Tchad : près de 1500 étudiants tchadiens sont entrés au Cameroun

Dans la matinée de ce lundi 8 juin, 1450 étudiants bloqués à Koutéré, frontière entre le Tchad et le Cameroun ont été autorisés à regagner le territoire camerounais

L’autorisation fait suite aux négociations diplomatiques entre les dirigeants des deux pays. Ces derniers ont tous été soumis à la prise de température par les forces de l’ordre camerounaises à l’aide du thermo flash. Des milliers d’étudiants sont bloqués à la frontière depuis la semaine dernière. Ces derniers avaient décidé de regagner le pays après la décision du gouvernement camerounais visant la fermeture des établissements scolaires et universitaires pour éviter la propagation de la covid-19. Le gouvernement dans le processus de déconfinement a rouvert  le 1er juin dernier.

Une correspondance du ministre camerounais de la décentralisation Paul Atanga Nji, adressé à son homologue tchadien le 5 juin autorisait le retour des apprenants tchadiens dans les universités camerounaises.

La traversée des étudiants s’est faite en présence du gouverneur de la province du Logone oriental Moussa Haroun Tirgo

Sahel : la mort de Droukdel, « un coup psychologique pour le jihadisme » (spécialiste)

L’élimination au nord du Mali du chef d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), Abdelmalek Droukdel, est « un coup psychologique » porté à l’ensemble du mouvement jihadiste, selon Djallil Lounna, professeur de Relations internationales à l’Université Al Akhawayn d’Ifrane (Maroc) et auteur de l’ouvrage « Le djihad en Afrique du nord et au Sahel. D’AQMI à Daech »La France affirme avoir éliminé l’émir général d’Aqmi, Abdelmalek Droukdel, le 3 juin dernier. Quelle importance donner à un tel évènement ?

Aqmi est l’une des principales organisations jihadistes dans le monde. C’est donc un atout central de la galaxie jihadiste qui a été tué. C’est un évènement d’extrême importance, au moins symboliquement. Au niveau opérationnel, c’est extrêmement différent. Parce qu’Aqmi est extrêmement affaibli en Algérie. La mouvance jihadiste sahélienne obéit à ses propres dynamiques. Cela dit, c’est un coup majeur qui lui a été donné. C’est un des derniers membres de la mouvance jihadiste algérienne des années 90, qui a participé à la fondation du GSPC (Groupe salafiste pour la Prédication et pour le Combat), devenu Aqmi. C’est vraiment un acteur fondamental du mouvement jihadiste qui s’en va.

Selon la ministre française des Armées, le chef d’Aqmi a été tué dans le nord du Mali. Que pouvait-il bien faire dans cette région alors qu’il semblait se cacher en Kabylie, dans le nord de l’Algérie ?

C’est la grande question que tout le monde se pose aujourd’hui : que faisait-il au nord du Mali ? Il a probablement passé une quinzaine d’années en Algérie, dans les maquis, en Kabylie. Il devient chef d’Aqmi à partir de 2004. Selon mes recherches en Algérie, l’Armée locale a mené des opérations massives contre des maquis islamistes jihadistes entre 2013 et 2018, notamment en Kabylie. Une centaine de terroristes a été tuée ou capturée. De 2016 à 2017, les rumeurs indiquaient qu’il avait évacué la Kabylie vers une région non loin de la frontière tunisienne. Ce sont les dernières informations qui remontaient par rapport à sa localisation. D’où le sens de la question « que pouvait-il faire au nord du Mali ? ». Tous les hommes qu’il avait nommés dans les années 2000, ses relais immédiats, ont été tués par l’opération Barkhane et autres.

Toutefois, il y a un indicateur. Vers la fin 2018 et début 2019, Droukdel postait des vidéos où il commentait l’actualité sahélienne (opérations, morts de combattants, hommages…). C’est normalement des commentaires qui auraient dû être faits par quelqu’un comme (le Malien) Iyad Ag-Ghali ou (l’Algérien) Djamel Okacha. Dès 2019, je me posais la question mais me disais que ce n’est pas possible. Le fait qu’il commentait de manière incessante ce qui se passe au Sahel et de moins en moins ce qui se déroule en Algérie… Alors que si vous regardez les commentaires sur l’Algérie, c’est (Abou Obeida Youssef) al-Annabi qui les faisait. Je pense que dès la fin 2018 et début 2019, il se trouvait au Sahel. (…) Personne n’était au courant : il y avait juste des rumeurs sur sa présence dans le nord du Mali.

Autre possibilité, beaucoup de chefs algériens sous pression sont appelés vers le Mali. C’est le cas de Belmokhtar, Okacha et d’autres chefs qui ont fui vers le Mali où se trouve la mouvance jihadiste la plus puissante. Il se peut qu’il se soit replié là-bas sous la pression des services de sécurité algérienne.

Qui pourrait lui succéder ? Le Malien Iyad Ag-Ghali, jusqu’ici chef des jihadistes liés à Al-Qaïda au Sahel, pourrait-il être intronisé émir général d’Aqmi ?

Iyad Ag-Ghali aurait le même type de prestige que lui. C’est un personnage important. Pour autant, Aqmi est une organisation plus ou moins algérienne, par rapport à ses dirigeants et son histoire. A mon avis, on va arriver à une rupture entre les deux organisations. Ce qui reste d’Aqmi sera probablement dirigé par un Algérien. Et je pense qu’Iyad Ag-Ghali va, de manière définitive, prendre la direction de la mouvance jihadiste sahélienne.

Le successeur qui semble le mieux positionné est al-Annabi. Je vois mal Iyad Ag-Ghali prêter allégeance à ce dernier qui n’a pas le même bagage et le même prestige que Droukdel.

Sa mort affaiblit-elle la mouvance jihadiste dans le Sahel ?

Je ne crois pas du tout ! La mouvance jihadiste sahélienne a ses propres dynamiques et objectifs depuis plusieurs années. C’est un coup psychologique pour l’ensemble du mouvement jihadiste. Il faudra s’attendre à des réactions, des représailles d’Iyad Ag-Ghali ou de l’Etat islamique dans le grand Sahara. Mais en termes de dynamiques et de changements, non.

Abdelmalek Droukdel en quelques dates

APA revient sur la trajectoire d’Abdelmalek Droukdel, chef d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) tué par les forces armées françaises.Début des années 70 : naissance d’Abdelmalek Droukdel près d’Alger (capitale algérienne).

Début des années 1990 : il rejoint le Groupe Islamique Armé (GIA).

2004 : Droukdel prend la tête du Groupe salafiste pour la Prédication et le Combat (GSPC).

2006 : il prête allégeance au groupe jihadiste Al-Qaïda.

2011 : il se rapproche d’Iyad ag-Ghaly, ex-leader de la rébellion touareg du nord Mali devenu lui-même jihadiste.

2014 : Abou Moussab Abdel Woudoud, de son vrai nom, perd plusieurs de ses combattants au profit du mouvement jihadiste Etat Islamique (EI).

2017 : il accepte l’allégeance à Al-Qaïda du Malien Iyad ag-Ghaly qui vient de créer le Groupe de Soutien à l’Islam aux Musulmans au Maghreb islamique (GSIM), mais perd plusieurs cadres de son mouvement, comme Bilel Kobi, l’envoyé spécial de Droukdel en Tunisie, Béchir ben Néji, émir en Tunisie, Adel Seghiri, responsable de la propagande d’Aqmi, tués lors d’opérations militaires.

En 2017, il promet également « un échec retentissant » à l’EI dans un long entretien accordé à la revue Inspire, tuyau de propagande d’Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa).

3 juin 2020 : mort d’Abdelmalek Droukdel à Talhandak, à 80 kilomètres de Tessalit (nord du Mali), le long de la frontière algérienne.

Mali : le chef général d’Aqmi tué par l’Armée française

Une opération conjointe des forces armées françaises et de leurs alliés aurait permis de tuer, au nord du Mali, le chef de la principale branche africaine d’Al-Qaïda, l’Algérien Abdelmalek Droukdel.Pour Barkhane, la force française engagée dans la lutte contre le jihadisme au Sahel, c’est « un succès majeur » selon Florence Parly, la ministre française des Armées. Avec la mort d’Abdelmalek Droukdel, dans une opération des militaires tricolores aidés de leurs alliés dans la région, Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) perd un leader expérimenté, réputé pour ses qualités de meneur de troupes rompues au combat asymétrique.

Sur son compte Twitter, Florence Parly détaille les conditions dans lesquelles le chef général de la plus importante branche africaine de l’organisation créée par Oussama Ben Laden a été éliminé.

« Le 3 juin (mercredi dernier), les forces armées françaises, avec le soutien de leurs partenaires, ont neutralisé l’émir d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), Abdelmalek Droukdel et plusieurs de ses proches collaborateurs, lors d’une opération dans le nord du Mali », a-t-elle écrit vendredi soir sur ce réseau social.

Pour signifier l’importance du décès de Droukdel dans « ce combat essentiel pour la paix et la stabilité dans la région », selon ses propres mots, la ministre française des Armées indique qu’il était un « membre du comité directeur d’Al-Qaïda (et) commandait l’ensemble des groupes qaïdistes d’Afrique du nord et de la bande sahélienne, dont le Jnim, l’un des principaux groupes terroristes actifs au Sahel ».

Droukdel, fondateur d’Aqmi, est né en en Algérie à Meftah, dans la banlieue d’Alger, la capitale. La vie de cet élève performant bascule à l’avènement de la guerre civile dans son pays au début des années 1990. Il intègre en 1993 les rangs du Groupe Islamique Armé (GIA) où il se révèle comme un spécialiste dans la fabrication d’explosifs.

A la fin de cette décennie, ce « combattant dans l’âme » est l’un des meneurs de la scission qui conduira la majorité des chefs du GIA à quitter l’organisation pour « dérives sanguinaires » et de créer le Groupement salafiste pour la Prédication et le Combat (GSPC) qui commettra plusieurs attentats sur le sol algérien. A cause de divergences avec l’émir Hassan Hattab, Droukdel se débarrasse plus tard de lui pour s’installer à la tête du GSPC au tout début des années 2000. Sous son impulsion, ce groupe jihadiste s’internationalise en commettant ses premières attaques hors d’Algérie.

En 2006, Abdelmalek Droukdel prête allégeance à Oussama Ben Laden dont l’organisation jouit d’un grand respect dans le milieu jihadiste surtout après l’attentat perpétré le 11 septembre 2001 sur les tours jumelles du World Trade Center (New-York, Etats-Unis).

En perte de vitesse en Algérie, ce fin stratège déploie ses forces au Sahel. D’ailleurs, Aqmi est en 2012 l’un des groupes majeurs qui occupent le nord du Mali. Mais l’influence de Droukdel, dans cette zone où foisonnent les mouvements jihadistes, s’effrite au fil du temps à telle enseigne qu’il reste inerte pendant plus de deux ans, poussant certains à annoncer sa mort. Vraisemblablement, la France et ses alliés ont fini par avoir la peau de ce jihadiste ayant vécu tout juste cinquante années.

Tchad : les élèves des classes d’examens reprennent les cours le 25 juin

C’est ce qui ressort de la réunion du comité de gestion de crise sanitaire qui s’est tenue mercredi 03 juin 2020, à N’Djamena.

La reprise des cours est fixée au 25 juin en république du Tchad. Seules les classes d’examens sont concernées par cette reouverture des établissements scolaires. L’annonce a été faite par un tweet du chef de l’Etat Idriss Déby, après qu’il ait présidé la réunion du comité de gestion de la crise sanitaire.

Au Tchad, les écoles ont fermé leurs portes depuis le 19 mars pour limiter la propagation du coronavirus. Les candidats aux examens officiels devront donc renouer avec le chemin de l’école le 25 juin prochain. Il n’y aura pas d’année blanche au Tchad. C’est une bonne nouvelle pour de nombreux élèves et parents.

Coronavirus : le Tchad dépasse le cap des 800 cas

Les autorités sanitaires tchadienne ont annoncé mardi 2 juin, 13 nouveaux cas de coronavirus 23 guérisons et 0 décès.

La république du Tchad vient de dépasser le cap des cas de coronavirus. Le pays d’Idriss Déby compte au total de 803 cas. L’annonce a été faite mardi 02 juin, au cours du point quotidien du ministère de la santé publique.

Le ministère de la Santé a donné un total de 127 tests qui ont été effectués au cours des dernières 24 heures, dont 13 sont revenus positifs, 23 cas guéris, 0 décès et 175 malades sous traitement.

Le Tchad compte donc 803 cas confirmés de coronavirus, dont 66 décès et 652 guéris.

Coronavirus : le Tchad reçoit plus de 8 milliards de l’Union européenne

Ce don intervient dans le cadre du programme d’appui budgétaire ACET-3 au titre de l’année 2020.

La Délégation de l’Union européenne en République du Tchad informe l’opinion tchadienne, de l’abondement du budget national de la République du Tchad d’un montant de 8 527 441 000 XAF (13 millions EUR). Ce don intervient dans le cadre du programme d’appui budgétaire ACET-3 au titre de l’année 2020.

Selon un communiqué publié ce 1er juin 2020, l’Union européenne annonce le décaissement de 8,5 milliards FCFA pour le Tchad. Ce montant aurait dû intervenir plus tard dans l’année mais a été avancé d’un commun accord entre le Tchad et l’UE, pour répondre le plus rapidement possible à la crise aigüe qui touche le pays.

Les dons faits par l’Union européenne au Trésor Public tchadien dans le cadre de l’appui budgétaire ACET 3 visent à soutenir les réformes dans les domaines de la sécurité alimentaire, de la santé publique et de la gestion des finances publiques. Ils ont désormais également vocation à contribuer à la réponse macroéconomique aux effets de la crise du Covid-19.

L’Union européenne va concentrer son appui sur le pilier socio-économique de la crise, sous la forme d’un appui budgétaire à décaisser en trois tranches fixes successives d’ici fin 2020. C’est en accord avec le Tchad et en cohérence et complémentarité de la réponse d’ensemble apportée par l’UE et ses Etats membres.

« Le présent décaissement constitue la première de ces tranches. Les suivantes interviendront si le Tchad demeure sur la bonne voie en termes de stabilité macroéconomique, de politiques publiques et notamment sociales, de gestion des finances publiques et de transparence budgétaire » précise le communiqué. Il s’agit en effet des critères qui seront évalués lors de dialogues réguliers avec les autorités tout au long de l’année.

Tchad : Abdoulaye Miskine placé sous mandat de dépôt à N’Djamena

Abdoulaye Miskine et trois membres de la rébellion centrafricaine interpellés au mois d’octobre de l’année dernière ont été présentés lundi 1er juin à un juge d’instruction.

Le chef rebelle, dont Bangui réclame l’extradition a entamé un parcours judiciaire au Tchad. Vendredi dernier alors qu’ils venaient d’être confiés à la justice par les services de renseignements qui les détiennent depuis le mois d’octobre, Abdoulaye Miskine et trois de ses compagnons n’ont pu rencontrer un juge d’instruction pour décider de leur sort. C’est finalement ce lundi 1er juin que le doyen des juges d’instruction a pris connaissance de leur dossier et les a envoyés à la maison d’arrêt.

« Le juge d’instruction leur a notifié deux infractions, à savoir direction et organisation de mouvement insurrectionnel et viol, et [les a] placés sous mandat de dépôt à la maison d’arrêt d’Ndjamena », Me Mognan Kembetiade, un de leurs avocats.

Selon de sources judiciaires, le Tchad qui s’est opposé à la demande d’extradition des quatre membres de la rébellion centrafricaine, souhaite officiellement rendre justice à certains de ses ressortissants qui ont été victimes pendant la crise centrafricaine des affres commis par les hommes de Abdoulaye Miskine et ses compagnons.

Pendant ce temps, la Cour pénale internationale et la justice centrafricaine qui ont des questions à poser à certains d’entre eux, devront patienter.

Coupures d’électricité au Tchad : un collectif lance un ultimatum au gouvernement

Pour dénoncer les coupures d’électricité au Tchad, le Collectif tchadien contre la vie chère a lancé jeudi 28 mai un ultimatum de 10 jours au gouvernement pour rétablir le courant.

Le Collectif tchadien contre la vie chère dénonce les coupures d’électricité dont font face la population tchadienne. Celui-ci a lancé jeudi 28 mai un ultimatum de 10 jours au gouvernement pour rétablir le courant.

Le CTVC avait mené une enquête de terrain pour comprendre les raisons qui explique ces coupures. « Sur les 11 citernes de 36.000 litres de carburant qui sortent de Djarmaya sensées approvisionner les centrales électriques par jour, quatre citernes sont détournées systématiquement par jour par un lobby bien organisé au détriment de la population », déplore le collectif.

Dans un communiqué en date du 25 mai, la SNE explique qu’une panne a endommagé un équipement important. « Cela a également suscité de sérieuses perturbations constatées sur l’ensemble du réseau », peut-on lire dans le document.

Pour le président du CTVC, Djingamnayal Versinis : « C’est plutôt le détournement des citernes, une pratique chronique qui se fait dans toutes les provinces du pays. »

Ce collectif tchadien contre la vie chère accorde dix jours au gouvernement pour mettre un terme à ce détournement des citernes de carburant et rétablir la fourniture d’électricité régulière.

« Passé ce délai, avertit le collectif, des actions citoyennes d’envergure seront entreprises pour manifester le ras-le-bol des populations désabusées. », menace le collectif.

Tchad : la douane autorise l’exportation de la gomme arabique et du sésame

Cette mesure sera mise en vigueur en attendant qu’un arrêté conjoint soit pris par le ministère des finances et celui du commerce.

La direction générale des services des douanes vient de ré-autoriser à travers un communiqué de presse l’exportation de la gomme arabique et sésame. Ledit communiqué précise tout de même cette autorisation est provisoire. Elle devra être respectée jusqu’à ce qu’un arrêté conjoint soit pris par les ministères des finances et du commerce.

Depuis plusieurs semaines, l’exportation de la Gomme arabique, du sésame et autres produits avait été interdite au Tchad. Plusieurs chargements de tourteaux et autres cargaisons sont bloqués aux frontières.

Selon le communiqué, les exportateurs doivent se conformer à la règlementation communautaire en vigueur (règlementation N°02/18 /CE /CEMAC/du 21/12/2018).

« Le but de tout ceci n’est ni de pénaliser les opérateurs économiques, encore moins leurs partenaires extérieurs, mais plutôt de faire respecter les procédures en vigueur afin de permettre à notre pays de tirer le meilleur profit de nos exportations et d’établir une balance commerciale fiable. Ceci est une des missions les plus essentielles de la douane » conclut le communiqué.

Tchad : Saleh Déby devant la commission des droits de l’homme

 Le frère cadet du président tchadien, Saleh Déby est accusé d’avoir tué un jeune berger près de sa plantation.

Le frère cadet du chef de l’Etat, Salet Déby a été convoqué mardi 26 mai par la Commission nationale des droits de l’homme. Il est au centre d’une polémique depuis plusieurs semaines après la mort d’un berger près d’une de ses plantations.

Les faits se déroulent le 28 avril dernier à Bardé, Salet Déby aurait pris son arme à feu et tiré en direction des bergers pour les faire fuir alors qu’ils abreuvaient leurs chameaux près d’un point d’eau situé non loin de son jardin. En prenant la fuite, l’un des bergers se serait noyé après être tombé dans une digue.

Mardi, des représentants de l’institution nationale en charge des droits de l’homme, qui s’est saisi du dossier, ont pu poser des questions au mis en cause dans le cadre d’une enquête sur l’affaire. Le petit frère du chef de l’Etat a nié toute implication.

Cinq mois d’arriérés de salaires: les maitres communautaires interpellent Idriss Deby

Le Syndicat des maitres communautaires du Tchad se disent léser. Ils sont à cinq mois d’arriérés de salaires malgré les contraintes liées à la crise sanitaire causé par la covid-19.

Le Syndicat national des maitres communautaires du Tchad a dans un communiqué dont,  la copie est parvenue à notre rédaction,  reproché au Chef de l’État Idriss Deby d’avoir débloqué une grosse somme d’argent pour  secourir les personnes vulnérables afin de lutter contre la covid-19.

Le Syndicat national des enseignants communautaires du Tchad affiliés au SYNAPET/UST dans la note, constate avec beaucoup de regrets que leur situation sociale va de mal en pis.

Ces enseignants des écoles primaires expliquent qu’ils sont également des personnes très vulnérables du pays. Ils recommandent de ce fait au gouvernement de procéder immédiatement au payement de leurs subsides. Ils ont interpellé le président de la République garant de la nation, d’intervenir personnellement pour soulager la souffrance des enseignants communautaires.

Tchad-Coronavirus : les 13 mesures supplémentaires

Le Comité de gestion de crise sanitaire (CGCS) en charge de mener la lutte contre la pandémie du COVID-19 a tenu sa première réunion lundi 18 mai 2020. La réunion était sous la supervision du chef de l’Etat, Idriss Deby Itno, en présence des 8 membres du comité. A l’issue de cette rencontre, le directeur du cabinet civil du président, Dr Abdoulaye Fadoul Sabre, a annoncé 13 mesures additionnelles que nous vous présentons ici.

  1. La mise en place d’une coordination nationale de riposte sanitaire pilotée par les scientifiques et consacrée à la lutte opérationnelle contre le COVID-19 (CNRS-COVID-19). Le Professeur CHOUA OUCHEMI a été désigné pour piloter la coordination nationale de riposte sanitaire, sous l’autorité du ministre de la Santé et du Conseil de gestion de crise. Il revient au Coordonnateur national ainsi désigné de compose et de proposer les membres de son équipe, de concert avec le ministre de tutelle. Le Chef de l’état a également instruit pour que la gestion de la pandémie soit moins bureaucratique et plus prosaïque. Cette coordination doit jouir d’une indépendance totale dans la réponse médico-opérationnelle face à la pandémie.
  2. La prise en compte du Tchad profond dans la stratégie de riposte sanitaire avec la mise en place des coordinations provinciales de Riposte sanitaire (CPRS), dirigées par d’éminents spécialistes dans chaque province.
  3. La création de cinq sous-comités inclusifs spécialisés dédiés respectivement à la « Sensibilisation », à « l’Assistance aux personnes démunies », aux ‘Finances et commandes », à la « Mobilisation des ressources », à la « Défense et sécurité ». Un accent particulier est mis sur la sensibilisation de masse avec l’implication de toutes les forces vives de la Nation. Le Comité se dotera également de sa propre structure de supervision et de contrôle.
  4. Le lancement en urgence des commandes supplémentaires des matériels médicaux essentiels, dont le COVID-ORGANICS qui devra être disponible sur tout le territoire national.
  5. L’acquisition d’au moins 5 Laboratoires mobiles en vue d’accroitre la capacité de dépistage et l’accroissement des capacités d’accueil des hôpitaux de la Renaissance et de Farcha.
  6. La mise à disposition de toutes les structures publiques en province (hôtels, écoles) pour l’accueil éventuel des malades, si cela est nécessaire.
  7. L’octroi d’une indemnisation spéciale au profit des personnels soignants infectés par le coronavirus dans l’exercice de leur fonction.
  8. Le maintien du salaire des personnels soignants décédés du Covid-19 au profit de leurs ayants-droits jusqu’à la majorité des enfants.
  9. La mise en œuvre d’un plan d’actions renforcées pour réussir la campagne agricole 2020. La ministre en charge de l’agriculture est instruite à cet effet.
  10. La poursuite du rapatriement des Tchadiens bloqués à l’extérieur.
  11. Le lancement de l’opération de distribution des vivres aux plus démunis pour compter du mercredi 20 mai 2020, en attendant la livraison des commandes lancées à l’extérieur
  12. La distribution désormais gratuite des masques déjà en stocks et ceux des commandes à venir
  13. L’adaptation progressive des mesures décidées à l’évolution de la pandémie et aux contraintes économiques et sociales. Le comité se réunira autant de fois que nécessaire pour adapter les mesures à l’évolution de la situation.

Par ailleurs, le comité invite les Tchadiens à la cohésion, à la solidarité et au dépassement des clivages de toutes sortes pour affronter cette pandémie.

Le comité insiste une nouvelle fois sur l’impératif vital et l’obligation citoyenne de tout un chacun à respecter individuellement les mesures prises pour la protection de tous.

Coronavirus : le Tchad dépasse le cap des 500 cas

La république du Tchad a enregistré 29 nouveaux cas de coronavirus ce dimanche 17 mai 2020, portant le nombre des cas à 500.

Les cas de contaminations de coronavirus grimpent considérablement au Tchad. Ce dimanche 17 mai, 29 nouveaux cas ont été confirmés ainsi que 3 nouveaux décès et 53 guéris. Le ministre tchadien de la Santé publique, Mahmoud Youssouf Khayal l’a annoncé dans un communiqué.

Le même communiqué du ministre précise que six patients ont été guéris, portant à 117 le nombre total de guérisons, tandis que 333 malades sont sous traitement dans les hôpitaux du pays.

Rappelons que le Tchad a signalé son premier cas de COVID-19 le 19 mars dans la capitale N’Djamena. En près de deux mois, la pandémie a gagné dix provinces sur les 23 du pays.

Tchad-Coronavirus : le couvre-feu prolongé de deux semaines

Dans un décret signé par le président de la République, Idriss Deby Itno, le 13 mai, le couvre-feu a été prorogé pour la 3eme fois de deux semaines.

Pour la troisième fois, le couvre-feu a été prolongé dans les grandes provinces du Tchad. Il s’agit des deux Logone, les deux Mayo Kebbi et N’Djamena.

C’est à travers le décret N° 1000 que la décision est prise. Le couvre-feu entre dans la ligne des mesures prises par le gouvernement afin de contrer la propagation du Covid-19 au Tchad.

Il a été instauré pour la première fois par le décret N 0500/PR/2020 du 03 avril 2020 et s’applique de 20 heures à 5 heures du matin.

Tchad-Coronavirus : 399 cas confirmés et 46 décès

Le ministère de la Santé publique a fait le point sur les cas de contamination liés au Coronavirus ce jeudi 14 mai 2020, a signalé  27 nouveaux cas.

Selon le ministère de la Santé publique, en date du 14 mai, il y a  27 nouveaux cas confirmés, 5 malades guéris, 2 patients décédés et 270 malades sous traitement.  3 corps suspects ont été testés dont 2 positifs.

Au total, depuis le 19 mars, le Tchad a enregistré 399 cas dont 318 de sexe masculin et 81 de sexe féminin. Il est aussi à signaler 83 guéris et 46 décès.

Tchad – Covid-19 : le Tchad enregistre 15 nouveaux cas

La nouvelle a été annoncée ce mercredi 13 mai 2020, par le ministère de la santé publique.

La république du Tchad vient de confirmer 15 nouveaux de coronavirus. Le ministère en charge de la santé a fait un bilan de la situation épidémiologique du Tchad.

96 échantillons analysés ;

15 nouveaux cas confirmés ;

2 malades guéris ;

2 patients décédés de suite de Covid-19 ;

252 malades sous traitement.

De manière cumulative, depuis le 19 mars, le Tchad a enregistré 372 cas de Covid-19 dont 297 de sexe masculin, 75 de sexe féminin, 78 guéris et 42 décès.

Tchad-paiement des pensions : la CNRT donne des orientations

Dans un communiqué, que le directeur de la Caisse nationale des retraites du Tchad, Mahamat Abdelkerim Haggar a donné ces orientations.

Le directeur de la Caisse nationale des retraites du Tchad, Mahamat Abdelkerim Haggar, a déclaré lundi dans un communiqué que dans le souci de faciliter le paiement et éviter l’attroupement devant les guichets conformément aux mesures édictées par le Gouvernement contre la propagation de la pandémie du coronavirus, il est demandé à tous les retraités, veuves et orphelins qui perçoivent une pension dont le montant est supérieur ou égal à 150.000 Francs CFA de déposer leur relevé d’identité bancaire (RIB) au siège de la CNRT ou dans les agences provinciales pour la bancarisation.

« Tous ceux qui sont concernés doivent obligatoirement le faire avant le déclenchement de la paie du 2ème coupon de l’année 2020 pour éviter tout désagrément », précise-t-il.

 

N’Djaména-coronavirus : la hausse des cas de décès inquiète

A N’Djaména, les cas de morts se multiplient. Chaque jour, des dizaines de familles sont surprises par la disparition brusque d’un proche. Des nouvelles de décès envahissent les réseaux sociaux.

« Il était malade ?» « Non, il a eu un petit malaise et a rendu l’âme ». Ce sont là généralement les échanges entre les familles endeuillées et les autres. Chaque jour, presque dans chaque quartier de la capitale, au moins un mort est enregistré depuis plus d’une semaine. Selon le constat, Beaucoup de ceux qui décèdent sont âgées entre 45 et 70 ans. Certains d’entre eux souffraient déjà soit de l’hypertension soit du diabète.

Un fossoyeur à Lamadji rapporte que rien que pour la journée du jeudi 7 mai 2020, de 7h à 13h, 87 personnes ont été inhumées dans ce cimetière. Trop de mystère autour de ces morts à tel point que cela soulève beaucoup d’interrogations. Est-ce c’est le ramadan qui affaiblit les diabétiques ? Une épidémie inconnue se cacherait-elle derrière ces morts massives ? Ou bien le Covid-19 a pris une autre forme au Tchad ? Qui est ce tueur silencieux ?

En tout cas, la panique gagne du terrain. L’attention des autorités sanitaires est plus focalisée sur la lutte contre le coronavirus que sur ces morts mystérieuses. La seule réponse donnée par les spécialistes de la santé, est qu’habituellement, en période de canicule le taux de mortalité est trop élevé au pays.

Comparaison n’est pas raison dit-on, au même moment qu’à N’Djaména, les familles comptent leurs morts, au nord du Nigeria, notamment à Kano et Jigawa, l’on observe ces morts mystérieuses. La plupart des victimes sont aussi âgées entre 60 et 80 ans.

Une enquête est ouverte dans ces deux grandes villes du Nigeria, mais déjà les autorités sanitaires émettent une hypothèse : le nouveau coronavirus est la cause des dizaines de morts mystérieuses enregistrées. Si c’est le cas au Tchad, les autorités doivent ouvrir une enquête pour déterminer les causes exactes de ces morts massives.

Tchad – Covid19 : difficultés à s’approvisionner en matériel médical

A cause de la fermeture des espaces aériens, la république du Tchad peine à commander le matériel médical pour faire face au coronavirus.

Le ministre de la Santé publique, Pr. Mahamoud Youssouf Khayal, s’est expliqué lundi à l’Assemblée nationale sur les difficultés du Tchad à s’approvisionner en matériel médical face à la fermeture des espaces aériens. Le chef de l’État a donc demandé d’utiliser les voies diplomatiques.

« Le chef de l’État reçoit chaque semaine le comité scientifique. Je suis avec eux. Et à chaque fois, le ministre et le président du comité scientifique avec une dizaine de ses collègues, nous faisons la situation au chef de l’État », a indiqué Pr. Mahamoud Youssouf Khayal.

« Nous lui faisons la situation, et ici on ne ment pas devant le chef de l’État. On lui a dit, on a besoin de scanners, de respirateurs. Le premier respirateur, il a même demandé qu’on utilise les voies diplomatiques. Parce qu’aujourd’hui vous ne pouvez pas acheter un respirateur. Vous ne pouvez pas acheter les médicaments. C’est seulement par la voie diplomatique », a précisé le ministre.

« Le président de la République a instruit le ministre des Affaires étrangères qui a écrit aux pays amis que nous voulons des respirateurs, des médicaments, etc. Dieu merci, nous avons lancé des bonnes commandes et nous attendons maintenant le reste. Donc le chef de l’État est bien informé », a dit le ministre de la Santé publique.

Un seul laboratoire

Pr. Mahamoud Youssouf Khayal a par ailleurs assuré que « tout est bien suivi » quant à l’achat des équipements avec l’aspect formation inclus. « Parce qu’avant, on achète les équipements, on les dépose. Non. Ici quand on achète, on forme aussi les gens. La prise en charge, tout est pris en compte », selon le ministre.

Le Tchad dispose à ce jour d’un seul laboratoire mobile de dernière génération. « Imaginez, on a un seul laboratoire de ce genre. Mais il nous faut à peu près, au moins 10. Prions Dieu de cette maladie. Mais elle partira, je suis convaincu qu’elle partira. Elle va prendre des gens, c’est tout à fait normal mais préparons-nous », a expliqué le ministre.

D’après lui, il est prévu « six laboratoires de plus que celui de N’Djamena, sept même. Un à Bongor, un à Moundou, un à Sarh, un à Abéché, un à Faya, un à Mongo. Tout récemment, on a dit un à Bol. Les partenaires ont voulu qu’on mette à Bol. »

27 morts de Covid-19 

De manière cumulative, depuis le 19 mars 2020, le pays a enregistré 253 cas confirmés de Covid-19, dont 211 de sexe masculin, 42 de sexe féminin, 50 malades guéris et 27 décédés.

Réception du Covid-Organics

La presse malgache a annoncé jeudi que « le Tchad a récupéré à Ivato du Tambavy Covid-Organics, don de l’État malgache pour le peuple tchadien ». Le don devrait être réceptionné ce vendredi, a indiqué hier soir une source gouvernementale à Alwihda Info. Le don n’est pas encore sur le sol tchadien, a précisé la source qui ne s’est pas prononcée sur la quantité.

Le site Flightstats ne mentionne pas de vol direct en provenance de l’aéroport d’Ivato et à destination de N’Djamena. Toutefois, trois avions cargo doivent atterrir aujourd’hui à N’Djamena (Safari Express, Cargolux, Tarco Aviation).

Tchad-Coronavirus : 49 nouveaux cas enregistrés

Le ministère de la santé vient d’annoncer 49 nouveaux de covid-19 et 7 décès en date du 5 mai 2020.

Depuis le 19 mars date du début de l’épidémie au Tchad, c’est 170 cas au total qui sont déclarés. 110 malades sont sous traitement et 43 patients déclarés guéris.

Le Tchad a enregistré mardi 05 mai, 49 nouveaux cas confirmés de COVID-19, soit la plus forte hausse d’infections depuis la déclaration du premier cas en mars, selon un communiqué publié mardi par le ministère tchadien de la Santé publique.

Ces 49 nouveaux cas ont été détectés sur 122 échantillons. Sept nouveaux décès ont également déclarés, selon le communiqué, qui précise que ces derniers décès ont eu lieu hors de l’hôpital de Farcha, dédié à la lutte contre le coronavirus.

Le Tchad a déclaré son premier cas de nouveau coronavirus le 19 mars, et a enregistré jusqu’ici 170 cas, dont 43 guéris et 17 décès, selon le bilan officiel.

Construction d’un pont sec au Tchad : une étude de faisabilité en cours

Le gouvernement tchadien et la Banque islamique de développement (BID) étudient la faisabilité de la construction d’un port sec entre Adré et Abougoulème dans l’est du pays.

Le représentant de la BID au Tchad, Ali Ousmane Khassim, a fait cette annonce mercredi 29 avril au cours de la signature de l’accord de financement de 146 millions de dollars pour le bitumage de la route Abougoulème-Abéché (95 km).

« Je voudrais vous annoncer que nous sommes en train d’étudier la possibilité de construire un port sec entre Adré et Abougoulème, avec le secteur privé. Les institutions affiliées à la BID sont en mesure […] de financer ce port sec, pour permettre de renforcer le lien de coopération entre le Tchad et le Soudan, via la mer rouge », a déclaré Ali Ousmane Khassim.

Bien que ce soit encore un projet, cette infrastructure pourra constituer un atout stratégique dans la chaîne logistique, car elle servira de plateforme de transbordement pour les cargaisons et marchandises, en provenance ou à destination d’Asie et du Moyen-Orient, transitant par les ports soudanais.

« L’idée de la construction du futur port sec envisagé pour la continuité de ce projet, si un jour ce projet aboutissait, nous serions heureux de constater que le désenclavement de l’intérieur et de l’extérieur permettra au Tchad d’espérer rallier le port à partir du Soudan », a dit le ministre de l’Économie et de la Planification du développement, Dr Issa Doubragne.

Tchad-Covid 19 : les jeunes multiplient des actions pour combattre la maladie

Un appareil respiratoire artificiel, un robot distributeur de savon pour le lavage de mains, ce sont quelques-uns des appareils développés au Lab Innovation de Wenak Labs, à N’Djamena.

Adam Ismaïl, ambassadeur des jeunes entrepreneurs du Tchad 2020-2021, s’est rendu mardi 28 avril, au Lab Innovation de Wenak Labs de N’Djamena. Cette visite s’inscrivait dans le cadre d’une tournée qui se poursuit auprès des entrepreneurs tchadiens.

D’après le directeur de Wenak Labs, Fadoul Hissein Abba, ces innovations militent en faveur de la vulgarisation de la technologie au Tchad. « Depuis l’apparition de la pandémie du coronavirus, nous, nous sommes concentrés sur le laboratoire pour essayer de proposer des solutions afin de faire face au Covid-19 », a-t-il expliqué.

A Wenak Labs, l’idée est d’aider le personnel médical. Un soutien qui s’est matérialisé par la distribution de gels Hydro-alcooliques. Depuis quelques jours, c’est sur un appareil respiratoire que le laboratoire travaille. Il devrait être mis prochainement à disposition des médecins, assure Fadoul Hissein Abba.

Covid-19 : le Tchad et la BM ont signé un accord de financement

Le Tchad et la Banque mondiale ont signé mardi 28 avril, à N’Djamena, un accord de financement dans le cadre du projet de prévention et de riposte au Covid-19, à hauteur de 16,95 millions de dollars.

La signature a eu lieu en présence du ministre de l’Économie et de la Planification du développement, Dr. Issa Doubragne, du ministre de la Santé publique, Mahamoud Youssouf Khayal, et du représentant résidant de la banque mondiale au Tchad, François Nankobogo.

Le projet de prévention et de riposte au Covid-19 vise à renforcer la capacité de l’État en matière de prévention, de surveillance épidémiologique, de détection précoce et de confirmation des cas, de recherche des contacts et de traitement des patients.

Il va aussi favoriser l’amélioration de l’accès aux services de soins de santé, et la promotion d’une réponse intégrée à la pandémie par le biais du renforcement des moyens de dépistage, de détection, de traitement des patients, ainsi qu’à l’amélioration des capacités des laboratoires et des moyens de veille sanitaire.

« La pandémie du coronavirus se propage rapidement dans le monde entier et met le système sanitaire tchadien, déjà fragile, à très rude épreuve », a déclaré François Nankobogo.

Le financement représente 68% du premier plan de contingence du gouvernement tchadien (15 Mds Fcfa). « Ce tapis d’urgence n’est que le début d’un effort plus vaste que le groupe de la Banque mondiale prévoit de fournir au Tchad. Déjà dans le secteur de la santé, nous avons mobilisé près de 3 milliards de dollars additionnels sur les projets préexistants pour anticiper sur la réponse », a précisé le représentant résidant de la banque mondiale au Tchad.

« Nous sommes en train de travailler avec le gouvernement pour protéger les populations les plus vulnérables avec l’aide alimentaire, et à soutenir la relance des entreprises de l’économie à travers un appui budgétaire dont la préparation a déjà démarré également », a ajouté François Nankobogo.

Le ministre de la Santé publique, Pr. Mahamoud Youssouf Khayal, a expliqué que grâce à l’appui de la Banque mondiale, le Tchad va pouvoir s’équiper en équipements de troisième génération afin de renforcer son système de santé.

« Notre pays est réellement affecté par la pandémie au Covid-19 et les impacts sont déjà très importants et palpables », a dit le ministre Dr. Issa Doubragne, se félicitant de l’accompagnement de la Banque mondiale.

Il a expliqué que le projet d’urgence pour la prévention et la riposte au coronavirus permettra notamment de renforcer le système national de préparation en matière de santé publique avec l’engagement communautaire, le changement social et comportemental.

Le soutien global de la Banque mondiale avoisinera les 20 millions de dollars avec une enveloppe supplémentaire de 3 millions de dollars mobilisable.

Tchad-Covid19 : 6 nouveaux cas détectés

L’information a été donnée ce mardi 28 avril 2020, lors de son point sur la situation liée à la pandémie de coronavirus au Tchad.

30 échantillons analysés ;

6 nouveaux cas confirmés ;

31 malades sous traitement ;

19 patients guéris ;

2 cas de décès.

Les patients sont pris en charge à l’hôpital régional de Farcha.

Depuis le 19 mars 2020, pour l’ensemble du pays, il a été enregistré 52 cas de Covid-19 dont 43 de sexe masculin et 9 de sexe féminin.

Le ministère de la Santé publique rappelle une fois de plus au respect strict des mesures barrières et informe la population que la continuité des soins est assurée dans tous les hôpitaux malgré l’instauration du couvre-feu.

Tchad-Covid-19 : deux décès enregistrés

Le ministère de la Santé publique informe qu’en date du 28 avril 2020, la situation liée à la pandémie de coronavirus au Tchad se présente comme suit :

30 échantillons analysés ;

6 nouvaux cas confirmés ;

31 malades sous traitement ;

19 patients guéris ;

2 cas de décès.

Les patients sont pris en charge à l’hôpital régional de Farcha.

Depuis le 19 mars 2020, pour l’ensemble du pays, il a été enregistré 52 cas de Covid-19 dont 43 de sexe masculin et 9 de sexe féminin.

Le ministère de la Santé publique rappelle une fois de plus au respect strict des mesures barrières et informe la population que la continuité des soins est assurée dans tous les hôpitaux malgré l’instauration du couvre-feu.

La peine de mort abolie au Tchad

L’Assemblée nationale tchadienne a voté ce mardi 28 avril, à l’unanimité l’abolition de la peine de mort dans ce pays sahélien où la peine capitale était encore autorisée pour faits de terrorisme.

« Les députés ont voté à l’unanimité l’abolition de la peine de mort pour les actes de terrorisme », a déclaré le ministre Djimet Arabi, à l’origine du projet de loi soumis à l’Assemblée il y a plusieurs mois.

Pour entrer en vigueur, la mesure doit encore être promulguée par le président Idriss Déby Itno. En 2016, le Tchad avait adopté une réforme du Code pénal, abrogeant la peine de mort, sauf pour les cas de terrorisme.

La mesure votée mardi a pour but « d’harmoniser notre législation contre le terrorisme avec celles de tous les pays du G5 Sahel qui ne prévoient pas la peine de mort pour les actes du terrorisme », a précisé le ministre de la Justice. Il faisait référence au G5 Sahel, organisation régionale qui regroupe la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Niger et le Tchad.

Le Tchad est sous la menace du groupe jihadiste Boko Haram dans la province du lac, situé dans l’ouest du pays.

Covid 19 : la BM alloue environ 10.2 milliards de FCFA au Tchad

La Banque mondiale a approuvé un don de l’Association internationale de développement (IDA) d’un montant d’environ 10.2 milliards de FCFA pour aider le Tchad à répondre au défi sanitaire posé par l’épidémie de COVID-19.

Le projet de prévention et de riposte au COVID-19 vise à renforcer la capacité du Tchad en matière de prévention, de surveillance épidémiologique, de détection précoce et de confirmation des cas, de recherche de contacts et de traitement des patients. Cet appui va aussi favoriser l’accès rapide à des soins de santé de qualité dans les établissements sanitaires.

« C’est urgent de soutenir le Tchad car la pandémie met le système sanitaire tchadien, déjà fragile, à très rude épreuve », a déclaré Soukeyna Kane, Directrice des Opérations pour le Tchad, « La Banque mondiale reste déterminée à apporter une réponse rapide en utilisant tous ses instruments opérationnels, et en travaillant en étroite collaboration avec le gouvernement et les autres partenaires ».

Ce nouveau projet d’urgence est un complément important au Projet régional d’appui aux systèmes de surveillance des maladies régionales (REDISSE IV) et permet de renforcer les capacités au niveau national et régional. Celui-ci bénéficie tant aux personnes qu’aux animaux et à l’environnement.

« La vitesse et la qualité de la mise en œuvre de ce projet, dont le financement représente 68% du coût de plan d’urgence du Gouvernement, seront essentielles pour la protection des vies contre la pandémie au Tchad », a indiqué Francois Nankobogo, Représentant Résident de la Banque mondiale au Tchad.

Le Groupe de la Banque mondiale prend des mesures rapides et de grande envergure en vue d’aider les pays en développement à renforcer leur action contre la pandémie et à améliorer la veille sanitaire et les interventions de santé publique, tout en soutenant le secteur privé pour permettre aux entreprises de poursuivre leurs activités et maintenir les emplois. Il prévoit d’apporter jusqu’à 160 milliards de dollars de financements au cours des 15 prochains mois, afin d’aider les pays à protéger les populations pauvres et vulnérables, soutenir les entreprises et favoriser le redressement de l’économie.

Tchad-Covid 19 : état d’urgence sanitaire décrété

Le président tchadien Idriss Déby Itno a décrété samedi l’état d’urgence sanitaire dans tout le pays qui a enregistré à ce jour 46 cas de COVID-19.

L’état d’urgence sanitaire est effectif pour une durée de 21 jours à compter de ce samedi. Il donne pouvoir aux ministres concernés de prendre toute mesure nécessaire empêchant la propagation de la pandémie.

Il s’agit notamment de restreindre ou d’interdire la circulation des personnes et de véhicules dans les lieux et aux horaires fixés par arrêté et de mettre en quarantaine les personnes infectées ou susceptibles de l’être.

Les ministres peuvent également fermer provisoirement une ou plusieurs catégories d’établissement accueillant le public à l’exception des établissements fournissant des biens ou des services de première nécessité, ordonner la fermeture temporaire des lieux de réunions de toute nature, des salles de jeux et spectacle, limiter ou interdire les rassemblements sur la voie publique ainsi que les réunions de toute nature.

Le décret donne par ailleurs aux ministres le pouvoir de prendre des mesures pouvant assurer la permanence des pharmacies de garde, d’ordonner les réquisitions de tout bien et service nécessaire à la lutte contre la pandémie ainsi que de faire appel à toute personne nécessaire au fonctionnement de ces services.

Le décret prévoit également des sanctions allant jusqu’à un emprisonnement d’un à trois mois en cas de violation de ces mesures.

Le Tchad a détecté son premier cas du COVID-19 le 19 mars, et des mesures de distanciation sociale ont été très vite mises en place par les autorités. A ce jour, le pays totalise 46 cas, 15 patients ayant été guéris et aucun décès à déplorer.

Liberté de la presse : le Tchad occupe le 123e rang mondial

L’édition 2020 du Classement mondial de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières (RSF) place le Tchad à la 123ème place, soit un recul d’une place par rapport à 2019.

RSF vient de publié son classement mondiale de la liberté de la presse. La république tchadienne est à la 123ème place. Il faut dire le pays d’Idriss Deby a reculé d’une place par rapport à l’année dernière.

Dans ledit document, RSF met un accent sur les difficultés dont font face les journalistes au Tchad. « Les reporters sont régulièrement arrêtés après la publication de certains articles. La plupart d’entre eux sont libérés assez rapidement, mais d’autres sont maintenus en détention arbitraire pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois, et certains subissent de mauvais traitements en prison. », RSF

Comme chaque année, Reporters sans frontière fait un classement mondial de la liberté de la presse.  L’objectif est d’évaluer tous les ans la situation du journalisme dans 180 pays et territoires. Cette organisation a démontré que les dix prochaines années seront sans doute « une décennie décisive » pour la liberté de la presse en raison de crises qui affectent l’avenir du journalisme : crise géopolitique (agressivité des modèles autoritaires), technologique (absence de garanties démocratiques), démocratique (polarisation, politiques de répression), de confiance (suspicion, voire haine envers les médias d’information) et économique (appauvrissement du journalisme de qualité).