Le coronavirus pourrait impacter sur les progrès de la décennie précédente

Un rapport du groupe de la Banque mondiale du 16 septembre 2020, redoute l’annulation des progrès obtenus sur le capital humain au cours des dix dernières années.

La pandémie de COVID-19 menace de réduire à néant les progrès durement obtenus au cours de la dernière décennie sur le plan de la santé et de l’éducation, surtout dans les pays les plus pauvres, selon une nouvelle étude du Groupe de la Banque mondiale. Les investissements dans le capital humain — la santé, les connaissances et les compétences accumulées tout au long d’une vie — sont déterminants pour libérer le potentiel de chaque enfant et améliorer les performances économiques des pays.

L’indice de capital humain 2020 du Groupe de la Banque mondiale est construit à partir de données de santé et d’éducation collectées jusqu’en mars 2020 dans 174 pays — qui représentent 98 % de la population mondiale. Il dresse ainsi un bilan de référence sur la situation sanitaire et éducative des enfants avant la survenue de la pandémie. Jusqu’à cette date, la plupart des pays avaient fait des progrès constants — et particulièrement marqués dans les pays à faible revenu — pour renforcer le capital humain des enfants. Pour autant, et avant que les effets de la pandémie ne se fassent sentir, un enfant né dans un pays type ne pouvait espérer atteindre que 56 % de son niveau de capital humain potentiel par rapport à un enfant ayant bénéficié de services d’éducation et de santé complets.

« La pandémie menace d’effacer une décennie d’efforts pour renforcer le capital humain, en particulier au niveau de la santé, des taux de survie, de la scolarisation et de retards de croissance. Elle a un impact économique particulièrement brutal sur les femmes et les familles les plus défavorisées, exposant de nombreux individus vulnérables à l’insécurité alimentaire et à la pauvreté », souligne le président du Groupe de la Banque mondiale, David Malpass« Protéger les populations et investir dans leur avenir sont deux mesures cruciales pour jeter les bases d’un redressement durable et sans exclus et d’une croissance dynamique. »

Du fait de la pandémie, la plupart des enfants dans le monde — plus d’un milliard — ont été privés d’école et pourraient, potentiellement, perdre en moyenne une demi-année de scolarité, compte tenu de l’apprentissage, avec en perspective un manque à gagner considérable. Les données révèlent aussi les profondes perturbations dans les services de santé essentiels destinés aux femmes et aux enfants, un grand nombre d’entre eux n’ayant pas reçu les vaccins nécessaires.

L’indice de capital humain 2020 dresse également un tableau sur dix ans, entre 2010 et 2020, de l’évolution des performances en la matière, qui révèle des améliorations dans toutes les régions pour lesquelles les données sont disponibles et pour tous les groupes de revenu. Ces résultats sont à imputer pour l’essentiel aux progrès sanitaires, qui se traduisent par de meilleurs taux de survie des enfants et des adultes et un recul des retards de croissance, mais aussi par une hausse de la scolarisation. Aujourd’hui, le coronavirus menace d’anéantir ces avancées.

L’analyse constate qu’en moyenne, les filles obtiennent de meilleurs résultats en termes de capital humain que les garçons. Mais cette évolution ne se traduit pas encore par des possibilités comparables d’exploiter ce capital humain sur les marchés du travail : en moyenne, le taux d’emploi des femmes est inférieur de 20 points de pourcentage à celui des hommes, avec des écarts plus importants dans de nombreux pays et régions. En outre, la pandémie exacerbe les risques de violences à l’encontre des femmes, de mariages précoces et de grossesses adolescentes — autant de facteurs qui limitent les perspectives d’apprentissage et d’autonomisation des femmes et des filles.

À l’heure actuelle, de nombreux pays risquent de voir disparaître les gains durement acquis sur le plan du capital humain. Mais au-delà des efforts consentis pour rattraper le temps perdu, les gouvernements doivent s’employer à préserver et étendre les gains antérieurs — en améliorant la couverture sanitaire et la qualité des soins dans les communautés marginalisées, en stimulant les résultats d’apprentissage en plus de la scolarisation et en soutenant les familles fragiles par des mesures de protection sociale adaptées à l’ampleur de la crise.

Le Groupe de la Banque mondiale travaille en étroite concertation avec les gouvernements pour élaborer des solutions de long terme visant à protéger les populations pendant et après la pandémie et à investir dans leur avenir :

  • Soutien à l’achat d’équipements médicaux vitaux en Éthiopie, en Haïti et en Mongolie.
  • Appui à l’introduction de protocoles de sécurité et d’hygiène dans les écoles et collaboration avec les équipes en charge de l’alimentation en eau, de l’assainissement et de l’hygiène pour distribuer des fournitures de base au Bangladesh, au Burkina Faso et au Népal.
  • À la faveur de nouvelles opérations tout juste approuvées en Jordanie et en Turquie, soutien à la création de contenus télévisés et numériques pour assurer un apprentissage et un enseignement mixtes lors de la prochaine rentrée scolaire, parallèlement à des cours de rattrapage et des services de conseils psychosociaux.
  • Soutien au projet pour l’autonomisation des femmes et le dividende démographique au Sahel (SWEDD), dans le but d’installer des conditions propices à travers des programmes de maintien des filles à l’école, de développement des débouchés économiques et d’accès à des services de santé de la reproduction de qualité.
  • Appui à l’Inde pour étendre immédiatement les programmes de transferts monétaires et d’aide alimentaire, en s’appuyant sur un éventail de plateformes et de programmes nationaux préexistants, afin d’offrir une protection sociale aux travailleurs essentiels participant à la lutte contre le coronavirus ainsi qu’aux groupes vulnérables, en particulier les migrants et les travailleurs du secteur informel, très exposés au risque d’exclusion.

Seules des mesures ambitieuses en faveur de la santé, de l’éducation et de la protection sociale, reposant sur des données probantes, permettront de regagner le temps perdu et de donner aux enfants d’aujourd’hui les moyens de dépasser les générations précédentes en termes de qualité de vie et de performances sur le plan du capital humain. Jamais la pleine réalisation du potentiel créatif de chaque enfant n’aura eu une telle importance.

Le Groupe de la Banque mondiale, l’une des principales sources de financements et de connaissances pour les économies en développement, prend des mesures rapides et de grande envergure en vue d’aider ces pays à renforcer leur action contre la pandémie. Nous nous attachons à appuyer les interventions de santé publique et à garantir la circulation de fournitures médicales de première nécessité tout en soutenant le secteur privé pour permettre aux entreprises de poursuivre leurs activités et maintenir les emplois. Nous prévoyons d’apporter jusqu’à 160 milliards de dollars de financements au cours des 15 prochains mois, afin d’aider plus de 100 pays à protéger les populations pauvres et vulnérables, soutenir les entreprises et favoriser le redressement de

Tchad : un don de 75 millions de dollars de la Banque mondiale pour renforcer la prise en charge des réfugiés et communautés d’accueil

Le groupe de la banque mondial a décidé hier 8 septembre de décaisser la somme de 75 millions de dollars pour venir en appui aux réfugiés et améliorer leurs accès aux services sociaux

Le Conseil des administrateurs du Groupe de la Banque mondiale a approuvé le 08 septembre un don de 75 millions de dollars de l’Association internationale de développement (IDA) pour soutenir le Tchad à renforcer la prise en charge des réfugiés et des communautés d’accueil à travers l’amélioration de leur accès aux services sociaux de base et aux moyens de subsistance. Il s’agit d’un financement additionnel au titre du Projet d’Appui aux Réfugiés et aux Communautés d’Accueil (PARCA) dont les fonds proviennent du sous-guichet régional d’IDA-19 pour les réfugiés et les communautés d’accueil.

 « Ce projet augmentera considérablement la couverture des réfugiés et des ménages tchadiens pauvres et vulnérables », souligne Rasit Pertev, responsable des opérations de la Banque mondiale pour le Tchad. « On estime que 495 000 personnes supplémentaires pourraient bénéficier des transferts monétaires, des activités d’inclusion productive et des mesures d’accompagnement ; cette opération améliorera également l’accès aux services sociaux en augmentant les investissements dans la réhabilitation ou la construction de nouvelles infrastructures de service public. »

Ce Fonds additionnel permettra d’étendre l’accès aux services de santé et d’éducation, ainsi que les programmes de transferts monétaires ou d’accompagnement d’activités productives et d’élargir la zone de couverture aux quatre provinces supplémentaires (Wadi-Fira, Mandoul, Ennedi-Est et Moyen Chari), en plus des trois précédemment soutenues par PARCA (Logone Oriental, Ouaddai et Lac).  

Par ailleurs, le projet pourra garantir le même accès à la protection sociale et aux services sociaux aux réfugiés et au reste de la population. En ce sens, il soutiendra la mise en œuvre de la loi sur l’asile une fois approuvée, et il appuiera le gouvernement dans l’élaboration d’une nouvelle stratégie de protection sociale qui inclut les réfugiés et la mise en œuvre des objectifs et activités spécifiques du nouveau cadre d’action global pour les réfugiés (CRRF).

Le PARCA est aligné sur la stratégie institutionnelle du Groupe de la Banque mondiale sur les conflits de fragilité et la violence (FCV), qui donne la priorité à la pleine inclusion des populations les plus vulnérables, y compris les réfugiés et les communautés hôtes, lorsque les impacts des conflits se propagent à travers les frontières du pays. La mise en œuvre est faite en partenariat actif avec plusieurs agences dont le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR), le Programme alimentaire mondiale (PAM), la Direction générale pour la protection civile et les opérations d’aide humanitaire européennes de la Commission européenne (ECHO), et d’autres agences concernées.

L’Association internationale de développement (IDA), une institution de la Banque mondiale fondée en 1960, accorde des dons et des crédits à taux d’intérêt faible ou nul aux pays les plus pauvres afin de les aider à mettre en œuvre des programmes qui stimulent la croissance économique, contribuent à la réduction de la pauvreté et améliorent les conditions de vie des plus démunis. L’IDA figure parmi les principales sources d’aide pour les 1,5 milliard de personnes qui vivent dans les 75 pays les plus pauvres de la planète, dont 39 se trouvent en Afrique. Le volume annuel de ses engagements a représenté en moyenne 18 milliards de dollars au cours des trois dernières années, 54 % de ce montant environ étant destiné à l’Afrique.

Source: banque mondiale

Tchad : le nouveau représentant de la Banque mondiale a pris fonction

Le nouveau représentant résident de la Banque mondiale au Tchad, M. Rasit Pertev a officiellement pris fonction le 19 août 2020 à partir de N’Djamena

Depuis le 1er juillet 2020, il coordonnait les activités du Bureau du Tchad à distance à cause de la fermeture des frontières liées à la pandémie de Covid-19.

Dans le cadre de sa mission au Tchad, M. Rasit Pertev aura pour principales priorités de mettre en œuvre le cadre de partenariat avec le pays pour les exercices 2019-2023 ; de maintenir et de renforcer de bonnes relations de travail avec le gouvernement et les autres parties prenantes au Tchad et avec la communauté internationale ; de superviser les interventions de l’équipe du bureau du Tchad pour l’atteinte des résultats au bénéfice du gouvernement.

De nationalité Turque, il était auparavant secrétaire du Fonds international de développement agricole (FIDA). Il a rejoint la Banque pour la première fois en 2003 et a travaillé comme économiste agricole principal basé en Turquie et en Ouganda et, plus récemment, comme Représentant résident pour les Comores. Il cumule plus de 25 ans d’expérience en développement, en commençant par le développement communautaire en Zambie.

Il a été secrétaire général adjoint de la Fédération internationale des producteurs agricoles, ministre de l’agriculture, des forêts et de l’énergie et négociateur en chef des pourparlers de paix des Nations Unies à Chypre.

Ancien réfugié, Raşit est titulaire d’une maîtrise en économie de l’Université de Cambridge et d’une maîtrise en économie du développement de l’Université de Londres.

 

Tchad/Cameroun : la Banque mondiale approuve 385 millions USD pour l’interconnexion et l’approvisionnement électrique

Cette approbation vise à favoriser la promotion de l’interconnexion électrique régionale et le renforcement de l’approvisionnement en énergie électrique du Cameroun et du Tchad.

La Banque mondiale a approuvé, le 16 juin, un financement de 385 millions de dollars à sa branche Association internationale de développement.

385 millions de dollar américain, c’est le fonds approuvé à l’Association international de développement (IDA) le 16 juin dernier pour le financement du Projet d’interconnexion électrique entre le Cameroun et le Tchad. Un projet qui vise à relier les réseaux électriques du sud et du nord du Cameroun. Aussi, le but est de permettre les échanges d’électricité entre le Cameroun et le Tchad et d’étendre l’accès à l’électricité à N’Djaména.

C’est en considération des problèmes d’approvisionnement en énergie du Tchad que ce projet a été financé. Faut-il encore le rappeler, le Tchad est au bas de l’échelle sur le plan mondial en ce qui concerne la distribution en Energie électrique.

Pendant ce temps, le Cameroun endure une sévère disparité à cet égard entre les régions du Sud et du Nord. Le manque d’accès à l’électricité et de fiabilité de l’alimentation, ainsi que le coût élevé de l’approvisionnement ont de multiples répercussions sur la diversification et la croissance économique des deux pays.

Le financement accordé par la Banque mondiale est une priorité pour les deux pays. Car, il contribuera à relever les différents défis du secteur énergétique.   Il permettra également d’assurer la construction d’une première structure d’interconnexion haute tension d’Afrique centrale. Notamment, en mettant ainsi les sources d’énergie électrique propre du sud du Cameroun à la portée du nord du pays et du Tchad.

Le projet consiste aussi à mettre sur pied le premier réseau interconnecté du Tchad. Réseau qui favorisera le développement futur de son potentiel d’énergie solaire, et financera en passant un programme d’amélioration de la performance opérationnelle et commerciale de la Société nationale d’électricité.

« Le renforcement de l’interconnexion électrique régionale est particulièrement important pour la croissance, la création d’emplois et la transformation économique », explique Deborah Wetzel, Directrice de l’intégration régionale pour l’Afrique subsaharienne, le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord à la Banque mondiale.

Tchad : une mission de la Banque mondiale dans la province de Hadjer Lamis

L’objectif de cette visite est de s’enquérir des différentes réalisations du projet SWEED 1, des progrès phares enregistrés et d’échanger avec les bénéficiaires.

Une mission de terrain a été effectuée ce jeudi 23 janvier 2020 dans la localité de Mani, province de Hadjer Lamis, par le directeur général au ministère de l’Économie et de la Planification du développement, Bahar Mahamat Itno, accompagné du vice-président de la Banque mondiale pour la région Afrique, Hafez Ghanem et du représentant de la Banque Mondiale au Tchad, François Nankobogo.

L’objectif de cette visite est de s’enquérir des différentes réalisations du projet SWEED 1, des progrès phares enregistrés et d’échanger avec les bénéficiaires afin de permettre au vice-président de la Banque mondiale région Afrique d’apprécier le niveau de satisfaction des populations.

La localité de Mani a été choisie pour la visite du terrain. Située à 90 km de N’Djamena, Mani abrite un ensemble d’activités intégrées du projet SWEDD.

Au cours de la visite, les différents acquis du SWEED 1 ont été présentés, notamment les activités du centre d’accueil, du centre de santé, de l’espace sûr scolaire et des groupements féminins. Il s’en est suivi des échanges avec les bénéficiaires dans l’objectif d’identifier les difficultés et les solutions à envisager.

Le secrétaire général de la province, Djingar Aspare, a salué les efforts du Gouvernement à travers le ministère de l’Economie et de la Planification du développement, et de ses partenaires Techniques et financiers.

Pour le Sultan de Mani, Sa Majesté Haroun Bahar Brahim, « cette visite du vice-président de la Banque mondiale région Afrique, constitue une grande fierté pour la région. C’est pour cette raison qu’il mérite le titre de chef de canton. »

Selon la présidente du groupement des femmes agricoles de Mani, Mme. Hababa Sultan Brahim, « la Banque mondiale à travers le ministère de l’Economie et de la Planification du développement, et le Projet SWEDD 1 n’ont jamais cessez de nous soutenir dans nos projets pour un développement durable. »

Mme. Hababa Sultan Brahim a demandé au vice-président de la Banque mondiale de continuer à aider les femmes vulnérables dans ce sens. Elle a souhaité plus de renforcement des capacités dans leurs activités agricoles.

Le gestionnaire du centre Ahmat Rozi a remercié l’équipe de la Banque mondiale pour son implication dans le cadre de l’amélioration de la santé des femmes vulnérables dans la région.

Projet Parka : une mission de la Banque mondiale en visite à l’Est

La présence de la mission à l’Est du Tchad s’inscrit entre dans le cadre du projet d’appui aux réfugiés et communautés d’accueil (Parka), lancé en décembre dernier à Abéché.

Une mission de la Banque mondiale composée d’experts, conduite par le directeur chargé de la protection sociale en Afrique de l’Ouest et Centrale, Jehan Arulpragasam, est arrivée mardi 14 janvier à Abéché, chef-lieu de la province du Ouaddaï. La mission est accompagnée d’une équipe de l’UNHCR.

La délégation a été accueilli à l’aéroport d’Abéché par le gouverneur de la province du Ouaddaï.

La mission entre dans le cadre du projet d’appui aux réfugiés et communautés d’accueil (Parka), lancé en décembre dernier à Abéché. Le Parka est un projet gouvernemental, financé par la Banque mondiale, au profit de plusieurs provinces de l’Est du Tchad.

Selon le coordonnateur national du projet, Japhet Doudou Beindjila, depuis le lancement du projet, plusieurs activités ont été réalisées concernant les zones d’intervention et le choix des sites.

« Cette forte délégation va se rendre dans le Wadi Fira et à Amdjarass », dans des camps de réfugiés, a précisé le coordonnateur national du projet.

Le chef de projet Parka, Eric Zapatero, a souligné que le projet vise à appuyer les personnes vulnérables afin de lutter contre la pauvreté. Il a ajouté que la mission va travailler pour une extension du champ d’action du projet Parka à d’autres provinces du Tchad.

Le projet va non seulement appuyer les populations vulnérables mais permettre un renforcement des capacités des autorités provinciales. « On croit vraiment que le Gouvernement a la capacité de prendre en charge les activités de lutte contre la pauvreté mais on comprend aussi qu’il faut renforcer les capacités dans plusieurs domaines pour que le projet Parka et d’autres projets puissent être un succès et réussir », a déclaré le chef de projet.

Il a ajouté que « les activités de Parka vont démarrer bientôt » sachant que l’enregistrement des bénéficiaires, l’évaluation des besoins internes en infrastructures à construire au Ouaddaï ont déjà été entamées. « Dans quelques mois, on pourra effectivement commencer à appuyer les populations d’une façon un peu plus spécifique », a-t-il relevé.

Le chef de mission, chargé de la protection sociale et de l’emploi en Afrique de l’Ouest et Centrale à la Banque mondiale, Jehan Arulpragasam, a sollicité l’implication des autorités locales pour la réussite du projet. Il a expliqué que c’est un important projet de protection sociale visant à soutenir les ménages, que ce soit les autochtones ou réfugiés.

Selon lui, le lancement du projet dans les trois à quatre prochains mois est souhaitable pour commencer sa mise en oeuvre.

Le gouverneur Ramadan Erdebou a réitéré sa disponibilité afin d’apporter l’appui nécessaire pour la bonne conduite des actions du projet.

Déclaration et l’enregistrement des naissances : les acteurs en formation

Le secrétaire général provincial du Guera, Djirembété Dingamadji a présidé lundi matin à Mongo, la cérémonie d’ouverture de l’atelier de formation des acteurs intervenant dans la déclaration et l’enregistrement des naissances.

Pendant trois jours de formation, les acteurs sont formés sur les procédures légales en vigueur, en présence des responsables administratives, civils, militaires, traditionnels et religieux de la province.

L’atelier a lieu en partenariat avec l’unicef. Un enregistrement des naissances assez faible Selon l’Unicef, le Tchad a une population jeune, qui voit sa protection et son accès à des opportunités compromis par le manque d’un document primordial : un acte de naissance. Chaque année, un grand nombre de nouveau-nés viennent grossir les rangs des personnes invisibles aux yeux de la loi.

D’après Florina Pirlea, statisticienne au sein du Groupe de gestion des données sur le développement de la Banque mondiale, l’enregistrement d’une naissance par les autorités administratives d’un pays fournit une preuve permanente et officielle de l’existence d’un enfant. En Afrique subsaharienne, le taux d’enregistrement des naissances en milieu rural est très faible. Selon les enquêtes disponibles les plus récentes, moins de 10 % des enfants de moins de cinq ans en Éthiopie, au Tchad et en Zambie avaient été déclarés à l’état civil au moment de l’enquête.  Dans ces trois pays, ainsi que dans quelques autres, l’enregistrement des naissances en milieu urbain est également inférieur à 50 %.

Tchad : vers une réserve pour faire face aux chutes des prix du pétrole

Un projet de loi portant mécanisme de lissage des prix et de la production pétrolière, a été examiné jeudi 07 novembre, par le Gouvernement en conseil des ministres.

Soumis par le ministère des Finances et du Budget, le texte a pour objectif d’établir un cadre de référence pour gérer les recettes pétrolières dans le but de réduire l’impact de la volatilité des prix et des volumes de production pétrolière sur l’économie tchadienne.

Ce mécanisme est conçu pour faire face au risque de chute importante des prix du pétrole qui ont souvent une répercussion sévère sur les recettes pétrolières et sur la capacité de l’État à faire face à ses engagements. Le mécanisme permet au Gouvernement d’être en mesure d’atténuer les conséquences d’un choc négatif des prix du pétrole comme par le passé.

« Il est prévu un compte spécial de lissage des prix et de la production pétrolière afin de constituer une réserve contre le risque de chute importante de recettes », souligne le ministre de la Communication, porte-parole du Gouvernement, Oumar Yaya Hissein.

Le mécanisme de lissage des prix et de la production pétrolière, découle des engagements souscrits par le Tchad auprès de la Banque Mondiale, permettant au pays d’encaisser un appui budgétaire supplémentaire en début de l’année prochaine.

Tchad : la Banque mondiale passe en revue des projets qu’elle a financés

Le ministère de l’Economie et la Banque mondiale ont organisé ce mercredi 2 octobre 2019, une revue conjointe de la performance des projets que l’organisation finance au Tchad. Plusieurs partenaires du gouvernement étaient présents.

La Banque mondiale a réuni ce 2 octobre 2019 les partenaires au développement et les coordonnateurs des projets qu’elle finance dans le cadre d’une amélioration de la mise en œuvre de son portefeuille. Le ministre de l’Economie et de la Planification du développement était présent à cette rencontre. Le thème retenu est : surmonter les obstacles pour une mise en œuvre efficace des projets.

« Cette revue se veut une plateforme d’échange restreinte et focalisée sur les entraves transversales et spécifiques à la bonne exécution des projets afin d’identifier les actions prioritaires à entreprendre pour améliorer la performance du portefeuille », déclare le représentant de la Banque mondiale, François Nankologo.

En effet, le représentant de la Banque mondiale explique que le portefeuille de son institution au Tchad a connu une sensible amélioration. Que le portefeuille ne comporte plus de projet à problème à part un. Le taux de décaissement a connu également une hausse.

Pour le Ministre Issa Doubragne, cet exercice est à louer. «Votre participation à cet exercice doit contribuer à identifier les goulots d’étranglement qui empêchent la réalisation des projets », ajoute-t-il.

Les difficultés liées à la gestion financière, la passation des marchés et les arrangements institutionnels sont entre autres les aspects de la réflexion des participants. « L’identification des difficultés spécifiques à chaque projet demeure un exercice crucial à faire en vue d’apporter des réponses pertinentes aux principaux problèmes qui minent l’exécution efficace des projets » conclut François Nankologo.

Le Ministre rassure cependant : « Je voudrais reconnaître que les difficulté énumérées étaient plus importantes avant », mais invite les participants à une réflexion fructueuse.

Tchad : 2698 morts sur la route chaque année

Le gouvernement et la Banque mondiale organise du 03 au 05 décembre  un atelier sur la sécurité routière.

 

Au Tchad, selon les statistiques disponibles, l’on enregistre en moyenne 2 698 personnes tuées par an sur la route. Et 6 617 autres blessées sur les routes. Ce nombre croissant se justifie selon les techniciens, du fait que, durant les années du boom pétrolier et avec l’amélioration du réseau bitumé, cela a occasionné à la fois l’accroissement du taux de motorisation et du trafic routier. Pour renverser la tendance actuelle, le gouvernement et ses partenaires associent d’autres corps tels que le secteur privé et la société civile à la lutte.

Au cours de l’atelier de trois jours, les participants se forment sur les textes réglementant le secteur routier au Tchad, en vue de mettre en place des plans d’actions pour bien mener le combat contre l’insécurité routière. Ils élaborent aussi des mécanismes pouvant pérenniser les activités qui seront prévues dans le plan d’actions. La formation est assurée par des experts de Safe Way et de Coleroute du Cameroun.

Le conseiller du ministère des Infrastructures, des Transports et du Désenclavement, Djamal Ali, précise que cet atelier rentre dans le cadre de la réalisation des activités relatives au volet sécurité routière qui sont prévues dans le projet de la facilitation des transports et transit en zone CEMAC (PFTZ), financé par la Banque mondiale. Selon lui, cette rencontre est organisée dans le but de mieux organiser les corps intermédiaires de la sécurité routière en les regroupant en consortium et d’avoir un plan d’actions permettant ainsi de créer une synergie entre les différents acteurs de la gestion des accidents de la voie publique.

Djamal Ali relève que, son département a réalisé plusieurs progrès. Il cite entre autres l’actualisation et la validation de la stratégie nationale de la sécurité routière, l’installation et l’opérationnalisation de la base des données des accidents de la circulation routière, la création de l’office national de la sécurité routière (ONASER) etc. Mais, explique le conseiller du ministère des Infrastructures, des Transports et du Désenclavement, en dépit de ces efforts fournis par le gouvernement, beaucoup reste à faire.

Tchad : vers une amélioration du recouvrement des impôts

Le ministre des Finances et du Budget a procédé le 04 décembre dernier, au lancement d’un projet de mobilisation et de gestion des recettes fiscales et douanières.

 

Le Tchad veut améliorer le recouvrement et la gestion des recettes fiscales et douanières. Avec le concours de la Banque Mondiale, le pays a mis sur pied un projet de mobilisation et de gestion des ressources intérieures. Ce projet s’étendra sur cinq ans et coutera la somme de 35 milliards Francs CFA.

Ce projet a pour but d’améliorer le recouvrement et la gestion des recettes fiscales et douanières et de renforcer les capacités institutionnelles de mobilisation des recettes et de contrôle dans les ministères clés.

Le représentant de la Banque mondiale au Tchad, François Nankobogo, espère « que le positionnement de ce projet contribuera positivement à la dynamique déjà enclenchée par le gouvernement tchadien dans le cadre de la mobilisation et de l’amélioration des ressources nationales ».

Pour Allali Mahamat Abakar, « le projet s’inscrit dans un contexte difficile et tombe à point nommé pour nous aider à tendre vers une optimisation de la mobilisation des ressources ».

Aussi, la Banque Mondiale encourage « l’ensemble des partenaires au développement à mutualiser les efforts et les ressources tant humaines que financières dans un objectif d’optimiser les résultats ».

 

 

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Tchad : la Banque mondiale invite à plus concurrence dans les télécommunications

Selon l’institution, de cette manière ce secteur pourrait exploser dans ce pays où très peu de personne possède un téléphone portable.

 

Le secteur des télécommunications du Tchad, sous-développé à ce jour, pourrait s’améliorer avec l’introduction de la concurrence, selon un rapport récemment publié par la Banque mondiale.

Le pays compte un faible nombre d’abonnés à la téléphonie mobile et un faible taux de pénétration d’Internet. A l’échelle mondiale, seules la République centrafricaine et l’Erythrée obtiennent les résultats les plus bas du classement établi par l’Union internationale des télécommunications (UIT).

Les prix élevés contribuent largement à cette mauvaise performance du secteur. Pour les 20% de Tchadiens aux revenus les plus bas, un forfait voix et SMS coûte l’équivalent de 87% du revenu mensuel. Or, les taxes qui représentaient près de 50% des revenus des opérateurs en 2015 pourraient atteindre 60% aujourd’hui.

« Il apparaît donc que le gouvernement a privilégié la génération de revenus à court terme par rapport au développement d’un secteur privé dynamique fournissant à long terme un apport essentiel à l’économie », indique le rapport.

Selon celui-ci, un manque de concurrence pourrait être un autre facteur important. Au Tchad, le secteur des services mobiles est dominé par deux acteurs, Airtel (Bharti Airtel) et Tigo (Millicom), qui ont représenté 96% de toutes les connexions mobiles en 2017. Au niveau de la connectivité à la dorsale internationale, le Tchad dépend d’une passerelle unique, à savoir un monopole public légal.

Il n’existe actuellement aucune réglementation favorisant la concurrence dans le secteur des services mobiles, ni de réglementation sur le partage de l’infrastructure nationale, relève la Banque mondiale, qui propose donc au Tchad l’introduction de la concurrence.

Cette dernière augmente le taux de pénétration, améliore la qualité et diminue les prix. Au vu de l’importance de ce secteur dans l’économie nationale, cela devrait accroître la productivité et la croissance globale, indique le rapport.

 

Tchad : la BM vient en aide aux réfugiés

L’institution financière vient de faire un don de 60 millions de dollars en soutien aux réfugiés et communautés d’accueil du pays.

 

Le Conseil d’Administration du Groupe de la Banque mondiale a approuvé aujourd’hui un don de 60 millions de dollars, soit 34 milliards de FCA, pour aider le Tchad à améliorer l’accès des réfugiés et des communautés d’accueil aux services sociaux de base et aux moyens de subsistance, ainsi que pour renforcer les systèmes nationaux de gestion des réfugiés, à travers le Projet d’Appui aux Réfugiés et aux Communautés d’Accueil (PARCA).

« Depuis plus d’une décennie le Tchad accueille des réfugiés provenant du Soudan, de la Centrafrique et des zones affectées par les attaques meurtrières de Boko Haram. Ce don vient en complément à ce que les communautés locales, le Gouvernement du Tchad et les agences internationales apportent comme aide déjà aux quelques 450 000 réfugiés. Ce projet vise à créer les conditions pour une intégration progressive des réfugiés dans le contexte social et économique du pays et renforcer le système national de prise en charge des réfugiés », a déclaré Soukeyna Kane, Directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Tchad.

Le PARCA permettra un meilleur accès aux services de santé et d’éducation avec des investissements pour réhabiliter ou construire de nouvelles infrastructures de service public dans les zones d’accueil des réfugiés. L’opération contribuera aussi à étendre le système de protection sociale du Tchad aux ménages vulnérables des communautés tchadiennes et réfugiées à travers des programmes de transferts monétaires ou d’accompagnement d’activités productives. Le projet appuiera aussi la Commission Nationale d’Accueil, de Réinsertion des Réfugiés et Rapatriés (CNARR) et les dispositifs nationaux de protection, d’enregistrement et de suivi des réfugiés.

Le Projet a été préparé par un Comité technique interministériel présidé par le Ministère de l’Economie et de la Planification du Développement, et en collaboration avec le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR), le Programme Alimentaire mondiale (PAM), la Protection civile et Opérations d’Aide humanitaire européennes (ECHO) et d’autres agences concernées. « Le HCR se réjouit de ce financement de la Banque mondiale au gouvernement du Tchad qui entre dans le nouveau cadre d’action global pour les réfugiés (CRRF) et du continuum humanitaire-développement. Nous sommes disposés à faire de ce nouveau modèle de partenariat inclusif un succès à répliquer dans d’autres opérations », a affirmé Mbili Ambaoumba, Représentant du HCR.

Les bénéficiaires directs et indirects du projet sont estimés à environ 1,1 million de personnes, dont 30% à 50% de réfugiés, et sont localisés dans les régions qui abritent les réfugiés à l’Est, au Sud et autour du Lac Tchad.

Tchad : la Banque mondiale soutien la mobilisation des recettes

L’institution mondial vient d’approuver un don d’un montant de 35 millions de dollars en soutien à l’amélioration de la mobilisation de ses recettes intérieures, fiscales et douanières.

 

C’est par un communiqué rendu public ce 09 juillet que la nouvelle est tombée. La Banque mondiale octroie un don de 35 millions de dollars soit environ 19 milliards 250 millions FCFA au Tchad. Cet argent a pour but de renforcer les efforts mise sur pied par le pays afin d’amélioration la mobilisation des recettes intérieures, fiscales et douanières.

Il sera également question à travers ce don de consolider les capacités institutionnelles des Ministères en charge des Finances et du Budget, du Pétrole et de l’Energie, et des Télécommunications et Nouvelles Technologies de l’Information.

Cette opération est basée sur trois principaux axes. Le renforcement de la mobilisation et de la gestion des recettes ; le renforcement institutionnel. Selon le représentant résident de la Banque mondiale au Tchad, François Nankobogo, ce soutien représente un véritable « défi majeur pour la stabilité financière et la résilience du Tchad face aux fluctuations des prix du pétrole ».

Financé par un don de l’IDA, ce projet permettra de mettre sur pied ne « assistance technique et autres activités de renforcement des capacités, des équipements informatiques et d’interconnexion, ainsi que des logiciels nécessaires à l’amélioration de l’efficience institutionnelle ».

Selon le responsable du projet, Rafika Chaouali « Les activités soutenues dans le cadre du projet entraîneront une augmentation cumulée de la collecte des recettes non pétrolières entre 2017 et 2023 d’au moins 6,6% du PIB non pétrolier. Dans une perspective à plus long terme, ce projet devrait aider à augmenter la collecte moyenne des recettes non pétrolières, qui passerait d’environ 8,7% du PIB non pétrolier (2017-2019) à environ 13,7% du PIB non pétrolier (2020-2023) ».

L’Association internationale de développement (IDA), créée le 24 septembre 1960, est une des trois filiales de la Banque mondiale basée à Washington, D.C. qui octroie des prêts et des dons aux pays les plus pauvres pour soutenir leur essor économique. Elle accorde des prêts à long terme (échéances de 20, 35 ou 40 ans, assorties d’un délai de grâce de 10 ans, avant de devoir commencer à rembourser le principal) aux pays les plus pauvres de la planète.

Les crédits à long terme et sans intérêt de l’AID servent à financer des programmes qui vont permettre de construire les politiques, les institutions, les infrastructures et le capital humain que requiert un développement à la fois équitable et soutenable sur le plan environnemental.

Tchad : le pays se remet de la crise économique

C’est ce qui ressort d’un rapport de la Banque mondiale, présenté le 20 juin dernier.

 

Pour sortir de la récession et soutenir une relance économique progressive, le Tchad doit accroître fortement sa production agricole et améliorer les conditions sécuritaires, tout en comptant sur une stabilité des prix du pétrole, a proposé mercredi la Banque mondiale dans son rapport semestriel.

Le Tchad se remet lentement d’une profonde récession et l’économie s’est contractée d’environ 3% en 2017 après avoir chuté de 6,3 % de 2016, selon la Banque mondiale dans ce rapport portant sur des questions de développement clés au Tchad et dans la sous-région du Sahel, présenté mercredi par vidéoconférence.

Suite à la chute drastique des prix du pétrole en 2014, la croissance est plus lente et elle a diminué plus vite que son potentiel, créant un écart de production négatif considérable.

« En 2017, le secteur primaire a contribué à la croissance à hauteur de 1,3 point de pourcentage, stimulé principalement par l’agriculture et le secteur pétrolier. Les contributions des secteurs secondaire et tertiaire ont reculé de -0,2 et -3,9 points de pourcentage respectivement, freinées par un manque d’investissement en capital ainsi que d’importants arriérés intérieurs », a expliqué Mme Soukeyna Kane, directrice régionale des opérations de la Banque mondiale pour le Tchad, le Mali, le Niger et la Guinée Conakry.

Le déficit du compte courant extérieur a baissé de 13 % du PIB en 2016 à 5,2 % en 2017. Les importations se sont contractées de 1,3 % en 2017 en raison d’une consommation privée morose et des mauvaises conditions sécuritaires le long de la frontière Nigeria-Tchad. Cependant, la hausse légère des prix du pétrole a stimulé les exportations de pétrole.

« Le gouvernement est resté déterminé à poursuivre l’assainissement budgétaire en 2017 », a affirmé Jose Lopez-Calix, responsable régional des programmes macroéconomiques de la Banque mondiale.

« Même si les taux de pauvreté ont diminué depuis 2003, la croissance démographique a fait croître le nombre absolu de personnes pauvres et vulnérables », relève le rapport.

Pour la Banque mondiale, la reprise progressive de l’activité économique au Tchad dans les deux prochaines années dépendra des prix du pétrole relativement forts et soutenus, ainsi que d’une aide budgétaire extérieure constante. La croissance du PIB réel devrait atteindre environ 2,6 % en 2018, justifiée par deux facteurs clés: la croissance des exportations, pour laquelle une accélération de 3,6 points de pourcentage est prévue alors que le prix du pétrole reste élevé, et une reprise progressive de la formation brute de capital fixe. « Etant donné la poursuite de politiques budgétaires et monétaires strictes, il est peu probable que l’écart de production se comble à moyen terme », tempère le document.

« La reprise économique du Tchad reste fragile et pourrait être moins bonne que prévu », prévient la Banque mondiale.

« Face à ces risques, il est important de diversifier l’économie tchadienne afin de favoriser la résilience et la croissance durable, soutenues par des investissements dans des secteurs prioritaires tels que l’agriculture ou les télécommunications/TIC », conclut le rapport.

Agriculture : 23 milliards de Fcfa pour moderniser le secteur

La Banque mondial a octroyé un don avoisinant ce montant au pays afin de promouvoir l’innovation technologique dans le domaine agricole.

 

C’est un pas de plus que fait le Tchad dans la modernisation de son agriculture. Le pays a bénéficié il y a quelques jours d’un don de la Banque mondiale qui a approuvé un don de 41 millions de dollars, soit plus de 22,7 milliards de francs CFA pour promouvoir l’innovation technologique dans le secteur agricole.Un soutien financier qui vise à « augmenter durablement la productivité et assurer la résilience face au changement climatique dans les zones ciblées », à en croire la Banque mondiale.

Pour le Tchad, ce financement vient à point nommé car il va donner un coup d’accélérateur à tous les efforts déjà fournies dans le domaine. Il viendra notamment soutenir le Projet de renforcement de la productivité agricole et résilience au climat (Propad). Selon le responsable des opérations de la Banque mondiale pour le Tchad, François Nankobogo, « le projet sera déployé dans des zones où vivent près de 1,5 million de personnes, soit plus de 11% de la population totale du pays.»

Les régions ciblées sont en outre caractérisées par des taux de pauvreté élevés de 70,9% dans le Mandoul, de 61,4% au Moyen – Chari et de 48,4% au Salarmat.

La mise en œuvre du Propad devrait particulièrement permettre d’augmenter la production des céréales pluviales (sorgho, millet, maïs, riz) et leurs cultures associées (arachide, niébé et sésame). Il vise également la diversification de l’élevage et la production laitière dans les zones périurbaines. Un programme de renforcement des capacités nationales en matière de recherches et de développement agronomiques et en services de conseils agricoles, est aussi.

Le projet bénéficiera à 360.000 personnes. Il s’agit essentiellement des petits exploitants qui cultivent annuellement entre 1 et 5 hectares de terres. Ceux-ci verront leurs revenus s’accroître et pourront écouler une plus grande partie de leurs productions, alors que le Propad devait déjà permettre également d’améliorer leur sécurité alimentaire et la nutrition des ménages ruraux.

Depuis certains temps, le Tchad a décidé d’apporter du neuf surtout dans son agriculture en introduisant les innovations technologiques dans son agriculture très marqué par les perturbations environnementale. En effet, les changements climatiques causent d’énormes dégâts à l’agriculture de ce pays qui en dépend sérieusement.

 

 

Croissance : les dernières prévisions budgétaire du Tchad

La Banque mondiale sur la croissance a publié son rapport de juin 2018 sur la croissance du Tchad.

 

Bien que les efforts d’assainissement budgétaire contribuent à stabiliser les niveaux d’endettement des exportateurs de pétrole, le fardeau de la dette reste élevé dans certains d’entre eux, notamment au Tchad, observe la Banque mondiale dans son rapport de juin 2018 sur les perspectives économiques mondiales. L’institution monétaire projette un taux de croissance au Tchad de 2,6% en 2018, de 2,5% en 2019, et de 5,8% en 2020.

Une grande partie de la dette du Tchad est « due aux créanciers commerciaux ». Les niveaux d’endettement des pays qui ne consomment pas beaucoup de ressources sont également élevés (par exemple, la Gambie) et continuent à augmenter dans certains cas (par exemple en Éthiopie).

 

Activité économique

Les déficits budgétaires se sont rétrécis, admet la Banque mondiale. Parmi les exportateurs de pétrole dont le Tchad et le Congo, l’amélioration reflète la reprise des prix du pétrole et les ajustements de dépenses dans les pays de la région de la CEMAC. Les progrès en matière de renforcement des recettes non pétrolières restent limités (par exemple, Angola, Nigéria). Dans les pays à forte intensité de ressources, où les recettes des produits de base représentent une faible part des recettes totales, les recettes intérieures ont augmenté, contribuant ainsi à réduire le déficit budgétaire.

Toutefois, un pays comme le Tchad a « du mal à sortir de la récession alors qu’il continue de s’adapter à la forte baisse des revenus pétroliers », estime le rapport qui se réjouit d’un « ajustement budgétaire rigoureux », tandis que les gouvernements luttent pour augmenter leurs recettes et contrôler leurs dépenses.

La Banque Mondiale octroie 41 millions de £ au Tchad pour le renforcement de son agriculture

Les fonds serviront à la promotion du recours à l’innovation technologique dans le secteur agricole afin d’accroître durablement la productivité mais aussi d’assurer la résilience face au changement climatique dans les zones ciblées.

Aujourd’hui plus que jamais, le Tchad a besoin d’augmenter sa productivité agricole. Alors que le secteur subit plusieurs facteurs dont l’insuffisance des moyens mais aussi les changements climatiques. La Banque mondiale (BM) a annoncé ce mardi avoir approuvé l’octroi à l’Association internationale de développement (IDA), une enveloppe de 41 millions de dollars en faveur du Tchad pour le renforcement de l’agriculture. Selon un communiqué de la représentation locale de la Banque, ce financement ira à la mise en œuvre du Projet de renforcement de la productivité agricole et de la résilience au climat (Propad).

Il s’agit d’une initiative qui vise avant tout, à améliorer l’accès aux technologies adaptées aux systèmes de production rurale et à accélérer leur adoption dans la zone agroécologique (ZAE) soudanaise (régions de Salamat, Moyen-Chari et Mandoul). Le Propad vise également à donner aux exploitants les moyens de prendre des décisions avisées et de pouvoir anticiper sur les phénomènes climatiques, permettant ainsi de renforcer la résilience aux aléas climatiques. «Alors que le Tchad possède une superficie agricole totale de plus de 49 millions d’hectares, seuls 6% sont actuellement cultivés. De même, seuls 9% des ressources disponibles en eau sont exploitées et moins de 1% des terres agricoles sont irriguées», a relevé Soukeyna Kane, directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Tchad. «Alors que d’autres projets ciblent l’élevage dans la ZAE sahélienne, cet appui se concentrera sur la ZAE soudanaise qui offre une occasion unique de diversifier la production agricole et de développer des chaînes de valeur dynamiques et complémentaires pour les cultures et l’élevage», a-t-elle ajouté.

A en croire le communiqué de la BM, la mise en œuvre du Propad devrait particulièrement permettre d’augmenter la production des céréales pluviales (sorgho, millet, maïs, riz) et leurs cultures associées (arachide, niébé et sésame). Il vise également la diversification de l’élevage et la production laitière dans les zones périurbaines. Un programme de renforcement des capacités nationales en matière de recherches et de développement agronomiques et en services de conseils agricoles, est aussi prévu lors de la mise en œuvre du Propad.