Tchad-Coronavirus : le message du chef de l’Etat à la Nation

La République du Tchad enregistre trois cas de coronavirus, face pandémie qui prend de l’ampleur dans le monde, le chef de l’Etat s’est adressé aux tchadiens. L’intégralité de son discours sur journaldutchad.com.

–    Tchadiennes, Tchadiens ;
–    Mes chers compatriotes

Depuis quelques mois,  la planète tout entière fait face à une grave crise sanitaire. De nouveaux cas de contaminations par le coronavirus sont enregistrés tous les jours dans les quatre coins du monde.

Le Tchad jusqu’alors épargné, grâce aux mesures prises en amont, a enregistré à cette date,  trois cas d’infection au Covid-19.

Je sais que cette maladie dont la propagation est rapide nous inquiète tous. Comme vous le savez, le coronavirus est une maladie dangereuse qui provoque une crise respiratoire aiguë pouvant entrainer une mort certaine si elle n’est pas correctement traitée.

C’est pourquoi, nous devons tous, faire preuve de sérieux et de responsabilité pour une maitrise rapide et efficace de ce fléau.

Dans  cette dynamique de mobilisation pour la prévention et la riposte, le Comité de Veille et de Sécurité Sanitaire travaille d’arrache-pied  et en synergie avec les équipes médicales sur le terrain et les partenaires.

Un plan de contingence et de lutte contre le coronavirus à hauteur de 15 milliards de FCFA a été élaboré grâce à  l’appui technique de nos partenaires.  Il sera financé par nos ressources propres et la contribution de la solidarité internationale.   A cet effet, j’ai mis en place un Fonds spécial pour la lutte contre le coronavirus.

Comme vous le savez déjà,  un certain nombre de mesures nécessaires comme la fermeture des frontières terrestres et la suspension des liaisons  aériennes à l’exception des cargos ont été prises  pour prévenir l’incursion du covid19 dans notre pays.

Après le premier cas avéré, nous avons décidé de la fermeture de tous les établissements scolaires et universitaires publics et privés, des lieux de cultes, des bars, des restaurants et de tous les endroits susceptibles de réunir un bon nombre de personnes et favoriser   la propagation du virus.

Si les circonstances l’exigent, nous serons amenés à prendre d’autres mesures plus rigoureuses tendant au   confinement total.

Mes chers compatriotes,

Je sais qu’en plus de l’incertitude sanitaire qui nous hante,  nous faisons face à une autre situation tout aussi troublante. Il s’agit des impacts économiques et financiers qui pourraient modifier le cours de notre vie quotidienne.

Nombre d’opérateurs économiques, patrons de restaurants et tenanciers de bars et d’autres commerces subissent des dommages incalculables suite à  l’arrêt  conjoncturel de leurs activités.

Je voudrais, cependant, déplorer le comportement de certains commerçants véreux  qui se livrent à une pratique  inadmissible en augmentant illégalement les prix des denrées alimentaires de base.
J’instruis fermement les services compétents à l’effet de traquer et de traduire en justice tous les commerçants  mus par l’appât du gain facile.
Les opérations de surveillance de prix doivent s’intensifier sur toute l’étendue du territoire national pour mettre fin à cette pratique qui n’honore pas le secteur privé.
Mes chers compatriotes,

Tout en ayant une attention soutenue aux répercussions économiques de la pandémie,  le Gouvernement est fortement préoccupé par  la fermeture des établissements d’enseignement.

Nous mesurons pleinement les effets d’une plus ou moins longue période d’inactivités sur le calendrier scolaire et la consolidation des apprentissages.

C’est pourquoi, les ministères concernés sont instruis à l’effet de réfléchir et de proposer  un scénario réaliste et adapté pour permettre à nos enfants d’achever leur année académique dans de bonnes conditions lorsque la situation  sera rétablie.
Tchadiennes, Tchadiens ;

Fidèles à leur serment et à leur vocation, les médecins,  infirmiers, ambulanciers  et secouristes de la Croix Rouge du Tchad, bref tout le corps médical,  s’investissent au quotidien  en vue d’assurer la  sécurité sanitaire de tous.

Je salue ce sacrifice éminemment patriotique qui mérite la reconnaissance de la nation tout entière.  Nous devons tous, à cet égard, être à la hauteur de l’engagement de l’ensemble de nos dignes acteurs de la santé en appliquant les différentes  mesures préconisées.

J’insiste sur les règles usuelles d’hygiène à savoir le  lavage des mains qui est un geste simple mais extrêmement précieux pour la prévention de la maladie.

De même, nous devons  éviter de se serrer les mains en nous saluant et d’exposer nos frères et sœurs à nos éternuements. Il faut toujours  maintenir une certaine distance de sécurité dans nos échanges interpersonnels.

Chacun  de  nous  doit être un rempart face à ce virus. Et il s’agit, à l’évidence, d’un impératif absolu qui en appelle à une responsabilité individuelle et collective.

Je déplore, à ce sujet, l’insouciance caractérisée et l’incivisme  manifeste dont font preuve actuellement certaines personnes.

Nous devons tous nous impliquer fortement dans la vulgarisation  des messages de sensibilisation pour le changement de comportements tant attendu.

Je vous invite vivement à traduire les messages  de protection et de prévention dans nos différentes langues nationales pour atteindre un large public.

Cette approche de sensibilisation et de  communication  est extrêmement importante dans la phase actuelle de la lutte mais elle doit se faire en toute responsabilité.

Nous notons hélas que les réseaux sociaux, au lieu de diffuser des informations de bonne source, authentiques et vérifiées, s’adonnent à la désinformation et à la manipulation, semant  ainsi  le doute, la panique et la psychose.

Je mets en garde tous ceux qui se livrent à cette pratique criminelle.

Tchadiennes, Tchadiens ;
Mes chers compatriotes

Face à l’adversité, nous devons  être vigilants, disciplinés, solidaires et  unis.

Je suis convaincu que le peuple tchadien qui a traversé tant d’épreuves saura sans nul doute se montrer fort, face à la pandémie.

Que Dieu bénisse le Tchad.

Vive la République.

Je vous remercie.

Tchad-Covid 19 : deux nouveaux cas détectés

Le ministre d’Etat, ministre secrétaire général de la Présidence de la République, Kalzeubé Payimi Deubet annoncé deux nouveaux cas de coronavirus ce lundi 23 mars 2020.

Il s’agit d’un homme de nationalité indienne en séjour au Tchad, logé à l’hötel Ledger Plaza, et d’un autre de nationalité française ayant partagé la même villa que le premier cas enregistré de nationalité marocaine. Ces cas sont tous deux âgés de 38 ans selon le ministre Kalzeubé Payimi Deubet.

Le président de la cellule de veille et de sécurité sanitaire précise que les deux patients ont été aussitôt pris en charge par l’équipe médicale de l’Hôpital de Farcha.

« Leur état clinique est stable et ne présente pas de danger. Les personnes qui étaient en contact avec ces derniers ont été identifiées et confinées pour un suivi médical. Dans ce même cadre et pour des raisons de sécurité sanitaire, l’Hôtel Ledger Plazza est mis en quarantaine à compter de ce jour, en vue de désinfection et de confinement de tous les clients et personnel qui s’y trouvent », ajoute-t-il.

Le Gouvernement tchadien en appelle au respect strict de toutes les mesures prises et demande à la population de garder son calme et d’observer les mesures édictées dans le cadre de la lutte contre cette pandémie. Il rassure aussi l’opinion nationale et internationale que des mesures sont prises pour mettre hors de danger ces patients.

Tchad-covid 19 : les conducteurs de bus défient les mesures

Le gouvernement a mis sur pieds sur certain nombre de mesures dans le but de stopper la propagation du coronavirus notamment l’interdiction aux minibus de circuler à N’Djamena.

Au Tchad, la circulation des bus et minibus a été interdit par le gouvernement samedi 21 mars 2020. Une qui entrait en vigueur ce même samedi n’a pas été respecté par les conducteurs de ces engins.

Le non-respect de cette décision suscite la colère des autorités. « La discipline a sauvé la Chine face au coronavirus, l’indiscipline et l’incivisme risquent de nous éclabousser ici, si l’on n’y prend garde », a réagi dimanche le président de la cellule de veille et de la sécurité sanitaire, le ministre d’Etat Kalzeubé Payimi Deubet.

« Nous avions interdit la circulation des bus et minibus ce 21 mars, quelle ne fut ma surprise de constater ce dimanche, en venant au bureau, que  des clients continuent allègrement à emprunter ce moyen de transport. Nous allons passer à la vitesse supérieure », a-t-il ajouté.

« Nous allons passer à la vitesse supérieure pour faire respecter les mesures », a souligné pour sa part le ministre délégué à la Présidence, chargé de la défense, le général Mahamat Abali Salah, au cours d’une rencontre tenue avec des responsables sécuritaires et militaires ce dimanche.

« Les forces de sécurité, même par la force doivent faire respecter les mesures », a précisé le général Mahamat Abali Salah.

« Si on ne fait pas attention, ce qu’on voit à la télévision va se produire chez nous », a mis en garde le ministre de la Santé publique, Mahamoud Khayal Youssouf.

Tchad – Coronavirus : Retour sur l’ensemble des mesures du gouvernement

Le Gouvernement tchadien a pris ces deniers jours plusieurs séries de mesures et a prodigué plusieurs conseils pour contrer la propagation du coronavirus.

Rassemblements :

Interdiction de regroupement de plus de 50 personnes, ainsi que les forums et les grandes rencontres prévus au Tchad et impliquant les étrangers ;

Fermeture de tous les lieux de culte (prières à domicile).

Transports/déplacements :

La circulation des bus et minibus destinés au transport des personnes est strictement interdite ;

Le transport en « amazone » sur des motos (conducteur et plus d’une personne) est formellement interdit ;

Les taxis et véhicules à usage personnel ne doivent en aucun cas dépasser quatre personnes à bord, y compris le conducteur.

La limitation stricte des déplacements en dehors des camps de réfugiés.

Frontières :

Tous les aéroports du Tchad sont fermés à toutes les compagnies aériennes, à l’exception des cargos, pour une période de deux semaines, à compter du jeudi 19 mars 2020 à minuit ;

Contrôle sanitaire systématique aux portes des frontières nationales et mise en quarantaine des cas suspects.

Commerces/consommation :

Fermeture des cabarets, centres de jeux, casinos, bars et restaurants sur l’ensemble du territoire national ;

Les commerçants doivent désinfecter les mains toutes les heures ;

Veiller à la gestion des flux de personnes dans les marchés, se protéger les mains, la bouche et le nez lors de la manutention de marchandises importées.

Les consommateurs doivent respecter les mesures d’hygiène, et de bien traiter les légumes et les fruits avant toute consommation.

Respecter les prix fixés par l’arrêté du 22 juin 2019 sur les « Justes prix » en ce qui concerne les produits de première nécessité.

Guichets de banques et distributeurs automatiques :

Des quotas déterminés par chaque banque pour éviter les attroupements, suivant la taille de l’agence ou les dimensions de l’abri du distributeur.

Entrée de l’agence ou du distributeur :

Les clients, tout en respectant les règles d’espacement et d’écart minimum entre deux personnes à observer, devront se soumettre au contrôle effectué par un agent sanitaire positionné à cet effet, puis se désinfecter les mains à l’entrée et à la sortie avec les produits mis à leur disposition.

Dépistage :

Dépistage impératif à l’Hôpital provincial de Farcha de tous les étudiants et autres citoyens tchadiens qui sont rentrés sans contrôle et de manière clandestine sans passer par les voies autorisées aux frontières du pays avec les pays voisins de se rendre immédiatement ;

Contrôle sanitaire strict sur toute l’étendue du territoire.

Hygiène :

Respect strict des mesures d’hygiène et d’assainissement (lavage des mains avec du savon jusqu’à 30 secondes ou par friction avec une solution Hydro-alcooliques, éviter les repas en commun, salutations à distance).

Sensibilisation :

Les responsables administratifs, techniques, traditionnels et religieux sont instruits à l’effet de mener des activités d’information et de sensibilisation auprès de toutes les couches des populations.

Les comités de gestion des marchandises et les associations des femmes commerçantes doivent mener des activités de sensibilisation sur les mesures d’hygiène et d’assainissement dans leurs bases respectives.

Les mesures édictées par le Gouvernement s’appliquent sur l’ensemble du territoire national. Elles sont susceptibles d’évoluer à tout moment.

Pour toute information, le numéro vert 1313 est disponible 24h/24.

Covid 19 : le patient infecté n’est pas mort

Le ministère de la santé a démenti les rumeurs qui circulent sur les réseaux sociaux et qui annoncent le décès du cas de coronavirus détecté au Tchad.

Ce samedi 21 mars, le ministère de la santé publique a démenti formellement « fausses informations qui circulent sur les réseaux sociaux annonçant le décès du jeune marocain âge de 28 ans atteint de coronavirus. »

« Le patient est bel et bien en vie. Son état de santé évolue bien. Pas d’inquiétude », précise le ministère.

Le ministère de la santé publique « exhorte la population tchadienne a ne pas tenir compte des fausses informations. »

Par ailleurs, il demande à la population de « garder son calme et l’invite à respecter les mesures préventives déjà en vigueurs. »
Un numéro vert est mis à la disposition de tous les tchadien en cas d’urgence.

Covid 19 : premier cas détecté au Tchad

Ce jeudi 19 mars, un premier cas de coronavirus a été détecté en République tchadienne.

Il a fallu un communiqué pour causer la panique au sein des tchadien. C’est bien sûr celui du ministre secrétaire d’Etat à la Présidence, par ailleurs président du comité de veille contre le Coronavirus, Kalzeubé Payimi Debeut. Il indique qu’une personne a été testé positif au coronavirus au Tchad.

Il s’agit d’un passager de nationalité marocaine en provenance de Douala. Selonle communiqué, le patient est déjà pris en charge par le service médical.

Le gouvernement tchadien « Rassure l’opinion nationale et internationale  que toutes les dispositions sont prises pour circonscrire la pandémie », selon le communiqué.

Tous les tchadiens sont donc appelés à respecter les mesures prises par le gouvernement notamment les règles usuelles d’hygiène et d’assainissement.

Insécurité : 15 présumés malfrats présentés à la presse

Ils opèrent en réseau sur toute l’étendue du territoire national. Ces présumés malfrats opèrent en utilisant de différents modes opératoires.

Quinze présumés malfrats ont été appréhendés par les éléments de la gendarmerie. Le mercredi 18 mars, ils ont été présentés à la presse à la légion n°10 de la gendarmerie nationale. Reparties en fonctions des localités, ces bandits ont des tâches bien définies. On y retrouve des présumés violeurs, des assassins, des voleurs des fabricants de faux documents.

Lesdits présumés malfrats avaient à leur possession des armes blanches et à feu. Selon le porte-parole de la gendarmerie Abakak Abderaman Hagar, ces 15 malfaiteurs sont repartis par groupe.  Un groupe de six implanté à Bongor opère dans les localités de  Lai, Bousso et bail. Un groupe de deux autres opéraient dans la zone de Boubali. Un autre est spécialisé dans le vol de motos, les motos volés à N’Djaména sont vendues à Kousseri au Cameroun et vice-versa. Un des présumés malfrats est spécialisé dans la fabrication des faux documents, notamment les ordres de missions, les cartes nationales d’identités, les cartes professionnelles et les cachets entre autres.

Parmi ces briquants, figurent des présumés violeurs d’une gamine de 13 ans et le troisième co-auteur dans l’assassinat de l’artiste colonel Dinar, les deux autres avaient déjà été arrêtés par les forces de l’ordre. Le porte-parole confie que l’un des présumés violeurs est encore en cavale mais tout est mis en œuvre pour l’attraper.

Ces présumés malfrats seront jugés. Les éléments de la gendarmerie sont appelés à redoubler de vigilances  pour assurer la sécurité de la population.

Tchad : du personnel de santé en formation

Dans le souci d’améliorer le système sanitaire dans les districts de Mongo et de Mao, une formation a été  organisée ce mardi 17 mars 2020.

Ils sont au nombre de 27 au total et ont été choisis pour prendre part à un atelier de formation. Celle-ci intervient dans un contexte où les institutions sanitaires des deux villes sont confrontées de nombreuses difficultés. Les centres de santé fonctionnent difficilement à cause d’une insuffisance du plateau technique, le manque de recyclage du personnel. En plus des facteurs infrastructurels  et techniques, s’ajoute les pesanteurs socio-culturels. Pour restreindre les difficultés, l’atelier de lancement du diagnostic et de la planification de renforcement du système de santé des deux districts sanitaires s’est tenu le 17 mars.

Les travaux avaient pour objectif l’amélioration et de renforcement du système de santé et sécurité, en faisant intervenir les organisations de la société civile, les délégués sanitaires et les décideurs dans le domaine de la santé.

Les bénéficiaires de la formation devront faire large écho sur le diagnostic et la planification de renforcement du système de santé dans les deux districts. Il sera aussi question de définir les termes de références du comité de pilotage et d’adopter le chronogramme des activités.

Le gouverneur de la province du Kanem Hassan Terap a demandé aux apprenants d’avoir l’esprit d’observer et aux organisateurs d’observer la feuille de route élaborée, afin d’apprécier les niveaux d’améliorations des différents piliers du système de santé. Il invite les parties prenantes des deux districts sanitaires à une mobilisation franche et responsable pour atteindre les objectifs.

Situation des étudiants au Tchad : une « tragédie » selon les transformateurs

Dans un communiqué, la coordination nationale des jeunes transformateurs dénonce la situation « tragique » dont font face les étudiants tchadiens.

« Les répressions inutiles contre les étudiants qui réclament légitimement le minimum qu’un État sérieux devrait offrir à sa jeunesse étudiante. », sont condamnées par la coordination nationale des jeunes transformateurs. Dans un communiqué rendu public mardi 17 mars dernier, cette association a estimé que « la répression n’est pas la solution » face aux manifestations estudiantines.

Pour la coordination « les étudiants vivent dans une tragédie » qui ne peut être observée « passivement » et leur lutte est « impérieuse et judicieuse.»

« Les images des étudiants tels des mendiants au bord des routes implorant la générosité des passants pour le transport, quémandant des jetons pour la restauration, traqués, arrêtés et torturés par les forces de l’ordre, reflètent globalement l’image des jeunes tchadiens abandonnés par des dirigeants non-serviteurs », selon la même source.

Pour rappel, ces dernières semaines, des étudiants de N’Djamena, de Mongo et d’Abéché, ont exprimé leur colère en appelant le Gouvernement à améliorer les conditions d’études. Ils revendiquent les bus de transports, la restauration, les bourses d’études et le renforcement des bibliothèques.

Covid19 : le Tchad ferme ses aéroports

L’autorité de l’aviation civile (ADAC) du Tchad a annoncé la fermeture à compter du mercredi 18 mars 2020, des aéroports tchadiens.

Ce mercredi 18 mars, au Tchad, les aéroports sont fermés. L’ADAC dans une note a d’ailleurs fait une annonce dans une note. Le gouvernement tchadien avait annoncé lundi dernier que les aéroports seraient fermés à toutes les compagnies aériennes, à l’exception des cargos, pour une période de deux semaines à compter de jeudi, selon un communiqué signé par le Secrétaire général à la présidence tchadienne, Kalzeubé Payimi Deubet, qui préside la Cellule de veille et de sécurité sanitaire. Mesure qui a immédiatement pris effet.

Si aucun cas de coronavirus n’a été signalé au Tchad pour le moment, la pandémie est déjà à ses portes, notamment dans certains pays voisins, dont le Cameroun et le Nigeria.

« Il faut, par tous les moyens, faire obstruction à ce virus qui, à ce jour, n’a pas encore franchi les frontières tchadiennes et s’il parvenait à infiltrer, le circonscrire et arrêter sa propagation », a déclaré mercredi le président tchadien, Idriss Déby Itno, au cours de la traditionnelle réunion mensuelle sur la santé, consacrée cette fois exclusivement au coronavirus.

Le Tchad rembourse à l’Angola sa dette avec du bétail

Les deux pays se sont mis d’accord pour que la Tchad paye sa dette de 100 millions de dollars avec des bovins en remboursement d’une dette qu’elle avait contractée en 2017.

La première livraison de 1 500 vaches est arrivée par bateau à Luanda, capitale de l’Angola. Il faut dire que ce sont 75 000 bovins qui devront être livrés pour rembourser les 100 millions de dollars dus. L’information a été rapportée par le journal officiel de l’Angola

Cet accord inhabituel est considéré comme créant une situation gagnante pour les deux nations, le Tchad qui manque d’argent et l’Angola a besoin de bétail.

Au total, l’Angola recevrait 75 000 bovins sur 10 ans, ce qui signifie qu’il a accepté un paiement de 1 333 dollars par animal.
Le même journal officiel, ajoute que le Tchad enverra 3 500 têtes de bétail supplémentaires dans le courant du mois de mars.

Coopération : le Tchad et l’Egypte renforcent les relations bilatérales

Le ministre tchadien de la communication Oumar Yaya Hissen  a reçu en audience l’ambassadeur de la République d’Egypte au TchadAmr Abdell Azim Al Said Rifai. La rencontre a porté sur le renforcement des relations entre leurs deux pays.

Les deux hommes ont évoqué la question de renforcement des relations le Tchad et l’Egype, notamment dans le domaine des Technologies de l’Information et de la communication. Les organismes audiovisuels des différents pays vont collaborer ensemble pour améliorer la qualité des programmes et renforcer les capacités de productions.

« Mon pays mettra son savoir-faire aux services des médias publics du Tchad. Les journalistes tchadiens et égyptiens travailleront à renforcer la qualité des programmes radiophoniques et télédiffusés pour répondre aux besoins des auditeurs et des téléspectateurs. Des accords-cadres sont envisagés dans ce sens » a déclaré Amr Abdell Azim Al Said Rifai

Le chef de la mission diplomatique accrédité au Tchad, a indiqué que les TIC intéressent les citoyens des deux pays. C’est à ce titre que les autorités des deux pays feront du mieux pour élargir la formation des journalistes des médias à capitaux publics, ils réviseront aussi la diffusion des programmes dans ces médias.

Tchad : suspension des vols

Les vols transportant des passagers à destination du Tchad sont suspendus à partir du 19 mars à minuit pour une période de 14 jours.

C’est officiel, le Tchad va suspendre les vols à partie du jeudi 19 mars prochain. Le ministre de l’Aviation civile et de la Météorologie nationale, Mahamat Tahir Orozi, fait cette annonce. Il faut dire que cette annonce du ministre avait été faite au cours d’une conférence de presse lundi mais il avait momentanément suspendu sa déclaration peu après.

Mahamat Tahir Orozi informe que tous les vols transportant des passagers à destination du Tchad sont suspendus à partir du 19 mars à minuit pour une période de 14 jours. Il demande à tous les tchadiens qui résident à l’étranger et qui désirent regagner le pays de le faire dans le délai requis.

Notons aussi que les frontières terrestres restent ouvertes en dehors de celles du Soudan et de la République centrafricaine.

Le Tchad dénonce des « ingérences extérieures graves »

Le président tchadien Idriss Déby a dénoncé jeudi, des « ingérences extérieures graves en Libye, y compris militaires », lors d’une réunion du groupe de contact de l’Union Africaine sur la Libye à Oyo, au Congo.

« Le contexte de la crise au niveau sécuritaire en Libye est connu de nous tous. Le risque d’un enlisement durable de la situation prend de plus en plus le pas sur la perspective de réconciliation » a déclaré le dirigeant tchadien.

Il a appelé à un « élan de concertation et de consultations régulières » entre l’ONU et l’Union Africaine « dans la quête d’une solution globale, durable et définitive à cette crise qui n’a que trop durer. »

Selon lui, « l’Afrique a un rôle majeur à jouer dans cette situation extrêmement difficile que traverse la Libye. La solution à la crise libyenne passera forcément par les libyens eux-mêmes. »

« Les réunir et les aider à se parler constitue un défi à relever. C’est pourquoi, notre rencontre doit explorer au mieux les approches nécessaires d’un dialogue inter libyen dans les meilleurs délais. Très rapidement, nous devons convier sans distinction, aucune, l’ensemble des protagonistes à des pourparlers directs », a dit Idriss Déby.

Il a ajouté que « plus l’échéance est retardée, plus les ennemis de la paix aux agendas cachés attisent le feu au point de conduire à fragmenter la Libye en plusieurs entités. »

La réunion du 12 mars dernier a été initiée par Denis Sassou N’Guesso, président du comité de haut niveau de l’UA sur la Libye. Se tenant dans un contexte particulier marqué par la démission de l’envoyé spécial des Nations-Unies sur la Libye, Ghassan Salami, cette réunion s’est fixée pour objectif de créer les conditions de désignation de la commission préparatoire de la conférence inter-libyenne inclusive, conformément à la feuille de route adoptée par le comité de haut niveau de l’UA lors de son 8ème sommet, tenu à Brazzaville, le 30 janvier dernier.

Coronavirus : des équipes de surveillance au poste frontalier de N’Gueli

Cette méthode s’inscrit dans le cadre de la surveillance épidémiologique, et la préparation à la riposte de la pandémie du Conoravirus.

Mercredi 11 mars, le ministère de la Santé publique a déployé une équipe mobile et du matériel de la santé au poste frontalier de N’Gueli. L’objectif est de faire un contrôle systématique de prise de la température de toutes les personnes qui viennent du Cameroun pour le Tchad.

Une mesure qui s’inscrit dans le cadre de la surveillance épidémiologique, et la préparation à la riposte du Conoravirus. Le Gouvernement tchadien a pris cette mesure conséquente pour barrer la route à une éventuelle survenue d’un cas de suspicion de coronavirus au Tchad.

Cinq points d’entrée des frontières du Tchad (Cameroun et Nigeria) sont concernés par ces dispositifs.

Le Cameroun et le Nigeria ont notifié des cas confirmés de coronavirus Covid-19. Face à cette situation, le Tchad doit renforcer la surveillance épidémiologique pour lutter efficacement contre cette maladie, a indiqué le ministre de la Santé publique, Mahamoud Youssouf Khayal.

Il faut le dire, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a officiellement déclaré le coronavirus comme une pandémie, mercredi 11 mars 2020.

Tchad : vers la construction des facultés de l’Université d’Alexandrie

Le contrat de construction des bâtiments de cet établissement a été signé mardi 03 mars à N’Djamena, entre le de ladite Université d’Alexandrie, Essam El-Kordy, et le président de la société Arab Contractors Company, Mohsen Salah.

Le contrat de construction comprend la mise en œuvre des travaux de la première phase de la branche universitaire pour établir les deux facultés d’agriculture et de médecine vétérinaire à N’Djamena. Les travaux de réalisation des travaux devront mettre durés deux ans.

Ce projet qui s’inscrit dans le cadre du renforcement de la coopération entre le Tchad et l’Egypte, permettra d’assurer une formation de qualité pour les jeunes tchadiens dans le domaine de l’agriculture et de la médecine vétérinaire.

La société Arab Contractors Company mettra en œuvre le processus de construction selon les conditions générales, les spécifications techniques, les mesures et les dessins techniques.

Tchad : vers la création d’une zone industrielle

Un projet qui devra permettre la valorisation croissante de la filière viande en République du Tchad.

L’initiative est de ARISE, filiale du groupe singapourien OLAM. Ledit projet a été présenté mardi 10 mars, au Chef de l’Etat, Idriss Deby par le directeur pays d’OLAM, Jacky Rivière. Idriss Deby s’est montré favorable à cette initiative.  « Mon pays est ouvert à tout investisseur qui désire y investir », a indiqué le Président de la République tchadienne.

Il faut rappeler qu’en 2018, OLAM a racheté 60% de la Coton Tchad et a redressé l’entreprise, permettant la relance de la filière coton.

Le Tchad, pays d’élevage par excellence, dispose d’un cheptel estimé à 113 millions de têtes de bétail ainsi que 36 millions de volailles. Le 29 février dernier, le chef de l’Etat a inauguré à Ngara, village situé à 7 km au sud de la ville de Moundou, le nouveau complexe industriel des abattoirs du Logone.

G5 Sahel: le Tchad prendra part aux assises de Bruxelles

Le 26 mars prochains, les pays membres du G5 sahel et l’Union européenne, seront autour d’une table ronde. En sa qualité de pays membre, le Tchad a été officiellement invité.

Le 09 mars, le président tchadien,Idriss Deby a accordé une audience Bertrand Cochery, ambassadeur de France au Tchad. Au centre des échanges, les assises qui se tiendront à Bruxelles entre les pays du G5 sahel et l’Union européenne. Assises qui permettront d’accélérer le processus de l’opérationnalisation des pays du G5 sahel dans la zone des trois frontières, Niger Burkina Faso et Mali

Le déploiement du contingent tchadien dans le Liptako-Gourma après réorganisation du Sommet de Pau tenu en France en janvier dernier, était l’un des points sur lesquelles les deux hommes se sont appesantis.

Selon le chef de la diplomatie française accrédité au Tchad, la table ronde de Bruxelle sera une réunion importante qui servira à la coalition sahel, au lancement du partenariat et la stratégie pour la sécurité au Sahel

D’après Bertrand Cochery: « Il était important d’échanger sur un certain nombre d’éléments et de noter une convergence de vue entre les deux pays. Et d’autres parts faire un point sur l’état de préparation dans la perspective du déploiement tchadien dans le cadre le cadre du Liptako-Gourma, toujours au titre des opérations militaires qui ont lieu dans la zone sahélienne »

Notons que le Tchad devra déployer à nouveau des contingents dans la zone des trois frontières.

Le Tchad invité à la table ronde du G5 et l’UE

Le Président Idriss Déby a été convié à prendre part à la table ronde des pays du G5 et de l’Union Européenne, qui se tiendra en fin mars 2020.

Le Chef de l’Etat, Idriss Déby Itno a reçu en audience ce 09 mars 2020, l’ambassadeur de la France au Tchad, Bertrand Cochery. Au cours de cette rencontre, le Président tchadien a convié à assister à la table ronde du G5 et de l’UE. Au menu de cette rencontre qui aura lieu en fin mars 2020 à Bruxelles, l’opérationnalisation de la force du G5 Sahel.

Il est important de noter que depuis 2014, le Tchad est présent sur les théâtres de la guerre asymétrique Mal-Niger-Burkina Faso. Il est donc un partenaire de taille dans la lutte contre le terrorisme dans l’espace Sahel.

 

Lutte contre le coronavirus : le Tchad installe les équipes de dépistages aux frontières

Après l’installation d’une unité de contrôle de température à l’aéroport de N’Djamena, des équipes de dépistages seront déployés aux frontières terrestres.

Dans le souci de prévenir toute propagation du Covid 19, le ministre délégué à la présidence de la république chargé de la défense national, de la sécurité, des anciens combattants et victimes de guerre, Mahamat Abali Salah a informé le 09 mars le déploiement des équipes du ministère de la santé publique au niveau des frontières. Ces équipes procéderont au dépistage systématique des passagers, dans les postes de contrôles  ouverts aux frontières avec le Cameroun

Les frontières concernées par cette nouvelle mesure sont entre autres Mbaibikoum, Koutéré, Léré, Nguéli et Bongor. Les passagers des pays à risque seront mis en quarantaine ou en confinement pendant une période d’incubation de  14 jours, à partir de la date d’arrivée sur le territoire tchadien.

Le gouvernement instruit les responsables à divers niveaux de prendre toutes les dispositions pour faciliter l’opération de dépistages. La surveillance devrait être de mise

Rappelons que 8 pays africains sont affectés par le coronavirus notamment la Tunisie, l’Egypte, le Nigéria, l’Algérie, le Maroc le Sénégal, le Cameroun et le Togo.

Coronavirus : le Tchad renforce les mesures

Le ministre de la Santé publique Mahamoud Youssouf Khayal a annoncé samedi que le laboratoire mobile recevra des kits COVID 19.

La République du Tchad recevra de la part de la coopération allemande des kits 19, qui permettront d’effectuer des tests pour confirmer ou infirmer une éventuelle présence épidémique au Tchad. Cette information a été donnée samedi dernier par le ministre de la santé publique, Mahamoud Youssouf Khayal.

Lors de la participation de Mahamoud Youssouf Khayal à Addis Abeba à la réunion d’urgence sur la flambée de l’épidémie du coronavirus, le ministre de la Santé explique que depuis le 23 janvier 2020, le Tchad a mis sur pied une cellule de crise sur le coronavirus qui a immédiatement commencé à réfléchir sur la préparation et la riposte à l’épidémie.

Notons que le Tchad abrite 3000 ressortissants chinois mais aussi une trentaine d’étudiants en Chine. Avec l’appui technique de l’OMS, le Tchad a mis sur pied : un comité de gestion de l’épidémie du COVID 19 qui se réunit chaque jour ; trois équipes de surveillances qui se relaient 24/24 heures à l’aéroport ; et un dispositif de lavage des mains à l’aéroport avec port de masque pour tout le personnel médical et non médical de l’aéroport.

La prise de température des passagers à l’arrivée est systématique, et une unité spéciale avec équipement de prise en charge a été aménagée à l’aéroport pour les cas suspects. L’hôpital provincial de Farcha a été identifié comme hôpital pour accueillir des éventuels cas suspects.

Tchad : des jeunes s’opposent à la modernisation de la dot

Beaucoup pensent qu’elle vise  à enrichir les belles-familles.

La dot au Tchad répond presqu’aux mêmes critères qu’ailleurs en Afrique. Quelques mois avant la cérémonie, la famille de la fiancée adresse une liste des biens à celle du prétendant. Généralement, il s’agit  des vêtements, de l’huile, des pagnes, des savons, des foulards, du sucre, une valise remplie pour la fiancée et autres ustensiles.

Des rencontres se multiplient au sein des deux familles pour préparer la cérémonie de dot. Pareil chez les amies de la fiancée qui peuvent, elles aussi, espérer  un appui financier du fiancé.

Parmi les présents à offrir, il existe des priorités. Entre autres : le costume du père de la dulcinée et les pagnes et accessoires pour la mère. Ne doivent jamais manquer,  des vaches. Un bien incontournable. A défaut les convertir par une somme d’argent conséquente à remettre à la belle-famille. La somme varie entre 350.000 et 1.000.000 de FCA voire plus.

A noter que la fiancée, bien que concernée par la cérémonie n’y est pas admise.

Si la dot reste un évènement très couru et pratiqué dans toutes les ethnies du pays, il n’en demeure pas moins qu’il est au centre d’une polémique. En effet des voix s’élèvent, notamment dans les milieux de jeunes, pour  dénoncer  « l’affairisme » autour de cette cérémonie à la base symbolique.

Certaines familles sont accusées d’en profiter pour  imposer des sommes faramineuses aux jeunes garçons.  « La dot a perdu de sa substance symbolique au bénéfice de l’argent et des biens matériels. Certains présents demandés sont exorbitants et constituent une barrière au mariage », s’offusque un internaute sur la toile.

Il semble se développer un complexe entre les jeunes qui parviennent à collecter la somme exigée, et ceux qui n’en peuvent pas. « Le mariage devient un moyen d’asservissement. Certains hommes se sentent  au-dessus leur femme, juste parce qu’ils ont beaucoup dépensés pour les doter ».

Tchad : les législatives se tiendront le 13 décembre 2020

L’annonce a été faite par la commission électorale nationale indépendante (CENI), le 14 février 2020.

C’est officiel, les élections législatives au Tchad sont fixées au 13 décembre prochain. Repoussées depuis 2015, la commission électorale nationale indépendante a enfin arrêté une date. La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) a distribué vendredi 14 février, le calendrier du scrutin à la presse. Ledit calendrier prévoit que la campagne officielle débutera le 21 novembre.

« Je voudrais saluer le triomphe du consensus dégagé par la classe politique par rapport à la date du 13 décembre 2020 », a déclaré devant la presse le premier vice-président de la Ceni, Jean Luc Benoudjita.

Le calendrier prévoit la proclamation de résultats « provisoires » le 27 décembre pour les sièges des 161 députés. La liste officielle et définitive des élus doit être rendue publique plus tard par la Cour suprême.

L’actuelle Assemblée nationale, très largement dominée par la majorité présidentielle, avait été élue en 2011 pour quatre ans. Mais depuis 2015, le scrutin a été reporté à plusieurs reprises. Une des raisons invoquées était la « menace terroriste » de Boko Haram, qui multiplie depuis plusieurs années les attaques meurtrières dans la région du lac Tchad.

Les réfugiés soudanais au Tchad racontent leur calvaire enfer au Darfour

Le Tchad accueille depuis le début de l’année des milliers de réfugiés ayant fuis le Soudan suite à des affrontements intercommunautaires.

Mais quand il faut raconter le souvenir de ce qu’il a vécu il y a un mois dans le Darfour, la voix de Mahamat Ali Mahamat devient grave et surtout critique envers le gouvernement soudanais. « Le problème du Darfour est connu depuis 2003. Les Arabes viennent nous attaquer. Ils nous massacrent, massacrent nos enfants. Et comme nous avons le gouvernement contre nous, nous ne pouvons continuer à vivre chez nous au Soudan. »

Dame Fatouma Yaya se souvient de l’état de siège qu’elle a vécu dans le Darfour avant de venir au Tchad. « Dès qu’une femme vas chercher du bois on la tue, si quelqu’un va chercher de la paille on le tue. On a été obligés de fuir en contournant par des ravins. Nos enfants sont arrivés au Tchad avec pleins d’épines dans les pieds. »

C’est pour cela que le Haut-commissariat des Nations unies, en accord avec le gouvernement Tchadien, a décidé de les éloigner de la frontière, rappelle Simplice Kpandji, chargé de l’information publique de l’organisation onusienne.

« Au niveau de la frontière, ils sont parfois soumis à des tracasseries, à des situations qui ne leur permettent pas vraiment de jouir de l’asile. Nous avons décidé de les relocaliser à une distance d’environ 138 km qui leur permet effectivement de pouvoir jouir de la protection. »

En tout, 16 000 nouveaux réfugiés soudanais sont attendus dans le nouveau camp qui se met en place depuis une dizaine de jours.

La culture tchadienne sort de son silence

Les promoteurs culturels entendent rehausser se secteur à travers l’organisation de plusieurs évènements.

Au Tchad, la population a de quoi se faire plaisir en ce qui concerne la culture. Les évènements se succèdent et ont tous un objectif, la promotion de la culture tchadienne. Il y a encore peu, il était difficile de « savourer » les productions tchadiennes lors des grands rendez-vous culturels. Face à ce manquement, les promoteurs ont pris à bras le corps leurs responsabilités. Moult évènements sont organisés chaque années et chaque rendez-vous à une particularité.

Le « Ndjam Hip-hop », c’est un festival de music hip-hop, qui met en compétition les rappeurs inters-urbains tchadiens. La prochaine édition qui est en préparation, se déroulera du 11 au 13 mars 2020.  Le promoteur Nguinambaye Ndoua Manassé a tenu à préciser que la phase de réception des candidatures s’étendra jusqu’au 10 février. Un mois après un autre grand évènement culturel aura lieu dans le Logone occidental, il s’agit du festival « KOURA GOSSO »

Placé sous le Thème : « la musique au service de la citoyenneté », la 4eme édition du Koura Gosso se tiendra le 29 mars 2019 à Moundou.

« Koura Gosso » qui signifie (jeune talent), est une plateforme de rencontre des professionnels de la musique urbaine venant des différents villes de la province du Logone Occidental précisément à Moundou-Tchad » indique Ernestine Nétoua, promotrice de l’évènement. Pour elle, le festival promeut les jeunes talents, les rend visible. C’est une occasion pour ces jeunes talents de se rencontre, d’échange et de partager leurs expériences.

Dans le même ordre, on note le festival Internationales des Cultures Sahariennes (FISCA), il se déroule à Amdjarass chef-lieu du département du Wadi hawar dans la région de l’Ennedi Est. Le Tchad, le Niger, l’Algérie et le Soudan ; sont les pays qui y participent via des prestations artistiques.

Un autre évènement qui réunis professionnels et jeunes talents, c’est le N’Djam Vi. C’est une compétition musicale se tient généralement au mois de novembre, dans une ville préalablement choisie. Plusieurs catégories d’artistes y prennent part ; jeune talent, word music, hip-hop, musique arabophone. Les artistes font des prestations à tour de rôle et un jury détermine le meilleur artiste de chaque catégorie

L’on se souvient encore du « festival Dary », dont la dernière édition a réuni plus de 200 000 visiteurs. Plusieurs artistes tchadiens ont servi un spectacle riche en couleur pendant 12 jours de célébration axée, sur la danse, l’art, la musique, la gastronomie…

Tchad : des réfugiés à l’école des nouvelles techniques agricoles

A travers d’un programme qui permet à ces réfugiés de devenir autonomes et de ne pas dépendre de l’aide alimentaire.

Le République du Tchad accueille plus de 300 000 réfugiés soudanais. Ils sont pour la plus part à l’Est du pays. Pour qu’ils soient autonomes et ne dépendent pas de de l’aide alimentaire, ces réfugiés sont formés aux nouvelles techniques agricole. L’initiative a été mise en place en 2017 et mené en partenariat avec la Lutheran World Federation.

« Si la population est capable de subvenir à ses besoins, en toute probabilité, elle va rester là où elle se trouve » au lieu de chercher un autre endroit d’où repartir à zéro, explique un représentant de la Fédération

Jusqu’à présent, le programme a aidé plus de 13 500 ménages parmi les réfugiés.

Tchad : des mesures prises pour réduire les prix des billets d’avions

Le 25 novembre 2019, le chef de l’Etat Idriss Déby a annoncé des mesures visant à réduire les prix des billets d’avions, via la réduction substantielle des taxes imposées aux avions.

« Le taux en vigueur n’est pas de nature à faire de l’avion le premier choix des tchadiens comme moyen de transport », a reconnu le chef de l’Etat. Dix jours plus tard, au mois de décembre 2019, ces mesures se sont concrétisées dans deux décrets. Au moins 11 redevances sont mentionnées. Par ailleurs, la loi de finances portant budget pour 2020 a exonéré totalement de la TVA l’avitaillement des aéronefs, peu importe la destination.

Un premier décret n° 2029 institue certaines redevances aéronautiques au Tchad. En effet, les prestations fournies aux exploitants d’aéronefs et autres usagers du transport aérien donnent lieu à une rémunération sous forme de redevance aéronautique affectées au profit de l’Autorité de l’aviation civile (ADAC).

Ainsi, il a été institué sur les aérodromes ouverts à la circulation aérienne publique, de redevances dues par tout passager muni d’un billet de passage à bord d’un aéronef exploité à des fins commerciales au départ des aérodromes du Tchad.

Le montant de la redevance de développement aéronautique est fixée à 12 000 FCFA pour les vols internationaux et 10 000 FCFA pour les vols à destination des Etats membres de la CEMAC.

Le montant de la redevance passager est de 17 000 FCFA pour les vols internationaux, 15 000 FCFA pour les vols à destination des Etats membres de la CEMAC et de 2 400 FCFA pour les vols réguliers domestiques.

Le montant de la redevance d’embarquement est fixé à 7 500 FCFA pour les vols internationaux et à 5 000 FCFA pour les vols à destination des Etats membres de la CEMAC.

Le montant de la redevance sureté est fixé à 10 000 FCFA pour les vols internationaux et à 7 500 FCFA pour les vols à destination des Etats membres de la CEMAC.

Pour les vols domestiques privés, non réguliers ou charters, les redevances au titre des prestations fournies aux passagers et des services rendus aux exploitants d’aéronefs sont fixés par un arrêté conjoint du ministre en charge de l’aviation civile et de celui en charge des finances.

D’autres redevances et frais sont fixés comme suit : la redevance au titre du traitement de frais aérien est fixée à 5 FCFA/kg pour les importations et à 3 FCFA/kg pour les exportations.

Les redevances d’atterrissage dues par le transporteur sont fixées comme suit :

Que ce soit pour les atterrissages nationaux et internationaux, les nouveaux taux sont fixés en fonction du tonnage de l’avion :

Pour une masse inférieure ou égale à 75 tonnes, le prix est de 2295 FCFA/tonne.

Pour une masse comprise entre 25 tonnes et inférieure ou égale à 75 tonnes, le prix est de 4559 FCFA/tonne.

Pour une masse comprise entre 75 tonnes et inférieure ou égale à 150 tonnes, le prix est de 6420 FCFA/tonne.

Pour une masse supérieure à 150 tonnes, le prix est de 5996 FCFA/tonne.

La redevance de stationnement est fixée à 100 FCFA/tonne/heure.

Les redevances de survol, de balisage, dues par les exploitants d’aéronefs sont fixées par le Comité des ministres en charge de l’aviation civile des Etats membres de l’ASECNA.

Les redevances pour services rendus par l’ADAC, notamment au titre des études des dossiers, des audits, des inspections techniques dans le cadre de la délivrance des autorisations requises pour l’exercice des activités dans les domaines de l’Aviation civile conformément aux prescriptions de l’organisation de l’Aviation civile sont dues par les exploitants et personnels aéronautiques bénéficiaires de ces services. Les tarifs sont fixés par arrêté.

Les redevances extra-aéronautiques peuvent être instituées par le gestionnaire d’aéroport pour la rémunération de la mise à disposition à des fins commerciales, des surfaces ou locaux situés dans l’emprise aéroportuaire concernée, à condition que ces redevances accessoires ne soient pas déjà prises en compte dans le calcul des redevances prévues par le décret.

Le second décret n° 2030 fixe les frais d’assistance au sol des avions.

Masse maximale au décollage Catégories Tarif
Inférieure à 8 tonnes 1 100 000
Entre 8 et 10 tonnes 2 150 000
Entre 10 et 15 tonnes 3 250 000
Entre 15 et 20 tonnes 4 400 000
Entre 20 et 30 tonnes 5 650 000
Entre 30 et 40 tonnes 6 750 000
Entre 40 et 50 tonnes 7 900 000
Entre 50 et 65 tonnes 8 1 050 000
Entre 65 et 80 tonnes 9 1 500 000
Entre 80 et 95 tonnes 10 1 500 000
Entre 95 et 110 tonnes 11 1 600 000
Entre 110 et 135 tonnes 12 1 850 000
Entre 135 et 160 tonnes 13 2 000 000
Entre 160 et 195 tonnes 14 2 250 000
Entre 195 et 220 tonnes 15 3 000 000
Entre 220 et 250 tonnes 16 3 520 000

 

Les frais de manipulation de fret sont fixés à 75 FCFA/kg, 45 FCFA/kg, 25 FCFA/kg, respectivement pour les vols internationaux, régionaux et locaux.

Coronavirus : des mesures préventives prises au Tchad

Le ministre tchadien de la santé publique, Mahamoud Youssouf  Khayal, a annoncé lundi 27 janvier, des mesures de prévention contre cette maladie qui sévit en Chine depuis quelques semaines.

Port des masques et des gants pour le personnel de l’aéroport, prise systématique de température frontale des passagers en provenance des pays affectés, sont entre autres de mesures prises par le ministère de la santé et collaboration avec l’autorité de l’aviation civile (ADAC).

Ces mesures de prévention ont été décidées après le ministre de la santé ait reçu les informations sur les symptômes de ladite maladie. « Des symptômes respiratoires et une fièvre brusque, une toux, un essoufflement et d’autres symptômes semblables au rhume. D’autres signes sont le mal de gorge, l’écoulement nasal, une fatigue, des maux de tête, une douleur musculaire ».

Le ministère de la santé publique a mis à la disposition de la population un numéro vert au cas où des symptômes similaires seraient détectés chez certaines personnes.

Six morts dans une nouvelle attaque de Boko Haram

Tous des soldats tchadiens, ils ont été tués dans l’après-midi de lundi 27 janvier, dans une attaque attribué à la secte jihadiste Boko Haram dans la zone de l’île Tétawa.

Lundi 27 janvier, autour de l’île de Tétawa, le groupe Boko Haram frappe à nouveau après un accrochage avec les forces armées. Le bilan provisoire fait état de six soldats tués et il pourrait avoir des blessés.

« Nos hommes étaient en patrouille quand ils ont été attaqué par les éléments de Boko haram. Nous déplorons six morts et dix blessés. », a indiqué le général Taher Erda, chef de l’état-major des armées.

Depuis déjà plusieurs mois, dans cette région, les attaques se sont intensifiées.

Soudan : la police saisie 13 camions de carburant et de farine en direction du Tchad

Après cette saisie, les autorités soudanaises ont interdit la sortie des produits économique stratégiques.

Les forces de soutien rapide (FSR) du Darfour occidental ont annoncé mercredi la saisie à El-Geneina de « produits stratégiques » qui devaient être acheminés au Tchad, pays voisin. Il s’agit de carburant et de farine qui étaient dissimulés dans 13 véhicules.

Le commandant en chef des forces de soutien rapide, secteur Al-Geneina, le lieutenant-colonel Moussa Hamed Ambilo, a déclaré que ses forces jouent un rôle important car elles sont déployées le long de la frontière pour combattre et empêcher le crime organisé, le trafic de drogue, de carburant et de denrées alimentaires.

Selon lui, en plus de sa mission de maintien de la sécurité et de la stabilité, la FSR impose l’autorité du pays dans la région et apporte sa contribution à la sécurité économique.

Lors de sa visite d’inspection à la direction du huitième groupement dans la région frontalière de Karti, le commandant Ambilo a confirmé que les forces du soutien rapide sont déterminées à déjouer toute tentative de trafic de produits économiques stratégiques.