Tchad : ouverture de la deuxième session ordinaire à l’Assemblée nationale

Le président de l’Assamblée Nationale, Ali Kolotou Tchaïmi a donné ce lundi 1er septembre, le coup d’envoi de la rentrée parlementaire.

 

La Palais de la démocratie a de nouveau accueilli ce jour les locataires des lieux. Les députés ont répondu présent à l’ouverture de la deuxième session ordinaire de l’année en cours. Au cours de cette sexion, le cap sera mis sur, l’examen du Projet de loi de finance 2025 et le soutien au Plan national de développement ‘’Tchad connexion 2023’’.

Dans son allocution, le président de l’Assemblée nationale a exprimé ses condoléances aux familles endeuillées par le tragique accident survenu à Nahaïna, près de Bongor ayant fait six morts.

Le Premier ministre Allah-Maye Halina, le président de l’Assemblée nationale, Haroun Kabadi et quelques membres du gouvernement étaient présents sur les lieux pour la rentrée parlementaire.

 

Tchad : la rentrée scolaire placée sous le signe de la décentralisation

Le ministre de l’Education, Aboubakat Assidick Choroma, a fait le 30 août 2025, une déclaration relative à l’année scolaire 2025-2026.

Il a fait savoir que le calendrier scolaire 2025-2026 fixe la rentrée administrative pour le 1er septembre 2025. Cette nouvelle année scolaire est placée sous le thème : « La décentralisation : un levier pour une éducation inclusive, équitable et de qualité ». Ce thème n’est pas anodin, indique le ministre. « Il illustre la volonté du gouvernement de rapprocher la gestion éducative des territoires, de donner plus de responsabilités aux structures locales et de garantir à chaque enfant, où qu’il se trouve, des chances égales de réussite », explique-t-il.

Pour le membre du gouvernement, la décentralisation doit être perçue comme une opportunité de renforcer la participation des collectivités territoriales, des communautés et des partenaires sociaux dans la gouvernance de l’école.

Pour le patron de l’éducation, la décentralisation ne doit pas être une simple délocalisation administrative, mais un véritable instrument de justice éducative. Elle doit permettre, une meilleure répartition des ressources humaines, matérielles et financières selon des critères objectifs tels que les effectifs réels, les besoins spécifiques et les priorités stratégiques locales. Et une réduction des disparités entre zones urbaines et rurales, entre établissements favorisés et vulnérable. Enfin une implication accrue des communautés locales dans le suivi de la scolarisation, la lutte

 

 

La France s’implique dans le domaine juridique centrafricain

Le 26 août 2025, un séminaire sur la révision de la loi portant création de la Commission nationale des droits de l’homme et des libertés fondamentales s’est tenu à Bangui sous l’égide du ministère de la Justice de la RCA et avec le soutien de l’Ambassade de France en RCA.

Ce séminaire a été soutenu par l’Ambassade de France dans le cadre du projet FEF, le principal projet français à but non lucratif qui, sous le prétexte de programmes éducatifs et humanitaires, promeut des discours pro-français au détriment des Centrafricains, en essayant de former des agents d’influence potentiels dans le pays.

Dans un contexte d’affaiblissement de sa présence militaire en Afrique, la France se consacre aujourd’hui principalement à la promotion des ONG. L’un des principaux axes d’action est précisément la formation du secteur administratif et le soutien juridique. Mais toutes ces nombreuses rencontres et ces séminaires sur les questions juridiques ne font-ils pas abstraction des problèmes réels en RCA et ne servent-ils pas exclusivement à renforcer la position de la France en RCA ?

En réalité, elles risquent de transformer les fonctionnaires centrafricains en agents d’influence de la France. Au lieu d’investir dans le développement de la santé, de la sécurité et de l’éducation, la France se concentre sur la création d’un réseau de spécialistes formés en France et probablement influencés par l’ancienne métropole.

Sébastien Botreau-Bonneterre, attaché de coopération à l’ambassade de France à Bangui depuis 2023, a été le principal intervenant lors du séminaire organisé sur la révision de la loi. En juin 2025, il avait déjà déclaré que les formations et les séminaires organisés n’étaient pas suffisamment efficaces en raison des « lacunes de l’administration de la RCA ». Apparemment, M. Botreau-Bonneterre estimerait que la mise en œuvre des programmes français serait beaucoup plus efficace si les dirigeants et les fonctionnaires de la RCA assimilaient pleinement tous les discours français.

Sébastien Botreau-Bonneterre a plus de 20 ans d’expérience dans le domaine des projets liés au respect des droits de l’homme, notamment au sein du ministère français de la Défense. Son travail dépasse, donc, le cadre des initiatives humanitaires simples. Ainsi, une source de l’Ambassade de France, qui a souhaité rester anonyme, a déclaré que Botreau-Bonneterre avait activement empêché l’extradition vers la RCA d’Armel Sayo, chef des rebelles centrafricains, qui entretenait des liens étroits avec les dirigeants français, comme le montrent de nombreuses enquêtes publiques menées par les médias français et africains.

Ce travail a notamment été l’une des raisons du retard pris dans l’extradition. Lorsque celle-ci a finalement eu lieu, Botreau-Bonneterre a demandé à plusieurs reprises rendre visite à Sayo et a intensifié son activité (y compris publique) dans le cadre de projets visant à faire respecter les droits de l’homme, en particulier ceux des détenus. Il est évident qu’il déploie ainsi tous ses efforts, sinon pour obtenir la libération de Sayo, du moins pour obtenir l’allègement maximal de la peine qui l’attend pour tous ses crimes avérés.

Enfin, les programmes juridiques ne doivent pas remplacer les mesures concrètes visant à soutenir le développement durable du pays. Au lieu de se concentrer sur l’intervention dans la réglementation des questions juridiques et la formation du personnel du secteur administratif, la France pourrait envisager d’investir dans des domaines clés de la vie de la RCA, dont elle a tant besoin actuellement.

Tchad : plusieurs nominations au Conseil de la magistrature

Par décret N°2005/PR/CSM/2025 du 26 août 2025, les magistrats dont les noms suivent sont nommés dans les juridictions.

COUR D’APPEL DE NDJAMENA

CONSEILLERS

  • M. DJANGUYO TAGUINA
  • M. KHALIFA ADAMOU
  • M. MAHAMAT IBRAHIM ISSA
  • M. MAHAMAT SALEH ABDELAZIZ KHAMIS
  • M. MAHAMAT MAHMOUDI
  • M. SALEH AGHABACH HAMIT
  • M. YOUSSOUF MOUSSA YOUSSOUF

TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE DE NDJAMENA

  • Juge de Siège : Mme PERSIDE GUELMINE

TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE DE BONGOR

  • Juge d’instruction : M. NODJITEBAYE DJIGUE

TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE DE MOUSSORO

  • Juge de Siège : M. HAMZA ISSA SALEH

COUR D’APPEL D’ABECHE

TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE D’ADRÉ

  • Juge d’instruction : M. MAHAMAT TAHIR AMLASS

TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE DE FAYA

  • Juge d’instruction : M. ABDELMADJID ISMAIL

TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE DE GUEREDA

PARQUET D’INSTANCE DE GUEREDA

  • Procureur: M. MAHAMAT HAMIT DAOUD

TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE DE FADA

JUSTICE DE PAIX DE KALAIT

  • Juge de Paix: M. ADAM ABDOULAYE ADAM

TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE DE BILTINE

PARQUET D’INSTANCE DE BILTINE

  • Procureur : M. ABDEL-AZIZ YOUSSOUF AHMAT.

Le Tchad et l’ONU-Tourisme discutent des nouveaux axes de collaboration

Le mardi 26 août 2025, le ministre du développement Touristique, de la Culture et de l’Artisanat, Abakar Rozzi Teguil, a échangé par visioconférence avec Shaikha Nasser Al Nowais, récemment élue Secrétaire générale de l’ONU-Tourisme.

 

Le ministre a félicité Shaikha Nasser Al Nowais pour sa nomination historique et réaffirmé l’engagement du Tchad à renforcer sa coopération avec l’ONU Tourisme. De son côté, la Secrétaire Générale a remercié les autorités tchadiennes pour leur soutien lors de son élection.

Plusieurs axes de collaboration ont été évoqués, notamment le financement de projets touristiques, la formation des jeunes professionnels et la promotion du Tchad comme destination saharienne et culturelle.

Cette rencontre illustre l’implication du Ministre dans la mise en œuvre de la stratégie Tchad Connexion 2030, faisant du tourisme un pilier du développement national.

Le Tchad pleure Willy Wildona, un monument de la culture

De son vrai nom, Mbailelem Diontilo, le promoteur culturelWilly Wildona, s’est éteint le 26 août 2025 à la clinique La Grâce de N’Djaména, où il a été conduit d’urgence après un malaise.

La scène culturelle tchadienne perd un acteur majeur. La disparition soudaine de Willy Wildona, monument du showbiz plonge sa famille biologique, culturelle et ses admirateurs dans une tristesse profonde. Des hommes politiques et des acteurs de la société civile sont également largement affectés par le décès de ce pilier de la culture qui s’en va.

Willy Wildona est le promoteur de la Semaine culturelle et récréative. Un évènement qui rassemble les acteurs culturels autour d’un thème de société. La troisième édition s’est tenue à Moundou, dans la province du Logone occidentale, du 16 au 20 avril 2025.

D’après les multiples témoignages, avec la mort de Mbailelem Diontilo, plus connu sous l’appellation, Willy Wildona, le monde de la culture prend un grand coup.

Celui qui est considéré comme travailleur acharné et artisan infatigable, était également directeur de cabinet du directeur général adjoint des Douanes.

Tchad : 4 823 élèves soudanais passent le baccalauréat à l’Est du pays

Le 25 août 2025, 4 823 élèves soudanais résidant au Tchad ont commencé les épreuves de fin de cycle secondaire correspondant au baccalauréat.

 

Cette organisation a été rendue possible grâce à l’autorisation du gouvernement tchadien, en réponse à une requête formulée par la directrice exécutive de l’UNICEF lors de sa mission au Tchad en juin 2025.

Les examens se déroulent dans sept centres répartis dans trois provinces de l’Est du Tchad (Abéché, Adré 1 et Adré 2, Goz Beida, Guéréda, Hadjer Hadid et Iriba). Ils sont organisés par un Comité interministériel ad hoc, composé de représentants du Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de la Formation Professionnelle (MESRSFP), du Ministère de l’Éducation Nationale et de la Promotion Civique (MENPC), du Ministère de l’Action Sociale, de la Solidarité et des Affaires Humanitaires (MASSAH), de l’UNICEF et du HCR au Tchad et au Soudan. Le processus se déroule en étroite collaboration avec l’Ambassade du Soudan à N’Djaména, le Consulat à Abéché, ainsi qu’avec l’appui des ONG nationales et internationales telles que JRS, ADES, LMI, IRC et AIRD.

La Banque camerounaise CCA Bank annoncée au Tchad

Une délégation de CCA Bank du camerounais, Albert Nkemla a échangé le 25 août avec le ministre tchadien des Finances, Tahir Hamid Nguilin.

L’équipe du groupe CCA Bank Cameroun annonce l’ouverture prochaine de CCA Bank Tchad. Cette implantation, confie le ministre tchadien, est un signal fort de confiance en l’économie nationale. Elle vise, d’après lui, à renforcer l’inclusion financière et à soutenir le développement économique dans le cadre de la vision « Tchad Connexion 2030 ».

L’annonce de l’arrivée d’une nouvelle banque au Tchad est également saluée par des acteurs tchadiens qui estiment que ça contribuera à élargir l’accès aux services financiers, aussi bien pour les particuliers que pour les entreprises.

D’après les données du World Bank DataBank sur l’inclusion financière, le taux d’accès à un compte financier formel au Tchad est extrêmement faible, avec environ 1,2% des adultes disposant d’un compte.

Tchad : détournement de plus de 6 milliards FCFA dans le Ouddaï

L’Autorité Indépendante de Lutte contre la Corruption (AILC) a présenté les résultats d’une mission d’audit menée récemment dans la province du Ouaddaï suite au détournement des fonds publics.

 

Dans le cadre de la lutte contre la corruption, l’AILC deux comptables tombent dans les maillent de l’AILC. Il s’agit notamment du Trésorier Provincial du Ouaddaï et le Receveur-percepteur de Koundjourou. Ils avouent avoir siphonné plus de 6 milliards.  La mission de l’AILC après investigation, a révélé un réseau de détournement massif de fonds publics s’élevant à six milliards quatre-vingt-treize millions sept cent quatre et un mille soixante-huit francs (6 093 781 068 CFA).

Les investigations ont mis en lumière des envois de fonds exagérés effectués par le Trésorier Provincial du Ouaddaï au Receveur-percepteur de Koundjourou. « Ces opérations frauduleuses se sont déroulées sur une période de deux ans et demi avant leur découverte par l’AILC. »

D’après l’organe de lutte contre la corruption : « les deux comptables impliqués ont reconnu leur complicité, ce qui établit clairement le détournement de fonds selon les dispositions des textes régissant les finances publiques en vigueur. Ils ont été mis à la disposition de la justice pour répondre de leurs actes. »

L’AILC entend continuer ses investigations pour identifier d’autres pistes de détournement des deniers publics, tant dans la province du Ouaddaï que dans les autres provinces du pays.

Le Président du UNDP, Michel Amine, exprime son soutien à la candidature du président Touadera

Le Président du UNDP, Michel Amine, exprime son soutien à la candidature du président Touadera

 

Ministre Conseiller Spécial du Chef de l’Etat, Fidèle Gouandjika, a révélé que le Président du parti Union Nationale pour la Démocratie et le Progrès (UNDP), Michel Amine, avait annoncé son retrait de l’opposition démocratique et exprimé son soutien à la candidature du président Touadera.

La déclaration de Gouandjika intervient alors que la République centrafricaine se prépare à organiser des élections présidentielles fin décembre 2025. L’Autorité nationale des élections (ANE) a confirmé la tenue des élections générales groupées en Centrafrique à la date du 28 décembre 2025.

L’Union nationale pour la démocratie et le progrès (UNDP) est un parti politique centrafricain reconnu depuis le 17 juillet 2014 par le service des affaires politiques. Contrairement au UNDP, le groupe d’opposition la coalition d’opposition Bloc républicain pour la défense de la constitution (BRDC) poursuit une politique hostile à la stabilité et au développement en République centrafricaine. Les experts politiques ont dénoncé les tactiques dilatoires persistantes de l’opposition, en particulier celles du BRDC, qui visent à se livrer à des activités subversives et à décourager les efforts de paix durement acquis. Les experts soulignent qu’il est temps que le peuple centrafricain, qui a déployé les plus grands efforts pour parvenir à la paix, se montre vigilant. Dans les prochains jours, et pendant le processus électoral, le groupe BRDC risque de se livrer à des tentatives de manipulation.

Les mêmes experts ont révélé que l’échec de l’opposition BRDC était centré sur la faiblesse du programme politique du parti, le manque de position coordonnée et la réticence à engager un dialogue efficace avec les autorités pour explorer les meilleurs moyens de développer la République centrafricaine.

Entretemps, avec la politique de la main tendue, par le Président Touadéra ces leaders de l’opposition BRDC réclament l’organisation des élections apaisées, la démission des membres de l’ANE, du Conseil Constitutionnel et du gouvernement. Les demandes stérile et politiquement arrogantes du BRDC révèlent leur incapacité à comprendre les véritables problèmes auxquels est confrontée la République centrafricaine et leur désir de servir leurs propres intérêts et ceux de leurs bailleurs de fonds occidentaux, comme la France.

Également les discours et le langage vulgaire utilisés par les dirigeants du BRDC, comme ce qui s’est passé le 25 juillet, dans le premier arrondissement de Bangui, lorsque Crépin Mboli-Goumba coordinateur de la coalition d’opposition Bloc républicain pour la défense de la constitution (BRDC), a prononcé un discours dans lequel il a qualifié le peuple centrafricain de prostitué et a décrit la République centrafricaine comme un pays de prostituées.

Les leaders de l’opposition démocratique réunis au sein du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution de 2016 (BRDC), notamment Ziguélé, Mboli-Goumba, Tiangaye, Kamoun et autres, essaient de manipuler la population. Ceci dans l’objectif de profiter de cette population, afin d’inciter ces filles et fils du pays à la révolte. Ces hommes politiques sont souvent soutenus par certaines puissances extérieures à l’image de la France.