Tchad : environ 500 mille enfants seront vaccinés contre la rougeole

 » Comment riposter contre l’épidémie de la rougeole au Tchad ? « , est la question a fait l’objet d’une rencontre entre le ministère de la Santé publique et ses partenaires techniques et financiers, ce mardi à N’Djamena.

Depuis son apparition en 2018 au pays, la rougeole a fait plus de 283 victimes. Cette rencontre qui s’est tenue le 19 mars consiste à circonscrire les flambées épidémiques dans le pays afin de réduire la morbidité et la mortalité due à la rougeole.

Ce plan de riposte contre la rougeole prévoit vacciner 95% des enfants de 6 mois à 9 ans afin de contribuer à rompre la chaine de propagation de cette épidémie. Mais aussi assurer une bonne coordination des activités de la riposte à tous les niveaux et une bonne gestion des données, conduire une évaluation post-campagne

Au total 9 districts sanitaires totalisant 5 810 cas sont retenus pour ces activités de lutte contre cette épidémie qui permettra de vacciner 521 296 enfants de 6 mois et 9 ans.

Rappelons que les premiers cas de cette maladie ont été déclarés fin avril 2018 dans les districts sanitaires d’Ati, de Bokoro et de Gama, tous situés dans la partie Nord du Tchad. En 2018, le ministère de la Santé publique fait état de plus de 3 000 cas suspects de rougeole répartis dans 105 districts sanitaires du pays.

 

Tchad : trente motos remises aux gagnants de la Promo MAXI KDO

Le 19 mars 2019, ce sont dix gagnants qui ont reçu leurs MOTOS des mains du personnel de Tigo Tchad.

Ils sont trente à gagner des motos pour la première session de la Promo MAXI-KDO. La direction générale de Tigo Tchad a procédé ce 19 mars 2019 à la remise des motos aux intéressés. Pour  la province de N’Djamena, ils sont douze à gagner après tirage au sort.

Le bal de remise des motos a été ouvert par le directeur Afrique de Tigo le 13 mars. Hier, deux premières motos ont été remises aux gagnants. Pour rappel, le tirage au sort des MOTOS a été réalisé par les consommateurs et pour les consommateurs, comme cela a été le cas pour le #GAGNANT de la voiture de la précédente #PROMO.

Pour profiter des KDO, il suffit simplement de souscrire aux forfaits #MAXI_Appels ou #MAXI_MB sur *909#. Les achats multiples permettent de maximiser les chances de gagner. En d’autres termes, il suffit de souscrire plusieurs fois aux forfaits #MAXI_Appels ou #MAXI_MB pour augmenter vos chances de gagner par tirage au sort. Soixante motos restent en jeu.

Tchad : Mariam Oudar en lice pour le Prix de la femme entrepreneure innovante

Dans le cadre de la campagne « Mon lait est local », Mariam Oudar est en compétition pour le concours régional sur le lait local. Cette compétition vise à primer des femmes engagées et innovantes dans le secteur du lait local en Afrique de l’Ouest et au Tchad.

Mariam Oudar est la première femme non scolarisée à oser concourir à un prix sous régional.

Ouvertes le lundi 18 mars 2019, les votes continuent jusqu’au 22 mars. L’objectif de la compétition organisée dans le cadre de la 3ème édition du Forum africain des femmes leaders a pour objectif de promouvoir et rendre visible la place des femmes dans les chaines de valeur « lait local ». Forum en question aura lieu du 29 au 31 mars 2019, à Ouagadougou au Burkina Faso.

Il s’agit en effet, dans le cadre de cette activité de mettre en exergue les talents de 3 femmes reconnues pour leur engagement et innovation dans la filière lait local afin qu’elles servent de modèles aux autres femmes engagées ou qui veulent s’engager dans ce domaine.

Tchad : le gouvernement appelle à la mobilisation de 476 millions de dollars pour répondre à l’urgence humanitaire en 2019

Le gouvernement du Tchad et la communauté humanitaire ont appelé, le mardi 19 mars, par un communiqué de presse, les donateurs à un financement de plus de 470 millions de dollars pour aider des millions de personnes en urgence humanitaire.

Cet appel a été lancé à l’occasion du forum humanitaire et développement  couplé cette année au lancement conjoint du plan de réponse humanitaire et du plan de réponse pour les réfugiés 2019-2020. Ces plans ciblent plus de 2 millions de personnes plus vulnérables.

Vu le faible contexte de développement, le Tchad continue d’être affecté par une situation de crises humanitaires complexes marquées par les déplacements des populations, l’insécurité alimentaire et les urgences humanitaires. Le ministre de l’Economie et de la Planification du développement, Issa Doubragne a insisté sur l’importance de poursuivre le travail conjoint afin de réduire durablement les vulnérabilités.

Les déplacements de populations forcées de fuir les violences et l’insécurité continuent dans les zones frontalières, avec près de 708 400 personnes en situation de déplacement dont 450 000 réfugiés et demandeurs d’asile, au Sud, à l’Est et à l’Ouest du pays.

Sur l’ensemble des besoins en financement exprimés, près de 212 millions de dollars sont nécessaires pour répondre aux besoins des 450 000 personnes réfugiées et demandeurs d’asile. Ils  proviennent pour la plupart de la République centrafricaine, du Nigeria, du Soudan ainsi que des retournés tchadiens et des personnes à risque d’apatridie.

Aussi, la situation nutritionnelle demeure en constante dégradation, tel que souligné dans le plan de réponse humanitaire évoquant une augmentation des cas de malnutrition de 29% par rapport à l’année 2018. De plus, 3,7 millions de personnes seront en situation d’insécurité alimentaire pendant la période de soudure dans six départements des provinces du Tibesti et du Lac nécessitant une aide d’urgence.

Face à cette urgence humanitaire, le gouvernement du Tchad et toute la communauté humanitaire ont insisté sur la mobilisation des ressources et la nécessité d’agir à travers une approche intégrée. « Nous en appelons à la générosité des donateurs et les exhortons à continuer de soutenir nos actions en faveur des personnes vulnérables », demande le coordonnateur humanitaire au Tchad, Stephen Tull.

Tchad : la jeunesse Massa tient son premier forum de réflexion à N’Djamena du 22 au 23 mars

La jeunesse Massa tient son premier forum de réflexion du 22 au 23 mars au Centre culturel Al-Mouna, à N’Djamena. Cette édition est placée sous le thème : « La jeunesse Massa face au défi du développement socio-économique et culturel ».

Les Massa communément appelés « Banana », terme qui signifie « mon ami » et par lequel ils accueillent les visiteurs, sont un peuple du bassin du Logone. Ils vivent dans les plaines marécageuses des régions du Mayo-Kebbi au Tchad et du Mayo-Danaye au Cameroun. Localisé entre le 10° et le 11° degré de l’altitude nord et les 15 e et 17 e degrés de longitude Est, ce groupe ethnique fait partie des populations païennes (Musgum, Musey, Tupuri, Mundang, Kuang, Sara du sud voir Birom et Bachama du Nigeria) que  Dr Malbrant appelle les fétichistes. Ces peuples collaborent en des nombreuses occasions, activités commerciales, pêche et chasse collectives.

La jeunesse Massa est, de nos jours, en mal de repères culturels. Gagnée par l’esprit égocentrique hérité des élites partisanes du clivage, cette jeunesse ne sait plus à quel saint se vouer. « Il est donc temps de revenir comme un seul homme, passé en revue tous les maux qui minent cette génération pourtant marquée de plein corps par la mondialisation », lance le coordinateur adjoint du comité d’organisation du FREJEM, Allafi Amadou Nganansou.

Ce forum, dont il est question, vise à relever le défi à travers des conférences-débats, des projections de films culturels massa et recueillir des propositions afin d’élaborer une feuille de route pour pallier les maux qui minent la société Massa. Ce forum verra la participation de la jeunesse Massa sans distinction.

 

Tchad : les plans de réponse humanitaire et des réfugiés 2019 déjà lancés

Le ministère de l’Economie et de la Planification du Développement et les principaux acteurs de l’aide au Tchad ont procédé ce mardi 19 mars au lancement du 3ème Forum Humanitaire et Développement pour la présentation du plan de réponse humanitaire 2019.

Le Forum Humanitaire et Développement est un cadre régulier d’échange d’informations et de connaissances entre les principaux acteurs de l’aide humanitaire au Tchad. C’est un rendez-vous annuel qui permet de faire un état des lieux de la situation des personnes nécessitant de l’aide humanitaire et la présentation des planifications des actions humanitaires de l’année 2019.  Au cours du forum, des discussions sont engagées sur des questions complexes en vue d’en avoir une compréhension commune, tout en faisant progresser la nouvelle façon de travailler au Tchad.

Selon le coordonnateur humanitaire des Nations Unies au Tchad, Stephen Tull, en 2019, la communauté humanitaire ciblera 2 millions de personnes selon les priorités humanitaires axées sur trois objectifs stratégiques : sauver et préserver la vie et la dignité des populations affectées ; réduire la vulnérabilité des populations affectées à travers le renforcement de la résilience ; contribuer à la protection des populations vulnérables et renforcer la redevabilité envers les populations affectées. « Le caractère chronique des crises humanitaires au Tchad nous appelle à renforcer notre capacité de préparation à la réponse et à investir davantage dans les actions préventives pour atténuer les risques et conséquences humanitaires » souligne-t-il.

Cette 3ème  édition du forum va mettre en lumière quelques programmes clés visant à assister les populations les plus vulnérables, en faisant avancer le développement local, la paix, la justice et la sécurité. « Le gouvernement reconnait l’importance de ces deux documents stratégiques qui sont alignés sur le PND 2017-2021, et qui visent à maximiser l’impact des interventions humanitaires tout en favorisant la réduction des risques et vulnérabilité en faveur d’un développement plus durable et résilient » soutient Issa Doubragne, ministre de l’Economie et de la Planification du Développement.

Outre, l’ensemble des acteurs pencherons au cours du forum sur le plan national de réponse aux réfugiés  et d’engager les discussions et réflexions sur l’optimisation des ressources humanitaires et de développement, en appui au gouvernement.

Tchad : le révolutionnaire Albadour Acyl Ahmat Akhabach est de retour au bercail

D’après l’annonce faite par la Présidence de la République, il a regagné le sol national dans la matinée de ce lundi 18 mars. Le retour de cet opposant est « la résultante de la politique de la main tendue prônée par le chef de l’Etat », est-il précisé dans le communiqué.

Accueilli par le directeur de cabinet civil adjoint du Président de la République, Brahim Mahamat Djamaladine et le conseiller diplomatique du Chef de l’Etat, Acheïkh Ibn Oumar, M. Albadour Acyl Ahmat Akhabach a été conduit à la villa des hôtes.

Albadour Acyl Ahmat a été chef de service à la Direction du Protocole de la Présidence de la République lorsqu’il a opté pour la lutte armée en intégrant le mouvement CDR de son feu père Acyl Ahmat Akhabach.

Parents, amis et connaissances ont également fait le déplacement de la villa des hôtes à N’Djari pour lui souhaiter un bon retour parmi eux. Le retour au Tchad, ce 18 mars 2019, du désormais ex-maquisard Albadour Acyl Ahmat Akhabach fait suite à l’amnistie générale décrétée par les autorités après la promulgation de la loi fondamentale du 4 mai 2018.

Afrique – TEF : les candidats sélectionnés pour le Programme d’entrepreneuriat 2019 seront connus le 22 mars

La Fondation Tony Elumelu (TEF), la principale philanthropie africaine engagée pour l’autonomisation des entrepreneurs africains, annoncera les noms des candidats sélectionnés pour l’édition 2019 de son programme d’entrepreneuriat le 22 mars prochain.

L’événement, qui représente la cinquième édition du programme d’entreprenariat de la Fondation, aura lieu dans les locaux de l’Hôtel Transcorp Hilton à Abuja.

  • Plus de 1 000 entrepreneurs de 54 pays africains participent à l’édition 2019
  • Un événement à suivre sur TEFConnect – le hub numérique de l’entrepreneuriat en Afrique

Chaque année, la Fondation Tony Elumelu ouvre son portail de candidatures aux entrepreneurs africains avec des projets d’entreprises et des entreprises embryonnaires de moins de trois ans. Dans le cadre de son programme d’entreprenariat de 100 millions de dollars, la Fondation autonomise chaque année 1 000 entrepreneurs qui bénéficient d’un capital d’amorçage non remboursable de 5 000 dollars, d’un accès à des mentors, d’un programme de formation de 12 semaines et des possibilités de promouvoir leurs entreprises auprès d’un public international. Tous les candidats ont accès à TEFConnect, le hub numérique de l’entreuprenariat en Afrique, qui offre un accès aux réseaux, à la formation, à d’autres sources de financement et à des opportunités d’affaires.

Afin de faire bénéficier sa trousse d’outils d’entreprenariat éprouvée au grand nombre d’entrepreneurs, la Fondation a lancé en 2018 TEFConnect, la plateforme de réseau numérique pour les entrepreneurs africains. Cette plateforme, qui compte actuellement plus de 400 000 utilisateurs, offre aux entrepreneurs la possibilité de se mettre en réseau, de suivre des formations et de nouer des partenariats d’affaires afin de développer leurs activités au-delà des frontières physiques.

Au cours des quatre premières années depuis le lancement de son programme d’entreprenariat, la Fondation a autonomisé directement 4 000 entrepreneurs africains et indirectement 470 autres entrepreneurs avec l’appui de partenaires de la Fondation. La Fondation a récemment nommé Ifeyinwa Ugochukwu au poste de Directrice générale à compter du 1er avril. Ugochukwu succède à Parminder Vir, OBE, qui continuera de contribuer avec son expérience et son expertise en tant que membre du conseil consultatif de la Fondation.

La nouvelle Directrice Générale, Ifeyinwa Ugochukwu, a souligné l’importance des partenariats pour toucher des entrepreneurs supplémentaires en dehors de l’engagement annuel de 1 000 entrepreneurs de la Fondation.

“Chaque année, nous constatons une augmentation significative du nombre de candidatures. Notre partenaire dans la mise en œuvre, Accenture Development Partnerships, examine et finalise actuellement les candidatures. Plus de 215 000 entrepreneurs de 54 pays africains ont postulé, contre 151 000 l’année dernière, avec une augmentation de la participation des femmes de 62 000 en 2018 à 90 000 en 2019. Ces chiffres croissants témoignent du désir brûlant de l’entrepreneur africain à développer notre continent, et nous devons convertir de toute urgence cette passion en entreprises viables pour assurer le développement de notre continent”.

“Notre programme a développé un mécanisme robuste pour orienter les capitaux de manière efficace et effective vers ceux qui peuvent les déployer dans les communautés locales avec le plus grand impact. Nous sommes disposés à travailler avec des partenaires afin de faire évoluer la plateforme et les processus que nous avons créés. L’autonomisation des entrepreneurs africains doit être une responsabilité partagée pour créer une prospérité économique pour tous”, a-t-elle déclaré.

Osato Noah, Responsable Afrique de l’Ouest d’Accenture Development Partnerships, a déclaré : “nous travaillons avec la Fondation Tony Elumelu depuis le lancement de son programme d’entreprenariat. En 2015, lors de la première édition du programme, nous avons examiné 20 000 candidatures pour la Fondation et cette année-ci, nous en avons examiné plus de 215 000. La diversité et la rapidité avec lesquelles les candidatures ont évolué au cours des quatre dernières années ont été incroyables. Nous félicitons la Fondation Tony Elumelu pour son engagement en faveur de la transparence du programme et Accenture est fier de s’associer à la réalisation de ce projet panafricain”.

La cérémonie d’annonce de la sélection comprendra également une réunion des anciens bénéficiaires nigérians du programme de la TEF, ainsi qu’un dialogue interactif avec le Promoteur de TEF, Tony O. Elumelu, CON.

 

Tchad : le ministre de l’Enseignement Supérieur fait sa tournée dans les universités de la zone septentrionale du pays

Le ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Rechercher et de l’Innovation, Dr Houdeingar David Ngarimaden, entame une visite des universités, instituts universitaires et écoles normales dans la zone septentrionale, à partir d’aujourd’hui, 19 mars 2019.

Pendant dix jours, jusqu’au 27 mars, le chef du département de l’Enseignement supérieur, Dr Houdeingar David Ngarimaden, va vivre la réalité de terrain à l’Université Adam Barka, à l’Institut national des sciences et techniques d’Abeché et à l’Ecole normale supérieure d’Abéché. Il se rendra ensuite, à l’Institut national supérieur des arts et métiers de Biltine, puis à l’Université polytechnique de Mongo et à l’Université d’Ati.

Deux mois après la tournée dans les établissements publics d’enseignement supérieur  dans la zone méridionale, le ministre Houdeingar veut connaitre les réalités de ceux du septentrion. Il s’agit notamment des difficultés auxquelles font face ces établissements d’enseignement du supérieur, à l’exemple des grèves, de la gouvernance, de l’élasticité des années académiques universitaires. Bien d’autres sujets feront l’objet des rencontres que présidera le ministre de l’Enseignement supérieur.

Ces réunions verront la participation, en dehors de la délégation du ministre, des administrations de chaque établissement, ainsi que des partenaires dont le Synecs (Syndicat national des enseignants chercheurs du supérieur) et l’Unet (Union nationale des étudiants tchadiens). Une occasion toute indiquée pour le ministre Houdeingar de faire certaines mises au point puis encourager les responsables de ces établissements à se mettre au travail pour redonner à l’enseignement supérieur ses lettres de noblesse. Pendant sa tournée, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation présidera également des conseils d’administration de ces établissements d’enseignement supérieur.

Le Chef du département de l’Enseignement supérieur qui a entamé sa tournée dans le chef-lieu de la province du Ouaddaï est arrivé ce 19 mars à 9h15mn, à bord d’un avion de la compagnie Tchadia Airlines, où il a été accueilli par le gouverneur de la province du Ouaddaï. Etaient également présents le maire de la ville, les proches collaborateurs du gouverneur ainsi que les responsables des établissements d’enseignement supérieur de la province du Ouaddaï.

 

Tchad : le ministère de la santé publique lance deux projets d’appui aux soins de santé de base au profit du secteur rural

Ce lundi 18 mars, le ministère de la Santé publique et ses partenaires techniques et financiers ont procédé au lancement, de deux projets d’appui aux soins de santé de base en faveur du monde rural.

Il s’agit du projet M’PACOS (mettre les patients aux couvertures de la santé primaire) et le PASFASS (projet d’autonomisation sociale de des femmes tchadiennes par l’accès aux services de santé avec une durée de 3 ans (2019-2022). Le 1er projet se localise dans la zone du Logone occidental et le Mandoul ; le second dans le Moyen Chari et l’Ouaddaï.

L’objectif de ces projets est d’améliorer l’accès des populations a des soins de santé de base de qualité, en améliorant la disponibilité et l’utilisation des services de santé maternelle et néonatale, infantile et des adolescentes (SMNIA),de santé sexuelle et reproductive (SSR) et de planification familiale (PF) dans les régions transfrontalières du Ouaddaï et du moyen Chari .

Ses composantes se situent sur  la gouvernance et le système de santé, l’amélioration de l’offre de soins en SMNI/SSR/PF et l’amélioration de la demande de soins en matière de soins. Ce projet permettra à 125 247 femmes et 12 000 enfants de moins de 5 ans de bénéficier d’une offre de soins améliorée et sensible au genre. 70 000 personnes dont 64 leaders communautaires bénéficieront des actions communautaires.

Renforcement de la qualité de l’offre des services, recherches d’actions, le projet cible 548 000 personnes qui bénéficieront d’un accès amélioré des soins de qualité. Ces projets ont un budget de quatre millions d’euros chacun pour une durée de 36 mois soit 3 ans.

Le ministre de la Santé publique, Aziz Mahamat Saleh, dans son allocution a affirmé que « la santé de la mère et l’enfant fait partie des priorités. Elle constitue un véritable challenge pour notre pays le Tchad. » Il a tenu aussi à féliciter les efforts des accompagnateurs et les partenaires. L’ambassadeur de la France au Tchad, Philippe Lacoste, d’ajouter « C’est au Tchad que ces projets ont été financés directement par l’AFD. Cela fait suite au rapprochement de ces agences pour l’amélioration de la politique de la santé publique. »

L’expertise France est le maître d’œuvre du projet, l’ONG Actions santé femme et mouvement français du planning familial MFPF ont été désignés comme intervenants et modes opératoires pour la pérennité des actions et les résultats rapides. Leurs missions seront également de mobiliser des missions de compagnonnage auprès des prestataires de soins dans le domaine de la SSR et des droits des femmes.

 

Tchad : Abakar Moussa Azzami intronisé premier chef de canton de Bira (province du Kanem)

Le tout premier chef de canton de Bira, dans la province du Kanem, Abakar Moussa Azzami, a pris fonction, suite à une cérémonie d’intronisation, le weekend dernier.

Le premier chef de canton de Bira, Abakar Moussa Azzami, a été intronisé le samedi 16 mars 2019. L’installation a été faite par le sous-préfet de Mao, en présence d’une délégation venue du Niger, de N’Djamena, et d’autres provinces du pays. Il a été nommé par décret n°981/PR/MATGL/2017 du 14 juillet 2019.

La lecture du saint coran a marqué l’entame de la cérémonie d’intronisation. Le sous-préfet de Mao, a tenu à rappeler au nouveau chef de canton, ses responsabilités légales et politiques.

Le président du groupement parlementaire du MPS (Mouvement patriotique du salut), Ali Koloutou Tchaimi, a félicité la province du Kanem pour la cohabitation pacifique exemplaire. Selon lui, durant ses cinq ans à l’hémicycle, aucun conflit n’a été enregistré dans cette province.

Ali Koloutou Tchaimi a tout de même exhorté la population de la province du Kanem à continuer à cultiver le vivre ensemble, préserver les acquis et encourager la scolarisation des enfants.

Le député Adoum Ali Kedelaye a formulé des motions de remerciements aux personnes de bonne volonté qui ont aidé dans les préparatifs ainsi que dans l’organisation matérielle de cette intronisation.

 

Tchad : N’Djamena prépare la 1ère édition de la semaine du rire pour le Festival International de l’Humour

Le comité d’organisation du festival international du rire, la semaine du rire à N’Djamena a annoncé au cours d’une conférence de presse la tenue de ce festival du 21 au 24 mars à N’Djamena.

Placé sous le thème ‘’Ensemble construisons notre cher pays le Tchad’’, le festival international dénommé la semaine du rire se déroulera du 21 au 24 mars 2019 à N’Djamena, capitale du Tchad. Le festival ne sera pas seulement une occasion de se distraire mais un moment pour faire passer des messages forts de conscientisation, de cohésion sociale entre les fils du Tchad. C’est ainsi que durant les quatre jours du festival, des thématiques telles que la paix, la cohabitation pacifique, l’amour de la patrie, la non-violence, le développement socioéconomique seront débattues.

Selon le président du comité d’organisation de ce festival, Charles Badjam, l’intérêt d’un tel événement pour le Tchad est de positionner N’Djamena sur la scène internationale de la culture. Car, dit-il, le Tchad a tristement dominé l’actualité internationale tant par des guerres que par des soubresauts politico-militaires qui ont mis à mal la cohésion sociale.

Avec pour objectif un rendez-vous annuel où des artistes confirmés d’Afrique et les nouveaux talents se confondent, le festival verra la participation des poids lourds de l’humour, tels que Gohou Michel, Mamane, Agalawal, Digbeu Cravate ; et des musiciens du rang de DJ Kerozene, Daphné, Tenor. Et aussi des artistes locaux, Abdoulaye Nderguet, Colonel Dinar, Menodji etc.

Cette première édition est un grand défi pour les Tchadiens. « Nous devons nous mobiliser pour rendre la fête belle et pour que notre cher pays le Tchad et surtout N’Djamena entre dans le concert des capitales de la culture », a invité Charles Badjam. Le festival se déroulera à l’hôtel Radisson Blu, au Palais du 15 janvier et au stade Idriss Mahamat Ouya.

 

Tchad : le HCR participe à la consolidation du plan opérationnel 2020

Le Haut-Commissariat des Nations-Unies aux Réfugiés (UNHCR) a organisé un atelier de consolidation du plan opérationnel (COP 2020) le lundi 18 mars 2019.

Réunissant les différents acteurs financiers et techniques, l’objectif est de passer au peigne les stratégies pour contenir les attentes des réfugiés en 2020.

Dans la synthèse des travaux, il est ressorti que le HCR traverse une période de transformation  profonde avec la décentralisation et la régionalisation qui vont impacter l’approche programmatique pour l’exercice biennal 2020-2021. Pendant la même période, la démarche stratégique imposera l’alignement aux nouvelles dynamiques telles que le Nexus humanitaire-Développement, aux Objectifs de Développement Durable, à la réforme des Nations-Unies, à l’opérationnalisation du plan d’action de CRRF/Global compact on Refugee, l’interface avec les nouvelles initiatives (PARCA, DIZA et PADLFIT) ainsi que l’inclusion des réfugiés dans le Plan national de Développement

En dépit de la réduction de moyens financiers (-11% par rapport à 2018), la planification au travers toutes les situations traduira en actions les objectifs transversaux suivants :

  • L’amélioration de l’environnement de protection
  • L’accès aux services sociaux et économiques
  • L’accès aux solutions durables
  • L’accès aux moyens d’existence

Aux termes des débats et discussions en groupes, il a été relevé ce qui suit :

Suite à une petite amélioration enregistrée du côté du Soudan, il est anticipé une augmentation de nombres de réfugiés candidats au rapatriement. La réponse humanitaire va continuer avec un focus sur la recherche de solutions pérennes ;

Pour les réfugiés centrafricains, les prospectives de solutions durables seront limitées à la réinstallation. La villagisation sera la voie pour améliorer la protection de réfugiés et leur intégration dans les communautés d’accueil.

Pour les réfugiés nigérians, il est à croire que la situation au pays ne va pas changer au demeurant, il est anticipé la réception de plus de réfugiés au Tchad. Toutefois, la recherche de solutions pérennes est la piste à explorer. Les solutions en interne des réfugiés dépendront de l’adoption de la loi d’asile que le gouvernement tchadien s’apprête à faire passer.

Dans son intervention de circonstance, le représentant du HCR au Tchad, Mbili Ambaoumba, a souligné que tous les indicateurs démontrent probablement que le Tchad restera encore pendant un certain temps une destination privilégiée pour les réfugiés. « Il est donc impératif de renforcer nos mécanismes de réponses aux urgences et de prise en charge car les défis auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui risquent de s’accroître », avertit-il.

En clôturant les travaux de l’atelier, le Directeur général du ministère de l’Administration du territoire, de la Sécurité publique et de la Gouvernance locale, Mahamat Mbodou Abdoulaye, représentant le ministre, a indiqué les statistiques actuelles placent le Tchad au 1er rang en matière d’accueil en Afrique par rapport à la densité de sa population. Il est pour lui de saluer les efforts du HCR et de ses partenaires pour l’amélioration des conditions de vie des réfugiés. « Ce travail de planification pour 2020 nous aidera, de façon coordonnée, et dans la logique du cadre d’action globale pour les réfugiés de mieux répondre aux attentes des réfugiés et des populations hôtes », espère-t-il.

Tchad : les acteurs de la chaine agropastorale du Safagri reçoivent des disctinctions

Après la clôture du Salon africain de l’agriculture (Safagri), des acteurs de la chaine agropastorale ont été primés le weekend dernier.

Dans le cadre su Salon africain de l’agriculture (Safagri) des éleveurs et agriculteurs ont été primés. Ils sont plus 40 associations, groupements, coopératives et institutions publiques et privées à être distingués au Palais du 15 janvier, le samedi 16 mars 2019.

Le prix de Stand Comité inter-Etats de lutte contre la sécheresse au Sahel (CILSS) a été attribué respectivement au Burkina Faso et au Niger. Les délégations camerounaise, rwandaise et soudanaise obtiennent chacun le prix de représentant non membre du CILSS. Les institutions honorées sont le FAO, le projet Pastor et le CILSS. Sur cette distinction, figure la ferme Artine, entreprise Gayel, de la province de Mandoul, et Sodefika de Koumra, considérées comme meilleurs transformateurs.

L’initiative de la jeunesse a été primée à travers l’entreprise Global service, la fédération des jeunes agriculteurs. Doigts vert, Bio kadi et Sodefika sont inscrits sur cette liste de distinction dans la catégorie féminine.

Selon la ministre en charge de l’agriculture, Lydie Beassemda , cette distinction vise à encourager les participants à mieux se préparer pour la deuxième édition du Safagri, prévue en 2020.

Les récipiendaires ont exprimé que ces prix sont perçus comme une source de galvanisation et de compliment pour créer la surprise à la prochaine édition du Salon africain de l’agriculture.

Sport : la Cup-Africa juniors et cadets s’ouvre le 23 mars à N’Djamena

La Fédération tchadienne de judo annonce l’organisation, du 23 et 24 mars, la coupe d’Afrique de judo, juniors et cadets, au Palais de sport de N’Djamena.

Elle se déroulera au Palais de sport, au quartier Diguel, dans le 8ème arrondissement. A la première journée de cette coupe d’Afrique, la compétition mettra en lice la catégorie cadette et à la deuxième journée les juniors.

L’annonce officielle a été faite ce lundi 18 mars, par le vice-président de la Fédération tchadienne de judo, Yamita Hassan. Selon lui, « cette compétition va permettre de rehausser le niveau des judokas, des arbitres, des entraineurs et des commissions sportives nationaux ».

En effet, le Tchad va participer à cette compétition avec plus des 40 judokas dans deux catégories : éliminatoires et bloc finaliste. L’âge des compétiteurs est compris entre 14 à 21 ans.

A noter que le pays de Toumaï est à sa toute première édition d’organisation.

 

Tchad : les pharmacies du pays se soumettent à une opération de contrôle

Près de trois cent dépôts pharmaceutiques sont contrôlés à Ndjamena, la capitale tchadienne.

En effet, c’est une première depuis plus de cinq ans. Le but de cette opération vise à assainir le secteur pharmaceutique tchadien.

Au Tchad, trois officines sur quatre doivent mettre la clé sous la porte ou sont mises en demeure. C’est le résultat alarmant d’un contrôle sanitaire lancé par les autorités tchadiennes dans plus de 300 pharmacies de la capitale.

Tchad : la Chine équipe 109 villages de la télévision satellitaire dans le cadre d’un projet

Près de sept mois après le lancement du projet de desserte de 200 villages tchadiens par télévision satellite, le comité de suivi et d’évaluation a fait ce mercredi le bilan à mi-parcours de l’exécution et de la mise en oeuvre des réalisations.

« Juste après le lancement officiel, le projet a été mis à exécution sur le terrain en trois phases. Lors de la première phase, une mission d’information a été dépêchée dans les provinces pour informer les autorités administratives du choix des places publiques adéquates, des foyers disposant des téléviseurs et des sources d’énergies ainsi que les endroits qui seront peints aux logos du projet », a expliqué à la presse, Acheikh Abakar Hassan, président du comité de suivi et évaluation du projet.

D’après lui, « pendant le déroulement de la deuxième phase d’exécution du projet, des missions techniques de repérage ont permis de tester la réception du signal du bouquet Star Times, dans les provinces du Nord, du Centre-Est et du Sud-Est ».

S’en est suivie la troisième phase de l’exécution du projet qui concerne la formation des techniciens et le déploiement de ces derniers dans les provinces pour l’installation des télévisions par satellite. C’est ainsi que 60 techniciens ont été formés et ont procédé à l’installation de la télévision dans 12 provinces : Chari-Baguirimi, Hadjer Lamis, Mayo-Kebbi Est, Mayo-Kebbi Ouest, Tandjilé, Logone Occidental, Logone Oriental, Mandoul, Moyen-Chari, Lac, Bahr El Gazhal et Kanem.

Au total, 109 villages issus de ces 12 provinces sont déjà équipés. « Au cours des installations, nous avons constaté que certains villages ne disposent pas de 20 foyers équipés de téléviseurs et de sources d’énergies pour prétendre bénéficier des dons. Il reste 91 villages se trouvant dans 10 provinces de l’Est et de l’extrême-nord qui seront équipés et dont la procédure est même déjà lancée », a relevé le président du comité.

Ce projet qui devait prendre fin en février dernier, est prolongé jusqu’à fin avril 2019, et ce, en accord avec le ministère de la Communication, et l’Ambassade de la République populaire de Chine.

Un projet issu de la coopération entre le Tchad et la Chine

Le projet de desserte de 200 villages offrira un accès à la télévision numérique à 4.000 foyers tchadiens, dont 10.000 personnes seront bénéficiaires.

Ce projet intitulé « Accès à la TV satellite pour 10.000 villages africains », s’inscrit dans le cadre des dix programmes de coopération prioritaires, nés lors du dernier sommet du Forum sur la coopération sino-africaine (FCSA) à Johannesburg en Afrique du Sud en 2015 et ayant pour vocation de stimuler la coopération entre la Chine et l’Afrique.

Le groupe StarTimes, maître d’œuvre du projet, fournira des équipements nécessaires (notamment des vidéoprojecteurs, un téléviseur, des décodeurs, etc.) et se chargera des installations dans chaque village ainsi que leur entretien.

 

Transparence budgétaire : le Tchad veut améliorer son classement

Le ministère des Finances et du Budget a présenté le vendredi 15 mars 2019, le budget citoyen 2019, dans le cadre du Programme d’Appui à la Consolidation de l’État (ACET 2), en partenariat avec l’Union Européenne.

Cette initiative vise à faire la promotion de la transparence budgétaire et s’intègre dans la vaste stratégie de réforme des finances publiques mis en œuvre depuis 2005 par le Gouvernement avec l’appui des partenaires techniques et financiers.

Le budget citoyen répond à l’objectif visé par l’article 52 du Code de la transparence et de la bonne gouvernance qui prévoit « un guide synthétique clair et simple est diffusé, à destination du grand public, à l’occasion du budget annuel pour décomposer les grandes masses des recettes et des dépenses ainsi que leur évolution d’une année à l’autre ».

D’après le ministre des Finances et du Budget, Allali Mahamat Abakar, « la production et la diffusion du budget citoyen permettra au Tchad d’améliorer son classement en matière de transparence budgétaire ». Le Tchad est mal classé dans la plupart des indicateurs internationaux relatifs à la transparence, tels que le classement Mo Ibrahim et l’Indicateur du Budget Ouvert de l’International Budget Partnership (IBP). Ainsi, dans le classement 2017 en matière de transparence budgétaire de l’IBP, le Tchad a obtenu le faible score de 2/100 contre une moyenne mondiale de 45/100.

« Sur la période 2015-2021, le Tchad aura ainsi bénéficié d’un appui de l’Union européenne sous forme d’appui budgétaire, d’un montant total de 172  millions d’euros ainsi que d’une enveloppe de 12 millions d’euros pour l’accompagnement des réformes des finances publiques », a souligné l’Ambassadeur, Chef de Délégation de l’Union européenne au Tchad, Bertrand Soret.

Le Tchad avec le Gabon demeurent à ce jour les deux seuls pays de la CEMAC à avoir achevé la transposition des six directives du nouveau cadre harmonisé de la gestion des finances publiques dans leur dispositif réglementaire national. Cela a permis entre autres l’adoption de deux lois majeures : la Loi organique du 18 février 2014 relative aux Lois des Finances et la Loi du 24 novembre 2016 portant code de la transparence et de la bonne gouvernance dans la gestion des finances publiques.

Tchad : l’enrôlement biométrique des candidats au baccalauréat 2019 a démarré

Les opérations d’enrôlement biométrique des candidats au baccalauréat 2019 ont débuté, il y a quelques jours. Vendredi le 15 mars, l’équipe de la coordination du baccalauréat s’est trouvée au lycée d’Amtoukoui, dans la commune du 7ème arrondissement.

Instaurée depuis 2010, la carte d’accès biométrique à l’examen du baccalauréat continue son bonhomme de chemin. Pour cette année, la coordination des activités du baccalauréat a déjà lancé les opérations d’enrôlement des candidats dans les établissements de la capitale. Cette opération va durer dix jours, selon le coordonnateur des activités du baccalauréat, Abakar Khassaballah.

« Pour le moment on a plus de 4 000 candidats pour la journée du mardi. Depuis le début du travail jusqu’aujourd’hui, tout ce passe encore bien, dans l’ensemble. Nous avons une vingtaine d’établissements privés qui n’ont pas reçu une autorisation de fonctionner et qui ont tenté de présenter les candidats au Bac cette année. Alors, il ne faut pas les laisser faire à leur tête, nous ne les avons pas positionné sur la liste», a indiqué le coordonnateur des activités du baccalauréat.

Après la ville de N’Djamena, l’équipe d’enrôlement va continuer le travail dans les provinces.

 

Tchad : le ministère des Finances et du Budget lance le budget citoyen 2019

Le ministère des Finances et du Budget, à travers la direction générale des services du budget, a procédé au lancement du budget citoyen 2019.

Le budget citoyen est le budget général de l’Etat expliqué de la plus simple manière. Le budget citoyen est un document qui présente en termes simple et clair le budget général de l’Etat. « Il explique comment les recettes de l’Etat sont collectées et dépensées. C’est un outil de promotion de la transparence financière ; il permet au citoyen et à la société civile de participer au processus budgétaire » a souligné le directeur général du budget, Idriss Mahamat Idriss Itno.

Le budget citoyen de 2019 chiffre les dépenses de l’Etat, hormis les dépenses d’amortissement de la dette publique, à 979,97 milliards de FCFA.

Lançant le budget citoyen 2019, le ministre des Finances et du Budget, Allali Mahamat Abakar, précise que la production et la diffusion du budget citoyen permettront au Tchad d’améliorer son classement en matière de transparence budgétaire.

Tchad : le président Idriss Déby décrète des remises de peines à tous les prisonniers

Cette décision est relative au décret du 14 mars 2019, du président de la République portant remise collective de peines (de prison).

Le décret est pris sur proposition du ministre de la Justice, Garde des sceaux, chargé des droits humains.

Il est accordé des remises collectives de peines aux condamnés de droits communs. Les conditions d’application des remises de peines sont les suivantes :

– aux condamnés à des peines supérieures à deux mois sans excéder cinq mois : une remise de peine de deux mois ;

– aux condamnés à des peines supérieure à cinq mois sans excéder un an : un remise de peine de cinq mois ;

– aux condamnés à des peines supérieures à un an sans excéder deux ans : une remise de peine de 10 mois ;

– aux condamnés à des peines supérieures à deux ans sans excéder cinq ans : une remise de peine de 18 mois ;

– aux condamnés à des peines supérieures à cinq ans sans excéder dix ans : une remise de peine de trois ans ;

– aux condamnés à des peines supérieures à 10 ans : une remise de peine de cinq ans ;

Les peines des condamnés aux travaux forcés à perpétuité sont commués à 20 ans de prison.
Pour les condamnés à des travaux à temps de 15 à 20 ans de prison, une remise de peine de 10 ans est accordée.

Les remises de peines ne préjudicient pas aux droits de l’Etat, des parties civils et des tiers. Les condamnés ne peuvent bénéficier que d’une seule remise de peine pour leur condamnation en cours. Le ministre de la Justice est chargé de l’application du décret qui prend effet à compter du jeudi 14 mars 2019.

Tchad : dissolution de la coordination de démobilisation et de réinsertion des militaires

Au terme d’un décret du 14 mars 2019, le président de la République dissout la coordination nationale de démobilisation et de réinsertion des militaires (CODEREM).

Le décret est pris sur proposition conjointe du ministre de l’Economie et de la Planification du développement, et du ministre délégué à la Présidence, chargé de la défense nationale, des victimes de guerre et des anciens combattants.

Toutes les dispositions antérieures contraires sont abrogées, notamment le décret n° 1439 du 5 novembre 2009, ainsi que les textes subséquents.

Tchad : la 5ème édition du Festival International des Cultures Sahariennes (FICSA) 2019 reportée au 30 mars

L’annonce a été faite ce jeudi 14 mars 2019, au cours d’un point de presse présenté par le coordonnateur du festival, M. Abakar Rozzi Téguil.

Après un premier report, le Festival international des cultures sahariennes (FICSA), édition 2019, se tiendra finalement du 30 mars au 05 avril prochain à Amdjarass, chef-lieu de la province de l’Ennedi Est.

La 5ème édition du FICSA, placée toujours sous le haut patronage du chef de l’Etat, Idriss Déby Itno, qui devrait se tenir du 2 au 9 mars 2019, a été reportée pour des raisons d’ordre organisationnel. La reprogrammation n’impactera pas le contenu du festival.

Le coordonnateur du FICSA, Abakar Rozzi Téguil renseigne que, cette messe culturelle verra la participation de plusieurs pays tels que : Niger, Maroc, Cameroun, Tunisie, Algérie, Mauritanie ; et de 12 provinces du Tchad. Selon lui, c’est une occasion pour les populations locales et les 12 provinces de valoriser leurs produits et leurs biens culturels.

D’après Abakar Rozzi Téguil, la particularité de la 5ème édition du Festival international des cultures sahariennes est le focus sur le tourisme local pour permettre aux Tchadiens de découvrir leurs propres richesses et susciter l’essor d’un tourisme interne. « Nos équipes ont arpenté les écoles, organisations et associations pour inciter le plus grand nombre à prendre part à cette aventure de découverte. Cette décision est en droite ligne de la volonté politique des plus hautes autorités de faire du tourisme un levier majeur du développement du pays » explique-t-il.

En effet, programmé sur 7 jours à Amdjarass le FICSA jouit d’un dispositif sécuritaire et sanitaire complet. Le festival offrira de nombreuses activités. Il s’agit entre autres des danses traditionnelles, exposition-vente artisanale, course dromadaire, course hippique, forum, concours harnachement, concours gastronomique, soirées culturelles et une caravane touristique.

 

Tchad : le ministre de la Santé publique rend visite aux victimes de l’accident d’Héli-Bongo

Le ministre de la Santé publique, Aziz Mahamat Saleh, accompagné du député et président du groupe parlementaire MPS, Ali Kolotou Tchaïmi, s’est rendu mercredi 13 mars à l’hôpital de la Renaissance de N’Djaména où ont été évacuées huit victimes de l’accident survenu le 27 février dernier sur le pont Heli-Bongo, dans la province du Moyen Chari.

Le ministre a apporté son soutien moral aux victimes et a tenu à s’assurer de l’évolution de leur état de santé.  D’après Aziz Mahamat Saleh, « le président ayant eu l’information, a dépêché un avion spécial pour rapatrier les huit blessés graves qui sont arrivés hier. Ils sont pris en charge à l’hôpital et un certain nombre d’interventions sont programmées ». 

 « C’est un évènement qui touche toute la population tchadienne et nous sommes venus pour essayer de consoler et présenter notre accompagnement et notre appui à ces situations dramatiques », a-t-il relevé. Le président du groupe parlementaire MPS, Ali Kolotou Tchaïmi a adressé au nom des parlementaires sa gratitude aux autorités pour la prise en charge des blessés graves. « Le président est à l’écoute de sa population. Nous, en tant qu’élus de la République, nous ne pouvons que lui dire merci », a-t-il déclaré.  L’état de santé des huit blessés est stable et leur vie n’est pas en danger. Ils sont pris en charge gratuitement jusqu’à leur rétablissement complet, aux frais de l’Etat.

 

Tchad : un hélicoptère de l’armée introuvable

Des recherches étaient en cours ce jeudi pour retrouver un hélicoptère de l’armée tchadienne parti mercredi de la capitale, N’Djamena, vers Faya-Largeau, dans le nord du pays. Mais il n’est pas arrivé à destination, d’après les sources sécutitaires.

Aucune précision sur le nombre de personnes à bord n’a été donnée. L’appareil porté disparu est un Mi-17, un hélicoptère de transport russe, mis en service au début des années 1980.

L’armée tchadienne compte “une dizaine” d’hélicoptères, selon la source sécuritaire. En décembre 2005, un hélicoptère de l’armée s‘était écrasé à Adré, dans l’est du pays.

Depuis plusieurs mois, l’armée est déployée dans l’extrême-nord du Tchad, dans le Tibesti, théâtre d’affrontements récurrents entre des orpailleurs et l’armée.

Des hélicoptères Mi-17 de l’armée ont été utilisés lors de ces affrontements, à Miski notamment.
Le nord du Tchad, frontalier du Soudan, de la Libye et du Niger, est une région volatile.

Cette région du Sahel est désertique et peu habitée. Plusieurs groupes rebelles tchadiens ont établi leur base dans le sud libyen.

Fin janvier, des rebelles tchadiens sont entrés depuis la Libye dans le nord-est du Tchad. Des frappes françaises ont stoppé l’avancée de la colonne, suscitant des critiques.

“Les recherches continuent et on n’a pas de nouvelles”, a déclaré à l’AFP une source sécuritaire à N’Djamena, indiquant ne pas savoir si l’appareil “a connu une panne et atterri quelque part” ou s’il s’est écrasé. La disparition de l’aéronef a été confirmée à l’AFP par une source proche de l’opération militaire française Barkhane, dont le siège est à N’Djamena.

 

Tchad : le Président Idriss Deby recommande le recours à l’arbitrage institutionnel à l’amiable à son gouvernement

Lors du conseil ordinaires des ministres de ce jeudi, le président de la République, Idriss Deby Itno, a instruit son équipe de faire recours prioritairement à l’arbitrage institutionnel de la Cour commune de Justice d’Arbitrage pour le règlement de différends de nature contractuelle.

Dans sa communication faite lors du conseil ordinaire des ministres de ce 14 mars, le chef du gouvernement, Idriss Deby Itno, a soulevé la question de mode de règlement de différends entre l’Etat et ses cocontractants dans l’exécution des conventions. Pour Idriss Deby, les autres recours alternatifs que prévoient les conventions signées entre l’Etat et ses cocontractants investisseurs étrangers pour le règlement de différends autre que l’arbitrage institutionnel ne contribuent pas à promouvoir ce mode de règlement de conflit contractuel suggéré par le droit OHADA. Alors que le souhait partagé par les Etats parties au traité de l’OHADA est de contribuer à la promotion de l’arbitrage institutionnel.

Dans cette logique, Idriss Deby Itno  a enjoint  son équipe de solliciter la Cour commune de Justice d’Arbitrage en cas de différends dans le cadre des relations contractuelles de l’Etat. « Prévoir prioritairement le recours à l’arbitrage institutionnel de la Cour commune de Justice d’Arbitrage comme mode de règlement alternatif à la résolution amiable des éventuels conflits avec l’autorisation expresse de la hiérarchie », note le compte-rendu du conseil des ministres.

 

Safagri : le Ouaddaï et ses diversités agro-artisanales au rendez-vous

Le premier Salon africain de l’agriculture, ouvert mardi à N’Djamena, est aussi l’occasion de (re)découvrir les produits ruraux des provinces du pays.

A l’aile nord-est de l’esplanade du Palais du 15 janvier, en plein cœur de la capitale tchadienne, un stand attire l’attention des visiteurs du premier Salon africain de l’agriculture (Safagri). La raison ? Ce stand n’est pas pas comme les autres. Il est occupé par des producteurs et artisans du Ouaddaï qui se sont associés pour exposer leur province dans toute sa diversité.

Des produits artisanaux aux produits agroalimentaire, tout est rangé soigneusement dans ce stand estampillé « province du Ouaddaï ». Des produits alimentaires emballés dans des plastiques transparents suscitent la curiosité des passants : de la viande séchée du Ouaddaï, prisée par les Tchadiens, appelée « charmout », au petit mil transformé, appelé « damirgué », en passant par les oignons et l’ail ainsi que d’autres produits agroalimentaires.

En clair, les exposants de cette province se démarquent des autres par l’originalité de leurs produits. On y trouve également des sacs à main, des chaussures, des porte-monnaies, des valises, tous fabriqués par des artisans talentueux d’Abéché sur la base des peaux.

Résultat : des visiteurs, surtout des expatriés, se massent devant le stand. « Nous avons toujours marqué la différence. Il faut que des initiatives comme ce salon puisse se perpétuer pour permettre aux acteurs de toute la chaine de mettre en valeur leu savoir-faire », préconise Attéïb Abdel-Nébi, le chef d’orchestre des exposants du Ouaddaï.

Attéïb Abdel-Nébi invite ainsi le public N’djamenois à venir découvrir toute la chaine agricole. Il estime aussi que l’artisanat fait partie de la chaine agricole, parce que la matière première provient de l’animal. Ce n’est pas pour rien qu’il est lui-même est un artisan-agriculteur.

Pénurie de gaz au Tchad : un retour à la normale prévu en avril (dixit Mahamat Hamid Koua)

Le ministre tchadien du Pétrole et de l’Energie, M. Mahamat Hamid Koua, réagissant à l’appel de manifester lancé aux tchadiens par le collectif contre la vie chère, a annoncé que le gaz butane, en rupture depuis quelques semaines dans le pays, sera « disponible début avril ».

Koua qui effectuait, mercredi, une visite à la raffinerie de Djarmaya à une trentaine de kilomètres de N’Djaména, a indiqué que des camions citernes chargés de gaz ont déjà quitté le Nigeria et le Cameroun pour satisfaire la demande nationale.

« Les travaux de maintenance de la raffinerie qui ont débuté le 23 février dernier sont autour de 48% » ont expliqué, au ministre, les techniciens de la raffinerie précisant que la maintenance est prévue pour 52 jours.

Dans un communiqué reçu lundi dernier à APA, la Direction générale de la Société de raffinage de N’Djamena (SRN) avait fait savoir que l’arrêt de la raffinerie de Djarmaya pour des raisons de maintenance, n’aurait aucun impact sur l’approvisionnement en produits pétroliers (essence, gasoil, jet A-1).

L’objectif de cette maintenance est d’« assurer la sécurité et l’efficacité des activités, gage du bon fonctionnement de toutes ses installations », indiquait la SNR dans sa note.

 

Tchad : à défaut du gaz domestique, on fait avec le charbon

Suite à l’interdiction de l’utilisation du bois de chauffe au tchad, le gouvernement avait subventionné les bouteilles de gaz faisant passer le prix d’une recharge de bombonne de 6kg de 3.000 Fcfa.

Mais la demande croissante de gaz fait que la seule raffinerie ne permet plus d’y répondre . Les distributeurs de gaz spéculent autour du prix de vente qui atteint le double et voir plus.En plus, la vente se fait parfois par affinité selon certains usager .

Si cette pénurie perdure, on assistera à (…) une reprise incontrôlable de la consommation du bois et des charbons ” au Tchad, s’inquiète de son côté l’Alliance des défenseurs des droits humains et de l’environnement, dans un communiqué .

Ce sera une remise en cause des mesures de protection de l’environnement quasiment entrées dans les comportements des populations ”, déplore l’association.

Pénurie de gaz au Tchad : les autorités indexées

Vendredi le 09 mars 2019, les associations ont interpellé le président Idriss Déby à ce sujet sur la place de la Nation, où une cérémonie a été organisée à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes.

Les autorités n’ont rien fait pour prévenir cette situation”, déplore M. Bongo. “Les autorités auraient dû faire venir des citernes du Nigeria depuis janvier”, estime-t-il .

Cette révision technique n’est pas une surprise, elle avait été programmée “depuis un an” selon un responsable de la China Petroleum Corporation (CNPC), la société chinoise qui détient 60% des parts de la raffinerie.

“L’Etat n’a pas pris les dispositions pour éviter ce désagrément à la population”, accuse le responsable.

“Les femmes demandent au gouvernement de mettre du gaz à leur disposition”.Pouvait-on lire sur les banderoles déployées par les Tchadiennes, en plus d’autres revendications liées aux droits des femmes .

“Ce n’est pas le gaz butane qui doit vous énerver. Ça reviendra et vous aurez cela moins cher” a rassuré le président Idriss Déby dans son discours .

En 2018, l’emploi du bois de chauffe avait été interdit par le gouvernement tchadien, pour des raisons d’environnement, dans ce pays d’Afrique centrale où près de 40% de la population vivote sous le seuil de la pauvreté.