Tchad : un nouvel hôpital de 21 milliards pour la ville de N’Djaména

Le ministre de la santé publique et de la prévention, Dr Abdelmadjid Abderahim, a posé ce mercredi 15 avril 2026, la première pierre de construction de l’hôpital Sheikha Fatima Bint Mubarak, dans le 2ème arrondissement de N’Djamena.

Il s’agit d’un fruit de la coopération Tchad-Emirats. Le nouvel établissement hospitalier au une capacité de 180 lits avec diverses spécialités, dont la réalisation coutera plus de 21 milliards de FCFA et prendra fin d’ici mai 2028.

Le président, directeur général de l’entreprise Burjeel,Hamad Alhosni, a présenté les aspects techniques et ajouté que ce projet humanitaire consolide les relations entre les deux pays. Il a assuré du respect des règles pour réaliser le projet, bénéfique pour tous, particulièrement les enfants, les femmes, en leur facilitant l’accès aux soins de santé et de promouvoir le développement sanitaire.

L’ambassadeur des Émirats Arabes Unis au Tchad, Rashid Saeed Al-Shamsi, a saisi l’opportunité pour rappeler la volonté des autorités émiraties à renforcer la coopération au profit des deux peuples. Il a ajouté que ce projet est une preuve des liens exemplaires entre les deux pays et traduit également la vision partagée de deux Présidents. « Cet hôpital va répondre aux besoins sanitaires de deux millions de personnes avec des spécialistes diverses ». Le diplomate a adressé ses reconnaissances aux autorités tchadiennes pour leur franche collaboration.

Le ministre de la santé publique et de la prévention, Dr Abdelmadjid Abderahim a précisé que ce geste de solidarité agissante, transcende la simple coopération et incarne les liens d’amitié fraternelle et de vision partagée qui unissent les deux nations et leurs dirigeants.

Il est important de mentionner que l’hôpital portera le nom de Sheikha Fatima Bint Mubarak, femme engagée en faveur de l’éducation et de l’autonomisation des femmes et du progrès social.

Tchad-Russie : renforcement des relations bilatérales entre les deux pays

L’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la Fédération de Russie au Tchad, Vladimir Sokolenko a été reçu en audience le 15 avril 2026 au ministère des Affaires étrangères.

Au cours de l’audience que lui a accordé le secrétaire général du ministère, Dr Djangbeye Guelngar Évariste, les échanges ont porté sur l’organisation prochaine d’une consultation politique bilatérale entre le Tchad et la Russie. La partie russe a proposé la date du 20 mai pour la tenue de cette rencontre, une échéance qui reste soumise à la validation des autorités tchadiennes après concertation interne. Sur instruction du ministre des Affaires étrangères, le secrétaire général a insisté sur la nécessité pour les deux parties de collaborer étroitement en amont, notamment dans l’élaboration concertée de l’ordre du jour, afin de garantir la pertinence et l’efficacité des discussions à venir.

Par ailleurs, un Sommet Russie–Afrique est prévu les 8 et 9 octobre à Moscou. Le Tchad y prendra part, dans le cadre du renforcement des partenariats stratégiques entre la Russie et les pays africains.

Tchad : eau en sachet, un danger pour les populations de Bongor

La délégation provinciale du Commerce et de l’Industrie du Mayo-Kebbi/Est a fait un constat alarmant dans les unités de production d’eau en sachet dans la ville de Bongor ce 14 avril 2026.

Des opérations de contrôle dans la commune de Bongor, révèlent une situation préoccupant suite à une mission d’inspection des unités de production d’eau en sachet. La délégation du commerce au cours d’une descente de terrain a contrôlé 8 machines de production. Il en résulte, un manque flagrant d’hygiène dans la majorité des sites visités.

Plus grave, déplore la mission, certaines machines fonctionnent sans aucun système de filtration « oui, pas un seul filtre ! ». L’eau est directement ensachée sans traitement préalable, puis mise en vente à la population. Les conséquences qui en découlent de ce type de pratiques mettent directement en danger la santé des consommateurs. « Il n’est donc pas surprenant de constater une augmentation des maladies hydriques, touchant même les enfants les plus vulnérables », s’inquiète la délégation. Elle condamne, la commercialisation d’une eau non traitée, dans des conditions insalubres.

La délégation du Commerce et de l’Industrie du Mayo-Kebbi/Est a signalé qu’elle prendra toutes ses responsabilités pour garantir la sécurité des consommateurs, conformément à l’article 8 de la Loi N°005/PR/2015 du 04 février 2015 portant protection du consommateur en République du Tchad.

Elle exhorte par ailleurs, tous les opérateurs du secteur à se conformer strictement aux normes en vigueur.

Tchad : Mahamat Ahmat Alhabo auditionné par la Commission Éducation de l’Assemblée nationale

La commission Education, Enseignement supérieur et Recherches de l’Assemblée nationale a auditionné le ministre de l’Éducation nationale, du Bilinguisme et de la Promotion civile, Dr Mahamat Ahmat Alhabo le 13 avril.

La séance a été présidée par le président de ladite commission, Mahamat Nimir Hamata. L’objectif principal de cette rencontre était de clarifier plusieurs points du projet de loi portant ratification de la Convention créant l’Institut régional pour l’Éducation au Sahel (EDU SAHEL), texte qui sera examiné lors de la prochaine plénière.

Au cours des échanges, le Ministre d’État s’est félicité de la qualité de la collaboration avec les parlementaires. Il a répondu aux questions adressées à son ministère et apporté des précisions jugées pertinentes sur le projet de loi.

Cette séance de travail, riche en discussions, a permis à la Commission Éducation et Enseignement supérieur de se préparer à défendre le projet de loi lors de la séance plénière prévue le vendredi 17 avril 2026, conformément au troisième calendrier de la première session ordinaire de l’Assemblée nationale.

Tchad : les députés adoptent le projet d’appui au secteur de l’énergie électrique

Le projet de loi portant ratification des accords de prêt conclus entre la République du Tchad et deux partenaires financiers a été adopté ce 13 avril 2026 avec 158 voix pour, 1 voix contre et 1 abstention.

Les travaux ont débuté par la présentation du rapport de la Commission des affaires économiques et financières, lu par son rapporteur, Mahamat Kochi Bokor. Le rapport souligne que l’énergie électrique constitue un levier stratégique pour le développement économique et social du pays. Il insiste sur la nécessité d’une amélioration durable, reposant sur une énergie fiable et respectueuse de l’environnement, afin de stimuler les activités productives, renforcer les services sociaux de base et améliorer les conditions de vie des populations.

Pour rappel, le gouvernement avait d’ores et déjà lancé la première phase du projet (PASET-1), actuellement en cours d’exécution. Le PASET-2 vient ainsi consolider et amplifier cette dynamique. Il bénéficie d’un financement multipartenaire, combinant prêts concessionnels et dons, afin de maximiser l’impact des investissements tout en préservant la soutenabilité de la dette publique. Le Fonds de l’Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole (OPEP) pour le développement international (OPEP Fund) et le Fonds vert pour le climat (FVC).

La Banque africaine de développement appuie également ce projet à travers un don du Fonds africain de développement (FAD) d’un montant de 12 290 000 UC. Ce soutien permettra au Tchad de mobiliser des ressources substantielles, d’assurer la continuité entre les différentes phases du programme et de renforcer sa crédibilité auprès des partenaires techniques et financiers.

À l’issue des débats, le projet de loi a été adopté par une large majorité : 158 voix pour, 1 voix contre et 1 abstention

La séance plénière a été présidée par le président de l’Assemblée nationale, Ali Kolotou Tchaïmi, en présence du ministre secrétaire d’État aux Finances, Ali Djadda Kampard.

Tchad : Dr Sitack représente le Premier ministre à l’assemblée générale de la CAEPE

Le ministre de l’Enseignement supérieur, Dr Sitack Yombatina représentant le premier ministre a dirigé ce 13 avril l’ouverture de la deuxième Assemblée Générale de la Confédération Africaine des Établissements Privés d’Enseignement (CAEPE).

 

La CAEPE qui regroupe quelques institutions d’enseignement supérieur de certains pays d’Afrique francophone a pour objectifs entre autres de fédérer et défendre les intérêts des établissements privés d’Enseignement Supérieur, de la Formation Professionnelle et Technique à travers l’Afrique et de promouvoir une bonne éducation de qualité accessible et adaptée aux besoins socio-économiques du continent.

Le ministre de l’Enseignement supérieur Dr Sitack Yombatina dans son discours d’ouverture a déclaré que l’enseignement supérieur doit-être un pôle d’excellence et de compétences académiques, techniques et professionnelles. Le chef du département de l’Enseignement supérieur a invité les différents prometteurs des établissements privés d’enseignement supérieur à réfléchir à une meilleure adéquation formation – emploi et insertion des diplômés à la vie professionnelle.

Les participants à cette deuxième AG de CAEPE viennent entre autres du Niger, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso, le Bénin et le Tchad.

Santé : la représentante d’ONUSIDA quitte le Tchad

Arrivée en fin de mission, Françoise Ndayishimiye représentante d’ONUSIDA a été reçu en audience, ce lundi 13 avril 2026 par le premier ministre Allah Maye Halina.

À cette occasion, la représentante a présenté s’est dite satisfaite des avancées enregistrées durant son séjour au Tchad. Elle a salué les efforts déployés en matière de prévention et de prise en charge, qui ont permis de renforcer la réponse nationale au VIH/SIDA. Elle a également exprimé l’espoir de voir le Tchad figurer, d’ici 2030, parmi les pays ayant significativement réduit la prévalence du VIH.

Cette rencontre, selon la Primature, illustre la volonté du gouvernement de consolider sa coopération avec les partenaires techniques et financiers, en particulier dans la lutte contre le VIH/SIDA, à travers des stratégies visant à réduire la propagation de la maladie et à améliorer durablement la santé des populations.

Economie numérique : une délégation américaine attendue au Tchad pour un partenariat

Le ministre des Télécommunications, de l’Économie numérique et de la Digitalisation, Haliki Choua Mahamat, a reçu en audience ce 13 avril, une délégation de l’ambassade des États-Unis conduite par le Chargé d’Affaires, William Flens.

Les échanges ont porté sur les préparatifs d’une mission prochaine aux États-Unis, destinée à renforcer la coopération et à nouer des partenariats techniques avec des entreprises américaines, notamment dans les secteurs des télécommunications, de l’économie numérique et de la santé digitale.

À cette occasion, le ministre a réaffirmé l’engagement de son département à assurer le bon déroulement de la mission. Il a indiqué que les équipes techniques sont mobilisées pour finaliser, en coordination avec la partie américaine, les aspects administratifs, notamment le calendrier et les formalités de visas.

Un document portant sur la stratégie américaine en matière de cybersécurité a été remis.

Tchad : le centre autonome de dialyse du CHU-R opérationnel

Il a été inauguré ce vendredi 10 avril 2026, par le ministre de la Santé publique et de la prévention, Abdelmadjid Abderahim a inauguré.

Le centre autonome de dialyse du centre hospitalier universitaire la renaissance prêt à accueillir ses premiers patients. Le directeur général adjoint du CHU-R, Dr Mahamat Hissein Ali, a assuré qu’il répond aux exigences relatives à la modernisation du système de santé. Il ajoute que ce centre ultra moderne, est un joyau technologique qui va transformer radicalement la prise en charge des malades.

Le ministre de la santé publique et de la prévention a réitéré que l’insuffisance rénale constitue aujourd’hui un défi majeur de santé publique. Il rappelle que près de 2 000 nouveaux cas sont enregistrés chaque année, illustrant l’ampleur du défi. Abdelmadjid Abderahim a précisé que ce centre constitue une réponse concrète, structurante et durable et s’inscrit dans la stratégie du gouvernement visant à renforcer les capacités du système de santé, améliorer l’offre de soins spécialisés et réduire progressivement le recours aux évacuations sanitaires à l’étranger.

L’ambition, revèle-t-il est de rendre le système de santé performant, fortement décentralisé au service de la population.

Le ministre a souligné que le système de santé se modernise et l’apport de tous les acteurs est très important pour la réalisation de la vision nourrie des dirigeants du pays. Il a salué l’engagement des partenaires notamment l’Etat du Qatar, ainsi que l’appui déterminant du croissant rouge qatari sans ignorer les efforts de l’ONG exécutrice du projet OMT, dont les contributions respectives sont essentielles dans la mise en œuvre des politiques de santé.

Le ministre a annoncé que les cinq CHU de N’Djamena seront dotés des centres de dialyse et des IRM. Les villes de Moundou et d’Abéché auront aussi leurs centres de dialyse. A cela s’ajouté le centre d’hémodialyse du CHU la Reference nationale et la construction d’un hôpital moderne financés par les Emirats-Arabes- Unis, dont les travaux seront lancés mercredi prochain.

Le Tchad et le Cameroun célèbrent le Festival Tokna Massana à Bongor

La ville de Bongor, dans la province du Mayo-Kebbi Est au Tchad abrite le Festival international des arts et de la culture Tokna Massana, qui célèbre ses 10 ans dans une atmosphère mêlant théâtre, musique, danse et partage.

Les peuples Massa du Tchad et du Cameroun sont réunis à Bongor depuis le 7 avril pour célébrer la culture. Le Festival Tokna Massana, considéré comme une véritable plateforme d’expression culturelle et de retrouvailles entre le Tchad et le Cameroun, célèbre sa décennie. L’évènement est un levier stratégique pour consolider la paix, promouvoir la diversité culturelle et encourager la participation active des jeunes.

Il s’illustre davantage par la présence des autorités administres et traditionnelles du Tchad et du Cameroun. Le premier ministre, tchadien Allah-Maye Halina, est arrivé ce vendredi 10 avril 2026 à Bongor pour la circonstance. La veille, le ministre camerounais de la Jeunesse et de l’Éducation civique, Mounouna Foutsou, est arrivé pour prendre part à ces activités culturelles et communautaires.

Cette édition du Festival Tokna Massana est célébrée quelques mois après que le Guruna, pratique centrale du peuple Massa, est inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’Unesco. Une consécration qui a été célébré au Tchad et au Cameroun. Le public contemplera, le Guruna dans sa dimension visible, danses puissantes, performances physiques et rythmes collectifs tout au long de l’évènement.

Les organisateurs se réjouissent que le « Tokna Massana » s’affirme, au fil des éditions, comme un cadre privilégié de valorisation des traditions, de transmission des savoirs entre générations et de promotion du vivre-ensemble.

Tchad : le président de l’Assemblée nationale reçu en audience par le président du Conseil du Togo

Ali Kolotou Tchaïmi, président de l’Assemblée nationale du Tchad a été reçu en audience par le président du Conseil du Togo, Faure Essozimna Gnassingbé.

Présent à Lomé, du 7 au 9 avril, en qualité d’invité d’honneur à la cérémonie d’ouverture de la première session de l’Assemblée nationale togolaise, et en marge de sa participation aux travaux de la 17e Conférence des présidents d’Assemblée de la Région Afrique de la Francophonie, le président de l’Assemblée nationale, Ali Kolotou Tchaïmi, a été reçu en audience, ce jeudi 9 avril, par le Président du Conseil du Togo, Faure Essozimna Gnassingbé.

À cette occasion, il a saisi l’opportunité de transmettre les salutations fraternelles du Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno, président de la République, chef de l’État, ainsi que celles du peuple tchadien, à son homologue togolais.

Au cours de cette audience, le président de l’Assemblée nationale a également évoqué la situation de la communauté tchadienne et des étudiants tchadiens vivant au Togo, plaidant en faveur de mesures de facilitation de leur séjour et de l’amélioration de leurs conditions de vie.

Tchad : Aziz Mahamat Saleh de retour au cabinet civil du président de la République

Il a été nommé au terme du décret n°390/PR/2026 du 09 avril 2026. Il fait son retour après avoir occupé cette fonction en 2021 en tant que tout premier directeur du cabinet civil de Mahamat Idriss Deby Itno.

 

A la suite de ce nouveau décret il remplace Idriss Saleh Bachar, nommé ministre d’État, conseiller spécial à la présidence de la République. Secrétaire général du Mouvement Patriotique du Salut (MPS), depuis le congrès du parti de janvier 2025, Aziz Mahamat Saleh se positionne comme une figure majeure dans la scène politique. Pour Amsadene Maide Hangatta, députée, vice-présidente du Groupe Parlementaire-MPS, le promu incarne des qualités humaines remarquables, faites d’humilité, d’écoute, de rigueur et de sens de l’État. « Son parcours témoigne d’une grande capacité d’adaptation, d’un leadership rassembleur et d’un attachement profond aux valeurs républicaines, autant d’atouts essentiels pour l’exercice des hautes responsabilités qui lui sont désormais confiées », relate-elle.

Dans le gouvernement, Aziz Mahamat Saleh a d’ores et déjà occupé les postes de ministre de la Santé publique de décembre 2017 à août 2019 ; ministre de la Communication dans le gouvernement de Kebzabo en 2022, poste qu’il quitte le 1er janvier 2024 pour le ministère des Infrastructures.

Bien avant, il a été gouverneur du Moyen-Chari et du Chari Baguirmi.

Tchad : le président du CNAI à la Médiature de la République

Une délégation du Conseil National des Affaires Islamiques (CNAI), conduite par son président, Cheikh Abdedaïm Abdoulaye Ousmane, a été reçue en audience ce jeudi 09 avril 2026 par Saleh Kebzabo, Médiateur de la République.

Au cours de cette rencontre, plusieurs sujets importants concernant le pays ont été abordés, notamment les défis liés à la cohabitation pacifique, au bon vivre-ensemble, ainsi qu’à la prévention et à la résolution des conflits.

Le Président de la CNAI a, à cette occasion, souligné la convergence des missions entre la Médiature de la République et son institution, en matière de promotion de la paix sociale, de prévention des tensions, de sensibilisation des populations et de recours au dialogue comme mécanisme privilégié de règlement des différends.

Les équipes du Président du Conseil National des Affaires Islamiques et du Médiateur de la République ont, enfin, annoncé la tenue de prochaines rencontres en vue de la mise en œuvre d’actions concrètes visant à répondre efficacement aux enjeux évoqués ci-dessus.

 

UMAC : de nouveaux leviers de croissances validés à N’Djaména

Le comité ministériel de l’Union Monétaire de l’Afrique Centrale (UMAC) s’est penché le 8 avril 2026 à N’Djaména sur les enjeux économiques et financiers de la sous-région.

Le comité composé de deux ministres par pays membres, dont celui des finances en priorité, et agissant comme l’instance de décision politique qui garantit la cohésion économique et monétaire de l’Union a arrêté certaines décisions pour consolider la croissance de la sous-région. Le gouverneur de la Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC), Yvon Sana Bangui, se veut rassurant. A l’issue des travaux il a indiqué que, la zone CEMAC a enregistré une croissance de 3,5 % en 2025, avec une inflation ramenée à 2,1 %, sous le seuil communautaire. Les perspectives pour 2026 annoncent une croissance de 2,9 %, avant une consolidation à moyen terme.

Il se réjouit également du fait que, les états financiers de la BEAC affichent un résultat net de 300,70 milliards FCFA en 2025, en baisse de 15,23 % par rapport à l’année précédente. La répartition des dividendes aux États membres a été validée. Pour le patron de la Banque centrale, « ce résultat témoigne des efforts déployés en interne pour la soutenabilité budgétaire de la Banque et de la rigueur dans l’exécution de notre budget ».

La stratégie de monétisation de l’or adopté est l’un des grands points inscrit à l’ordre du jour.  Pour la BEAC, il s’agit d’une politique visant à diversifier ses réserves de change et renforcer la résilience face aux chocs externes.

Le comité a jugé utile de mettre en place une base de données régionale pour améliorer la supervision bancaire et réduire le risque de crédit. Quant à la modernisation des paiements, il est adopté un QR code unifié, d’une lettre de change automatisée et du prélèvement automatique, pour faciliter les transactions électroniques et promouvoir l’inclusion financière.

Tchad : formation du personnel du CHU-R en vue de l’ouverture du centre de dyalise

Dans le cadre de la création du nouveau centre de dialyse dans ledit CHU-R, une formation alliant théorie et pratique se déroule du 7 au 11 avril 2026 au profit du personnel médical, paramédical et biomédical du service de néphrologie et d’hémodialyse.

La formation est dispensée par une équipe d’experts de Fresenius Médical Care (FMC), en provenance du Maroc. Le lancement de cette formation a été fait par le directeur général adjoint, Dr Mahamat Hissein Ali, en présence du chef de département de la formation et de la recherche, Pr Mahamat Abderaman G. Zalba.

Au cours de cette formation intensive, les experts Yassine Tazi et El Fahd Tigrti aborderont les différentes techniques de dialyse, notamment l’hémodialyse intermittente, l’hémofiltration, l’hémodiafiltration et la dialyse péritonéale.

Une session spéciale est prévue sur la gestion du système de production d’eau de dialyse ultrapure. Cette initiative marque une avancée majeure dans le renforcement des compétences du personnel et l’amélioration de la qualité des soins offerts aux patients atteints d’insuffisance rénale.

Tchad : signature d’une convention stratégique pour le développement de N’Djamena

La commune de la ville de N’Djamena et la Direction générale des impôts ont paraphé le 8 avril 2026, convention de partenariat et de collaboration.

La commune était représentée par le maire Senoussi Hassana Abdoulaye et les impôts, représentée par son directeur général, Mbaïrari Bari Henri. Pour la mairie de N’Djaména, ce partenariat marque une étape majeure dans le renforcement de la gouvernance financière locale.

À travers cet accord, les deux institutions s’engagent à mutualiser leurs efforts pour améliorer la mobilisation des ressources, renforcer le civisme fiscal et moderniser les mécanismes de gestion. L’objectif est clair : optimiser les recettes locales, éviter les déperditions et garantir une utilisation plus efficace et transparente des fonds publics.

« Cette initiative s’inscrit pleinement dans la dynamique de transformation de notre capitale », indique la municipalité. Les deux parties entendent mobiliser davantage de ressources, c’est aussi se donner les moyens de financer durablement les projets structurants et d’améliorer concrètement le cadre de vie des citoyens.

La Banque mondiale renforce son positionnement au Sahel central

Elle a engagé un nouveau cadre de partenariat avec le Burkina Faso, le Mali, le Niger et le Tchad axé sur l’emploi, la croissance et la résilience. L’information est contenue dans un communiqué de presse du 7 avril 2026.

Le Groupe de la Banque mondiale indique avoir soutenu les nouveaux Cadres de partenariat pays (CPFs) avec le Burkina Faso, le Mali, le Niger et le Tchad pour la période 2026‑2031. Ces cadres visent à stimuler la création d’emplois, notamment pour les jeunes et les femmes, en renforçant le capital humain, les infrastructures et la productivité agricole, tout en appuyant des réformes ciblées et le développement du secteur privé. Fondés sur la stratégie relative à la fragilité, aux conflits et à la violence (FCV), et reposant sur un engagement flexible adapté à chaque contexte national, les CPF répondent aux défis communs du Sahel tout en tirant parti des opportunités transfrontalières.

Ce nouveau partenariat renforce la collaboration entre les quatre pays du Sahel et le Groupe de la Banque mondiale, grâce à une approche intégrée d’« Un seul Groupe de la Banque mondiale ». Il mobilise les atouts complémentaires de l’Association internationale de développement (IDA), de la Société financière internationale (IFC) et de l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA) afin d’élargir l’accès des micros, petites et moyennes entreprises (MPME) au financement, de renforcer les chaînes d’approvisionnement et de créer davantage d’emplois de meilleure qualité.

« Les CPF placeront les populations au cœur de l’action, appuieront les leviers indispensables à l’accélération de la croissance et du progrès, et renforceront l’intégration transfrontalière afin de promouvoir un développement équilibré dans le Sahel », a déclaré Clara de Sousa, directrice de division du Groupe de la Banque mondiale pour le Burkina Faso, le Mali, le Niger et le Tchad. « Ils cibleront des secteurs à fort potentiel d’emplois, soutiendront des programmes régionaux et des projets transfrontaliers à fort impact. Soutenant les initiatives clés du Groupe de la Banque mondiale en santé (Couverture santé universelle), électricité (Mission 300) et agriculture (Agriconnect), ils accompagnent la vision d’un Sahel pacifié et réconcilié, offrant des perspectives économiques durables aux millions de jeunes sahéliens. »

Les nouveaux CPF sont étroitement alignés sur les priorités nationales de développement des pays du Sahel central : le Programme de refondation de la République (PRR) du Niger, le Plan national de développement Tchad Connexion 2030, la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable (SNEDD 2024‑2033) du Mali, ainsi que le Plan national de développement (PND) 2026‑2030 – RELANCE du Burkina Faso. Ces cadres stratégiques mettent l’accent sur le renforcement de la gouvernance, la diversification économique et l’accélération d’une croissance inclusive et résiliente portée par le secteur privé. Axés sur les résultats, les CPF visent à traiter les causes profondes de la fragilité, des conflits et de la violence, notamment en améliorant l’accès aux services sociaux essentiels et en favorisant de meilleures opportunités économiques, avec une attention particulière aux populations vulnérables, y compris les réfugiés et les personnes déplacées internes.

Coopération : le Rwanda sollicite le soutien du Tchad pour le secrétariat de l’OIF

Porteur d’un pli fermé de son président à remettre au chef d’Etat tchadien, le ministre rwandais des Affaires étrangères, Nduhingirehi Olivier Jean Patrick a été reçu en audience ce 8 avril par Mahamat Idriss Deby Itno.

 

Le Rwanda a entamé une campagne diplomatique en vue d’une continuité à la tête de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF). C’est dans cette dynamique que, Le président de la République du Tchad, Mahamat Idriss Deby Itno s’est entretenu avec le ministre rwandais des Affaires étrangères, Nduhingirehi Olivier Jean Patrick.

Le chef de la diplomatie du Rwanda est porteur d’un message de son président Paul Kagamé à son homologue tchadien. Il s’appuie sur le  renforcement des relations bilatérales entre les deux pays ainsi que le soutien du Tchad à la reconduction de la candidate Louise Mushikiwabo, ancienne ministre de l’Information puis des Affaires étrangères du Rwanda, au poste de Secrétaire générale de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) ont été au menu de cette audience.

La désignation se fera au cours du XXe sommet de la Francophonie. En poste depuis 2018, la rwandaise entend se maintenir avec un autre mandat.

 

Tchad : attaque de drones à Tiné, on en sait un peu plus

Le procureur de la République, Moussa Abdelkerim Saleh a fait, le 7 avril 2026, une communication relative à l’enquête liée à l’attaque de drones du18 mars 2026 dans la localité de Tiné.

Cette attaque à la frontière tchado-soudanaise avait causé des dégâts humains et matériels. Au moins vingt morts et dix blessés ont été enregistrés. Dans sa communication le procureur revèle que cette attaque meurtrière a été perpétrée par un drone en provenance du Soudan. Elle a visé des civils rassemblés dans le quartier Mabrouka.

Le parquet a retenu des faits d’atteinte à la sûreté de l’État, terrorisme et homicides volontaires. Les premières analyses révèlent que les munitions utilisées sont courantes dans le conflit soudanais. Une expertise internationale est sollicitée pour établir les responsabilités.

Rappelons que dès le lendemain, une mission gouvernementale s’est rendue sur les lieux afin de constater les faits, d’apporter une réponse sécuritaire et d’engager les premières démarches judiciaires. « Les premières investigations, appuyées par des expertises techniques nationales et internationales, confirment l’origine étrangère de l’engin et soulignent la gravité de cette violation du territoire national ».

Le parquet appelle à la vigilance, au calme et à la responsabilité collective, tout en mettant en garde contre toute tentative de désinformation. L’État tchadien réitère son engagement à protéger son intégrité territoriale, à soutenir les victimes et à faire triompher la justice avec la plus grande fermeté.

 

Tchad : Dr Sitack prend officiellement les rênes de l’Enseignement supérieur

Nommé par un décret le 1er avril 2026 aux fonctions de ministre de l’Enseignement supérieur, Dr Sitack Yombatina Béni, ancien opposant a officiellement pris fonction le 7 avril.

 

Il a été installé par la ministre secrétaire générale du gouvernement Dr Ramatou Mahamat Outouin. Prenant la parole au cours de la cérémonie, la Secrétaire d’État à l’Enseignement Supérieur par ailleurs ministre intérimaire de l’Enseignement Supérieur a présenté un bilan non exhaustif des réalisations du ministre démissionnaire, Tom Erdimi.

Elle relève entre autres, la normalisation de l’année académique depuis le 1er octobre 2023, la modernisation et la diversification de la Formation Professionnelle, le renforcement des capacités des enseignant-chercheurs, les réformes audacieuses engagées et bien d’autres.

Le nouveau ministre a laissé entendre qu’il déploiera sa politique autour de trois axes majeurs. Notamment, renforcer la formation aux savoirs, savoir-faire et savoir-être et aux métiers qui répondent aux enjeux du présent ; travailler à l’amélioration de la qualité de vie des étudiants et travailler à l’évolution du paysage de la recherche.

 

 

Tchad : le Conseil d’administration de la BEAC valide la monétisation de l’or

Réuni en session ordinaire le 06 avril 2026 à N’Djamena, le Conseil d’Administration de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) a approuvé la politique de monétisation de l’or dans la CEMAC

 

La séance du Conseil a été présidée Tahir Hamid Nguilin, ministre des Finances. Le Conseil a pris connaissance de l’état de mise en œuvre des résolutions et décisions adoptées lors de ses précédentes sessions, des perspectives économiques de la Sous- région ainsi que de la situation des programmes des pays de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) avec le Fonds Monétaire International (FMI).

En outre, le Conseil d’Administration a approuvé les rapports du Comité des Rémunérations, du Comité d’Audit et du Collège des Censeurs du premier trimestre 2026, ainsi que les états financiers de la Banque Centrale de l’exercice clos au 31 décembre 2025, tels que certifiés par les Commissaires aux Comptes.

Enfin, il a approuvé la politique de monétisation de l’or dans la CEMAC et délivré son avis conforme pour l’adoption par le Comité Ministériel de l’Union Monétaire de l’Afrique Centrale (UMAC) du projet de Règlement portant création, organisation et fonctionnement de la Centrale des Risques Bancaires de la CEMAC ainsi que du projet de Règlement portant homologation des normes du QR Code, de la Lettre de Change automatisé et du prélèvement automatique dans la CEMAC.

Tchad : Mahamat Ahmad Alhabo installé à ses fonctions de ministre de l’Education

Le nouveau duo du ministère de l’Education nationale a officiellement pris fonction ce 7 avril 2026. Mahamat Ahmad Alhabo en tant que ministre et Goulé Koudji comme secrétaire d’Etat ont été installé.

La cérémonie de passation de service a été présidée par la ministre secrétaire générale du gouvernement, Ramatou Mahamat Houtouin. Au cours de la cérémonie, le ministre sortant Aboubakar Assidick Choroma, a présenté le bilan de quatorze mois passés à la tête du département. Il a exprimé sa gratitude envers l’ensemble du personnel du département pour les efforts collectifs fournis durant son passage.

Le nouveau maitre des lieux, le ministre d’État, ministre de l’Education Nationale, du Bilinguisme et de la Promotion Civique, s’exprimant au nom de la nouvelle équipe, a affirmé que sa priorité sera « d’abord les enseignants, encore les enseignants, toujours les enseignants ! ». Selon lui, un système éducatif vaut ce que valent ses enseignants. Il observe qu’un bon maître, placé sous un hangar ou un nîmier, ferait plus de miracles qu’un mauvais enseignant exerçant dans des conditions idéales. Pour lui, la refondation du système éducatif voulue par les hautes autorités dépendra, avant tout, de la valeur et de l’engagement des enseignants.

Diplomatie : le ministre rwandais des affaires étrangères séjourne au Tchad

Olivier Jean Patrick Nduhungirehe, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale du Rwanda, est arrivé ce mardi 7 avril à N’Djamena.

 

L’émissaire du président Paul Kagame a été accueilli à son arrivée à l’aéroport international Hassan Djamous par Fatimé Aldjineh Garfa, ministre déléguée auprès du ministre des Affaires étrangères, chargée de l’intégration africaine et des Tchadiens de l’étranger.

Le membre du gouvernement de Kagamé est porteur d’un pli fermé du chef de l’État rwandais à son homologue tchadien, Mahamat Idriss Deby Itno. La diplomatie tchadienne indique que cette visite renforce davantage les liens de coopération entre les deux nations.

 

Coopération militaire : le Tchad et la RCA sécurisent leurs frontières

Du 4 au 5 avril 2026, une mission conjointe de sécurité a été déployée le long de la frontière entre le Tchad et la RCA. Le commandement militaire a marqué des arrêts stratégiques dans deux circonscriptions.

 

Cette mission de verrouillage tchado-centrafricain, baptisée opération « Al-Hamamia » a été placée sous le commandement du général de brigade Moubarak Abakar Nassour Hor. Une initiative qui s’inscrit dans le cadre du renforcement de la coopération sécuritaire entre les deux pays. La mission a marqué un premier arrêt à Ngondéï, dans le département du Lac Iro.  En plus d’évaluer la situation l’aspect sécuritaire dans cette zone, le commandement militaire a discuté avec les forces vives des réalités. Les échanges étaient axés sur la consolidation de la paix, la sécurisation des zones frontalières et la continuité des activités économiques, essentielles pour les populations locales.

A Boussa, localité située à proximité de la frontière avec la République centrafricaine, le commandement a insisté sur l’importance de la libre circulation des personnes et des marchandises.

Dans les deux localités, le  général Moubarak, a indiqué que l’objectif de leur déploiement vise principalement à verrouiller la zone contre les incursions et garantir la libre circulation des biens et des personnes et favoriser la continuité du trafic et des activités économiques et sociales.

Il a exhorté les populations à collaborer avec les forces de défense et de sécurité, notamment en signalant tout comportement suspect.

 

Hadjer Lamis : la délégation provinciale appuie la création de plantations

Le délégué provincial de l’Environnement de Hadjer Lamis, Moustapha Abdraman Adoum, a effectué le 6 avril, une mission dans le village de Toumsery, situé à environ 30 kilomètres de la sous-préfecture de Massakory.

Cette descente, apprend-on, s’inscrit dans le cadre des activités régulières de suivi et d’entretien des pépinières menées chaque fin de mois. Sur place, le délégué a constaté l’évolution positive des pépinières.

Au cours de ladite mission, le délégué s’est également rendu au centre de santé de Toumsery où il a échangé avec le responsable sur les modalités de mise en place de pépinières au sein de cette structure. Il a enfin pris l’engagement d’appuyer la création prochaine de plantations dans cet établissement de santé.

Tchad : plaidoyer pour la paix du vice-président des Transformateurs à Mahamat Idriss Deby Itno

Une Lettre ouverte de Ndolembai Njesada empreinte d’humilité adressé au président de la République Mahamat Idriss Deby Itno, exhorte à transformer le pouvoir en héritage  en écoutant le silence interpellateur du peuple.

 

« LUNDI DE PÂQUES : ENTRE ESPOIR, VÉRITÉ ET RESPONSABILITÉ

À Son Excellence le Maréchal du Tchad,

Président de la République, Chef de l’État, Mahamat Idriss Deby Itno

En ce jour de Lundi de Pâques, je vous écris avec respect, mais surtout avec le cœur. Non pas seulement comme citoyen, mais comme un fils de cette Nation qui aime profondément son pays et qui refuse de perdre espoir.

Pour beaucoup de nos compatriotes, cette journée symbolise la victoire de la vie sur la mort, de l’espérance sur la souffrance, du pardon sur la rancœur. Et c’est justement parce que ce jour porte un tel message que je me permets de vous parler avec sincérité.

Excellence,

Il est difficile aujourd’hui d’ignorer la fatigue de notre peuple. Une fatigue silencieuse, mais bien réelle. Elle se lit dans les regards, dans les conversations, dans les préoccupations quotidiennes des familles.

Dans nos quartiers, nos villages, nos villes, les attentes sont simples : vivre en sécurité, manger à sa faim, avoir accès à l’eau potable, aux soins, à l’électricité, pouvoir se déplacer sans craindre les routes impraticables ou les inondations à venir. Ce ne sont pas des revendications excessives. Ce sont des besoins humains, fondamentaux.

Monsieur le Président,

Au-delà des difficultés matérielles, il y a aussi un besoin profond de droiture et d’égalité de traitement. Beaucoup de Tchadiens veulent simplement sentir que leurs efforts comptent, que le mérite est reconnu, que les règles sont les mêmes pour tous.

Quand cette confiance disparaît, c’est le lien entre le peuple et ses institutions qui s’affaiblit. Et lorsqu’il s’affaiblit trop, c’est l’espoir lui-même qui vacille.

Excellence,

Permettez-moi de vous parler avec une certaine proximité, presque comme à un frère. Car au-delà des fonctions, il y a des liens humains que nous n’oublions pas.

La situation de Succès MASRA touche profondément une partie du peuple. Pas uniquement pour des raisons politiques, mais parce qu’elle renvoie à quelque chose de plus profond : le besoin de réconciliation, de compréhension et d’unité.

Je me permets de vous le dire avec humilité : un geste de votre part pourrait changer beaucoup de choses. Un geste de coeur, d’ouverture ou de dialogue.

Pas comme un renoncement, mais comme un acte de grandeur. Comme une main tendue qui apaise, qui rassemble, et qui montre que la force d’un dirigeant se mesure aussi à sa capacité à unir.

Monsieur le Président,

Je vous parle aussi comme à un père. Un père ne veut pas voir ses enfants divisés, blessés ou désespérés. Il cherche à réparer, à apaiser, à protéger. Aujourd’hui, beaucoup de Tchadiens attendent ce geste. Pas un geste parfait. Mais un geste humain.

Excellence,

Je rêve d’un Tchad où l’on peut marcher librement sans peur, où les différences ne deviennent pas des divisions, où les blessures du passé laissent place au pardon. Un Tchad où le peuple retrouve confiance en ceux qui le dirigent. Ce rêve n’est pas irréaliste. Il est à portée de décision.

En ce lundi de Pâques, qui rappelle que même dans les moments les plus sombres, la lumière peut renaître, je garde l’espoir sincère que des actes forts viendront redonner souffle et confiance à notre Nation.

Car au final, Excellence, l’Histoire ne retient pas seulement ceux qui dirigent, mais surtout ceux qui ont su écouter, tendre la main et rassembler. Le pouvoir construit l’autorité, mais c’est le cœur du dirigeant qui construit la grandeur. Et dans les moments décisifs, il est bien vrai que les décisions ordinaires ne changent pas une Nation, mais les actes courageux certes réconcilient un peuple avec lui-même.

Je vous adresse ces mots avec respect, avec émotion, et avec la conviction profonde qu’un seul geste de votre part peut changer le cours de notre histoire.

Car parfois, il suffit d’un acte de courage pour transformer le pouvoir en héritage, et un dirigeant en homme d’Histoire. La véritable grandeur d’un dirigeant ne se mesure pas à la force qu’il impose, mais à la paix qu’il sait instaurer.

Je vous prie d’agréer, Excellence Monsieur le Président de la République, l’expression de mon profond respect.

Votre Humble Serviteur, »

#VPN

Tchad : une délégation de l’Assemblée nationale se rend à Lomé

Le président de l’Assemblée nationale, Ali Kolotou Tchaïmi, conduit une délégation qui a quitté N’Djamena ce lundi 6 avril 2026 à destination de Lomé (Togo).

Les députés tchadiens, membres de la délégation assisteront le 7 avril, à la cérémonie solennelle d’ouverture de la première session ordinaire de l’année 2026 de l’Assemblée nationale togolaise.

Le président de l’Assemblée nationale prendra également part, du 8 au 9 avril 2026, à Lomé (Togo), à la 17e Conférence des présidents d’Assemblée et de section de la Région Afrique de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF).

L’équipe est constitué entre autres, Dr Patalet Geo, 2e vice-président de l’Assemblée nationale et membre de la délégation de l’APF; Amina Ali Idriss, membre de la délégation de l’APF; Dr Robenate Jean-Calvin, directeur de cabinet et  Youssouf Korom Goukouni, conseiller spécial, ainsi que de proches collaborateurs.

La mission tchadienne indique que, cela traduit l’engagement constant des Assemblées nationales du Tchad et du Togo en faveur du renforcement de la diplomatie parlementaire et de la coopération interparlementaire.

Le Tchad et l’Allemagne préparent la Conférence internationale sur le Soudan

L’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de l’Allemagne au Tchad, Jens Kraus-Masse, a été reçu en audience ce jeudi 2 avril par le Secrétaire général du Ministère des Affaires étrangères, Dr Djangbeye Guelngar Évariste.

Au cœur des échanges figurait la préparation de la conférence internationale sur le Soudan, prévue le 15 avril à Berlin, à l’initiative de l’Allemagne. Cette rencontre réunira plusieurs acteurs clés, notamment l’Union africaine, l’Union européenne, les États-Unis d’Amérique et la France ainsi qu’une communauté de bailleurs, dans l’objectif de trouver des solutions durables à la crise soudanaise et à la situation humanitaire.

Le Secrétaire général a confirmé la participation du ministre d’État tchadien à cette importante conférence. Selon lui, la situation au Soudan concerne directement le Tchad, car au-delà de la frontière, de nombreux liens unissent les deux pays. Le Tchad a ainsi salué l’engagement de l’Allemagne, tout en réaffirmant son soutien à toute initiative visant à restaurer la paix dans la région.

Les discussions ont également porté sur les défis sécuritaires régionaux, notamment la lutte contre le terrorisme et la situation aux frontières.

Sur le plan humanitaire, le Secrétaire général a tenu à rassurer son interlocuteur quant à l’engagement du Tchad. Malgré la fermeture récente de ses frontières avec le Soudan, les couloirs humanitaires restent ouverts afin de garantir l’assistance aux populations vulnérables, notamment celles affectées par la crise soudanaise.

Enfin, les deux diplomates ont mis en avant la solidité des relations bilatérales entre le Tchad et l’Allemagne, des relations qualifiées d’excellentes.

 

Tchad : Aboubakar Assidick Choroma accorde une dernière audience en tant que ministre

Le désormais ex ministre de l’Education, Aboubakar Assidick Choroma a accordé une dernière audience, ce mercredi 1er avril 2026 au Bureau Exécutif National du Syndicat des Enseignants du Tchad (SET).

Aboubakar Assidick Choroma n’a pas été reconduit dans le gouvernement de 39 personnes, rendu publique ce jour. Il est remplacé par : Mahamat Ahmat Alhabo. Quelques minutes avant la lecture du nouveau gouvernement, Aboubakar Assidick Choroma a accordé une audience au Bureau Exécutif National du Syndicat des Enseignants du Tchad (SET). C’est sans doute le dernier.

Au cours de cette rencontre, le Bureau Exécutif National du SET a remis officiellement la « Déclaration d’Accra » au désormais ancien chef de département de l’Education Nationale et de la Promotion Civique.

​Cette déclaration fait suite à une formation internationale organisée au Ghana, du 24 au 26 février dernier, au profit des syndicats des pays francophones d’Afrique membres de l’Internationale de l’Éducation.

​La « Déclaration d’Accra 2026 » réaffirme que l’éducation est un droit humain fondamental et un bien public dont l’État reste le garant principal

À travers ce document, les organisations syndicales exhortent les gouvernements à : Respecter, voire dépasser, les critères internationaux de financement de l’éducation ; Investir prioritairement dans le personnel enseignant, le personnel de soutien et les infrastructures scolaires, etc.

​Profitant de cette rencontre, le Bureau Exécutif National du SET a porté à l’attention du ministre la situation préoccupante des enseignants ayant subi des coupes salariales sur le mois de février. Le syndicat a plaidé pour une régularisation de la part du gouvernement, soulignant que le rétablissement de ces droits est essentiel pour préserver la paix sociale et la sérénité dans les établissements.

Tchad : voici la liste complète du nouveau gouvernement

Sous proposition du premier ministre, Allah Maya Halina, le gouvernement a été remanié ce mercredi 1er avril 2026 par un décret. Huit personnalités intègrent la nouvelle équipe gouvernementale.

 

  • Vice-Premier Ministre chargé de la Décentralisation Limane Mahamat ;
  • Ministre d’Etat, des Affaires Étrangères et des Tchadiens de l’Etranger: Dr.Abdoulaye Sabour Fadoul ;
  • Ministre d’Etat, des Finances et du Budget : Tahir Hamid Nguilin ;
  • Ministre de la Justice et garde des sceaux : Mme Delenodji Alixe Neimbaye ;
  • Ministre d’État, ministre de l’Enseignement supérieur : Dr Sitack Yombatina ;
  • Ministre d’État, ministre de la Femme et de la petite enfance : Kitoko Gata Ngoulou ;
  • Ministre d’État, ministre de l’Administration du territoire : Limane Mahamat ;
  • Ministre Porte-parole du Gouvernement: Gassim Chérif ;
  • Ministre d’Etat, ministre de l’Éducation nationale du bilinguisme et de la promotion civique : Dr Mahamat Ahmat Allabo ;
  • Ministre de la Santé publique et de la Prévention: Dr. Abdoulmadjid Abderahim ;
  • Ministre des Armées : Issakha Malloua Djamous ;
  • Ministre de la Sécurité publique : Ali Ahmat Akhabach ;
  • Ministre des Infrastructures : Amir Idriss ;
  • Ministre de Mines, du pétrole et de Géologie : Mme Fatimé Haram Acyl ;
  • Ministre des télécommunications : Haliki Choua Mahamat ;
  • Ministre de l’Élevage : Pr Abderrahim Awat Atteïd ;
  • Ministre de la Production et de la Transformation agricole : Keda Ballah ;
  • Ministre de la Fonction publique : Abdoulaye Mbodou Mbami ;
  • Ministre de l’Eau et de l’énergie : Passalet Kanadé Marcelin ;
  • Ministre des Transports : Fatimé Goukouni Weddeye ;
  • Ministre de l’Environnement : Hassan Bakhit Djamous ;
  • Ministre de la Jeunesse et des Sports : Abakar Naïr ;
  • Ministre de l’Aménagement du territoire, de l’Habitat et de l’Urbanisme : Mahamat Assileck Halata ;
  • Ministre de l’Industrie et du Commerce : Dr Mathieu Guibolo Fanga ;
  • Ministre des Affaires culturelles : Abakar Rozzi Teguil ;
  • Ministre de l’Action sociale : Zara Mahamat Issa ;
  • Ministre, SGG : Dr. Ramatou Mahamat Houtouin ;
  • Ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Tchadiens de l’étranger : Fatime Aldjine Garfa ;
  • Ministre délégué auprès du vice premier ministre chargé de l’Administration du territoire Ahmat Oumar Ahmat ;
  • Ministre Délégué chargé des affaires étrangères : Mme Fatimé Adjinné Garfa ;
  • Secrétaire d’État à l’Enseignement supérieur, à la Recherche scientifique et à la Formation professionnelle : Dr. Khadija Adoum Attimer ;
  • Ministre délégué auprès du ministre des Finances, chargé de l’Économie, du Plan et de la Coopération internationale : Saleh Bourma ;
  • Secrétaire d’État aux Finances et au Budget : Ali Djadda Kampard ;
  • Secrétaire d’État au ministère de la Justice et des Droits de l’Homme : Aminatou Bello ;
  • Secrétaire d’État à l’Éducation nationale, au Bilinguisme et à la Promotion civique : Dr Goule Koudji ;
  • Secrétaire d’État à la Santé publique et à la Prévention : Dr. Mbaïnedji Netandji Françine ;
  • Secrétaire d’État au ministère des Infrastructures, chargé de l’entretien routier : Haoua Abdelkerim Ahmadaye ;
  • Secrétaire d’État au ministère du Pétrole, chargé des mines et de la géologie : Alladoum Desiré Nandongar ;
  • Secrétaire aux télécommunications et à l’économie numérique : Abel Maïna ;
  • Secrétaire général adjoint du gouvernement : Borkou Dédé Alhadj.