Tchad : Marche du 2 mai, le GCAP évoque un potentiel massacre et interpelle la communauté internationale

Dans une lettre adressée à la Communauté internationale le Groupe de Concertation des Acteurs Politiques (GCAP) dénonce demande d’activer les mécanismes internationaux de surveillance des droits de l’Homme en vue de sa marche du 2 mai.

Le GCAP a programmé une marche pour s’indigner et protester contre l’absence des droits civiques et politiques, des libertés publiques et contre l’injustice au Tchad. L’objectif, apprend-on, est de réclamer la restauration et le respect des droits, des libertés et de la justice en tant que fondement de l’État et recours ultime des citoyens. L’organisation évoque des précédents en citant les évènements tristes du 20 octobre 2022 où plus de 300 sont mortes et : « l’assassinat militaire de Yaya Dillo sous l’impunité totale le 28 février 2024 ». Le groupe signale qu’aucune suite n’a été donnée à l’enquête de type international promise par le gouvernement.

Dans la suite de son énumération, le GCAP évoque l’enlèvement le 16 mai 2025 de Masra Succès suivi de sa condamnation invraisemblable et inique, la déchéance intolérablement illégale de nationalité de Charfadine Galmaye et Makaïla N’guebla, l’arrestation puis la condamnation du syndicaliste Djimodouel Faustin, pour ne citer que cela.

Tout ceci pour dénoncer, une succession d’évènements dont, les enlèvements, les tortures, les emprisonnements extra judiciaires dans des prisons secrètes et assassinats sous totale impunité, l’exclusion outrancière, l’injustice innommable, la fermeture totale et stricte de l’espace politique et le contrôle accentué des libertés publiques.

Ainsi, en perspective de la marche du 2 mai 2026, le GCAP craint le même sort et met la communauté internationale face à ses responsabilités. Il signale que pour cette manifestation des vies sont en jeu et que les organisations internationales seront tenues pour témoins si elles décident de se taire comme par le passé.

Dans sa lettre, le Groupe de Concertation des Acteurs Politique renseigne que « tous ceux qui essaient de critiquer la mal gouvernance, de dénoncer les cas d’assassinats ou la vie chère, de revendiquer le mieux-êtresont systématiquement pris pour des ennemis, pris en filature, traqués et enlevés par l’ANS sinon tués par un commando des hommes encagoulés non identifiés. »

Le GCAP brandit des chiffes supplémentaires en indiquant qu’en seulement cinq ans du pouvoir a, l’on en dénombre plus de 1 230 morts et 472 tchadiens contraints politiquement sous menace d’emprisonnement ou de mort de quitter leur pays où des centaines restent sans papiers légaux à l’étranger et d’autres par dizaines de milliers sont obligés à prendre les armes pour lutter autrement, au prix de leurs vies, contre l’injustice et l’exclusion.

Education : le Tchad s’inspire des bonnes pratiques béninoises

Depuis le 20 avril 2026, une délégation tchadienne séjourne au Bénin, pour une mission d’échange d’expériences dans le cadre du renforcement de la coopération sud-sud en matière d’alimentation scolaire.

La mission tchadienne est conduite par le secrétaire général du ministère de l’Éducation nationale, du Bilinguisme et de la Promotion civique, Vaïbra Nicolas. Elle comprend les responsables des secteurs de l’éducation et des finances, ainsi que des représentants du Programme alimentaire mondial (PAM).

L’objectif de cette visite était de s’inspirer des bonnes pratiques béninoises en matière de conception et de mise en œuvre de programmes d’alimentation scolaire intégrés. À travers des séances de travail, des visites de terrain et des échanges techniques avec les autorités béninoises et leurs partenaires, les émissaires tchadiens ont pu mieux appréhender les mécanismes institutionnels, financiers et opérationnels qui sous-tendent un dispositif efficace.

Les discussions ont notamment mis en exergue le rôle déterminant de l’État dans le pilotage des programmes, la nécessité d’une coordination multisectorielle renforcée et l’importance de l’implication des communautés locales pour assurer la durabilité des initiatives.

À l’issue de cette mission, les enseignements tirés devraient contribuer à orienter les réformes en cours au Tchad. L’ambition est de mettre en place un programme national d’alimentation scolaire adapté aux réalités du pays, capable d’améliorer l’accès à l’éducation, de favoriser le maintien des élèves à l’école et de renforcer leurs performances scolaires.

N’Djaména : lancement d’une vaste opération d’aménagement urbain

La commune de la ville de N’Djamena, en partenariat avec la commune du 10ème arrondissement, a procédé le 22 avril 2026 au lancement d’une vaste opération de curage des caniveaux, de reprofilage et d’aménagement des voies.

Le coup d’envoi de cette initiative majeure a été donné par le maire de la ville, Senoussi Hassana Abdoulaye, en présence du maire du 10ème arrondissement, Mahamat Khalil Abdelkerim, marquant ainsi une volonté commune d’agir efficacement face aux défis urbains.

À travers cette intervention structurante, la municipalité entend apporter une réponse concrète et durable à la problématique récurrente des inondations, qui affecte significativement le quotidien des populations. Il s’agit non seulement de renforcer les capacités d’évacuation des eaux pluviales, mais également de restaurer et d’optimiser les infrastructures existantes afin de prévenir les risques sanitaires et environnementaux.

Cette opération s’inscrit pleinement dans la stratégie globale de gestion urbaine portée par la commune de N’Djamena, axée sur l’anticipation, la résilience et l’amélioration continue du cadre de vie. Elle traduit, en actes, l’engagement des autorités municipales à bâtir une ville plus propre, plus sûre et mieux préparée aux aléas climatiques.

Tchad : le ministre de la Sécurité s’explique sur les dérives de la Commission de contrôle routier

Le 22 avril 2026, le ministre de la Sécurité Publique et de l’Immigration Ali Ahmat Akhabache a été interpellé par les sénateurs sur les vives critiques qui entourent les méthodes de contrôle routier de commission dite« OK»

L’auteure de la question, la sénatrice Keimbadjé Betoudji Denise a présenté les préoccupations issues des dénonciations des usagers de la route. Elle s’est indignée des pratiques de corruption de la commission des véhicules dite « 𝐎𝐊 ». La sénatrice regrette que des agents exigent des paiements non traçables au faciès et en fonction du type de véhicule. Les victimes font des payements de  50 000 F CFA pour une quittance de 10 000 F CFA, tandis que d’autres auraient payé jusqu’à 100 000 F CFA et 175 000 F CFA pour une quittance de 25 000 F CFA.

Courroucés, les sénateurs ont cherché à connaitre la destination de ces montants exigés aux usagers qui ont tous les documents officiels au complet.

En guise de réponse, le ministre de la Sécurité Ali Ahmat Akhabache a indiqué que le contrôle mené par les forces de l’ordre vise essentiellement à accéder en temps réel à une base de données nationale regroupant des informations essentielles. Les agents ont pour instruction de vérifier la légalité de la plaque d’immatriculation, l’identité du propriétaire ou encore l’existence d’un signalement sécuritaire. Une opération qui consiste de manière concrète à réduire la circulation de plaques d’immatriculation falsifiées, assainir le parc automobile de l’État et démanteler les réseaux impliqués dans la falsification de cartes grises.

La ministre de la Sécurité a révélé que la mise en œuvre du système de contrôle des véhicules a permis de générer près de 1,96 milliard de francs CFA au trésor. Ces montants comprennent diverses pénalités, des frais de fiches techniques, des taxes routières ainsi que des assurances.

Coopération : le Tchad et l’Algérie signent plusieurs accords de mémorandums d’entente

Le président Mahamat Idriss Deby Itno et son homologue algérien Abdelmadjid Tebboune ont co-présidé, le 22 avril 2026, la signature de plusieurs accords et mémorandums d’entente couvrant divers domaines de coopération.

Les accords et mémorandums d’entente concernent les secteurs de la communication, des travaux publics, la jeunesse, la santé animale, l’industrie pharmaceutique, les services de transport aérien, l’enseignement supérieur et la recherche scientifique, l’industrie et le commerce, ainsi qu’un accord-cadre de coopération portant sur la réalisation d’une raffinerie.

Les deux pays ont signé également un accord d’exemption réciproque de visas pour les titulaires de passeports diplomatiques et de passeports de service et un accord entre les Gouvernements des deux pays relatifs à l’établissement de consultations politiques et diplomatiques.

 

Tchad : l’Assemblée nationale adopte deux projets de loi

L’Assemblée nationale a adopté, ce mercredi 22 avril 2026, deux projets de loi de ratification lors d’une séance plénière tenue au Palais de la Démocratie.

Le premier texte concerne l’accord de prêt conclu entre la République du Tchad et la Banque Arabe pour le Développement Économique en Afrique (BADEA). Ce financement permettra à l’État tchadien de contribuer à l’augmentation du capital social du Fonds de Solidarité Africain (FSA).

Le second projet porte sur la ratification de deux accords de prêt : l’un signé avec la BADEA, l’autre avec l’OPEC Fund for International Development. Ces financements visent la mise en œuvre de la Phase III du projet de développement intégré de la riziculture dans la plaine du Chari-Logone (PDRI-CL3).

La séance, présidée par M. Ali Kolotou Tchaïmi, Président de l’Assemblée nationale, s’est déroulée en présence du Secrétaire d’État aux Finances, M. Ali Djadda Kampard, du Ministre de la Production et de l’Industrialisation Agricole, M. Keda Ballah, ainsi que du Secrétaire général adjoint du Gouvernement, M. Bourkou Dédé Alhadj.

Selon l’exposé des motifs du ministre des Finances, le Fonds de Solidarité Africain est une institution panafricaine de garantie destinée à faciliter l’accès au financement des pays membres. Quant au projet agricole, il s’inscrit dans une stratégie de partenariat renforcé avec les bailleurs internationaux.

Clôturant les débats, le Président de l’Assemblée nationale a rappelé que l’investissement ne peut reposer uniquement sur les ressources propres du pays et nécessite l’appui des partenaires. Il a également souligné l’importance des vulgarisateurs dans la croissance agricole.

À l’issue des discussions, les deux projets de loi ont été adoptés par 138 voix pour, 5 contre et 3 abstentions.

Source : Assemblée nationale

Tchad : suspension de la restructuration au Conseil national des affaires islamiques

Dans une circulaire du 20 avril 2026, le président du Conseil national des affaires islamiques, Cheikh Abdadayim Abdallah Ousman annonce la suspension temporaire de la restructuration des sous-conseils.

Dans la note à l’attention des conseils nationaux provinciaux du Conseil national des affaires islamique, il est mentionné en noir/blanc que la restructuration des conseils provinciaux dans les régions, les préfectures et les centres rattachés au Conseil National est temporairement suspendue. Le Conseil annonce des tournées d’orientation dans les provinces.

Des tournées dont l’objectif vise à transmettre les nouvelles directives organisant les normes de construction des mosquées, les règles relatives aux prédicateurs, ainsi que les normes de création des écoles coraniques (Khalawi), des centres et des instituts islamiques.

Par conséquent, les conseils provinciaux précédents restent en place pour gérer les affaires religieuses dans leurs zones respectives de manière temporaire, jusqu’à l’achèvement des procédures.

 

Tchad : le ministre de l’Education fait un rappel ferme sur les heures de travail

Une circulaire du ministre de l’Education, Mahamat Ahmad Alhabo a instruit ses collaborateurs le 21 avril au respect de l’assiduité et la ponctualité des agents de l’administration.

Une injonction qui s’inscrit dans le souci de garantir le bon fonctionnement de l’administration et d’en assurer la coordination de manière efficace entre les directions techniques centrales et déconcentrées du ministère de l’Éducation Nationale, du Bilinguisme et de la Promotion Civique, il est rappelé aux responsables et agents le strict respect des heures de travail. Dans les services publics de l’Etat, le travail commence à 07 H00 et prend fin à 15 h 30 mn.

À cet effet, il est exigé à toute l’administration centrale et déconcentrée l’application stricte de la présente circulaire.

La circulaire de ministre de l’Education, Mahamat Ahmad Alhabo s’adresse directement aux secrétaires généraux ; recteurs des académies ; directeurs (trices) généraux (les) ; inspecteur général ; inspecteurs de service ; directeurs (trices) techniques ; délégués provinciaux et inspecteurs départementaux et chefs de division et service du niveau central et déconcentré.

Tchad : le chef de l’Etat a quitté le pays pour l’Algérie

Mahamat Idriss Deby Itno s’est envolé pour Alger ce mercredi 22 avril où il effectue une visite d’Etat.

A l’invitation du président de la République algérienne, Abdelmadjid Tebboune, le président de la République, Mahamat Idriss Deby Itno a quitté N’Djaména pour Alger. Ce déplacement s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations d’amitié et de coopération entre le Tchad et l’Algérie.

Au cours de ce séjour, les deux chefs d’État auront des entretiens en tête-à- tête et co-présideront la cérémonie de signature des accords et mémorandums d’entente issus de la quatrième session de la Commission mixte de coopération algéro-tchadienne.

A l’aéroport international Hassan Djamous, le maréchal du Tchad a été salué à son départ par le premier ministre, chef du gouvernement, Allah-Maye Halina, le chef d’Etat-major général des armées, quelques membres du gouvernement.

Tchad : la commune de N’Djaména digitalise la collecte des recettes

Une campagne de recensement numérique des contribuables, couplée à la digitalisation de la collecte des recettes municipales, a été lancée ce mardi 21 avril 2026 au Marché Central de N’Djaména.

Les premiers commerçants ont été enrôlés par le maire de la Commune de N’Djaména, Senoussi Hassana Abdoulaye. La municipalité indique que cette opération marque le début d’une réforme ambitieuse visant à élargir et assainir l’assiette fiscale, tout en mettant fin aux insuffisances des méthodes traditionnelles.

La commune entend renforcer la transparence dans la gestion des fonds publics, sécuriser les recettes et se doter de moyens fiables pour la mise en œuvre efficace de sa feuille de route de développement. Déployée progressivement dans les différents marchés et quartiers de la ville dans les jours à venir, cette opération bénéficie déjà de l’adhésion des acteurs économiques, qui y voient une avancée vers plus d’équité fiscale.

Par cette réforme, la commune de N’Djamena affirme sa volonté de mobiliser durablement ses ressources afin d’améliorer la qualité des services urbains et répondre efficacement aux attentes des populations.