Tchad : Amina Priscille Longoh exhorte les femmes à participer à la vie publique et politique

Plusieurs leaders d’organisations féminines en Afrique ont partagé leurs expériences sur la question liée à la participation de la Femme dans le processus de transition au Tchad ce 31 août 2021

 

A l’issue d’une conférence virtuelle avec en toile de fond « « perspectives comparatives »  initiée par la ministre tchadienne, de la Femme, de la Famille et de la Protection de l’Enfance Mme Amina Priscille Longoh, les leaders des organisations féminines du Tchad et d’Afrique ont débattu de la participation des femmes à la vie publique dans le contexte de la transition politique. C’est l’initiative du Ministère de la Femme, de la Famille et de la Protection de l’Enfance en collaboration avec ONU Femme et PNUD.

L’ancienne présidente de transition de la République de la Centrafrique, Catherine samba Panza les membres du Conseil National de transition du Mali et des panelistes du Burkina Faso ont pris part à ces travaux. Pour la ministre de la Femme, de la Famille et de la Protection de l’Enfance Mme Amina Priscille Longoh, les femmes doivent être impliquées dans la vie publique et politique durant la transition. Ces travaux visent à inciter les femmes à participer au prochain dialogue national inclusif et au processus électoral. En qualité de candidates, électrices, déléguées de partis politiques, agents électoraux et ou observatrices.

Le représentant résident du PNUD a salué les efforts du Tchad pour la mise en œuvre de la loi portant sur la parité.il s’est réjoui ensuite de la tenue de cette conférence virtuelle avant de remercier le Ministère de la femme qui est là pour améliorer la condition de la femme tchadienne. Il réitère son engagement au côté du gouvernement tchadien pour l’atteinte des objectifs du développent durable et à accompagner tous les processus de la transition actuelle.

 

La ministre de la femme de la famille et de la protection de l’enfance souligne que le Tchad a consenti des efforts importants depuis plus de dix ans à promouvoir et faire respecter les droits des femmes ainsi qu’au renforcement de leur participation au processus de décision dans les instances de prise de décision même si cela reste encore faible .Amina Priscille Longoh de poursuivre que cette conférence virtuelle, la première du genre permet aux participants d’engager des discussions constructives autour de la participation accrue des femmes comme, participantes au dialogue, candidates, électrices, déléguées de partis politiques, agents électoraux et ou observatrices.

Tchad : la médecine traditionnelle joue un rôle important dans le traitement des maladies chroniques

A l’occasion de la célébration de la 19ème édition de la Journée africaine de la médecine traditionnelle, les patrons de la santé au Tchad ont reconnu ses bienfaits dans le traitement des maladies incurables

La Secrétaire Générale Adjointe du ministère de la santé publique et de la solidarité nationale Dr Mbaidedji Dekandji Francine a fait une déclaration en rapport à la célébration de la Journée africaine de la médecine traditionnelle, célébrée cette année sous le thème : « la contribution potentielle de la médecine traditionnelle aux efforts de riposte à la Covid-19 ». Le rôle important que joue la médecine traditionnelle dans le traitement des maladies chroniques et dans l’amélioration de la qualité de vie et des personnes souffrant des maladies incurables a été mis en exergue.

Dr Mbaidedji Dekandji Francine insiste sur le fait que : « médecine traditionnelle occupe une place importante dans notre vie quotidienne », Elle est très accessible et très abordable à tous les niveaux, note-elle. « L’intérêt de la médecine traditionnelle pour le traitement du Covid-19 est croissant en Afrique », la responsable du ministère de la santé, qui salue au passage tous les efforts de l’Organisation mondiale de la santé.

Le ministère de la Santé publique, profite de l’occasion pour interpeller les chercheurs : « en cette journée, je lance un vibrant appel aux institutions de recherche, aux praticiens et aux secteurs privés pour qu’ils renforcent la collaboration autour de la recherche et de la production dans le domaine de la médecine traditionnelle »

Le gouvernement tchadien a reconnu en 2018 à travers une déclaration que, la médecine traditionnelle complémentaire et alternative présente de nombreux avantages et une longue histoire dans la prestation des soins aux populations.

Tchad : la LTDH conteste la nomination de Dobian Assingar au CODNI

La Ligue Tchadienne des Droits de I ‘Homme (LTDH), dans un communiqué du 30 août 2021, déclare qu’elle n’a pas désigné un représentant au Comité d’organisation du Dialogue national inclusif

L’arrêté N°1032/PCMT/PMT/2021 du 30 août 2021, portant nomination de Dobian Assingar au Comité d’Organisation du Dialogue National Inclusif au titre de la LTDH est contesté. Le président de la Ligue tchadienne des droits de l’Homme, Me Loalngar Yogangan Max, fait savoir que l’organisation n’a pas désigné de représentant au Comité  d’Organisation du Dialogue National Inclusif.

« Aucune instance de la LTDH n’ayant procédé à cette nomination, le Président d’honneur ne pourrait y figurer qu’en son nom propre », le président de la ligue.

Il explique que, suivant les dispositions des Statuts et Règlement Intérieur de la LTDH, une telle décision ne pourrait être actée que par le Conseil d’Orientation et de Contrôle ou encore de son Président qui est habilité à représenter l’association à tous les échelons de la vie  publique. « Or n’ayant ni désigné de représentant, ni convoqué et présidé une session devant désigné de représentant, toute décision contraire est nulle et de nul effet », insiste Me Loalngar Yogangan Max

« Sous réserve d’une session ordinaire ou extraordinaire, régulière du Conseil d’Orientation et de Contrôle, la LTDH réaffirme son attachement à la position de Wakit Tamma et de ses partenaires traditionnels, notamment de I’UST, qui ont rejeté toute participation à un dialogue qui n’en serait pas un. »

La LIDH rappelle que loin de refuser le dialogue, I ‘abstention ou le refus d’un dialogue insincère est aussi un mode d’expression pour la défense des populations sauraient faire l’objet de marchandage.

Tchad : recherche de solutions pour lutter contre la faim dans le Guéra

Le 28 août 2021, l’Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (IFPRI) a organisé la phase 4 du débriefing sur la recherche des solutions durables pour éliminer la faim et réduire la pauvreté dans le Guéra

Cette séance de débriefing a connu la participation du coordonnateur du projet IFPRI, des enquêteurs ménages, des agents anthropométries et des superviseurs du projet. C’est une initiative de l’IFPRI, en collaboration avec l’ONG Moustagbal.

Il a été relevé aux cours des travaux que, les différentes techniques telles que les mesures anthropométriques, les prélèvements de l’hémoglobine des enfants et le remplissage des registres alimentaires et nutritionnels doivent être réalisés de manière conséquente pour pouvoir avoir des résultats probants.

Le coordonnateur de  l’Institut international de recherche sur les politiques alimentaires, Ahmed Ben Ahmed s’est réjoui du déroulement de cette phase 4 et exhorte les équipes à plus d’efforts pour atteindre les résultats escomptés.

Tchad : le ministre des Finances inspecte les projets appuyés par l’Etat

Le ministre des Finances et du Budget Tahir Hamid Nguilin, a commencé, le 28 août 2021, le suivi des projets financés par les banques garantis par le fonds de l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes.

En novembre 2020, pour lutter contre le chômage, l’Etat a mis en place un fonds de garanti pour accompagner les banques à fournir des produits et des financements, aux jeunes et aux femmes porteurs de projets d’entreprenariat. Pour s’assurer de l’implémentation réelle, le ministre des Finances a décidé de se rendre sur le site des différents bénéficiaires du projet.

Pour cette première visite, Tahir Hamid Nguillin s’est rendu sur le site du projet production d’huile d’arachide, d’une Startups de vente à terme des équipements solaires et celui de fabrication des matériels agricoles.

Après avoir bénéficié du le fonds de l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes, le porteur de projet sur la production d’huile d’arachide, a multiplié fois trois sa production. Il produit désormais 5000 litres d’huile par jour. Le nombre d’employés a également augmenté. La structure est de 10 à 29 employés se réjouit le ministre.

Le membre du gouvernement a également été émerveillé par la startup qui présente les kits solaires et le projet sur la fabrication des matériels agricoles, dont un petit tracteur.

Ce projet est appuyé à 70% par l’Etat tchadien. Concrètement, c’est un projet par lequel, l’Etat donne des crédits à certaines banques, afin que celles-ci financent les projets des jeunes et des femmes. La sélection des projets se poursuit, assure le ministre.

Coopération : le Tchad et la Soudan entendent renforcer la sécurité transfrontalière

Dans l’optique de renforcer la situation sécuritaire à la frontière entre le Soudan et le Tchad, les autorités des deux pays se sont retrouvés à Karthoum, au Soudan, le 29 août 2021 pour chercher des stratégies

Les échanges entre Mahamat Idris Deby, président du conseil militaire de transition au Tchad et, le général Abdel Fatah al-Burhan, président du conseil souverain de transition au soudan étaient axés sur la situation sécuritaire aux frontières entre les deux pays. cette rencontre intervient après que les dirigeants des deux pays aient constaté : « la menace que constitue la présence dans le sud libyen des hordes des mercenaires, susceptibles de mener de nouvelles agressions comme le Tchad en a connu déjà »

Lesquels sont : « recrutés, formés, encadrés, armés et financés par des puissances étrangères, les mercenaires tchadiens et soudanais présents en Libye », Mahamat Idris Deby. Pour le président tchadien, les terroristes retranchés en Libye ne,

doivent pas être autorisés à quitter la Libye à cause de la grave source de menace qu’ils constituent pour la stabilité et la sécurité aussi bien du Tchad que du soudan tout en invitant son homologue soudanais et les deux gouvernements à examiner ensemble de façon urgente cette menace commune.

Pour faire face à la menace, les deux pays entendent réactiver l’accord quadripartite sur la surveillance et la sécurisation des frontières communes, signé à N’Djamena, le 31 mai 2018, entre la Libye, le Niger, le soudan et le Tchad« La mise en œuvre de cet accord est d’une importance capitale pour mieux faire face aux diverses menaces transfrontalières liées à la crise libyenne. Le Tchad jouera toute sa partition pour rendre opérationnels les mécanismes prévus par cet accord » dira Mahamat Idriss Deby

Tchad : la CTDDH dénonce les tortures infligées à 3 frères par un agent du service de renseignement

La Convention Tchadienne de Défense des Droits de l’homme (CTDDH) est profondément outrée par le comportement cruel, barbare, humiliant et dégradant de Khawadji Tidjani chef d’antenne de l’Agence nationale de renseignement (ANS) d’Amtiman dans la province du Salamat.

« En effet, ce dernier accuse faussement trois frères d’une même famille de posséder des armes; ceux-ci: Ibrahim Youssouf, Ishakh Youssouf et Moussa Fadoul Youssouf arrêtés arbitrairement par cet individu de l’ANS sont soumis à des tortures inouïes allant de l’introduction du piment dans l’anus, les organes génitaux et les yeux aux brûlures du corps après les avoir aspergé d’essence.

C’est ainsi que le vieux père de ces malheureux n’ayant pas pu supporter le supplice de ses enfants et étant de santé fragile meurt brusquement après avoir appris la nouvelle de leur torture. Ce sinistre personnage de l’ANS a pris du grand frère de ces victimes en l’occurrence le nommé Brahim la somme de 200 000 francs sans raison aucune.

La Convention Tchadienne de Défense des tcah (CTDDH) exige l’arrestation immédiate de ce criminel et sa radiation totale du corps des agents de l’ANS.

La CTDDH exige que ce Khawadji Tidjani soit jugé et sévèrement condamné pour ce comportement digne des pratiques nazies.

La CTDDH exige par ailleurs des dédommagements conséquent des victimes pour l’énorme préjudice subi », écrit le secrétaire chargé de sensibilisation et de mobilisation Abdelkader Djibia de la CTDDH.

Tchad : huit roquettes et deux mines anti-personnel ont été saisies dans le Borkou

La coordination mixte de sécurité de la province du Borkou a saisi, huit roquettes et deux mines anti-personnel le 24 août 2021, dans le cadre de ses opérations

Un réseau des malfrats et leurs complices ont également été appréhendés dans la circonscription. Ces munitions et les présumés malfaiteurs ont été présenté en présence du gouverneur, Ismat Issakha Acheikh, initiateur de la coordination mixte de sécurité de la province du Borkou

Le gouverneur a souligné que : « l’instauration de la quiétude pour le bien-être de tous est nécessaire, raison pour laquelle le général de division, Ismat Issakha Acheikh, se dit investi et porte le chapeau pour mener à bon port la province du Borkou ». La sécurité des personnes et de leurs biens demeure au centre des préoccupations du Conseil militaire de transition, note le général de division, Ismat Issakha Acheikh.

Le numéro 1 de la circonscription a félicité les agents de sécurité pour le travail remarquable.

Tchad : création d’un comité chargé de la mise en place de la banque de la famille

Le premier ministre de la transition, par N°0906/PCMT/PMT/2021, du jeudi 26 juin a créé d’un comité de pilotage pour la mise en place de la Banque de la Famille au Tchad

Ledit comité sera chargé de coordonner les activités pour la mise en place de la banque de la famille au Tchad. De se fait le comité est présidé par le ministre de la Femme et de trois vice-présidents. Ainsi il sera également assisté par un comité technique.

La mission du comité de pilotage pour la mise en place de la Banque de la Famille consistera à engager les démarches auprès des institutions spécialisées de l’Organisation de la conférence islamique (OCI), pour l’accompagnement de la mise en place diligente de la Banque de la famille. Le comité technique qui assiste peut faire appel à toute personne compétente pouvant l’aider dans ‘accomplissement de sa mission

C’est une des recommandations issue de la septième Conférence ministérielle du G5 Sahel sur le rôle des femmes dans le développement des États membres de l’OCI tenu du 30 novembre au 1er décembre 2018.

Tchad : le maire de N’Djamena interdit l’élevage dans le périmètre urbain

Dans un communiqué de presse rendu public, le 26 août 2021, le maire de la commune de N’Djamena, Ali Haroun interpelle les éleveurs sur la pratique de l’élevage dans le périmètre urbain

 

Le patron de la commune de N’Djamena rappelle, une fois de plus, les propriétaires des bétails que l’élevage dans le périmètre urbain est : « strictement interdit. »

« Cette mesure est prise pour éviter les accidents causés par la divagation des animaux esseulés ou en groupe dans les rues et autres espaces publics », poursuit le maire Ali Haroun dans son communiqué qui s’apparente à un rappel à l’ordre et à une mise en garde.

Le maire invite les propriétaires et éleveurs à faire sortir leurs bétails en dehors du périmètre urbain. « Les animaux de compagnie, tels que les chiens, doivent être maintenus à l’intérieur de la concession », insiste-il.

« En cas de non-respect des termes du présent communiqué, le Mairie sera dans l’obligation de prendre des mesures qui s’imposent », conclut le communiqué.

L’Afrique s’engage à éradiquer toutes les formes de polio

Près de 100 millions d’enfants africains ont été vaccinés contre la poliomyélite depuis juillet 2020.L’Afrique a été certifiée exempte de poliovirus sauvage il y a un an, après quatre années consécutives sans nouveau cas. Mais des flambées de poliovirus circulants dérivés d’une souche vaccinale (PVDVc) continuent de se propager, notamment au sein des communautés où peu d’enfants ont été vaccinés contre ce virus.

Le nombre de cas a augmenté l’année dernière, en partie à cause des perturbations des campagnes de vaccination contre la poliomyélite causée par la Covid-19. Depuis 2018, 23 pays africains ont été touchés par des flambées et plus de la moitié des 1071 cas de PVDVc dans le monde ont été enregistrés en Afrique.

C’est pourquoi, les gouvernements de la Région africaine de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) se sont engagés à éliminer toutes les formes de poliomyélite qui subsistent. Pour ce faire, ils ont présenté un tableau de bord conçu pour suivre les progrès accomplis en vue de l’éradication du virus. Ces engagements ont été pris lors d’une réunion consacrée à la lutte contre la poliomyélite organisée dans le cadre de la 71ème session du Comité régional de l’OMS pour l’Afrique tenue du 24 au 26 août en mode virtuel.

« En tant que Président de l’Union africaine, je suis résolu à travailler de concert avec les autres pays dans le but de préserver les acquis obtenus grâce à nos efforts multiples dans la lutte contre la poliomyélite et d’éradiquer toutes les autres formes de cette maladie en Afrique. Une fois cette ambition réalisée, nous serons en mesure de dire que nous avons tenu notre promesse », a déclaré Félix Tshisekedi, président de la République démocratique du Congo.

Lors du Comité régional, les pays ont discuté de la manière d’amorcer la mise en œuvre de la nouvelle Stratégie d’éradication de la poliomyélite 2022-2026 lancée en juin pour stopper de toute urgence la propagation des poliovirus circulants dérivés d’une souche vaccinale. La stratégie décrit divers outils et tactiques visant à endiguer les épidémies.

Ainsi, il a été décidé d’accélérer et d’améliorer la qualité de la riposte aux flambées épidémiques ; d’intégrer davantage les campagnes de lutte contre la poliomyélite à la prestation des services de santé essentiels et à la vaccination systématique ; et d’accélérer le déploiement du nouveau vaccin antipoliomyélitique oral de type 2 (nOPV2).

« La poliomyélite ignore et méprise les frontières. Sa présence dans n’importe quel coin ou recoin de notre région constitue une menace pour tous les pays. Le Togo s’engage à travailler avec nos partenaires régionaux et à agir de toute urgence pour mettre en œuvre des meilleures campagnes de lutte contre la polio et protéger les enfants dans toute l’Afrique. Avec une action collective, nous vaincrons toutes les formes de polio », a déclaré le professeur Moustafa Mijiyawa, ministre de la santé du Togo.

Le tableau de bord lancé par le Comité régional permettra de suivre les indicateurs de la mise en œuvre d’une riposte rapide et de qualité aux flambées de poliomyélite, de la préparation à l’introduction du nOPV2 lorsque le nouveau vaccin pourra être utilisé à plus grande échelle, du renforcement de la vaccination systématique pour combler les lacunes en matière de vaccination, et de la transition des actifs consacrés à la poliomyélite vers les systèmes de santé nationaux selon une approche stratégique et progressive.

Les ministres se sont engagés à examiner régulièrement les progrès réalisés sur chacun de ces indicateurs afin d’assurer une réussite collective dans la clôture en toute urgence du processus d’éradication de la poliomyélite et dans la garantie d’un avenir sans poliomyélite pour chaque enfant de la Région.

« Notre succès dans l’éradication du poliovirus sauvage dans la Région témoigne de ce que nous pouvons accomplir lorsque nous œuvrons de concert en ayant pleinement conscience de l’urgence. La Covid-19 a menacé cette victoire, dans la mesure où les gouvernements ont travaillé d’arrache-pied pour limiter la propagation de la pandémie en suspendant certaines campagnes de vaccination », a dit Dr Matshidiso Moeti, Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique.

Elle a ajouté : « Néanmoins, nous ne pouvons pas hésiter, et grâce à une détermination renouvelée, nous pouvons surmonter les derniers obstacles qui compromettent nos chances de succès. Nous disposons du savoir-faire, mais il doit être adossé à des ressources humaines dévouées pour atteindre toutes les communautés sous-vaccinées et faire en sorte que tous les enfants s’épanouissent dans un monde exempt de poliomyélite. Ensemble, nous pouvons aider le monde à venir à bout de la poliomyélite ».

Tchad : sensibilisation des jeunes du Batha contre les pratiques déviantes

 

Une conférence débat a été organisé à Ati pour sensibiliser les jeunes sur les conséquences de la toxicomanie, le banditisme, les mesures-barrières sur le Covid-19, la violence et la culture de la paix, la migration et l’exode rural

Les travaux se sont déroulés au Centre de lecture d’animation culturel (CLAC). C’est une initiative de délégation provinciale de la Jeunesse, des Sports et de la Promotion de l’entreprenariat du Batha, en partenariat avec le Projet de Formation et insertion des jeunes (FORMI). C’est le secrétaire général du département du Batha Ouest. Il représentait le gouverneur Hisseien Pale Mbaïmakreo

Les bénéficiaires ont été invités à jeunes à donner le meilleur d’eux-mêmes et d’être attentifs aux différents thèmes, et aux conférenciers d’être indulgents et à l’écoute des jeunes participants. Dans le cadre de cette séance de travail de sensibilisation sur la toxicomanie, le banditisme, les mesures-barrières sur le Covid-19, la violence et la culture de la paix, la migration et l’exode rural, et la formation professionnelle des petits métiers et l’entrepreneuriat.

Tchad : Hissène Habré finalement inhumé au Sénégal

L’ancien président tchadien reposera finalement au cimetière musulman de Dakar. Deux jours après son décès de la Covid-19 à l’âge de 79 ans, Hissène Habré sera enterré ce jeudi 26 août à Yoff, dans la capitale sénégalaise.

La polémique demeure toujours mais le corps de Hissène Habré va reposer au cimetière musulman Dakar dans la commune de Yoff. Le gouvernement tchadien ne s’est pas opposé à son rapatriement, mais l’une de ses veuves, Fatimé Raymonne Habré, a indiqué que son époux sera enterré « en terre sénégalaise, une terre d’islam ».

La levée du corps d’Hissène Habré est d’abord prévue en début d’après-midi à la mosquée omarienne de Dakar, distante de quelques kilomètres du cimetière de Yoff où repose également l’ex-président camerounais Ahmadou Ahidjo depuis 1989 et son épouse Germaine Ahidjo décédée en avril dernier.

Hissène Habré a dirigé le Tchad de 1982 à 1990 avant d’être renversé par son ex-lieutenant Idriss Déby Itno. Pendant plus de deux décennies, l’ancien chef de guerre va mener une vie calme et paisible à Ouakam, une zone résidentielle à l’ouest de la capitale sénégalaise. Mais en mai 2016, son exil se transforme en cauchemar après son jugement et sa condamnation à perpétuité par les Chambres Africaines Extraordinaires de l’Union Africaine (UA) pour crimes contre l’humanité durant son règne. Un verdict confirmé en appel par la chambre d’assises présidée par le magistrat malien Wafi Ougadèye le 27 avril 2017

Jusqu’à son décès, Hissène Habré purgeait sa peine à la prison du Cap Manuel de Dakar. Il avait bénéficié le 7 mars 2020 d’une assignation en résidence surveillée pour une durée de 60 jours à cause de la pandémie du coronavirus.

Cette mesure du ministère sénégalais de la Justice visait à le protéger du coronavirus qui l’emportera finalement. Son épouse et des organisations de droits de l’homme continuaient de plaider pour sa remise en liberté vu sa santé chancelante et son âge avancé particulièrement vulnérable.

Dans la presse locale, le ministre de la Justice Me Malick Sall a affirmé en revanche que Hissène Habré n’a pas été contaminé en prison mais « au niveau de la clinique » où il a été interné. Du reste, « le Sénégal a tout fait pour mettre Habré et sa famille à l’aise », a-t-il ajouté.

Ayant mené une « vie à Sahel ouvert », ce « farouche combattant emporté par le Covid-19 n’en a pas fini outre-mesure avec les batailles d’après Le Quotidien. « L’indemnisation de ses victimes » demeure « l’autre combat » qu’il laisse derrière lui, souligne le journal. Il devait verser un montant de plus de 82 milliards FCFA aux 7396 victimes officiellement recensées.

En outre, le Sénégalais Assane Dioma Ndiaye, un des avocats des victimes, a déclaré jeudi dans le quotidien national Le Soleil que « la disparition de Habré n’aura aucun impact sur l’effectivité des réparations ».

« Si la réparation n’est pas faite, ce procès aurait un goût d’inachevé. Cela prouverait que l’Afrique n’est pas capable d’organiser elle-même des procès pour juger ses fils. Donc, il y a un autre enjeu dans ce procès », a indiqué Me Ndiaye.

Tchad : la plateforme de 212 associations est allée à la rencontre de la délégation de l’UFR

Le 25 août 2021, la plateforme de 212 associations est allée à la rencontre des anciens rebelles de l’Union des forces pour la résistance (UFR), revenus au pays pour participer au dialogue national inclusif

Dans le cadre du processus de réconciliation nationale, certains leaders des mouvements politico-militaires ont accepté la main tendue du gouvernement. Notamment ceux de l’Union des forces pour la résistance de Timan Erdimi. Une délégation de ce mouvement conduite par son conseiller politique du mouvement, Mahamat Doki Warou est arrivée à N’Djamena le 24 août dernier.

Les membres de la plateforme de 212 associations sont allés à leur rencontre et pour les féliciter d’avoir opté pour la voie de la consolidation de la paix et de l’unité nationale. « C’est dans le cadre de nos activités, surtout dans la recherche de la paix et l’unité nationale que nous sommes venus vous rendre visite », explique le coordinateur de la plate-forme, Mahamat Nour Hagar. Pour lui, l’acte que pose ces ‘’anciens rebelles’’ est à saluer. Il invite les autres mouvements de la rébellion et de la diaspora à faire de même.

« Nous avons répondu à l’appel du chef de la transition. Nous n’avons pas besoin de garantie, le Tchad c’est notre pays. Nous pouvons venir et repartir comme tout autre. C’est la question de mal gouvernance qui nous a fait sortir du Tchad », s’exprime conseiller politique du président de l’UFR, en guise de reconnaissance. Il a indiqué que comme tout tchadien, ils peuvent venir et partir du pays.

Relance post-Covid : 23 milliards de DTS du FMI à l’Afrique

Le Fonds monétaire international (FMI) va verser aux pays africains 23,73 milliards de droits de tirage spéciaux (DTS), soit 33,66 milliards de dollars US, pour financer notamment leurs achats de vaccins contre la Covid-19.Sans surprise, les deux géants du continent que sont l’Afrique du Sud et le Nigéria, sont les plus gros bénéficiaires de l’assistance du Fonds monétaire international. Pretoria et Abuja vont respectivement recevoir 2,92 milliards de DTS (4,15 milliards de dollars) et 2,35 milliards de DTS (3,34 milliards de dollars).

Ils sont suivis par l’Egypte, l’Algérie et la Libye avec des avoirs estimés respectivement à 1,95 milliard de DTS (2,77 milliards de dollars), 1,88 milliard de DTS (2,66 milliards de dollars) et 1,51 milliards de DTS (2,14 milliards de dollars).

Le top 10 des plus importants bénéficiaires de cette allocation en DTS sur le continent est complété par la République démocratique du Congo (1449 millions de dollars), la Zambie (937,6 millions de DTS/1330 millions de dollars), le Maroc (857,2 millions de DTS/1216 millions de dollars), l’Angola (709,4 millions de DTS/1006 millions de dollars) et le Ghana (707,3 millions de DTS/1003 millions de dollars).

Dans la zone Uemoa (Union économique et monétaire ouest-africaine), la Côte d’Ivoire, grâce à son poids économique, reçoit la part la plus importante avec une allocation équivalente à 884,3 millions de dollars, soit près de 496 milliards FCFA.

Elle est suivie par le Sénégal qui pourra renforcer ses réserves de change à hauteur de 440 millions de dollars. Dans le même sillage, on retrouve successivement le Mali avec 254 millions de dollars, le Togo pour 200 millions de dollars, le Niger doté de 179 millions de dollars, le Bénin avec 168 millions de dollars et le Burkina Faso qui bénéficie de 164 millions de dollars.

Le Fonds monétaire international a procédé depuis ce 23 août 2021 à l’injection record d’une liquidité de 456,5 milliards de Droits de tirage spéciaux (DTS) estimés à 650 milliards de dollars dans l’économie mondiale.

A travers ces fonds, le FMI espère renforcer la stabilité du système monétaire international face aux dégâts économiques et sociaux sans précédent causés par la pandémie de la Covid19. Cette injection historique, qui est la réponse de l’institution de Bretton Woods à la grave crise sanitaire que connaît actuellement le monde, vise à compléter les réserves de change des pays membres du FMI.

Cette manne financière constitue donc une véritable bouffée d’oxygène pour les pays dont le compte des transactions courantes est structurellement déficitaire comme la plupart des pays en développement.

Tchad : la SNE se lance aux trousses des fraudeurs d’électricité à N’Djamena

Le directeur général adjoint de la Société nationale d’électricité (SNE),  Hamid Djoumino a décrié un phénomène de fraudes d’électricités à N’Djamena. Il fait savoir que deux démarcheurs appréhendés ont d’ores et déjà été mis aux arrêts

A travers un point de presse de ce mercredi 25 août 2021, la SNE a fait le point de l’opération de recouvrement, et recensement des clients lancée du 12 juillet au 23 août 2021. Il en ressort que dans ce processus de lutte contre la fraude d’électricité, 2 démarcheurs ont été captivés et enfermés à la maison d’arrêt et les dossiers de 8 autres sont en instance traitement en attendant leur procès. Ces démarcheurs externes à la SNE : « suivent les pas des agents sur le terrain et se mettent à remettre les clients coupés ».

Le directeur général adjoint de la SNE a expliqué que l’objectif de cette opération de recouvrement et recensement de ses clients vise à lutter contre la fraude sur ses branchements en matière d’électricité. Et donc sur 98 000 abonnés, la commission a visité 14 801 pendant 40 jours. 327 clients ayant des engagements avec la SNE ont été identifiés. 77 clients qui n’avaient jamais été facturés ont été décelés, 760 ont été convoqués et 1177 compteurs ont été déposés à la direction. 38 adresses ont également été modifiées.

Tchad : une autre bavure militaire sur magistrat dénoncée dans le Lac

Une fois de plus, le personnel judicaire du Tribunal de Bol, dans la province du Lac a été la cible des manœuvres des militaires tchadiens. Les hommes en tenue sont entrés par effraction chez le président du tribunal et ont emporté son arme

Les magistrats, greffiers et le personnel d’appui du tribunal de grande instance de Bol s’insurgent contre : « les exactions inadmissibles causées par un groupe de militaires qui serait venu de Ndjamena dans le cadre d’une mission de fouille domiciliaire. » Le 20 août 2021, les éléments de force de sécurité ont fait irruption chez le président du Tribunal.

Sans décliner leurs identités, les hommes en tenue ont menacé leur victime et ont emporté son arme de protection.

Le personnel judiciaire de Bol regrette également que les éléments de force de défense entre par effraction dans la chambre d’un juge, profères des menaces et emportent une somme de 50.000 FCFA en espèce.
Les magistrats, greffiers et le personnel craignent pour leur sécurité, interpellent le directeur général de la gendarmerie. Ils demandent urgemment aux plus hautes autorités du pays, de renforcer le dispositif de sécurité autour des juridictions de la province du Lac, et enfin, que l’arme de protection du président du tribunal de Bol lui soit restituée.

Il est important de préciser que les cas de menaces sur le personnel militaire sont récurrents au Tchad. Le président du Tribunal du Hadjer Lamis a récemment et froidement été abattu dans son bureau par un justiciable.

Tchad : une vingtaine de chefs à D’jamena le dialogue national

Les leaders de l’UFR ayant accepté la main tendue du gouvernement de transition sont arrivés au Tchad le 24 août 2021, à l’effet de participer au dialogue national inclusif

 

Dans le cadre de la réconciliation nationale au Tchad, certains leaders des mouvements politico-militaires ont accepté la main tendue du Conseil militaire de transition et entendent participer au prochain dialogue national inclusif. C’est ainsi qu’une délégation des cadres de de l’Union des forces pour la résistance (UFR), pilotée par Timan Erdimi a de foulé le sol tchadien ce jour.

La délégation de l’UFR est conduite par le conseiller politique du mouvement, Mahamat Doki Warou. Approché par la FM Liberté il a laissé entendre que : « nous rentrons chez nous au Tchad parce que dernièrement, le président Mahamat Idriss Deby a encore réitéré son appel pour la paix donc la main tendue a été acceptée ». « Nous avons décidé de rentrer », note-t-il. L’UFR reconnait avoir accepté la main tendue du gouvernement de transition pour participer aux évènements relatifs à l’avenir du Tchad.

Etant donné que la confiance n’exclut pas la méfiance, Mahamat Doki Warou, laisse subtilement entendre qu’il pense que : « la garantie doit être réciproque entre le gouvernement qui va nous accueillir et nous ».

L’ancien président Hissein Habré peut être inhumé au Tchad

Le gouvernement  ne s’opposera au rapatriement de l’ancien président, Hissein Habré au Tchad. C’est en substance, la réponse du ministre de la Communication, Abderaman Koulamalalh au micro de RFI

 

Pour le ministre tchadien en charge du département de la Communication : « il n’ya aucun obstacle », à voir la dépouille d’Hissein Habré au Tchad. Il a répondait aux questions de nos confrères de RFI. « Les autorités tchadiennes ne s’opposeront pas », assure le porte-parole du gouvernement. « C’est un droit fondamental pour sa famille de rapatrier son corps », renchérit Abderaman Koulamalalh qui ne voit aucun inconvénient si la famille du défunt juge utile de le ramener à la terre qui l’a vu naitre.

Le ministre de la Communication note également même le droit n’empêche pas que le corps soit rapatrié. Toutefois, il précise qu’il : « Il n’y aura pas d’hommages officiels vis-à-vis de lui puisqu’il est condamné pour des délits très importants contre les Tchadiens mais son corps sera rapatrié si sa famille le désire ».

Le président du Conseil militaire a présenté les condoléances à la famille d’Hissein Habré quelques heures après l’annonce de la nouvelle. « Ayant appris ce matin, le décès brusque de l’ancien Président Hissein Habré, j’adresse mes sincères condoléances à sa famille et au peuple tchadien. A Dieu nous appartenons et à lui nous retournons ». Ce message accompagné de la déclaration du ministre montrent la volonté des autorités en place d’ouvrir les bras.

 

Tchad : les médicaments périmés retirés des pharmacies au Batha ont été brulés

Les autorités sanitaires du Batha ont procédé à l’incinération des médicaments périmés le 23 août 2021. Il s’agit des produits datant de quatre  ans et plus dans les pharmacies et formations sanitaires

La valeur des produits mis au feu est estimé 17 233 390 FCFA. Ce sont des médicaments et des consommables médicaux. L’action a été menée par la pharmacie provinciale d’approvisionnement (PRA) du Batha, qui a fait le tour des pharmacies et d’autres structures sanitaires pour réquisitionner les produits arrivés à expiration.

Le délégué sanitaire de la province du Batha, Dr Foksi Élie, explique que ce procédé est légal au Tchad. La loi stipule que : « tout médicament arrivé à expiration, qui se trouve dans les différentes formations sanitaires de la province du Batha, publiques ou privées, doit fait l’objectif d’une destruction ordonné ».

Cette initiative est saluée par plusieurs leaders de la société civile. Elle permet d’éviter aux usagers de consommer les médicaments dangereux pour la santé. Le tour des formations sanitaires de la circonscription a été fait pour récupérer les médicaments périmés, brulés par la suite.

Tchad : l’ancien président tchadien Hissein Habré est mort à Dakar

De sources familiales, Journal du Tchad a appris, ce 24 août 2021, le décès de l’ancien président tchadien Hissein Habré à Dakar,  où il est condamné à perpétuité depuis 2016. Il a dirigé le Tchad du 7 juin 1982 au 1er décembre 1990

Hissein Habré tire sa révérence à l’âge de 79 ans au Sénégal, où il purgeait sa peine pour les faits commis pendant son mandat. L’ancien politico-militaire a gouverné le Tchad de main de fer de 1982 à 1990. En 2016, il est condamné à la prison à perpétuité, par les Chambres africaines extraordinaires au sein des juridictions sénégalaises pour : « crimes contre l’humanité, torture, viols, esclavage sexuel,  crimes de guerre. »

Son épouse, Fatimé Raymonne Habré, dans une communication récente avait laissé entendre que son mari est infecté au Covid-19. La presse sénégalaise également confirme la thèse selon laquelle, Hissein Habré a succombé à la contamination au coronavirus.

Rappelons qu’en En 2017, une chambre d’appel avait été ordonné à l’ancien président de payer près de 123 millions d’euros pour l’indemnisation des victimes.

Sénégal : décès à Dakar de Hissène Habré

L’ancien président de la République du Tchad, admis aux urgences depuis hier, est décédé ce mardi 24 août.Hissène Habré était admis dans un hôpital dakarois, à cause des complications liées au diabète et à l’hypertension. Il y a quelques heures, sa contamination au coronavirus était confirmée par son épouse, Fatima Raymonde Habré.

Hissène Habré, 79 ans, a dirigé le Tchad de 1982 à 1990 à la suite du coup d’État contre Goukouni Oueddei. Renversé à son tour par le défunt président tchadien Idriss Deby Itno en 1990, il se réfugie au Sénégal après sa chute.

Inculpé puis poursuivi pour les crimes de guerre, crimes contre l’humanité, viols, exécutions.., l’ancien chef de guerre va longtemps échapper à la justice africaine. Il a été finalement jugé et condamné à perpétuité le 30 mai 2016 par les Chambres africaines extraordinaires (CAE).

Tchad : à quelques jours de la rentrée académique, les enseignants du supérieur menacent d’entrer en grève

Dans un communiqué rendu public, le lundi 23 août 2021, le Syndicat national des enseignants-chercheurs du supérieur (SYNECS) exige le payement des arriérés de salaires avec la reprise des activités

Les enseignants-chercheurs du supérieur pourraient entrer en grève dès le mois de septembre s’ils ne perçoivent pas leurs arriérés de salaires. C’est en substance l’information contenue dans leur communiqué du 23 août 2021. Ils demandent au Conseil militaire de transition de se  déployer afin que les arriérés de salaires, les primes et les indemnités des mois de juin, juillet et août soient versés avant le mois de septembre.

« Toutes les institutions du Supérieur accusent trois mois d’arriérés de salaires, de primes et indemnités », s’offusque Dr.Guirayo Jérémie, président du bureau exécutif national du SYNECS. Il déplore le fait que : « les arriérés de salaires, des primes et indemnités deviennent récurrents ». Les enseignants et chercheurs regrettent que : « malgré la bonne volonté à maintenir la quiétude dans les institutions du supérieur durant cette période de transition, le gouvernement persiste dans sa logique ».

Si les problèmes d’arriérés de salaires, primes et indemnités ne sont pas résolus avant le mois de septembre, les activités au supérieur ne se dérouleront pas, menacent le SYNECS.

Tchad : les employés de la poste entament une grève de trois jours

La décision a été prise à l’issue de l’assemblée générale extraordinaire organisée le 23 août 2021. Les employés de la poste contestent la réduction des subventions et les arriérés de salaires

 

Le Syndicat national des Poste et Télécommunications (Synapostel), entament une grève de trois jours, dès le mardi 24 août 2021. Le quatrième jour un sit-in sera observé devant le ministère de tutelle. D’après le président du syndicat, Addalil Abakar, cette grève fait suite au mutisme des autorités face à leurs revendications. Il cite entre autres, arriérés de salaires trois mois en 2018 et quatre en 2021 et réduction de la subvention toutes les années.

« Notre masse salariale mensuelle est aujourd’hui de 50 millions. Les 50 millions fois 12 mois égale à 600 millions par an. Alors les 250 millions ne peuvent pas payer la moitié de ces employés. Nous avons eu la chance d’avoir une mesure d’accompagnement de 800 millions. C’est avec cet argent au trésor public que nous avons payé les salaires. Mais aujourd’hui l’argent est fini », a laissé entendre Addalil Abakar, Syndicat national des Postes et Télécommunications (Synapostel). Il précise que la décision d’entrer en grève intervient parce que les autorités de tutelle, notamment le ministre des Postes a ignoré leurs multiples sollicitations.

Les employés de la postes regrettent également que deux mois après que le premier ministre ait donné l’ordre au ministre des Postes pour redynamiser la structure, aucune avancée n’est constatée.

Tchad : les raisons d’un « redéploiement stratégique » au Sahel

Le Tchad rapatrie 600 de ses 1200 soldats positionnés dans la « zone des trois frontières » entre le Mali, le Niger et le Burkina Faso. N’Djaména justifie cette décision annoncée samedi, par un « redéploiement stratégique » pour mieux s’adapter à l’organisation des groupes terroristes. Toutefois, la concomitance de cette décision avec l’attaque meurtrière survenue le même jour au Niger, causant une dizaine de morts chez des civils, peut surprendre. En l’espace d’une semaine, la bande des trois frontières a subi deux attaques sanglantes qui ont fait une cinquantaine de morts.

Face à l’insécurité qui y régnait, 1200 soldats tchadiens occupaient le terrain depuis février dans le cadre de la force antijihadiste du G5 Sahel. Une mesure qui avait pour but d’endiguer les nombreuses attaques terroristes perpétrées par des groupes affiliés à Al-Qaïda ou à l’Etat Islamique du Grand Sahara (EIGS).

Selon Abderaman Koulamallah, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement tchadien, son pays avait un « surplus » de soldats dans le dispositif des bataillons sur place. Il a souligné que cette décision a été prise en accord avec le commandement du G5 Sahel. « Par rapport à la situation sur le terrain, il faut avoir une force mobile d’où le retrait de certaines de nos forces avec les armes lourdes », a indiqué le porte-parole du gouvernement.

La menace Boko Haram et FACT

Cependant, cette décision du Tchad, peut aussi trouver son fondement sur les menaces sécuritaires qui pèsent sur le pays. La récente attaque de Boko Haram dans la région du Lac Tchad a déjà causé la mort de 26 militaires tchadiens.

Cet État d’Afrique centrale, sans accès à la mer, doit en plus faire face aux attaques incessantes du Front de l’Alternance et de la Concorde (FACT) à partir du front nord de la Libye. C’est d’ailleurs lors des violents combats contre cette rébellion du FACT, que le président tchadien Idriss Deby Itno, fraîchement réélu pour un sixième mandat à la présidentielle, avait succombé de ses blessures, le 20 avril dernier.

Face à ces menaces, le cinquième pays le plus vaste du continent entend renforcer sa sécurité intérieure, surtout à l’approche de la Conférence nationale inclusive de décembre prochain. Une rencontre qui doit impliquer tous les mouvements politico-militaires tchadiens basés en Libye, au Soudan et dans les zones frontalières. La junte dirigée par Mahamat Idriss Deby, fils du défunt président, a appelé le 10 août dernier, ces « groupes armés » tchadiens à un « dialogue national inclusif » afin de créer une « impulsion collective et une dynamique de l’unité nationale et du vivre-ensemble ».

Tchad : Mahamat Idriss Deby promet un stade et un bus de transport à l’équipe de basketball

La promesse a été faite le lundi 23 août 2021, aux demi-finalistes du Championnat d’Afrique de basketball, organisé du 06 au 15 août 2021 en Egypte après une rencontre à la présidence

Le président du Conseil militaire de transition, Mahamat Idriss Deby a reçu, les Saos du basketball qui ont participé au championnat d’Afrique de Basketball en Egypte. « Nous avons eu le plaisir de recevoir, ce matin, les membres de notre équipe demi-finaliste du championnat africain de Basketball (U16), pour transmettre, de vive voix, tant notre fierté pour cette réalisation que notre soutien tangible pour faire mieux prochainement », a laissé entendre le président du CMT.

Ces ambassadeurs du Tchad, au récent championnat d’Afrique de basketball, organisé au pays des Pharaons avaient déjà été accueillis en grande pompes le 18 août dernier à l’aéroport Hassan Djamous par les populations de N’Djamena.

Aujourd’hui, grâce à leurs bravoures et le talent manifesté pendant la compétition, ils bénéficient d’un stade et d’un bus : « nous avons instruit la construction d’un stade de basketball et l’octroi d’un bus de transport pour outiller et encourager cette talentueuse équipe à faire briller davantage le nom du Tchad; dans les prochaines éditions », a déclaré le président du Conseil militaire de transition, Mahamat Idriss Deby.

G5 Sahel : le Tchad retire 600 soldats de la zone des trois frontières

Pour des raisons ‘’stratégiques, le Tchad a décidé de retiré 600 soldats du G5 Sahel. L’information a été rendu publique samedi le 21 août 2021 par le gouvernement

 

Ces 600 soldats font partie des 1.200 déployés par N’Djaména dans la zone dite des trois frontières entre Mali, Burkina Faso et Niger. D’après le porte-parole du gouvernement, Abderaman Koulamallah : « cette décision a été prise pour des raisons stratégiques, pour s’adapter au mieux à l’organisation des terroristes ». Le ministre de la communication a insisté sur la raison de : « redéploiement stratégique »

« Il nous reste environ 600 soldats sur le terrain. C’est une décision concertée de longue date avec le commandement du G5. On a voulu alléger le dispositif qui n’était pas adapté », a déclaré à l’AFP, Abderaman Koulamallah.

Pour rappel, ce contingent de 1 200 soldats tchadiens avait été déployé dans cette zone pour lutter contre les groupes djihadistes, dans le cadre de la force multinationale du G5 Sahel.

Violences intercommunautaires au Cameroun : 11.000 personnes se réfugient au Tchad

Les affrontements entre les éleveurs Choa et les agriculteurs Mousgoum, ayant débuté le 10 août dernier à l’Extrême-Nord du pays, ont fait 32 morts et 74 blessés.Dans de nombreux pays africains, ces deux groupes cohabitent difficilement. Au Cameroun, les récents heurts sont causés par des tensions autour des ressources agricole, halieutique et pastorale. Pour avoir la vie sauve, des Choa et Mousgoum ont traversé la frontière tchadienne située à proximité de leurs villages d’origine. Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) a renseigné ce vendredi qu’ « environ 85 % d’entre eux sont des femmes et des enfants et la plupart des hommes sont des personnes âgées ».

En outre, 7300 individus se sont déplacés à l’intérieur du Cameroun. Millicent Mutuli, Directrice du Bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre du HCR, a donc appelé « les gouvernements concernés à tout mettre en œuvre pour réduire les tensions intercommunautaires à l’origine de ce déplacement de populations et à assurer la sécurité des personnes contraintes de fuir ».

Au Cameroun, a informé le HCR, les autorités locales de l’Extrême-Nord travaillent à rétablir le calme et apportent de l’aide aux victimes. Mais au Tchad, les nouveaux arrivants dormant parfois « sous des arbres » sollicitent des abris surtout en cette période de saison des pluies dans cette partie de l’Afrique.

Pour leur part, les équipes du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés « construisent des hangars pour leur fournir un endroit sûr et pour organiser des activités communautaires pour les enfants », a affirmé Iris Blom, Représentante adjointe du HCR au Tchad.

Toutefois, a alerté l’organisme humanitaire onusien, les besoins en nourriture et en eau restent pressants même si des objets de première nécessité et des repas chauds ont été distribués aux réfugiés.

Tchad : l’opposant Félix Nialbé se retire du Comité d’Organisation du Dialogue National Inclusif

Le député de I ‘Union pour le Renouveau et la Démocratie (URD),  Romadoungar Félix Nialbé a annoncé le vendredi 20 août 2021, qu’il se retire du Comité d’Organisation du Dialogue National Inclusif (CODNI)

«En ma qualité du Chef de l’opposition Démocratique, je préfère être en retrait dudit comité pour pouvoir organiser les partis politiques de ladite composante, pour une participation sereine et constructive auxdites assises dont I ‘importance n’est plus à démontrer », a déclaré le président de I ‘Union pour le Renouveau et la Démocratie (URD)

Le chef de fil de l’opposition note que, après analyse de l’arrêté N° 0546/PCMTPMT2021 portant nomination des membres du Comité d’Organisation du Dialogue National Inclusif (CODNI), son parti s’interroge sur le processus ayant conduit à la modification de sa décision. C’est donc le 18 août 2021 que le l’URD a décidé de retirer son représentant du Comité, à l’issue d’une réunion du bureau exécutif.

Rappelons que l’opposant Romanoungar Félix Nialbé s’était également retiré de la dernière élection présidentielle du 11 avril 2021.

Tchad : 100 jeunes formés à Abéché sur l’installation de système solaire

Cent jeunes ont été recensés à Abéché, province du Ouaddaï, pour participer à une formation sur l’installation solaire. Allant du 19 au 22 août 2021

Cette formation qui vise à outiller les jeunes de la ville d’Abéché sur les mécanismes de l’installation solaire. Notamment, l’installation du système solaire et le dimensionnement des équipements des panneaux solaires, batteries et onduleurs.  C’est une initiative de, l’association des jeunes leaders pour le développement de l’emploi et de la formation, en collaboration avec ses partenaires de l’Agence nationale des investissements et des exportations (ANIE), l’Office national pour la promotion de l’emploi (ONAPE) et le Centre de développement des énergies renouvelables. Les travaux se déroulent dans l’enceinte de l’ADETIC.

Le président l’association des jeunes leaders pour le développement de l’emploi et de la formation, Mahayadine Mahamat Hassan a laissé entendre que l’objectif est d’aider les jeunes sur le processus du développement socioprofessionnel. A l’issue de l’apprentissage, les bénéficiaires auront les connaissances nécessaires pour se lancer dans la vie professionnelle.

Mahayadine Mahamat Hassan invite toute personne qui veut se faire former en installation sanitaire à se rapprocher de leur corporation, pour prendre part aux prochaines échéances.