CEMAC : communiqué final du Sommet extraordinaire des Chefs d’Etat de la sous-région

Les Chefs d’Etat de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), se sont retrouvés par visioconférence pour redessiner l’avenir économique et monétaire dans la sous-région

 

 

A l’invitation de Son Excellence Paul BIYA, Président en Exercice de la Conférence des Chefs d’Etat de la CEMAC, Président de la République du Cameroun, un Sommet Extraordinaire des Chefs d’Etat de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale s’est tenu par visioconférence le 18 août 2021.

Ce Sommet avait pour objectif d’évaluer la situation macroéconomique de la CEMAC, en particulier dans le contexte de la pandémie du Covid-19 et d’analyser les mesures de redressement appropriées pour renforcer la résilience des économies de la sous-région et accélérer leur transformation structurelle, en vue d’une croissance soutenue, durable, inclusive et créatrice d’emplois.

Ont pris part à cette rencontre :

  • Son Excellence Paul BIYA, Président de la République du Cameroun;
  • Son Excellence Faustin Archange TOUADERA, Président de la République Centrafricaine;
  • Son Excellence Ali BONGO ONDIMBA, Président de la République Gabonaise ;
  • Son Excellence OBIANG NGUEMA MBASOGO, Président de la République de Guinée Equatoriale ;
  • Son Excellence MAHAMAT IDRISS DEBY ITNO, Président du Conseil Militaire de Transition, Président de la République du Tchad ;
  • Son Excellence Anatole Collinet MAKOSSO, Premier Ministre de la République du Congo.

Ont également assisté aux travaux :

  • Madame KRISTALINA GEORGIEVA, Directrice Générale du Fonds Monétaire International;
  • Monsieur DAVID MALPASS, Président du Groupe de la Banque Mondiale;
  • Dr Serge N’GUESSAN, Directeur Général du Bureau Afrique Centrale du Groupe de la Banque Africaine de Développement;
  • Monsieur Emmanuel MOULIN, Directeur Général du Trésor français ;
  • Pr DANIEL ONA ONDO, Président de la Commission de la CEMAC;
  • Monsieur ABBAS MAHAMAT TOLLI, Gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC).

Après le Discours d’ouverture du Président en exercice, les Chefs d’Etat et de Gouvernement ont suivi la Communication Spéciale du Président Dédié au PREF-CEMAC, S.E. Denis SASSOU N’GUESSO, délivrée par le Premier Ministre Congolais S.E. Anatole Collinet MAKOSSO, sur l’état d’avancement du Programme des Réformes Économiques et Financières de la CEMAC (PREF-CEMAC) et les mesures de relance post COVID-19 adoptées par le PREF-CEMAC.

Les Chefs d’Etat ont préalablement rendu un vibrant hommage au Maréchal du Tchad, Son Excellence IDRISS DEBY ITNO, tombé sur le champ d’honneur le 20 avril 2021. Ils ont exprimé leur solidarité à la République du Tchad, au Peuple tchadien et au Président du Conseil Militaire de Transition, Président de la République du Tchad, Son Excellence MAHAMAT IDRISS DEBY ITNO et exhorté la Communauté Internationale à apporter son soutien à la réussite de la transition.

Ensuite, ils ont suivi les Interventions de la Directrice Générale du FMI, du Président de la Banque Mondiale, du Représentant de la Banque Africaine de Développement, et du Représentant de la République Française.

A la suite de ces exposés, les Chefs d’Etat et de Gouvernement ont procédé à un large échange de vues sur l’ampleur des conséquences des crises sécuritaire, sanitaire et économique dans la sous-région.

Ces crises ont induit des déséquilibres économiques fondamentaux au sein de la CEMAC, alors que la Région commençait déjà à tirer profit des réformes engagées par les Autorités nationales et régionales, avec l’appui des partenaires extérieurs, dans le cadre de la stratégie régionale de sortie de crise adoptée lors du Sommet du 23 décembre 2016 à Yaoundé.

A cet égard, ils ont examiné les mesures prises aux niveaux national et régional pour endiguer les effets négatifs de ces crises sur les populations et les économies de la Sous-Région, ainsi que les politiques et réformes économiques prioritaires destinées à soutenir la relance post-COVID-19.

Au terme des échanges riches et fructueux, les Chefs d’État ont :

  1. Félicité le Président Dédié du PREF-CEMAC pour les progrès enregistrés jusqu’en 2019 dans la mise en œuvre dudit Programme, qui a donné des résultats positifs sur le redressement global des économies de la CEMAC ;
  2. Relevé avec satisfaction la consolidation progressive du niveau des réserves de change communautaires à plus de 3 mois d’importations, renforçant ainsi la stabilité extérieure et évitant un ajustement monétaire;
  3. Noté que les pays de la CEMAC ont enregistré, du fait de la pandémie et ses conséquences, une récession en 2020 et une détérioration de leurs équilibres macroéconomiques et financiers. Bien que les perspectives macroéconomiques en 2021 soient globalement favorables, de nombreux défis et incertitudes persistent;
  4. Salué les mesures exceptionnelles de riposte prises par les Etats et les Institutions communautaires, notamment la Commission de la CEMAC, la BEAC, la COBAC, la BDEAC et l’OCEAC pour limiter les effets négatifs sur les économies de la CEMAC liés à la propagation rapide de la COVID-19 et à la forte volatilité des cours du pétrole ;
  5. Affirmé leur détermination à accélérer les campagnes de vaccination pour protéger les populations, sauver des vies et favoriser une réouverture maîtrisée des économies de la Sous- Région, en tirant profit des initiatives bilatérales et multilatérales, et sollicité le soutien et la solidarité de la communauté internationale en faveur d’un accès large et équitable au vaccin et à la promotion d’une véritable industrie pharmaceutique dans la sous-région ;
  6. Exhorté les Etats et les Institutions communautaires, notamment la BEAC et la COBAC, à envisager une levée prudente et progressive des mesures exceptionnelles de soutien aux économies pour tenir compte de la persistance de la crise sanitaire dans la CEMAC et ses effets sur les économies;
  7. Accueilli favorablement toutes les initiatives internationales de soutien, notamment les financements d’urgence, l’Initiative de Suspension du Service de la Dette, la restructuration et l’allègement de la dette, la mise en place du cadre commun du G20, dans le but d’assurer de manière durable la viabilité des finances publiques et la soutenabilité de la dette;
  8. Salué la nouvelle allocation générale des Droits de Tirage Spéciaux (DTS) décidée par le FMI à concurrence de 650 milliards de dollars américains et plaidé en faveur d’une réallocation des DTS des pays développés vers les pays en développement ainsi que pour une reconstitution ambitieuse des ressources de l’IDA 20 d’au moins 100 milliards de dollars américains;
  9. Exhorté les États membres et les Institutions sous régionales à faire du Plan communautaire de relance économique post- COVID-19 de la CEMAC une cause commune, et invité les Partenaires Techniques et Financiers à les accompagner massivement dans sa mise en œuvre;
  10. Réaffirmé leur attachement à la solidarité communautaire face aux chocs sanitaire, sécuritaire et économique, à travers la poursuite d’une stratégie cohérente et coordonnée pour préserver la viabilité des finances publiques et renforcer la position extérieure de la CEMAC;
  11. Prescrit aux Etats membres la mise en œuvre de politiques budgétaires propices axées sur la mobilisation accrue des recettes hors pétrole, le renforcement de la qualité et de l’efficacité des dépenses publiques et une gestion rigoureuse de la dette publique ;
  12. Engagé les Etats à poursuivre l’assainissement du système financier par la mise en place des stratégies d’apurement des arriérés de paiement, crédibles et exhaustives, tenant compte des impacts de la crise sanitaire et conformes aux engagements contenus dans les programmes.
  13. Réaffirmé leur engagement au renforcement de la stabilité extérieure de la monnaie, notamment par la poursuite d’une politique monétaire prudente et efficace et l’application judicieuse de la règlementation des changes à tous les secteurs d’activités. A cet égard, ils ont encouragé la BEAC à poursuivre toutes les actions entreprises ou envisagées dans ce domaine;
  14. Réitéré leurs orientations à la Commission de la CEMAC et la BEAC relativement à la réflexion ouverte sur le cadre et les conditions d’une nouvelle coopération monétaire avec la France ;
  15. Félicité le COPIL du PREF-CEMAC et la BEAC pour l’aboutissement satisfaisant de la première phase de la fusion des marchés financiers de la CEMAC, encouragé la BEAC à parachever la restructuration et l’opérationnalisation optimale des structures du marché financier unifié et engagé les États à dynamiser davantage ce marché vers une large mobilisation de l’épargne communautaire et le financement des économies de la sous-région;
  16. Décidé de mettre résolument en œuvre les politiques et réformes prioritaires dans le cadre de la deuxième phase du PREF-CEMAC pour opérer une réelle transformation structurelle vers l’industrialisation des économies de la CEMAC et créer les meilleures conditions d’une croissance soutenue, équitable tirée par le privé;
  17. Exhorté les États membres à améliorer le fonctionnement des institutions publiques, la gouvernance et la transparence dans les secteurs public et extractif, la gestion des finances publiques, notamment la qualité des investissements, ainsi que le suivi des risques budgétaires et d’endettement inhérents à la gestion des entreprises publiques;
  18. Encouragé les États à accentuer les efforts pour le développement du capital humain, en assurant un financement adéquat des secteurs de l’éducation, de la formation professionnelle et de la santé et renforcer les dispositifs de protection sociale pour faire face aux effets de la pandémie actuelle et se prémunir contre les éventuelles crises et vulnérabilités futures;
  19. Recommandé la mobilisation des financements extérieurs de forme hybride dans les nouveaux programmes avec les partenaires, afin de combiner les caractéristiques des appuis financiers des différents bailleurs de fonds et d’accroitre substantiellement les financements en privilégiant les ressources concessionnelles, ainsi que les Partenariats Public-Privé (PPP);
  20. Résolu de poursuivre la conception et la mise en œuvre des politiques environnementales visant notamment la lutte contre le changement climatique et la dégradation de l’écosystème ainsi que la mobilisation des financements afférents;
  21. Réaffirmé leur ferme volonté de promouvoir et d’approfondir l’intégration régionale, à travers la consolidation de la libre circulation des personnes et des biens, la promotion de l’économie numérique, la construction des infrastructures régionales, l’accès durable à l’énergie et la mise en œuvre des onze projets intégrateurs prioritaires, dont les financements ont été mobilisés avec succès lors de la Table ronde de Paris en novembre 2020, pour renforcer les échanges intracommunautaires et tirer davantage profit des potentialités de la Zone de Libre Échange Continentale Africaine (ZLECAF) ;
  22. Convenu d’ accélérer l’amélioration du climat des affaires, en facilitant et simplifiant, entre autres, les procédures de création d’entreprises et en assainissant l’environnement juridique pour renforcer l’attractivité de l’espace communautaire, attirer les investissements directs étrangers afin de combler le gap de financement des grands projets structurants, devant contribuer efficacement à l’industrialisation des pays de la CEMAC;
  23. Décidé d’impulser une nouvelle et forte dynamique à la stratégie régionale de redressement économique et financier, à travers les programmes économiques et financiers de deuxième génération à conclure avec le Fonds Monétaire International (FMI), appuyés entre autres par la Banque Mondiale, la Banque Africaine de Développement, la France. A cet égard, la coordination accrue des interventions des partenaires multilatéraux et régionaux sera de nature à assurer une plus grande mobilisation des financements et un meilleur impact économique, financier et social ;
  24. Exhorté les Etats membres concernés à finaliser et à conclure des programmes avec le FMI, en vue de conférer à la stratégie régionale de relance son caractère communautaire et solidaire, lui garantir le plus grand succès avec le soutien du FMI, de la BM, de la BAD, de la France et des autres Partenaires Techniques et Financiers.

Préoccupés par les effets néfastes persistants des crises sécuritaire, sanitaire et économique sur les conditions de vie des populations, les Chefs d’Etat et de Gouvernement soutiennent et encouragent toutes les initiatives internes et externes visant à restaurer un cadre de paix, de stabilité, de sécurité et de santé favorable à l’émergence de la CEMAC.

Aussi, au moment crucial de la mise en œuvre de la Stratégie de sortie de crise, engagée par la Communauté, les Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEMAC marquent-ils leur volonté résolue et ferme de poursuivre les efforts déployés depuis 2016 dans le cadre d’un deuxième cycle de programmes économiques et financiers soutenus par le FMI et tous les autres Partenaires Techniques et Financiers, orientés vers les objectifs de croissance forte, verte, résiliente et inclusive, en créant plus de richesses et d’emplois.

Au terme de leurs travaux qui se sont déroulés dans une atmosphère de sérénité, de compréhension mutuelle et d’entente cordiale, les Chefs d’Etat et de Gouvernement ont salué la participation à ce Sommet des invités spéciaux et félicité la Commission de la CEMAC pour la qualité de la préparation de cette rencontre.

Ils ont enfin exprimé leur profonde et fraternelle gratitude à l’endroit de Son Excellence Paul BIYA, Président en Exercice de la CEMAC, Président de la République du Cameroun, pour la réussite de ce Sommet Extraordinaire.

Fait à Yaoundé, le 18 août 2021

Pour la Conférence des Chefs d’Etat,

Le Président en Exercice,

Paul BIYA

 

Le Sommet extraordinaire des Chefs d’Etat de la CEMAC s’ouvre ce jour

Ce mercredi 18 août 2021, s’ouvre le Sommet extraordinaire des Chefs d’Etat de de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), à partir de 14 heures.

 

Le président du Conseil militaire de transition au Tchad, Mahamat Idriss Deby participera aux travaux présidés par le Chef d’Etat camerounais, Paul Biya. La rencontre se déroule par visioconférence en raison des contraintes sécuritaires et sanitaires, sous le thème : « évaluation de la situation macroéconomique de la zone CEMAC en contexte de pandémie du Covid-19 et analyse des mesures de redressement ».

Au cours de ce Sommet les Chefs d’Etat de la CEMAC vont aborder les sujets d’intérêt commun. Précisément la situation sécuritaire dans le bassin du Lac Tchad, la libre circulation des personnes et des biens et le problème du FCFA. Le conflit intercommunautaire entre le peuple Mousgoum et arabe Choua qui a poussé des centaines de camerounais à se réfugier au Tchad seront également abordés.

Voici le programme des travaux élaboré par le Cameroun :

12H00-12H30 Vérification des liaisons par visioconférence.

13H50- Installation des Chefs d’Etat et des invités spéciaux.

14H00-14H30 : Cérémonie d’ouverture.

  • Discours de S.E. Paul BIYA, Président en exercice de la Conférence des Chefs d’Etat de la Communauté Economique et Monétaire d’Afrique Centrale;
  • Séance de photographie virtuelle

14H30-16H00 : Déroulement du Sommet (Huis-clos):

  • Communication spéciale de S.E. Denis SASSOU NGUESSO, Président dédié à la mise en œuvre du PREF-CEMAC (Programme des Reformes Economiques et Financières);
  • Intervention de la Directrice Générale du Fonds Monétaire International,
  • Intervention du Président du Groupe de la Banque Mondiale;
  • Intervention du Président du Groupe de la Banque Africaine de Développement
  • Intervention du Ministre Français de ‘Economie et des Finances;
  • ALLOCUTIONS DES CHEFS D’ETAT.
  • Examen du projet de Communiqué Final.

16H00-16H30 – Huis-clos des Chefs d’Etat.abino

16H30 : Reprise dos Travaux.

  • Adoption du Communiqué Final.

16H40-17H10 Cérémonie de clôture.

  • Lecture du Communiqué Final;
  • Discours de clôture de S.E. Paul BIYA, Président en exercice de la Conférence des Chefs d’Etat de la CEMAC;

Fin des Travaux du Sommet Extraordinaire des Chefs d’Etat de la Communauté Economique et Monétaire d’Afrique Centrale. /

Tchad : des mesures prises pour réduire les prix des billets d’avions

Le 25 novembre 2019, le chef de l’Etat Idriss Déby a annoncé des mesures visant à réduire les prix des billets d’avions, via la réduction substantielle des taxes imposées aux avions.

« Le taux en vigueur n’est pas de nature à faire de l’avion le premier choix des tchadiens comme moyen de transport », a reconnu le chef de l’Etat. Dix jours plus tard, au mois de décembre 2019, ces mesures se sont concrétisées dans deux décrets. Au moins 11 redevances sont mentionnées. Par ailleurs, la loi de finances portant budget pour 2020 a exonéré totalement de la TVA l’avitaillement des aéronefs, peu importe la destination.

Un premier décret n° 2029 institue certaines redevances aéronautiques au Tchad. En effet, les prestations fournies aux exploitants d’aéronefs et autres usagers du transport aérien donnent lieu à une rémunération sous forme de redevance aéronautique affectées au profit de l’Autorité de l’aviation civile (ADAC).

Ainsi, il a été institué sur les aérodromes ouverts à la circulation aérienne publique, de redevances dues par tout passager muni d’un billet de passage à bord d’un aéronef exploité à des fins commerciales au départ des aérodromes du Tchad.

Le montant de la redevance de développement aéronautique est fixée à 12 000 FCFA pour les vols internationaux et 10 000 FCFA pour les vols à destination des Etats membres de la CEMAC.

Le montant de la redevance passager est de 17 000 FCFA pour les vols internationaux, 15 000 FCFA pour les vols à destination des Etats membres de la CEMAC et de 2 400 FCFA pour les vols réguliers domestiques.

Le montant de la redevance d’embarquement est fixé à 7 500 FCFA pour les vols internationaux et à 5 000 FCFA pour les vols à destination des Etats membres de la CEMAC.

Le montant de la redevance sureté est fixé à 10 000 FCFA pour les vols internationaux et à 7 500 FCFA pour les vols à destination des Etats membres de la CEMAC.

Pour les vols domestiques privés, non réguliers ou charters, les redevances au titre des prestations fournies aux passagers et des services rendus aux exploitants d’aéronefs sont fixés par un arrêté conjoint du ministre en charge de l’aviation civile et de celui en charge des finances.

D’autres redevances et frais sont fixés comme suit : la redevance au titre du traitement de frais aérien est fixée à 5 FCFA/kg pour les importations et à 3 FCFA/kg pour les exportations.

Les redevances d’atterrissage dues par le transporteur sont fixées comme suit :

Que ce soit pour les atterrissages nationaux et internationaux, les nouveaux taux sont fixés en fonction du tonnage de l’avion :

Pour une masse inférieure ou égale à 75 tonnes, le prix est de 2295 FCFA/tonne.

Pour une masse comprise entre 25 tonnes et inférieure ou égale à 75 tonnes, le prix est de 4559 FCFA/tonne.

Pour une masse comprise entre 75 tonnes et inférieure ou égale à 150 tonnes, le prix est de 6420 FCFA/tonne.

Pour une masse supérieure à 150 tonnes, le prix est de 5996 FCFA/tonne.

La redevance de stationnement est fixée à 100 FCFA/tonne/heure.

Les redevances de survol, de balisage, dues par les exploitants d’aéronefs sont fixées par le Comité des ministres en charge de l’aviation civile des Etats membres de l’ASECNA.

Les redevances pour services rendus par l’ADAC, notamment au titre des études des dossiers, des audits, des inspections techniques dans le cadre de la délivrance des autorisations requises pour l’exercice des activités dans les domaines de l’Aviation civile conformément aux prescriptions de l’organisation de l’Aviation civile sont dues par les exploitants et personnels aéronautiques bénéficiaires de ces services. Les tarifs sont fixés par arrêté.

Les redevances extra-aéronautiques peuvent être instituées par le gestionnaire d’aéroport pour la rémunération de la mise à disposition à des fins commerciales, des surfaces ou locaux situés dans l’emprise aéroportuaire concernée, à condition que ces redevances accessoires ne soient pas déjà prises en compte dans le calcul des redevances prévues par le décret.

Le second décret n° 2030 fixe les frais d’assistance au sol des avions.

Masse maximale au décollage Catégories Tarif
Inférieure à 8 tonnes 1 100 000
Entre 8 et 10 tonnes 2 150 000
Entre 10 et 15 tonnes 3 250 000
Entre 15 et 20 tonnes 4 400 000
Entre 20 et 30 tonnes 5 650 000
Entre 30 et 40 tonnes 6 750 000
Entre 40 et 50 tonnes 7 900 000
Entre 50 et 65 tonnes 8 1 050 000
Entre 65 et 80 tonnes 9 1 500 000
Entre 80 et 95 tonnes 10 1 500 000
Entre 95 et 110 tonnes 11 1 600 000
Entre 110 et 135 tonnes 12 1 850 000
Entre 135 et 160 tonnes 13 2 000 000
Entre 160 et 195 tonnes 14 2 250 000
Entre 195 et 220 tonnes 15 3 000 000
Entre 220 et 250 tonnes 16 3 520 000

 

Les frais de manipulation de fret sont fixés à 75 FCFA/kg, 45 FCFA/kg, 25 FCFA/kg, respectivement pour les vols internationaux, régionaux et locaux.

Passeport et CNI : les frais de confection en baisse

L’annonce a été faite par l’agence nationale des titres sécuritaires (Anats), mercredi 22 janvier, dans la capitale tchadienne, lors du lancement officiel de ses activités.

Baisse des frais de confection de passeport et de la carte nationale d’identité, c’est la nouvelle forte qu’on retient de ce lancement des activités de l’Anats. La CNI passe de 10.000 F à 5000FCFA tandis que le passeport avec la mention CEMAC, lui passe de 85 300 à 75 000 FCFA.

Une autre information qu’on retient, c’est que la carte nationale d’identité et le passeport qui jusqu’ici étaient délivrés par la direction des migrants et immigration de la police nationale, seront désormais confiés à l’Agence nationale des titres sécuritaires, à travers son système intégré de gestion des populations des titres sécuritaires (SIGPTS).

Il faut noter que les installations de cette institution ont été ouverts dans 23 provinces et ont la capacité de produire 550 passeports et environ 15 000 cartes d’identités par jour.

Tchad : l’Église adventiste fête son 50eme anniversaire

La communauté adventiste tchadienne célèbre 50 ans d’existence sous le thème : « jusqu’ici l’éternel nous a secouru de 1967 à 2019 ».

L’Église adventiste du Tchad a organisé ce jeudi 05 décembre, une fête à l’occasion de la célébration du 50ème anniversaire de sa création. Un représentant du ministre de l’Administration du territoire, le président de l’Union d’Afrique centrale des églises adventistes et le président des missions des pays de la zone CEMAC ont pris part à l’ouverture de l’évènement.

Le président du comité d’organisation, Salomon Assienin, a indiqué que ce 50ème anniversaire est placé sous le thème : « jusqu’ici l’éternel nous a secouru de 1967 à 2019 »

« Plus de 50 ans de mission évangélique au Tchad, l’adventiste à évolué sans heurts. Dieu soit loué. L’église adventiste du 7ème jour a évolué parmi les cinq groupes croyants à savoir l’agnosticisme, le syncrétisme, la relation traditionnelle africaine, l’islam et le christianisme, s’acceptant et se tolérant mutuellement depuis la nuit de temps », a indiqué le président du comité d’organisation.

Selon lui, « la position de l’islam et du christianisme est claire au sujet de la liberté religieuse. Le Coran dit qu’il n’y a pas de contraintes en religion (2:256). La bible renchérit en ces termes : N’éteignez pas l’esprit, ne méprisez pas le Prophète mais examinez tout chose, retenez ce qui est bon, abstenez vous de tout espace de mal ».

Le représentant du ministre de l’Administration du territoire a fait savoir que « l’Église adventiste a été autorisé de fonctionner au Tchad depuis 1967. Depuis ce jour, la population a bénéficié de cette présence. »

« Les premiers rôles de l’Église est de propager la bonne nouvelle, préparer les hommes et les femmes à être de bons citoyens dans leur nation. Et au delà des citoyens du royaume céleste, l’Église adventiste du 7ème jour ne s’est pas dérobée et n’a pas perdu de vue cet objectif primordial. C’est bien ce qui a inspiré le choix du thème du 50ème anniversaire », a-t-il relevé, exhortant à la culture de la paix, un voeu cher au chef de l’Etat.

Tchad : un nouveau service des douanes pour relancer les échanges

Ndjamena veut faire face à la baisse des recettes douanières engendrée par les nouvelles réglementations.

Un nouveau service des douanes a été mis en place au Tchad, ce mercredi 9 octobre, pour relancer les importations et les exportations. Une mesure prise pour faire face aux baisses des recettes douanières, mais aussi pour calmer le mécontentement des opérateurs économiques.

Plus de 1 500 conteneurs sont bloqués entre le Cameroun et le Tchad. Le résultat de la lenteur de la douane à délivrer les autorisations d’importations, selon eux. « Des choses qui se faisaient en 48 heures prennent 48 jours, explique Ali Abbas Seitchi, l’un des représentants du patronat tchadien. Si bien qu’aujourd’hui, il y a une baisse réelle des recettes douanières et aussi une flambée des prix dans les marchés parce que les importations se font rares, ce qui a inquiété le gouvernement. »

Tous dénoncent la lenteur administrative dans la délivrance des autorisations d’échange de marchandises et de fonds. Ces autorisations sont obligatoires depuis l’adoption en décembre dernier des nouvelles règlementations de la Cémac prises pour lutter contre la fraude et le financement du terrorisme.

Un service pour fluidifier les échanges

De son côté, le directeur général des douanes, Abdelkerim Charfadine Mahamat, a reconnu un blocage des transferts et il a annoncé la mise en place d’un service dédié pour faciliter les échanges. « Le ministère des Finances et des Budgets a créé au sein de la direction générale des douanes un service chargé de délivrer des autorisations d’exportation et d’importation des biens. Les questions de claustration, de transfert et d’échange avec l’extérieur seront réglées », assure-t-il.

Si aucune précision n’a été donnée sur le fonctionnement de ce service, il devrait augmenter les recettes douanières qui ne sont pas bonnes selon un cadre du ministère des Finances. La baisse des recettes s’explique notamment par la fermeture des frontières entre le Tchad et certains pays voisins depuis la mise en place de l’état d’urgence.

CEMAC : création de la COSUMAF comme organe régulateur unique des marchés financiers

La Cemac s’est dotée d’un nouveau régulateur unique du marché financier dénommé Commission de surveillance du marché financier de l’Afrique centrale (COSUMAF). La convention d’unification de cet organe avec la Commission des marchés financiers du Cameroun (CMF) a été signée le 31 mars dernier.

Depuis le 31 mars 2019, la Commission des marchés financiers du Cameroun (CMF) n’existe plus. Elle a fait place à la Commission de surveillance du marché financier de l’Afrique centrale (COSUMAF) qui tient lieu désormais d’organe régulateur du marché financier dans la zone Cemac.

En signant la convention ce dimanche 31 mars 2019, le président de la COSUMAF, Dr Nagoum Yamassoum et celui de la CMF, Jean Claude Ngbwa, n’ont fait qu’entériner la volonté des chefs d’Etat de la Cemac exprimée lors de la conférence extraordinaire du 31 octobre 2017 à N’Djamena. En présence des ministres des Finances et de l’Economie des 6 pays de l’Union Monétaire de l’Afrique Centrale (UMAC), ainsi que du Président de la Commission de la CEMAC, la signature de cette convention intervient à la suite de celle de la fusion des dépositaires centraux (CAA et BVMAC) à N’Djamena au Tchad le 22 mars 2019.

« Nous travaillons depuis plus d’un an avec la COSUMAF pour la mise en œuvre de la décision des Chefs d’Etats : unifier les deux marchés financiers d’Afrique centrale. Au niveau des régulateurs, c’est chose faite », a déclaré le président de la CMF, Monsieur Jean Claude Ngbwa au terme de la signature. « La CMF disparait au profit de la COSUMAF, nouveau régulateur régional basé à Libreville », a-t-il précisé.

Pour Dr Nagoum Yamassoum, président de la COSUMAF, « les nouveaux défis sont nombreux. Le plus important d’entre eux est la dynamisation du marché, parce qu’en dehors du marché camerounais, les autres marchés étaient plutôt embryonnaires et atones ». Avec la signature de cette convention d’unification, le marché financier régional de la Cemac entre dans une ère de régulation unique susceptible d’accélérer le développement du recours aux instruments et produits du marché des capitaux.

Selon la convention de fusion, la COSUMAF a pour siège Libreville en République du Gabon. Elle disposera de l’ensemble de ressources humaines et réglementaires et opérationnelles de la CMF.

 

Sommet des Chefs d’Etat – Tchad : Paul Biya désigné président en exercice de la Cemac

A l’issue de la 14ème Conférence des chefs d’Etat de la Cemac, ouverte ce dimanche 24 mars 2019 à N’Djamena, le président de la République du Cameroun, Paul Biya, a été désigné par ses pairs pour présider aux destinées de l’institution communautaire.

Il succède ainsi au président tchadien, Idriss Deby, qui a dirigé pendant deux ans la Cémac, en tant que président en exercice de la Conférence des chefs d’Etat.

A noter que le chef de l’Etat camerounais, Paul Biya était représenté aux travaux de la 14ème Conférence des chefs d’Etat par son premier ministre.

CEMAC : la 14ème conférence des chefs d’Etat s’est ouverte à N’Djamena

N’Djamena, la capitale tchadienne, a accueilli le dimanche 24 mars 2019, la 14ème Conférence des chefs d’Etat de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cémac).

Cette rencontre est placée sous le thème : « redynamiser l’intégration régionale et restaurer la sécurité en zone Cémac pour le renforcement des réformes économiques ».

Elle verra la participation des chefs d’Etats (ou leurs représentants) des six pays membres de la Communauté à savoir le Cameroun, la République centrafricaine (RCA), le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale et le Tchad.

Actualité : la session ordinaire des Chefs d’Etat de la zone CEMAC annoncée à N’Djamena

Cette session ordinaire se tiendra dans les prochaines semaines, d’après une source proche de l’organisation ayant requis l’anonymat.

L’un des points majeurs à l’ordre du jour devrait être la passation de témoins, entre les présidents Idriss Deby du Tchad et son homologue camerounais Paul Biya, à la présidence de la communauté. D’autres dossiers traités dans le cadre de précédentes rencontres des ministres de la zone, devraient aussi faire l’objet des discussions.

Il s’agit des questions relatives à la Douane, le budget proposé de la commission qui est en hausse de près de 4% à 84 milliards de FCFA et la situation de la sous-région qui peine à sortir définitivement des défis macroéconomiques.

De ce point de vue, la question de la mobilisation des ressources fiscales internes et l’amélioration de la position extérieure seront des sujets pertinents à aborder.

Actualité: le passeport CEMAC disponible au Tchad dès la fin du mois d’avril

Cette annonce a été faite au sortir de la réunion tenue entre le ministre de la Sécurité publique, Mahamat Abali Saleh et la société française Idemia, le 27 février.

L’annonce de cette date provisoire a été faite au cours d’une rencontre entre l’Agence nationale des titres sécurisés et la société française Idemia. Pendant la présentation de l’échantillon du document, Mahamat Abali Saleh a dit qu’il a été au préalable examiné.

« C’est partant des dernières retouches demandées que la société française Idemia nous rassure que nous allons avoir le passeport. Ainsi que la carte d’identité d’ici fin du mois d’avril », a-t-il précisé.

Ces documents sécurisés font partie des recommandations de six pays de la Cemac. L’objectif de son existence tend à vouloir briser les frontières entres ces pays. Mais aussi, à faciliter la libre circulation des biens et des personnes dans cette zone.

 

La CEMAC condamne la tentative de coup d’Etat au Gabon

Dans un communiqué rendu publique le 07 janvier, le Président en exercice de la CEMAC, le Président tchadien Idriss Deby a condamné « fermement cette action ».

 

La Communauté économique et monétaire des États de l’Afrique centrale (CEMAC) est contre le coup de force qui a eu lieu hier 07 janvier au Gabon. Ainsi donc le Président en exercice de la communauté a publié une un communiqué dans lequel il « condamne fermement cette action »

Idriss Deby puisqu’il s’agit de lui « rappelle que tout changement anticonstitutionnel ou toute  prise de pouvoir par les armes constitue une aberration et une violation des principes  fondateurs de l’Union Africaine ».

Il salut néanmoins « la prompte réaction des loyales forces de défenses et de sécurité gabonaises qui ont mis en échec cette visée subversive ».

En effet, après intervention des forces de sécurité huit des militaires qui avaient pris le contrôle de la Radio Télévision nationale à Libreville hier matin, ont été interpellés et deux autres tués.

Idriss Deby apporte donc son soutien et celui de toute la communauté de la CEMAC au peuple gabonais.

CEMAC: Idriss Deby reçoit Daniel Ona Ondo en audience

Le président de la commission de la CEMAC a soumis à la signature du président en exercice de la communauté des projets de textes examinés lors de la session extraordinaire de la conférence des chefs d’Etats.

 

Les projets de textes relatifs à la résolution n°5 de la session extraordinaire de la Conférence des chefs d’Etat, tenue le 25 Octobre dernier, à N’Djamena, viennent d’être soumis à la signature d’Idriss Deby Itno, président en exercice de la Cemac, par le président de la commission de la Cemac, le Pr Daniel Ona Ondo.

C’était à la faveur d’une audience, à lui accordée, ce 3 décembre 2018, par le chef de l’Etat tchadien, Idriss Deby Itno, à N’Djamena, au Tchad.

Il s’agit des décisions portant séparation des fonctions de président de la BDEAC et celles de président du Conseil d’administration ; de la création du comité de rémunération et du comité de crédit.

Autres sujets évoqués au cours de cette audience, le point relatif à l’installation des deux Cours de Justice. Sur son accord de principe, Idriss Deby, après consultation de son agenda, a retenu la date du 10 décembre prochain, pour cet événement.

Par ailleurs, le président de la Commission a également tenu à communiquer au président en exercice de la CEMAC, la tenue au mois de février prochain, du Conseil des ministres de L’UEAC.

Ce sont des questions relatives au PREF-CEMAC et celles concernant la bonne gouvernance au sein des différentes institutions de la communauté qui ont mis fin à cette séance de travail.

 

 

CEMAC : Le Gabon, le Tchad et le Cameroun animent le marché des bons du Trésor

C’est ce que révèle le rapport sur la politique monétaire produit par la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), pour la période allant de fin août 2017 à fin août 2018.

 

Le Gabon, le Tchad et le Cameroun sont les plus grands animateurs du marché des bons du Trésor dans la CEMAC qui compte six Etats. C’est ce que révèle le rapport sur la politique monétaire produit par la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), pour la période allant de fin août 2017 à fin août 2018.

Au cours de cette période, indique la BEAC, 148 appels d’offres sur bons et obligations du Trésor assimilables ont permis de mobiliser un montant total de 1 349,7 milliards FCFA, dont 1 278,8 milliards en bons du Trésor assimilables (BTA) et 70,8 milliards en obligations du Trésor assimilables (OTA).

Sur le compartiment BTA, le Trésor public gabonais a été le plus actif avec 42,0 % du volume total émis, soit 537,7 milliards FCFA. Ce pays est suivi du Tchad qui a levé 299,7 milliards. Le Cameroun est troisième avec 257 milliards. La Guinée équatoriale, 112,5 milliards. Le Congo, 52,9 milliards. La Centrafrique, 19 milliards.

La BEAC constate que l’augmentation de l’offre de titres publics a pesé sur le coût des émissions, à travers notamment les BTA dont le taux d’intérêt a été supérieur au taux d’intérêt des appels d’offres (TIAO), avec un taux moyen pondéré de 4,8 % contre 4,4 %, la période précédente.

Sur le compartiment des OTA, le taux de rendement moyen s’est situé à 5,7 % contre 4,8 %, l’année précédente.

CEMAC : inflation annoncé à 2019

Cette augmentation des prix des produits demeurera cependant en dessous du seuil de tolérance de 3%.

 

Le niveau général des prix dans les six pays de la CEMAC que sont le Cameroun, le Congo, le Gabon, le Tchad, la RCA et la Guinée équatoriale, connaîtra une légère accélération en 2019 et 2020, selon les prévisions de la BEAC, la banque centrale des Etats de cet espace communautaire.

« Le taux d’inflation, en glissement annuel, devrait se situer autour de 2,2 % à fin 2019 et 2,4 % au terme du premier trimestre 2020, contre 1,4 % en 2017 et 2,2 % à fin 2018 », annonce la BEAC dans son rapport sur la politique monétaire publié fin octobre 2018.

Comme on peut l’observer, cette accélération de l’inflation sera cependant en dessous du seuil de tolérance de 3% fixé dans la zone CEMAC.

Cette évolution du niveau général des prix, souligne la BEAC dans son rapport, « s’expliquerait principalement par la hausse de la fiscalité dans un contexte d’accroissement des recettes fiscales dans la plupart des pays de la CEMAC, et leur imputation aux prix à la consommation ; la vigueur de la demande intérieure, soutenue par l’augmentation des recettes budgétaires ; et le relèvement des prix du carburant au Gabon et leur progression continue dans la sous-région, en raison de leur indexation sur les cours mondiaux de pétrole brut ».

Tchad: la gestion des finances publiques passée au peigne fin

Un atelier de présentation du rapport d’évaluation de la performance de la gestion des finances publiques au Tchad s’est tenu le 13 novembre à N’Djamena.

 

Le ministère des Finances et du Budget et son partenaire Analysis for economic décisions (ADE) ont présenté ce mardi 13 novembre 2018 le rapport d’évaluation de la performance de la gestion des finances publiques au Tchad selon la méthode  PEFA 2016. Le processus d’assurance qualité durant la réalisation de ce rapport répond à toutes les exigences du secrétariat PEFA et a reçu par conséquent la mention « PEFA CHECK« . C’est le directeur général du ministère des Finances et du Budget, Mahamat Zakaria Senoussi qui a ouvert l’atelier de présentation.

Il ressort dans le rapport que cette évaluation de la performance du système des gestions des finances publiques s’est dégradée, principalement à cause des crises financières et sécuritaires que traverse le pays au cours de la période sous revue, mais également à cause de la pérennisation de mauvaises pratiques qui ont conduit à des difficultés permanentes afin de mettre en place les nouvelles directives de la CEMAC sur la gestion des finances publiques.

« La baisse drastique des ressources pétrolières auxquelles le pays a dû faire face en 2015 a conduit le gouvernement à se préoccuper essentiellement des problèmes de trésorerie car, l’administration ne dispose d’aucune capacité technique ni organisationnelle pour gérer correctement la chaine de la dépense. L’exécution  de la dépense s’est limitée au paiement des salaires et au règlement de la dette extérieure. Le taux d’exécution de la dépense se situait à 87,8% en 2014, à 68,2 % en 2015 et seulement 44,9% en 2016 », peut-on lire dans le rapport final.

En ce qui concerne la discipline budgétaire globale, le niveau modéré de l’endettement reste un  héritage des bénéfices apportés par la manne pétrolière, mais ne témoigne pas de la capacité des autorités tchadiennes à assurer son indépendance financière. Le montant collecté d’impôts et taxes est très inférieur à la moyenne régionale, et au montant qui devrait d’être perçu compte tenu du système de base et des taux en vigueur.

Selon le rapport la procédure budgétaire spécifiée dans les textes n’est pas correctement suivie, car le budget n’est pas encore inscrit dans une perspective économique et budgétaire de moyen terme.

Pour le rapport la faiblesse du recouvrement des recettes publiques constitue le facteur le plus pénalisant pour la fourniture des services publics au citoyen. Il en résulte que la fourniture  de services publics est très insuffisante pour une population dont le niveau de vie est très précaire et une économie dont le rythme de croissance n’a été soutenu jusqu’à présent que par les activités pétrolières. La fourniture de services publics souffre également d’équipements publics très insuffisant au regard des besoins de la population  et de grandes faiblesses dans la gestion des investissements. La plupart des grands investissements au cours de la période récente ont été des investissements de prestige décidés par la présidence.

Ce rapport conclut que l’évaluation réalisée selon la méthodologie PEFA révisée en 2016 permettra de faire le point sur le progrès réalisé et d’identifier les principales faiblesses dans la gestion des finances publiques, en tenant compte du nouveau cadre légal et réglementaire harmonisé avec les directives CEMAC qui sera utilisé par le gouvernement pour l’actualisation du plan d’action 2017-2021 des reformes de la GFP au Tchad.

Afrique centrale: des experts formés à booster le commerce sous-régional

C’était le troisième atelier d’une série initié par la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique afin d’outiller les pays de la zone à l’éradication des entraves au commerce sous-régional.

 

Depuis quelque temps, la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA) a initié une série de formations à l’intention des membres du Comité national d’agrément et des opérateurs économiques des pays de l’Afrique centrale, aux procédures d’agrément des produits industriels au Tarif préférentiel harmonisé CEEAC – CEMAC.

Selon la CEA, cette activité s’inscrit dans le cadre d’une convention de contribution signée par l’Union européenne (UE) et la CEA, pour la poursuite de l’harmonisation des instruments de politique commerciale de la CEEAC et de la CEMAC.

Après Libreville, au Gabon, du 19 au 21 juin 2018, Yaoundé (Cameroun), du 3 au 5 juillet 2018, et N’Djamena (Tchad), du 10 au 12 juillet 2018, c’était donc au tour des experts de la République du Congo de bénéficier de cette caravane de renforcement de capacités.

Pendant trois jours, les participants ont été outillés sur une meilleure maitrise des instruments et des outils harmonisés de la zone de libre-échange CEEAC et du montage des dossiers de demande d’agrément des produits industriels au Tarif préférentiel CEEAC-CEMAC.

La familiarisation aux techniques de calcul des critères d’origine des produits industriels communautaires et l’imprégnation aux techniques d’évaluation et de vérification des informations fournies par les opérateurs économiques, dans le cadre de leurs demandes d’agrément, faisaient également partie des modules dispensés.

Globalement, l’on indique que cette activité aidera les entreprises congolaises à tirer profit des opportunités qu’offre le marché communautaire d’environ 170 millions d’habitants, qui s’étendra sur l’Afrique tout entière avec l’avènement de la zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA).

Après Brazzaville, le tout prochain rendez-vous est pris pour Kinshasa en République démocratique du Congo, du 14 au 16 novembre 2018. Trois autres ateliers sont prévus à des dates ultérieures à Bangui, en République centrafricaine, Malabo (Guinée équatoriale), Sao Tomé (Sao Tomé-et-Principe).

L‘économie de la CEMAC en souffrance

Voilà déjà plusieurs années que les six pays membres de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) subissent le contre coup de la baisse des prix du pétrole.

 

La logique voudrait qu’une communauté de six pays membres, dont cinq sont producteurs de pétrole, soit une zone économique en bonne santé.

Mais même si les prix du pétrole repartent à la hausse, la zone tarde à se remettre d’une longue période de tarifs en baisse.

La région souffre par ailleurs d’une faiblesse de sa monnaie, le franc CFA. Depuis 2016, le Fond Monétaire International est massivement intervenu dans quatre pays : au Cameroun, au Gabon, en Centrafrique et au Tchad pour éviter une dévaluation de la monnaie commune.

La dévaluation du Franc CFA de 1994 visait à résorber les déséquilibres économiques et financiers de 1980. Celle annoncée en 2018 montre une accentuation des mesures d’ajustement en zone CEMAC en rapport aux risques de change du Franc CFA

Une spirale économique que Hervé Diata, doyen de la faculté des sciences économiques à l’université de Brazzaville, qualifie de négative.

« La plupart des pays membres de la CEMAC sont en récession depuis 2016. Il se trouve que leurs taux de croissance sont négatifs. Ces pays se caractérisent également par des déficits budgétaires importants d’environ 3% du PIB pour l’ensemble de la CEMAC en 2017 contre 6,3% en 2016. Mais il faut aussi dire que cette diminution est dû à des efforts d’ajustement qui sont faits ces derniers temps, et que les cours du baril remontent petit à petit. »

Une meilleure balance commerciale leur permettrait de réduire leur dette. Pourtant, selon l’économiste français Francis Perrin, ceci ne garantit pas de pouvoir réduire la pauvreté au sein des populations.

« Dans plusieurs de ces pays, il est clair que le revenu par habitant, le bien-être de la population pourraient être à un niveau largement supérieur qu’il ne l’est, compte tenu des revenus pétroliers et parfois gaziers. Mais ils n’ont pas forcément fait l’objet d’une redistribution adéquate. L’argent découlant de ces revenus pétroliers est loin d’avoir toujours été géré dans l’intérêt de l’ensemble de la population de ces pays. »

Aux défis économiques s’ajoute la question sécuritaire qui pèse sur la croissance de certains pays membres de la CEMAC comme le Cameroun et la Centrafrique. En effet, la crise que traversent ces deux pays les empêche d’atteindre les objectifs fixés par la CEMAC.

CEMAC : la situation économique de la sous-région inquiète les dirigeants

Ils se sont rencontrés le 25 octobre dernier au tour d’un sommet extraordinaire. Le seul sujet à l’ordre du jour portait sur la situation économique dans l’espace sous régionale.

 

La sonnette d’alarme est tirée. Il devient urgent d’accélérer la mise en œuvre des réformes structurelles, préconisées notamment par le FMI, pour relancer la croissance dans la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). C’est d’ailleurs la raison d’être du sommet extraordinaire des pays de la sous-région qui s’est tenu hier dans la capitale tchadienne.

Au cours de cette rencontre, les représentants des différents pays de la communauté ont pris de nouveaux engagements pour accélérer la sortie de crise. D’autant que le FMI commence à s’impatienter sur les faibles résultats enregistrés.

Les effets de la crise sont en effet toujours ambiants, et les efforts pour sortir de la difficile conjoncture dans laquelle les pays de la CEMAC pataugent depuis 2014, restent loin des attentes ainsi que des engagements pris, en décembre 2016 à Yaoundé.

Le président tchadien, Idriss Deby, en sa qualité de président en exercice de l’organisation sous régionale, invite ses pairs à accélérer le rythme de mise en œuvre des réformes structurelles convenues notamment avec le FMI.

Les dirigeants des pays d’Afrique centrale se sont donc à nouveau engagés à poursuivre les efforts de réformes afin de relancer la machine économique régionale et ainsi de permettre à la sous-région de sortir véritablement de la conjoncture.

«Notre stratégie commune pour sortir la CEMAC de la crise exige d’être urgemment relancée par la mise en œuvre, sans faille et dans un esprit véritablement collectif et solidaire, de mesures appropriées de redressement économique et financier. Nous n’avons pas le droit de trahir les espoirs que suscite légitimement ce rendez-vous de N’Djamena. Cette rencontre doit donner le ton d’un nouvel élan à imprimer à l’ensemble de notre communauté », a déclaré le président tchadien Idriss Déby Itno.

Stratégie d’ensemble de sortie de crise

Dans son allocution d’ouverture, le chef d’Etat tchadien, a insisté sur la nécessité de la mise en œuvre des mesures appropriées de redressement économique et financier, faisant échos à l’appel insistant du président de la commission de la CEMAC, Daniel Ona Ondo, sur «l’impérieuse nécessité de renforcer la solidarité communautaire pour avancer ensemble dans un même rythme ».

« Au niveau de la réserve de changes, la situation n’est pas très bonne, le taux de croissance n’est pas le meilleur, au niveau de rapatriement de recettes d’exportation, ce n’est pas dans la bonne direction. Donc, nous avons déblayé le chemin et avons mis à la disposition des chefs d’Etat les différentes réflexions que nous avons à notre niveau et qui vont permettre de nourrir la conférence des chefs d’Etat», avait expliqué Daniel Ona Ondo à Idriss Deby lors de leur rencontre la veille du sommet.

Le chef de l’Etat tchadien a présenté les prévisions actualisées pour la sous-région qui devrait renouer, en 2018 avec, une relative reprise de sa croissance estimée à 1,7%. Une sortie de la récession des deux dernières années qui a été portée par une amélioration des déficits budgétaires et extérieurs courants, grâce notamment aux mesures de redressement économique et financier adoptées par la Banque des états de l’Afrique centrale (BEAC).

Sonnette d’alarme du FMI

Avant ce sommet de N’Djaména, le FMI a été le premier à tirer la sonnette d’alarme sur les risques auxquels s’exposent les pays de la CEMAC si les réformes prévues tardent encore à être mises en œuvre. En marge des dernières Assemblées générales annuelles du FMI et de la Banque mondiale, qui se sont tenues du 8 au 14 octobre à Bali en Indonésie, une équipe de l’institution a rencontré les ministres des finances de la CEMAC, en présence du président en exercice de la Communauté ainsi que de AbassToli Mahamat, le gouverneur de la BEAC. C’est à la suite de cette réunion au cours de laquelle le FMI a de nouveau insisté sur l’urgence de la situation qu’a été décidée la tenue du sommet extraordinaire.

Comme en décembre 2016, au plus fort de la crise, plusieurs analystes s’inquiétaient même d’une probable dévaluation du FCFA, comme seule alternative pour que les pays de la CEMAC puissent sortir de la crise. Le même scénario a aussi plané sur le dernier sommet des chefs d’Etat qui tiennent jusqu’à présent à écarter toute idée de dévaluation.

Ils ont en ce sens réitéré leurs engagements à poursuivre les réformes notamment l’amélioration du climat des affaires dans la sous-région, la diversification économique, l’effectivité de la libre circulation des personnes et des biens, ainsi que la réalisation de projets d’intégration en préservant la sécurité, et la conduite de politiques budgétaires ciblées en matière de dépenses publiques afin de préserver les acquis sociaux et rééquilibre des finances publiques.

Le sommet de N’Djaména a enregistré la présence des présidents équato-guinéen, Theodoro Obiang Nguema, et congolais, Denis Sassou Nguesso ainsi que le Premier ministre Cameroun, Philémon Yang, alors que le Gabon et la Centrafrique, se sont fait représentés par leurs ministres des Finances.

Sommet de la CEMAC : la situation économique de la zone en discussion à N’Djamena

C’est ce 25 octobre que se sont ouverts les travaux du sommet extraordinaire des Chefs d’Etat des pays de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale.

 

L’avenir des économies de l’Afrique centrale est en débat ce jeudi à N’Djamena, à l’occasion du Sommet extraordinaire des Chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale. Les dirigeants de la CEMAC se réunissent, en effet, dans des circonstances particulières marquées par une crise économique sévère, comme l’a concédé le président de la commission de la CEMAC à l’ouverture solennelle de la conférence. Pour Pr. Daniel Ona ONDO, les résultats des 21 mesures, prises en 2016 en réponse à la crise, sont en deçà des attentes. A la croissance économique très faible et contrastée, Pr. Daniel Ona ONDO ajoute une autre menace, celle de la faiblesse dans les efforts de redressement contenus dans les engagements avec le Fonds Monétaire International (FMI).

Pour le patron de l’organe exécutif de la CEMAC, l’urgence est signalée pour maintenir le cap des reformes économiques. Face à cela, il faut agir urgemment, a laissé entendre le Président de la République Idriss Deby Itno, Président en exercice de la conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement. « Nous n’avons pas le droit de trahir les espoirs que suscite légitimement ce rendez-vous de N’Djamena », a déclaré le Chef de l’Etat, qui a aussi invité ses pairs à s’investir pour restaurer les grands équilibres macroéconomiques, doper la croissance et renforcer la soutenabilité extérieure de la sous-région.

Au nombre des facteurs qui plombent les efforts de redressement, le Président en exercice de la CEMAC a évoqué le relâchement de la discipline budgétaire, les délais importants enregistrés dans la conclusion des accords avec le FMI, le rapatriement insuffisant des recettes d’exportation, ainsi que les écueils constatés dans la réforme de certaines institutions communautaires. C’est à quoi doit se pencher le sommet. Un sommet qui d’après lui, doit donner le ton d’un nouvel élan à imprimer à l’ensemble de la communauté.

 

 

CEMAC : un sommet extraordinaire se prépare à N’Djamena

À cette occasion, le Président de la communauté a été reçu par le Président tchadien Idriss Deby,  président en exercice de  la communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (Cemac).

 

Une audience au président de la commission de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale, Pr. Daniel Ona ONDO a été accordée par le chef de l’Etat,  Idriss Deby Itno, le 22 octobre 2018. Au menu de l’entretien entre les deux hommes, les préparatifs du prochain sommet extraordinaire des Chefs d’Etat et de gouvernement de la CEMAC prévu à N’Djamena du 24 au 25 octobre 2018.

Les entretiens entre le Chef de l’Etat tchadien, président en exercice de la CEMAC et le président de la Commission de cette institution sous régionale sont fréquents. Quatre mois à peine après leur dernière entrevue, Pr. Daniel Ona ONDO et quelques autres cadres de l’institution, à l’instar du gouverneur de la BEAC M. Abbas Mahamat Tolli, sont reçus par le président de la République Idriss Deby Itno. Si un tour de l’actualité de la CEMAC a été fait, les discussions se sont focalisées plus sur le sommet extraordinaire des Chefs d’Etat et de gouvernement pour lequel les derniers détails ont été réglés d’après le Président de la commission.

« Le président de la République du Tchad Idriss Déby Itno, qui est aussi le président de la conférence des chefs d’Etat et du gouvernement de la CEMAC a convoqué une conférence extraordinaire des chefs d’Etat pour la 25 octobre 2018. Il est tout à fait normal qu’il nous convoque pour que nous puissions faire le point de la situation qui prévoit dans notre sous-région. Nous sommes venus lui rapporter les éléments d’appréciation », précise le président de la commission qui estime que globalement, la situation en l’Afrique centrale s’est améliorée depuis décembre 2016.

« Mais ces améliorations ne sont pas encore substantielles », relativise-t-il. Il ajoute qu’il est tout à fait normal que les chefs d’Etats puissent se réunir pour donner un coup de pouce pour que la situation s’améliore. « Au niveau de la réserve de changes la situation n’est pas très bonne, le taux de croissance n’est pas le meilleur, au niveau de rapatriement de recettes d’exportation, ce n’est pas dans la bonne direction. Donc nous avons déblayé le chemin et avons mis à la disposition des chefs d’Etats les différentes réflexions que nous avons à notre niveau qui vont permettre de nourrir la conférence des chefs d’Etats », informe-t-il.

CEMAC: une rencontre sur le financement de l’industrialisation se prépare à N’Djamena

Il s’agit de la 34e session du Comité intergouvernemental d’experts (CIE) pour l’Afrique centrale. Elle se tiendra du 18 au 21 septembre.

 

Du 18 au 21 septembre, les représentants des gouvernements de la sous-région et les experts du développement de l’Afrique centrale et du monde entier se retrouveront au Tchad dans le cadre de la 34e session du Comité intergouvernemental d’experts (CIE) pour l’Afrique centrale. La question du financement de l’industrialisation en Afrique centrale sera au centre des débats de ce rendez-vous parrainé par la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique.

Sous l’égide de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) et du gouvernement tchadien, les leaders des pays de l’Afrique centrale se sont donné rendez-vous du 18 au 21 septembre à N’Djamena, dans le cadre de 34e session du Comité intergouvernemental d’experts (CIE) pour l’Afrique centrale, pour débattre de la délicate question de financement de l’industrialisation dans cette sous-région.

D’après les organisateurs de cet évènement, celui-ci a pour objectif de mettre sur pied une plateforme de débats et de propositions devant permettre d’adopter une stratégie harmonisée de déblocage des financements pour l’industrialisation des économies d’Afrique centrale.

L’enjeu de cet important rendez-vous pour beaucoup d’experts est aussi de dégager des pistes qui permettront aux Etats de l’Afrique centrale, dont le Gabon, le Tchad et le Cameroun, de quitter le statut d’exportateurs de matières premières pour arriver à celui beaucoup plus bénéfique grâce à une diversification sectorielle et une industrialisation rapide.

Assurer la continuité du «Consensus de Douala»

A en croire la CEA, cette rencontre représente une opportunité pour les pays concernés. Elle permettra aux décideurs de la sous-région d’insister sur la diversification économique et la transformation structurelle comme évoquées lors des sommets extraordinaires des chefs d’États et de gouvernements de la CEMAC en 2016 et 2017 et comme cela s’illustre dans les divers plans nationaux d’industrialisation adoptés dans ces pays.

Aussi, ajoute la CEA, cette rencontre contribuera au maintien de la dynamique créée lors de la 33e session du CIE en octobre 2017 à Douala au Cameroun et à la mise en œuvre du «Consensus de Douala» qui tend à stimuler la diversification de l’économie de la sous-région par l’industrialisation fondée sur les ressources et le commerce.

CEMAC : un total de 1 216,6 milliards FCFA levé par émissions de titres publics

Les six pays de la zone ont levé cette somme durant la période allant de mai 2017 à mai 2018, sur le marché de la BEAC.

 

Le marché des titres publics de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), institut d’émission commune au Cameroun, au Congo, au Gabon, à la RCA, au Tchad et à la Guinée équatoriale, est devenu un important pourvoyeur de fonds pour ses Etats-membres, par ces temps de baisse généralisée des recettes publiques.

Timidement lancé en fin d’année 2011, avec pour principal animateur le Cameroun, ce marché des titres est désormais très couru. Selon les statistiques de la BEAC, révélées dans la newsletter du Douala Stock Exchange (DSX), la bourse des valeurs mobilière du Cameroun, entre mai 2017 et mai 2018, les Etats de la CEMAC y ont levé 1 216,6 milliards de francs Cfa à travers 139 émissions de titres publics (Bons et obligations du Trésor assimilables).

A en croire la même source, le marché a été largement dominé par les bons du Trésor assimilables (BTA). Les émissions de ces titres de créance de court terme, ont permis de mobiliser une enveloppe totale de 1 142,7 milliards de francs Cfa, contre seulement 73,8 milliards pour les Obligations du Trésor assimilables (OTA), qui sont des titres de créance de long terme (maturité de plus d’un an).

Zone francs : réunion des experts à Bercy

Les institutions des 14 pays de la zone Franc CFA se réuniront à Bercy en France pour plancher sur les mesures de convergence.

 

 

En prélude à la tenue à Paris du 5 au 8 octobre prochain de la réunion des experts et ministres des Finances des 14 Etats ayant en partage le Franc Cfa, les responsables et experts de l’espace monétaire se sont retrouvés à Bercy le 7 septembre 2018 pour plancher sur le rapport de convergence nominale et le projet de résolution sur la convergence.

Les représentants du ministère français des Finances et de la Banque de France, le commissaire de l’UEMOA, les experts de la BEAC, de la BCEAO et le président de la Commission de  la Cemac, Daniel Ona Ondo, ont passé en revue  l’évolution « satisfaisante, bien que fragile », des indicateurs économiques.

Pour la Commission de la Cemac, l’analyse des critères de convergence que sont le solde budgétaire de référence, le taux d’inflation, le taux d’endettement public et l’accumulation d’arriérés de paiement, démontre que les programmes avec le FMI et surtout les mesures d’ajustement prises au niveau du Programme économique et financier de l’espace communautaire (Pref-Cemac), sont de nature à relancer les économies d’Afrique centrale.

Parmi les thématiques prévues pour la réunion des ministres de la zone Franc du mois d’octobre, figurent l’examen des perspectives macroéconomiques ou encore la mobilisation des ressources propres et la lutte contre le blanchiment de capitaux.

CEMAC : bientôt une politique minière commune

Ceci a pour but d’attirer les investisseurs étrangers dans les pays de la communauté.

 

La Commission de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) dirigée par le Gabonais Daniel Ona Ondo, a lancé le 30 août, un appel d’offre en vue du recrutement d’un bureau d’études pour l’élaboration de la politique minière commune en zone CEMAC.

Selon Daniel Ona Ondo, la définition d’une politique minière commune repose sur l’intérêt de disposer, à terme, d’un cadre législatif et réglementaire sans grandes disparités entre les Etats membres de la Communauté (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad), de manière à attirer les investisseurs étrangers directs. Les manifestations d’intérêt doivent être déposées sous pli fermé au siège provisoire de la Commission à Malabo, en Guinée équatoriale, ou par mail au plus tard le 27 septembre 2018 à 10 heures.

Le sous-sol de la zone, selon la Commission de la CEMAC est riche en ressources minières : manganèse, fer, bauxite, cobalt, nickel, potasse, uranium, or, argent, diamant, cuivre, etc. Le Cameroun, par exemple, possède la 6è réserve mondiale de bauxite (non encore exploité) et le Gabon est le deuxième producteur mondial de manganèse avec 30% des réserves mondiales. Cependant, note la Commission, la sous-région ne tire pas assez profit de ces importantes ressources encore faiblement exploitées et surtout exportées à l’état de matières premières non transformées.

 

CEMAC : le rythme d’endettement va réduire en 2018

C’est ce qui ressort du nouveau rapport de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC).

 

Le rapport sur la politique monétaire de la sous-région, produit par la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), au terme du premier trimestre 2018, rendu public le mois dernier, devrait certainement baisser les inquiétudes suscitées par le recours massif à l’endettement des pays de la zone Cemac, ces derniers temps.

En effet, selon la BEAC, en 2018, le ratio du service de la dette sur les recettes budgétaires des pays de la CEMAC devrait connaitre un fléchissement, tandis que l’encours de la dette extérieure devrait se redresser.

L’institution financière justifie cette amélioration par deux principaux facteurs, à savoir : la limite des marges de manœuvre budgétaires établies par la mise en œuvre des mesures de consolidation budgétaire inscrites dans les programmes financiers du FMI d’une part, et la remontée des cours du pétrole brut qui pourrait accroître les ressources des Etats, d’autre part.

Selon cette banque centrale, ces mécanismes devraient ainsi permettre au ratio du service de la dette sur les recettes budgétaires de fléchir à 16,4% en 2018, au lieu de 22,1% comme prévu, contre 17,1 % en 2017. Tandis que celui du service de la dette rapporté aux exportations de biens et services reviendrait de 9,0% en 2017, à 8,9% cette année (après 11,9% initialement anticipé).

L’encours de la dette extérieure en revanche, se redresserait quant à elle à 33,9% du PIB en 2018 (au lieu de 32,6% initialement attendu), contre 33,3% en 2017, tandis que celui de la dette intérieure serait de 12,9% du PIB, après 15,6% en 2017, pour un encours total de la dette globale de 46,7% du PIB, contre 48,9%, un an plus tôt.

Par pays, l’encours de la dette publique extérieure en pourcentage du PIB s’observera avec beaucoup de variations.

Ainsi, au Cameroun, il sera de 25,8% contre 24,6% en 2017 ; en RCA, 36,0%, après 38,9% un an plus tôt ; au Congo, 90,5% contre 97,2% en 2017 ; au Gabon, 40,7% contre 40,5% un an auparavant ; en Guinée équatoriale, 12,8%, après 11,2% en 2017 et enfin au Tchad il s’élèvera à 22,0%, contre 19,7%, il y a un an.

Quant au service de la dette extérieure rapporté aux recettes budgétaires, il sera de 10,3%, contre 8,8% en 2017 au Cameroun ; 7,0%, après 4,2% en 2017 en RCA ; 31,5% contre 24,0% en 2017 au Congo ; 18,8% contre 31,5% en 2017 au Gabon ; 8,2% contre 7,3% antérieurement en Guinée équatoriale et de 16,3% contre 30,0% en 2017 au Tchad.

S’agissant du service de la dette extérieure rapporté aux exportations de biens et services, il sera de 8,4% après 7,1% en 2017 au Cameroun ; 3,9% contre 2,0% en 2017 en RCA ; 13,9% contre 9,5%, un an plus tôt au Congo ; 8,6% contre 13,8% en 2017 au Gabon ; 3,8% après 3,1% un an auparavant, en Guinée équatoriale, et enfin de 6,2% contre 12,3% en 2017 au Tchad.

CEMAC : La BEAC réfléchit a comment gérer ses réserves de change

La Banque sous-régionale serait en train d’examiner la possibilité d’options complémentaires à la gestion actuelle de ses réserves de change.

 

Aujourd’hui, dans le cadre des accords monétaires qui lient cette sous-région à la zone Euro, et donc la France, l’institution doit recevoir tous les revenus en devises générés par les activités de ses Etats membres, et en déposer une partie (50% actuellement) dans un compte des opérations (rémunéré) qui est logé au trésor public français, afin de garantir la convertibilité illimitée de sa monnaie.

Mais dans la pratique, certains Etats, notamment les gros producteurs de pétrole, n’ont pas toujours effectué un rapatriement de tous leurs revenus extérieurs, créant ainsi une distorsion dans la gestion de la politique monétaire. Les raisons avancées par ce non-respect des Etats sont nombreuses.

Selon le Fonds Monétaire International qui les suit de près, on relève le fait de vouloir satisfaire à l’exigence de constituer de fonds de contrepartie pour la réalisation, par des partenaires au développement, de certains travaux d’infrastructure (un cas observé surtout avec la République du Congo). D’autres souhaitent avoir plus de flexibilité en cherchant à échapper à la rigidité de la BEAC. Il y a aussi les échecs passés de l’institution et la volonté de gagner plus de ses réserves.

La BEAC veut diversifier ses partenaires dans la gestion des réserves de change. Elle pourrait ainsi travailler avec d’autres banques centrales et commerciales, susceptibles de générer de meilleurs rendements et permettre une gestion plus souple des avoirs en devises.

Mais convaincre les dirigeants à la tête des pays de la CEMAC n’est pas une mince affaire. Dans le cadre du programme des réformes économiques actuellement en cours de mise en oeuvre, l’institution d’émission de la monnaie a souhaité que soit mis à sa disposition, les contrats miniers et pétroliers qui génèrent le gros (70%) des revenus en devises de la sous-région.

Elle n’a reçu aucun refus officiel jusqu’à maintenant, mais n’a pas obtenu non plus de réponses positives. Les Etats de la CEMAC semblent s’être disciplinés avec la crise des devises qui n’est toujours pas partie de leur porte. De près de 36% en 2009, les réserves de change non rapatriées par les Etats de la CEMAC étaient estimées à environ de 22% seulement à la fin 2016. Mais ce chiffre peut être plus important si on prend en compte la faible publication des données.

Agir est d’autant plus urgent pour la banque centrale, que les résolutions prises lors de la rencontre urgente de décembre 2016 à Yaoundé au Cameroun, sont mise en oeuvre à des dégrés divers. Si le Gabon, le Cameroun et le Tchad sont parvenus à un accord avec le FMI, le Congo tarde à avancer. Or, le flou qui entoure la situation de la dette extérieure de ce pays constitue un défi pour la sous-région.

Dans le même sens, la crise n’est toujours pas passée. Malgré de gros efforts, le Cameroun qui concentre le plus gros des réserves de change, bien que n’étant que le quatrième exportateur de la CEMAC, a débuté l’année 2018 sur un creusement de sa balance commerciale.

A la fin du mois d’avril 2018 (date à laquelle les données sont disponibles), les avoirs extérieurs nets de la CEMAC se situaient à 3096 milliards de FCFA (5,43 milliards $). Ils ne représentaient que 2,5 mois des importations de la sous-région. Un niveau en dessous de la moyenne standard fixée à 3 mois par ses dirigeants, et plus faible que le niveau de référence de 6 mois requis pour les pays qui partagent le même statut monétaire.

 

 

CEMAC : Les investisseurs préfèrent les bons du Trésor de 26 semaines

Cela a été inscrit dans un rapport de a BEAC publié il y a quelques jours seulement.

 

La Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) vient de publier un rapport sur la politique monétaire de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), une zone constituée par : le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, la Centrafrique et le Tchad.

L’analyse par maturité de la BEAC révèle que les investisseurs de la CEMAC ont une préférence pour les bons du Trésor (titres d’emprunts à court terme qui servent à financer la dette et les emprunts d’un gouvernement) de 26 semaines.

En effet, rendu à avril 2018, il y a eu 49 émissions de bons du Trésor (BTA) de 13 semaines pour une valeur globale de 353 milliards FCFA ; 55 émissions de BTA à 26 semaines ont été effectuées pour un montant total de 474,7 milliards FCFA ; 30 émissions de BTA à 52 semaines pour 315 milliards FCFA. Ce qui fait un total global de 1 142,7 milliards FCFA.

En matière de bons du Trésor, le Gabon est leader (455,6 milliards FCFA), suivi du Tchad (300,8 milliards), le Cameroun (214,2 milliards), la Guinée équatoriale (113,5 milliards), le Congo (36,6 milliards) et la Centrafrique (19 milliards)

S’agissant du compartiment des obligations du Trésor assimilables (emprunts d’Etat, émis pour une durée de 2 ans minimum), il a été essentiellement animé par le Gabon et le Tchad qui y ont levé 73,8 milliards FCFA, à la suite de cinq émissions.

BEAC : 265 milliards FCFA injectés dans les banques de la CEMAC

Avec ce nouveau flux financier, la Beac passe la barre des 2000 milliards de francs injectés dans les banques de la Cémac depuis juin 2018.

 

La Banque des États de l’Afrique centrale (Beac) se propose de fournir des liquidités aux différentes banques commerciales des six pays membres de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cameroun, Congo, Gabon, Tchad, Guinée équatoriale et République centrafricaine).

A cet effet, pour faire face aux différents besoins financiers desdites structures, la Beac, l’institution financière sous-régionale, qui avait besoin de 265 milliards de francs, rémunérés aux taux minimum de 2,95 %, a eu recours aux différentes places financières par appel d’offres.

Seize participants se sont manifestés. Le montant total des offres exprimées s’est élevé à 347,6 milliards de francs, soit un taux de souscription de 131,17%.

C’est donc une véritable bouffée d’oxygène pour les banques commerciales de la sous-région qui pourront davantage financer leurs activités.

 

 

CEMAC: la CEBEVIRHA a besoin de 130 milliards

Les différents pays de la communauté ont signé un accord en début de ce mois afin de chercher les fonds nécessaires au fonctionnement de l’organe.

 

Les pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) cherchent des fonds pour appuyer leur organisation commune à savoir : la Commission Economique du Bétail, de la Viande et de Ressources Halieutiques (CEBEVIRHA). Cela a fait l’objet d’un accord à Malabo au début de ce mois.

La Commission Economique du Bétail, de la Viande et de Ressources Halieutiques a besoin de 130 milliards de francs CFA pour participer  à la production animale, halieutique durable et suffisante. Le but étant d’assurer la sécurité alimentaire des populations des six pays de la Cemac et, de favoriser l’émergence des chaines de valeur pour réduire la pauvreté. L’ambition est de participer à la croissance du Produit Intérieur Brut (PIB), comme souhaité dans le plan stratégique 2015-2025 de la CEBEVIRHA.

Ce plan est décliné en 5 points stratégiques, 16 programmes et 55 projets, issus des priorités des Etats de la Cemac. Il résulte d’un constat des secteurs de l’élevage, de pêche et de l’aquaculture des six  pays membres de ladite institution.

Compte tenu de la crise financière dont souffrent ces Etats, mobiliser 130 milliards n’est pas une chose facile.  Il devient nécessaire pour la Cemac de mobiliser les fonds internationaux. C’est ce qui a occasionné la signature d’un accord entre la CEMAC et MRP (une ONG belge) à Malabo pour la mobilisation des ressources conséquentes.  Pour ce faire, une table ronde des donateurs est prévue à Bruxelles, en décembre prochain.