Le ministre de la santé publique et de la prévention, Dr Abdelmadjid Abderahim, a lancé le 31 mars 2026, à N’Djamena, le projet de sécurité sanitaire en Afrique de l’ouest et du Centre 3éme phase, (HESSP-3).
Abdelamdjid Abderahim a mentionné que le projet repose sur le concept une seule santé qui est une approche mais aussi une nécessité opérationnelle qui implique une collaboration étroite et sans faille entre les secteurs de la santé humaine, de la santé animale et de l’environnement et le projet offre une opportunité précieuse pour renforcer les synergies entre les pays concernés.
Le ministre a fait observer que face aux épidémies et urgences sanitaires qui ignorent les frontières, la coopération transfrontalière devient un impératif et permet d’améliorer le partage rapide d’informations, l’alerte précoce, la surveillance concertée, la coordination des réponses et l’apprentissage mutuel entre pays afin de détecter plus tôt les menaces sanitaires et d’y faire face avec plus d’efficacité, de solidarité et de cohérence à l’échelle régionale.
Le coordonnateur de l’unité de coordination des projets-santé -Tchad, Thierry Madjitoloum Toina a présenté les orientations stratégies du projet, les rôles et responsabilités des différentes parties et de consolider les dispositifs de coordination indispensables à une mise en œuvre harmonieuse et efficiente. Il a exprimé sa reconnaissance à toutes les parties prenantes et l’équipe du projet pour le travail accompli. Il a ensuite présenté le contexte et la justification.
Le coordonnateur de l’UCP a saisi l’occasion pour présenter les activités nationales et régionales, la détection précoce transfrontalière, les cinq composantes du projet, les mécanismes, les textes régissant la politique de santé et le renforcement du règlement sanitaire international. L’activation du mécanisme une seule santé, la surveillance collaborative, la qualité et capacité et les ressources humaines ainsi que les interventions en cas d’urgence et les prestations de services n’ont pas été occultées.
Financé par la banque mondiale à hauteur de 60 millions de dollars, le projet a une durée de cinq ans. Les ministères impliqués sont la santé, l’élevage et l’environnement. Il a informé ensuite l’assistance d’autres axes notamment l’organisation, la composition, la gestion et la communication institutionnelle.
Représentant le coordonnateur du système des Nations -Unies, la représentante de l’OMS au Tchad, Dr Anya Blanche a indiqué que cet événement marque une étape importante au moment où le Tchad met tout en œuvre pour renforcer son système de santé. La sécurité sanitaire est une exigence et nécessite l’interconnectivité pour mettre les pays à l’abri des situations difficiles.
Elle a précisé qu’à la lumière des leçons tirées des évènements antérieurs, l’OMS et les pays membres ont adopté une révision historique du règlement sanitaire international, entrée en vigueur en septembre 2025. Elle a ajouté que cette réforme marque un tournant majeur pour la gouvernance mondiale de la santé et renforce les obligations des Etats membres en matière de surveillance sensible, de laboratoires fonctionnels, des centres d’opérations d’urgence et de communication de risque et d’engagement communautaire.
Dr Anya Blanche a renchéri que le projet HESP-3, apporte les ressources structurantes en investissant dans les infrastructures, la logistique et l’institutionnalisation de l’approche One Health.
Le représentant résident de la Banque Mondiale au Tchad, Farouk Mollah Banna, a mentionné que le Tchad fait face à une vulnérabilité spécifique et le renforcement du système de santé, de surveillance des maladies pour la détection précoce et la prévention des épidémies est une priorité.
Il ajoute que d’importantes avancées ont été enregistrées dans le cadre de la surveillance collaborative mais des efforts doivent se poursuivre pour que toutes les parties puissent contribuer efficacement à la mise en œuvre de l’agenda une seule santé. Il a adressé ses sincères félicitations au gouvernement, pour son engagement dans le processus de mobilisation des nouveaux financements sur base des résultats obtenus par les projets précédents.
Farouk Mollah Banna a poursuivi que compte tenu de l’étendue du Tchad, des efforts soutenus devront être orientés vers des approches innovantes pour améliorer la disponibilité des fournitures médicales d’urgence au bon endroit et au bon moment en mettant l’accent sur les mécanismes de partage des données et leur utilisation rationnelle.