entrée de leurs établissements.

Tchad : 44 arbitres formés par la Fédération tchadienne de handball

44 arbitres tchadiens formés du 11 au 17 novembre 2021 à N’Djamena. C’est une initiative de la Fédération tchadienne de handball

Cette formation a pris fin ce 17 novembre 2021 à l’Institut National de la Jeunesse et des Sports (INJS). Elle était animé par par l’expert Camerounais de la Zone 4 El hadji Ousman Elhadji. Les arbitres ont été soumis aux règles de jeux, le positionnement, la technique de course et la modulation du coup de sifflet.

Une satisfaction pour l’instructeur, M. Elhadj Oumarou Elhadj. Il a félicité les arbitres Tchadiens très réceptifs lors de cette formation. Une rencontre très amicale et riche échanges de connaissances a-t-il ajouté.

Selon le président de la Fédération, cette formation est une première dans l’histoire de son organisation. Il ajoute qu’il est fière de réaliser ce programme de formation des arbitres. Laquelle a regroupé autant des participants venus des provinces. Le patron de la fédération a souhaité la bienvenue à la performance grâce au travail qui se fera sur le terrain. Il est confiant de voir d’ici 2 ans les arbitres tchadiens officier les matchs internationaux.

Clôturant officiellement la formation, la Directrice des Sports de Haut Niveau Mme Assel Nemadji se dit comblée et croit aux hommes et femmes habillés en noir d’être à la hauteur de cette tâche.

Tchad : la CNDH s’insurge contre l’usage d’armes à feu à Faya Largeau

Des heurts ont éclaté à Faya Largeau le 17 novembre 2021, suite à l’interdiction à certains véhicules de circuler. Un mort et quelques blessés ont été enregistrés.

Dans un communiqué de ce 18 novembre, la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH), s’insurge contre cet état de fait. Dans sa note, le président de la commission revient sur les causes de l’incident. «  Dans la journée d’hier, le 17 novembre 2021, la population de Faya Largeau est sortie manifester pacifiquement. Elle a été accueillie par les forces de l’ordre qui a ouvert le feu faisant un mort et un blessé », regrette Djidda Oumar Mahamat.

La Commission Nationale des Droits de l’Homme rappelle aux forces de l’ordre interdiction stricte de l’usage des armes à feu lors des manifestations pacifiques.

Tchad : tout savoir sur les mouvements d’humeurs à Faya

Par ailleurs, La CNDH informe l’opinion nationale et internationale qu’une enquête sera ouverte pour situer la responsabilité des uns et des autres.

Tchad : la mission Pahimi recolte des financements à Bruxelles

Dans le processus de transition en cours, le Tchad fait recours aux partenaires techniques et financiers. Ainsi, Premier ministre de transition a conduit une équipe à Bruxelles du 16 au 17 novembre 2021. La délégation s’est entretenue avec des responsables de l’Union européenne à divers niveaux.

A l’issue de la mission, le premier ministre de transition, Pahimi Padacké Albert a pris l’initiative de faire un point. Il explique que, la tâche consistait à présenter les avancées du gouvernement de transition aux partenaires. Matérialisées par ces points essentiels, la mise en place des institutions transitaires, le pas vers le dialogue national inclusif. Aussi et surtout, mobiliser des financements auprès des partenaires qui veulent accompagner le Tchad. La délégation devait également rassurer les de la réussite de la transition.

Pour Pahimi Padacké Albert, les ressources doivent être collectés à temps utile. Car, « le Tchad qui connait une situation économique et financière difficile depuis 2015 à cause de la baisse des cours du pétrole, la diminution des recettes fiscales, son engagement dans la lutte contre le terrorisme au Sahel et les effets de la Covid-19, ne peut mobiliser à lui seul les ressources pour couvrir l’ensemble des charges liées à la transition. » D’où la nécessité du financement de divers partenaires.

Il fait savoir que, sur les 280 millions dédiés à la transition au Tchad, 100 millions seront alloués par l’Union européenne tant sur le plan de l’appui budgétaire que sur le plan de l’assistance technique pour lesquels des discussions vont être menées sur l’aspect technique. Dans les détails, cet argent permettra d’organiser le dialogue national inclusif, la participation des jeunes, des femmes, des politico-militaires et des corporations sociales du Tchad.

« J’ai beaucoup insisté sur le fait que la réussite du dialogue dictera les recommandations structurantes qui impacteront positivement la qualité de la nouvelle constitution ainsi que la tenue des élections libres, inclusives et transparentes, sollicités tant par les Tchadiens, que par nos partenaires, en vue de faire de la transition tchadienne un exemple de réussite en Afrique », précise le patron du gouvernement.