Tchad : la Cour suprême explique les raisons du rejet des candidatures de Succès Masra, Yaya Dillo et Baba Ladé

La Cour suprême du Tchad a jugé irrecevable, les dossiers des principaux candidats à l’élection présidentielle du 11 avril 2021. Il s’agit notamment des opposants, Assyongar Succès Masra, Yaya Dillo Djerou et Mahamat Abdoulkader dit Baba Ladé

Pour chacun des candidats dont la candidature a été invalidée, la Cour suprême présente les motifs. Quant à la candidature des leaders des Transformateurs, Assyongar Succès Masra , la plus haute juridiction en matière judiciaire au Tchad indique qu’elle a jugé irrecevable son dossier parce-que celui-ci ne remplit pas les critères d’âge fixée à ‘’40 ans’’ par la Constitution et le Code électoral. La Cour Suprême note également que le dossier de Succès Masra a été déposé par un parti politique non légalement constitué (Les Transformateurs).

La Cour Suprême indique également que le leader des Transformateurs n’a pas rempli le récépissé de versement de la somme de 10 millions de Francs CFA, frais de caution, il a produit en lieu et place un procès-verbal de remise d’un acte de cession de créance. Le dernier matif que relève la Cour, est la présentation par Succès Masra, d’un extrait d’acte de naissance sans mention des dates de naissance de ses deux parents.

Le Front nouveau pour le changement (FNC) qui a investi Yaya Dillo est un regroupement de partis politiques non légalement constitué. « Il ne figure pas sur la liste des regroupements de partis politiques légalement constitués transmise par le ministère de l’Administration du territoire et des Collectivités autonomes ».

 Les raisons du rejet du dossier de Yaya Dillo Djerou

Pour le cas Yaya Dillo Djerou, l’opposant dont la mère et quelques parents ont été tués le 28 février 2021, la Cour suprême expliqué que, Le Front nouveau pour le changement (FNC) qui a investi Yaya Dillo est un regroupement de partis politiques non légalement constitué. « Il ne figure pas sur la liste des regroupements de partis politiques légalement constitués transmise par le ministère de l’Administration du territoire et des Collectivités autonomes ».
Aussi, l’extrait d’acte de naissance produit par ce dernier n’est pas conforme aux dispositions légales régissant l’état civil au Tchad. Le délai légal pour la déclaration de naissance n’a pas été respecté et l’extrait d’acte de naissance ne mentionne pas le jugement supplétif ayant permis d’établir l’acte de naissance de l’intéressé. « C’est le 30 décembre 1993 que la déclaration de naissance de M. Yaya Dillo Djerou a été faite au Centre d’état civil principal de N’Djamena alors qu’il est né depuis le 18 décembre 1974 ».


Tout comme Succès Masra, la juridiction fait savoir que  les mentions relatives à la date de naissance du père et de la mère, et la profession du père, de Yaya Dillo, candidat du Parti socialiste sans frontière (PSF) ne figurent pas sur l’extrait d’acte de naissance

Rejet du dossier de Mahamat Abdoulkader allias Baba Ladé

Le dossier de l’ancien rebelle, Mahamat Abdoulkader allias Baba Ladé a également été rejeté. Les manquements relevés par la Cour sur le dossier du candidat du Front populaire pour le redressement (FPR) sont entre autres, la production d’un faux bulletin n°3 du casier judiciaire, portant la mention « Néant » alors qu’il a fait l’objet d’une condamnation pénale devenue définitive, avant de bénéficier d’une grâce présidentielle. D’après la Cour suprême, Baba Ladé a produit un certificat de résidence sans le reçu de la taxe d’habitation. Le certificat est donc incomplet. Enfin, Baba Ladé n’a pas produit le récépissé de versement du cautionnement.

 

Au total 6 dossiers de candidatures ont été rejetés, 10 jugés recevables et 1 retrait.

Tchad : certains parlementaires apportent leur soutien au chef de l’Etat

Le chef de l’Etat tchadien, Idriss Deby Itno a reçu en audience, ce 03 mars 2021, le président de l’Assemblée nationale, Haroun Kabadi, accompagné de quelques présidents de groupes parlementaires

Ces élus sont allés manifester leur soutien au Maréchal, suites aux ‘’évènements insurrectionnelles » du 28 février 2021 au domicile de l’opposant Yaya Dillo.  Le président de l’Assemblée national a noté qu’ils manifestent leur attachement à l’ordre constitutionnel et à la bonne marche des ‘’institutions républicaines’’. Il note que : « Le Tchad, une fois de plus, a déploré la mort de ses fils et filles au cours des évènements insurrectionnels prémédités, organisés et orchestrés par un groupe des forces négatives dirigé par le récidiviste Yaya Dillo. Des agents de l’Etat ont été froidement abattus lors d’une mission commandée par les autorités judiciaires, s’agissant d’une affaire purement judiciaire qui est transformée en une rébellion urbaine contre les institutions de la République de notre pays »

Les représentants de l’Assemblée nationale exhorte le président de la république au à : « veiller personnellement pour que les fauteurs de trouble soient traduits devant la justice et de prendre les mesures nécessaires et adéquates pour que le processus électoral engagé se déroule conformément aux lois de la République ».

Ces députés demandent au gouvernement de prendre toutes les dispositions utiles et nécessaires afin de mener à terme une enquête relative aux dits évènements

Tchad : le président de la république nomme 4 nouveaux gouverneurs

Le Maréchal du Tchad a signé ce mercredi 03 mars 2021, le n° 344 portant nomination de 3 gouverneurs et du délégué général du gouvernement auprès de la commune de N’Djamena

Il s’agit entre autres, de la ‘’province du Ouaddaï’’
avec pour gouverneur : Abadi Saïr Fadoul, en remplacement de Brahim Seid Mahamat, appelé à d’autres fonctions.

La province du Moyen-Chari
avec pour gouverneur : Annadif Abakar Alkhalil, en remplacement de Fougbou Djibert Younous, appelé à d’autres fonctions.

La province du Logone Occidental
Gouverneur : Mahamat Zene Alhadj Yaya, en remplacement de, Ahmat Taha Mahamat, appelé à d’autres fonctions.

La Délégation générale du gouvernement auprès de la commune de N’Djamena
Délégué général du gouvernement auprès de la commune de N’Djamena : Fougbou Djibert Younous, poste vacant.

Les gouverneurs remplacés sont tous appelés à d’autres fonctions.

Tchad : la France demande d’ouvrir une enquête impartiale du drame chez Yaya Dillo

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian s’est publiquement prononcé, le 02 mars 2021, sur le raid meurtrier au domicile de Yaya Dillo le 28 février dernier

Il invite les autorités tchadiennes à ouvrir le plus rapidement une enquête impartiale sur les violences qui ont entrainé  la mort de trois personnes au domicile du candidat de l’opposition à la présidentielle au Tchad, Yaya Dillo. « Nous invitons solennellement le Tchad à conduire au plus vite une enquête indépendante et impartiale pour faire toute la lumière », déclare Jean-Yves Le Drian devant Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.

Le chef de la diplomatie française ajoute que : « Yaya Dillo était sous le coup de deux mandats d’arrêt antérieurement, a posé de la résistance à des mandats judiciaires. Mais ce n’est pas une raison pour aboutir à la perte de plusieurs vies humaines ». L’enquête dont il est question vise à faire la lumière sur tous les évènements tragiques.

Avant la France, les Nations-Unies et Amnesty international ont également condamné ce drame survenu au domicile de l’ancien représentant Tchad à la Commission des Etats de l’Afrique centrale de la (CEMAC).

«L’Afrique doit tirer profit de la Zlecaf» (expert)

Les pays du continent doivent tirer profit de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf), affirme l’expert en affaires internationales, Me Pierre Djemis.« La Zlecaf est devenue réalité depuis 1er janvier 2021. C’est une zone énorme, c’est un marché énorme (…) que nous devons saisir. L’Afrique ne doit pas louper les opportunités de la Zlecaf. Elle permet par exemple de commercer (…) sans payer des droits de », a notamment dit Me Djemis, spécialisé en droit et pratique des affaires internationales.

Il s’exprimait, mardi à Dakar, en prélude à une formation de 300 entrepreneurs sénégalais sur l’accès à l’information relative aux financements des PME/PMI. Celle-ci entre dans le cadre d’une série de rencontres dénommées « Entreprendre en Afrique », visant à mettre en relation les porteurs de projet et un réseau de partenaires techniques et financiers.

Dans son discours dont APA a obtenu copie, Me Pierre Djemis a indiqué que « nous devons faire en sorte que nos PME/PMI saisissent les opportunités de la Zlecaf qui est un projet innovant ». « C’est une opportunité à saisir par les PME/PMI », a-t-il renchérit.

Selon lui, « la plus grande richesse de l’Afrique réside bien dans sa jeunesse et sa soif d’entreprendre ».

« L’engouement pour l’entrepreneuriat n’a jamais été aussi puissant qu’aujourd’hui, l’entrepreneuriat est au cœur du développement en Afrique. Cependant, entreprendre en Afrique s’avèrera une stratégie payante à condition d’être parfaitement informé sur les spécificités des marchés et surtout d’avoir accès à des financements », a conclu Me Pierre Djemis.

Tchad : 14 jeunes sont formées sur les spécificités et la production radiophonique

Il s’est ouvert le 02 mars 2021 à N’Djamena, une formation de quatorze jeunes filles sur les techniques de production en radio. Les travaux sont coordonnés par le DGA de la Maison de la femme

Dans le cadre des programmes d’autonomisation des femmes tchadiennes et de la jeune fille, la Maison de la femme de N’Djamena abrite une séance de formation radiophonique. Une quinzaine de filles prennent part à cet atelier qui vise à les rendre compétitives dans les prises de décisions.  La formation théorique fera un mois.

Les modules retenus sont entre autres, les techniques de production radiophonique,  l’animation en arabe et en français. Les organisateurs estiment que les femmes ne s’intéressent pas assez à ces pratiques radiophoniques.

Les responsables de la Maison de la femme lancent un appel aux médias afin d’intégrer celles-ci dans leurs structures respectives pour un stage pratique de deux mois. Ils sollicitent également l’appui des partenaires dans ce processus afin de parfaire la formation et trouver des emplois aux jeunes apprenantes.

 

Tchad : la tension monte d’un cran à la veille de la présidentielle

A N’Djamena, la capitale tchadienne, la tentative d’arrestation au char d’assaut de l’opposant Yaya Dillo a fait plusieurs morts.La scène de l’entreprise d’interpellation est digne d’un film hollywoodien. Pour mettre la main sur Yaya Dillo, l’artillerie lourde a été utilisée le dimanche 28 février dernier par les policiers. Véhicules blindés, camionnettes… ont quadrillé le quartier où vit l’ex-rebelle. Mais ce dernier, avec ses proches, a opposé une farouche résistance. Bilan officiel : deux morts et cinq blessés dont trois parmi les forces de l’ordre.

Dans un communiqué, Cherif Mahamat Zene, ministre de la Communication, a souligné que « les forces de défense et de sécurité, (qui ont) essuyé des tirs d’armes provenant du domicile où il s’est retranché, n’ont pas eu d’autres choix que de riposter en légitime défense ». Poursuivant, le Porte-parole du gouvernement a condamné « avec la dernière énergie cette rébellion armée au cœur de la capitale. (Ce n’est) qu’une tentative de déstabilisation des institutions de l’Etat fomentée de longue date ».

Selon la version de Yaya Dillo, qui a pu s’échapper, il y aurait plutôt cinq personnes tuées dont sa mère et son neveu. Le candidat du Parti Socialiste sans Frontières (PSF), à l’élection présidentielle du 11 avril prochain, est sous le coup de deux mandats d’arrêt résultant d’une plainte déposée en mai 2020 par Hinda Déby Itno, la première dame du Tchad.

En effet, M. Dillo a dénoncé l’implication de la fondation Grand Cœur de l’épouse du président Idriss Déby Itno dans la gestion des fonds destinés à la lutte contre le nouveau coronavirus. Après quoi, il a été poursuivi pour « diffamation et injures ».

C’est le début des ennuis pour ce membre de la communauté Zaghawa et neveu du chef de l’Etat tchadien devenu maréchal. Car, le 6 juillet 2020, l’ancien chef du groupe rebelle Socle pour le changement, l’unité et la démocratie (Scud), ayant tenté de renverser par les armes le pouvoir d’Idriss Déby, a perdu son poste d’ambassadeur du Tchad auprès de la Commission économique et monétaire d’Afrique centrale (Cemac) pour « manque de neutralité et violation du droit de réserve ».

A la faveur de la signature d’un accord de paix avec N’Djamena, Yaya Dillo a auparavant été nommé Secrétaire d’Etat, ministre des Mines et de l’Énergie puis Conseiller à la présidence.

Convaincu que « l’heure du changement a sonné », le porte-étendard du PSF a déjà reçu, selon la presse locale, le soutien pour la présidentielle de treize partis de l’opposition réunis dans le Front Nouveau pour le Changement (FNC). Yaya Dillo, qui craint pour sa vie, a lancé à l’endroit de ses concitoyens un appel à l’insurrection.

En tout cas, ces évènements tragiques ont déjà poussé le leader de l’opposition, Saleh Kebzabo, à se retirer de la course au palais : « Le martyre d’une vielle dame de 80 ans et de son petit-fils de 11 ans viennent de me renforcer dans cette conviction. J’ai décidé de suspendre ma participation au processus électoral », a-t-il tweeté lundi. De son côté, Succès Masra, candidat à la présidentielle, a déclaré que le président de la République « doit démissionner immédiatement ».

Idriss Déby Itno (68 ans), qui dirige d’une main de fer le Tchad depuis 30 ans, brigue un sixième mandat le 11 avril prochain. Les résultats définitifs du scrutin devraient être proclamés le 15 mai et un éventuel second tour est prévu le 23 mai.

Affaire Dillo : Amnesty International pour l’ouverture d’une enquête

L’Organisation Non Gouvernementale veut que les circonstances de la tentative d’arrestation de l’opposant Yaya Dillo, au cours de laquelle plusieurs personnes sont mortes, soient tirées au clair.C’est un coup de pression pour le gouvernement tchadien. Abdoulaye Diarra, le spécialiste de l’Afrique centrale à Amnesty International a déclaré, dans un communiqué reçu ce mardi à APA, que « les autorités doivent ouvrir de toute urgence une enquête indépendante, impartiale et efficace sur le recours à la force meurtrière lors d’une descente au domicile de Yaya Dillo, candidat de l’opposition à l’élection présidentielle et sur l’homicide de proches de cet homme ».

Cinq membres de la famille de Yaya Dillo, dont sa mère et son neveu, auraient perdu la vie à son domicile dans des échanges de tirs avec les forces de l’ordre. Selon le gouvernement, la police tentait d’exécuter deux mandats judiciaires visant le candidat à la présidentielle du 11 avril prochain.

« Face à cette instabilité et craignant une escalade de la violence », M. Diarra a demandé « aux autorités tchadiennes de diligenter une enquête indépendante et efficace afin d’établir les faits et de veiller à ce que toute personne soupçonnée d’être pénalement responsable soit amenée à rendre des comptes dans le cadre d’un procès équitable ».

Pour Amnesty International, « ces homicides illustrent les fortes tensions auxquelles le Tchad est en proie à l’approche du scrutin du mois prochain ». D’ores et déjà, cette ONG active dans la promotion des droits de l’Homme « déplore des violations qui prennent la forme d’une interdiction de manifester et d’arrestations arbitraires ».

En outre, regrette-t-elle, certaines informations font état de coupures d’Internet relevant d’une attaque injustifiée contre la liberté des médias et la liberté d’expression. En définitive, Amnesty International invite l’Etat à « rétablir l’espace politique et civique au Tchad, qui se réduit à grande vitesse actuellement, en garantissant le droit à la liberté d’expression et de réunion, et en assurant que la connexion Internet ne connaisse aucune interruption ».

Tchad : Amnesty international recommande une enquête urgente sur l’homicide de proches Yaya Dillo

Après avoir écouté les explications des officiels tchadiens sur le raid meurtrier chez l’opposant Yaya Dilllo, Abdoulaye Diarra, chercheur d’Amnesty international sur l’Afrique central, invite les autorités à ouvrir de toute urgence une enquête.

Le chercheur d’Amnesty international note que : « Les autorités tchadiennes doivent ouvrir de toute urgence une enquête indépendante, impartiale et efficace sur le recours à la force meurtrière lors d’une descente au domicile de Yaya Dillo, candidat de l’opposition à l’élection présidentielle, et sur l’homicide de proches de cet homme.

« Yaya Dillo a affirmé que sa mère, son fils et trois de ses sympathisantes ont été tués lors d’un raid effectué par les forces de sécurité à son domicile. Selon le gouvernement, la police a essayé d’exécuter deux mandats judiciaires, a riposté à des tirs provenant de la résidence de Yaya Dillo, et deux personnes ont été tuées et cinq blessées, parmi lesquelles trois membres des forces de sécurité.

« Ces homicides illustrent les fortes tensions auxquelles le Tchad est en proie à l’approche de l’élection du mois prochain. On déplore d’ores et déjà des violations des droits humains, qui prennent la forme d’une interdiction de manifester et d’arrestations arbitraires. Certaines informations font par ailleurs état de coupures d’Internet relevant d’une attaque injustifiée contre la liberté des médias et la liberté d’expression.

« Face à cette instabilité et craignant une escalade de la violence, nous demandons aux autorités tchadiennes de diligenter une enquête indépendante et efficace sur le recours par la police à une force meurtrière, afin d’établir les faits et de veiller à ce que toute personne soupçonnée d’être pénalement responsable soit amenée à rendre des comptes dans le cadre d’un procès équitable. Les autorités doivent aussi rétablir l’espace politique et civique au Tchad, qui se réduit à grande vitesse actuellement, en garantissant le droit à la liberté d’expression et de réunion, et en assurant que la connexion Internet ne connaisse aucune interruption. », conclut le chercheur de cette institution.

Tchad : le lancement de la SENAFET 2021 a eu lieu à Mongo

Le coup d’envoi de la Semaine nationale de la femme tchadienne (SENAFET), s’est sous le regarde de la reine du Guéra le 1er mars 2021. La cérémonie débute par une mise en scène sur les violences faites aux femmes

Le thème retenu pour célébrer l’édition 2021 de la SENAFET est : « engagement citoyen de la femme : force motrice du développement durable. ». Ce choix a été apprécié par la ministre de la Femme et de la protection de la petite enfance, Amina Priscille Longoh, qui a officiellement ouvert le bal. Elle était accompagnée de la ministre de l’aménagement du territoire, Amina Ahemir Torna et du gouverneur de la province du Guéra, Adago Yacoub.

Le gouverneur s’est réjoui du choix porté sur sa circonscription pour célébrer la femme tchadienne cette année. Pour lui, cet évènement rend hommage à la femme du Guéra et concourt à l’épanouissement de la femme tchadienne.

La cérémonie qui a débuté le 1er mars sera clôturée le 8 mars 2021, date de célébration de la journée internationale de la femme.

 

Vers l’implémentation du projet d’extension de l’UCAC au Tchad

Les responsables de l’université catholique d’Afrique centrale (UCAC) ont séjourné à N’Djamena le 1er mars dans le cadre projet d’extension des établissements de cette institution universitaire

La délégation était conduite par le Pr Jean Bertrand Salla, recteur de l’université catholique d’Afrique centrale. Il indique  que cette rencontre de travail s’inscrit dans le cadre de l’implantation de douze instituts de l’UCAC au Tchad.  Parmi lesquels, l’institut supérieur des sciences vétérinaires en Afrique central et l’institut supérieur de pédagogie qui sera construit à Moundou, chef-lieu de la province du Logone occidental

Il souhaite que ces établissements deviennent avec le temps, à l’instar des autres grandes écoles de l’université catholique, des références africains et planétaires, des pôles d’excellence sous-région aux qui draineront les meilleurs intelligences dans les domaines suscités. Aussi  pour permettre de former des ingénieurs et des pédagogues d’Afrique central à temps, avec une patience pour son émergence.

Le ministre d’Etat, secrétaire général à la présidence, Kalzeubé Payimi Deubet a révélé que : « le Tchad dispose entièrement des laboratoires vétérinaires et ravitaillé en médicaments. C’est autant de prérequis pour rendre viables ces structures de sciences vétérinaires d’Afrique central. » Quant à l’institut pédagogique, il note qu’un réel manque y est constaté. Et cet établissement viendra compléter, et concourir au perfectionnement des cadres

 

 

Tchad : « Un tir de l’intérieur visant les forces de l’ordre a mortellement atteinte la mère de Yaya Dillo », Amine Abba Siddick

Le ministre tchadien des Affaires étrangères, Amine Abba Siddick, s’adressant aux de missions  diplomatiques et représentants des organisations internationales le 1er mars 2021, fait saveur les premiers coups de feu sont partis du domicile de Yaya Dillo

Le patron de la diplomatie tchadienne, Amine Abba Siddick a fait une communication pour donner sa version de faits sur le raid meurtrier chef l’opposant Yaya Dillo. Tout comme son collègue de la communication et le procureur Youssouf Tom, Amine Abba Siddick note que : « Yaya Dillo fait l’objet d’un mandat d’amener pour avoir refusé de répondre à une convocation de la police judiciaire suite à deux plaintes déposées contre lui. Les autorités judiciaires ont alors instruits la police judiciaire  pour que cesse ce qui était devenu une rébellion armée de fait dans la capitale a ouvert le feu, blessant trois agents des forces de l’ordre. Un tir de l’intérieur visant les forces de l’ordre a mortellement atteint la mère de Yaya Dillo. Une enquête établira les faits ». Pour lui, Yaya Dillo est le premier à ouvrir le feu sur les forces de l’ordre.

Le membre du gouvernement, estime que Yaya Dillo est revenu déposé sa candidature à la présidentielle pour obtenir une protection lui permettant de soustraire aux poursuites judiciaires dont il fait l’objet. Il ajoute que : « l’objectif de Yaya Dillo n’est pas de se présenter à l’élection présidentielle mais d’empêcher sa tenue ».

Présidentielle tchadienne : le principal opposant jette l’éponge

Le principal opposant au régime de Idrissa Deby, Saleh Kebzabo, a retiré lundi sa candidature de la présidentielle du 11 avril prochain.Le patron de l’Union nationale pour la démocratie et le renouveau (UNDR), accuse le président Idriss Déby Itno, favori pour un sixième mandat, d’intimider ses rivaux par l’usage de la force.

Cette décision est intervenue au lendemain d’une tentative d’arrestation par l’armée à N’Djamena de Yaya Dillo Djerou, un autre candidat déclaré, qui s’est soldée par la mort d’au moins deux personnes à son domicile.

L’opposant dénonce « le climat d’insécurité et de terreur qui entachera la campagne électorale pour les candidats » qui vont affronter celui du Mouvement patriotique du salut (MPS) « , le parti présidentiel qui dirige le Tchad d’une main de fer depuis plus de 30 ans.

En conséquence, le parti de Saleh Kebzabo, « décide de se retirer purement et simplement du processus électoral pour ne pas avoir à servir de caution à la mascarade qui se prépare sur une grande échelle. »

L’ancien journaliste était classé troisième lors de sa première participation à une présidentielle en 1996. Il soutiendra l’actuel président durant l’entre deux-tours avant d’entrer même dans son gouvernement, occupant plusieurs portefeuilles ministériels.

En 1999, il claque la porte et décide de se présenter sans succès contre Idriss Deby lors des scrutins présidentiels de 2001, 2006 et 2016, où il était arrivé deuxième avec 12,8% des voix.

Tchad : les députés adoptent le projet de loi fixant à 40 ans l’âge de candidature à la présidentielle

Le projet de loi voté ce lundi 1er mars à l’Assemblée nationale, est relatif à l’âge minimum pour faire acte de candidature aux fonctions de président de la république qui passe 45 à 40 ans

Il a été adopté ce jour à l’assemblée nationale, le projet de loi portant modification des articles 128 et 195  de la loi 33 du 22 juillet 2019 portant code électoral. Conformément à la résolution n° 1 du 18 février du Cadre national du dialogue politique (CNDP)

L’article 128 est relatif à l’âge minimum pour faire acte de candidature aux fonctions de président de la république qui passe 45 à 40 ans. Et l’article 195 est relatif à la mise en place des démembrements de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) dans les représentations diplomatiques et consulaires du Tchad à l’étranger. Ces textes devraient prendre effet dès les échéances électorales de cette année.

Le projet de loi relatif à l’âge minimum pour faire acte de candidature aux fonctions de président de la république a été au centre de plusieurs polémiques. Il a finalement été adopté au deuxième Forum national inclusif en 2020.

Rappelons également compte tenu de la non-conformité à l’article 128, les tchadiens de l’étranger ne sont pas autorisés à participer à l’élection présidentielle du 11 avril 2021.

Tchad : présidentielle du 11 avril, Saleh Kebzabo se retire du processus

Indigné de l’attaque meurtrière au domicile de Yaya Dillo, le président de l’UNDR, Saleh Kebzabo a annoncé ce lundi 1er mars 2021 la suspension de sa participation au processus électoral en cours

« En mon âme et conscience, j’ai décidé de suspendre ma participation au processus électoral. Nous avons des dirigeants indignes du peuple tchadien dont ils ont confisqué la souveraineté », a déclaré le président du parti Union nationale pour le développement et le renouveau (UNDR), Saleh Kebzabo.

L’homme politique rapporte les raisons de son retrait : « hier j’ai été au domicile de Yaya Dillo pour constater les dégâts. Ce qui s’est passé c’est de la barbarie pure et simple. J’ai été terrifié, dégoûté. Le Tchad ne mérite pas le titre d’un État. J’ai toujours dit que c’est un État informel et le martyre d’une vieille dame de 80 ans et de son petit-fils de 11 ans viennent me renforcer dans cette conviction. ».

Invité à Electron Tv ce dimanche, Saleh Kebzabo avait d’ores et déjà exhorté les candidats à la présidentielle de se mobiliser pour saisir l’organe en charge de l’organisation des élections pour proposer des exigences. Il dénonce la militarisation du pouvoir politique au Tchad.

Précisons le domicile de l’opposant Yaya Dillo est jusqu’ici encerclé par les forces de l’ordre.

Tchad : la connexion internet n’a pas encore été rétablie

La connexion internet et le réseau téléphonique sont coupés au Tchad depuis le 28 février 2021. Il est impossible de contacter les populations de N’Djamena et de certaines localités ce jour.

Malgré les appels incessants des abonnés et des internautes, les opérateurs de téléphonie au Tchad n’ont pas encore libéré la connexion. Il est également difficile d’émettre ou de recevoir un appel à partir des réseaux des deux compagnies de télécom.

Aucune communication officielle n’a été faite pour situer les usagers inquiets depuis dimanche.

D’après certains usagers, ce trouble serait lié à l’attaque meurtrière d’hier chez l’opposant politique, Yaya Dillo Djerou Betchou. Lequel a été à l’origine du meurtre de sa maman, son enfant et ses proches. La ville de N’Djamena et certaines localités sont jusqu’ici privées de communication avec l’intérieur et l’extérieur

 

Tchad : raid meurtrier chez Yaya Dillo Djerou, le gouvernement évoque la légitime défense

Une attaque des forces de défense et de sécurité chez l’opposant Yaya Dillo Djerou, le 28 février 2020 a entrainé la mort de plusieurs membres de sa famille dont la mère et l’enfant du candidat de l’opposition à la prochaine présidentielle

« Ils viennent de tuer ma mère et plusieurs de mes enfants », c’est avec ce message de l’opposant politique Yaya Dillo Djerou que les tchadiens se sont réveillés dans la matinée du 28 février, dernier jour de ce mois. Le message a été publié sur sa page Facebook suite à l’attaque meurtrière des militaires contre son domicile. Dans une vidéo publiée par le même canal, le candidat   du Parti socialiste à la présidentielle de 2021 déclare avec plus de précisions que : « les membres de l’escorte présidentielle ont attaqué ma maison à cinq heures du matin. Ils ont tué ma mère, mon fils et trois de mes proches ».

Pour le ministre porte-parole du gouvernement, il s’agit d’une ‘’légitime défense’’ des forces de défense et de sécurité. Chérif Mahamat Zene souligne qu’il y’a eu : « un échange de tirs » qui a causé deux morts et cinq blessés dont trois parmi les forces de l’ordre.

Le porte-parole du gouvernement fait savoir que cette opération de l’armée fait suite : « à un refus systématique, depuis 48heures de Monsieur Yaya Dillo, appuyé d’un groupe de personnes armées, de répondre à deux mandats judiciaires ».

Il est à noter que les chefs d’accusation dont il est question sont liés aux prises de position de Yaya Dillo. L’homme politique a dénoncé le financement des activités de la première dame par les frais du trésor public. Ce qui lui aurait valu une plainte en 2020 pour diffamation et injures envers cette dernière. Aussi un accord signé avec les autorités sanitaires dans le cadre de la lutte contre le Covid-19.

 

Tchad : le nouveau gouverneur de la province du Batha prend fonction

Le directeur général du ministère de l’Administration du territoire et des Collectivités autonomes, Goundoul Vikama a installé Ahmat Mahamat Karambal à la tête de la province du Batha ce 26 février 2021

L’ancien membre du gouvernement et diplomate tchadien, Ahmat Mahamat Karambal a officiellement pris les rênes de la province du Batha. Il remplace à ce poste le gouverneur décédé, Benaïndo Tatola. Avant de passer le témoin au nouvel homme de la circonscription, le secrétaire général de la province du Batha Saleh Haggar Tidjani,  par ailleurs gouverneur intérimaire depuis le décès de Benaïndo Tatola a tenu à notifier au nouveau patronles maux auxquels la province du Batha fait face.

Les défis qui attendent Ahmat Mahamat Karambal, nouveau gouverneur, sont entre autres, la bonne gestion des conflits intercommunautaires, des conflits agriculteurs-éleveurs, de la dégradation de l’environnement, s’assurer du recouvrement des recettes de l’État et de leur bonne gestion.

Le directeur général du ministère de l’Administration du territoire et des Collectivités autonomes, Goundoul Vikama exhorte le numéro de la province à promouvoir une administration de proximité, veiller l’exécution des lois et règlements, coordonner les activités des services publics décentralisés implantés dans la province, à la sécurité des personnes et des biens, la cohésion sociale respectueuse des droits du citoyen et des libertés fondamentales, et la cohabitation pacifique entre communautés.

Le gouverneur entrant a indiqué qu’il souhaite que ses collaborateurs, la population du Batha et toutes les couches apportent leur soutien afin de relever le défi pour le développement.

Tchad : le gouvernement d’Idriss Deby du 25 février 2021

A travers le décret n°0252/PR/2021 du 25 février 2021, le chef de l’Etat tchadien, Idriss  Deby Itno a remanié son gouvernement. Cinq nouveaux ministres ont fait leur entrée

Le nouveau gouvernement se comporte comme suit :

Ministre d’Etat, ministre secrétaire général de la Présidence de la République : Kalzeubé Payimi Deubet
Ministère des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Tchadiens de l’étranger : Amine Abba Sidick
Ministre de la sécurité publique et de l’immigration : Souleymane Abakar Adoum
Ministre de l’Administration du territoire et des Collectivités autonomes : Mahamat Ismael Chaibo
Ministre de la Communication, porte-parole du Gouvernement : Mahamat Zene Cherif
Ministre délégué à la Présidence, chargé des armées, des anciens combattants et des victimes de guerre : Djimadoum Tiraïna
Ministre de la Santé publique et de la Solidarité nationale : Dr. Abdoulaye Sabre Fadoul
Ministre de la Justice, garde des sceaux, chargé des droits humains : Djimet Arabi
Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation : David Houdeingar Ngarimaden
Ministre de l’Economie, de la Planification du développement et de la Coopération internationale : Dr. Issa Doubragne
Ministre des Finances et du Budget : Tahir Hamid Nguilin
Ministre des Postes et de l’Economie numérique : Dr. Idriss Saleh Bachar
Ministre des Infrastructures et des Transports : Ahmat Abakar Adjid
Ministre de l’Education nationale et de la Promotion civique : Aboubakar Assidick Tchoroma
Ministre de l’Energie : Mme. Ramatou Mahamat Houtouin
Ministre de la Fonction publique, du Dialogue et de l’Emploi social : Adoum Forteye Amadou
Ministre de la Formation professionnelle et des Métiers : Mme. Achta Ahmat Breme
Ministre du Développement industriel, Commercial et de la Promotion du secteur privé : Lamine Moustapha
Ministre de l’Hydraulique urbaine et rurale : Mme. Tahani Mahamat Hassan
Ministre de la Jeunesse et des Sports : Routouang Mohamed Ndonga Christian
Ministre du Pétrole et des Mines : Oumar Torbo Djarma
Ministre de l’Aménagement du territoire, du Développement de l’habitat et de l’urbanisme : Mme. Amina Ehemir Torna
Ministre de l’Agriculture : Abdoulaye Diar
Ministre de l’Aviation civile et de la Météorologie nationale : Alhadji Naordé
Ministre de l’Élevage et des Productions animales : Ahmat Mahamat Bachir
Ministre de l’Environnement et de la Pêche : Bichara Issa Djadallah
Ministre du Développement touristique, de la Culture et de l’Artisanat : Patalé Geo
Ministre de la Femme et de la Protection de la petite enfance : Mme. Amina Priscille Longoh
Ministre secrétaire générale du gouvernement, chargée des relations avec l’Assemblée nationale et de la Promotion du bilinguisme dans l’administration : Mme. Mariam Mahamat Nour
Secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères : Mme. Eveline Fakir Kanassawa
Secrétaire d’Etat à la Santé et à la Solidarité nationale : Dr. Djiddi Ali Sougoudi
Secrétaire d’Etat à l’Education nationale et à l’Education civique : Moustapha Mahamat Talko
Secrétaire d’Etat aux Finances et au Budget : Mme. Alix Naimbaye
Secrétaire d’Etat à l’Economie, de la Planification du développement et de la Coopération internationale : Dr. Abderahim Younous
Secrétaire générale adjointe du Gouvernement : Mme. Lucie Beassemda

Tchad : un château d’eau de 2000 m3 sera construit au quartier Guinebor de N’Djamena

La Ministre de l’Hydraulique Urbaine et Rurale Tahani Mahamat Hassane a lancé ce 25 Février 2021 les travaux de construction du château d’eau de 2000m3 au quartier Guinebor

Le coût global de la construction du château d’eau de Guinebor s’élève à deux milliards quarante Sept millions neuf cent soixante-quatre mille deux cent dix francs CFA (2 047 964 210 Francs CFA). Le chantier doit être livré dans une période de 15 mois. Les travaux seront réalisés par la société CGCOC TCHAD

La Ministre de l’Hydraulique Urbaine et Rurale a décliné les détails de réalisation de ce chantier en présence du secrétaire général Adjoint de la Présidence de la République, la secrétaire générale adjointe du Gouvernement, le Ministre de l’élevage, le Conseiller du Chef de l’État en charge de l’Hydraulique, le Délégué du Gouvernement auprès de la Commune de la ville de N’Djamena et les Directeurs généraux. Elle a fait savoir qu’il s’agit d’un château d’eau en béton armé, de deux forages grands diamètres, des conduites, d’une clôture, des bâtiments et quelques travaux connexes.

Niger : quels défis pour le nouveau président

Ibrahim Moussa, Rédacteur en chef du journal nigérien La Roue de l’Histoire, analyse pour APA les principaux chantiers de Mohamed Bazoum.Comment appréciez-vous le déroulement du scrutin présidentiel de dimanche dernier ?

En dépit de quelques irrégularités, notamment la saisie de faux bulletins de vote à Dogondoutchi (Sud-Ouest) par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) et l’attaque terroriste qui a fait sept morts à Dorgol, dans la région de Tillabéri (Extrême-Ouest), le vote s’est globalement déroulé dans le calme et la sérénité.

L’élection de Mohamed Bazoum à la tête du Niger ouvre une nouvelle page dans l’Histoire du pays. Car, pour la première fois depuis l’indépendance en 1960, un président démocratiquement élu passe le témoin à un autre par le même procédé.

Quels sont les principaux défis du nouveau président ?

Le chef de l’Etat sera confronté à des défis de plusieurs ordres. C’est d’abord la lutte contre le jihadisme. Cinq des huit régions que compte le Niger sont touchés par ce phénomène. Il s’agit de Diffa, Tillabéri, Tahoua, Agadez et Maradi.

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Le Niger est entouré de foyers d’insécurité au niveau de quatre de ses frontières. Au Nord, depuis la chute en Libye de Mouammar Kadhafi, la situation s’est détériorée.

Dans sa frontière Sud-Est avec le Nigeria, la région Diffa proche des Etats fédérés de Borno et Yobé, est notamment la cible d’attaques terroristes depuis février 2015.

A l’Ouest du pays, les localités situées le long des frontières entre le Mali et le Burkina Faso subissent des attaques quasi-quotidiennes. C’est d’ailleurs dans ce territoire appelé la zone des trois frontières que les agents de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) ont été tués le 21 février dernier, jour même du scrutin.

Hormis le défi sécuritaire, il y a la question de l’emploi et de l’employabilité des jeunes, la sécurité alimentaire, la santé et l’éducation. Bazoum a réservé une part belle à l’éducation des jeunes filles dans son programme de campagne. 

Pour que celles-ci étudient jusqu’à la classe de 3e au moins, il a évoqué la création de cantines scolaires surtout dans les zones nomades et dans les localités où les populations sont extrêmement vulnérables.

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Sur le plan politique, le successeur de Mahamadou Issoufou a du pain sur la planche. Avec une classe politique que tout oppose. Dans son premier discours, après la proclamation des résultats provisoires, l’ancien ministre de l’Intérieur a lancé un appel à l’endroit de son challenger, Mahamane Ousmane, et de toute la classe politique en vue de s’unir et travailler pour le développement du Niger.

Mouhamadou Issoufou a décidé de respecter la Constitution en ne se présentant pas à la présidentielle. Quel sens donnez-vous à cet acte du président sortant ?

Cette décision de ne pas briguer un 3e mandat, dans une sous-région où la tentation est très forte, a été saluée par tout le continent africain voire la communauté internationale. A travers cette attitude, Issoufou inscrit son nom en lettres d’or dans les annales de l’Histoire politique du Niger. En outre, il peut servir de modèle à Mohamed Bazoum en matière du respect de la Constitution.

Présidentielle 2021 : Succès Masra a déposé sa candidature pour le 11 avril

Le leader du parti Les Transformateurs, Succès Masra, accompagné de quelques membres de son mouvement, a déposé son dossier de candidature pour la présidentielle d’avril 2021 ce 25 février 2021

« Nous venons de déposer officiellement notre candidature à l’élection présidentielle d’avril 2021 », a déclaré le Dr Succès Masra, à sa sortie des locaux de la Cour suprême à N’Djamena. « Nous répondons dans notre diversité, avec à cœur, la volonté de réconcilier le peuple avec lui-même », note Succès Masra qui souhaite qu’aucun tchadien n’ait peur de son avenir

Parce qu’il s’agit de reconstruire, de réparer, de réunir pour l’alternance dans la paix et la démocratie

Après le dépôt, le président des Transformateurs s’est confié au public. Succès Masra fait savoir que son dossier de candidature porte le numéro 4. Il souligne que, c’est l’une des réalisations faite au peuple de porter un projet collectif de transformation du Tchad en termes de justice, d’égalité et de protection de chaque citoyen tchadien.

La Cour suprême reste ouverte aux autres dossiers de candidature. L’opération se poursuit jusqu’au 26 février 2021 à minuit. Les bureaux sont spécialement ouverts tous les jours non-ouvrables pour la circonstance.

Tchad : les spécialistes de la santé cherchent de nouvelles stratégies de lutte contre les hépatites virales

Dans le cadre de la lutte contre les hépatites virales au Tchad, des experts ont ouvert des travaux le mercredi 24 février 2021 à N’Djamena. Cet atelier vise à trouver des solutions pour éradiquer ces maladies qui constituent un problème de santé publique au Tchad.

Les acteurs de lutte contre les hépatites, mis ensemble, vont initier des réunions de coordination dans ce domaine, produire les données pour l’année 2019-2020 et planifier les prochaines étapes. Il sera également question de présenter les activités en rapport avec les cinq interventions clés de l’OMS concernant les hépatites virales et de mettre sur pied un cadre de concertation et d’interventions contre les hépatites virales.

Représentant de l’organisation mondiale de la santé au Tchad, Dr Amadou Mouctar Diallo a félicité les autorités sanitaires pour leur leadership dans la lutte contre les maladies en générale et les hépatites en particulier. Il a rassuré le ministère que son institution, chef de file des partenaires techniques et financiers du secteur de la santé sera toujours dans ce combat quotidien pour le bien être sanitaire de la population tchadienne et d’atteindre les objectifs de 2030 à savoir l’élimination de l’hépatite au Tchad et dans la région africaine de l’OMS.

Le Directeur General technique de la lutte contre la maladie et la promotion de la santé Dr Allarangar Yokouidé a pour son part déclaré que dans le cadre de la lutte contre les hépatites, les chefs d’État ont élaboré un cadre d’action de l’union africaine pour l’élimination de cette maladie à l’horizon 2030.

Le Tchad va organiser un Forum national du bilinguisme

Un Haut Comité chargé de l’Organisation d’un Forum National sur le Bilinguisme (H-COFOB) a été créé le 24 février 2021 par Décret N°0245/PR/2021 du chef de l’Etat Idriss Deby Itno

Le Haut Comité chargé de l’Organisation d’un Forum National sur le Bilinguisme a pour missions de, faire l’état des lieux du bilinguisme au Tchad, identifier les contraintes qui freinent l’application du bilinguisme au Tchad, jeter les bases d’un cadre juridique et institutionnel pour l’application effective du bilinguisme, définir les stratégies efficaces pour la promotion et la vulgarisation du bilinguisme dans l’administration assorties de plan d’action, formuler des recommandations à court, moyen et long termes
Le Haut comité est présidé par le ministre secrétaire général du gouvernement. Il a pour 1er vice-président le ministre en charge de l’éducation nationale, 2ème vice-président, le ministre en charge de l’enseignement supérieur, le ministre de la justice est le 3ème vice-président.

Le ‘’H-COFOB’’ est composé de 17 membres. Il sera appuyé par un comité technique ayant pour président le Secrétaire général adjoint de la présidence de la république.

Tchad : le nombre de cas d’infection au Covid-19 passe de 34,3 cas à 19,1 cas

Une tendance baissière de cas de contamination au Covid-19 a été enregistrée au Tchad entre le mois de janvier et février 2021. Le nombre de cas positif est passé de 1106 à 390 cas entre les deux mois

Réuni ce mercredi 25 février 2021 pour évaluer la situation épidémiologique de la pandémie à coronavirus, le comité de gestion de la crise sanitaire a noté que : « contrairement au mois de janvier où le nombre de cas a connu une hausse (1106 cas confirmés avec 15 décès et une moyenne journalière de 34,3 cas), une tendance baissière a été observée au mois de février avec 390 cas, 12 décès et une moyenne de 19,1 cas ».

Le comité souligne que, l’enregistrement des cas en province est principalement dû au non-respect des mesures barrières.

Quant au retard observé dans la livraison du vaccin Covax, malgré le fait que toutes les formalités y relatives aient été remplies, le comité recommande de privilégier les négociations bilatérales pour accéder le plus rapidement possible au vaccin qui constitue à ce stade la seule solution pour venir à bout de la pandémie.

Niger : Bazoum, le continuateur de l’œuvre d’Issoufou

Co-fondateurs du Parti Nigérien pour la Démocratie et le Socialisme (PNDS Tarayya) en 1990, le président sortant et son successeur partagent depuis trente ans les mêmes idéaux pour leur pays.Après deux mandats consécutifs, Mouhamadou Issoufou (69 ans) passe sans anicroche le témoin à Mohamed Bazoum (61 ans). Cette transition policée du pouvoir exécutif est inédite au Niger où les coups d’Etat sont légion.

Bazoum, dans son tout premier discours en tant que président de la République, a rendu un vibrant hommage à son compagnon de route : « Je voudrais remercier Issoufou pour le travail accompli pour notre pays et surtout pour sa loyauté à son égard. Il vient de nous permettre de réaliser quelque chose d’inédit. Le Niger lui devra cela pour l’éternité. Il est définitivement rentré dans l’Histoire ».

Titulaire d’un Diplôme d’études approfondies en Philosophie à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad, Sénégal), le nouvel homme fort du Niger a une idée claire de ce qu’il veut pour sa nation.

« Je consoliderai, ainsi que le dit mon slogan de campagne, le travail accompli sous l’autorité du président (sortant) et j’avancerai dans le sens des objectifs que j’ai soumis au peuple dans le cadre de mon programme électoral », a déclaré le natif de Diffa (Sud-Est).

La gouvernance en vigueur pour le prochain quinquennat, à en croire l’ex-ministre des Affaires étrangères, ne sera rien d’autre que la synthèse des « succès et échecs » de la dernière décennie. Le néo-président du Niger, qui se prévaut de connaître « parfaitement » son pays et d’avoir « une grande connaissance de l’Etat », se sent « en état d’assumer
(avec) loyauté et probité » cette nouvelle fonction.

Pour qu’il enfile officiellement son costume présidentiel, la Cour constitutionnelle devra confirmer les résultats provisoires proclamés par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). Aussitôt après, Mohamed Bazoum compte presser le pas : « Je m’appuierai sur ma majorité parlementaire forte de 129 députés pour former un gouvernement que je mettrai (immédiatement) au travail ».

En tout cas, il a du pain sur la planche surtout avec la menace jihadiste qui tourmente le Niger. Récemment, sept agents électoraux sont décédés dans l’explosion d’une mine. En outre, un agent électoral a été tué par une roquette. « Ces événements nous rappellent l’urgence et l’énormité du défi que constitue le combat contre le terrorisme. Je le mènerai avec méthode et détermination », a promis le chef de l’exécutif.

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La question jihadiste figurera tout en haut dans la hiérarchie des priorités du membre de la tribu des Ouled Slimane.  « Pour avoir assidûment fréquenté durant ces huit derniers mois les populations, je sais que partout où prévaut l’insécurité, c’est le premier besoin qu’elles expriment et qu’elles nous demandent de régler », a expliqué Bazoum.

A tous les leaders des partis qui l’ont soutenu dans sa quête du pouvoir, le vainqueur du scrutin du 21 février dernier s’est engagé à être « loyal » mais c’est « dans la loyauté commune vis-à-vis » du Niger que l’ancien ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique entend collaborer avec eux.

Dans cette perspective, le successeur d’Issoufou a prévu de promouvoir la « gouvernance toute d’éthique en vue notamment de lutter contre la pauvreté, de réhabiliter le système éducatif, de former les jeunes et de lutter contre le chômage ».

Enfin, Mohamed Bazoum a tendu la main à son rival Mahamane Ousmane dont le parti a dénoncé « un hold-up électoral » : « Connaissant sa sagesse, je voudrais compter sur lui pour créer un nouveau climat entre le pouvoir et l’opposition, mettre fin aux tensions inutiles et nous (entendre) sur l’essentiel par ces temps de grands défis terroristes ». D’autant plus que la Ceni « aura travaillé, comme d’habitude, de façon totalement transparente et inclusive », selon le PNDS Tarayya.

Tchad : les candidats à la présidentielles peuvent déposer la caution de 10 millions au Trésor public

Les candidats à l’élection présidentielle du 11 avril 2021 peuvent commencer à déposer leur caution de dix millions. L’appel a été lancé ce mercredi 24 février 2021 par le directeur général des Services du trésor et de la comptabilité publique

A travers un communiqué du DG des Services du trésor et de la comptabilité publique de la Prairie générale publié ce jour, il est porté à la connaissance des candidats aux élections présidentielles, que conformément à l’article 131 (nouveau) de la loi n° 045/PR/2019 du 31 décembre 2019 portant modification de la loi  n° 033/PR/2019 portant Code électoral : «  la caution de dix millions (10 000 000) FCFA est versée au Trésor public sur l’intitulé « Etat-Recettes Administratives » auprès des banques primaires de la place contre un bordereau de versement »

Ce bordereau doit être ensuite remis à la Division Recettes de la Trésorerie Paierie générale en vue de la délivrance d’une déclaration de recette pour le dépôt de candidature à la Cour suprême.

Par ailleurs, le directeur général des Services du trésor et de la comptabilité publique les informe qu’au dernier jour de dépôt, le guichet du Trésor public restera exceptionnellement ouvert jusqu’à minuit pour encaisser les cautions des candidats retardataires n’ayant pas effectué le versement dans les banques

Tchad : présidentielle d’avril 2021, Néatobeï Bidi Valentin également quitte la course

Le président du Parti africain pour la paix (Pap/Js), Néatobeï Bidi Valentin a annoncé ce 24 février 2021 que sa formation politique ne se présentera pas à la présidentielle du 11 avril

C’est au cours d’un point de presse Néatobeï Bidi Valentin a fait cette déclaration. Il regrette que les institutions en charge de l’organisation des élections et de la proclamation soient soumises au régime en place. « Ce qui rebute dans la participation aux élections au Tchad, c’est la CENI, le CNDP, le BPE ainsi que la Cour suprême chargés de procéder aux opérations électorales et de proclamer les résultats sont aux ordres et à la dévotion du MPS et que ces résultats qu’ils proclament ne sont ni libres, ni justes, ni transparents, ni équitables », s’inquiète Néatobeï Bidi Valentin

Il fait savoir que le Pap/Js donnera le moment opportun des consignes fermes de vote à ses membres et sympathisants et lancera par ailleurs, aux tchadiens de tous les bords et de toutes les couches sociales, un appel présent de voter pour le candidat le mieux placé pour « conduire les destinés du pays ».

Tchad : Laoukein Kourayo Médard ne sera pas candidat à la présidentielle du 11 avril

Le président du parti politique, Convention tchadienne pour la paix et le développement (CTPD) Laoukein Kourayo Médard, a annoncé sur les antennes de la radio Vision FM qu’il ne se présentera pas à la prochaine présidentielle

La décision Laoukein Kourayo Médard, ancien maire de la ville de Moundou, chef-lieu de la province du Logone occidental fait suite au non-remboursement des frais de campagne électorale de 2016. Il s’agit précisément  30% des montants dument justifiés en recettes et en dépenses, et après quitus de la Cour des comptes.

Ce désistement de Laoukein Kourayo Médard fait suite à un ultimatum de trois jours qu’il a lancé avec Saleh Kebzabo, le président national de l’UNDR.  Les deux hommes politiques avaient annoncé qu’ils ne participeront pas à l’élection présidentielle si les frais de campagne de 2016 ne sont pas remboursés.

Cette revendication est légale car prévu par  l’article 77 du Code électoral du 25 août 2015.  Notamment pour l’élection présidentielle, législative, locale.

 

Tchad : le couvre-feu est prorogé de deux semaines dans certaines provinces

Le président de la république du Tchad vient de proroger le couvre-feu de deux semaines dans certaines circonscriptions du pays. La mesure prend effet dès ce mercredi 24 février 2021 de 21h 00 à 5h 00 du matin

Au terme du Décret N°0243/PR/2021 du 23 février 2021, Le Couvre-feu instauré dans les Provinces du Guéra, du Kanem, du Logone Occidental, du Logone Oriental, du Mayo-Kebbi Ouest, du Mayo-Kebbi Est, du Moyen Chari, du Batha, de l’Ennedi Est, de la Tandjilé, dans la ville de N’Djamena, à Mandelia, au Logone-Gana et de N’Djamena-Farah à Guitté en République du Tchad est prorogé pour une période de deux (2) semaines à compter du 24 février 2021 de 21 heures 00 à 5 heures 00 du matin.