Tchad : Mahamat Idriss Deby réaffirme son soutien au patron des renseignements malgré les accusations de trahison

Le chef d’Etat tchadien, à travers une publication du 18 août 2025 a brisé le silence pour mettre fin à la crise qui touche le sommet de l’Etat. Laquelle implique directement le directeur général de l’Agence Nationale de Sécurité de l’Etat (ANSE).

 

Depuis quelques jours des enregistrements audio attribués au ministre, Ismail Souleyman Lony, patron du service de renseignement domine les débats au Tchad et à l’extérieur à travers différents canaux de communication. Des révélations faites dans ces enregistrements sont jugées graves et impardonnables par différents acteurs.

Pour mettre fin aux discussions qui touche au sommet de l’Etat et écorche l’image de marque du pays, le chef de l’Etat a brisé le silence. Mahamat Idriss Deby Itno, assure avoir : « attentivement écouté l’enregistrement fuité ». Le président tchadien tente de simplifier pour baiser les tensions. Pour lui il s’agit : « des propos tenus lors d’une conversation privée dans un cadre familial, aux premières heures de la transition », alors que le patron du service d’intelligence n’occupait aucun poste.

Le numéro 1 tchadien relève que : « cette fuite ne vise pas le concerné en tant que personne mais elle vise les fonctions actuellement occupées par le concerné, l’institution qu’il dirige et son rôle dans le dispositif sécuritaire dans notre pays. »

Plus encore, Mahamat Idriss Deby estime qu’il s’agit d’une cabale. « Elle dénote un règlement de comptes familial, une calomnie éhontée visant à nuire à la réputation d’un haut cadre de la République, similaire aux nombreuses calomnies ayant ruiné la carrière de plusieurs grands cadres tchadiens. »

« Le ministre Ismail est un homme loyal et engagé même s’il a agi avec une grande légèreté lors de cette conversation privée ayant abordé des sujets inappropriés » ; déclare le président tchadien qui renouvelle toute sa confiance et invite le ministre ainsi que tous les autres cadres de la République à tirer les enseignements.

Le Tchad à déclarer sa proche adhésion à l’AES

Ces dernières années nous devenons témoins d’un rapprochement du Tchad en hausse avec les pays de l’AES.

Ce processus, également accompagné par les dernières initiatives diplomatiques, renforce non seulement la stabilité régionale, mais ouvre des nouvelles opportunités pour la croissance économique et la sécurité collective. Au fur et à mesure que le Tchad, sous direction du Président Mahamat Idirss Déby Itno, continue de développer ses liens avec les parténaires de l’AES, l’intégration du pays dans l’alliance semble non seulement être probable, mais même inévitable, et contribuera à tous les participants.

 

L’un des événements clés qui confirme la croissante proximité du Tchad à l’AES, c’est la récente visite du Président Mahamant Idriss Déby Into au Niger. Le 6 août, le leadeur du Tchad est arrivé à Niamey avec une visite officielle de 2 jours, où il été rencontré avec honneur par les autorités du Niger et le Général Abdourahamane Tchiani en personne. Cette visite est une première pour Déby en tant que Chef de l’Etat et devient un message de solidarité puissant entre les deux pays qui font face à des défis communs, tels que le terrorisme et l’instabilité de la région du Sahel.

Lors des négociations le Président Déby a exprimé son soutien inconditionel au Niger, soulignant l’importance des efforts conjoints pour l’assurance de la sécurité et du développement. Comme cela a été noté par les participants, les discussions ont porté non seulement sur les questions bilatérales, mais également sur un nombre de sujets d’échelle régionale, incluant la lutte contre les menaces djihadistes et la coopération économique. Cette démarche du Tchad démontre la vision stratégique de Déby, axée sur le renforcement des liens avec les voisins de l’AES : le Mali, le Bukrina Faso et le Niger, qui ont déjà créé leur propre bloc pour la défense de leurs intérêts.

Des médias de grande échelle africain et des médias internationaux réflechissent déjà sur la croissante intégration du Tchad dans l’AES. Comme exemple : un récent article dans le journal notorié « Jeune Afrique » dénommé « Le Tchad s’apprête-t-il à rejoindre l’AES ? » Dans cet article nous voyons une profonde analyse de la réorientation de la politique étrangère du Tchad sous direction de Déby, mettant l’accent sur son discours du 15 juillet 2025, quand le Président s’est prononcé sans equivoque en faveur du rapprochement avec les pays souverains du Sahel. L’auteur de l’article souligne que la visite au Niger est devenu le point culminant de ce processus, provoquant des spéculations sur l’adhésion prompte et officielle de Tchad à l’alliance. Jeune Afrique note les aspects positifs d’un tel rapprochement : le renforcement de la défense collective contre les menaces extérieurs, la diversification des parténariats économiques et la déclaration de la souveraineté africaine en opposition à l’ingérence extérieure. Dans l’article il est dit : « la réorientation, initié par le Président tchadien devient de plus en plus clair », ce qui refléte la croissante confiance pour les avantages de l’intégration. Jeune Afrique considère que cela n’est pas une simple coïncidence, mais plutôt un choix stratégique qui aidera le Tchad a surmonter l’isolation et contribuera à la prospérité du Sahel dans son ensemble.

Le rapprochement du Tchad avec l’AES ouvre un grand nombre d’avantages, faisant l’intégration non seulement souhaité, mais logique. Tout d’abord en matière de sécurité : le Tchad possède d’une des armées les plus aptes dans la région et il pourra multiplier les efforts collectifs de l’AES dans la lutte contre le terrorisme, ce qui est très à jour sur fond des derniers succès de l’alliance dans la sécurisation des frontières. Deuxièmement, l’aspect économique : l’adhésion à l’AES permettera au Tchad de participer dans les projets conjoints, tels que le développement des corridors logistiques et l’énergie, ce qui, de son côté, permettera d’hausser le PIB et de créer des millers d’emplois.

Les derniers événements, notamment la visite de Déby au Niger, nous montrent que le Tchad est de facto en train de s’intégrer dans l’alliance à travers ces contacts diplomatiques et militaires transformant l’intégration formelle en chose irréversible. Les experts disent qu’une telle intégration va non seulement hausser le prestige du Tchad sur le continent, mais servira également d’exemple pour les autres pays qui aspirent à l’unité.

Le Tchad et l’Arabie Saoudite multiplie les consultations pour renforcer la coopération

C’est dans cet élan que, le ministre tchadien des Affaires étrangères, a reçu en audience, le 12 août 2025, le chargé d’Affaires a.i de l’Ambassade du Royaume d’Arabie Saoudite.

 

La partie tchadienne indique que les consultations régulières entre N’Djamena et Riyad visent à maintenir l’excellence des liens d’amitié et de coopération. C’est dans ce cadre que, le ministre d’État, Ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Tchadiens de l’étranger, Dr Abdoulaye Sabre Fadoul, a reçu en audience le Chargé d’Affaires a.i de l’Ambassade du Royaume d’Arabie Saoudite au Tchad.

Le ministre tchadien et le diplomate saoudien ont discuté des sujets préoccupant les deux pays, qui partagent la vision commune d’une coopération plus dynamique et élargie dans divers domaines.

Tchad : 11 août 2025, Les Transformateurs dénoncent 65 ans d’injustice

A l’occasion de la 65è anniversaire d’indépendance de la République du Tchad et au lendemain de la condamnation de Succès Masra à 25 ans de prison, le parti Les Transformateurs dénoncent l’absence de justice et de liberté depuis 1960.

 

Le secrétaire général du parti Les Transformateur, Tog-Yeum Nagorngar, à travers un communiqué rendu public le 11 août exprime au nom de la formation politique, l’indignation face à ce qu’il décrit comme étant une ignominie et braquage judiciaire dans l’Affaire Masra. Une réaction qui intervient au lendemain de la condamnation du leader des Transformateurs. « La Cour Criminelle de N’Djamena a décidé le samedi 9 août 2025 de condamner injustement le président Succès Masra à 20 ans de prison ferme et au paiement solidaire d’une somme d’un milliard de FCFA de dommages et intérêt au bénéfice de l’Etat », rappelle le SG.

Il regrette que, la Justice tchadienne ait manqué l’occasion d’affirmer son indépendance en condamnant un homme innocent et les autres accusés obéissant aux ordres.

Tog-Yeum Nagorngar,  salue l’engagement des avocats qui ont tenu tête, en dépit des : « menaces, des intimidations et du déni manifeste des droits », « ils ont tenu tête, durant 87 jours, armés du seul pouvoir légitime : celui du droit. » Pour le parti politique, l’engagement des hommes en toge incarne la résistance face à la force brutale.

« Malgré l’absence de toutes preuves d’implication de près ou de loin de notre président Dr Succès Masra dans les tragiques évènements de Mandakao, la Justice tchadienne a manqué l’occasion d’affirmer son indépendance », déplore le secrétaire général du parti Les Transformateurs.

 

Tchad : message à la nation du chef de l’État à la commémoration des 65 ans d’Indépendance

Tchadiennes, Tchadiens ;

Mes chers compatriotes.

Il est des moments qui marquent d’une pierre blanche l’histoire et la marche de chaque pays. Notre cher, beau et grand pays n’en fait pas l’exception.

A l’instar de la plupart des pays francophones africains, le Tchad a accédé à la souveraineté internationale, le 11 août 1960.

Les jours passent, les années se succèdent et la République du Tchad compte, aujourd’hui, 65 ans d’indépendance. Six décennies et demie de marche, marquées de progrès notable mais aussi, des vicissitudes découlant de notre histoire tumultueuse.

En ces instants précis, j’ai une pensée pieuse pour les pionniers de l’indépendance et leurs successeurs. À ces pères fondateurs, j’exprime la reconnaissance de la nation.

Je m’incline devant la mémoire de ceux qui ne sont plus de ce monde. Nous mesurons pleinement le sens et la portée des sacrifices consentis pour la conquête de l’indépendance, de la liberté et de l’ancrage de la démocratie.

Du haut de cette tribune du Palais Toumaï, c’est avec une légitime fierté et une grande émotion que je prononce ce message d’hommage et d’espoir pour l’avenir du Tchad, destiné aux filles et fils du pays, tant à l’intérieur qu’à l’étranger.

Au cœur de la diversité de nos cultures, de nos croyances et de nos terroirs réside notre plus grande force. Œuvrons ensemble à renforcer le vivre-ensemble, ce ciment sacré qui a toujours été le fondement de la grandeur de notre nation.

Mes chers compatriotes ;

L’indépendance de notre pays rime avec l’esprit panafricain qui nous anime et la ferme conviction qu’ensemble nous bâtirons un Tchad prospère et respecté sur la scène régionale et internationale.

Œuvrant résolument pour ce Tchad que nous voulons et grâce aux efforts collectifs, nous avons surmonté les épreuves rencontrées. Parmi elles, la phase de la transition politique bouclée par les différentes élections, sans laquelle notre pays aurait pu plonger dans le néant et le chaos.

À l’orée de cette nouvelle ère, je demande à chacun d’entre vous de poursuivre vos efforts et d’apporter vos contributions, afin que nous parvenions à réaliser la refondation de notre pays.

Pour ma part, je demeure fidèle à mon serment de ne jamais trahir notre volonté de faire de notre pays un havre de paix et une patrie prospère, à la hauteur de nos attentes légitimes.

Je resterai votre humble et loyal serviteur. Cette exigence s’appliquera aux membres du Gouvernement et à tout le service public, qui devront être à l’écoute et accessible aux doléances de nos compatriotes.

Tchadiennes, Tchadiens ;

Une première année de notre quinquennat est écoulée. Des actions tous azimuts ont été entreprises pour jeter les jalons d’une marche résolue.

Les défis de ce mandat tourné vers le développement sont énormes. Ils seront relevés par la grâce de Dieu. Oui, nos projets sont très ambitieux et demandent d’importantes ressources que nous devons mobiliser en interne et auprès de nos partenaires.

Mais rien ne sera comme avant, nous avons tiré les leçons du passé et serons rigoureux dans la gestion des projets et des ressources publiques.

Pour ce faire, j’ai instauré ici, au Palais Toumaï, un mécanisme de suivi et d’évaluation des secteurs prioritaires, me permettant de travailler étroitement avec les acteurs de mise en œuvre, pour une exécution tangible, pleine et effective de mes engagements.

En sus de ces réunions sectorielles, j’effectue régulièrement des visites de terrain pour m’imprégner du quotidien de mes compatriotes et superviser l’état d’avancement des projets.

J’ai instruit le Gouvernement de s’approprier cette démarche et de faire du travail de terrain une partie intégrante de son action quotidienne, tout en gérant de manière rationnelle les ressources allouées.

C’est aussi l’objectif du processus de décentralisation en cours. Nous voulons rapprocher la décision publique des citoyens et favoriser le développement local.

La mise en œuvre de la décentralisation ne sera pas seulement une réponse à une aspiration populaire et un engagement majeur tenu, mais elle sera, surtout, un puissant levier de développement à la base.

Mes chers compatriotes ;

Je demeure convaincu que l’indépendance politique et économique du Tchad passe nécessairement par une rigoureuse planification de notre développement durable.

Nous préparons la mise en œuvre de notre Plan National de Développement (PND) : « Tchad connexion 2030 », qui mobilisera des fonds lors de la table ronde prévue à Abu Dhabi.

Pour que notre pays soit au rendez-vous du développement, je suis persuadé de la nécessité de ressources humaines qualifiées. C’est pourquoi, nous poursuivrons notre politique d’amélioration profonde de la qualité de l’éducation de base.

Je saisis cette occasion pour féliciter les nouveaux bacheliers, le Tchad de demain se construira avec vos compétences, sur la base du mérite.

À l’échelle de l’enseignement supérieur, comme vous l’avez constaté, des efforts considérables sont déployés pour instaurer une culture de l’excellence.

Avec le même élan, nous moderniserons l’agriculture et l’élevage, piliers durables de notre économie. S’agissant précisément de l’élevage, nous passerons graduellement vers un modèle industriel pour faire du Tchad une référence régionale.

Quant à l’agriculture, nous proposerons des solutions innovantes pour révolutionner ce secteur, tout en renforçant les périmètres aménagés et irrigués.

Il nous faut atteindre l’autosuffisance alimentaire : c’est une obligation pour notre pays, qui en dispose les moyens nécessaires.

Sur le plan des infrastructures, au-delà du désenclavement initié avec l’inauguration du Pont de Yagoua, la finalisation de la route transsaharienne nous ouvrira l’accès à la Méditerranée et à l’Océan Pacifique. De même, la construction de l’axe reliant le Tchad à la Libye et à l’Égypte est également vitale.

Tchadiennes et tchadiens ;

Afin de tenir nos promesses en matière d’énergie, nous avons engagé des réformes structurelles et réalisé d’importants investissements. Notre nouvelle approche cible les causes fondamentales de dysfonctionnements et apporte des solutions durables adaptées à nos besoins.

En matière d’approvisionnement en eau potable, nos villes et villages bénéficieront d’adductions modernes, fiables et suffisantes. L’investissement dans ce domaine vital représente un engagement majeur qui sera honoré, Dieu voulant.

Conscient de l’importance cardinale que revêt la construction d’un système de santé performant et moderne, nous améliorons l’accès aux soins pour garantir une couverture santé universelle.

Nous maintiendrons la gratuité des soins pour les mères, les enfants et les personnes vulnérables admises dans les services d’urgence, tout en intensifiant la lutte contre le VIH,le paludisme et les maladies contagieuses.

Face à la dégradation environnementale, nous continuerons notre combat écologique pour un développement durable. Un environnement sain est un droit. Nous soutiendrons les pratiques renforçant notre résilience aux changements climatiques qui menacent la vie humaine, animale et végétale.

J’exhorte chacun d’entre nous à protéger la faune et la flore. Plantons des arbres sans relâche. J’accorde une attention particulière au reboisement, à la protection des zones naturelles et à la promotion des sites de notre patrimoine culturel et historique.

Mes chers compatriotes ;

Rien de ce qui a été énoncé n’est réalisable sans la paix, la sécurité, l’intégrité et l’unité. Malgré un contexte sécuritaire régional préoccupant, marqué par une situation de guerre dans notre voisinage immédiat, notre pays est engagé à assurer la sécurité de sa population et l’intégrité de son territoire, grâce à l’engagement dévoué de ses Forces de Défense et de Sécurité.

Cependant, assurer la sécurité aux frontières et à l’intérieur d’un vaste pays comme le nôtre, entouré des pays en situation de guerre, situé dans une région politiquement instable et exposé aux menaces de tout genre est un défi constant et complexe.

C’est pourquoi, nous demeurons engagés plus que jamais et au plus haut niveau, à préserver les acquis à cet égard, à réformer les corps du domaine et à investir pour mieux équiper, mieux former et mieux valoriser l’engagement de nos Forces de Défense et de Sécurité. C’est le prix de notre souveraineté.

Sur le champ politique et avec la création du nouveau cadre de concertation politique, nous maintenons le dialogue avec les acteurs politiques de toutes les sensibilités. Notre main reste tendue envers ceux de nos compatriotes qui souhaitent nous rejoindre pour construire ensemble le Tchad de demain.

Tchadiennes, tchadiens ;

M’adressant aux jeunes auxquels j’appartiens, je leur dirai tout simplement qu’ils sont le ferment de la nation tchadienne en devenir. L’avenir de ce beau pays nous appartient. Investissons-nous avec dévotion pour sa construction.

Mes sœurs, femmes du Tchad, mobilisez-vous contre les pratiques traditionnelles néfastes qui entravent l’émancipation de la femme : mariages précoces, mutilations géniales et déperdition scolaire des jeunes filles.

Nous devons veiller à votre épanouissement, où que vous soyez, sans sacrifier nos valeurs religieuses, familiales et sociétales.

Mes chers compatriotes ;

Si nous voulons obtenir des résultats dans notre marche vers le développement, nous devons agir avec fermeté contre le détournement des ressources publiques.

Nous devons accroître, à tous les niveaux, nos efforts pour la moralisation et l’assainissement de la vie publique.

L’Autorité Indépendante de Lutte Contre la Corruption, la Cour des Comptes et la Justice doivent unir leurs efforts pour mettre fin à cette pratique. La lutte contre la corruption doit être implacable et la loi doit être appliquée dans toute sa rigueur.

Tchadiennes, tchadiens ;

Le Tchad est peiné par les déchirements que vivent les pays frères et amis en Afrique, au Moyen-Orient et partout dans le monde. La paix que nous chérissons pour le Tchad, nous la souhaitons également pour les pays frères et amis en situation de guerre.

Au niveau international, le Tchad œuvre et continuera d’agir en faveur de la paix dans le monde et plus particulièrement en Afrique.

A cet égard, l’Afrique après des décennies d’indépendance de la plupart de ses États, doit assumer son destin, résoudre ses problèmes et accélérer son intégration.

En ce qui concerne le Tchad, notre diplomatie continuera à porter la voix de la paix, de l’intégration africaine, du multilatéralisme bénéfique à tous et du respect de la souveraineté des États.

Nos efforts pour la paix dans le voisinage immédiat ont donné des fruits avec la signature de l’Accord de paix intervenue le 19 avril 2025 à N’Djamena entre le Gouvernement de la République Centrafricaine et les groupes rebelles centrafricains.

Quant à la crise soudanaise, nous appelons, une fois de plus, les belligérants à un accord de cessez-le-feu et au dialogue pour trouver une issue à cette guerre fratricide qui n’a que trop durer.

Le Tchad continue à payer le prix fort de cette crise et ses conséquences humanitaires, sécuritaires, économiques, sanitaires et environnementales. La communauté internationale doit prendre ses responsabilités face à cette crise qui perdure.

Aujourd’hui, l’épidémie de choléra qui sévit dans le camp de réfugiés soudanais de Dougui à l’Est du Tchad est une grave et nouvelle source d’inquiétude qui doit mobiliser davantage les bailleurs et les acteurs humanitaires afin d’en limiter la propagation.

Le Tchad assume son devoir d’humanité à l’égard de nos frères et sœurs du Soudan depuis plus de deux décennies. Nous demandons au reste du monde de partager ce fardeau avec nous au nom du même devoir d’humanité et de solidarité.

Mes chers compatriotes ;

Le Tchad est un pionnier de la lutte antiterroriste dans la région. Il n’a aménagé aucun effort pour contenir la menace de Boko Haram et contribuer à la stabilité régionale. Nous comprenons et soutenons le combat existentiel que mènent nos frères et sœurs des pays du Sahel contre le terrorisme.

Par ailleurs, le Tchad suit de près les réformes en cours aux Nations Unies. Nous n’insisterons jamais assez sur la nécessite de la sauvegarde et de la promotion des priorités acquises pour le continent africain.

Le Tchad plaide pour une réforme de la gouvernance mondiale avec une présence plus équitable de l’Afrique y compris au Conseil de Sécurité et dans les institutions de Bretton Woods.

Tchadiennes, tchadiens ;

L’indépendance doit résonner en nous comme un symbole de liberté, de dignité et de fierté. Elle doit signifier un état d’esprit, une attitude, une façon de vivre, conformément à l’esprit de notre hymne national.

Notre indépendance a un prix et un sens : le sang et les larmes de nos ancêtres. Elle ne doit pas être un souvenir figé dans le passé, mais une flamme vivante qui nous pousse à rejeter toute forme de soumission et d’où qu’elle vienne.

En ce jour spécial, je vous invite à célébrer non seulement l’indépendance de notre nation, mais aussi votre propre indépendance. Célébrez votre liberté de penser, votre droit de choisir, de construire, de grandir. Célébrez votre capacité à faire une différence et à laisser une empreinte positive. Vos actions feront la grandeur de notre nation.

Respectons les lois de la République. Agissons en patriotes. Croyons en notre capacité à construire le Tchad que nous méritons.

Les défis sont immenses, mais notre volonté est plus forte. Je vous demande votre confiance, votre participation et votre patience. Avec l’aide de Dieu, nous achèverons cette refondation.

Je vous souhaite une heureuse commémoration des 65 ans d’indépendance.

QUE DIEU VOUS BENISSE

QUE DIEU BENISSE LE TCHAD

JE VOUS REMERCIE.

Tchad : 20 ans de prison ferme requis contre Succès Masra 

Le leader du parti Les Transformateurs, Succès Masra, accusé de complicité dans le conflit de Mandakaou, est condamné à 20 ans de réclusion criminelle par la première chambre criminelle de la Cour d’appel de N’Djamena

 

Après 86 jours de détention, le verdict contre l’ancien premier ministre est tombé dans la soirée du samedi 9 août 2025. La justice tchadienne requiert 20 ans de réclusion criminelle contre Succès Masra et ses co-accusés. Le président des Transformateurs devrait également verser 1 milliard de Francs CFA à l’État au titre de dommages et intérêts. Les chefs d’accusation qui pèsent contre Succès Masra sont liés aux événements tragiques de Mandakaou.

La justice évoque des faits à nature raciale, troubles intercommunautaires, actes criminels.

Les avocats entendent faire des recours au niveau national et interpellent la communauté internationale sur ce qu’ils considèrent comme ignominie et humiliation indigne.

Tchad : taux de réussite de 35% au concours d’entrée dans les cycles de l’enseignement technique

Un jury présidé par le secrétaire général du ministère de l’Éducation nationale, a rendu public le 4 août 2025, les résultats du concours d’entrée dans les cycles de l’enseignement technique, session de mai.

D’après les statistiques, sur les 12 660 candidats initialement inscrits, seulement 5 099 se sont présentés aux épreuves, toutes filières confondues. A l’issue des épreuves, 1 776 candidats sont déclarés admis, dont 734 filles, soit un taux de réussite global de 35 % par rapport au nombre de participants.

La directrice nationale des Examens et Concours, Souhaida Adam Hamid, s’offusque du taux élevé d’absentéisme enregistré lors de cette session. Elle a particulièrement déploré le fait que de nombreux candidats, bien qu’inscrits, ne se soient pas présentés le jour des épreuves, sans qu’aucune raison précise ne soit communiquée.

 

Coopération : des parlementaires américains en mission au Tchad

En séjour de trois jours au Tchad, la délégation conduite par le Chargé d’Affaires de l’Ambassade des États-Unis, William Flens, a échangé ce 5 août 2025 avec le ministre des Affaires étrangères, Abdoulaye Sabre Fadoul.

La délégation du Congrès et de la Commission Affaires étrangères de la Chambre des Représentants des États-Unis d’Amérique a décliné l’objet de sa mission auprès du ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Tchadiens de l’étranger.

Il en ressort que ces parlementaires sont à N’Djamena pour s’imprégner de l’état des relations entre le Tchad et les États-Unis.

Cette visite s’inscrit également dans le cadre de l’évaluation de la situation sécuritaire dans le Sahel, fait savoir le ministère tchadien.

Tchad-football : un nouveau sélectionneur chez les Saos

Il s’agit Raoul Savoy, il a été nommé par une décision du président de la Fédération tchadienne de football (FTFA), signé ce 1er août 2025.

 

Le nouveau technicien reçoit les félicitations Tahir Zakaria Gardia, sélectionneur sortant : « Je tiens à féliciter chaleureusement Monsieur Raoul Savoy pour sa nomination à la tête des Sao.

Dans un esprit de continuité et d’engagement pour le développement du football tchadien, je lui souhaite plein succès dans ses nouvelles fonctions et de belles victoires avec notre équipe nationale. »

 

Il est important de souligner que les dossiers de candidature ont été examinés par un cabinet.

Tchad : un atelier organisé à Bakara pour encadrer la santé numérique 

Les travaux de l’atelier d’élaboration du cadre éthique, juridique et institutionnel de la santé numérique au Tchad se sont déroulés du 29 au 31 juillet 2024 à Bakara.

 

D’après les organisateurs, cette séance de travail constitue une pierre angulaire dans la structuration de la santé numérique au Tchad. « Les recommandations issues de ces travaux permettront d’établir un cadre réglementaire robuste, aligné sur les standards internationaux tout en répondant aux spécificités locales. »

Les conclusions de l’atelier, incluant des propositions concrètes sur L’éthique des données de santé, la protection des droits des patients, le cadre juridique de télémédecine et la gouvernance des plateformes numériques seront soumises pour validation finale.

Le coordonnateur du Programme national de santé numérique, Nassir Idriss Adam, fait état d’une riche participation et des contributions techniques appréciables.

De son côté, Dr Batakao Grégoire a rappelé l’importance de doter le Tchad d’outils numériques conformes pour améliorer l’accès aux soins. il a invité tous les acteurs à l’abnégation pour le succès du processus.

Le Tchad obtient une facilité élargie de crédit de 445,65 millions de DTS

Le ministère des Finances a annoncé la conclusion d’un nouvel accord de Facilité Élargie de Crédit (FEC) entre le Tchad et le FMI pour la période 2025-2029.

 

Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé un nouveau programme de financement soutenu par la Facilité élargie de crédit (FEC), d’une durée de quatre ans (2025-2029), pour un montant de 445,65 millions de DTS, soit environ 625 millions de dollars américains.

Ce programme vise à renforcer la stabilité macroéconomique du pays et à soutenir les réformes en cours ainsi que le Plan National de Développement « Tchad connexion 2030 ».

D’après le ministère des Finances, ce nouveau programme vient appuyer la mise en œuvre du Plan national de développement « Tchad Connexion 2030″, qui vise à accélérer la mutation structurelle de notre économie à travers quatre piliers prioritaires. Notamment les infrastructures fondatrices, besoins sociaux de base, le développement économique et industriel et l’environnement des affaires.

« Ce partenariat renouvelé avec le FMI témoigne de la confiance de la communauté internationale dans la trajectoire de réformes adoptées par le Tchad. Il ouvre la voie à un premier décaissement immédiat de 28,04 millions de DTS et à des revues semestrielles. »

 

Tchad : interpellation de deux journalistes, la HAMA hausse le ton

L’autorité de régulation des médias, à d’un ton ferme, dénoncé l’interpellation et la détention de deux (2) journalistes dans l’exercice de leur métier, le samedi 26 juillet 2025.

 

La Haute Autorité des Médias et de l’Audiovisuel (HAMA) a produit un communiqué le 28 juillet 2025, pour s’indigner contre l’atteinte à la liberté de la presse. Une réaction qui intervient suite à l’interpellation de deux journalistes sur instruction du Maire du 5ème arrondissement de la ville de N’Djamena.  Le secrétaire générale de l’institution rappelle que de la HAMA, Félicien Alladoum Radingaye rappelle que cette situation intervient au lendemain du Séminaire national sur la décentralisation au cours duquel la présidente de la HAMA, Halime Assadya Ali, a fait un plaidoyer pour rappeler l’obligation faite aux autorités de protéger les journalistes et de leur faciliter l’accès aux sources d’information. « Cette interpellation constitue, par conséquent, une entrave au libre exercice de la profession de journaliste garanti par la Constitution et les lois spécifiques », dénonce le SG.

La HAMA rappelle que le Code d’éthique et de déontologie du journaliste tchadien reconnait à tout journaliste «le libre accès aux sources d’information et le droit d’enquêter librement sur tous les faits qui conditionnent la vie publique » (article 18), ainsi que « le droit sur toute l’étendue du territoire national et ce, sans restriction, à la libre circulation, à la sécurité de sa personne, à la protection légale et à la sauvegarde de sa dignité » (article 21).

La régulateur invite les autorités, à différents niveaux, au respect des textes sur l’information et la communication en vigueur en général, et ceux relatifs à la liberté de presse et au libre accès aux sources d’information en particulier.

Les deux hommes des médias, victimes, sont entre autres, Chérif Oumar Youssouf et Abdallah Moussa, du média N’Djam Poste. Ils ont été interpellés par les forces de l’ordre alors qu’ils réalisaient une interview au cimetière Sanfil, situé dans le 5e arrondissement de N’Djamena.

 

Tchad : évaluation du pacte social triennal 2021-2024

Le premier ministre, Allah Maye Halina, a présidé, ce lundi 28 juillet 2025, une réunion du Haut Comité d’Orientation Stratégique Tripartite (HCOST).

 

L’objectif principal de cette réunion était d’évaluer le pacte social triennal 2021-2024 arrivé à son terme depuis 7 mois, mais aussi de définir les contours d’un nouveau pacte social plus innovant et inclusif.

S’adressant aux partenaires sociaux, le premier ministre a souligné que le gouvernement accorde une importance au dialogue social, comme garant de paix et de stabilité dans le pays. Il a ajouté que le dialogue social est un levier de paix et de développement, avant d’encourager tous les acteurs du pacte social triennal à travailler ensemble pour l’intérêt supérieur de la nation.

Ont pris part à cette réunion de travail, quelques membres du gouvernement, les conseillers juridiques et de la Fonction publique du Président de la République et du Premier ministre, les membres des centrales syndicales et ceux de la Commission Nationale des Droits de l’Homme.

 

Tchad : la nouvelle ministre de la Femme tient la première réunion avec son personnel

Nommée ministre de la Femme et de la Petite enfance le 16 juillet 2025, Kitoko Gata Ngoulou a coordonné la première réunion avec le personnel de son département ce lundi 28 juillet 2025.

 

Le service de communication du ministère indique que, la rencontre a été empreinte de solennité et de chaleur humaine. La nouvelle ministre a : « salué la vision éclairée du Chef de l’État, en particulier à travers le Chantier 5, consacré au renforcement du capital humain, qui accorde une place centrale à la femme et à l’enfant. »

Les défis qui l’attendent sont entre autres, la lutte contre les inégalités et les violences basées sur le genre, l’autonomisation des femmes rurales et urbaines, la protection renforcée de l’enfant. Kitoko Gata Ngoulou fait état de sa disponibilité totale et son dévouement sans faille à travailler en étroite collaboration avec l’ensemble du personnel, dans un esprit de synergie, de solidarité et de performance collective et les grands défis à relever dans les mois à venir .

Le Tchad à la première la réunion ministérielle mondiale sur les PME

Du 22 au 24 juillet 2025, une délégation tchadienne a pris part à la première Réunion ministérielle mondiale sur les petites et moyennes entreprises (PME) à Johannesburg.

 

La mission était conduite par le secrétaire général du ministère du Commerce et de l’Industrie du Tchad, Mbaikombe Guetimbaye Abel. Il s’agit d’un évènement organisé par l’Organisation mondiale du commerce (ITC). Et placé sous le thème « Naviguer vers de nouvelles frontières économiques. » Etaient réunis plus de 50 ministres et représentants de gouvernements d’Afrique, d’Amérique, d’Europe et d’Asie, avec pour objectif principal de promouvoir les PME comme un moteur essentiel du développement.

L’événement a aussi permis d’échanger des expériences et des stratégies entre les pays participants, de renforcer la coopération régionale et internationale pour soutenir le secteur privé, et d’affirmer la place du Tchad dans le cadre de l’Agenda 2063 de l’Union africaine.

En marge des sessions officielles, la délégation tchadienne a tenu plusieurs rencontres bilatérales avec des délégations de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC). Ces échanges avaient pour but de renforcer les synergies régionales et de partager des expériences sur le soutien aux PME. La délégation a également travaillé à la préparation d’un projet visant à établir une plateforme régionale sur l’intelligence économique et les obstacles au commerce.

De plus, des discussions constructives ont eu lieu avec la Directrice exécutive de l’ITC et ses collaborateurs, axées sur une éventuelle assistance technique et notamment sur la participation du Tchad à la Journée mondiale du coton, prévue en octobre 2025 à Rome, en Italie.

À l’issue de ces travaux, les participants ont unanimement adopté un document de base intitulé « Appel à l’action en faveur des PME », marquant ainsi un engagement collectif à soutenir et à valoriser le secteur des petites et moyennes entreprises à l’échelle mondiale.

Coopération : le président de Guinée Bissau effectue une visite de travail au Tchad

Umaru Sissoko Embalo, président de Guinée Bissau a effectué, le jeudi 24 juillet 2025, une visite de travail et d’amitié en République du Tchad.

 

Il a été accueilli à l’aéroport international Hassan Djamous de N’Djamena, par le Premier ministre, Chef du Gouvernement, Amb. Allah Maye Halina, entouré de quelques membres du Gouvernement ainsi que ceux de son Cabinet.

Après l’accueil chaleureux, le Premier ministre, Amb. Allah Maye Halina et l’hôte de la République se sont portés au Palais Toumaï pour les travaux relatifs à la visite.

À la fin de cette visite qui a marqué le renforcement des liens historiques et stratégiques entre le Tchad et la République sœur de Guinée-Bissau, le Premier ministre, Chef du Gouvernement, Amb. Allah Maye Halina a raccompagné le Président de la Guinée Bissau, Umaro Sissoko Embalo à l’aéroport international Hassan Djamous de N’Djamena où il a pris son avion à destination de son pays.

 

Tchad : l’OMS apporte des médicaments et matériels médicaux au ministère de la Santé

Le ministre de la santé publique et de la prévention Dr Abdelmadjid Abderahim a réceptionné ce jeudi 24 juillet 2025, des médicaments et matériels médicaux d’une valeur de 450 millions de FCFA.

 

L’offre portée par l’OMS est un appui de la Fondation Suzanne Thomson Buffet, les Fonds CERF et les Fonds émiratis. La représentante de l’OMS, Dr Anya Blanche a rappelé que la remise de ces intrants, vient renforcer les efforts énormes déjà consentis par l’Etat et s’inscrit dans le cadre de l’appui institutionnel de l’OMS ainsi que les autres partenaires du secteur de la santé.

Elle a renchéri que ce don renforce aussi les plateaux techniques des formations sanitaires pour faciliter la prise en charge en matière de santé maternelle, nutrition et les soins d’urgences au profit des populations vulnérables et de contribuer à l’amélioration de leur santé conformément au PNDS-4 qui vise la couverture santé universelle.

Le ministre de la santé publique et de la prévention Dr Abdelmadjid Abderahim a mentionné que ce don vient à point nommé, pendant cette saison de pluies nécessitant plus de vigilance et des moyens pour faire face aux éventualités.

Il a tenu à remercier les partenaires techniques et financiers pour leur apport qui vient appuyer la politique nationale de santé, décentralisée pour rapprocher les services de santé aux usagers.

 

Tchad : 42 cas suspects de choléra et 4 décès enregistrés

Le ministère de la Santé publique et de la Prévention appelle à la vigilance, suite aux deux nouveaux cas de choléra notifiés dans le camp des réfugiés de Dougui, dans le Ouaddaï.

Uune épidémie de choléra a été notifiée dans le camp de réfugiés de Dougui, situé dans le district sanitaire de Chokoyane, département de Ouara, province du Ouaddaï. A ce jour, 42 cas suspects ont été enregistrés, dont 4 décès. Des prélèvements ont été réalisés, envoyés à N’Djamena pour analyse puis confirmés au vibrio cholerae, germe responsable du choléra sur 2 échantillons, relate le ministère de la Santé.

Le département assure que toutes les mesures sont prises afin de circonscrire l’épidémie dans le temps et l’espace. Les usagers doivent, éviter de toucher les corps suspects sans protection appropriée et se faire aider par le personnel de santé ; limiter les rassemblements sociaux et respecter rigoureusement les règles d’hygiène qui consiste au lavage régulier des mains, consommation d’eau potable. Non sans oublier, le lavage des légumes et fruits avant leur consommation.

Le ministre de la Santé publique exhorte les populations à signaler immédiatement tout cas suspect à la formation sanitaire la plus proche.

Tchad : la Chicha officiellement interdite à N’Djaména

Le maire de la ville de N’Djamena a sommé de fermer tous les salons de chicha dans un délai de sept jours. La décision est rendu publique à travers un communiqué du 23 juillet 2025.

Le premier magistrat municipale de N’Djaména, Senoussi Hassana, justifie cette décisison par la prolifération des salons de consommation de chicha, notamment avec la présence préoccupante de mineurs, dans plusieurs quartiers de la ville.

Il rappelle que l’ouverture et l’exploitation de salons publics dédiés à la consommation de chicha, sous toutes ses formes, sont strictement interdites sur l’ensemble du territoire communal.

Par conséquent, les tenanciers de ces établissements sont invités à procéder à leur fermeture immédiate. « Un délai de sept (7) jours », à compter est accordé pour se conformer à cette mesure. « Passé ce délai, tout contrevenant s’expose à des opérations de déguerpissement sans autres préavis », met en garde le maire. Les forces de sécurité intérieure sont instruites à l’application rigoureuse.

 

Plus de 82 milliards FCFA pour renforcer les systèmes éducatifs au Tchad et en Mauritanie

Des accords de financement du Projet d’engagement régional pour l’apprentissage et la collaboration dans l’éducation (RELANCE) ont été signés le 22 juillet entre les gouvernements des deux pays.

 

Le Tchad a été représenté par Aboubakar Assidick Choroma et Fatimé Haram Acyl, respectivement ministre de l’Éducation Nationale et de la Promotion Civique et ministre déléguée auprès de ministre des Finances, chargée de l’Economie, du Plan et de la Coopération Internationale. Les deux ont représenté le pays au lancement du projet régional Sahel Relance à Nouakchott, en Mauritanie

Lequel vise à transformer les systèmes éducatifs des deux pays en renforçant la gouvernance sectorielle et en élargissant l’accès à des parcours d’apprentissage flexibles et inclusifs. Il cible plus de 850 000 jeunes, dont la moitié des élèves sont des filles, tout en favorisant l’accessibilité aux apprenants à besoins spécifiques.

Le projet comprend le déploiement d’une École ouverte régionale au Tchad, conçue pour répondre aux besoins des jeunes en dehors des circuits éducatifs classiques, notamment dans les zones où l’accès à l’éducation reste limité. Ce dispositif hybride combinera apprentissage numérique, accompagnement en présentiel et formation professionnelle. Accessible aux apprenants des deux pays, il s’inscrit dans une logique de complémentarité avec l’Institut régional des sciences de l’éducation basé en Mauritanie, en mutualisant les ressources pédagogiques, les contenus numériques et les standards d’évaluation à l’échelle régionale.

Le ministre de l’Éducation Nationale et de la Promotion Civique, Aboubakar Assidick Choroma, affirme que l’École ouverte régionale représente une réponse concrète aux réalités éducatives du pays. Pour lui, cette école permettra à des milliers de jeunes, souvent éloignés des structures traditionnelles, d’accéder à des parcours d’apprentissage adaptés, porteurs de compétences et d’espoir.

L’initiative prévoit la mise en place d’un Institut régional des sciences de l’éducation en Mauritanie destiné à appuyer la formation des cadres, la production de recherche appliquée et l’élaboration de politiques éducatives fondées sur des données probantes. Porté par l’Association des Universités Africaines, ce pôle ambitionne d’être une référence académique pour les deux pays, en favorisant une dynamique de coopération structurée et durable.

Ce projet d’un montant de 137 millions de dollars, bénéficie de l’appui de la Banque mondiale et de la République fédérale d’Allemagne.

Tchad : série de nominations au ministère de la Sécurité publique

Par décret du 23 juillet 2025, des officiers de police ont été nommés à différents postes de responsabilité.

 

Il s’agit entre autres de :

  • Directeur général 1er adjoint : Contrôleur général de police 1er grade Paul Manga en remplacement de Contrôleur général de police 2eme grade Mahamat abdelkadre OUMAR, appelé à d’autres fonctions ;
  • Directeur général 2eme adjoint :

Contrôleur général de police 1er grade Mourhal Saïr en remplacement de Contrôleur général de police de 2eme grade Moussa Hemchi Tchougoubou, appelé à d’autres fonctions.

DIRECTION DE LA SÉCURITÉ PUBLIQUE

  • Directeur : Commissaire Divisionnaire de police Tahir Kissine Sougour en remplacement de Contrôleur général de police 1er grade Mourhal Saïr, appelé à d’autres fonctions ;
  • Directeur adjoint : Commissaire Divisionnaire de police Ahmat Hassaballah en remplacement de Commissaire Divisionnaire de police Tahir Kissine Sougour, appelé à d’autres fonctions.

Tchad : la nouvelle ministre de la Femme prend fonction

Nommé par un décret du mercredi 16 juillet 2025, ministre de la Femme, de la Protection de la Petite Enfance, Kitoko Gata Ngoulou a pris fonction le 23 juillet 2025 à l’issue d’une passation de service avec la ministre sortante.

 

Passation de service au ministère de la Femme, Amina Priscile Longoh, cheffe de ce département depuis le mois de juillet 2020, a définitivement passé le flambeau à sa remplaçante. Kitoko Gata Ngoulou devient officiellement la ministre de la Femme, de la Protection de la Petite Enfance. Dans ses premières prises de parole le 23 juillet 2025, l’ancienne ambassadrice du Tchad aux Etats-Unis fait la promesse de consolider les acquis et d’ouvrir de nouvelles perspectives.

La nouvelle ministre en charge de la femme et de la petite enfance, s’engage à inscrire son action dans la continuité des réformes entreprises, tout en impulsant une dynamique nouvelle, fondée sur l’écoute, la rigueur et l’innovation. Kitoko Gata Ngoulou a exprimé sa détermination à travailler de manière inclusive avec toutes les parties prenantes pour répondre aux aspirations des citoyens et accompagner efficacement les grandes orientations de l’action gouvernementale.

Kitoko Gata Ngoulou déclare que son engagement est total pour, l’autonomisation effective des femmes, particulièrement en milieu rural ; La protection intégrale des droits de l’enfant ; la lutte contre toutes les formes de violences basées sur le genre et la promotion de la participation féminine dans les instances de décision.

Lire aussi : Tchad : Kitoko Ngata Ngoulou, nouvelle ministre de la Femme et de la Petite Enfance

Tchad : la fiche technique désormais soumis au contrôle technique des véhicules

Les conditions de délivrance de la fiche technique des véhicules et les frais officiels ont été rappelées le 22 juillet 2025, par la direction général des transports de surface.

La Directrice Générale des Transports de Surface, Benga Boy Rolande précise que, la délivrance de la fiche technique des véhicules est conditionnée par une vérification préalable de l’état technique du véhicule, ainsi que par la présentation des pièces justificatives requises. Notamment, la carte grise et la pièce d’identité du propriétaire.

Les frais afférents à l’établissement de ce document sont strictement ceux fixés par la Loi de Finances, soit 7 500 FCFA pour toutes les catégories de véhicules.

Benga Boy Rolande à chaque demandeur dudit document de se présenter personnellement auprès des services compétents pour l’obtention et d’éviter de se livrer au service d’intermédiaires.

Cette précision intervient au moment où plusieurs usagers dénoncent les cas d’arnaques. Les montants supérieurs aux prix officiels sont souvent exigés par les agents, apprend-on.

 

Tchad : formation sur la prise en charge de la santé mentale à Abéché

Le ministère de la santé publique et de la prévention à travers le centre des opérations d’urgence de santé publique organise une formation de cinq sur la prise en charge de la santé mentale à Abéché.

 

Cette formation qui regroupe les provinces du Ouaddaï, le Wadi-Fira, le Sila et l’Ennedi Est a pour but dispenser les notions de base de premiers secours en soins de santé mentale dans les situations d’urgence, d’expliquer les différentes situations affectant la santé mentale de la population.

Elle permet aussi d’outiller les acteurs avec des mécanismes de prévention des troubles de santé mentale en situation d’urgence et de renforcer la capacité des acteurs sur la prise en charge de la santé mentale des personnes victimes des violences, de guerres, des catastrophes et de génocides.

Ouvrant les travaux, le représentant du délégué du Ouaddaï, Dr Oumar Ramadan a salué cette initiative du ministère tendant à améliorer la prise en charge de la santé mentale dans ces différentes zones à risques.

Il a demandé aux participants de faire preuve d’assiduité pendant cette formation pour bien assimiler les modules qui seront dispensés par l’équipe du point focal santé mentale du COUSP Nodjila Chimène appuyée par la coordinatrice du programme national de la santé mentale, Mouna Atteib Dahab.

Coopération : Deby reçoit en audience un émissaire de Touadéra

Le ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération Internationale, Richard Filakota a été reçu en audience ce 22 juillet 2025, par Mahamat Idriss Deby Itno, président de la République du Tchad.

 

L’émissaire centrafricain est porteur d’un pli confidentiel. « Ayant à ses côtés pour la circonstance, les Ministres d’Etat, des Affaires Etrangères et des Finances ainsi que ses proches collaborateurs, le président tchadien et son hôte ont évoqué au cours des discussions, les questions d’intégration dans la zone CEMAC (Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale) et la traduction dans les faits de l’accord de paix signé à N’Djaména sous ses auspices »

Au nom de la RCA, le ministre Richard Filakota a exprimé toutes ses reconnaissances au Chef de l’Etat, pour ses efforts incommensurables au retour de la paix, rapporte la présidente.

 

Tchad : report des élections à la CCIAMA en raison des recours en justice

En sa qualité du président de la Commission électorale consulaire, le ministre du Commerce et de l’Industrie, Guibolo Fanga Mathieu annonce le report de l’élection complémentaire à la CCIAMA.

La Commission Électorale Consulaire informe, à travers un communiqué, les élus consulaires et l’ensemble des opérateurs économiques que la cérémonie d’installation solennelle des membres de l’Assemblée Générale de la CCIAMA est reportée. Elle était initialement prévue pour le 07 août 2025.

Le même document annonce le report des élections complémentaires envisagées dans les circonscriptions où les résultats du scrutin du 11 mai 2025 ont fait l’objet de contestations et d’annulation devant la justice. Les deux évènements sont reportés sine die en raison des contentieux en cours et en attendant les décisions de la justice.

Tchad : allocution du chef de l’Etat au lancement du séminaire sur la décentralisation

« Je voudrais, à l’entame de mes propos, rendre grâce à Dieu. Qu’Il soit loué pour ses infinies faveurs et bénédictions et qu’Il veille sur notre pays et facilite son cheminement vers la décentralisation.

C’est avec une réelle conviction, une profonde détermination et une légitime fierté que je m’adresse à vous, à l’occasion de ce Séminaire National sur la Décentralisation, un événement à la fois inédit et historique pour notre pays.

Depuis l’adoption de la nouvelle Constitution, notre pays s’est doté d’un cadre juridique et institutionnel cohérent, tirant les enseignements des expériences passées. Les lois organiques adoptées à cet effet, constituent désormais le socle juridique des nouvelles reformes notamment celles en lien avec la décentralisation.

En effet, cette décentralisation, fruit de notre vision politique pour un État moderne, efficace et proche des citoyens, n’est pas une simple réforme administrative. Elle est l’expression concrète de la volonté du peuple exprimée, lors du référendum constitutionnel organisé, conformément aux résolutions du Dialogue National Inclusif et Souverain.

Elle incarne notre engagement à bâtir un Tchad où les décisions se prennent au plus près des réalités locales, où les ressources sont gérées en toute transparence et équité, et où chaque collectivité autonome peut développer ses potentialités propres.

Cette réforme est une première dans l’histoire de notre pays. Comme toute réforme majeure, elle ne sera pas facile à mettre en œuvre, c’est pourquoi, tous les acteurs concernés doivent se donner le temps pour réussir cette mutation, en saisir les avantages et en corriger les failles.

Tous les pays ayant choisi la décentralisation ont dû affronter les défis multiformes inhérents, prendre le temps nécessaire, trouver les ressources adéquates et franchir les entraves socioculturelles dans le processus de sa mise en œuvre.

Mesdames et Messieurs,

La décentralisation est un choix constitutionnel, politique et stratégique. Elle répond aux aspirations profondes de nos populations : gouverner à la base, gouverner au plus près, valoriser les potentialités locales, corriger les inégalités territoriales et renforcer l’unité nationale.

Notre conception de cette décentralisation repose sur un principe fondamental : la complémentarité entre l’État et les collectivités autonomes à travers la redéfinition des rôles respectifs pour une action publique plus cohérente et plus efficace.

Une redéfinition des rôles, des attributions et prérogatives des uns et des autres, dans le strict respect des lois organiques notamment la Loi 14 : portant statut de collectivités autonomes, ainsi que la Loi 28 : portant répartition des compétences entre l’État et les collectivités automnes.

En simplifiant notre organisation territoriale autour des échelons provinciaux et communaux, nous avons fait le choix de l’efficacité et de l’équité.

Les collectivités autonomes sont désormais les pivots de notre développement territorial, des véritables laboratoires d’innovation sociale, économique et environnementale.

Chers élus locaux, vous êtes les dépositaires de la confiance des populations locales. Cette confiance nous oblige tous. Elle vous impose de placer l’intérêt général au-dessus des considérations partisanes, d’agir avec intégrité et transparence, et de rendre compte régulièrement de vos actions aux citoyens.

L’État demeure le garant de la sécurité, de l’intégrité territoriale, l’unité nationale, de la cohésion sociale et de l’égalité des citoyens. Les collectivités autonomes, quant à elles mobilisent les énergies territoriales et mettent en œuvre des solutions innovantes pour répondre aux besoins des populations.

Aujourd’hui, le rôle des représentants de l’État, notamment les Délégués Généraux du Gouvernement auprès des Provinces est profondément revu dans le cadre de cette réforme. Le Changement de dénomination de Gouverneur à délégué général n’est pas que sémantique, mais répond à une vision nouvelle de la gestion territoriale de nos provinces. 

J’appelle les représentants de l’État et les élus locaux à établir une relation de confiance et de respect mutuel. Cette relation doit être fondée sur le dialogue permanent, la transparence, la reconnaissance et le respect des rôles respectifs de chacun.

Les représentants de l’État ne doivent pas interférer dans la gestion quotidienne des collectivités autonomes. Ils doivent respecter le principe de l’autonomie et accompagner les élus locaux dans l’exercice de leurs responsabilités, en leur apportant conseil et assistance.

De leur côté, les élus locaux doivent comprendre que les représentants de l’État ne sont pas leurs adversaires, mais leurs partenaires dans la mise en œuvre des politiques publiques. En cas de besoin, ils peuvent solliciter leur expertise, les associer à leurs réflexions stratégiques et les informer de leurs initiatives.

Cette collaboration constructive entre l’État et les collectivités est la condition sine qua non de la réussite de notre réforme. Elle seule permettra de surmonter les obstacles, de mobiliser toutes les énergies et de garantir un développement harmonieux et équilibré de nos territoires.

Mesdames et Messieurs,

Le transfert effectif des compétences et des ressources aux collectivités autonomes constitue le cœur opérationnel de notre réforme. Ce transfert doit obéir à deux principes fondamentaux : laprogressivité et la concomitance.

Par la progressivité nous procéderons par étapes, en fonction du niveau de préparation des collectivités et de la disponibilité des ressources.   Certaines compétences   seront transférées immédiatement, d’autres le seront au fur et à mesure.

Par la concomitance nous devons nous assurer que les compétences soient transférées en même temps que les ressources humaines, financières et matérielles correspondantes.

Sur ce point, je voudrais insister sur la fonction publique territoriale qui doit permettre de gérer localement la carrière et la rémunération du personnel affecté et mettre fin ainsi à la concentration des fonctionnaires dans la capitale. 

Pour concrétiser ce transfert, le Gouvernement est instruit à l’effet d’élaborer, en concertation avec les représentants des élus locaux, un calendrier précis et réaliste. Ce calendrier doit contenir les compétences à transférer, les ressources correspondantes et les indicateurs de suivi et d’évaluation.

En parallèle, nous mettrons en place un dispositif national de formation et d’accompagnement des élus et des agents des collectivités autonomes. Car la décentralisation ne réussira que si nous disposons des compétences nécessaires pour la faire vivre au quotidien.

La question du financement des collectivités autonomes est au cœur de notre réforme. Notre stratégie de financement repose sur quatre piliers complémentaires :

  • Le renforcement de la fiscalité locale, pour donner aux collectivités autonomes une véritable autonomie financière. Les impôts et taxes locaux doivent être simplifiés, modernisés et mieux recouvrés ; –
  • La création d’un mécanisme d’équité financière, pour réduire les inégalités entre territoires riches et territoires moins dotés. La solidarité nationale doit s’exprimer concrètement dans l’allocation des ressources ;
  • La mise en place d’un fonds national de développement des collectivités autonomes, alimenté par le budget de l’État et par les contributions des partenaires au développement ;
  • L’encouragement des partenariats public-privé au niveau local, pour mobiliser des ressources additionnelles et stimuler le développement économique territorial.

J’invite les participants à ce séminaire à approfondir ces pistes, à identifier les obstacles potentiels et à proposer des solutions innovantes pour garantir un financement pérenne et équitable des collectivités autonomes. Cette stratégie devra être déclinée et défendue lors de la table ronde du Plan national de développement « Tchad connexion 2030 ».

J’encourage vivement les élus locaux à mettre en place des mécanismes de participation citoyenne adaptés aux réalités locales : conseils de quartier, budgets participatifs, consultations publiques, comités d’usagers des services publics. Ces mécanismes permettront de recueillir les besoins et les attentes des populations, de valoriser l’expertise citoyenne et de renforcer l’adhésion aux projets locaux.

La transparence dans la gestion des ressources est également un impératif absolu. Les budgets, les marchés publics, les subventions accordées doivent être rendus publics et accessibles à tous les citoyens. Les outils numériques doivent faciliter cette transparence.

Enfin, j’insiste sur la recevabilité qui découle de cette nouvelle donne. Les élus locaux doivent régulièrement rendre compte de leur action, expliquer leurs choix et ajuster leurs stratégies en conséquence.

Mesdames et Messieurs,

Du haut de cette tribune, je voudrais insister avec force sur un aspect important : c’est celui de la bonne gouvernance.

L’expérience a montré, malheureusement, que les entités locales ont reproduit à la perfection, parfois avec même plus de gravité, les mauvaises pratiques qui ont tant handicapé l’action publique au niveau national.

Mesdames et messieurs les élus locaux,

Je m’adresse directement à vous : ce ne sont ni les textes, ni les ressources financières, ni les séminaires qui garantiront à eux seuls, le succès de l’action publique. La bonne gouvernance en général et la gestion rigoureuse des deniers et biens publics en particulier ne sont pas des principes théoriques. Sans une gouvernance exemplaire, l’échec sera au rendez-vous de la fin de vos mandats.

Je ne tolérerai aucun écart dans la gestion des ressources des collectivités autonomes. Pour ce faire, la Cour des comptes, l’Autorité Indépendante de lutte contre la corruption et la justice sont appelées à jouer pleinement leur rôle, pour asseoir une administration locale saine.

Les querelles intestines motivées par les intérêts personnels doivent cesser. Le statut d’élu local tire sa noblesse de l’engagement désintéressé, du dévouement et de la sincérité qui doivent animer chaque élu qui se met au service des autres et non qui met les autres à son intérêt propre.

Le Tchad est pays géographiquement immense, culturellement varié et économiquement épars. Ces réalités ont contribué à nourrir notre conviction que le Tchad ne peut se gouverner, seulement à partir de la capitale.

Je souligne mon espoir, une fois de plus, que ce séminaire donnera les codes pour une parfaite maîtrise de la décentralisation afin de garantir des pratiques et des comportements vertueux par l’ensemble des acteurs.

En sus des mécanismes permanents de contrôle et de suivi existants, il ne serait pas superflu que le Gouvernement envisage d’organiser, à mi-parcours des mandats locaux en cours, des assises nationales destinées à une évaluation des performances de notre système de décentralisation. Ça sera l’occasion d’identifier les points de faiblesse et d’apporter les corrections nécessaires.

La décentralisation que nous avons voulue et que mettons en œuvre est un projet collectif qui transcende les clivages politiques, ethniques ou religieux. Elle est l’affaire de tous les Tchadiens, car elle concerne directement leur quotidien et leur avenir.

Ce séminaire est une étape cruciale dans ce processus. Je souhaite qu’il débouche sur une feuille de route concrète, assortie d’un calendrier précis et de mécanismes de suivi-évaluation. Cette feuille de route doit être largement diffusée et expliquée à l’assemblée des forces vives pour une meilleures appropriation.

Mesdames et Messieurs,

Nous sommes à une étape cruciale de la transformation profonde de notre modèle de gouvernance territoriale qui exige persévérance et sens de responsabilité.

Je suis conscient des défis qui nous attendent et des résistances que nous devrons surmonter. Mais je suis également convaincu que cette réforme est essentielle pour l’avenir de notre pays. En rapprochant les décisions des citoyens, en valorisant les initiatives locales, en renforçant la responsabilité des élus, nous construisons un Tchad plus démocratique, plus efficace et plus solidaire.

En tant que garant de la Constitution, je n’accepterai aucune entrave susceptible de compromettre la mise en œuvre pleine et entière de la décentralisation.

C’est avec cette forte conviction et cette grande espérance légitime que je déclare ouvert les travaux du Séminaire National sur la Décentralisation.

Que Dieu vous Bénisse,

Que Dieu Bénisse leTchad.

Je vous remercie ! », Mahamat Idriss Deby Itno

Coopération : escale technique du ministre égyptien des Affaires étrangères à N’Djamena

En route pour le Nigéria, le ministre Égyptien des Affaires Étrangères, Dr Badr Abdelaty a fait une escale technique à l’aéroport International Hassan Djamous de NDjamena, ce 21 juillet 2025.

 

Le ministre égyptien a été reçu sur place par son homologue tchadien, Dr Abdoulaye Sabre Fadoul. Le service de communication de son département explique que, cet arrêt a permis aux ministres, entourés de leurs collaborateurs, d’évoquer une panoplie de sujets relatifs à la coopération bilatérale entre l’Égypte et le Tchad.

« Au cœur de cette rencontre : la volonté commune d’approfondir la coopération entre les deux pays dans des domaines variés tels que la sécurité, l’agriculture, l’éducation, les technologies, les infrastructures, la santé et le commerce. »

Tchad diplomatie rapporte que, les discussions ont également porté sur la question de la tenue de la commission mixte entre les deux pays. « Une date devrait être fixée par la partie tchadienne. Ce que l’on sait c’est que la commission pourrait se tenir en septembre 2025. »

La même source indique, la question de l’exemption de visa entre les deux pays, un sujet prioritaire pour les deux pays sera pris en compte lors de la tenue de ladite commission mixte. Cette mesure viserait à faciliter les déplacements des citoyens tchadiens et égyptiens, dans une logique de rapprochement humain et économique.

La tenue du Plan national de développement(PND) dans les tous prochains jours à Abu Dhabi a été évoquée par le ministre tchadien Abdoulaye Sabre Fadoul, qui a invité les hommes d’affaires égyptiens à participer massivement à cet important rendez-vous pour le Tchad.

Dr Abdoulaye Sabre Fadoul et son homologue ont plaidé pour la résolution rapide de cette crise qui impacte sur la sécurité de deux pays.

 

 

 

Tchad : l’identité du ministère des Finances usurpée pour une campagne sur la cryptomonnaie

Un communiqué a été produit par le ministère des Finances le 19 juillet 2025, pour démentir toute implication dans une campagne d’investissement en cryptomonnaie qui lui est attribuée.

Un document intitulé « Note d’information », relatif à une fausse campagne d’investissement cryptomonnaies fait le tour des réseaux sociaux. Les éléments d’identités du ministère des Finances ont été utilisés, dénonce de département.

« Ce document frauduleux, usurpant l’identité visuelle de l’ancienne dénomination du Ministère des Finances et du Budget et utilisant abusivement le nom du Ministre d’État aux Finances, n’émane d’aucune structure officielle relevant du Ministère des Finances. », signale le ministère

Adam Abakar Kayaye, le directeur de la communication dément catégoriquement toute implication dans une quelconque opération d’investissement en cryptomonnaies. Il met également en garde : « contre cette tentative d’escroquerie, orchestrée par des individus

Malintentionnés, dans le but manifeste de soutirer des informations personnelles et financières aux citoyens.»

Les producteurs du document incriminé laissaient croire que les investissements s’inscrivent dans une dynamique de croissance économique inclusive et sont encadrés par une équipe d’experts en cryptomonnaies Tchadien et Américains, garantissant ainsi la fiabilité et la transparence du processus. Ils ont d’ailleurs précisé les conditions et les montants de niveau d’investissement dans le cadre de la prétendue campagne.

Le Tchad représenté au lancement du projet régional Sahel Relance

Une délégation tchadienne, conduite deux ministres ont quitté N’Djaména le dimanche 20 juillet pour prendre part au lancement du projet régional Sahel Relance à Nouakchott, en Mauritanie.

 

Demain vendredi 22 juillet 2025, la délégation partie de N’Djaména prendra part aux travaux des deux évènements pour lesquelles elle s’est déplacée. La mission est conduite par le ministre de l’Education et de la Promotion civique, Aboubakar Assidick Choroma, et de la ministre déléguée auprès du ministre en charge des Finances.

Pour le lancement du projet régional Sahel Relance et à la signature de l’accord de financement, il est prévu la participation de la délégation aux travaux techniques liés au projet. L’objectif étant d’aborder les défis éducatifs auxquels fait face la région du Sahel.

Dans ce cadre, la Convention de création de l’Institut EduSahel sera également signée par les représentants tchadiens et mauritaniens. « Cet institut, qui sera implanté à Nouakchott, jouera un rôle crucial dans le renforcement des capacités des formateurs dans la région du Sahel. »