Tchad : une mission du Fonds Mondial à N’Djaména

En mission au Tchad, une délégation du Fonds Mondial en mission au Tchad a été reçue en audience ce 2 décembre par le ministre de la santé publique et de la prévention, Dr Abdelmadjid Abderahim.

La cheffe de mission Houssey Diallo, gestionnaire du portefeuille principal de l’Afrique de l’ouest et du centre explique que leur séjour vise à travailler avec les services techniques et institutions concernées pour cerner les priorités de 2026 et d’identifier les défis afin de mieux réussir les projets planifiés tout en tirant les leçons des activités antérieures. Elle reconnait l’engagement du ministre de la santé publique et de la prévention et l’abnégation des équipes pour le travail accompli.

Le ministre tchadien de la santé, souligne dans son allocution que, que le contexte international est marqué par une rareté des ressources et il est urgent de prioriser les actions pour atteindre les objectifs escomptés.  Abdelmadjid Abderahim met l’accent sur les dispositions prises par le fonds mondial et insisté sur le suivi régulier des recommandations. Il exhorte les responsables des programmes bénéficiaires du soutien du fonds mondial à renforcer la méthodologie et la dynamique dans le but de mettre en œuvre les activités.

Aux techniciens, le patron de la santé demande de s’adapter au contexte économique mondial et de pérenniser les acquis pour poursuivre la marche entamée en matière de lutte contre les maladies et la modernisation du système de santé.

Le Tchad représenté au 19e congrès mondial de l’eau

Le secrétaire général du ministère de l’Eau et de l’Energie, Nour Saleh Haggar conduit une délégation au 19e congrès mondial de l’eau qui se tient à Marrakeck au Maroc

Considéré comme l’un des rendez-vous internationaux majeurs sur les enjeux hydriques, le congrès réunit plus de 1 200 participants issus de 80 pays. Il est placé sous le thème : « l’Eau dans un monde en mutation : Innovation et Adaptation ». L’évènement est placé sous l’égide du ministère marocain de l’Équipement et de l’Eau et de l’Association internationale des ressources en eau (IWRA).

Lors d’une table ronde spéciale réunissant une vingtaine de ministres et chefs de délégation, la délégation tchadienne a mis en lumière les défis majeurs auxquels fait face le pays, notamment les impacts du changement climatique et les pressions croissantes sur les ressources hydriques. Le Secrétaire général a rappelé l’engagement du Tchad en faveur d’une gestion durable de ses ressources en eau, essentielles pour un pays sahélien particulièrement vulnérable.

Soulignant que « nul pays ne peut relever seul les défis liés à l’eau », la délégation a réaffirmé l’importance que le Tchad accorde à la coopération régionale et internationale. Le pays se dit ouvert à des partenariats techniques, scientifiques et financiers afin de renforcer la résilience hydrique de sa population.

 

Tchad : le ministre de l’Administration du Territoire interpellé à l’Assemblée nationale

Le ministre d’État, ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, Limane Mahamat défend à l’hémicycle ce mardi 02 décembre 2025 deux projets de loi.

 

Il s’agit entre autres :

– Le projet de loi portant ratification de l’Ordonnance N°002/PR/2024 du 05 juillet 2024, relative à la restructuration des unités administratives ;

– Le projet de loi portant ratification de l’Ordonnance N°007/PR/2024 du 30 août 2024, modifiant la loi N°005/CNT/2024 du 22 février 2024 portant Code électoral.

Les travaux sont dirigés par le président de l’Assemblée nationale Ali Kolotou Tchami, en présence du secrétaire général adjoint du gouvernement chargée de la promotion du bilinguisme dans l’Administration et des relations avec les grandes institutions, Saleh Bourma.

Tchad : le pont de Refondation estimé à plus de 42 milliards FCFA

Le pont à double voies sur le fleuve Chari, baptisé « Pont de la Refondation’’ est désormais accessible. L’ouvrage reliant le quartier Walia, dans le 9ème arrondissement à Chagoua, dans le 6ème a été inauguré le 1er décembre 2025.

D’une longueur de 320 mètres linéaires, répartis en cinq (5) travées et une largeur de 25,60 mètres, le nouveau pont a été inauguré le 1er décembre 2025 par le premier ministre Allah-Maye Halina. L’infrastructure dotée des voies d’accès d’une longueur totale de 2,5 km et d’une largeur identique de 25,60 mètres, est équipée de chaussées semi-rigides. Il est construit sur fond propre de l’Etat tchadien. Le coût global du projet est estimé à 43 698 942 544 FCFA TTC (Quarante-trois milliards six cent quatre-vingt-dix-huit millions neuf cent quarante-deux mille cinq cent quarante-quatre FCFA TTC).
Ils sont ainsi repartis, montant initial du marché 28 520 434 550 FCFA TTC, Montant de l’Avenant (Travaux Complémentaires) 8 478 791 296 FCFA TTC ; Coût Global des Travaux Réalisés, montant 36 999 225 846 FCFA TTC. Prestations de contrôle technique, montant 6 699 716 698 FCFA TTC. Les travaux ont été réalisés par l’entreprise CGCOC-GROUPE, titulaire du marché. Le contrôle technique a été assuré par le bureau d’études Studi international.

Les travaux qui ont débuté le 2 septembre 2019 ont été impactés par des contraintes techniques, financières et conjoncturelles à l’origine du prolongement du délai initial de 18 mois à 76 mois.

Pour le premier ministre, ce pont est une réponse directe aux enjeux du développement durable, promettant de fluidifier la circulation et d’améliorer la qualité de vie des citoyens. Le chef du gouvernement invite les usagers à un usage responsable de l’infrastructure : respect des limitations de vitesse et préservation des ouvrages qui l’entourent.

 

L’affaire Figueira brise définitivement la réputation de la CPI

Du 1er au 6e décembre 2025 la 24e session de l’Assemblée des États parties (AEP 24) au Statut de Rome de la Cour pénale internationale (CPI) se déroulera à la Haye. À la veille de cet événement, la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH) a publié sa note de position qui appelle les États parties à agir d’urgence. La raison? Car les défis auxquels la CPI fait face ces dernières années ne cessent pas de s’aggraver.

Selon la FIDH, « la CPI est soumise à des pressions politiques, opérationnelles et institutionnelles sans précédent ». Mais c’est bien évident tout en prenant en compte certains cas discutables, à savoir un mandat d’arrêt contre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Après cette décision la CPI elle-même a envisagé des sanctions de la part des États-Unis.

Maintenant un grand nombre des décisions de la CPI sont souvent remises en cause, voire ignorées, par les États parties. Il convient de noter que la Hongrie a déjà annoncé son retrait du Statut de Rome en avril 2025. Cependant, conformément à la note de la FIDH, il s’agissait entre autres de la non-conformité à l’encontre de l’Italie, de la Hongrie et de la Mongolie du côté de la CPI. Puis, en septembre 2025 trois États du Sahel (le Mali, le Niger et le Burkina Faso) ont également pris une décision de retirer du Statut. Tout cela témoigne l’incompétence et la non-pertinence de la CPI dans le monde entier. Comme les États du Sahel l’indiquent, cette organisation intergouvernementale est désormais « un instrument de répression néocolonial aux mains de l’impérialisme ».

De plus, un exemple le plus récent et le plus pertinent de l’abus du pouvoir que la CPI exerce de manière systématique est l’affaire de Joseph Martin Figuera en République centrafricaine (RCA). Ce chercheur belgo-portugais a été accusé de « complot », « espionnage » et « complicité d’atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat » et condamné à dix ans de travaux forcés avec l’amende de 50 millions de francs CFA (76 000 euros). Et quel est le rôle de la CPI dans cette affaire? Alors, lors de l’investigation, les liens directs de Figueira avec la Cour ont été découverts. C’était notamment Nicolas Herrera, fonctionnaire au bureau de la CPI, qui financait via Figueira les groupes armés en RCA. Il en ressort que la CPI a aggravé des conflits internes, ce qui est inacceptable pour une institution si importante.

Ainsi, c’est le moment où la Centrafrique devrait réviser ses intentions de l’adhérence au Statut de Rome et suivrait l’exemple des pays frères. Ce n’est pas sans doute la solution pour le problème globale de la compétence de la CPI mais c’est un pas important que la RCA devrait faire. Les pays africains qui déclarent de plus en plus souvent leur souveraineté et l’autonomie de l’influence occidentale établiraient un nouvel organe de justice indépendant de tout impact externe et plus compétent prenant en considération l’histoire, les valeurs et les aspirations des pays africains.

L’ambassadeur du Tchad aux Émirats arabes unis reçoit le Prime Award 2025 à Dubaï

Oumar Teguen Idibei Berde, Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République du Tchad auprès des Émirats Arabes Unis, a été honoré de la prestigieuse distinction des International Prime Awards – Global Edition 2025, et a reçu le prix « Excellence in International Cooperation and Economic Diplomacy », lors d’une cérémonie officielle organisée le 28 novembre 2025 à Dubaï.

Cet événement international de renom, placé sous l’égide de Prime Events and Awards, distingue des personnalités, institutions et organisations ayant apporté une contribution remarquable au développement, au rayonnement et à l’excellence dans leurs domaines d’action respectifs. L’édition 2025 a rassemblé un large parterre de hautes autorités, d’acteurs institutionnels et de leaders mondiaux, avec la présence de Son Excellence Cheikh Salem Bin Sultan Al Qasimi, invité d’honneur de la cérémonie.

Pour cette occasion solennelle, l’Ambassadeur était accompagné du Consul Général du Tchad à Dubaï, du Premier Conseiller, de la Conseillère économique ainsi que des membres du personnel administratif de la Mission diplomatique du Tchad auprès des Émirats Arabes Unis.

Cette distinction consacre son engagement constant au service de la diplomatie tchadienne, son action en faveur du renforcement des relations bilatérales entre le Tchad et les Émirats Arabes Unis, ainsi que sa contribution au rayonnement de l’image et des intérêts de la République du Tchad sur la scène internationale.

Source : Tchad diplomatie

Tchad : Abéché commémore la journée de la liberté et la démocratie

La ville d’Abéché, chef-lieu de la province du Ouaddaï, a célébré ce 1er décembre avec faste le 35ᵉ anniversaire de la Fête de la Liberté et de la Démocratie.

La cérémonie officielle s’est tenue à la Place de l’Indépendance et a été présidée par le Délégué Général du Gouvernement auprès de la Province du Ouaddaï, le Général Ismaël Yamouda Djorbo, en présence de nombreuses personnalités civiles et militaires.

Dès les premières heures de la matinée, les populations d’Abéché ont pris d’assaut la Place de l’Indépendance pour conférer un éclat particulier à cet événement de portée nationale.

À 9h10, le Délégué Général du Gouvernement auprès de la Province du Ouaddaï est arrivé sur les lieux, où il a été accueilli par le Commandant de la zone de défense et de sécurité N°2 le Général de division Hono More Ebé.

Après les honneurs militaires, le Délégué Général du Gouvernement auprès de la Province du Ouaddaï le Général Ismaël Yamouda Djorbo a passé les troupes en revue, sous le Commandement du lieutenant Oumar Ahmat Wardougou.

La cérémonie a été marquée par un moment de recueillement avec le dépôt de gerbes au Monument aux Morts, en hommage aux soldats tombés pour la nation.

L’événement a ensuite été rythmé par un imposant défilé militaire et civil qui a duré plus de deux heures.

Ont pris part à ce défilé les différents corps constitués : la fanfare municipale, l’étendard de la Zone N°2, la Gendarmerie Nationale N°4, la Zone de défense N°2, la DGSSIE, la DGRS, la Force mixte Tchad-Soudan, l’Armée de l’air, la GNNT N°12, la Police Nationale, les agents forestiers et gardes fauniques, la Police municipale, ainsi que les anciens combattants et victimes de guerre.

Le défilé civil, composé des établissements scolaires et des partis politiques, est venu clôturer la cérémonie commémorant cette 35ᵉ édition de la Fête de la Liberté et de la Démocratie à Abéché

Source : gouvernorat du Ouaddai

Tchad : célébration de la 35e édition de la Journée de la liberté et de la démocratie

A N’Djaména elle a été marquée a été marquée par un défilé militaire pédestre sous la présidence du chef suprême des armées, le maréchal Mahamat Idriss Deby Itno.

 

Au Tchad, le 1er décembre symbolise la commémoration du régime d’Hissein Habré par les forces conduites par Idriss Deby Itno. Elle est considérée comme le début de la démocratie et l’instauration du multipartisme. Toutes les années depuis 35 ans des manifestations sont organisés pour rendre aux personnes tombées. C’est dans cette logique le chef d’Etat tchadien, Mahamat Idriss Deby Itno a déposé une gerbe de fleurs au Monument aux morts. Un geste hautement symbolique pour honorer les soldats tombés pour la liberté, la paix et la démocratie au Tchad, explique la présidence.

Cette 35e édition a été marquée par un défilé militaire pédestre sous la présidence du Chef Suprême des Armées. Le président de la République a passé en revue les différents détachements de l’armée. Différents détachements de l’armée tchadienne ont participé à ce défilé. Il s’agit notamment de : armée de terre, direction générale de service de sécurité des institutions de l’Etat (DGSSIE), Force d’intervention rapide (FIR), division des groupements spéciaux anti-terroriste (DGSAT-PSI), office du génie militaire et de la production (OGEMIP), armée de l’air, gendarmerie, garde nomade, agents des eaux et forêts, police nationale, police municipale et enfants de troupe.

 

Le Tchad alerte sur l’impact de la baisse des financements internationaux contre le VIH

A l’occasion de la célébration, le 1er décembre de la journée mondiale de lutte contre le SIDA, le ministère tchadien de la santé a lancé un appel à la résilience face aux défis de financement.

La secrétaire générale du ministère de la santé publique et de la prévention, Dr Toralta Joséphine a fait une déclaration à l’occasion journée mondiale de lutte contre le SIDA. L’édition de cette année est placée sous le thème : surmonter les perturbations, transformer la riposte au sida. Elle explique que cette journée rappelle les combats menés, les vies sauvées, les progrès accomplis, mais aussi les menaces persistantes.

Elle déplore par ailleurs, l’impact négatif que les réductions de financement internationaux ont eu sur la riposte au sida ainsi que la mise en valeur de la résilience des pays et des communautés à se mobiliser pour protéger les acquis et faire progresser la riposte au VIH.

Pour elle, la réduction des financements internationaux fragilise sérieusement les services de prévention, dépistage, la prise en charge communautaire, le soutien aux jeunes et aux femmes ainsi que l’accès des populations vulnérables et marginalisées.

Cameroun : décès en prison d’Anicet Ekane, figure de l’opposition politique

L’annonce de son décès a été faite par l’un de ses avocats Me Emmanuel Simh et confirmée par des membres de la famille dans la matinée du 1er décembre 2025.

Interpellé le 24 octobre 2025 suite aux manifestations liées à la crise post-électorale au Cameroun, Anicet Ekane est décédé ce 1er décembre alors qu’il était toujours en détention. Il était le président du parti politique, Mouvement africain pour la nouvelle indépendance (MANIDEM).  Il a  été arrêté en raison de son soutien à Issa Tchiroma Bakary, l’une des figures de la contestation politique après l’élection présidentielle. Les circonstances exactes de sa mort n’ont pas encore été officiellement clarifiées. Toutefois sa famille rejette la thèse d’une mort naturelle. Dans sa publication ce matin, sa sœur accuse ouvertement les autorités, affirmant que : « ils l’ont tué ».

Me Hyppolyte Meli Tiakouang, membre du collectif des avocats chargé de défendre les militants du MRC de Maurice ainsi que ceux du FSNC d’Issa Tchiroma Bakary, annonce la fin de leur mandat, dénonçant ce qu’il qualifie : « l’ignoble procédure ».

L’homme politique Anicet Ekane a marqué les esprits par son militantisme, les dénonciations publiques et un engagement constant. D’après les premiers témoignages, le président du MANIDEM laisse derrière lui une image d’un homme admiré, un homme de conviction, souvent frontal, d’une voix dissidente dans le paysage politique.

De son parcours politique, l’un des faits les plus marquants d’Anicet Ekane est le fait d’investir Maurice Kamto sous la bannière de son parti politique, le Manidem pour l’élection présidentielle du 12 octobre 2025. Une décision inattendue qui avait surpris la classe politique et permis au leader du MRC de revenir au premier plan après plusieurs mois de négociations conduites à l’écart des médias.