Tchad : le président du Conseil militaire de transition se rend à Forum de Paris sur la Paix

Mahamat Idriss Deby Itno, a quitté N’Djamena ce 10 novembre pour la France. Il prendra part au Forum de Paris sur la Paix, prévu du 11 au 13 novembre 2021.

Le Président du Conseil Militaire de Transition,  Mahamat Idriss Deby Itno a quitté N’Djaména pour Paris. Il répond à l’invitation du président français, Emmanuel Macron. L’homme fort du Tchad participera respectivement aux travaux de la 4eme édition du Forum de Paris sur la Paix. Egalement à la Conférence Internationale sur la Libye.

Le forum vise à stimuler une reprise économique plus solide et plus inclusive, en s’attaquant aux fractures qui minent la gouvernance mondiale, en proposant des initiatives pour mieux gérer les biens communs mondiaux et en mettant en avant de nouveaux principes d’actions pour le monde post Covid-19.

Le PCMT a été salué à son départ à l’aéroport international HASSAN DJAMOUS par quelques personnalités. Il s’agit notamment du Premier Ministre de Transition, M. Pahimi Padacké Albert, quelques membres du Conseil Militaire de Transition, ceux du Gouvernement, le Secrétaire Général de la Présidence, le Directeur de Cabinet Civil du Chef de l’Etat et le Maire de la ville de N’Djaména.

Tchad : suspension de tout recrutement dans l’armée tchadienne

Sur instruction du président du Conseil militaire de transition, Mahamat Idriss Deby les recrutements dans l’armée tchadienne sont suspendus.

Dans une note du 02 novembre 2021, le général de corps d’armée, Bichara Djadallah, membre du Conseil militaire de transition annonce des mesures de Mahamat Idriss Deby pour destinées à l’armée.  Ces mesures sont entre autres, la :

1-Suspension de tout recrutement par contingent des soldats au sein des

Forces de Défense et de Sécurité;

2- Suspension des Incorporations en dehors des admissions dans les Ecoles

Militaires d’Officiers ou de Sous-Officiers;

3- Interdiction formelle des réhabilitations des militaires radiés, retraités ou en position hors actif sans I ‘accord préalable du Chef Suprême des Armées

4 Envoi systématique par les corps de la solde mensuelle militaire au Contrôle général  des armées pour vérification avant tout mandatement par la DIRSAFI

La note est adressée à l’attention du ministre en charge de la défense nationale et au Chef d’Etat-major, général des armées.

Tchad : Wakit Tamma et le FONAC participeront au sit-in du Parti réformiste

Les deux organisations ont annoncé qu’elles prendront part au sit-in du jeudi 11 novembre 2021 devant le Palais de justice. Le sit-in fait suite à la torture du président du Parti réformiste, à la marche du 19 mai.

La Coalition des Actions citoyenne Wakit Tamma et le front de l’Opposition Nouvelle pour l’Alternance et le Changement (FONAC) prendront part au sit-in qu’organise le parti réformiste. Le parti réclame justice pour son président Vacine Abdrahamane Sakine. Il a été arrêté et torturé suite à la marche Wakit Tamma du 19 mai 2021.

Ainsi, le FONAC exhorte le CMT d’appliquer la loi à tous sans distinction d’origine, de sexe ou de religion. Pour ce parti c’est le fondement d’un Etat reconcilié et prospère. Il invite ses militants et sympathisants de rester unis, solidaires et engager pour continuer la lutte.

La Coordination des Actions Citoyennes, Wakit Tamma, de son côté appelle la population de N’Djamena á sortir le jour dit à 9 h 00, devant le palais de Justice, pour se joindre au sit-in, en protestation du piétinement du dossier relatif à l’arrestation, la torture et les traitements inhumains de son président,

Wakit Tamma alerte l’opinion sur I ‘impunité qui semble prendre corps au sujet de ce dossier et Appelle les autorités à livrer, sans délai, à la justice l’adjoint au Chef de poste de police de proximité de Dembé, Abbas Mahamat qui avait arrêté le président du parti réformiste.

Tchad : des aspirants notaires en colère dénoncent une injustice

Le collectif des aspirants notaires a fait une communication le 09 avril pour dénoncer des manœuvres du ministère de la Justice et la Chambre des notaires du Tchad.

Les aspirants notaires font savoir qu’ils sont lésés malgré la création des nouvelles charges. Le porte-parole du collectif, Komassing Haidandi fait savoir que depuis 2020, plusieurs charges ont été créées. Notamment celui sur, le projet de transfert de 8 notaires des provinces et le projet de nomination de 5 nouveaux notaires. Malheureusement, les postes ont été confiés à des personnes privilégiés au détriment des aspirants.

Pour les aspirants, les notaires pensent avoir le monopole de la profession et refusent de l’ouvrir davantage aux jeunes. Ils accusent également la Chambre des notaires et le ministère de la Justice qui nomment à leur guise. Komassing Haidandi regrette que, dans le cadre du projet de transfert de 08 notaires de provinces vers la capitale, les personnes désignées non : « jamais servi leurs circonscriptions et ne remplissent aucun critère de transfert ».

Il s’insurge également contre : « le projet de nomination de 5 nouveaux notaires dont certains sont en retraite depuis des années et n’ont jamais suivi des stages et qui se sont fait délivrer de fallacieuses attestations de stage ».
Le collectif des aspirants notaires demande, le retrait des projets de décret en circuit, pour redorer l’image de la profession qui fait l’objet de guéguerre et polémiques intestines.

Tchad : deux officiers radiés des effectifs de l’armée pour fautes graves

Par décret n°759/PCMT/PMT/MDPCCDNACVG/2021 du 08 novembre 2021, deux officiers de l’armée sont radiés. Ils sont accusés de fautes graves.

Le colonel Hassane Kalibou Sougou ID: 92831485 et le Sous-Lieutenant Youssouf Mougou Nessek ID: 09081848, sont cassés au grade de soldat de 2ème Classe, et radiés du contrôle des effectifs des Forces de Défense et de Sécurité pour faute grave.

Les intéressés n’auront droit ni à la pension et à la solde de réforme, ni à une quelconque prime d’indemnité compensatrice.

Le colonel Hassane Kalibou Sougou est par ailleurs, chef de canton Donza. Le 25 octobre il a été interpellé et mis aux arrêts à la direction générale de renseignement militaire. On lui reproche d’avoir accusé l’armée tchadienne d’être en connivence avec des coupeurs de route dans la province de Borkou.

Tchad-Covid19 : le port de masque redevient obligatoire dans tous les lieux publics

Compte tenu de la recrudescence des cas de Covid-19 en début de ce mois de novembre, le gouvernement rend de nouveau le port du masque obligatoire. Une décision adoptée à l’issue de la réunion du 8 novembre 2021.

Le Comité interministériel de Gestion du Covid-19 s’est réuni pour la première fois le 08 novembre 2021. Il en ressort que, la situation épidémiologique de la maladie à coronavirus connait une hausse. Laquelle est constatée depuis le début du mois de novembre. Cela a été le cas l’année dernière à la même période. « Rien que pour la 1ère Semaine de novembre, 88 cas communautaires ont été détectés », apprend-on. La recrudescence des cas est enregistrée dans 6 provinces, informe le communiqué.

Ainsi, il a été décidé que l’obligation du port de masque en vigueur soit scrupuleusement respectée dans tous les lieux de rassemblement fermés et dans les transports en commun. Aussi, il est fortement recommandé à la population le port de masque dans les autres lieux de rassemblement ; marchés, lieux de culte, places mortuaires, etc.

« En fonction de l’évolution du contexte pandémique, d’autres mesures pourraient être prises. » Enfin, il est demandé aux citoyens de se faire massivement vacciner pour contrer un probable hausse des cas de contamination.

Tchad : marche des étudiants à Laï pour réclamer la reprise des cours

Les étudiants de l’Institut national des sciences agronomiques et des technologies agroalimentaire de Laï ont manifesté le 08 novembre 2021, pour revendiquer la reprise des cours.

Suite à la grève des enseignants, les étudiants de l’Institut national des sciences agronomiques et des technologies agroalimentaire de Laï sont privés de cours. Ainsi, pour exprimer leur ras-le-bol, ils ont manifesté ce jour.

La grève illimitée de leurs enseignants accompagné de la privation des cours, fait suite à la aux revendications de salaires, primes de recherche, frais de transport entre autres.

Les manifestants laissent entendre que, cette marche est un avertissement. Un délai de 48h est accordé aux autorités provinciales et l’administration de l’établissement pour apporter une solution. Au cas contraire, mettent-ils en garde, « il n’y aura pas de cours dans les établissements publics et privés de la commune de Laï. »

Tchad : la ministre des transports porte plainte contre X pour diffusion d’informations internes

La ministre des Transports, Fatima Goukouni Weddeye, annonce une plainte de diffamation publique et diffusion d’informations internes. L’annonce est contenue dans un communiqué du 08 novembre 2021.

« Des documents internes à ses services ont été délibérément divulgués ces demies jours sur les réseaux sociaux ». Informe la ministre en charge des Transports. Elle fait savoir que lesdits documents  concernent une affaire de « suspension du Directeur Général et du Chef Comptable du BNFT ».

Suite à cela  « une plainte sera déposée contre X pour des faits de diffamation publique envers une administration publique et diffusion d’informations internes », poursuit Fatima Goukouni Weddeye.

La Ministre rappelle ses services au strict respect des règles d’éthique régissant de l’administration de l’Etat. « La vérité, la transparence et la dignité exigent que l’enquête, en cours, conduite sous l’autorité de l’Inspection Générale d’Etat puisse se dérouler dans les meilleures conditions. »

La ministre annonce des mesures contre tous ceux dont l’implication sera prouvée dans cette infraction.

Tchad : les propositions de N’Djamena pour le dialogue national inclusif

De centaines de personnes ont participé au pré-dialogue de N’Djamena, du 05 au 7 novembre 2021. A l’issue des travaux, des propositions ont été faites en vue du dialogue national inclusif en perspective.

Les rideaux se sont refermés dimanche sur le pré-dialogue de N’Djamena au Palais du 15 janvier. Dix propositions ont été arrêtées à l’issue des travaux. Le compte rendu des travaux sera envoyé au Comité d’organisation du dialogue national inclusif. Ces propositions sont entre autres :

  • restaurer la Constitution de 1996 ;
  • l’instauration d’un mandat présidentiel de 5 ans renouvelable une seule fois ;
  • l’instauration du sénat ;
  • la mise en place d’un Etat unitaire fortement décentralisé ;
  • l’organisation d’un référendum pour l’adoption de la nouvelle constitution ;
  • le retrait de la présidence du conseil supérieur de la magistrature à la présidence de la République pour garantir la séparation des pouvoirs ;
  • restaurer le cours d’instruction civique dans les écoles ;
  • une subvention annuelle et revalorisée aux partis politiques ;
  • assurer un quota de 2% dans les nominations aux fonctions étatiques aux personnes handicapées ;
  • procéder au rapatriement des biens culturels spoliés pendant la colonisation ;

Le président du Comité d’organisation du pré-dialogue de N’Djamena estime que les objectifs sont atteints. Brahim Mahamat Seïd espère la reconstruction d’un Tchad fort, uni et prospère.

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Tchad : la CNDH s’insurge contre l’agression d’un prêtre par des militaires

Dans un communiqué de presse, la CNDH dénonce les atteintes physiques des militaires sur un prêtre. Le prélat a été agressé au sein de sa paroisse.

La Commission Nationale des Droits de l’Homme a appris avec ébahissement et effroi qu’en date du 03 novembre courant, le prêtre Simon-Pierre Madou a été agressé et violenté au sein même de son église de Walia par des militaires, avant de voir son téléphone arraché et emporté.

Les agresseurs ont par la suite tenté de s’enfuir vers la forêt de Walia. Rejoints par le prêtre et par quelques-uns de ses fidèles, ces militaires ont tenté de justifier leur forfait en disant que c’était parce que l’homme d’église ne leur avait pas spontanément offert le gîte au sein de son église alors qu’ils cherchaient un endroit pour se reposer.

La CNDH s’insurge contre de tels agissements qui constituent assurément une violation d’un lieu de culte et un traitement inhumain et dégradant. Par conséquent, la CNDH interpelle le Ministère de la Justice en charge des droits humains et le Ministère Délégué à la Présidence du Conseil, chargé de la Défense Nationale et leur demande avec vigueur et insistance que les auteurs de cet acte soient promptement recherchés, poursuivis et punis, conformément aux lois en vigueur.