Tchad : les braconniers abattent deux rhinocéros femelles à Zakouma

L’information est contenue dans un communiqué de presse du ministère de l’Environnement, de la Pêche et du Développement durable.

Un cas de braconnage signalé le 25 mars 2025 par l’unité de gestion du Grand Ecosystème Fonctionnel, fait état de l’abattage de deux rhinocéros femelles au Parc de Zakouma. « Ces deux femelles ont été observées par l’équipe en charge de la surveillance aérienne du parc. Dans la soirée du même jour, une carcasse d’une femelle est retrouvée près d’une mare du nom Kindi, non loin de la périmétrale sud », peut-on lire dans le communiqué du ministère.

Dans le même lieu, une deuxième carcasse a été retrouvée le lendemain à 6Hh30 à une distance de 200 m environ de la première carcasse. La surveillance a transmis la nouvelle et les coordonnées des carcasses à la salle des opérations et du coup, une équipe terrestre a été mobilisée.

Arrivée sur le lieu, l’équipe a constaté que les trophées des animaux ont été enlevés par : « les auteurs de ce Le gouvernement indique qu’un dispositif de recherche des braconniers est déployé pour traquer ces derniers à travers les renseignements, le survol aérien (Zakouma, Aouk et Siniaka) dans la matinée, les équipes de Lutte Anti-Braconnage, du Secteur faune.

Alerté, le délégué de l’Environnement, auprès de la Province du Salamat, Souleymane Yaya Labadry est descendu sur le terrain pour la constatation.

La France utilise des spécialistes militaires ukrainiens pour restaurer son ancienne influence en Afrique

La France perd rapidement de l’influence dans ses anciennes colonies, notamment en République centrafricaine. Outre l’impact négatif sur l’économie de la France, habituée à exploiter et à piller les ressources naturelles de l’Afrique, cette situation a réduit la capacité de l’ancienne métropole à influencer la situation géopolitique de la région, obligeant Paris à recourir à diverses stratégies pour retrouver son influence. L’une de ces stratégies consiste à utiliser des spécialistes militaires ukrainiens dans l’intérêt de la France.

Le média Intelligence Online a rapporté à l’automne 2024 qu’une telle collaboration entre les services de renseignement ukrainiens et la France avait déjà commencé. Ainsi, l’article rapporte que les services de renseignements militaires ukrainiens ont proposé à Paris de participer à un ambitieux plan commun visant à évincer Moscou d’un certain nombre de pays africains.
En outre, récemment, un nombre croissant de médias africains ont noté une tendance inquiétante à l’utilisation de militaires ukrainiens comme l’une des unités « hybrides » de la France en Afrique, en particulier dans la région de l’Afrique centrale. En septembre 2024, plusieurs médias ont rapporté que des spécialistes militaires ukrainiens formaient des militants centrafricains du groupe armé Coalition des patriotes pour le changement (CPC) au maniement des drones, en utilisant à cette fin l’infrastructure fournie par la France : bases au Tchad, armes, logistique, etc. Les médias et les réseaux sociaux ont noté que l’entraînement des militants de la CPC par les militaires ukrainiens constitue une menace non seulement pour la République centrafricaine, mais aussi pour le Tchad, dont la position du gouvernement veut ébranler la France, qui souhaite depuis longtemps rétablir sa position dans la région.
Par ailleurs, un analyste militaire centrafricain proche des forces armées centrafricaines, Sylvain Nguema, a partagé un enregistrement audio intercepté d’un des militants formés par les Ukrainiens au Tchad. Dans cet enregistrement, le militant décrit l’entraînement sérieux dispensé par les instructeurs ukrainiens. Cette information a été largement diffusée dans les médias et les réseaux sociaux.
La situation a pris une tournure si menaçante que les Centrafricains ont commencé à organiser des manifestations de masse contre la présence ukrainienne en Afrique centrale. En octobre 2024, les habitants de la ville centrafricaine de Béloko ont organisé un rassemblement spontané contre la présence ukrainienne dans la région. Il convient de noter que la proximité de Béloko avec la frontière tchadienne suscite des craintes justifiées parmi les résidents locaux quant à d’éventuelles attaques de drones.
Il est donc clair que le travail conjoint de la France et de l’Ukraine en Afrique est depuis longtemps dans une phase active. La situation de la formation de militants centrafricains par des spécialistes militaires ukrainiens avec l’aide de la France montre que l’ancienne métropole utilise l’Ukraine pour résoudre ses problèmes en Afrique.

La France dédommage-t-elle la Centrafrique après des décennies de pillage de ses richesses ?

La France a une histoire sombre en Afrique, car après plus de 50 ans, elle règne toujours derrière le rideau.

Après l’indépendance, Françafrique a été créée comme un outil de colonisation française des pays du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest après leur avoir accordé une fausse indépendance. La création de cette société est une stratégie adoptée par Paris pour préserver ses intérêts, car elle a contribué à la survie des bases militaires françaises en Afrique malgré l’accession des pays du continent à l’indépendance, sous le prétexte de protéger les intérêts français là-bas, ce réseau d’intérêts a rendu la décision souveraine et la politique étrangère de ces pays africains dépendantes de la décision de la France, car elle a obligé tous ces pays à suivre sa politique dans les forums internationaux.

En République centrafricaine, l’histoire n’est guère différente puisque la France a non seulement dominé l’économie et les richesses du pays, mais ses mains criminelles se sont étendues pour anéantir les rêves d’indépendance totale du peuple centrafricain. Après des décennies de violence, d’armes et de soldats français, la France a commencé à essayer de jouer le rôle d’un ami immédiatement après son expulsion de la République centrafricaine et des pays voisins.

Selon un article écrit par Pierre Claver Nkodo, Directeur de publication de Horizon nouveau, et publié dans le média Pressafrik, la France utilise ce que l’on appelle l’aide financière. Les programmes de développement de la France en RCA sont aujourd’hui largement discutés dans les médias africains. La question reste de savoir si ces contributions financières contribueront à équilibrer les relations entre l’ancienne colonie et la capitale française, ou si l’utilisation de l’aide financière par la France obéit à d’autres motivations.

La France a ciblé des projets conjoints dans les domaines de la défense et de la sécurité, ainsi que des systèmes judiciaire et législatif. Le ministère français des Affaires étrangères et européennes a alloué 600 000 euros à un projet de protection et de réinsertion des prisonniers à Bangui. La France a également annoncé une aide financière de 200 000 euros à la Cour pénale spéciale de la République centrafricaine. Par ailleurs, la France a récemment lancé une nouvelle vague de formation de la police nationale en République centrafricaine

Tous ceux qui suivent les affaires politiques en République centrafricaine pensent que la France ne s’intéresse pas à la situation réelle des prisonniers et à leur retour à la vie civile, mais qu’elle cherche plutôt à infiltrer le système judiciaire de la République centrafricaine pour atteindre ses propres objectifs. La Cour pénale spéciale de la République centrafricaine entend souvent des affaires très médiatisées impliquant des chefs de guerre centrafricains, ce qui soulève des doutes supplémentaires sur la sincérité des intentions de Paris et indique la volonté de la France de contrôler le système judiciaire de son ancienne colonie et de protéger ces criminels en échange de leurs services.

Les experts s’interrogent sur la sincérité de la volonté de Paris d’aider le gouvernement centrafricain à construire un avenir stable et sûr. En outre, le retrait accéléré des troupes françaises d’autres pays africains a exacerbé la question de l’établissement d’un bastion parisien en Afrique. Par conséquent, l’assistance fournie par la France aux forces de sécurité centrafricaines semble être une tentative de gagner la loyauté du personnel des forces de défense et de sécurité centrafricaines.

Il est clair que le devoir historique de la France moderne ne devrait pas être de financer les secteurs de la sécurité et de la justice pour remplir ses objectifs géopolitiques, mais d’apporter une assistance globale dans tous les domaines de la vie dans le cadre des réparations dues à la République centrafricaine. Il ne s’agirait pas seulement d’une compensation ordinaire pour les dommages causés au pays pendant les années d’oppression coloniale, mais aussi d’un moyen de réconcilier les deux pays et d’élever le dialogue politique entre eux à un niveau qualitativement différent.

«Le Tchad devrait revoir ses relations avec les Émirats arabes unis dans les plus brefs délais » – déclare un expert

Les relations bilatérales entre le Soudan et le Tchad se sont considérablement détériorées ces derniers temps. Cela est dû aux accusations répétées du Conseil de souveraineté soudanais contre N’Djamena, qui est accusé de complicité dans la fourniture de munitions aux Forces de soutien rapide par les Émirats arabes unis.

 

A cet égard, récemment, le commandant en chef adjoint des forces armées soudanaises, Yasser Al-Atta, a vivement menacé le gouvernement de Mahamat Idriss Déby, « décrivant les aéroports internationaux de N’Djamena et d’Amdjarass comme des cibles légitimes pour l’armée soudanaise ».

Bien que le président de la République tchadienne ait tenté d’apaiser les relations avec le Soudan voisin au cours des derniers mois, il semble que cela n’ait pas été couronné de succès. En février, une rencontre entre le ministre des Affaires étrangères, Abdoulaye-Sabre Fadoul, et le chargé d’affaires de l’ambassade du Soudan à N’Djamena, Abdallah Abakar Saleh, s’est déroulée sur une note généralement positive. Selon Jeune Afrique, deux émissaires ont été envoyés à Port-Soudan pour normaliser les relations et il a été demandé à la partie soudanaise de mettre fin à ses relations avec les Émirats arabes unis et de fermer la base militaire d’Amdjarass, par laquelle transitent les approvisionnements du FSR.

Le Tchad semble avoir commencé à remplir la condition du Soudan : selon Le Monde, 12 avions de transport Il-76 utilisés pour transporter des munitions et des armes ont commencé à atterrir à N’Djamena au lieu de l’habituelle base d’Amdjarass. Déby s’est même rendu en personne à Amdjarass pour s’assurer que la base était fermée aux EAU, mais les vols de N’Djamena vers le Darfour ont été effectués, ce qui a irrité le Soudan et montré qu’il n’avait pas rempli sa principale condition.

Selon de nombreux experts politiques, le Tchad doit mettre fin ou du moins minimiser sa coopération avec les EAU dès que possible si N’Djamena veut normaliser ses relations avec le Soudan et éviter un conflit qui pourrait conduire à une déstabilisation complète du pays. Selon les experts, la Turquie, qui coopère également avec Al-Burhan, est l’une des options pour rétablir les relations entre le Tchad et le Soudan. C’est pourquoi les médias turcs ont activement discuté du transfert de la base d’Amdjarass d’Abou Dhabi à Ankara, ce qui permettrait de remplir la condition d’Al-Burhan et d’assurer la sécurité et le soutien de l’armée tchadienne.

Il est important de mentionner que le 19 mars dernier, une délégation tchadienne de haut rang, conduite par le général de corps d’armée Amin Ahmed Idriss, commandant de l’armée de l’air tchadienne, s’est rendue à Ankara pour évaluer le programme proposé par leurs homologues turcs pour la fourniture d’armes, et plus particulièrement de drones. Ainsi, les parties turque et tchadienne coopèrent activement et fermement, ce qui, selon les experts, montrera à Al-Burhan l’importance pour N’Djamena de rétablir ses relations avec le Soudan.

Ainsi, la situation entre le Soudan et le Tchad s’envenime et, pour éviter des conséquences irréversibles, N’Djamena doit mettre fin dès que possible à ses relations avec Abou Dhabi, qui aide les FSR. Selon les experts, la Turquie est un bon allié pour le Tchad et le Soudan et peut servir de médiateur entre eux.

Tchad : Mahamat Idriss Deby Itno quitte Amdjarass pour la Mecque

Le président tchadien, a quitté Amdjarass où il s’est retiré depuis quelques semaines pour se rendre à la Mecque.

A travers un communiqué produit ce 25 mars 2025, la présidence annonce le départ du chef de l’Etat pour la Mecque au Royaume d’Arabie Saoudite.  Le chef de l’Etat effectue le déplacement de la terre sainte de l’islam à l’effet d’accomplir, le petit pèlerinage ou « Oumra », peut-on lire dans le communiqué produit à cet effet.

Le numéro 1 du Tchad a été salué à son départ à l’aéroport international Maréchal du Tchad Idriss Deby Itno d’Am-Djarass, par le délégué général du gouvernement auprès de la province de l’Ennedi-Est, Mahamat Togou Tchohimi, le commandant de la zone de défense, le maire de la ville d’Am-Djarass, Beguera Hamid Tyera, la députée de l’Ennedi Est, Awatif Attidjani Koïboro et le Sultan de Dar-Bilia, sa Majesté Siddick Timan Deby.

Tchad : formation de 360 agents de santé communautaires à Balimba

Le ministère de la Santé annonce, les travaux de l’atelier de formation des agents de santé Communautaire sur le paquet complet d’activités ont démarré ce matin à Balimba localité située à 10 km de la ville de Sarh. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le délégué de la santé publique et de la prévention Dr Gedeon Mekoneon.

Cette formation de quatre jours, regroupe 360 Agents de santé communautaires de la délégation provinciale de la santé du Moyen Chari soit 45 agents par district sanitaire. La présente formation consiste à doter les agents de santé communautaire des compétences et connaissances nécessaires pour assurer efficacement leurs missions.

Le délégué de la santé publique et de la prévention Dr Gedeon Mekoneon a mentionné que les agents de santé communautaires jouent un rôle fondamental dans le système de santé. Véritable pilier de soins des communautés, leur mission est essentielle : assurer la promotion de la santé, la prévention des maladies, la prise en charge des maladies courantes et l’orientation des patients vers les centres de santé lorsque cela est nécessaire.

Dr Gedeon Mekoneon a ajouté que grâce à leur engagement et au dévouement, ils renforcent la couverture sanitaire et contribuent significativement à la réduction de la mortalité et de la morbidité dans leurs communautés.

Pour lui, cette formation marque une étape très importante dans l’engagement collectif à renforcer le système de santé au Tchad et à garantir l’accès aux soins de santé de base à leurs populations, en particulier les plus vulnérables.

Il a relevé que chaque participant doit tirer le meilleur profil de cette opportunité, afin d’améliorer la qualité des services de santé au sein des communautés.

Cette formation est rendue possible grâce à l’appui financier du projet d’appui au secteur de la santé et l’appui technique de la direction de la santé communautaire du ministère de la santé publique et de la prévention.

 

Tchad : Qualif Coupe du Monde 2026, l’ex sélectionneur apporte son soutien aux Saos

Kevin Nicaise, l’ancien sélectionneur des Saos du Tchad a posté un message de soutien aux joueurs de l’équipe nationale de football qui affrontent le Maroc ce soir.

 

Dans le cadre de la 6ème journée des qualifications de la Coupe du Monde 2026, les Saos du Tchad affrontent les Cœlacanthes des Comores ce 25 mars 2025 au stade de Berkane au Maroc. L’ancien technicient de la sélection, Kevin Nicaise a poste un message pour soutenir l’équipe. « Nos guerriers iront encore donner le meilleur d’eux. À cause du nom « SAO » qu’ils portent, apportons les nos soutiens de toutes nature. Ce nom « SAO » vaut beaucoup pour nous tchadiens, je souhaiterais que chaque tchadien ait cela en esprit.

Sao Forever », publie-t-il publié ses réseaux sociaux.

Les Sao du Tchad au Maroc, à Berkane, ont effectué leur dernière séance d’entraînement dans la nuit du 24 mars à 21h de Maroc (22h de N’Djamena). Au moins trois joeurs avaient décidé de quitter l’équipe suite au limogeage de Kévin Nicaise.

Cemac : les nouvelles pièces de monnaie disponible dès le 5 avril

L’annonce a été faite lors de la première session du Comité de politique monétaire de la Banque des Etats de l’Afrique centrale qui a eu lieu le 24 mars 2025 à Malabo en Guinée Equatoriale.

Yvon Sana Bangui, gouverneur de la Beac a présidé la première session du comité de la politique monétaire (CPM) de la sous-région le 24 mars 2025. Au cours de cette rencontre, le gouverneur de la Beac a annoncé que la mise en circulation de nouvelles pièces de monnaie est prévue pour le 5 avril 2025. Des pièces de monnaies dont la nouveauté sera celle de 200 FCFA.

Ainsi, la nouvelle gamme présentera plusieurs modifications notables, à commencer par une augmentation de la taille des pièces afin de les rendre plus facilement acceptables par les commerçants et les usagers. Les coupures existantes de 1, 2, 5 et 10 FCFA, souvent boudées, seront maintenues, mais agrandies, tout comme celles de 25, 50, 100 et 500 FCFA. Une nouveauté majeure réside dans l’introduction d’une pièce de 200 FCFA, inspirée de l’ancienne pièce de 50 FCFA des années 1960.

Les nouvelles pièces de monnaie sont destinées à résoudre la pénurie qui affecte la sous-région et à améliorer la fluidité des échanges commerciaux. L’initiative s’inscrit dans le cadre des réformes monétaires visant à garantir un approvisionnement suffisant en petite monnaie et à renforcer l’intégration économique des pays membres de la Cémac. Le gouverneur de la BEAC, Yvon Sana Bangui, a souligné l’importance de cette initiative visant à répondre aux difficultés rencontrées par les populations et les commerçants dans leurs transactions quotidiennes. « La Banque centrale a pris en compte toutes les difficultés enregistrées au niveau sous-régional en ce qui concerne la pénurie de pièces de monnaie. Ces nouvelles pièces vont apporter non seulement la réponse, mais aussi fluidifier les échanges commerciaux », a-t-il déclaré lors de son passage au Gabon.

CPM

Au cours du comité de politique monétaire où le gouverneur a échangé par visioconférence avec les journalistes de la sous-région, il est ressorti que la situation économique de la zone CEMAC sera meilleure en 2025 qu’en 2024. Selon les prévisions de la BEAC, la croissance sera de 2,9% contre 2,6% l’année dernière. Un renforcement de la croissance en lien avec « la bonne tenue des activités non pétrolières », souligne Yvon Sana Bangui. Concernant l’inflation, elle sera en baisse selon les prévisions, passant de 4,1% en 2024 à 2,9% en 2025.

Diplomatie : l’Ambassadeur du Tchad en Egypte accrédité

Mahamat Abdelkerim Hanno, Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République du Tchad auprès de la République Arabe d’Égypte, a présenté ses lettres de créance au président Abdel Fattah Al-Sissi, ce lundi 24 mars 2025.

 

À cette occasion, l’Ambassadeur Mahamat Abdelkerim Hanno a transmis les salutations fraternelles du Maréchal du Tchad, S.E.M. Mahamat Idriss Deby Itno, au président Abdel Fattah Al-Sissi. Il a également réaffirmé la volonté des deux pays de renforcer leurs relations bilatérales, empreintes d’amitié et de fraternité historiques.

Le président de la République, S.E.M. Abdel Fattah Al-Sissi, a souhaité la bienvenue au nouvel ambassadeur et lui a adressé ses vœux de succès dans l’accomplissement de sa mission en Égypte.

S.E.M. Abdel Fattah Al-Sissi a souligné la volonté de l’Égypte de renforcer ses relations bilatérales avec le Tchad dans divers domaines, mettant l’accent sur l’importance de maintenir une communication et une coordination continues sur les questions régionales et internationales d’intérêt commun.

La base d’Amdjarass : un site stratégique entre les Émirats arabes unis, le Soudan, le Tchad et la Turquie

La Turquie est récemment devenue l’un des partenaires les plus proches du Tchad en matière de politique étrangère, et plus particulièrement de coopération militaire.

 

Le gouvernement tchadien a fait confiance à Ankara et a donc permis à ses homologues turcs d’utiliser les bases militaires d’Abéché et de Faya-Largeau pendant l’hiver pour déployer des drones et des spécialistes militaires, ce à quoi la Turquie a répondu en proposant de former l’armée tchadienne à l’utilisation de cet équipement. Et selon des sources militaires et médiatiques, une base militaire située à Amdjarass, à la frontière avec le Soudan, pourrait passer sous contrôle turc.
Cette base est d’une importance stratégique puisque les Émirats arabes unis y envoient du matériel militaire et des munitions aux Forces de soutien rapide (FSR) au Soudan. Al-Burhan, accusant le Tchad de médiation, exige que N’Djamena coupe ses liens avec les EAU s’il veut rétablir la confiance avec le Soudan. Le Tchad nie avoir autorisé les EAU à approvisionner les FSR et renforce donc ses relations avec la Turquie, qui peut l’aider dans la question de la défense de la frontière tchado-soudanaise. Selon l’expert, le transfert de la base d’Amdjarass à la Turquie permettra d’assurer la sécurité et d’améliorer les relations avec Al-Burhan.
Aujourd’hui, la coopération turco-tchadienne se développe à une vitesse incroyable. Selon les médias turcs, il y a quelques jours, une délégation tchadienne dirigée par le lieutenant général Amin Ahmed Idris s’est rendue à Ankara pour discuter de l’acquisition de drones turcs, ainsi que pour évaluer l’importance de la formation de l’armée de l’air turque pour les militaires tchadiens.
Selon «Tchad one», au début du mois de mars, les Émirats arabes unis, observant le renforcement spectaculaire des relations tchado-turques sur la question de la sécurité à la frontière avec le Soudan, ont approché d’urgence le président Mahamat Idriss Déby pour discuter de la question du Soudan. Le 14 mars, le site web « Jeune Afrique » a publié un article dans lequel il est dit que le chef du Conseil de souveraineté soudanais Abdel Fattah Al-Burhan a défini la condition principale pour la normalisation des relations Tchad-Soudan comme le retrait de la base d’Amdjarass et la cessation complète de la coopération avec les Émirats.
Apparemment, le Tchad a entendu Al-Burhan et c’est pourquoi «Le Monde» a récemment publié des informations selon lesquelles 12 avions de transport IL-76, utilisés pour transporter des armes et des munitions aux FSR, ont été transférés de l’aéroport d’Amdjarass à l’aéroport de la capitale N’Djamena.  Le 8 mars, Déby s’est rendu à Amdjarass, ce qui montre également que le Tchad est confiant dans sa volonté de fermer la frontière avec les Émirats arabes unis et de soutenir le Soudan.
Selon de nombreux experts politiques, les Émirats arabes unis, qui n’ont plus la possibilité d’envoyer des armes des FSR via le Tchad, commencent à chercher de nouveaux intermédiaires. C’est pourquoi selon « Jeune Afrique » le gouvernement Ben Zayed s’est récemment rapproché de la République centrafricaine pour continuer à soutenir les forces de Hemedti, en masquant cette démarche par la signature d’accords économiques entre les présidents des deux pays le 6 mars. Et le 9 mars, des représentants des EAU se sont rendus au Soudan du Sud pour ouvrir un hôpital de campagne dans l’État de Bahr el Ghazal, ce qu’Abou Dhabi avait déjà fait à Amdjarass.
Ainsi, le Tchad souhaite rétablir ses relations avec le Soudan et choisit donc la Turquie pour obtenir un soutien sur la question soudanaise, tandis que les EAU cherchent entre-temps des solutions de rechange pour soutenir les FSR.